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  • : En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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Alain MARC en live : si vous me voyez sur l'écran ci-dessus, c'est que je suis en ligne (si vous ne m'y voyez pas et pensez que j'y suis, cliquez sur l'interrupteur pourvérifier, puis cliquez sur "Live Streaming Video") : si  je n'apparais pas c'est que je ne suis pas en live bien sur . Par contre si vous me voyez vous pouvez communiquer avec moi par message instantané (clavier)en allant tout en bas des pages de ce blog(on pourra même peut-être "basculer" alors sur Tinychat pour discuter 2 mn si vous avez webcam et micro)  !

Stages d'aquarelle et carnets de voyages :
Pensez dès à présent à réserver vos stages 2012 :

- Les stages "classiques" tels ceux du  JURA ORIENTAL ambiances d'hiver , de PROVENCE, des GORGES DU TARN, ou du JURA ORIENTAL été sont des sessions multi-niveaux d'aquarelle traditionnelle en application aux carnets de voyages, ils vous offrent de nombreuses opportunités de travail sur le motif, très polyvalentes, se sont des stages pour tous niveaux, certains étant une véritable opportunité pour les débutants . Nouveauté cette année afin de profiter encore plus du bel atelier et des paysages du Jura Oriental : le 1er stage "Conception de carnets de Voyages personnalisés", qui vous ouvre à la réalisation de petits carnets originaux et uniques .

Cliquer sur l'image ci-dessus,

c'est l'un des "classiques" 2012 !

- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . Ce sera vers le Maroc et Marrakech vers le Myanmar et l'Inde du Rajasthan, mais aussi  vers l'Andalousie, que vous pourrez aller en 2012...

Cliquer sur l'image ci-dessus,

ce fut l'un des carnets de voyages 2011 !

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à me demander les informations sur tous ces stages par courriel (voir plus haut) .

Extraits vidéo d'Aquarelle en Voyage :

Vos prévisions météo :

- précises et à 3 jours en France pour votre localité
ou destination avec Météociel
- à 3 jours aussi dans le monde quel que soit le pays, avec La chaîne météo


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«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre NavaDe Michalak ..à l'indalo

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3bLa Isleta del Moro

Huebro Pierre vignetteHuebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio FardèsLe Rio Fardés

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Alors cet espace est fait pour vous uniquement si vous êtes amateurs souhaitant vous retrouver entre-vous (je réfléchis pour l'avenir à une autre rubrique possible s'adressant aux professionnels ou semi-professionnels) : - si vous êtes amateur donc,  et voulez entrer dans ce module transmettez-moi votre prénom (ou un pseudonyme et lieu de résidence) je les rajouterai ci-dessous en établissant un lien anonyme avec votre e-mail, et vous pourrez ainsi trouver des coéquipiers  (ères) de peinture plus facilement . Il suffira de cliquer dessus pour vous écrire un e-mail !


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Texte Libre

Une opportunité se présente à vous si vous trouvez un billet d’avion low cost A - R depuis votre ville la plus proche pour Marrakech afin d’y être entre le 14 et le 21 avril prochain : j’ai deux désistements de dernière minute dans le groupe du stage carnet de voyage « Mystérieuse Marrakech » que j’y anime cette semaine-là !
Je vous rappelle qu’un minimum de pratique de terrain suffit, que c’est un superbe carnet de voyage où je vous amènerai non seulement dans les hauts lieux de la « Ville Rouge » mais aussi dans les petits coins secrets que j’affectionne particulièrement dans la médina et aussi que nous y ferons deux excursions passionnantes : une dans l’Atlas et une jusqu’à Essaouira, l’ancienne cité de Mogador, le petit port aux volets bleus et aux murailles ocres dominant l’atlantique !
Mais il vous faut faire très vite :
1) - me demander les conditions du stage en cliquant ICI,
2) - voir si les places libérées par les désistements au riad qui nous accueille dans la médina pour le séjour sont toujours disponibles : je vous en donnerai les coordonnées pour que vous preniez vite contact avec et réserviez votre place,
3) - si tout est OK prendre vite votre billet d’avion, et c’est le dépaysement pour une magnifique semaine de découverte et de créativité, pur bonheur carnettiste garanti !
Pour vous mettre déjà dans le contexte qui vous attend, je reprends un article publié lors de sessions passées que je vous copie ci-dessous mais avant vous pouvez aussi avoir une idée de ce qui vous attend en allant siter les articles suivants :
- La dépaysante balade en calèche du tour des remparts de Marrakech (avec vidéo exclusive tournée en compagnie de notre copain Pierre NAVA) en cliquant ICI,
- Du souk des épices au Jardin Majorelle en cliquant ICI,
- Dans l’Atlas au bord du torrent en cliquant ICI,
- À Essaouira avec mon P’tit Jo (et une autre vidéo) en cliquant ICI,

