L'art du carnet de voyage et de l'aquarelle au service du peintre voyageur : ce blog en explique les différentes
facettes inspiratrices, techniques et créatives à travers une vie d'aquarelliste . Il vous convie à partir en voyage pictural . C'est donc le journal d'un peintre qui aime découvrir et partager,
mais pas seulement ...
Présentation
:
Aquarelliste et peintre voyageur
:
En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
Alain MARC en live : si vous me voyez sur l'écran
ci-dessous, c'est que je suis en ligne (pour le vérifier cliquez sur l'interrupteur, puis cliquez sur "Live Streaming Video") . Vous pouvez alors communiquer avec moi par message
instantané (on peut aussi "basucler" sur Tinychat si vous avez webcam - micro) = voir tout en bas des pages de ce blog !
Stages d'aquarelle et carnets de voyages : Pensez dès à présent à réserver vos stages 2010 :
- Les stages "classiques" tels ceux duJURA
ORIENTAL(été et pour la 1ère fois cette année hiver), dePROVENCE, desGORGES DU TARN,oudans LE GERS (mais il y en a d'autres) sont des sessions
multi-niveaux d'aquarelle traditionnelle avec une initiation à son application aux carnets de voyages,ils vous offrent de nombreuses opportunités de travail sur le motif, très polyvalentes, se sont des stages pour tous niveaux, y compris pour débutants .
Cliquer sur l'image ci-dessus,
c'est l'un des "classiques" 2010 !
- Les stages"carnets de voyages" sont une véritable
immersion dans la pratiquedu carnet de voyage et de l'aquarellesur le terrain, et sont ouverts aux débutants comme aux stagiaires plus expérimentés. Ce sera vers le Maroc, l'Atlas, Marrakech et Essaouira, mais aussi vers le Vietnam et la Baie
d'Halong que vous pourrez aller en 2010, et l'Andalousie de la Route du Califat, l'Algérie du Mzab ou l'Anti-Atlas et le Tibet qui vous attendent pour 2011
...
Cliquer sur l'image ci-dessus,
c'est l'un des carnets de voyages 2011
!
- Les stages "formule découverte" sont de nouveaux stages en séjours courts ou carnets de voyages avec planning «allégé»: plus qu'une découverte, ils vous ouvrent les portes de l'aquarelle en voyage !
N'hésitez pas à me demander les informations sur tous ces stages par courriel (voir plus haut) .
Extraits vidéo d'Aquarelle en Voyage :
Vos
prévisions météo
- précises et à 3 jours en France pour votre
localité ou destination avecMétéociel - à 3 jours aussi dans le monde quel que soit le pays,
avecLa chaîne
météo
Équipiers-équipières aquarelle
- Vous aimeriez partager vos bons moments d'aquarelle lorsque vous partez peindre dans votre ville ou votre quartier ? - vous
aimeriez aller peindre avec d'autres artistes motivés comme vous lorsque vous voyagez ? Alors cet espace est fait pour vous uniquement si vous êtes amateurs souhaitant vous retrouver entre-vous (je
réfléchis pour l'avenir à une autre rubriquepossibles'adressant aux professionnels ou semi-professionnels) : - si vous êtes amateur donc, et voulez entrer dans ce module transmettez-moi votre prénom (ou
un pseudonyme et lieu de résidence) je les rajouterai ci-dessous en établissant un lien anonyme avec votre e-mail, et vous pourrez ainsi trouver des coéquipiers (ères) de peinture plus
facilement . Il suffira de cliquer dessus pour vous écrire un e-mail !
Adorable petit hameau perché au dessus des gorges sauvages de la Selves en nord Aveyron : c’est lui que nous choisissons pour une randonnée aquarelle qui devrait
démontrer une fois de plus l’intérêt d’une pratique qui pour tout aussi spontanée qu’elle soit entre au cœur des êtres et des choses sans complications particulières, sans «prise de tête» sans
cette quête effrénée du «toujours plus créatif», toujours plus «recherché», toujours plus «original», toujours plus "abouti" !
Que ce soit dans le fond ou dans la forme, mon plus grand bonheur à l’heure actuelle n’est plus "l’aquarelle de tableau", celle qui
trônera en multiples versions selon l’expression la plus affirmée de mon style le mieux reconnu aux cimaises d’une galerie ou à celles d’expositions renommées : tout cela il y a belle lurette que
je m’en fiche !
Je ne dis pas que je n’y reviendrai pas, car dans ce domaine j’ai «déjà donné» (je regarde parfois avec amusement une petite pile de
«diplômes» entassés sur une étagère de garage au même tire que de vieux contrats de galeries) …
Le clocher de Bez Bédène tout inondé de soleil avec quelques coups de pinceau et traits de stylo : un luxe rare que ne connaissent
pas certains milliardaires qui auraient «tout vu et sauraient tout» parce qu’ils pourraient tout s’offrir (ils pourraient facilement se payer l‘aquarelle, mais pas forcément le plaisir de la
faire ce que vont apprendre ou confirmer tous nos amis de randonnée picturale demain matin) … (Aquarelle Pierre NAVA)
Ce qui me comble en ce moment c’est le plaisir de peindre tout simple, tout bête, ce contact avec le monde aussi éphémère que le monde lui-même, loin des ronds de
jambes et des courbettes à l’incertaine sincérité, cette odeur d’un instant qui vous pénètre les narines en même temps que les chants d’oiseaux en harmonie avec une lumière qui ne reste qu’un
instant mais que j’aurai «éternisée» en même temps que mon émotion sans même y prendre garde si ce n’est qu’elle vous laisse un souvenir impérissable aussi profond que celui d’une semaine de
peinture nécessaire pour terminer un «chef d’oeuvre» qui ne sera de toute façon au regard de l’histoire qu’éphémère lui aussi .
