Aquarelliste et peintre voyageur

Aquarelle de reportage : le Pétassou de Trèves .

Voici la nouvelle rubrique promise, dont je pense qu’elle va beaucoup vous intéresser !  ... Lisez-là pausément  (même si elle est assez longue) avant de lancer la vidéo, cela vous permettra de bien la comprendre et de mieux l'apprécier .

L’aquarelle de reportage :

Elle est le fruit d’un travail qui même s’il parait rapide et facile sur le terrain, n’en est pas moins approfondi, faisant appel à de nombreux médias et demandant un minimum de recherche et d’enquête pour s’affirmer pleinement . La mise en ligne d’articles nouveau dans cette rubrique sera moins fréquente que pour celle des carnets de voyages, car l’aquarelle de reportage et ses investigations demandent qu’un minimum d’éléments soient réunis pour offrir toute leur potentialité .

Mais le résultat débouche toujours sur une expression multiple, où l’aquarelle seule bien qu’étant un élément de l’ensemble, est un élément déterminant, car c’est autour d’elle (comme dans le carnet de voyage) que vont s’articuler les principales lignes de force dégageant l’identité du reportage et la mise en valeur du sujet dont il est l’objet .

Ce qui différencie l’aquarelle de reportage et son produit global (dont écriture, photos, documents multimédias, etc.) du carnet de voyage, c’est que l’aquarelle de reportage est assujettie pendant la durée d’un évènement aux trois grandes lois du classicisme dans les principes de la tragédie : unité de temps, de lieu, d’action, principes dont elle est tributaire, et pour lesquels « l’aquarelliste reporter » pour être plus performant dans sa démarche, doit être préparé .

Elle se double par conséquent de recherche d'informations et d’une enquête préalable de terrain (ce qui n’est pas nécessaire en carnet de voyage, le voyage lui-même avec ses rencontres et aventures constituant la matière du carnet), permettant de suffisamment connaître l’évènement afin d’être plus « attentif » au moment de s’y confronter, et par la suite de compléter son investigation pour en finaliser le reportage de la façon la plus élaborée et la plus fidèle possible .

Elle s’implique aussi davantage, en élargissant sa démarche de base à une action dans laquelle elle participe à l’évènement en devenant l'un de ses supports et de ses prolongements . La boucle est ainsi bouclée, l’artiste devenant objet de son art, ( - la vie elle-même pouvant alors être « art » à son tour … - ) son produit pictural devenant donc acteur de l'évènement auquel il participe .

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Le matériel de peinture de l’aquarelliste de reportage est réduit à sa plus simple expression : il doit contenir sans encombrement dans les poches du gilet, sans crayon, sans gomme, ni eau . (Photo Alain MARC )

Sur le plan purement technique, l’aquarelle de reportage doit être libérée de toute contrainte d’exécution (accentuation et adaptation de certains procédés déjà efficaces en carnet de voyage et apparition de nouveaux procédés) : pas ou peu de dessin (celui-ci étant directement réalisé par la mise en forme des couleurs), adaptation des prises de notes selon le déroulement de l’évènement, maîtrise parfaite de la technique « aquarelle de terrain », des mélanges de couleur, très grande rapidité d’exécution, disponibilité permanente par rapport au sujet (ce n’est pas lui qui doit s’adapter à nous, mais nous qui devons être capables de « le suivre » quelle qu’en soient les difficultés), improvisation et mémorisation pour restituer au mieux l’éphémère, matériel très léger et fonctionnel (ce qui fait de l’aquarelle le seul médium « élaboré » offrant autant de possibilités d’expression, le pinceau à réservoir, la boîte pliable et le gilet de pêcheur avec carnets de peinture dans les poches devenant alors indispensables) .
C’est donc autant dans la forme que dans le fond que cette approche de l'aquarelle se différencie de celle généralement utilisée dans le carnet de voyage (bien qu'elle en emprunte certains aspects et que son utilisation dans ce cas bénéficie de ses plus performants moyens) !

Sa complémentarité avec les autres formes de support (écrit, photo, multimédia, etc. qui restent quant à eux comparables à ceux du carnet de voyage) en tant qu’outil d'expansion et de vie propre de l'évènement en question, lui permettant de s'inscrire dans la durée non seulement avec la valeur d'un témoignage, mais resituant ses valeurs et son existence dans une intemporalité sans distanciation .

Le Pétassou de Trèves : 

Pour l’aquarelle de reportage il faut des sujets forts, captivants, hors du commun . Peu importe que l’évènement soit médiatisé ou pas, très connu ou tout à fait confidentiel …
Le choix du Pétassou pour ce qui est du premier article me permettant de lancer ce concept nouveau « d’aquarelle de reportage » n’est pas anodin : ce personnage est selon Jean-Marie LAMBLARD l’un des archétypes de celui d’Arlequin, Arlequin évocation de la Commedia dell’arte, le mouvement humaniste produit par la renaissance qui donna aux bateleurs et aux artistes dans une dimension tout à fait novatrice, leur véritable droit de cité …

Ne soyez pas étonnés de me voir avec une minerve à la fin de cette vidéo : elle est le produit d’un monumental vol plané effectué dans les Gorges du Trévezel !

