Quel avenir en province pour un art contemporain « libre » et viable ? - Aquarelliste et peintre voyageur
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Andalousie b Pierre Nava

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La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

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Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

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 Christine

4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 21:59

Vous avez certainement remarqué, si vous suivez régulièrement ce journal, que je ne m’étais pas manifesté depuis longtemps ?
Eh bien, une actualité récente très édifiante m’amène à vous retrouver en sortant un peu de ma série de publications habituelles, car elle nous touche tous et toutes si nous sommes acteurs (trices) de l’art actuel.
Il y a une semaine exactement, je terminais la visite du salon d’art contemporain de Toulouse (assez bien fréquenté lors de ma visite), par sa traditionnelle vente aux enchères.
Pratiquement aucun tableau ne s’y est vendu (enfin, si peu…) malgré des mises à prix se situant autour de 150 à 200 € pour la plupart, certaines bien inférieures à 100 €, même pas de quoi payer le châssis et les couleurs utilisées !
Nombre de toiles étaient pourtant intéressantes et de bonne facture, et de format fort honorable de surcroît…

Quel avenir en province pour un art contemporain « libre » et viable ?

- Alors ? - Que penser de cela ?
Parmi différentes réponses, je vous laisse choisir parmi celles-ci, celles sous forme de questions qui vous conviennent le mieux :
1) - Que les acheteurs potentiels n’étaient pas au rendez-vous, les acheteurs potentiels aptes à faire de « bons placements » (sauf exception) ne s’intéressant guère à de jeunes (et moins jeune) artistes qui ne sont pas déjà « portés » par un autre marché de l’art privilégié et « verrouillé » par la branche élitiste du pouvoir culturel ?
2) - Que hormis l’intellectuelle centralisation parisienne (et ses proliférations provinciales) point de salut ?
3) - Que la crise touche en priorité l’artiste peu ou pas coté ?
4) - Que le nombre considérable d’artistes (ou se définissant comme tels) est en incessante augmentation, et qu’il sature un marché dans lequel le public de masse est complètement « déboussolé » puisqu’il y a perdu ses repères liés aux valeurs fondamentales de l‘histoire de l‘art ? Cela expliquant fort bien par ailleurs l’immense succès des expositions artistiques concernant surtout les artistes et les œuvres d’un passé allant jusqu’à l’impressionnisme et jusqu’aux périodes modernes, mais où ces valeurs (sous ses différents aspects) continuent de véhiculer une réelle « déontologie » de la création artistique, …ah, farceur de Duchamp, qui t‘a réellement compris ?
5) - Que bien des « dogmes idéologiques» de l’art contemporain depuis longtemps dictés par l’élite ou plutôt la secte d’initiés qui en a fait le rapt ont détruit en le déshumanisant le terreau sur lequel poussait traditionnellement le véritable amateur d’art ?
6) - Que la profusion et la banalisation de l’image (sous quelle forme qu’elle soit) donne l’illusion qu’elle est très facilement accessible à tous, devenant banale et sans valeur même lorsqu’elle est le fruit d’une démarche de l’esprit s’appuyant sur l’engagement d’une vie, des études approfondies, un travail acharné, des réflexions et des expériences dans la durée sans démagogie ni compromission ?
J’ai bien d’autres questions qui me brûlent les lèvres, d’autres constats à apporter…  mais je ne voudrais pas gâcher votre fête de Pâques !
- D’ailleurs pour Pâques (qui est symbole de renouveau, de résurrection), je me surprends ainsi à ma façon de vous apporter (j’espère), un vent nouveau d’esprit critique et de regard différent sur le printemps…

 

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Published by Alain-Marc - dans L'aventure picturale
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commentaires