Pierre NAVA était avec moi en cette après midi de soleil et de ciel bleu pour préparer nos journées de randonnée et aquarelle de
demain et après-demain, ces fameuses journées d’initiation informelles et conviviales du Festival de la randonnée Pleine nature d’Espalion dont je vous ai déjà ici même maintes fois parlé : il pense
comme moi !
L’église dans son environnement, en croquis aquarellé toujours par Pierre : - elle n’est pas belle la vie ? … (Aquarelle Pierre NAVA)
Reste à partager ce bonheur tout simple, tout fort, tout vrai qui veut dire que peindre vite et simple est autant source de réussite que de se plonger dans une
quête qui est sans fin, et qui ne débouche parfois pas toujours sur les espérances mises en elle … Je reviendrai là-dessus plus tard et croyez bien que je défendrai ce point de vue haut et fort,
je sais de quoi je parle, il y a au moins 55 ans que je suis dans le bain, du côté de la palette et des pinceaux !
En attendant je vous dis « à bientôt », peignez comme bon vous semble et faites-vous plaisir, pour ma part je sais ce que nous allons partager demain .
Et si vous ne peignez pas rêvez, simplement les yeux fermés ou ouverts et soyez surs que c’est déjà faire de la peinture …
Pour ma part j’étais monté un peu plus haut au dessus du ravin où se perche le village le jour où j’avais réalisé celle-ci une
après-midi de mai tout aussi ensoleillée … (Aquarelle Alain MARC extraite du livre «Aveyron, Carnet de routes», Éditions du
Rouergue 2005 - 2008)
- Comme vous le savez, j’y anime plusieurs ateliers . Hors, si un espace « dédicaces » ne m’est pas attribué pour les moments où je ne suis pas en
animation ateliers, venez à la fin des ateliers (ou amenez votre ouvrage à ces ateliers si vous y participez), je vous dédicacerai mon livre sur place dès que la séance d’atelier thématique sera
terminée .
La couverture du livre que beaucoup d’entre-vous connaissent déjà bien : elle est pour cette nouvelle réédition, réalisée dans un superbe papier
glacé qui met encore mieux en valeur les couleurs de l’aquarelle du motif (C’est la vallée de l’Aveyron au début de l'automne à Mirabel entre Rodez et Villefranche-de-Rouergue) .
Croquis de route et aquarelles se partagent les illustrations du livre accompagnés de textes et commentaires dans et hors texte . Ici je me suis
arrêté au marché aux bestiaux de Laissac, un marché hebdomadaire typique et très animé qui se déroule tous les mardis matins . De nombreuses autres planches de ce type illustrent la vie de ce
département qui fait figure de province à lui seul (le Rouergue), réalisées en une ou plusieurs séances sur le motif, et qui me laissent de magnifiques souvenirs que vous partagerez avec moi au
fil des pages …
Portraits et rencontres fortes, singulières ou atypiques, paysages et nature aux quatre saisons (j’ai mis 5 ans pour réaliser ce
livre), vie sauvage, particularités économiques, architecturales, géographiques, fascination pour le patrimoine de ma région, ont été les fils conducteurs de cet ouvrage que vous pourrez acheter
à l’espace librairie de la Biennale ou commander chez votre libraire ou à la FNAC (ou ici,ici, ici, et ailleurs, etc.) si vous ne le trouvez pas sur leurs rayons, pensez-y pour vos cadeaux de Noêl, je peux vous assurer que si vous l'offrez à quelqu'un qui aime nos valeurs, son
patrimoine, nos paysage et cette façon particulière de les aborder , ce sera un cadeau apprécié (et pas seulement des Aveyronnais que vous connaitriez) car nombreux sont les témoignages de
sympathie qu'il m'a approrté depuis sa parution, depuis même les antipodes il n'y a pas très longtemps où on m'a fait plaisir en me disant que c'était un grand bol d'air pur venu de notre petit
bout de France !
J’avais commencé de vous faire l’article qui viendra après celui-ci, dans la flamboyance de ce bel automne éclatant de soleil et de couleurs indicibles vues sur le
chemin de l’Aven Noir, quand j’ai rencontré la brebis gravide aux yeux tendres …
Elle était avec les premières bêtes du troupeau, dans un endroit du causse que les feux de l’automne n’ont pas encore embrasé, comme si l’été était encore la saison
présente, comme si son nouveau statut de « future mère » n’était pas arrivé .
Elle me regardait d’un air étrange, la seule à s’intéresser à moi tandis que les autres continuaient de paître avec l’avidité de la gourmandise comme si ces fonds
de dolines à l’herbe toujours verte représentaient le seul intérêt des valeurs du causse, en tout cas à leurs yeux et papilles de brebis !
Alors j’ai voulu la dessiner et en faire l’animal qui se détache du troupeau, le mouton singulier qui même s’il n’a pas cinq pattes n’est est pas moins celui qui
voit ce que les autres ne voient pas, celui qui s’intéresse à ce que les autres délaissent, une sorte de brebis dont le Roquefort pourrait être meilleur parce qu’il a le goût d’un
« ailleurs » qui commence par un regard différent de celui de la masse du troupeau !
Mais de quelle race une telle brebis me direz-vous ?
Peu importe la race, même s’il s’agit ici d’une brebis de Lacaune, celles-là même qui produisent le lait destiné à la fabrication du nectar que vous savez, fabriqué dans la secrète fraîcheur des
fleurines du Causse du Combalou qui domine Roquefort, la Mecque du fromage français de brebis, l'un des "haut-lieux" d'un département aux très anciennes traditions et qui inspire les
artistes dans tous les registres .
