Rêves d’Afrique dans le jardin d’Adeline et Florent .
Les heures passées à attendre les avions susceptibles de rapporter les valises perdues défilent …
Je dessine donc ce singulier jardin où la plante la plus banale, l’animal ici le plus ordinaire se transforme pour moi en objet de découverte et d’émerveillement .
Ce qui me frappe le plus, c’est la vivacité des couleurs : même tous ces lézards curieux qui gonflent leurs grandes ouies à la moindre inquiétude, ces margouillats qui passent partout (y compris jusque sous nos tables au restaurant mais les tables sont en plein air), sont chamarrés comme s’ils allaient participer à un bal masqué .
Plantes étranges : nous n’en sommes qu’à leur première approche et avons beau nous souvenir de leurs congénères du jardin d’acclimatation, elles paraissent ici démesurément généreuses, superbement fières dans leur environnement naturel, dégageant dans leur démesure un exotisme verdoyant qui comblerait de bonheur des générations entières de Douanier Rousseau !
On devine derrière le mur d’enceinte de la maison la savane toute proche, avec cet incroyable contraste de rues et avenues en terre battue bordées de-ci de-là d’immenses termitières comme celles trouvées le long des pistes qui mènent dans l’arrière pays, toute bruissante d’insectes et de petits animaux sauvages, et le brouhaha invraisemblable d’une circulation urbaine complètement saturée, pétaradante, polluante, à la limite de l’asphyxie dès qu’une artère bitumée peut drainer les innombrables véhicules qui se bousculent vers les principales artères du centre-ville .
Une termitière dans la végétation envahissante à quelques jetées de pierres à peine de la maison, sur ciel fauve et laiteux où les rayons du soleil lui-même ont tant de peine à percer l’harmattan : une image de l’Afrique dont j’avais toujours rêvé au point que je la croyais inaccessible, et elle est là en pleine capitale, dépassant le cadre même de toute imagination …
Je me mets à rêver de cette Afrique exubérante, qui mélange tout dans une joyeuse pagaille, et où tout s’ordonne miraculeusement dès qu’on succombe à son charme !
La première page du carnet du Ghana réalisée sur le motif …

Une page du livre très documenté d’Andrée CHANLOT, que je mets en ligne avec son aimable autorisation .
Toujours extrait du livre « les ouvrages en cheveux », cette miniature ronde de 8,5 cm de diamètre « Le pont », réalisée vers la fin du XVIII ème siècle avec des cheveux châtains clairs et bruns, collés sur soie . Les reliefs sont en poudre de cheveu et le ciel et l’eau rehaussés à la gouache bleutée . Autorisation Andrée CHANLOT .
L’immense découpe des Gorges du Tarn vue du « Champ Rouge », juste en face de notre lieu d’accueil . D’adorables petites maisons caussenardes se cachent dans les replis des causses qui les dominent . (Aquarelle d’Alain MARC extraite d‘« Aveyron, Carnet de routes » - Éditions du Rouergue 2005 - )
Il nous arrive souvent au cours de ce stage de faire une magnifique balade : elle nous amène jusqu'à une petite chapelle romane au bord du Tarn . Moments de peinture inoubliables où l’on apprend à travailler vite et à saisir la lumière dans un paysage magique toujours changeant . (Photo Alain MARC)
Moment fort de peinture : celui que nous réserve le petit village d’Aït-Ben-Addou au nord de Ouarzazate … (Photo Alain MARC)
Plus bas, c’est la vallée du Draâ avec ses incroyables palmeraies et le serment bleu de l’un des plus grands fleuves du Maroc, qui se perd dans les sables du Sahara . (Aquarelle d’Alain MARC extraite des carnets du Maroc)
Au sud d’ Anagam, c‘est le dernier col avant le désert : on plonge alors vers les étendues sans limites de Tagounite, Oulad Driss et Mhamid … (Aquarelle d’Alain MARC extraite des carnets du Maroc)
Nos amis chameliers n’en reviennent pas de la facilité avec laquelle on peut faire un portrait ! 





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