GUENIN Nicole 09/04/2015 10:06

"pure foutaise ou véritable démarche d'esprit", en quelques mots tu as fait le tour du problème!
Je n'ajouterai donc rien aux nombreux commentaires que j'ai lus attentivement et je te dirai que j'ai été touchée par ceux venus droit du coeur de Jean-Pierre MISSISTRANO, car ce que je pourrais dire ne ferait que répéter ce qui a été écrit par les différents intervenants et dans tes réponses. Je suis d'accord avec tout cela
Mon âge et ma culture ne me portent pas trop vers l'art contemporain qui provoque rarement chez moi une "émotion"!
C'est peut-être une démarche un peu simpliste et il faut tout de même se rappeler qu'après les toujours éblouissants peintre des siècles précédents, l'impressionnisme a libéré les peintres de l'académisme et qu'ils ont été tout autant incompris et moqués que certains contemporains, avec cette différence qu'ils étaient tous des "artistes" formés aux disciplines classiques, ce dont je doute beaucoup pour ce qui concerne nos peintres d'aujourd'hui, qui font en majeure partie l'impasse sur l'Enseignement Pictural avec un grand E et un grand P!
Une fois de plus, merci Alain de tes questionnements qui appellent une réflexion de notre part, ce qui m'a permis un heureux "stand by" dans mon activité quotidienne!
A bientôt à Faro
Bises. Nicole

Alain-Marc 09/04/2015 11:19

Oui, toi aussi tu as raison Nicole ! Et tu vois, certains sujets sont tellement tabous à propos de la formation artistique "classique" que ce n'est même ps la peine d'en parler avec certains artistes, encore moins certains enseignants sous peine de passer pour des ringards et des ignares...

Mary Anne-Marie 05/04/2015 17:48

Mon cher Alain bonjour et bon w.end pascal ainsi qu'à Michèle !
Je vois que notre visite à Artoulous'Expo a continué à te faire poser plein de questions...
Une galeriste toulousaine , assez récemment décédée,m'a dit un jour que les clients qui avaient les moyens préféraient acheter sur Paris où ils avaient plus de chance de conserver l'anonymat.
En gros ,j'ai l'impression qu'il y a 2 sortes de clientèle : d'un côté celle qui trouve ( souvent ) que c'est trop cher et de l'autre celle qui ne s'intéresse qu'aux oeuvres chères parce que cela valorise leur achat.

Alain-Marc 09/04/2015 11:14

Oui, on avait effectivement pas mal échangé à ce sujet (et à propos d'une bonne partie de ce qui tourne autour)... Bien sûr , et il y a trois choses qui prédominent : 1) L'acheteur fortuné (qu'il soit personnage physique ou société ou personne (s) physique (s) œuvrant pour un organisme ou une société qui vont acheteur dans un pur but de placement purement spéculatif (donc artistes cotés bien ancrés dans le système et à perspective pérenne) : lieu d'achat "sacralisé de longue date" si possible dans les grandes capitales de l'art et chez les plus importants marchands, 2) L'acheteur également fortuné (collectionneur "téléguidé" par un certain système qui méprisera sur le champ l'acheteur dès l'instant où celui-ci montrerait quelques doutes ou se révèlerait sceptique) qui va se donner à travers son achat l'illusion d'un regard averti, du pouvoir de la connaissance et d'une dimension culturelle de haut niveau en se procurant une caution sociale à laquelle il aspire grandement : lieux d'achat identiques à l'acheteur précédent, 3) Le collectionneur authentique (parfois pas si fortuné que cela) mais "véritable"amateur d'art qui achètera sur son intime conviction, ses connaissances, sa sensibilité et ses goûts que l'artiste soit coté ou non, jeune ou vieux pourvu que son œuvre le touche profondément : j'ai eu la chance d'en connaître plusieurs, je sais que ces personnages existent (je les salue au passage), nous en reparlerons un jour ...