En ce qui concerne ce clip, (merci à Isabelle qui en me véhiculant m’a permis de le réaliser) c’est pour des raisons d’espace que j’ai dû compresser en les accélérant légèrement les images d’introduction de cette première vidéo consacrée à l’aquarelle de reportage (la démo de peinture des chevaux et leurs cavaliers) .

Quant à moi, j’espère maintenant que les ondes positives du Pétassou vont m’aider à surmonter la présente passe et à guérir vite de tous les soucis associés . (Vidéo Alain MARC, la laisser se télécharger avant de la relire)

Dans le cas du Pétassou de Trèves, nous partons à la découverte de l’une des plus anciennes et des plus étranges traditions, qui relève plus de l’ethnologie que du folklore, car il s’agit d’une tradition bien vivante, toujours inscrite dans notre époque et qui joue un rôle social en véhiculant des valeurs de référence pour toute une communauté . Un héritage qui, bien qu’il soit liée aux manifestations carnavalesques, demeure une originalité par sa spécificité autant que par le lieu de sa manifestation .

Trèves est effectivement un petit village du nord des Cévennes, au fond des Gorges du Trévezel, dont le destin, avant même que le lieu-dit n’existe, puisait déjà ses racines dans les profondeurs de l’irrationnel par la magie de pratiques sépulcrales néolithiques des plus mystérieuses, en témoignent les vestiges (classés) de la grotte du Pas-de-Joulié dominant (elle n’est pas la seule) le village . À noter dans ce domaine du monde souterrain, la proximité de l’Aven Noir, ce qui m’amène à vous révéler qu’une partie de cet article est extraite des pages consacrées à Trèves dans mon carnet d’exploration de ce gouffre (édition à venir de cette exploration menée par Roland PÉLISSIER et de ses équipes, dont je témoigne dans ce carnet) .

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Trèves : le joli pont romain sur le Trévezel, avec en fond le Causse Noir sur les pentes duquel se trouve l‘entrée de l'Aven Noir . ( Aquarelle extraite du Carnet d’exploration de l’Aven du même nom )

Mais la présence du Pétassou en ces lieux ne remonte pas aussi loin …

Trèves viendrait du mot « carrefour » - en latin « trivium » - ici croisée de trois importantes voies de communication . On y vivait autrefois en autarcie quasi-totale, de différentes cultures, du ramassage des châtaignes et de l’élevage de petit et gros bétail, de volaille, d’apiculture . En parallèle avec ces activités, un artisanat saisonnier florissant à base de textiles (laine, soie, coton et surtout chanvre), permettait au village de commercer avec l’extérieur, d’affirmer son identité à travers cette particularité . En atteste mon ami Daniel ANDRÉ, historien et spéléologue, dont certains ancêtres vivaient dans la vallée du Trévezel, qui me dit : « …il y avait des Canaguiers et un dénommé Canaïer possédait des propriétés dans le secteur de la Baume Saint-Firmin (autre grotte dominant le village où se serait réfugié ce saint aux débuts du christianisme) il est curieux que ce secteur s'appelle aujourd'hui "causse de Canayères".

Entre "canayères" et "Canabières", il n'y a pas grand chose !

Les champs qui pouvaient produire du chanvre étaient toujours siliceux ; c'est le cas des abords de Canayères » .

C’est dont tout naturellement que la petite communauté s’en remettait à un autre saint et en faisait le saint patron du lieu : Saint Blaise, évêque arménien martyrisé en 316 dont le corps fut lacéré par des peignes à carder, ce qui en fit le patron des tisserands et des peigneurs de chanvre, ainsi que d’autres métiers dont la plupart des métiers du textile ; il est aussi le « maître des vents », ce qui est très important dans de nombreuses cultures, particulièrement celle du Languedoc .

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Le Pétassou dans sa première version, tel que je l’ai dessiné pendant sa tournée des fermes de la commune de Trèves . C’est la spontanéité et le ressenti qui priment dans l’exécution de ce type de travail . (Aquarelle extraite du Carnet d’exploration de l’Aven Noir)

Ainsi, le 3 février, Trèves fête la Saint Blaise : c’est le jour de la fête votive, (on dit en occitan la « voto ») . Nous sommes au lendemain de la chandeleur, et c’est à cette occasion que sort le « Pétassou », personnage central de mon reportage .