Elle aurait pu être une Raïole (la cévenole aux belles cornes torsadées), une Caussenarde des Garrigues (son infatigable cousine aux longues pattes), ou bien même
une Barbarine (cette Rouge du Roussillon, parente orientale et nord-africaine qui s’est si bien habituée ici), tout est dans le
regard je vous l’ai toujours dit, tout est question de ce qu’on regarde et qui nous intéresse dans la vie !
Si comme moi vous aimez le Roquefort et les falaises du Combalou, si vous aimez tout simplement les brebis, les bergères et le bergers, je vous invite à les faire
vôtres en ouvrant les pages 188 à 197, 201 et 202 entre autres de mon livre « Aveyron,
Carnet de routes » paru aux Éditions du Rouergue qui vient d’être réédité, foncez chez votre libraire pour voir s’il peut vous en procurer un
exemplaire, sinon commandez-le sur le Web àAmazonou à laFNAC…
Je vous reparlerai plus tard des brebis citées plus haut à propos du dernier berger transhumant du Causse Noir dont je fais le portrait dans mon futur ouvrage
surl’Aven Noir(ouvrage qui ne parlera pas seulement du gouffre et de nos exploration mais nous emmènera à la rencontre d’une région envoûtante et de ses très sympathiques
habitants) …
Mais avant de repartir ensemble vers l’Aven Noir en traversant l’un des plus beaux paysages qui soient en ce moment (les Gorges de la Dourbie), je voulais juste
partager avec vous le regard attendrissant de cette petite brebis gravide, espérant qu’il vous aura un instant distrait de la grisaille du monde où nous vivons avec ses hourvaris pas bucoliques
du tout et ses crises financières qui le sont encore moins, et que la direction dans laquelle nous regardons nous permet de surmonter bien plus facilement !
Les falaises du Combalou où se cachent les fleurines à Roquefort si secrètes et rares où je vous emmène dans « Aveyron, Carnet de routes » .
L'Aveyron 2 : le retour, avec le rap hip hop de Fred Musa !
Me voici de retour en Aveyron après cette belle 8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand .
Je vous en reparlerai longuement et consacrerai des articles à quelques-uns (unes) de mes camarades exposants (tes) .
Pour l’instant je suis tout heureux de respirer l’air pur de ma campagne, celle qui a donné à notre cher pays tant de grand noms, des commandes de l’état jusqu’aux plus lointaines
contrées du globe .
J’ai retrouvé les petits enfants de ma région, qui mènent une vie heureuse dans le droit sillage de la tradition, et qu’on rencontre souvent en costume rouergat les jours de
grandes fêtes .
Ceux-là sont mignons comme des cœurs, font les bêtises de leur âge et grandissent tout doucement . J’en parle dans mon carnet de voyage de proximité « Aveyron, Carnet de
routes » paru aux Éditions du Rouergue il y a 2 ans . J’en profite en passant pour vous dire que ce tirage est épuisé et que si vous voulez vous en offrir un exemplaire pour Noël, foncez
chez votre libraire pour voir s’il ne lui en resterait pas encore dans ses fonds de rayons .
Sinon écrivez à l’éditeur afin qu’il se dépêche de le réimprimer (vous trouverez son adresse en mettant en recherche son nom sur les moteurs dédiés style Google, il est installé à
Rodez) …
Mais aujourd’hui et parce que je suis content (demain c’est une nouvelle grande descente dans l’Aven Noir pour plusieurs jours), j’ai décidé de vous offrir un petit rap de ces gamins devenus grands (et tout aussi adorables,
vous allez voir) : quand le rap aveyronnais se met à la mode du « comico-rap-terroir » façon Kamini ou Fatal Bazooka, voilà ce que cela donne : si vous aimez le hip-hop
charcuto-hardcore complètement fou-fou et décalé vous serez servi (e) !
On aime plus ou moins la fin genre « tête de porc », mais il faut bien avouer (et pourtant je ne suis pas un inconditionnel absolu de ce genre musical) que nos
adorable petits ont fait du bon boulot, (en tout cas bien prometteur) qui a au moins le mérite de sortir le rap des banlieues et de le relooker avec un grand coup de nouveauté et de fraîcheur
.
- Au prochain article pour de nouvelles aventures, (sans doute retournerons-nous à la Biennale de Clermont-Ferrand) ?
Fontaines aveyronnaises et carnets de proximité ...
Parce que le voyage peut commencer dès le pas de sa porte, il suffit parfois de peu de choses pour voir très différemment son environnement immédiat, pour partir à la découverte de sa propre région ou même aller à la rencontre d’un univers fascinant qui se trouve quelque fois tout simplement au fond de son jardin !
J’ai un principe pour réussir ce genre de carnet : j’essaie de partir à la découverte de tout ce qui m’entoure comme si je ne l’avais jamais vu et je me pose des tas de questions :
- qu’est-ce que c’est ?
- à quoi cela sert-il ?
- pourquoi cela est-il ainsi fait ?
- qui peut me renseigner ?
- etc. …
Je vais ainsi être amené à me documenter, à rencontrer des gens passionnants et à courir ma campagne à des heures inhabituelles pour moi, ou selon des itinéraires totalement différents de ceux que j’emprunte habituellement . Je vais aussi prendre des chemins de traverse, utiliser le vélo tout terrain, randonner, faire du canoë, du ski, et que sais-je pourvu que je m’étonne moi-même comme j’étonnerai certainement celles et ceux qui me suivront à travers les dessins et textes que j’en ramènerai .