Anne-Marie 05/04/2015 11:18

Bonjour Alain
Ce n'est pas seulement en province que l'art contemporain ne se vend pas. Je fais partie d'une toute petite association parisienne qui dispose d'un local qu'elle sous-loue à des artistes presque chaque semaine. Il est bien rare que je voie les petites pastilles rouges qui annoncent que l'œuvre est réservée et ce, quel que soit le style de l'auteur.
Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une question de la politique présente comme le laisse entendre Jean-Pierre M. A part Georges Pompidou, quel politique s'est intéressé à l'art contemporain?
Qui se souvient que chaque nouveau bâtiment public devait autrefois voir un (très faible) pourcentage du prix du bâti consacré à une œuvre artistique? Pour quel résultat?
Comparons ce qui n'est pas comparable: qui parmi nous écoute plus souvent Boulez que Bach ou Ligeti que Beethoven? Les gens se pressent pour un nième concert du Requiem de Mozart mais rechignent à s'aventurer pour celui de Duruflé.
Pour revenir aux enchères artistiques, ne pas oublier les frais importants qui viennent s'ajouter au prix annoncé au coup de marteau.
Très bonnes Pâques à toutes et tous
Anne-Marie

Alain-Marc 05/04/2015 18:58

Tu as raison toi aussi Anne-Marie : le problème est plus complexe qu'on premier regard le laisserait supposer. Mais je suis convaincu qu'une éducation bien orientée, régulière et ouverte amènerait le public à s'intéresser davantage aux auteurs d'aujourd'hui, à écouter Maurice Duruflé, György Ligeti ou Pierre Boulez en musique par exemple : le Requiem de Maurice Duruflé (l'opus n°9) est en ce sens quelque chose d'énorme qui nous amène dans un "ailleurs" où nos sens et notre conscience sont autant déstabilisés que transportés, et celui qui se donnera la peine de l'écouter y trouvera certainement (surtout dans certains mouvements une correspondance intime qui le touchera). Mais la musique est autre chose que les arts plastiques, et il sera bien plus difficile d'éduquer un public rebuté par la façon dont il a souvent été abusé par des discours abscons, souvent réduit et creux pour faire illusion, et que dire de certaines "œuvres", totalement creuses, déshumanisées, dématérialisées, qui bien au-delà de la provoc surfent sur les vagues de la malhonnêteté intellectuelle ? ... Pourtant, je pense avoir assez de clairvoyance et de recul, d'ouverture d'esprit et de connaissances pour distinguer une installation, une vidéo ou toute forme d'expression "actuelle" (même purement expérimentale et de quelle forme qu'elle soit, on est là bien loin des référents picturaux et plastiques traditionnels) pour distinguer ce qui est de la pure foutaise du produit d'une véritable démarche l'esprit. Mais l'overdose est atteinte pour énormément de monde bien avant cela : parce qu'on a tout simplement voulu faire prendre des vessies pour des lanternes à trop de gens sensés et cultivés qui n'osaient pas dire "c'est cela de l'art ?" ou formuler le moindre commencement de critique par peur de passer pour des ignares, des rustres et des imbéciles, mais qui n'en pensaient pas moins !

eva 05/04/2015 11:06

Je suis revenue lire les commentaires et les réponses que tu y fais, et tout est tellement intéressant Alain.... Quand tu dis "il y aurait une éducation à refaire" moi je pense aux programmes de télé qui sont souvent si bas-de-gamme, ces programmes dits "de grande écoute" qui n'ont de cesse que de tirer la masse vers le bas... et ça me désole ! Il y aurait tant de possibilités d'initiation de la masse au Beau et au Vrai... ça c'est une chose, mais bien sûr ça ne suffirait pas à faire vivre les créateurs, puisque ce sont les riches qui font le marché...

Alain-Marc 05/04/2015 18:14

... Oui, exact, on dirait que c'est le contraire des "mises à jour informatique" : là, on a plutôt l'impression d'une sorte de laisser-aller !