Peinture, de la place Jema-El-Fnaâ à la Koutoubia …

Hier, nous étions au riad, puis place de la porte Bab Doukkala (voir pour le lieu l’article «Chaleur accablante sur Marrakech») où furent réalisées des aquarelles remarquables  .
Le groupe des aquarellistes est très sympathique et enthousiaste ce qui rajoute encore à mon plaisir de l’accompagner jusqu’aux endroits que j’aime le plus à Marrakech .
Alors j’essaie de pousser chacun à son meilleur niveau, de tous faire progresser le plus possible, et surtout d’aider à libérer sa timidité ou son appréhension pour travailler ainsi dans les endroits les plus inattendus !
Puisque cela est déjà bien rodé, nous partons aujourd’hui avec cette dynamique Place Jema-El-Fnaâ (voir pour le lieu l’article «Place Jema-El-Fnaâ à Marrakech») faire du « modèle vivant » si nous en avons l‘opportunité, car ici les sujets ne manquent pas, le plus dur étant de les convaincre de poser pour nous (difficulté qu’une petite - ou grosse - pièce de monnaie aide bien à résoudre) …
Nos modèles du jour sont des porteurs d’eau, personnages emblématiques ici et dans tout le Maroc, puisqu’ils transportent et vendent cette eau indispensable à la vie dans les pays désertiques, d’où leur importance jusque dans les coins les plus reculés . Ils transportent et vendent toujours de l’eau qu’ils peuvent vous servir dans leurs tasses de laitons (j’ai même très souvent vu des marocains leur en acheter au plus fort de la canicule, mais je préfère pour ma part l’eau minérale bien capsulée) .
http://idata.over-blog.com/0/15/01/89/jour-65/peinture-des-porteurs-eau.jpg La place est toute bruissante des innombrables attractions qui s’y déroulent, et écrasante de chaleur . Nous nous réfugions donc juste à l’angle de la place où nous avons rencontré des porteurs d’eau, pour les peindre à l’ombre des grands arbres du square De Foucault : ambiance garantie et curieux innombrables, qui participent, admirent, commentent …
C’est formidable ce que la peinture peut faciliter la communication et créer des ponts !
http://idata.over-blog.com/0/15/01/89/jour-65/aquarelle-des-porteurs-eau.jpg Voici les porteurs d’eau de Claudia LEBETIE : magistraux et superbes ils posent dans toute leur splendeur, très fiers d’ être nos modèles !
Même les stagiaires qui n’avaient jamais abordé le personnage sur le motif ont réalisé des aquarelles hautes en couleurs et particulièrement réussies …
Après cette mémorable séance, puis la réalisation de croquis des calèches et de leurs folkloriques cochers qui étaient à côté, nous nous dirigeons vers les jardins de la Koutoubia, la plus grande et la plus belle des mosquées de Marrakech . Là, à l’ombre des palmiers du jardin, nous peignons ce qui représente l’un des chefs-d’oeuvre de l’art hispano-moresque puisque son minaret servit de modèle à la Giralda de Séville et à la tour Hassan de Rabat .
http://idata.over-blog.com/0/15/01/89/jour-65/peinture_de_la_koutoubia.jpg Le minaret de la Koutoubia est surmonté d’un lanternon coiffé d’une flèche ornée de quatre boules dorées en cuivre jaune, brillant comme de l’or .
http://idata.over-blog.com/0/15/01/89/jour-65/aquarelle-de-la-koutoubia.jpg Claude PICOU a déjà réalisé de nombreuses pages de carnet lorsqu’elle entreprend une double page en sépia consacrée à la Koutoubia .
Le raffinement décoratif de sa partie supérieure, qui contraste avec la sobriété de la base, constitue l’une des difficultés du carnettiste attentif …
Enfin, pour terminer la journée, nous nous rendons en plein cœur de la Médina, au palais Dar Bellarji où la Fondation pour la Culture au Maroc expose les œuvres du grand calligraphe Mohamed BOUSTANE .
Nous allons y être reçus par l’un de ses disciples qui va nous initier aux secrets de la calligraphie islamique et arabe, ce dont je parlerai dans un prochain article .

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Voici donc l’un de mes «cours de terrain» vécu pendant le stage "Ambiances et paysages de neige en Jura Oriental", cours axé sur l’analyse d’un sous-bois enneigé afin d’en tirer un motif synthétique le plus «épuré», simple et expressif possible .

Je rappelle la problématique de ma démarche générale par rapport à l’aquarelle dans le cas qui nous intéresse ici : mettre au service du carnettiste, du peintre voyageur ou de tout aquarelliste de terrain l’outil le plus simple, le plus rapide et le plus efficace possible pour retirer «in situe» des êtres, des choses et des lieux l’esprit même de leur essence .

Il n’est donc pas question dans ce cas d’élaborer des aquarelles sophistiquées ou très séduisantes destinées à être encadrées (bien que certaines d’entre-elles le mériteraient largement), ni demandant un temps d’exécution trop long, ni «savantes» si trop révélatrices d’une réalisation complexe ou extrêmement travaillée .

Il s’agit au contraire d’un «exercice de communion» avec le sujet traité, rapide, incisif, généralement synthétique, enlevé, débouchant sur une connivence de l’instant, sources des plus grandes joies qu’il m’ait été données de connaître en aquarelle.

Nous sommes donc en forêt de Ban sur les hauteurs du Haut Doubs à la frontière franco-Suisse par une très belle journée d’hiver .

La particularité de cette forêt est de mêler des essences très diverses où les feuillus sont largement dominé par des conifères, principalement des sapins .

Le choix du motif est donc essentiel pour échapper à la prédominance massive des sapins lorsqu’ils se sont débarrassés de la neige qui les recouvrait . On peut alors mettre en valeur les teintes fauves des feuillus (petites branches de hêtres près du sol surtout) qui réchauffent l’orée des clairières ou les sous -bois clairsemés jusqu’à la fin de l’hiver .

Nous voici à pied d’œuvre . Face à nous une trouée dans la forêt dégage au milieu des sapins plusieurs sortes de feuillus : troncs élancés des hêtres, masses rousses de petits branchages de feuillus aux branches encore recouvertes de feuilles jaunies, fond pérylène des branchages enchevêtrées où vont apparaître bientôt les premiers bourgeons.

C’est à ce stade qu’il faut bien déterminer parmi les nombreux sujets composant le paysage devant nous, ceux ou celui que nous retiendrons comme le plus intéressant, ou celui qui nous « parlera » le plus pour en saisir l’instant .

Une fois ce choix déterminé (il a pu être influencé par la lumière, les masses, les formes, le graphisme dominant, le rapport des couleurs, les différents contrastes, etc.), il faut bien établir le cadrage définitif du motif (où je le commence et où je m’arrête dans l’espace naturel qui est devant moi, quel en est le haut - limite supérieure de mon motif - et le bas, en fait la ligne de terre) .

Voici dans son ensemble le motif que nous avons devant les yeux .

Avant de passer à une synthèse très restreinte démarrons par un exercice qui doit nous affranchir du «représentatif» (copie du réel trop fidèle) : nous réalisons une première aquarelle traduisant globalement ce que nous avons devant nous en déplaçant sur la gauche le tronc du hêtre qui est au premier plan trop centré, trop présent .