J’ai ainsi décidé un jour de consacrer mes balades aux fontaines de mon pays : elles sont innombrables et souvent admirables, beaucoup sont de véritables petits monuments historiques et elles portent en elles bien des secrets, bien des légendes et des aventures qui méritent qu’on se penche au dessus de leur bassin avec émotion et tendresse, qu’on en boive l’eau (si elle est potable !) avec toute la conscience des cheminements secrets qui la font jaillir ici plutôt qu’ailleurs pour apporter et transmettre la vie dans son émergence au grand air !
Cette jolie fontaine se trouve en sud Aveyron . Elle se prolonge par un abreuvoir . Il faut dire que la rareté de l’eau dans les Grands Causses en fait le lieu le plus précieux des villages où on en trouve une, et ce sont les « lavognes » (ces mares pavées à la surface du causse, voir mon livre « Aveyron, Carnet de routes ») qui les remplacent sur le plateau pour le breuvage des animaux . Elles sont situées à l’entrée des hameaux, près des fermes ou sur le parcours des brebis auxquelles ces lavognes sont essentiellement destinées …
Si vous êtes dans la région d’Espalion en début de semaine prochaine (lundi 13 et mardi 14 août), s’il reste de la place dans le groupe (voir avec l’Office de Tourisme de cette charmante localité au 05 65 44 10 63 ou directement au 05 64 44 10 37 ) vous serez les bienvenus (es) et nous partirons comme l’an dernier sur deux jolis itinéraires (dont un de nouveau avec possibilité de ne venir qu’à l’un des deux) pique-nique dans le sac et pinceaux à la main !
Petit entracte au milieu de mes articles sur l’Aven Noir, (qui continueront normalement bien sur, puisque je veux vous montrer les aquarelles et croquis réalisés pendant cette magnifique aventure) .
Mais ce matin en faisant mon « footing - escalade », le lever de soleil était si beau sur ma vallée que je ne peux m’empêcher de vous le faire partager à ma façon !
Vous savez ? … Je l’avais déjà fait une fois en le dessinant en face de ma maison .
Mais là, surgissant des nuages au milieu des blocs d’escalade, au dessus de cette vallée noyée dans la brume, avec la nature si sauvage et si belle que j’aime tant, je me suis dit : « - Il faut absolument que tu leur offres cela ! »
Contre-jour matinal sur le trajet des rochers de l’école de blocs d’escalade : magnifique échauffement en VTT au dessus de la vallée embrumée … (Photo Alain MARC)
C’est pour vous remercier de toutes vos visites qui ne cessent de croître et pour votre gentillesse à travers les e-mails que vous m’adressez, même si vos commentaires sont très rares sur le blog et je dirai inversement proportionnels aux visites, ce que je n’arrive pas à comprendre …
Par exemple pour le dernier article du portrait de Roland et de l’Aven Noir vous êtes entre hier et avant-hier 734 personnes à l’avoir vu, et j’ai juste eu un commentaire dont je remercie chaleureusement « l’auteure », car cela ne peut qu’encourager à essayer de faire des articles approfondis .
Papier « pourri » à cause de sa trame, mais suffisant pour faire un petit exercice en technique humide des brumes à contre-jour, éclairées par le soleil levant … (Aquarelle Alain MARC)
Heureusement vos visites sont très nombreuses, et cela prouve aussi comme je ne fais aucune « pub » pour ce site, qu’il intéresse vraiment, et que s’il "fidélise" autant les visiteurs c’est bien qu’ils doivent y trouver quelque chose d’utile, d’intéressant ou de divertissant …
Afin de vous donner une idée de l’évolution du blog et de faire un bilan à la fin de cette période « première bougie », le bond fait en avant depuis l’ article laçant cet « anniversaire » est considérable : de 37400 visiteurs (ce qui n’est déjà pas trop mal pour un petit site comme le mien) vous êtes passés en 1 mois ½ à 52300 !
Je ne veux pas vous importuner avec des chiffres, mais tous ces jours-ci vous êtes entre 2500 et 3000 par semaine à venir lire ces pages depuis les 4 coins du monde, la journée record de ce dernier mois étant celle du 22 novembre dernier avec 2288 pages vues (contre 175 à la même date il y a 1 an, je vous laisse calculer le pourcentage de progression) …
Voici l’un des surplombs qui m’a donné le plus de fil à retordre et que je n’ai pu passer que sur sa brèche sud-est (et encore en me faisant peur) . Je l’adore car on dirait un visage de profil qui regarde le soleil se lever au dessus des brumes de vallée comme un étrange et énigmatique personnage monolithique de l’Île de Pâques ! (Photo Alain MARC)
Alors je le répète pour vous remercier (et faire à ma façon la fête avec vous), je vous emmène dans mon « Île de Pâques » à moi, ces extraordinaires rochers ruiniformes qui font de ce coin-là une sorte de paradis, un vrai petit bonheur de nature sauvage et cachée (je les ai déjà évoqués dans un article ancien) . D’ailleurs ce matin j’y ai levé une dizaine de perdrix et y ai rencontré un magnifique renard roux à la queue noire qui n’a pas eu peur du tout et a disparu tranquillement au milieu des rochers .
Ce bloc est l’un des plus « coriaces », et je me suis « dégonflé » de l’escalader sans corde ce matin car il fait tout de même quelques mètres déversants un peu trop exposés sans entraînement soutenu ! Mais avouez qu’il a fière allure au dessus des vagues de brume … (Photo Alain MARC)
Comme d’habitude lorsque je vais dans ce coin-là je viens en VTT, sac au dos contenant mon carnet de croquis (ce matin j’avais pris un papier minable pour l’aquarelle !) et un peu d’eau, je laisse le vélo à l’entrée du parcours dans les buissons (il n’y a pas de voleurs ici), et je pars en footing . En ce qui concerne mon circuit de ce matin j’ai refait un parcours que je n’avais pas fait depuis des années qui consiste à enchaîner en escalade de rochers en rochers et en courant entre deux, tout le bord oriental du causse à cet endroit-là, ce qui m’a laissé constater combien j’avais besoin d’entraînement pour retrouver le niveau de ma pleine forme . Mais ne nous plaignons pas, si je n’ai pas « décollé » dans certains passages j’ai tout de même réussi à « refranchir » certains surplombs que je croyais enfouis dans mes souvenirs de jeunesse … Simplement j’ai perdu toute l’aisance que j’avais avant, et me suis surtout un peu fait peur par endroit sans corde .