Micheline 05/04/2015 08:32

Bonjour Alain
Beaucoup à dire, en effet. Je crois que c'est le "goût" des visiteurs qui est à revoir. Dans les petites expos que je fréquente dans nos villages; on s'extasie devant des œuvres quand elles reproduisent à l'identique le "réel". Et encore, quand on voit le prix les remarques fusent : "je trouve pour moins cher à l'Incroyable" ou," j'ai acheté un poster pour presque rien et aussi bien que ça". Les visiteurs préfèrent la copie servile et bas de gamme à la recherche honnête. C'est leur goût artistique qu'il faudrait donc éduquer. Alors on voit des exposants afficher des "peintures" provenant d'impressions sur toile avec quelques coups de pinceaux par dessus. "Ah : que c'est beau!!".C'est triste pourtant. Que je préfère une aquarelle peut-être maladroite mais pleine de souvenirs et d'émotions à une aquarelle techniquement parfaite mais froide et servile!!!
Bon dimanche de Pâques.

Alain-Marc 05/04/2015 10:55

Oui, il y a toute une éducation à refaire ! ...Qui devrait tenir compte tant de l'histoire de l'art depuis ses origines que de ses mutations depuis le début du 20 ème siècle jusqu'à nos jours. Mais surtout que chacun (e) arrive à se reposer des questions toutes simples (enfin pas tant que cela) : - qu'est-ce que l'art ? - qu'est-ce qui le différencie des autres "productions" humaines ? - qu'est-ce qui a de la valeur en art (je ne parle pas de la valeur pécuniaire) ? - quels critères font qu'un objet produit de l'esprit à réelle valeur plastique (et je rajoute fruit d'un métier : connaissance, expérience, technique, savoir-faire, réflexion, engagement, etc.-) peut être considéré comme un objet d'art par rapport à un autre ? - est-ce que cet objet (si c'est bien un objet d'art) ne mérite pas attention, considération et respect ? - Enfin, est-ce que se poser ces questions cela ne vaut pas la peine de prendre le risque d'est d'être pris (e) pour un (e) ignare, un (e) imbécile, un (e) attardé (e) et un (e) con (ne) ?

SoF 05/04/2015 07:37

Est-ce qu'on peut choisir une réponse ? Au risque de gâcher le "week-end Pascal" de certains ?? Quoiqu'il l'est déjà, puisqu'ici, sur la Côte, il pleut ........

Alain-Marc 05/04/2015 10:34

Alors, vous voyez, c'est bien le "monde à l'envers" cela ! .Allez, je vous envoie un peu de ciel bleu, cela fera partir les nuages !