Nous conservons seulement de ce qu’il reste le mélange sapins - feuillus qui fait le fond du décor, et les mouvements du sol enneigé avec ses ombres spécifiques . Je rappelle que nous essayons par des exercices appropriés de comprendre quelle liberté nous donne l’analyse du sujet, et d’appliquer une première mise en conditions pour le simplifier, ceci n’est donc qu’un premier exercice .

À présent, recentrons le sujet, déterminons dans le premier cadrage que nous avions choisi un cadrage qui nous donne moins d’informations mais mieux ciblées, nous nous efforcerons dans ce nouveau cadrage de supprimer le tronc central sombre et trop vertical et rapprocherons celui qui est à sa gauche de ton clair, un peu jaunissant au soleil .

Il va falloir aussi simplifier l’enchevêtrement des branchages du fond qui devra disparaître au profit d’un enchaînement feuillus - conifères …

L’analyse rapide du nouveau cadrage, une fois supprimé le tronc central sombre qui n’apporte rien, laisse en évidence le «tronc jaune» que je vais courber un peu car je le trouve trop rigide et l’alternance feuillus - sapins . Je décide aussi de ne pas traiter la ligne trop dure et rectiligne du haut des arbres à l’horizon et donc de laisser très «aérée» la masse sombre des arbres de fond qu’elle coupe à leur sommet,

Pour bien comprendre cette opération de synthèse je regarde mon paysage en le «floutant» à travers mes cils lorsque je plisse les yeux : je vois alors un paysage dans lequel les couleurs se fondent, je n’en garderai de net que ce qui reste net à travers le flou de mon regard : le tronc jaune et quelques branches ou troncs, (j’en supprime beaucoup) des petits bouts de silhouettes sombres des sapins se détachant par contraste de lumière sur des zones plus claires du fond (on ne le voit guère sur la photo, c’était plus «évident» en réalité, j’espère que vous comprendrez même sans démo !) .

Enfin préparation dans la foulée des couleurs et peinture rapide …

Le résultat ici se doit d’être déjà très spontané : pas le temps de dessiner, il faut aller à l’essentiel avec la couleur et l‘eau, jouer du blanc du papier pour suggérer neige et trouées de lumière dans les frondaisons de branchages, dessiner très vite avec le manche du pinceau en semi humide (avant que la feuille ne soit totalement sèche) le graphisme des petits troncs, et peu importe si la forêt parait trop clairsemée, ce n’est encore qu’un exercice, mais il nous a appris l’importance de la rapidité qui garantit la spontanéité !

Cet exercice terminé je vais encore recadrer mon motif pour travailler cette fois verticalement et isoler la partie du fond qui me paraît la plus simple, la plus expressive, mais aussi la plus intéressante dans le rapports «masses - couleurs», et la transformer encore «visuellement» comme je le fais sur les photos ci-dessous en déplaçant ou éliminant les éléments qui me dérangent, en tassant mon cadrage et en l’élargissant en modifiant homothétiquement les éléments qu’il contient sans en ajouter d’autres .

Après avoir élargi et "tassé" le cadrage, supprimé ou déplacé certains éléments, je m'occupe des couleurs . Je les exalte «visuellement» (avant de le faire pour de bon sur le papier) en donnant plus d’importance aux branchages pérylène, mais aussi aux bouts de branches rousses et ensoleillées des rejets de hêtres encore recouverts de feuilles jaunissantes .

C’est par la pratique d’un «regard imaginatif», du motif «flouté » par plissement des yeux et filtrage des cils, observation et amplification des couleurs dominantes et déplacement ou suppression d’objets que je «visualise» avant même de le peindre mon sujet final, ayant ainsi plus de liberté pour l’interpréter .

Sujet qui avec la pratique sera le seul et unique geste pictural réalisé sur le motif d’un seul jet, immédiatement ou presque après le premier contact, (sans besoin d’exercices préliminaires) lorsque les réflexes de ce rapport au vivant et leur interprétation seront définitivement acquis .

Voilà au final ce que j’aurais dû faire du «premier coup» si je n’avais jugé nécessaire de passer par les étape explicatives et les exercices intermédiaires pourtant si utiles à la compréhension de ce type d’aquarelle de synthèse sur le motif .

On voit en conclusion à quel point un tel travail peut dynamiser d’une formidable façon n’importe quel carnet de voyage aux pages un peu trop formelles, lorsque page après page le descriptif a pris trop de place dans l’équilibre de notre expression !

N’oublions jamais que hors nécessité didactique l’esprit des lieux et la magie de l’instant ne doivent pas se faire absorber par le souci de la représentation …

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Heureux celles et ceux d’entre-vous qui, abonnés (es) à ma newsletter (il suffit pour cela de rentrer votre e-mail dans la colonne à gauche de cet article juste en dessous de ma présentation à "Newsletter"), ont pu bénéficier de l’un des avantages et informations que je réserve régulièrement (et en priorité) à mes amis (es) abonnés (es) à ce blog : ils et elles ont pu mettre en ligne quelques-unes de leur plus intéressantes aquarelles et pages de carnets de voyage tout en gagnant pour les trente premiers (ères) à l’avoir fait (ce nombre est largement dépassé aujourd’hui et l’opportunité terminée) un bon d’achat de 20 € dans la nouvelle boutique en ligne entièrement consacrée à l’aquarelle dont je suis l’un des parrains, et qui ouvrira à partir du 17 avril prochain !
Je résume les fait pour tous les lecteurs et lectrices de ce blog qui ne se sont pas encore abonnés (es) à ma newsletter, qui ne sont pas au courant, et qui aimeraient bien exposer aussi leurs aquarelles (à condition qu’elles soient de qualité) sur la Galerie des Internautes (d’autant plus que c’est entièrement gratuit et que la possibilité en sera close à partir du 30 mars prochain) :

- Vous vous souvenez peut-être que lors de mes derniers vœux vidéo de nouvel an sur ce blog "aquarelle-en-voyage.com" je vous avais promis un certain nombre de nouveautés pour cette année ?

