Adieu Dominique ARMILHON - Aquarelliste et peintre voyageur
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  • : En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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La Barca 2a Pierre Nava

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Andalousie b Pierre Nava

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Bateau Pierre Isleta 3b

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Huebro Pierre vignette

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 Christine

9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 15:34

C’est une lettre ouverte à un ami récemment décédé que j’écris «avec vous» aujourd’hui.

Elle explique en partie mon silence depuis si longtemps.

Elle vous concerne de toute façon si vous vous intéressez un peu à l’art.

Plus encore si votre quête d’expression est devenue l’une de vos raisons de vivre, d’espérer, de vous épanouir, de vous projeter dans l’avenir…

Vous savez peut-être qu’il est des circonstances où la disparition d'un proche (un parent, un ami, une mère, un père, pire quand c'est un enfant), outre la souffrance dans laquelle elle vous plonge, vous atterre et vous paralyse au point de figer votre existence comme si l'instant de l'annonce de son départ arrêtait aussi votre élan créatif, le paralysant, telles ces aiguilles de l'horloge devenues définitivement immobiles depuis le moment où la nouvelle vous est parvenue... Votre vie elle-même s’est arrêtée à ce moment-là, même si vous respirez, pensez, voyez le monde tourner autour de vous indifférent à votre douleur.

Lavis Dominique Armilhon

L'une des admirables esquisses de Dominique ARMILHON, pure, incisive, sure, rapide, sans le moindre repentir...

Dominique : des semaines que je ne savais comment te consacrer cet article, te dire un ultime adieu, un adieu public à partager, à propager, à proclamer, à entendre, car ta disparition nous touche tous que nous te connaissions ou pas, je m’expliquerai plus loin.

Pour moi tu étais un ami même si nous communiquions peu, un ami depuis longtemps, mais aussi celui de plusieurs d'entre toutes celles et ceux qui lisent ces lignes ici : je t'avais depuis longtemps cité comme l'un des plus brillants exemples des stagiaires devenus une référence en accomplissement artistique autant qu'en amitié.

En te perdant nous perdons non seulement quelqu'un d'exceptionnel, mais aussi quelqu'un de Grand (voir ton site de cours en cliquant ici).

Je te considérais et te considère toujours comme un artiste exceptionnel ignoré ou oublié, un de ces artistes qui deviennent un jour un exemple pour leurs pairs lorsqu'ils découvrent leur œuvre. J'avais mes raisons de te considérer si non comme un génie tout au moins un extraordinaire surdoué, car tu m’en avais donné des preuves par tes idées, ton art, ta capacité de travail, et cette indescriptible intuition à deviner en toi l’émergence d’une affirmation créative totalement novatrice même si elle allait passer malheureusement inaperçue jusqu’au moment où quelqu’un d’autre la reprenne avec autorité (mais tant d’autres ont vécu cela et même mon père qui en a tant souffert, je sais de quoi je parle...).

Il suffisait de te connaître et de connaître le produit intime de ton expression, la constance et la rigueur de ton travail, ton acharnement à le remettre toujours sur l'ouvrage, il fallait avoir vu naître le produit de ce qu'il en résultait...

Tout le monde n'y avait pas droit, et j'ai eu ce privilège : quand tu es arrivé dans mes stages il y a plus de vingt ans je t'ai demandé ce que tu étais venu chercher, tu en étais déjà à un tel niveau de maîtrise et d'expression !

Tu transportais avec toi une montagne d'énergie créatrice, forte, inventive, secrète et inflexible parce qu'allant jusqu'au bout des exigences de ton art.

À l'admiration, l'estime et l'amitié que je te portais et te portaient tes élèves se rajoutait ce sentiment curieux de connaître quelqu'un au devenir prédestiné, pour moi un honneur, une fierté de faire partie de ceux qui savaient ta valeur, l'envergure de ton être.

Mais que s'est-il donc passé pour que tu décides de mettre ainsi fin à tes jours ?