MISSISTRANO Jean-Pierre 05/04/2015 07:20

Bonjour Alain,
"Quel avenir pour un art contemporain libre et viable (en province ou ailleurs) ?"
Question intéressante à infinies réponses, toutes contenant une partie de vérité et autant de mystère, qu'ont pu se poser bien avant nous, les autres artistes quelque soit l'époque, depuis la grotte Chauvet, par exemple, (étaient-ils rémunérés ces grands génies de l'art rupestre, ou bien c'est l'intérêt que suscitait leur moyen d'expression non oral, qui constituait toute la valeur inestimable, celle de la survie du groupe ?), jusqu'à des Van Gogh, qui a mis fin à ses jours, à 37 ans, (car ses croûtes, en dehors de son frère Théo, qui croyait en son talent pour l'aider à survivre), ne valaient pas un clou, de l'époque?...; ou d'autres Gauguin, Modigliani, etc...
Ou encore bien avant un Léonard de Vinci qui a survécu à un âge avancé, grâce à la protection d'un François 1er, qui l'aimait bien plus que son père, sans lequel sans doute il aurait fini beaucoup plus tôt en total dénuement ?
Aujourd'hui dans les Ecoles des Beaux Arts, on entend des "professeurs" dire que pour peindre il n'est pas utile de savoir dessiner, ou encore que ce qui les avait fasciné dès le départ était l'art abstrait, qu'ils trouvaient passionnant et ne voyaient aucun intérêt au figuratif qu'un appareil photographique, surtout numérique, pouvait largement surpasser ?!?
Et puis, l'art pictural, est aujourd'hui un moyen d'expression de liberté, auquel nous aspirions parfois depuis la tendre enfance et n'avons jamais pu exprimer, car il fallait "d'abord passer son bac, gagner sa vie avec son diplôme et on verra (40 ans) après", dans ce monde de communication, où personne n'écoute personne, ne regarde personne, où seule une feuille de papier, (une toile), un pinceau, quelques couleurs nous permettent de nous évader de ce monde autiste, et où miraculeusement alors qu'on ne lui demande plus rien, votre entourage commence à s'intéresser à vous : "ah! c'est joli ce que tu as fait, je ne savais pas que du étais aussi doué, ni même que tu avais du talent..."
Alors après, çà se vend, cher, pas cher, pas du tout, dans les capitales ou de petites villes fortunées de province...
Tout dépend s'il y a de l'argent, beaucoup d'argent, pas du tout d'argent et si ceux qui par miracle en ont, qui ne sont pas encore partis, sont touchés par votre petite croûte, qui se trouvait là au bon moment, au bon endroit ???
Mais il est des pays, où le président (élu par une partie du peuple qui a cru bon de se déplacer pour voter), déclare qu'il n'aime pas les riches, les riches alors foutent le camp, et du coup les croûtes se vendent ailleurs, que dans les provinces, où capitale, de France...
Mais çà c'est de la politique, que les artistes ont toujours subie de tout temps, selon si le monarque de leur temps s'intéressait à l'art ou pas, s'il valorisait son royaume ou non.
Mais heureusement les artistes savent voler au-dessus des nids de coucou, ils peignent par exemple, en vivent ou n'en vivent pas, mais ils peignent, et parfois quelqu'un leur dit : "c'est bien ce que tu fais, tu sais ?", là est l'essentiel...
Amitiés.
Jean-Pierre

Alain-Marc 05/04/2015 19:09

Mon Dieu, comme je te comprends Jean-Pierre ! L'art véritable c'est cela : augmenter la vie, réduire notre amoindrissement par l'émerveillement, l'enrichissement de la sensibilité, l'élargissement de la conscience !

MISSISTRANO Jean-Pierre 05/04/2015 11:28

Merci Alain pour ton commentaire.
Hélas, même sans le vouloir, j'en reviens à cette abominable gestion politique, où l'on reprend l'argent par impôts directs, indirects, taxes avariées, à ceux qui travaillent et qui déclarent, afin non seulement de régler leur couverture sociale propre : maladie, retraite, etc..., mais aussi celle de ceux qui ne travaillent pas les maintenant dans un assistanat laxiste, par incapacité d'assainissement de gestion et absence totale d'intelligence économique.
J'exerce, "pour manger", un "art thérapeutique", où là aussi en médecine, nous avons oublié d'utiliser nos 5 sens pour observer ainsi que nos sentiments pour soigner et où l'on travaille toujours plus, afin d'être le moins en découvert "bancaire" possible, remboursant l’excès de travail de l'année précédente, retardant à durée indéterminé le départ en retraite, en un cercle vicieux...
Il n'empêche que ma joie, vient souvent des "bravos du clown faisant son tour de piste", lorsque je présente mes œuvres en "maison de retraite", à des patients atteints par Alzheimer, n'ayant en principe plus de mots pour s'exprimer et qui soudainement, parviennent à en placer 4 ou 5 à la suite, avec beaucoup de cohérence, d'acuité, d’opportunité, de joie. Nous qui ne leur apportons plus rien de rassurant, de vrai mieux être, au quotidien, tout d'un coup, c'est eux qui parviennent à rétablir le dialogue, la communication, rien que par leur façon d'être à nouveau eux et bien pendant quelques instants.
Joyeuses Pâques.
Jean-Pierre