Eh bien j'avais le plaisir dans cette fameuse newsletter de vous annoncer en exclusivité si vous êtes abonné (e) à ma newsletter (et avant d’en publier l’information lors de cet article), la naissance parmi celles-ci du site http://www.galeriedesinternautes.com/ où vous pouvez déposer gratuitement vos œuvres aquarelle et carnets de voyages aquarelle tout en y créant votre galerie personnelle !

Alpilles-en-automne-Alain-Marc "Automne en Provence", (une aquarelle grand format extraite des études provençales destinées à mes carnets) en guise d'accueil dans ma propre galerie sur "La Galerie des Internautes" .


Une super opportunité que j’élargis pour quelques jours seulement à toutes et tous les lecteurs (trices) de ce blog à travers cet article .
La Galerie des Internautes : ce site est le premier élément d'un plus important projet dont j'ai l'honneur et le plaisir d'être l'un des parrains avec quelques autres aquarellistes reconnus : la future boutique en ligne "aquarelleetpinceaux.com" qui ouvrira le 17 avril prochain et dont je vous reparlerai le moment venu car son intérêt majeur est qu'elle sera entièrement consacrée à l'aquarelle, ses produits, ses livres, son univers !
Mais ce que je voulais surtout vous dire aujourd’hui, en m’adressant à vous mais aussi à celles et ceux qui y ont déjà mis en ligne des aquarelles, c’est à veiller à deux choses essentielles :
1) - choisissez de belles créations qui nous fassent honneur si vous décidez d’y déposer vos œuvres,
2) - veillez à ce que la reproduction à l’écran de vos aquarelles soit de bonne qualité, à savoir : un scan en 300 dpi (avec scanner bien réglé en ce qui concerne les niveaux ou en automatique si vous ne maîtrisez pas les réglages) de vos aquarelles plutôt qu’une photo (donc scannez-les bien à plat) et format conseillé 640 pixels pour la plus grande dimension de chaque reproduction envoyée sur la galerie .
Ceux qui ont déjà leurs images en ligne dont la qualité n’est pas terrible peuvent les remplacer petit à petit par les mêmes images non pas photographiées mais scannées selon les conseils que je viens de vous donner .
En vous souhaitant plein succès sur cette plateforme qui élargira votre visibilité tout en participant à votre notoriété je vous dis : «très bonne journée et à bientôt dans ce blog, pour le fameux article consacré à l’un de nos cours de synthèse dans la forêt enneigée extrait comme promis de notre semaine de stage consacré aux ambiances et paysages de neige en Jura Oriental » .

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La neige tombe à nouveau à gros flocons sur la jolie maison d’hôtes de La Fresse à l’orée de la forêt …

Pourtant nul n’aurait imaginé que ce nouveau manteau blanc allait recouvrir en quelques minutes seulement le paysage ensoleillé où l’épaisse couche de neige des mois passés fondait à vue d’œil tandis que nous profitions comme nous ne l’avions jamais fait de la magie des lieux .

Dès le matin le soleil illuminait nos petits déjeuners, nos donnant autour de la table de Christiane COLIN entrain et bonne humeur pour toute la journée !

Car il faut bien le dire : lorsque le printemps pointe ici le bout de son nez c’est une véritable fête qui commence par le réveil de la nature, un «je ne sais quoi» d’enchantement lié au chant des oiseaux, à la poussée des perce-neiges, des crocus et des jonquilles, à la lumière éblouissante du soleil se réfléchissant sur la neige et du ciel bleu au dessus des sapins !

C’est à cette sorte de bonheur que nos aquarelles étaient conviées toute la semaine lors du dernier stage consacré aux paysages et ambiances de neige en Jura Oriental à partir de la chaleureuse maison de Christiane COLIN, une session exceptionnelle en touts points de vue .

Inutile de dire qu’ils pourraient regretter ceux qui n’étaient pas venus si le stage une fois de plus n’avait été depuis longtemps complet …

Pourtant cela «refroidit» un peu d’imaginer qu’on va peindre dans la neige, la froidure et le vent lorsqu’on peut à cette saison aquareller dans le confort douillet de l’atelier ou à l’ombre de quelque palmier sous les alizés ?

- Que nenni !

En tout cas pas ici …

Bien sûr je vous reparlerai un jour de ces tours de main et autres petites ou grandes astuces qui font le secret des paysages de neige réussis, de l’atmosphère des ambiances hivernales où la plupart des véritables peintres de terrain se sont essayés .

Mais avant tout je vais vous dire la chance que nous avons de pouvoir le faire dans un aussi bel et tranquille endroit : le charme du lieu d’accueil, la beauté des sites environnants, la délicieuse cuisine de la maîtresse de maison font un cocktail unique d’éléments positifs impossibles à décrire en quelques mots pour qui a eu la chance de peindre ici .

Gestes simples mais experts et efficaces de Christiane COLIN partageant l’un de ses plats délicieux avant de nous en servir les parts pendant que nous mangions dehors devant la porte de sa maison sous un soleil éclatant (une nouvelle revue «Esprit d’Ici» dans son n°1 vient d’ailleurs de lui consacrer un important article tant sa notoriété ne cesse de progresser - vous pouvez l’acheter, elle est encore en kiosque - et si vous voulez voir les deux premières pages de l‘article consacré à Christiane - il y en a plusieurs - il vous suffit de cliquer  ICI  pour accéder à un extrait de la revue et arriver à l’article de Christiane COLIN en faisant défiler les pages…) .  

Puisque nous parlons des délices qu’elle nous prépare tous les jours, voici la photo du pique-nique des Cernoniers sur un îlot entièrement déneigé où entre autres saveurs elle nous avait préparé une terrine fameuse que nous avons dégustée en bras de chemise, entourés de neige dans une étonnante chaleur, de quoi reprendre nos aquarelles avec encore plus d‘ardeur !

En ce qui concerne cette session, l’exceptionnel beau temps dont nous avons bénéficié en a fait un séjour d’une telle qualité que je décide donc d’y consacrer cet article et de vous le faire partager .

Les Cernoniers justement, ce sont deux ou trois maisons de montagne typiquement francomtoises avec leur énorme tuyé et leur habillage de bois près d’une petite chapelle sur une crête au milieu d’une clairière …

La Drayère Il n’y avait d’ailleurs pas qu’aux Cernoniers que la neige fondait : à La Drayère l’herbe reprenait ses droits dans le contre-jour sur tous les versants au sud !