Quelle détresse plus forte que les autres est venue faire basculer ta vie, balayer l'appel à l'aide que tu aurais pu me (nous) lancer, autant qu'à d'autres qui ne t'oubliaient pas, précipiter l'acte irréparable dans lequel le désespoir t'a laissé supposer qu'il n'y avait pas d'autre issue ?

N’y a-t-il pas en plus là-dessous la déchirure d’une déception affective anéantissant ce que les fibres les plus intimes de tes sentiments auraient pu rattacher à la vie ?

Dans quel mystère entraînes-tu les fils ténus de l'écheveau que tu n'as pas réussi à dénouer ?

Si je m'adresse à toi qui ne nous donnera jamais la clé de cette effroyable nouvelle, je pense aussi à toutes celles et ceux, créateurs anonymes et talentueux, qui se battent dans l’indifférence et l’oubli, j’interroge également ce que la société contient de "spécialistes", "décideurs en haut lieu de l'art et du devenir des artistes" : - où étaient-ils dans ton cas (- où sont-ils dans tellement d'autres -) ?

- Étaient-ils si aveugles, partiaux, suffisants et injustes en ce qui te concerne (- et concerne tellement d'autres -) ?

Tu peignais dans un incroyable un corps à corps avec la toile, une dépense physique et mentale difficilement imaginable, un engagement de tout ton être.

Tu me faisais penser à Nicolas de Staël, tant ta démarche était chargée d'ardeur, d'inquiétude, de violence, de désespoir. D’ailleurs vos destins se rejoignent bien que lui était connu et avait déjà marqué son époque lorsqu’il se donna la mort.

Comme lui tu réalisais des toiles dont le réalisme dramatique rejoignait ta vie douloureuse et ton caractère tourmenté. Comme lui tu travaillais sans relâche, cherchant à pénétrer l'essence du réel jusqu'à l'épure, sur les chemins de la synthèse et de l'abstraction…

Pour preuve ces photos (visibles en cliquant ici) d’une partie de la collection que tu avais exposée à l’Atelier Arnaud MARIE (dans le 1er arrondissement à Paris chez l’un des rares galeristes qui avait eu l’intelligence de voir en toi le créateur que tu étais et su te faire confiance comme l'avait d'ailleurs fait bien avant la Fondation Taylor).

C'était déjà cela, mais tu aurais mérité d’être vraiment connu, reconnu et apprécié dans tes idées, ta démarche, la constance de ton art et la profondeur bouleversante de ta peinture, de ta sculpture, de ton affirmation plastique !

Parce que tu ne voulais faire aucune concession ou compromission par lâcheté ou par snobisme, tu étais «oublié» ou «ignoré» de ceux qui auraient en haut lieu pu faire de toi l’une des figures de proue de notre monde artistique contemporain…

On en meurt parfois, la preuve !

Je t’avais conseillé, dans une conversation où je vivais si mal mon incapacité à pouvoir réellement t’aider (si je n’y arrive même pas pour moi comment puis-je faire mieux pour mes amis ?) de profiter de ton talent et maîtrise incroyables de prestidigitateur (l’autre de tes vocations innées où tu étais aussi un maître) pour essayer de gagner ta vie de cette façon-là en animant des spectacles partout où tu aurais pu en retirer un bénéfice.

...Et tu l’avais fait comme tu le pouvais sans agent artistique pour s'occuper de toi, admiré, estimé, apprécié par tes pairs dans ce domaine aussi !

Quant à vous qui lisez ces lignes je vous invite à voir à ce sujet l’hommage rendu à Dominique ARMILHON par deux de ses amis prestidigitateurs, MARIO et YRÈN, sur le site de "Virtual Magie" à travers un conte d’YRÈN : LA PRINCESSE ROUGE

Dans ce domaine de la prestidigitation lisez aussi dans le blog d’AHK «À tire d’ailes» le compte rendu d’une soirée de spectacle animée par Dominique, vous verrez à quel point il marquait l’esprit de celles et ceux qu’il rencontrait !