Les origines de sa présence au village restent mystérieuses, (elles seraient associées à l’apparition du carnaval à la fin du Moyen-Âge et au début de la renaissance), mais j’ai de la part de Régis VALGALLIER, (l’un des habitant de Trèves interrogé pour cette enquête et connaissant le mieux son village et ses environs), une fort intéressante hypothèse : « Ce serait une famille de tisserands gitans d’Andalousie, la famille  TREVES  originaire de Trevélez (notez la similitude des noms et leur force symbolique) le plus haut village d’Espagne dans les Alpujaras de la Sierra Nevada, qui l’aurait amené à Trèves (le village) lorsqu’à l’époque de Charles Quint, elle vint s’y réfugier » . À cette époque les populations gitanes de la région de Grenade, déjà pourchassées au même titre que les mauresques, s’étaient réfugiées avec elles au lendemain de la chute de la dynastie nasride (et de la prise de la ville par les catholiques en 1492) dans les contrées les plus reculées des Alpujaras . Hors un décret (dit de Tolède en 1539), signé par Charles Quint, leur intima l’ordre de se soumettre (ce que certains firent en s’enrôlant dans les troupes de l’empereur d'où le mot « flamenco » - flamand - dans l’argot des gitans de l’époque, Charles Quint étant d’abord ce souverain qui bien que petit fils d’Isabelle la Catholique venait des Pays Bas), ou de quitter le royaume, ce que firent les andalous réfugiés à Trèves . Ils y apportèrent leurs coutumes dont celle du Pétassou (car il paraît que le Pétassou est toujours fêté en août dans le village de Trevélez - information en cours de vérification par mon amie Katia FERSING spécialiste des contes et légendes d’Andalousie - ) .

Régis VALGALLIER a eu la chance et le mérite pour fonder cette hypothèse de recueillir le témoignage d’un descendant direct de cette famille vivant aujourd’hui en Vendée .

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Dans cette version je me suis davantage attaché à traduire du personnage son côté naïf, primitif, révélant sous le bouffon l’ogre débonnaire et protecteur ... (Aquarelle extraite du Carnet d’exploration de l’Aven Noir)

Le Pétassous est vêtu d’un habit recouvert de centaines de « pétas », chutes de tissus multicolores plutôt longs et étroits comme des rubans, conservées par les couturières et servant généralement au rapiéçage, cousues les unes au dessus des autres sur une blouse de paysan comme les écailles d’un poisson . Ce costume était autrefois entretenu par les jeunes du village, qui, après collecte des « pétas » par les garçons célibataires dans les fermes et maisons des environs, (garçons de la tranche d’âge des conscrits de l’année mais ceux qui avaient contracté mariage étaient exclus) se retrouvaient à la veillée pour préparer avec les filles dans les longues soirées d’hiver, la fête du Pétassou . Parmi tous ces garçons était désigné la semaine avant la fête celui d’entre eux qui allait porter l’habit et ses attributs (le masque, le balai de genêt et une vessie de porc remplie d’air et accrochée dans son dos) .

Cette tradition est aujourd’hui relancée grâce à l’association des Ganels, animée par les jeunes du village, qui se réunit deux semaines avant la fête du Pétassou pour en préparer le déroulement tout en rafistolant son habit . 

Le masque change chaque année et nul ne doit reconnaître le Pétassou : celui-ci est porteur des forces surnaturelles venant purifier la communauté de ses culpabilités (fautes, erreurs et péchés), un être magique sur lequel on va aussi projeter ses vœux les plus secrets !

La vessie de porc gonflée d’air est très importante car c’est elle qui contient les « souffles », les esprits assimilés à l’air, au vent, véhicule des âmes à naître autant que celui libérant celles des morts portée en soi par chacun, la métaphore du souffle cosmique, celui de la vitalité en cette période de Carnaval qui marque la fin de l’hiver et l’arrivée du printemps …

Elle est également assimilable aux symboles liés aux « pets » (comme l’ours sortant de son hibernation aux alentours de la chandeleur qui se purge de diverses façons), symboles d’ailleurs repris sous différents aspects par d’autres bouffons carnavalesques, tels que les « buffétaïres » de Lunas .

Au sortir de l’hiver, en jouant avec les souffles, Pétassou tente symboliquement de maîtriser la mort en exaltant la vie et en affirmant son triomphe dans la joie et les facéties . Il est le bon génie du village, sorte d’ogre débonnaire apte à éloigner les maléfices et les mauvais esprits .

C’est pour cela qu’il va défendre cette vessie accrochée dans son dos de qui s’en approcherait, avec son balai de genêt . On retrouve ici le mythe carnavalesque du balai fertilisateur, un balai qui lui sert à bien des drôleries comme celle d’effrayer les passants ou les chiens, ou d’arroser l’assistance en le trempant dans la fontaine du village .

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La danse avec le Pétassou . Ici, ayant plus de temps pour travailler, j’ai eu recours pour le dessin au crayon à papier, on se trouve alors dans la classique problématique des carnets de voyages, qui vient en complément de celle de l’aquarelle de reportage . (Aquarelle extraite du Carnet d’exploration de l’Aven Noir) .
Le rite du Pétassou se déroulait traditionnellement sur trois jours, le dernier d’entre eux, celui où son habit en flammes était précipité du haut du pont de Trèves en contrebas dans le Trévezel ayant aujourd’hui disparu faute de participants pour en maintenir la tradition .