Comme vous le savez peut-être l’un des principaux objectifs de ce stage est tout en utilisant les bases de l’aquarelle, de réaliser rapidement des motifs aptes à traduire l’atmosphère des lieux enneigés, l’esprit d’un paysage d'hiver, l’âme d’une architecture typique de cette région montagnarde ou d’un endroit particulier en cette saison (préceptes tout à fait applicables au personnage ou aux animaux dans un tel contexte d‘ailleurs) .

C’est une peinture de l’instant qui se veut simple et d’une approche la plus accessible possible, débouchant sur un outil au service du carnettiste, de l’aquarelliste en quête de moments privilégiés sur le motif, ou du peintre recherchant une connivence synthétique avec le sujet traité en extérieur pour «inspirer» son travail d’atelier grâce à son vécu et ses pochades de terrain .

C’est au bord de l’eau que nous avons retrouvé un peu de fraîcheur : le plaisir de peindre un cours d’eau aux rives enneigées est immense quand on applique quelques astuces permettant de traduire l’atmosphère des lieux sans se casser la tête ni y perdre un temps fou .

L’aquarelle terminée tout devient très simple : seule la neige et ses effets permettent une telle candeur !

Ici deux d’entre-nous travaillent au soleil face au magnifique lac Suisse des Taillères entièrement gelé : immense, éblouissant, et …pas un nuage dans le ciel !

Les Taillères 2 Près du lac des Taillères dans la vallée de La Brévine la bruyère se débarrasse de la neige en cette saison au pied des bouleaux, sujet idéal pour travailler en synthèse ce rapport de formes et de couleurs si particulier .

Taillères-1 Je réaliserai les ombres portées sur la neige plus tard . En attendant j’exalte les couleurs et j’harmonise la linéarité des essences végétales en rééquilibrant le plus possible la rythmique des graphismes …

C’est aussi une forme d’expression qui s’oppose souvent à «l’aquarelle de tableau» car les motifs ainsi réalisés ne sont pas destinés à être encadrés et accrochés sur des cimaises où à un mur (bien que certains puissent l'être tant sont grandes leur valeur créative, technique, plastique et - ou - décorative) mais à rester dans une dynamique du vivant se situant «au plus proche de la mémoire du vécu dans l’instant» ce qui explique son intérêt en carnet de voyage .

Tout cela le plus rapidement possible, sans complications ni démarche technique sophistiquée, en appliquant des méthodes ludiques où la plus importante des sensations est déjà de «se faire plaisir» .

Les travaux ainsi réalisés ont donc à mes yeux plus de «valeur mémoire» et de force de projection liée à la capture des plus subtiles nuances du temps qui s’écoule et des émotions qui lui sont liées que toute autre forme de réalisation picturale (souvenez-vous des croquis, aquarelles et lavis de nos maîtres préférés ou grands classiques dans leurs principaux carnets de terrain, Delacroix et Turner en tête pour ne citer qu’eux !) .

Les pistes de ski de fond reliant la GTJ au domaine skiable du Saugeais sont à nos pieds lors de cette séance à la frontière franco - suisse, et c’est un régal si on a fini assez tôt de reprendre bâtons et spatules pour glisser dans cette neige de printemps qui commence à regeler dès que les ombres s’allongent, alors que la glisse se fait plus grisante au creux de l’air vif …

Avant de rentrer, s’arrêter une dernière fois dans la combe de La Fresse pour peindre très vite avant que le soleil ne se couche dans la lumière du soir !
Combe de La Fresse 3

Ce sont des moments magiques qu’il faut capter rapidement .
Combe de La Fresse 2

Quelques minutes suffisent pour traduire le blanc manteau bleuissant par des ombres immenses qui rendent irréel l’instant … 
Afin que vous compreniez mieux ce type d’application sur le motif et pour terminer ce billet lors d’un deuxième volet, je consacrerai le prochain article au résumé de l’un de mes «cours de terrain» vécu pendant ce stage, cours qui est justement axé sur l’analyse d’un sous-bois enneigé pour en tirer un motif synthétique le plus épuré, simple et expressif possible .

Même si vous ne pourrez pas suivre la démonstration le concernant ni les exercices qui suivent, je pense que le résumé que j’en ferai vous intéressera que vous soyez ou non adepte de ce type de démarche car elle n’en est pas moins créative que toute autre .

À très bientôt donc, pour la suite et la fin de ce billet consacré à notre magnifique semaine à la neige ensoleillée du Jura Oriental …