Ce qui est bien à cette heure-là quand il fait bon comme ce matin, c’est que le papier garde bien l’humidité . C’est alors un régal de peindre la lumière qui passe à travers les vagues de brume… (Aquarelle Alain MARC)
Aussi pour me reposer et reprendre mon souffle, rien ne fut mieux qu’une petite aquarelle sur le motif . J’en ai fait 3, c’était top beau, dans le silence du matin juste troublé par le son des clarines montant de quelque troupeau, qui paissait sous le brouillard au fond de la vallée . À présent, je vous dis « à bientôt » pour reprendre le cours des aquarelles de l’Aven Noir !
Ça y est, le soleil est passé par dessus la brume et éclaire généreusement « mes » beaux rochers . Il va faire beau aujourd’hui . Allez, vite encore une petite aquarelle ! (Photo Alain MARC)
C’est la dernière : maudite trame du papier ! Mais ce sont les derniers bancs de brume qui se séparent sur le ciel bleu … (Aquarelle Alain MARC)
Aveyron, sur les hauteurs du pays d'Olt : le volcan de Roquelaure .
Je voulais pour ce premier article « anniversaire » , une page de carnet plus complète qu'à l'habitude, à la fois simple et exceptionnelle, qui nous permette de partir à la recherche de symboles forts et beaux comme la vie .
Dans un voyage sans prétention mais où nous rencontrerions la présence de ce « souffle » que je recherche en toutes choses, à commencer par les êtres que j'aime .
Il fallait que le rêve et l'évasion commencent sur le pas de ma porte ou pas très loin du point de départ de tous mes voyages, (ce petit coin d'Aveyron où je me ressource lorsque je ne suis pas en chemin) .
Afin qu'à travers cette « célébration », ce nouveau commencement, vous soyez comme invités chez moi à fêter ce 1er anniversaire .
Pour vous remercier de vos visites comptabilisées à 37400 ce jour, de votre fidélité, de la consultation des 163000 pages que vous avez vues !
Avec un grand bouquet d'air pur et de lumière qui puisse vous parvenir sans effort particulier : ici même à la lecture de cet article .
Cela commence par le soleil qui perce la brume dans la forêt : une image toujours magique et un signe de bon augure pour tout le reste de la journée ! (Photo Alain MARC)
C'est donc par une modeste mais originale randonnée, que je vous invite à commencer avec Ptit'Jo et moi-même la série des « articles anniversaires » .
Si je l'associe avec joie à ce projet, c'est que depuis la naissance de ce carnet en ligne, vous connaissez Ptit'Jo : il n'a jamais raté une aventure dans laquelle puisse se projeter son regard d'enfant, nous éclairant de sa spontanéité et de sa pureté, nous renvoyant à la nécessité de rechercher l'émerveillement sur chacun de nos pas, et puis c'est lui aussi un jeune « carnettiste » à sa façon !
La condition la plus élémentaire selon mon point de vue pour aborder le carnet de voyage . Curiosité, pouvoir d'écoute et d'adaptation, éveil et création, être colporteur de souvenirs pour compléter .
La Toison d'or de Ptit'Jo : un trésor inestimable qu'il n'abandonnera pas pendant les kilomètres de la randonnée ! (Photo Alain MARC)
Nous partons donc sur les hauteurs du pays d'Olt sur les pentes d'une butte basaltique singulière dominant de plusieurs centaines de mètres la vallée du Lot, appelée communément ici « le volcan de Roquelaure » à cause de ses étonnantes coulées de basalte prismatique et de ses dykes, portant le nom d'un petit village qui s'appuie contre l'un d'eux .
On ne dit pas pour désigner cette contrée « pays du Lot » mais « pays d'Olt », en continuité de son ancienne appellation évoquant la vivacité de ses coutumes, la beauté de ses paysages, et la douceur de son climat (voir mon carnet de voyage "Aveyron, carnet de routes" ) .
Notre randonnée est une boucle qui de la pointe la plus occidentale du « volcan » traverse le flanc nord pour aller jusqu'à l'extrémité orientale et revenir au point de départ par un très panoramique sentier de crête .
Elle ne fait que quelques kilomètres et on peut flâner à sa guise au gré des rencontres et des découvertes sur le trajet, parcourir ses immenses éboulis de prismes basaltiques (attention, le parcours sur les éboulis peut s'avèrer dangereux pour des chevilles fragiles), s'arrêter pour déjeuner à mi-parcours à l'excellent petit restaurant du village de Roquelaure et rentrer face au soleil en empruntant en grande partie le GR 620 depuis lequel la vue s'étend vers le nord du plateau de l'Aubrac jusqu'aux cimes du Lévézou et au Causse Comtal au sud .
On peut très bien faire la randonnée sans traverser les coulées de prismes basaltiques . Mais elles sont inévitables dans la première partie du trajet, lorsque celle-ci traverse la forêt hors sentier . (Photo Alain MARC)
Nous étions sur les éboulis basaltiques lorsque monta de la vallée une rumeur étrange et mystérieuse comme un tumulte sourd et lointain .