Mais les deux autres se déroulent toujours avec le même enthousiasme et la même implication de la part des habitants de la localité et des environs, prouvant ainsi la vitalité de leur jeunesse d’esprit tant au niveau individuel que collectif, ayant su conserver une tradition identitaire apte à regrouper toute une communauté autour de son mythique personnage tutélaire et fédérateur :

Le premier jour, le samedi, c’est la tournée des fermes pour le droit de quête exercé par les garçons . Les filles, qui ne boivent pas, (ou le plus sobre des garçons) conduisent la fourgonnette transportant la jeunesses environnante avec le Pétassou (ne portant pas à ce moment-là sa vessie accrochée dans le dos pour des raisons pratiques) et l’accordéoniste accompagnant la petite troupe de ferme en ferme sur les routes communales . Quelques habitants suivent dans une ou deux voitures tous warnings allumés pour sécuriser le cortège .

À chaque arrivée dans les fermes, à grands renforts de coups de klaxon et de cornet à piston, au son de l’accordéon qui joue des airs de fête et du folklore régional, le Pétassou va frapper aux portes, suivi par les filles qui portent la fougasse et un gros couteau pour en couper des parts (on prononce ici « fouasse », c’est une brioche parfumée à la fleur d’oranger en forme de couronne préparée par le boulanger du village) ainsi que la boîte à offrandes, sorte de grande tirelire destinée à recevoir l’obole de chaque maître de maison .

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La tournée des fermes se continue tard dans le froid piquant de la nuit cévenole … On la termine aux lampes de poche avant de rejoindre le bal populaire à la salle des fêtes du village . (Photo Alain MARC )

Le Pétassou est toujours attendu avec impatience et accueilli comme un véritable ami . On prend plaisir à danser avec lui, à rire de ses facéties, et on lui offre ainsi qu’aux différents convives la « goutte » (liqueur familiale et alcoolisée comme le vin de noix, la prune ou l’eau de coing) quand ce ne sont pas toutes les boissons à la fois d’un copieux apéritif ! Le maître ou la maîtresse de maison est alors invité à découper sa part de fougasse (d’autant plus importante que sa famille est nombreuse), et il ou elle dépose ensuite dans la boîte à offrande son obole, qui en s’ajoutant à toutes les autres servira à couvrir les frais occasionnés par cette fête .

Les enfants sont parfois amusés parfois apeurés par cet ogre à l’allure sauvage et au comportement inattendu, mais c’est avec ravissement qu’ils se joignent au cortège pour suivre toute l’équipe dans les fermes voisines …

Quant aux chiens, qu’ils soient de berger ou de garde (ils assument généralement les deux rôles ici), je les ai toujours vu aussi féroces soient-ils reculer, même en aboyant, certains manifestant une sacré frousse devant le Pétassou !

La tournée se termine parfois tard dans le nuit, tant sont isolées les fermes dans cette région des Cévenne et Grands Causses … Un bal a lieu au retour du Pétassou dans la salle des fêtes .

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La farandole dans les rues de Trèves le dimanche matin : temps fort du rôle social et symbolique du Pétassou . (Aquarelle extraite du Carnet d’exploration de l’Aven Noir)

Le lendemain, (le dimanche), a lieu le matin la farandole menée par le Pétassou (dont la vessie accrochée dans son dos au niveau de l'omoplate gauche n’est aujourd'hui plus celle d’un porc mais de son cousin sauvage le sanglier) sur la place et dans les rues du village, avec la tournée des maisons avoisinantes . Elle avait traditionnellement lieu après la messe, mais il n’y a plus de messe à Trèves ce jour-là, le seul prêtre disponible du secteur officiant à tour de rôle pour plusieurs paroisses .

Les sympathiques restaurants du village proposent en cette occasion pour les repas de midi et du dîner des menus de circonstance souvent terminés par des « pérals » (fromages de chèvre), du Roquefort et des oreillettes (savoureux gâteaux de pâte fine, craquante et sucrée cuite dans l’huile) .

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Danses traditionnelles du dimanche après-midi à la salle des fêtes : moments de partage de toute la population autour d’un évènement ludique et joyeux . (Croquis extrait du Carnet d’exploration de l’Aven Noir)
L’après-midi marque les retrouvailles de tous les habitants à la salle des fêtes pour assister à un spectacle, un moment de grande convivialité apprécié tant des grands que des petits fascinés par un retour aux sources avec des danses folkloriques ou des tours de magie .

Enfin, c’est un grand bal qui clôture en soirée ces deux journées de « voto », occasion pour tous les jeunes des environs de se rencontrer une fois encore autour du Pétassou .