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   Nous étions partis de Yangon dans la chaude moiteur d’une nuit tropicale tandis que les fleurs blanches des tecks exhalaient leur subtil parfum sous les étoiles .
    Les éclats enchantés des pagodes d’or brillaient encore sous les ailes de l’avion lorsque nous longions le Golfe du Bengale .
     Et puis en arrivant à Roissy dans la grisaille glacée du petit matin en pleine vague de froid, dans le hourvari des tracas de la ville nous nous sommes immergés dans la foule pressée, indifférente, courant vers son travail, ses errances, son destin …
    Il y avait là des grouillements innombrables, mêlant fébrilité, agacement, servitudes ordinaires, un «je ne sais quoi» laissant deviner les préoccupations de la crise, de la campagne électorale, des motivations de toutes sortes qui croisaient leur chemin dans la fureur assourdissante des bruits de moteurs et des vapeurs d’essence devenant encore plus chères .
    J’avais hâte de retrouver mon Rouergue radieux, les Grands Causses sauvages, et la silhouette bleutée des Cévennes à l’horizon .
    Mais aussi les grandes falaises dolomitiques tombant à la renverse sur les canyons, ouvrant leurs tièdes cavernes sur la vallée avant que le vol majestueux des vautours fauves ne vienne donner le signal des premiers thermiques de la journée .
    La plus belle des grottes s’ouvre sur un balcon belvédère face au soleil levant . Pas un bruit, pas un souffle, pureté immaculée d’une nature encore intacte .
    En hiver, avant que les rayons de l’astre du jour ne réchauffent le porche gigantesque, on ressent déjà la tiédeur des profondeurs de la terre avant même de le franchir .
    Quelques jours sont passés depuis notre retour de Birmanie et je m’avance sous la roche où la lumière décline, ne devenant qu’un faible halo derrière moi au bout d’une cinquantaine de mètres …
    Je remonte la mémoire du temps .
    Je vois les petites juments magdaléniennes, les jolis chevaux aux crinières hirsutes gambader dans de vertes prairies au milieu de grands mammifères alors que finissaient de se creuser les réseaux profonds de la grotte, à l’aube de nos premières civilisations .
    Je devine un univers dénué de toute forme de pollution, lumineux, farouche et grandiose .
    Je repense à mes «Chevaux oranges dans la prairie bleue» .
    À la petite jument «magdalénienne» entrant joyeusement dans le champ de ma dernière toile restée inachevée à l’atelier . Au milieu de prairies bleues, ocres, saumon et oranges . Au cœur du soleil et de l’éclat doré des herbes sauvages .
    En avançant dans le noir je me projette à la lueur de ma frontale dans la façon dont je vais terminer cette toile …
    Soudain devant moi m’arrachant à mes songes, sur le sol humide et luisant un petit corps meurtri, inanimé, sans vie !
    C’est un grand rhinolophe, l’un de nos chiroptères des plus fragiles espèces .
    - De quoi est-il mort ?
    Sans doute dérangé dans son hibernation il a voulu se sauver et n’a pas résisté à la piqûre du froid, au stress intense ajouté à des efforts insurmontables au sortir de sa léthargie . Réveiller une chauve-souris en pleine hibernation risque fortement de la tuer (d'énergie démesurée pour voler, petit tour glacial en dehors de la caverne et absence de nourriture). Si vous découvrez une hibernante, il faut reculer tout doucement sans le moindre bruit et la laisser paisiblement dormir …
    Ma toile est terminée à présent et je peux vous le confier : la jument magdalénienne est triste …

Rhinolophe bleu     Paraissant flotter entre une paroi et des ruissellements d’argile jaune qui la recouvrent partiellement, entourée de peintures rupestres, la silhouette énigmatique et bleue du grand rhinolophe en hibernation surgit d’une coulée stalagmitique comme s’il s’agissait d’une espèce disparue, d’une forme inconnue ne pouvant être associée à aucun des éléments qui l’entourent …
    Les chiroptères deviendront-ils un jour des espèces oubliées de la mémoire humaine ?
    Cette toile est un questionnement sur la fragilisation et le déclin des populations de chauve-souris, sur la possible disparition des familles les plus menacées .
    L’opposition entre l’identification d’éléments pariétaux liés à l’évocation de la préhistoire et des objets graphiques pouvant être interprétés comme des empreintes, gravures, peintures et autres traces échappant à toute géochronologie dont fait ici partie le chiroptère, induit l’intemporalité symbolique de l’animal .
    Son hibernation paraissant échapper aux notions d’espace - temps par rapport aux éléments qui l’englobent, sa couleur bleue (dématérialisant la chair sur laquelle elle se trouve, ouvrant un chemin d'infini où la réalité devient rêve) invite à passer de l'autre coté du miroir, à aller du jour à la nuit, de la conscience à l'inconscient, et nous renvoie (en nous rappelant la cécité métaphysique humaine) à une prise de conscience face aux générations futures : - pouvons-nous (comme la chauve-souris a su le faire au cours de son évolution paléontologique pour se diriger dans les dédales sans lumière) développer d’autres moyens de perception, d’autres formes de « vision » concernant la sauvegarde des équilibres naturels en milieux souterrains face aux mutations irréversibles de notre monde contemporain ?
    Une tache de lumière représentée par de petits éclats de feuille d’or et un «signe inintelligible» évoque Mallarmé, comparant le génie à une «chauve-souris éblouissante» …

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Et si l’on pouvait éterniser l’instant, capter cette vie si éphémère, si fragile et pourtant si intense au moment où nous sommes en plein élan, en totale projection de nous mêmes comme j’essaie de le faire pour cette jument insouciante, inconsciente de toute notion de mort et d’amoindrissement, belle et pure comme tout être sauvage, sans âge, figée dans sa galopade à travers une prairie intemporelle symbole de vie toujours recommencée ?
Sans doute l’art plus que tout autre médium permet cela .

Je pense au « baiser » de Doisneau, aux pommes de Cézanne …
Il le permet en transcendant la réalité vécue, temporelle, pour en faire une réalité « éternisée », intemporelle .
N’en déplaise à certains, j’en reste à ces valeurs parce qu’elles représentent pour des moi des certitudes, des constats indépendants de toute forme de pensée qui pourrait les pervertir ou les détourner, loin, très loin de certaines élucubrations intellectuelles dont on voudrait nous faire croire qu’elles sont des lanternes comme des phares alors qu’elles n’ont à mes yeux que le nom de vessies …