Je voudrais du fond de ma tristesse de te savoir disparu clamer ma révolte face à l’injustice, la complaisance, la complicité, l’indifférence, l’oubli, le mépris, la spéculation, le sectarisme, l’arbitraire, la marginalisation, la privation du regard, l’exclusion, le rejet, les mondanités, le manichéisme, le copinage, les délires verbeux et nombrilistes, le conformisme, la lâcheté, le snobisme, les mondanités, les compromissions courtisanes, et tout ce que je ne nomme pas mais qui nous entoure comme les tentacules d’une pieuvre dans le cloaque nébuleux et trouble de l’art contemporain.

Je voudrais enfin te dire Dominique, que nous continuerons d’exister, de combattre, même si personne ne s’intéresse à ce que nous faisons, quoi qu’il en soit tant que nous vivrons, que nous continuerons de travailler, d’avancer, de réfléchir, de créer, oui, nous tous, comme tu voulais pourtant le faire jusqu'au bout de toi-même, nous le ferons en continuant de nous battre pour nous frayer un chemin dans la jungle de l’art, même si la lutte est âpre, terrible et inégale.

Nous existerons et nous vivrons quoi qu’il en soit, n'en déplaise à ceux qui nous ignorent !

Nous le ferons pour toi, pour ceux qui comme mon père étaient aussi de grands artistes, ont disparus dans l’indifférence et l’oubli, pour le salut de ceux qui prônent encore technique, valeurs essentielles, référence aux grands maîtres du passé, (et sans oublier quoi qu’en pensent nos détracteurs Marcel Duchamp qui exista après et «grâce à» ses prédécesseurs), tout simplement pour répondre à notre manière à ces quelques questions :

- est-ce un critère de qualité (et même - selon certains - «de génie») d’être jeune et inconnu plutôt qu’âgé et méconnu ?

- le message que nous avons à délivrer ne mérite-t-il pas tous les combats que nous devons mener ?

- le vécu dont nous nourrissons notre art ou notre démarche, ou les deux, ne doit-il pas être vivifié sans cesse afin de s’incruster dans la durée du vivant par delà tous les amoindrissements qui nous guettent, défiant tous les obstacles qui nous menacent ou se dressent sur nos chemins ?

- de quelle richesse intérieure devons-nous faire preuve pour continuer de partager avec ceux qui nous ressemblent (et ils sont innombrables !) ces montagnes d’espoir, ces océans de volonté constructive, salutaire à une affirmation saine et positive de l’être, de l'âme de notre art, autant pour nous-même que pour autrui ?

J’aurais voulu "nous" reposer ces questions en en reparlant de vive voix avec toi avant que tu disparaissent, peut-être t’auraient-elles décidé à reprendre le combat et à ne pas retourner tes armes contre toi ?

Alors je le fais pour celles et ceux qui douteraient d’eux-mêmes (d’elles-mêmes) ou simplement de la vie, qui pourraient parcourir ces lignes en arrivant jusqu'ici quel qu‘en soit le moment (plus encore s'il est difficile), en espérant de ton mon cœur, de tout mon être, qu’ils ou elles se relanceront dans le combat de l'existence avec toute l’énergie que leur pensée aurait pu leur transmettre si elle avait levé le voile sur les batailles gagnées grâce à la ténacité, à l’acharnement, à la volonté d’en découdre avec l’adversité lorsqu’on croit du fond de sa détresse que le mot «Avenir» ne doit plus exister.

Tu es parti le 15 mai de cette année 2011, notre adieu Dominique n’est pas tout à fait un adieu si en essayant de répondre aux questions que je n’ai pu te poser je pouvais aider à prolonger d’autres vies, d'autres affirmations créatives, afin que tu ne meures jamais…

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commentaires

Alix 02/03/2013 12:25


Je suis vraiment bouleversée d'apprendre la triste fin de Dominique qui était pour moi un grand artiste, tant en peinture qu'en magie. Il était, comme tout artiste, d'une sensibilité à fleur de
peau. Je me rappelle qu'il travaillait beaucoup et qu'il était très perfectionniste.