Je tiens pour terminer cet article à remercier toutes les personnes (citées dans le texte) qui m’ont aidées à approfondir mes sources et à effectuer ce reportage, à commencer par les habitants de Trèves et la dynamique association des Ganels (mot qui a plusieurs significations en occitan mais veut localement dire « les gens curieux ») qui perpétue la tradition du Pétassou et a entrepris d’animer le village .

Grâce à elle cette très rare mémoire collective continue de vivre dans nos campagnes, et l’esprit du Pétassou ne cesse de jouer son rôle protecteur et fédérateur, s’inscrivant ainsi dans les plus intéressantes manifestations culturelles du vivant .

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J’ai bien besoin moi aussi en ce moment de la protection et de l’aide du Pétassou ... (Photo Isabelle DONDRILLE )

Jeu 5 mai 2011 24 commentaires
Le Pétassou se retrouve sous un autre nom dans les carnavals basques. Je l'ai rencontré dans la montagne à Aussurucq, là où volent aussi les vautours fauves. Mêmes atours, même balai. 
Magnifique reportage, mon ami et pour un coup d'essai, c'est un coup de maître !

Amitié 
JCP - le 15/02/2008 à 08h46
Tu as raison, on le retrouve en différents endroits et cultures . Ce que j'aimerais connaître c'est ses origines  : - d'où vient-il exactement, de quelle culture ou "religion" est-il la "relique" ?
- et où l'as-tu rencontré, toi, dans le Pays Basque ? - quelqu'un a-t-il d'autres infos ?
Merci à toutes celles et ceux qui pourraient m'apporter des compléments d'informations (y compris sur sa présence à Trevélez en Andalousie) ?
Amitiés, à +,

Alain MARC
Alain-Marc
Son nom de Pétassou encore usité de nos jours n’est attesté qu’en pays de langue d’Oc puisque le mot vient de « pétas » (ou pétaç), c’est-à-dire : pièce d’étoffe de récupération pouvant servir à raccommoder un vêtement.

Cela m'a rappelé à de bons souvenirs ou lorsque ma chère fille désirait que je l'accompagne lors d'une de ses sorties me disait

Tu ne vas pas sortir avec "ces petas"

Amicalement

Nour
Nour - le 15/02/2008 à 09h29
Tu as raison ce sont des mots qui nous "parlent" et qui sont beaux parce qu'ils nous rappellent des tas de choses de notre enfance quand on est du sud de la France .
Si tu savais comme je regrette de n'entendre plus parler souvent occitan (ce n'est pas du "patois" comme beaucoup l'imaginent) dans les foires et marchés !
Aussi, quel bonheur de pouvoir le parler un peu à une occasion ou une autre dans les campagnes avec les personnes agées ou les "originaux" plus jeunes qui parlent occitan !
Il y a beaucoup à dire de l'intérêt d'une aussi belle langue, et même si son utilité a été déruite sur le plan des échanges internationaux actuels par des siècles d'écrasement intellectuel, elle reste l'une des clés de la compréhension de l'histoire médiévale de la plus grande partie des nations méditérranéennes ...
Amitiés et à +,

Alain MARC
Alain-Marc
félicitations à tous ceux qui ont su perpétuer la spontanéité de cette fête. Dans certains villages, il me semble que ce genre de fête se perpétue plus artificiellement, par tradition, plus  que par réel élan. Bravo à toi pour ce reportage qui ne peut que satisfaire notre curiosité et nous rendre encore plus admiratifs sur ton talent et le travail fourni. Que la Force du Pétassou soit avec toi!!
Elizabeth - le 15/02/2008 à 13h50

Merci Elizabeth, pour eux et pour moi .
Je suis sur que ce que tu écris fera plaisir aux gens de Trèves et aux jeunes de "l'équipe du Pétassou" !
Et c'est vrai que la valeur de cette fête est de rester confidentielle, à la fois traditionnelle et indispensable aux gens du pays . - Que serait devenu le Pétassou s'il avait été "récupéré" commercialement ?
Son âme se serait perdue et avec elle celle de sa communauté, en même temps que la respiration secrète d'une région toute entière .
... Et puis, pour que le Pétassou porte vraiment bonheur, il faut qu'il reste le Pétassou qu'on aime, celui d'un regard étonné et naïf face au printemps qu'il fait naître !
Grosses bises,