Rhinocéphale détail Cette jument courant dans sa prairie, comme suspendue dans le temps et dans l’espace n’est que le fragment d’une assez grande toile sur laquelle je travaille depuis notre retour de Birmanie . Y sont aussi exprimés d’autres éléments (encore inachevés) dont je vous ferait part lorsqu’elle sera terminée . J’y utilise de nombreux matériaux en technique mixte, dont des feuilles d’or pur (on en voit un petit bout en bas à droite), ramenées des temples que nous avons visités et que les pèlerins là-bas utilisent pour coller sur leurs bouddhas de prédilection, témoignage de leur foi, manifestation de leur spiritualité …
Pour ma part, outre les centaines d’e-mails et de lettres (courrier postal) qui m’attendaient au retour (auxquels je n’ai pas fini de répondre : patience pour ceux qui attendent toujours…), le tri et le classement des heures de vidéo tournées pendant ce stage avant leur copie pour les participants, la rédaction de la préface urgente du futur livre d’un camarade spéléologue, la préparation des prochains stages et voyages, j’avais une envie folle de peindre, de reprendre mes spatules et pinceaux, mais aussi de me relancer à corps perdu dans mes activités physiques préférées où on est en contact intime avec l’air, l’eau, la roche, le vent, la nature, les arbres, la terre, le ciel, etc.,  car j’avais trop l’impression de ne rien faire ou plutôt de vivre au ralenti depuis des semaines, même si notre voyage était intense et mes camarades de la plus enthousiasmante des compagnies .
Alors c’est-ce que je fais en essayant de tout mener de front avec la plus «énergique» des énergies, ce qui explique qu’il me reste si peu de temps à consacrer à mes articles même si j‘utilise toutes les heures possibles de mes jours et de mes nuits (attendez juste un peu pour la suite du carnets de voyage de Pierre NAVA en Andalousie et pour la narration de nos voyages au Tibet et en Birmanie) …
Mais ce que je voudrais vous transmettre aujourd’hui (une autre façon de vous dire que je ne vous oublie pas !), c’est un petit bout de cette énergie, (je dirai même cette rage de vivre), car comme sur la toile de ma jument des prairies si elle part d’une dimension physique et bien matérielle c’est par sa dynamique propre, sa projection en dehors du temps et de l’espace qu’elle devient énergie spirituelle, et qu’elle peut ainsi servir autrui et donc vous servir également (je parle bien là de l’énergie) .
Alors n’oubliez pas : je souhaite que «pas de nouvelles» rime avec «bonnes nouvelles» et que si vous voyez peu d’articles paraître en ce moment ce n’est que pour mieux vous faire profiter plus tard de cette dynamique, de ces bouffées d’air pur et vivifiant dont je m’oxygène et me recharge abondamment .
En témoigne ce petit bout de toile qui n’est qu’un tout petit témoignage d’une vraie intense activité débordant bien au-delà du bureau ou de l’atelier, un petit bout de toile qui relève du renouveau et de l’enthousiasme dont je vous faisais les promesses il n’y a pas si longtemps lors de mes vœux de nouvelle année vidéo !

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Nous voici donc revenus, décalage horaire pas encore rattrapé …
Avec près de 12500 Kms de trajet depuis le petit village de Chauk-Mi (dernière excursion avant notre retour) : 3 h de pirogue sur la rivière Lémro, une liaison par la route - piste jusqu’à Mrauk-U puis à nouveau 5 h de bateau sur le fleuve Kaladan jusqu’à Sittwe sur le Golfe du Bengale, puis l’avion avec une escale à Thandwe avant d’arriver à Yangon, puis nouveau vol pour Bangkok avant l’embarquement pour Roissy …
Et puis 16 h plus tard l’atterrissage à Toulouse-Blagnac et le retour à la maison « dans la foulée » au bout de 2h 30 d’autoroute et de route (avec ma voiture enfin retrouvée), et des souvenirs plein la tête, les sacs et le carnet, un peu fatigué tout de même me voici donc à nouveau près de vous car là-bas croyez-moi nous étions toutes ces semaines, …coupés du monde !
Avion Chargement de nos valises dans l’un des avions fréquemment empruntés sur les lignes intérieures birmanes pour nous rendre sur la plupart de nos étapes peinture : ce jour-là, nous étions presque seuls dans l’avion !
- Mes impressions ?
Voyage magique, certainement le plus beau que nous ayons réalisé depuis le début des stages « carnets de voyages », en tout cas le plus merveilleux, intéressant et authentique pays qu’il m’ait été donné de visiter, mes camarades carnettistes ne me contrediront certainement pas .
Quant aux carnets réalisés, au travail fait sur le motif, à l’esprit d’équipe, à la convivialité et à l’enthousiasme qui régnait dans le groupe ils sont au diapason de ce voyage, n’en serait pour preuve que ces carnets dépassant pour certains les 80 pages toutes aussi réussies les unes que les autres !
Avec en prime un beau temps insolent du début à la fin, des rencontres très riches et une guide-interprète charmante, adorant son pays, appréciant le groupe qu’elle accompagnait et les carnets de voyages au point de s’être mise à l’aquarelle et d’avoir travaillé avec nous pendant presque toutes les séances .
Je ne vais pour cet article mettre bout à bout que quelques photos seulement (il a bien fallu que je me limite !), mais elles sont je crois assez révélatrices de notre belle aventure .
Je tiens à remercier avant de vous les laisser découvrir, toutes les participantes et participants à cette session exceptionnelle, nos guides sur le terrain en commençant par notre amie Yin Min LWIN (deux interprètes indispensables dans certains cas, lorsque chez les minorité ethniques par exemple la langue parlée était très différente du birman), le jeune et dynamique responsable logistique de Sittwe, et bien sûr notre responsable logistique d’ici : Arnaud GIRODON de Culture au Coeur (je reviendrai plus tard avec des articles plus approfondis et de belles reproductions des carnets réalisés, sur les temps forts de ce superbe voyage) .
Voici donc pêle-mêle quelques bons souvenirs parmi tant d’autres :
Orchestre Avec l’orchestre des marionnettistes et ses incroyables mélodies …
20120202 044047 Dessin de singes du Mont Popa harcelant les pèlerins sur l’éperon rocheux au monastère du Taung Kalat, saisis dans leurs mimiques par Yves GIROUD
Coucher soleil à Mrauk U Un coucher de soleil parmi tant d’autres (ici à Mrauk-U) derrière les arbres géants, dans une ambiance de brousse et de paradis retrouvé, à l’exotisme incontestable (nous étions loin d’imaginer que vous étiez cernés de froidure et de gel pendant ce temps-là !) …
Fleuve Kaladan La remontée de la rivière Lémro avec les grandes pirogues à moteur, en longeant des rivages à la bouleversante beauté où les pagodes d’or brillaient dans la brume, tandis que les femmes au longy coloré venaient faire leur toilette et puiser l’eau à même le fleuve avec d’élégantes cruches rondes …
Anny Enfants en charge de leur petit frère ou soeur regardant Annie travailler sur le seuil de leur maison, dans les montagnes Shan …
Chez-les-Akhe-3010 Femme Akhe dessinée par Yves …
Kothaung à Mrauk U Évelyne dessinant à la pagode Kothaung de Mrauk-U… 
Akhas à Hokyn Femmes Akha reconnaissant leur maison dans le carnet de Catherine (village de HOKYIN FOUA) …
Evelyne L’une d’entre-elles dessinée par Évelyne (leur coiffe d'argent pèse un poids incroyable et elles la portent tous les jours !) ...
Golfe du Bengale Travail en mer sur le pont de notre petit bateau pendant la jonction Sittwe - embouchure du fleuve Kaladan en Golfe du Bengale pour rejoindre Mrauk-U (ici les routes sont rares et c’est par pirogue et bateau que les gens se déplacent) …
Kye Min Ka à Bagan 3 Une partie de l’équipe au travail à l’ombre d’une des pagodes Kye Min Ka à Bagan …
Sittwe 1 Les impressionnants tambours de «la fête du train» où nous avons assisté de façon tout à fait improvisée à une compétition sportive et populaire traditionnelle mémorable depuis la tribune d’honneur au coeur de la manifestation (nous y fûmes accueillis comme des invités de marque : nous y étions les seuls touristes !) …
Paya Shwedagon à Yangon 1 La base de la gigantesque Paya Shwedagon brillant dans la nuit de ses centaines de kilos d’or et de ses pierres précieuses, vue depuis ma chambre d'hôtel à Yangon..
Lac Inle 1 Travail acharné sur l’une de nos pirogues pendant la traversée du lac Inle …