Je l'ai senti aussi très fragile et pense que sa situation financière devait être difficile. S'il y a eu aussi des problèmes sentimentaux, il y a dû avoir une conjonction de facteurs qui peuvent
expliquer son geste désespéré.


Quel dommage que soit parti un si grand artiste dans ces conditions !

Alain-Marc 04/03/2013 21:52



Tout à fait vrai.


Personnellement je suis très malheureux de n'avoir rien pu faire pour l'empêcher de faire cela...


AM



Nicolas 22/01/2013 17:13


J'aurais adoré connaitre ce monsieur, participer aux stages qu'il a organisé, le cotoyer pendant tes stages et prendre des cours dans son atelier, autrement dit, croiser son chemin. Je suis sur
qu'il m'aurait apporté beaucoup.


C'est vraiment doimmage, comme j'ai eu l'occasion de te le dire, Alain, "qu'il n'ai pas su se vendre" ou qu'il soit tombé sur une conjointe qui aurait su mettre en valeur son travail, tout
simplement pour qu'il puisse gacner sa vie. Et dire que certaines personnes qui se prétendent "artistes" alors qui ne savent faire que de la m..., vivent dans les honneurs tout simplement par ce
qu'ils ont rencontré des personnes qui on su vendre leur "travail" en exploitant l'ignorance de beaucoup qui sont prêt à dépenser des fortunes pour aquérir des "oeuvres" que l'Histoire nemportera
pas dans la postérité. Je pense particulièrement à une scène du film "Les intouchables" qui ne doit malheureusement pas être une caricature.

Alain-Marc 25/01/2013 18:08



Vous avez raison et votre témoignage est très touchant, je vous en remercie.


Il y a des artistes célèbres qui méritent de l'être, et d'autres dont le talent et le travail plus artificiel est mis en avant et financièrement valorisé sur des critères différents de leur
valeur intrinsèque réelle...


J'espère que la reconnaissance du travail de Dominique et de ses immenses qualités artistiques et humaines sera au moins honorée en un premier temps ne serait-ce modestement, ici même dans ce
blog, merci d'y participer,


AM 



Marie-Pierre Perez 22/07/2011 07:13



J’ai été effondrée en lisant votre très bel hommage rendu à Dominique.


Sans pouvoir le joindre j’ai fini par aller sur la toile et ai ainsi appris son décès.


Merci pour vos lignes, je l’ai bien retrouvé en les lisant.


Il est un homme inoubliable.


Je l’ai rencontré il y a quelques années, ai eu la chance de découvrir son travail de sculpteur, ses dessins, ses peintures tout comme son évolution remarquable en magie à force de travail
méticuleux et passionné.


Il aimait raconter ces nouvelles idées: un automate, un nouveau tour de magie.


Dominique avait aussi bien l’imaginaire que la technique.


IL commençait par la petite histoire souvent drôle pour planter le décor, il donnait ainsi une âme à ses créations. Chaque scène était soigneusement décrite pour que son invention prenne vie,
chaque mouvement envisagé.


Il a donné pour quelques amis et moi un spectacle en début d’année et nous a fait passée une soirée inoubliable.Il a fait des tours époustouflants à quelques cm de nous sans que nous
puissions voir ou comprendre quoi que se soit. Il manipulait des gobelets, des balles puis des anneaux , des cartes. Il a fait son tour du poivron, farci en une fraction de seconde, comme par
enchantement, d’un carré de soie sur lequel chaque personne présente venait de faire un dessin.