Alain-Marc 05/04/2015 10:28

Très bonnes remarques Jean-Pierre ! Je suis d'accord avec ce que tu dis, particulièrement quant à la part de liberté que l'expression artistique peut représenter pour chacun : il est important que tout le monde puisse s'exprimer, s'épanouir en art, même tardivement, même "modestement", et que toute valeur d'expression soit appréciée, reconnue même si c'est dans le cercle de sa famille et de ses amis (es) ! C'est d'ailleurs un bonheur pour moi que de favoriser (parfois sur des années), d'encourager, d'accompagner cette expression de soi, cet épanouissement, cet enrichissement, puis de partager ensuite les joies et les réussites des uns (es) et des autres. Et si chacun peut éprouver de temps en temps le plaisir de vendre une toile, une aquarelle ou une sculpture, un modelage, c'est une grande joie qui s'ajoute à toutes les autres.
Mes questionnements dépassent ce cadre-là (autrefois même si les artistes se battaient pour réussir, il y avait un respect pour le "métier", le savoir, la connaissance et l'expérience, grande différence avec aujourd'hui) : mes questionnements évoquent celles et ceux qui professionnellement (avec donc ce "respect du métier"), écrasés de charges (surtout s'ils sont fiscalement et juridiquement assujettis aux contraintes des travailleurs indépendants relevant des professions libérales), confrontés à la jungle du marché de l'art contemporain (celui où règne un tel sectarisme que hormis ses initiés - et encore - on n'arrive plus à comprendre quoi que ce soit), de ses "circuits" et "filières", de ses contraintes, obligations et compromissions, se battent pour s'en sortir (souvent pour survivre car les charges quant à elles tombent toutes les fins de mois qu'on ait créé ou non, vendu ou pas, et quelle que soit sa démarche, la profondeur ou le message de son expression, de son engagement, de son art), nageant en "eau trouble" prêts à se faire dévorer par le premier carnassier venu (quand ce n'est pas par plusieurs à la fois). Cela ne devrait plus exister à une époque où les moyens de communication, d'information, de connaissances, d'éducation, de haute technologie au service de l'échange permettent un "recul" par rapport à l'art, une prise de conscience apte à infléchir un système plus que jamais basé sur les rapports de force et de fric, et où, si on est professionnel et qu'on veut y échapper, il faut créer ses circuits parallèles, refuser les compromissions, faire seul son chemin sans être obsédé par l'argent (c'est presque "mission impossible" quand on voit les factures qui tombent), accepter de rester marginal par rapport aux "vedettes", etc. Alors point de salut pour celles et ceux qui prônent encore technique, référence aux grands maîtres, et profondeur d'angagement créatif...

eva 04/04/2015 23:41

Oh que c'est intéressant tout ça ! Je crois que tu as fait le tour du problème, et que tu l'as bien résumé avec toutes ces interrogations Alain... La crise touche tout le monde, et surtout l'artiste peu ou pas coté... Quant à "ce farceur de Duchamp", seuls les initiés ont accès à ses théories... Depuis que j'ai un peu de temps pour moi, je me plais à découvrir les grands de la période moderne, et je me rends compte que tout ce qui ne ressemble pas à des "fleurs-au-jardin" est bien mal perçu et bien mal reçu par le peu de visiteurs qui veulent me laisser des com... (je ne parle pas de ceux qui ne commentent pas !). J'aurai lu avec avidité toutes les autres "questions et constats qui te brûlent les lèvres"... Bonnes fêtes de Pâques à toi aussi mon cher Alain, et grosses bises ! :-)

Alain-Marc 05/04/2015 09:21

Je vais revoir un peu mieux ta série Eva ! En attendant, tes remarques sont fort intéressantes, et j'espère qu'il y en aura beaucoup d'autres, car, pour une simple "reprise" de ce blog cet article est ...sujet de réflexion (enfin je crois, car il nous concerne tous, même si l'on n'est pas "peintre" pourvu que de près ou de loin on s'intéresse un peu à l'art).