Le bruit était parfois recouvert par celui du vent, mais il se rapprochait par vagues sonores comme un écho qui n'en finissait pas, étonnante mélodie aux consonances multiples d'où émergeaient des beuglements de vaches . Quand il se précisa, plus accentué dans la pente, nous reconnûmes l'émouvante marche des troupeaux descendant de la montagne : de retour de transhumance les bêtes rentraient sur les fermes du causse Comtal après 5 mois d'estive dans les verts pâturages d'Aubrac . La tradition est toujours là, et même si la fête ne draine pas des foules comme à la montée du mois de mai, c'est toujours un moment magique qui nous remplit d'émotion . Un signe fort et un symbole de vie qui continue et se renouvelle, un joli un clin d'oeil du destin pour notre « randonnée anniversaire » !
C'était au mois de mai pour fêter la transhumance . Le troupeau accompagné des bergers, d'un accordéoniste et d'un « cabrétaïre » sort du village d'Aubrac pour rejoindre l'estive (on dit ici la « montagne ») qui lui est désignée . Il a parfois parcouru près de 40 km depuis les fermes lointaines du causse ou de la vallée . (Aquarelle Alain MARC)
Nous avons accompagné un troupeau et ses bergers quelques centaines de mètres, toujours autant attendris par la beauté de cette race d'Aubrac, unique en son genre avec son superbe pelage fauve, et ses grands yeux tendres et doux .
C'est l'arrière-garde du troupeau que nous avons accompagné . Tradition séculaire . Il y a moins de drapeaux et de trophées entre les cornes, mais l'émotion est toujours là : c'est un pur bonheur et un privilège que de pouvoir encore y assister . Je rajoute cette phrase après avoir suivi le très beau reportage de TF1 ce midi sur le retour des troupeaux dans les Pyrénées : la sonnaille au ton le plus grave et le plus sourd, (que l'on entend en nombre dans mon enregistrement ci-dessous), applelée en Rouergue la "clape", est destinée à donner le rythme de la marche au troupeau . En écoutant l'enregistrement, on le comprend bien, mieux : on le "voit" ! (Photo Alain MARC)
Vous entrez dans ce voyage sonore en cliquant sur le bouton de lecture ; s'il ne se charge pas immédiatement attendez un peu et recommencez . Si vous n'avez pas de lecteur cliquez sur l'image et attendez le téléchargement du fichier son, cela ne durera plus d'une ou deux minutes (vous pourrez même enregistrer ce fichier sur votre ordinateur pour le réécouter quand il vous plaira) .
Nous avons aussi vu des troupeaux qui descendaient presque autant décorés qu'à la montée . De toute façon les vaches d'Aubrac sont toujours aussi belles et fières même peu ou pas pomponnées . (Aquarelle Alain MARC)
La halte de Roquelaure fut aussi un grand moment de complicité et de découverte : son château bâti sur le piton volcanique domine le village et coiffe l'ensemble d'une harmonieuse touche offrant au site une allure de lieu privilégié empreint de quiétude et d'intemporalité . Un endroit idéal pour oublier toutes les furies de la terre !
Le hameau de Roquelaure dominant la vallée du Lot sur fond d'Aubrac dans la lumière du soir . Je n'ai pas eu le temps d'en faire une aquarelle car nous n'étions qu'à la moitié du trajet et le soleil commençait grandement à décliner ! (Photo Alain MARC)
Quant au retour, il nous donna des ailes tant nous étions justement au dessus du monde sur cette crête lumineuse, si haute et paisible à la fois qu'on aurait cru marcher sur un sentier fait des rayons du soleil et de parcelles de ciel bleu .
En arrivant à la voiture, Ptit'Jo, serrant dans ses bras un trésor inestimable (un tapis de mousse ramassé dans la forêt), me dit des étoiles plein les yeux : « - Tu sais, avec ton logiciel de synthèse sonore, je te ferai une musique pour l'anniversaire de ton blog ! »
À suivre ...
Voici en orange le trajet de notre randonnée : on peut laisser la voiture au hameau de Fraysse (ce qui veut dire « le frêne » en occitan) et descendre depuis l'antenne située dans le village à travers la forêt de Cervelaure vers le premier éboulis de basalte . Attention ce trajet entre les points notés A et B est difficile : le sentier est peu marqué au départ, la traversée des éboulis est difficile surtout en forêt, et il n'y a plus de sentier entre la première coulée de basalte et les granges de Guzoutou . Ensuite c'est une partie de plaisir avec un dénivelé positif de 200m environ . Carte IGN au 25000 Espalion 2438 E . (Carte ci-dessus : croquis d'Alain MARC)
Journées d’initiation au « carnet de voyage » dans le cadre du Festival de la Randonnée Pleine Nature (B)
.
Suite du précédent article relatant les deux journées de « randonnée - aquarelle - carnet de voyage » que j’ai eu le
plaisir d’animer sur des parcours du8ème Festival de la
Randonnée Pleine Naturequi se déroulent en ce moment en Nord - Aveyron .
- Deuxième jour : tour de Coubisou, petit village perché sur les premières pentes de l’Aubrac, avec des tas de motifs bucoliques et fleuris au charme indéniable
.
Le chemin creux descendant vers le ruisseau coulant au pied du village permet des regards magnifiques sur Coubisou qui apparaît soudain à travers les
arbres de l’autre côté de la vallée .
L’objectif de cette journée était de traduire par quelques aquarelles et croquis aquarellés l’ambiance de ce coin de campagne, en relatant notre parcours sur la
boucle du trajet qui nous ramenait au village .
Avec une planche de motifs consacrés à l’architecture des lieux, au croquis de vaches d’Aubrac caractéristiques de l’élevage du haut plateau et aux effets de
lumière sur le chemin, la page de carnet fut vite remplie et chacun put approfondir des sujets plus complexes comme les effets d’ombres et de lumières dans le chemin creux .