Il avait fait choisir une carte et demandé qu’elle soit replacé sans qu’il la voit dans son paquet. Il a d’abord facilement retrouvé cette carte qu’il a ensuite passée sur une flamme, puis,
demandé à mon ami ayant choisi la carte quelles étaient les initiales de ses nom et prénom puis , presque au même instant montré le dos de la carte. Et là c’était extraordinaire, Dominique ne
connaissait pas les invités avant la soirée, les présentations avaient été faites par les prénoms mais nous avons pu tous lire les initiales marquées par le feu. C’était fabuleux. Cette carte est
restée depuis dans le portefeuille de cet ami et tous m’ont reparlé avec émotion des talents de Dominique et de la qualité de sa représentation.


Certains souhaitaient le revoir en magie, d’autre découvrir ses toiles.


Je ne connait personne l’ayant rencontré qui ne soit tombé sous le charme, qui ne soit à présent dans la peine.


Je n’ai pas réalisé qu’il était arrivé à la limite de ses ressources, qu’il était devenu si fragile et si désespéré. Que c'est-il passé?


Il me manque énormément.


Nous dinions parfois ensemble, aimions marcher dans Paris et le long de la seine.


C’est-ce nous avons fait à notre dernière rencontre. Nous avions découvert ou boutique exposant des baguettes de magiciens. Il les avait essayées et en avait choisi une pour l’étude et la
création de sa propre baguette et d‘un nouveau tour.


Je repenserai à ces récits, il est un exemple.


Les fées on bien de la chance .


Marie-Pierre


 


 



Alain-Marc 24/07/2011 12:15



Merci Marie-Pierre pour votre émouvant témoignage.


C'est grâce à nous à présent que Dominique va pouvoir continuer à exister non seulement dans nos mémoires et dans nos coeurs mais surtout pour celles et ceux qui ne le connaissaient pas et
peuvent prendre conscience de la perte que représente sa disparition !


AM



anne-marie 18/06/2011 15:28



des mots qui me touchent au plus profond, des mots de douleur, d'incompréhension face à une détresse qui n'a pas su trouver d'écho...j'imagine cette résonnance au fond de toi comme si elle était
mienne. J'aime ces mots qui libèrent malgré tout...peut être aurons nous au tibet la possibilité d'échanger sur ce point...peut être pas ...la magie des lieux nous amènera peut être à éluder le
négatif...


amitiés à toi


anne marie



Alain-Marc 21/06/2011 00:55



Amitiés Anne-Marie et encore merci pour tes mots. Nous en reparlerons sans doute !


Grosses bises, à bientôt,


AM



TRAN 17/06/2011 23:09



Bonsoir,


Je suis très attristée d'apprendre ce soir le décès de Dominique ARMILHON, mon mari a été l'un de ses élèves pendant deux ans, et cette rencontre avec cette artiste hors du commun lui a apporté
une expérience riche et inoubliable;Ce soir je suis allée sur le site de Dominique car je cherchais son adresse email pour l'inviter à une exposition de mon mari Hien,j'ai cherché en vain à le
contacer sur son portable et je comprends ce soir pourquoi....mon mari et moi sommes extrêment peinés.Dominique avait fait l'un de ses tous premiers spectacles de magie en 2005 pour l'entreprise
de mon mari, et il est venu manger plusieurs fois à la maison, nous avons beaucoup échangé, j'avais même un projet de livre car son parcours m'avait pronfondément touchée,  il m'avait
accordé plusieurs entretiens pour me donner de la matière pour ce projet....Dominique prenait un plaisir immense à faire des tours de magie à notre fils Hugo.Je le croisais de temps à autre dans
Vincennes.Il restera à jamais dans nos coeurs , nous perdons un artiste au talent immense et un ami.Repose en paix Dominique, ton talent a déjà dû en impressionner plus d'un là haut.


Françoise et Hien



Alain-Marc 17/06/2011 23:45



Merci Françoise et Hien pour votre témoignage qui me touche beaucoup !


Par delà le temps et l'espace Internet est un outil merveilleux qui permet de réunir les gens lors d'évènements parfois douloureux et intimes comme celui-là...


Dominique s'il le voit de là-haut en sera touché...