Alain MARC

Alain-Marc
C'est très intéressant ce que tu dis Alain-Marc dans cette article.Beaucoup de similitudes avec une tradtion marocaine.
"l'incarnation de l'homme sauvage,la laideur,la protection contre les maux,le sens de la fête et le renforcement des liens..."
Ces caractéristiques de vôtre Pétassou ressemblent énormément à celles de nôtre Herrma(ou Boujloud):
Chaque année,juste après la fête du sacrifice (Aïd lekbir),Herrma sort dans les douares vêtu de lambeaux de peaux de mouton coiffé d'un masque corné pour silloner les ruelles et effrayer les passants qui lui courent après en chantant:
Eh Herrma Boulhima(cellui de la chaire)
Eh Herrma le frivole
Eh Herrma excites toi
et n'arrête pas!!
Harrma passe de maison en maison en collectant des dons(autrefois des estomacs et trippes de moutons).Il va là ou il veut et toute les maisons lui sont accessibles et personne ne peut l'empêcher d'y pénétrer même dans les plus conservatrices d'entre elles.
Harrma aussi ne parle pas et ne doit pas être reconnu.A Marrakech le perssonnage de Harrma est plutôt comique qu'effrayant et il s'habille de peau de taureau et de ses cornes.A Massa il s'habille de peau de bouc noire et met ses cornes.Les gens de Massa croient que si un malade reçoit un coup de patte de Harma,il sera guerit et toutes ses maux disparaitront.Je constate que cette tradition est entrain de s'estomper dans les zonnes urbaines!!
Merci et Bravo pour ton article qui m'a rappelé tant de belles choses!!

PS:Deux choses,citées dans l'article,que je retrouve chez nous mais que je ne cadre pas avec Harrma:
1° Fougass:chez nous ont dit "Fouqqass"; c'est un gateaux dure fait avec une pâte levée auquelle on ajoute des grains d'anis et eau de fleur d'oranger ou de rose.
2°Buffétaïres:tu ne t'es pas étalé sur ce terme sur lequel je voudrais avoir d'amples information.Chez nous on dit Boulftaïre(celui des galettes).
Adil - le 15/02/2008 à 18h30
Merci beaucoup Adil pour tout ce que tu nous apprend à ton tour !
C'est la première fois que j'entends parler de ce Herrma et je trouve cela passionnant . Les similitudes avec le Pétassou ; elles sont si grandes que je n'hésite pas à établir un parallèle ou à rechercher une parenté avec celui de Trevélez en Andalousie qui serait peut-être l'héritier d'Herrma de ce côté-ci de la Méditerranée . Effectivement, si on s'en tient aux possibilités historiques on pourrait penser qu'il aurait pu traversé le détroit de Gibraltar avec les troupes de Tariq ou ses sucesseurs et que les gitans de Tevélez réfugiés dans les Alpujarras avec les maures traqués comme eux par les plus sournoises cruautés de la reconquête ... La site serait le témoignage de Régis Valgalier .
Cela prouve au moins à quel point nous sommes frères des deux côtés de la méditerranée, et combien sont vaines les luttes aveugles qui voudraient nous éloigner !  
Beaucoup de mots occitans sont empruntés aux différentes langues et cultures méditerranéennes comme beaucoup de mots espagnols sont au départ arabes, il y a donc une grande parenté entre fouqqass et fougasse, mais je ne vois pas de lien direct entre "buffétaïre" et "bouftaïre", à moins que celui des galettes ne soit appelé ainsi parce qu'il souffle sur le feu, car les "buffetaïres" ce sont les "souffleurs" qui se servent du "buffet" pour raviver le flammes (le buffet étant en occitan le soufflet pour attiser le feu) le verbe "buffar" se traduisant par souffler  . Et les "buddétaïres" de Lunel sont des bouffons de carnaval qui des facécies et des danses avec leurs soufflets .
Alain-Marc
Pour les origines de Herrma:
Et bien personne n'en soufle mot,à l'unanimité tout le monde est d'accord qu'elles remontent à la nuit des temps.Certains esprits chagrinés ont essayé de les lier au sacrifice,mais ça ne colle pas puisque le masque et le sacrifice sont deux entitées qui s'opposent.Pour être moins savant j'oserais formuler que se sont probablement deux croyances d'origine différentes qui se sont téléscopées.Je reste prudent comme même sur ce point.
Adil - le 15/02/2008 à 18h46
Et je crois que tu as raison : selon certains spécialistes, ces personnages étranges sont les "reliques" de cultes ou de civilisations très anciennes dont ne ne connaissons rien !
Alain MARC
Alain-Marc
Un premier coup d'oeil pour découvrir, mais effectivement  vu la densité et la richesse de l'article je vai revenir et  procéder pas à  pas pour en retenir toutes les leçons.
Un sacré travail que tu as fait là !
Grand merci et gros bisous 
plumette - le 15/02/2008 à 23h27
à bientôt donc Plumette,
... C'est vrai qu'un article comme celui-là en représente plusieurs de courants et qu'il me faut plusieurs jours pour l'élaborer et le mettre en ligne ! 
Cependant il y aura la version complète de ce travail-là (avec un texte plus complet et de nombreuses autres illustrations sur mon livre de l'Aven Noir ...
Grosses bises et à +,