Voici Coubisou au dessus de ses jardins en terrasses : l’unité architecturale et l’harmonie des maisons blotties autour de l’église et du vieux château, la beauté de
l’environnement préservé et le charme des rues et jardins fleuris pourraient faire de ce village l’un des plus beaux de France . Mais le département de l’Aveyron est déjà celui qui en compte le
plus, et bien d’autres villages ont autant de charme ici . Nous le savourons en appréciant le calme qu’un tel titre( fut-il mérité) ne lui conserverait pas longtemps : alors tant pis pour le
titre et tant mieux pour le calme et la sérénité des lieux !
La charrette fleurie du haut du village au retour : - jamais de
sa laborieuse existence elle n’a due connaître un tel succès !
Parmi tous les sujets abordés pendant cette randonnée d’initiation, les vieux outils agricoles constituant les motifs de fin de journée, permirent à
tous de mettre l’accent sur la vie rurale d’une époque pas si lointaine que cela où la vie du village était rythmée par celle des saisons et les travaux des champs …
C’est le petit bout d’aquarelle que j’ai réalisé pour expliquer comment interpréter le ciel (avec discrétion), les toitures du village et la mise en valeur des maisons par
contrastes simultanés des valeurs, tant pour les maisons entre-elles que par rapport au fond de végétation entourant le hameau, qui doit le mettre en valeur tout en restant à l’arrière plan …
(Aquarelle Alain MARC)
Journées d’initiation au « carnet de voyage » dans le cadre du Festival de la Randonnée Pleine Nature (A) .
Voici le résumé des deux journées de « randonnée - aquarelle - carnet de voyage » que je vous avais annoncées lors d’un précédent article .
Je devais les animer sur des parcours très faciles du 8ème Festival de la Randonnée Pleine Nature qui se déroulent en ce moment en Nord - Aveyron, et elles connurent un véritable succès lié certainement au choix des itinéraires et à l’intérêt qu’ils présentaient sur le plan pictural .
- Premier jour premier itinéraire, « Lo Camin del Castel » (ce qui veut dire en occitan « Le chemin du château ») qui emprunte l’ancien chemin médiéval d’Espalion à Calmont jusqu’en haut de la butte de ce petit hameau, contourne cet important château médiéval du Haut Rouergue, et revient à Espalion par l’ancienne rue droite de Calmont qui aboutit en plein centre de la jolie bourgade . Les points de vue jalonnant le parcours sont parmi les plus beaux de cette région, et les sujets de peinture innombrables .
Une partie du trajet emprunte un très joli sentier constitué de fragments d’orgues de basalte, la butte du Calmont étant presque exclusivement basaltique, reliquat au sud du Lot de l’immense coulée de lave qui donna naissance au plateau de l’Aubrac …
L’objectif de cette initiation au carnet de voyage était de réaliser au moins une planche de croquis, textes et aquarelles relatant notre journée, tout en apprenant les rudiments de ce mode d’expression . Chacun était autonome, avait dans son sac matériel de peinture et pique-nique, était bien chaussé et prêt à se consacrer entièrement à la découverte de l’aquarelle, moteur de cet original parcours .
Résultat de l’expérience chaque participant revint avec au moins deux pages très intéressantes, certains avec trois pages de motifs très vivants et variés !
Les ruines du vieux château comme toile de fond pour ce paysage verdoyant et bucolique qui aurait inspiré les plus réfractaires contradicteurs de l’aquarelle !
Formidable moment de récréation dans la basse-cour d’une ferme du hameau de La Saliège : même celles et ceux qui se croyaient les moins doué (es) ont réussi de magnifiques motifs, … et la fermière toute émue décida sur le champ de se mettre à l’aquarelle tant elle fut convaincue !
L’étape du chapiteau médiéval au sonneur de cor fut aussi très appréciée, ce petit chef-d’œuvre rajouté à ce mur par hasard provient certainement du château voisin . J’imagine qu’il illustre un passage de la Chanson de Rolland, si quelque un peut m’en dire plus j’en serai ravi, il est photographié dans l’article de présentation des ces journées que vous pouvez revoir en cliquant ici .
Voici en résumé l’une des pages réalisées par une participante, qu’elle me pardonne d’avoir oublié son nom, son travail était très vivant, si elle le reconnaît j’espère qu’elle m’écrira pour me rappeler comment elle se nomme : je réparerai immédiatement cet oubli !
Aquarelle et randonnée, … au Festival de la Randonnée Pleine Nature .
Vous vous souvenez peut-être de l’article que j’avais écrit à propos de la sortie du topoguide du Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de l’Aveyron, aux presses de la Fédération Française de la Randonnée :
Eh bien c’est dans cet esprit mais avec deux randonnées très courtes (pour les rendre accessibles à des enfants ou personnes n’ayant aucune habitude de la randonnée pédestre), que j’animerai sur des parcours très faciles, deux journées d’aquarelle dans le cadre du 8ème Festival de la Randonnée Pleine Nature qui vient de commencer en Aveyron .
J’éprouve beaucoup de plaisir à partager mon expérience dans ce type de randonnée à aider chaque participant à réaliser son motif avec le plus de réussite possible . Nos poses peinture ne sont jamais trop longues, et elles ponctuent notre parcours en s’adaptant aux changements de lumière autant qu’au plaisir de la découverte : assurément, vous y êtes toutes et tous les bienvenus (es) !
Ce fort intéressant festival connaît un succès croissant qui dépasse à présent les limites de notre beau département . Il se déroule du 14 juillet au 15 août sur 11 cantons du Nord Aveyron et ne concerne pas seulement les randonneurs pédestres .