AM



eva 16/06/2011 23:37



Vois-tu, je ne connais pas ton Ami, mais je suis bouleversée aux larmes par ta lettre... Elle est si pleine d'amitié et de véhémence contre les injustices que je suis émue aux larmes...Elle est
si pleine d'amitié que Dominique est vivant ici... Hier encore, je disais sur le blog d'une camarade que la vie n'est que violence d'un bout à l'autre, du début jusqu'à la fin, et parfois, la vie
est si douloureuse, si insupportable, qu'on est tenté de retourner sa propre violence contre soi-même. Je t'embrasse fraternellement Alain.



Alain-Marc 17/06/2011 00:22



Merci Eva,


... C'est que vois-tu je n'ai rien pu faire d'autre pour lui que d'écrire cet article !


grosses bises Eva,


AM



Yves Giroud 15/06/2011 17:13



Suis allé sur le site de ce peintre que je ne connaissais pas. Quel talent! Et quelle tristesse qu'un art si maîtrisé n'ait pas suffit à remplir son auteur de plénitude. Je suis convaincu qu'il
ne faut pas travailler pour la gloire, mais pour soi, pour se comprendre soi-même et jouir de la beauté des choses, même si un peu de reconnaissance fait toujours plaisir ... En le portant à
notre connaissance, tu lui a rendu un bel hommage.



Alain-Marc 15/06/2011 22:56



Merci pour ton passage Yves,


De plénitude si, je crois que son travail la lui apportait . Mais il n'arrivait pas à en vivre et c'est cela qui est désespérant. C'est terrible de ne pas arriver à vendre son travail et à gagner
dignement sa vie quand on n'a que celui-ci (et la magie) pour vivre (survivre dans son cas...) et payer ses charges professionnelles qui sont me semble-t-il en France ...écrasantes (sans oublier
un coût de la vie plutôt élevé à Paris) !


Il y a certainement une autre raison (je dis cela connaissant assez Dominique pour le supposer) plus intime, qui aurait pu le pousser au désespoir. Mais nous ne la connaîtrons sans doute jamais
car il l'a emportée avec lui.


Amitiés Yves et à + bien cordialement,


AM



cocole 15/06/2011 09:24



Bonjour Alain, je suis triste pour toi de la perte de cet ami si cher à ton coeur et à la création ! Puisses le temps apaiser cette douleur et la rendre plus douce ,si l'art peut te venir en aide
sur ce chemin, la croix sera plus légère !


bien à toi


 



Alain-Marc 15/06/2011 10:55



Merci Cocole,


Pour ma part je ne crains pas grand chose car je suis très autonome et même si je suis touché par la disparition de cet ami je peux t'assurer que je me suis donné les moyens de puiser dans l'art
autant que dans mes échanges avec autrui les sources d'une énergie considérable...


C'est celle-ci qui me fait clamer ma révolte face à des injustices ou des mépris qui peuvent affaiblir ou même tuer les plus faibles, ce ne sont pas des personnes ou des individus en particulier
que je dénonce ainsi mais plutôt le fonctionnement d'une société qui a tout pour permettre à l'individu de s'épanouir, mais dont le mécanisme des rouages produit souvent l'effet contraire pour
beaucoup d'entre nous !


Amitiés et à +,


AM



blj73 14/06/2011 22:32



Magnifique cet hommage à ton ami disparu, et grand artiste que tu me fais connaître. Magnifique cette démarche à travers cet hommage que tu fais pour tous ceux isolés par leur  souffrance.
Puissent  ces quelques mots atténuer ton  chagrin.



Alain-Marc 15/06/2011 10:44



Je l'espère de tout coeur, en tout cas je suis certain que ce sont celles et ceux qui sont passés (es) par certains chemins et en sont revenus plus forts qui peuvent le mieux en aider d'autres
qui pourraient s'y embourber ou s'y perdre ...