Alain MARC
Alain-Marc

J'ai trouvé ce site: http://tamaynut01.skyrock.com 
 
Il y a des photos de Herrma (Boujloud).Je note que la tradition n'a pas été respectée:
-il y a plusieurs Herrma à la fois au lieu d'un seul.
-Herrma pose à visage découvert
-Il manque le masque et les cornes.
PS:
Autre chose,durant ton prochaine passage au Maroc,il faudrait que tu goutttes au tajine Herrma;il est fait avec les pattes de mouton et des poichiches(peu de restaurants en préparent).C'est à différencier du tajine Hergma(avec "g") qui est fait avec des pattes de veau.De loin ce dernier est meilleurs à moins que tu ne préfères le cassoulet Pétassou qu'il faudrait inventer  :)

Adil - le 16/02/2008 à 12h06
Salut Adil,
Tu m'apportes là un fort intéressant document , je t'en remercie beaucoup .
Je viens grâce à toi d'effectuer une autre recherche sur le web et voici ce que j'ai trouvé :
Le plus intéressant, un document signé par Mouna Hachim, écrivain-chercheur sur le portail de Tafraout : http://tafraout.org/modules/news/article.php?storyid=324
Ensuite : http://www.amazighblog.net/article-1835172.html
et autres documents fort intéressants sur ce même blog : http://www.amazighblog.net/archive-02-2006.html
Grâce à toi j'ai aussi découvert une très intéressante chaîne de vidéos spécialisée dans les clibs tournés en pays de cultures arabes, amazighes, arabo-andalouses, etc. et récupérées un peu partout, le peu que j'en ai vu me donne le désir d'approfondir les clips car ce sont des sources d'étude et de connaissance certains, par exemple concernant le Herrma où on le voit s'habiller :  http://en.clip-arabe.com/videos_clip-FJDHyicErDc.html
Enfin une fort intéressante photo des Herrma à marrakech comme tu les décris : http://dafina.net/forums/read.php?52,180988,page=3 avec en prime de belles peintures d'une artiste peintre, carnettiste de 1900 que je ne connaissais pas !
Alain-Marc
Bravo à ton travail d'ensemble en l'honneur de ce mode expressif qui m'est aussi trés cher....Ah! si j'avais eu cette passion il y 40 ans lors de mes 2 tours du monde avec la "Jeanne d'Arc" j'en aurai rempli des carnets....C'est mon grand regret !
La célébration du Pétassou me fait penser à un de ces rites paîens en l'honneur des "hommes feuillus" origine celtique.... 
Bonne continuation!
Christian
chris l'aquarelliste - le 16/02/2008 à 21h14
Merci Christian,
Tu sais de mon côté j'aurais aimé voyager plus jeune, mais plus jeune j'étais si fauché que je ne pouvais pas non plus, alors que mon premier carnet de voyage je l'avais fait à 11 ans sur le village où venait de s'installer mon père (Cordes-sur-Ciel), tout à côté de chez moi !  Mais je rêvais de courir le monde, et la vie a voulu que j'attende des decénnies avant de réaliser mon premier voyage digne de ce nom ...
... Toi c'était de n'avoir pas connu l'aquarelle à ce moment-là, moi c'était de n'avoir aucun moyens et une vie qui ne me permettait pas de partir .
Alors faut faire ce qu'on peut maintenant du mieux qu'on peut, et toi tu le fais vraiment très bien, tes aquarelles sont magnifiques et ton approche intéressante  .
Cordialement,
Alain MARC
Alain-Marc
Mr Alain-Marc:
Je ne crois pas que tu peux mesurer la dimension de la joie  que tu m'as procuré en citant Mouna Hachim et son e-adresse dans ton commentaire si dessus.Mais hélas ,plusieurs fois j'ai tappé sur google l'adresse que tu as communiqué,et à chaque fois je tombe sur la fameuse déception: "la page est introuvable"!!
Je voudrais que tu saches qu'il y a plus d'un an que je cherche à entrer en contact avec Mme Mouna Hachim qui a eu le courrage,l'audace et le savoir d'ecrire et de publier "Le dictionnaire des noms de familles du Maroc",aucune mention de sa maison d'edition de son livre n'est mentionné et je ne suis pas surpris .Mais  ma cànsolation c'est que j'ai le privilège d'avoir son formidable oeuvre entre mes mains.
Je sais que Mme Mouna a eu beaucoup de problèmes avec les ignorants et les stupides rapaces de mon pays.Mme Mouna sait et elle l'a dit dans le préface de son dictionnaire que son travail n'est pas terminé mais malgrès ceci des analphabètes de tout bord lui en veulent à mort.Mais contre vent et tempête, je me met à genou pour saluer son courrage et sa résistance contre les forces de l'ombre.Si Mme Mouna Hachim passe par ce site je lui dit tiens bon Mme, le peuble marocain est avec toi,tiens bon l'heure de la délivrance est toute proche et nous sommes avec toi  coeur et âme car tu nous fais honneure puisque tu mets les choses en place.Mme Mouna,tu as parlé du nom de ma famille et tu as cité mes ancêtres sans dépasser le XVIIIème siècle,je t'en remercie beaucoup(bien que j'ai certains remarques importantes mais je t'en veux pas) mais j'ai des documents(manuscrits officielles d'oudoules)qui remontent au XVème siècle,seulement je n'arrive pas à trouver le moyen de rentrer en contact avec toi.
Mr Alain Marc;je t'en suplie de vérifier que dans l'adresse de Mme Mouna Hachim il n'ya pas eu une erreure de frappe.Sinon tu me m'expliques les différents étapes qui t'ont amenées à son site.Merci beaucoup.
Adil - le 17/02/2008 à 02h24
En fait c'est très simple, j'ai tapé "herma" et "Boujloud" dans les différents moteurs de recherche (Google, Yahoo, Orange, etc.) et j'ai ensuite exploré tous les textes et liens que je trouvais, ça m'a amené sur les sites voulus .
Si tu veux écrire à Mouna Hachim, voici comment faire : http://copainsdavant.linternaute.com/membre/6987003/1235812298/mouna_hachim/