Lac Inle 2 La cuisine flottante et nos deux petites cuisinières pendant notre déjeuner en pirogue au milieu du lac Inle …
Pya-Tha-Da Bagan 2 Séance d’aquarelle au sommet de la pagode Pya-Tha-Da à Bagan avant un coucher du soleil magique …
Shwedagon Catherine Interprétation audacieuse de la Paya Shwedagon de Yangon par Catherine dans son carnet de voyage (intéressante initiative créative : elle est à saluer car il n'est pas facile de se lancer sur le motif au milieu de la foule des pèlerins dans des expressions de ce type ! Outre un résultat édifiant cela révèle une grande aisance du carnet et un vrai bonheur de peindre)…
Shwe-Yan-Pye 1 Séance de travail avec de jeunes moines révisant leur leçon au monastère de Shwe-Yan-Pye …
Mrauk-U-boudah034 L’un des innombrables Bouddha de la pagode Kothaung par Yves, au coeur d'un extraordinaire complexe archéologique et ses millers de chefs d'oeuvres à ciel ouvert …
Rivière Indein En remontant la rivière Indein dans un fort contre-courant, moteur de la pirogue "à fond" (nous étions sur deux pirogues différentes) …
Village de Chauk-Mi 2 Me voici dessinant une «femme-araignée» de l’ethnie Chin dans le petit village de Chauk-Mi sur pilotis, au milieu des cocotiers …
Femme Chin-aquarelle Alain MARC La gentille dame qui a bien voulu poser pour moi et ses impressionnants tatouages …
Village de Chauk-Mi Chez les Chin tout le village s’est réuni autour de nous pour nous voir travailler …
Brigitte Brigitte en plein travail au milieu d’admirateurs enthousiastes dans un village en bordure de la rivière Lémro …

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En attendant mon retour du Myanmar, reprenons notre promenade en Andalousie orientale ...

Nous étions à Guadix tous ces jours-ci, l’endroit (avec le quartier du Sacro Monte à Grenade) où l’empreinte qui unit l’esprit mauresque à l’âme gitane se perçoit le mieux non seulement à travers l’architecture mais aussi l’atmosphère envoûtante qui se dégage des choses et des êtres.   

L’emplacement de cette très ancienne bourgade, sur les hauts plateaux constituant le socle nord de la Sierra Névada, est le point de départ idéal pour aller à la découverte d’un ensemble d'une valeur paysagère extraordinaire, où à partir d’une morphologie d'origine glaciaire des torrents se sont taillés des canyons pittoresques sur les pentes de la montagne .

C’est en suivant l’un d’eux (attention je me suis trompé dans mon commentaire vidéo : ce n’est pas le rio Alhama mais le rio Fardes dont il s’agit) que nous nous arrêtons pour peindre au bord d’une falaise avec Pierre NAVA qui nous dévoile aujourd’hui combien la maîtrise des réserves non peintes laissant apparaître le blanc du papier peut être importante pour réussir les effets de lumière lors de la réalisation d’une aquarelle de terrain rapidement enlevée .

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Dans les derniers feux de l’automne plantes endémiques rares (ressemblant à de la bruyère mais de bien plus vives couleurs) et peupliers dorés longeant le torrent nous invitent à une halte picturale passionnante où nous jouons à qui aura réussi le plus rapidement possible à saisir l’atmosphère des lieux !

null C’est à contre-jour dans l’éblouissement de la lumière frontale que les peupliers éclairés par le soleil se détachent le mieux sur les ombres de la vallée : ils deviennent alors des flammes dont la beauté soulève de véritables défis …

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Tandis que Pierre NAVA réalise une ébauche préparatoire (manière d’assouplir le poignet tout en testant les mélanges) je tente aussi l’exercice depuis le même point de vue (ce dont je vous reparlerai une autre fois), mais Pierre n’est pas content de sa première ébauche car il trouve ne pas avoir laissé assez de blanc à l‘emplacement des peupliers, et …   null  … y colle notre invitation tauromachique dessus !  

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Sa version définitive plus vite réalisée que sa première pochade est également plus convaincante, on entendrait presque couler les eaux argentées du rio Fardes !


La Petite histoire et sa vidéo :

C’est celle de notre magnifique balade dans ces vallées perdues des pentes de la Sierra Névada : un ressourcement naturel dans un milieu d’une grande sérénité avant d’aller affronter la ville mythique de Grenade et ses merveilles non loin d’ici en Andalousie, sur la route du Califat .    

...Et un autre beau moment d’aquarelle partagée !

P.S. : quand Pierre dit en fin de vidéo : "...on peut faire moins bien mais pas mieux", c'est de la nature dont il parle !

La nature, la lumière, le monde réel : nos principaux grands maîtres et initiateurs !

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