Merci pour ton commentaire et à + bien cordialement,


AM



Feuille 14/06/2011 21:20



Comme je comprends ta douleur!...Tes réflexions nous portent sur le sens de ce que nous faisons, sur le sens de l'art, sur le sens de nos relations. Nous ne pouvons en aucune manière nous sentir
un tant soit peu responsable du désespoir de nos amis, même si nous pouvons bien sûr quand l'opportunité nous est donnée, leur tendre la main, leur porter une écoute, une aide, un regard. Mes
pensées t'accompagnent toi et les proches de cet artiste.


 



Alain-Marc 15/06/2011 10:05



Merci Feuille,


Je pense à ses parents, à ses plus proches que moi...


Parfois on se sent impuissant à aider autrui alors qu'on voudrait vraiment le faire .


Je te dis "à bientôt" bien amicalement,


AM



m'annette 14/06/2011 19:10



Je ne connaissais pas cet artiste dont j'admire ce que tu nous montres...
Qu'il ait mis lui-même fin à ses jours est certainement difficile à supporter. Les artistes ont souvent des blessures très fortes au fond d'eux-mêmes, que même leur art ne parvient pas à
cicatriser ni à combler...


Je t'envoie toute mon affection en soutien...



Alain-Marc 14/06/2011 19:40



Je pense aussi à ses parents pour lesquels c'est si dur ...


Merci de ta pensée M'Annette,


AM



anne-marie Mary 14/06/2011 19:00



Quel regret de ne pas avoir connu cet artiste ! j'ai regardé son site et ,comme toi ,Alain ,je me sens subjuguée par son talent...merci pour cet article que tu as écrit pour lui et qui me fait
monter les larmes aux yeux.. Oui , la vie d'artiste est difficile  ;on est souvent au bord du précipice   et parfois ,hélas , on bascule !



Alain-Marc 14/06/2011 19:39



J'espère qu'il y a un paradis pour eux et qu'il y est !


Je t'embrasse A-Marie, à + bien amicalement,


AM



Jackie 14/06/2011 19:00



Magnifique hommage rendu à ton ami... artiste et homme  exceptionnel.


Je te rejoins en silence dans ta peine . Je t'embrasse.



Alain-Marc 14/06/2011 19:31



Merci Jackie et grosses bises,


AM



junguilin 14/06/2011 18:54



Bel hommage, Alain, que tu m'avais annoncé... Je comprends ta tristesse, ta sagesse,aussi...Adieu, donc, l'artiste et magicien que je ne connaissais pas. Bises.



Alain-Marc 14/06/2011 18:59



Quelques-uns seulement parmi nous avaient eu le privilège de le rencontrer...


Tu l'aurais apprécié, c'est sur !


Maintenant je vais reprendre la publication régulière d'articles, j'ai beaucoup de choses à partager avec vous;


Amitiés, à bientôt,


AM



Dominique BAUMONT 14/06/2011 18:05



Ton ami n'est pas parti Alain. On dit en Afrique que l'on passe de l'autre coté du chemin, sur l'autre rive du fleuve. Il est là, avec toi, pas très loin en fait. Et puis on dit aussi que les
étoiles sont les yeux des disparus, alors regarde le ciel et tu verras l'étoile de Dominique. Elle brille, tu la reconnaîtras. Bien à toi. Dominique



Alain-Marc 14/06/2011 18:33



Merci pour ta sagesse et ton réconfort Dominique,


En écrivant pour lui cet article, je pensais aussi à d'autres étoiles qu'il a rejoint et dont je reparlerai aussi plus tard, à commencer par un père et un fils à l'immense talent, qui ont
traversé le fleuve avant lui, pour qu'on ne les oublie pas non plus...


Je voudrais aussi à travers cet article aider toutes celles et ceux qui liraient mon billet dans une situation semblable et seraient tentés de commettre l'irréparable, de combattre encore malgré
les vertiges du désespoir.


...N'ayant pu lui écrire ces lignes à temps si je pouvais aider ne serait-ce qu'une ou un seul d'entre eux, ce billet aurait pris tout son sens.


Amitiés Dominique, à bientôt,


AM