Cette jeune femme fait partie comme  Fatema Mernissi et bien d'autres, des intelectuelles qui apportent énormément au Maroc, à commencer par l'excellente image qu'elles donnent de leur pays à l'étranger .
Il faut comprendre que partout où des gens éclairent le monde d'un regard nouveau il est normal qu'ils ne soient pas toujours bien compris . Il faut percevoir cela au dessus des passions, mais la marche en avant est inéluctable dans notre époque d'échanges internationaux et le bonheur des peuples est autant fait de sa projection dans l'avenir à travers des regards nouveaux que de de la nourriture tirée des richesses de la sagesse de ses anciens, et des enseignements de son histoire dont la culture fait la spécificité . 
Pour arriver à "grandir" il faut simplement tendre en soi et autour de soi vers toujours plus de justice, d'équité, de générosité, de partage et de bonté ... Pour arriver à cela, tout ne passe pas par l'argent : la grandeur d'esprit, l'écoute, la tolérance, et la réflexion intellectuelle en font partie .
Allez, bon courage Adil, tu as la chance d'être dans un très beau pays qui est déjà aussi l'un des plus modernes d'Afrique !
Alain MARC
Alain-Marc
C'est moi encore une fois,j'y peux rien car le sujet me parle beaucoup.
A l'exception du site de Mouna Hachim,j'ai pu visiter les autres et j'ai quelques remarques:
Il est vrai que le nom de nôtre personnage sauvage différe dune region à une autre mais les plus fréquents sont Herrma et Boujloud (celui des peaux).Etymologiquement;Boulbtaïn et Boujloud c'est kif kif.Mais Bilmawen il faut que je m'attarde un peu:
Moi même je suis un amazigh,alors à mes semblables qui croient que Bilmawen est le nom amazigh de Herrma,je leur dis que c'est faux et entièrement faux:Bilmawen c'est l'amazighification du terme arabe "Belmaoun" qui signifie "celui des ustensiles de cuisine".Pourtant il existe un terme amazigh propre de Herrma qui est sur ma langue et que  j'arrive pas à me rappeler(Demain j'irais demander à maman et j'espère que sa mémoire ne lui jouera pas de mauvais tours).
Dans l'article de Abdelmjid Ridouane(sur le site que tu as indiqué),il dit que Herrma peigne son visage avec la poudre de charbon!!Je n'ai jamais vu ni entendu ça à moins que ça soit quelques eculubrations de la mode soit disons moderne.
Par contre,et il y a longtemps j'avais entendu ma grande mère (décédée il y a longtemps que dieu l'aie dans sa miséricorde) parler d'un Herrma avec des plumes d'oiseau d(en particulier l'autruche),mais je n'ai jamais été témoin de ce cas de figure. 
Pour le cas de Herrma d'Essaouira qui porte un potiron sur lequel est planté des épines de porc-épic:Je ne vous dis pas que je suis surpris par cette information et je pense que même les nombrilistes de Dafina vont l'être plus que moi.Dafina est le forum des juifs marocains à l'étranger (cité dans ton commentaire si dessus) .Dans le temps à Essaouira il y'avait un grand mélange entre musulmans et juifs et les traditions des uns et des autres ne connaissaient pas de frontières.  
Adil - le 17/02/2008 à 04h55
Tu as raison de préciser tout cela Adil, mais je pense que les références citées correspondent davantage au passé qu'au présent . Au présent il y a des traditions qui se perdent, d'autres qui se modifient, d'autres bien plus rares qui restent intactes . Je crois que ce qui compte au delà de tout ça c'est ce qu'elles veulent nous transmettre comme enseignement apte à élargir notre conscience et à élever notre esprit, qu'elle qu'en soit la source . Abolir les frontières sur le plan de l'esprit pour aller vers la paix et la grandeur de l'humanité, pour apporter des solutions positives à son devenir, fait partie de ces enseignements . le reste est sans intérêt .
Alain MARC
Alain-Marc