Sur des parcours extrêmement nombreux et variés, ce sont des centaines de sorties qui sont proposées sous toutes les formes de moyens « naturels » de locomotion : promenades au pas de l’âne, descentes en canoë et Kayak, randonnées VTT libres ou accompagnées, cyclotourisme, « escalarbre », vias ferratas et parcours aventure, canyonning, trotinette de montagne, parcours aérien, spéléologie sportive, « golfun », randonnées équestres, visites guidées à thèmes (patrimoine, culture, histoire, etc.), balades à thèmes plus scientifiques ou spécifiques (astronomie et observation du ciel en nocturne, botanique, faune, flore, géologie et géomorphologie, parcours écologiques et pêche en rivières), avec en plus de tout cela autour d’expositions, de veillées et de nombreux films, un grand nombre d’animations (quilles de 8, championnat de France de chiens de troupeaux, etc.) …
Cette ferme rouergate (grange à droite couverte de tuiles mécaniques rouges ce qui est plutôt anachronique en nord Aveyron et pays ruthénois) présente un porche d’entrée remarquable, c’est pour cette raison que je m’y suis arrêté . Je l’ai traitée en aquarelle classique de façon assez légère, et une fois l’aquarelle sèche j’ai rehaussé au trait et à la plume avec de l’encre sépia délébile les détails graphiques les plus évidents (bordures et angles de certaines pierres, de certaines lauzes des toitures, le bord des parties à l’ombre des linteaux de portes et fenêtres et de bordures de toits, etc.) . Enfin j’ai dilué ou fait fuser à l’eau claire avec le pinceau les traits d’encre les plus marqués, afin de mieux intégrer le graphisme à la couleur … (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)
Ce coq de clocher en tôle polychrome orne une croix dans le hameau de Pomerols perché avec les ruines de son château médiéval au dessus du Lot . Nous découvrirons ainsi de petits joyaux de l’art populaire dans le plus beau des musées : le milieu rural qu’ils n’ont jamais quittés et où leur rôle d’identification aux racines ancestrales est toujours vivant …
Je vais donc en ce qui me concerne animer deux balades artistiques basées sur l’initiation au carnet de voyage et à l’aquarelle, qui nous feront cheminer sur deux très jolis petits itinéraires …
- Premier itinéraire le mardi 1er août : départ d’Espalion pour une balade originale sur « Lo Camin del Castel » qui nous emmènera par l’ancien chemin médiéval d’Espalion à Calmont jusqu’en haut de la butte de ce petit hameau, au pied de cet important château médiéval du Haut Rouergue . Nous redescendrons par la rue droite de Calmont qui nous ramènera devant la mairie d’Espalion .
Nous travaillerons aussi bien le paysage avec les très belles vues sur la vallée du Lot et l’Aubrac, que l’architecture ou les détails du patrimoine local .
Superbe chapiteau polychrome aussi (mais il a perdu ses couleurs) représentant un personnage sonnant du cor (troubadour, chevalier, chasseur ?) une pierre de grès de rougier parmi les autres dans le bâti d’une maison du hameau de Calmont : sans doute provient-elle du château médiéval à une centaine de mètres de là ? - Encore un intéressant motif pour notre petit carnet de voyage d’un jour !
- Deuxième itinéraire : le vendredi 4 août à partir du petit village de Coubisou . Ce sera une jolie boucle autour de ce charmant village perché sur un promontoire . Comme pour la boucle du « Camin del Castel », nous peindrons de bucoliques paysages avec en fond le hameau aux ombres toujours différente selon les heures du jour, et de nombreux petits motifs en rapport avec l’architecture ou le patrimoine .
Pour les deux sorties, il faudra amener son pique-nique personnel, ne pas oublier de boire régulièrement s’il fait chaud comme ces jours-ci, et être correctement chaussé pour cheminer dans les sentiers et chemins creux qui nous attendent .
Une avancée de grange nord aveyronnaise typique : - c’est un motif qui peut être réalisé assez vite sur la base d’un croquis aquarellé aux crayons de couleurs aquarelle . Il faut faire très attention avec ces crayons à ne pas utiliser des couleurs qui se révèleront criardes une fois humidifiées (par exemple la plupart des verts) . Une fois le dessin réalisé on pose les couleurs au pinceau comme pour un croquis aquarellé au crayon à papier (et pas seulement avec de l’eau seule), puis on laisse sécher . Enfin on peut faire quelques rehauts au crayon aquarelle de couleur bleu outremer ou gris, ou terre d’ombre brûlée ou sépia (ou un peu de chaque suivant nécessité) . Un peu d’eau claire sur le pinceau passée en bordure de ces derniers traits peu les intégrer au motif plus harmonieusement s’ils sont trop « visibles » . (Aquarelle Alain MARC 14 x 18 cm)
Si vous êtes en Aveyron à ce moment-là et que vous souhaitiez vous essayer au croquis et à l’aquarelle inscrivez-vous dès à présent auprès de l’Office du Tourisme d’Espalion au 05 65 44 10 63 ou directement au 05 64 44 10 37 vous êtes les bienvenus (es) !
Et si vous voulez connaître le programme détaillé de cet original festival d’été, rendez-vous sur leur site :
Voici une superbe sarrasine en fer découpé à la forge au tranchet, ornant et défendant un « fénéstrou » (petite fenêtre en occitan), toujours dans le village de Calmont . Il y en avait à l’origine une autre placée perpendiculairement : elle croisait la première, et on en voit les trous de fixation carrés sur les pierre d’encadrement en haut et en bas . C’est un motif à ne pas négliger qui peut tout à fait « terminer » une page consacrée aux détails du bâti local .
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