Aquarelliste et peintre voyageur
Automne flamboyant sur le sentier de l’Aven Noir …
Étrangement, la végétation change en remontant les Gorges du Trévezel, les couleurs sont différentes de celles de la Dourbie toute proche, c’est une autre forme d’enchantement en gravissant le talweg au matorral tout aussi parfumé, plein sud en adret du Causse Noir .
Sous le soleil qui décline lorsqu’il éclaire la vallée en passant à travers les nuages, les pentes de l’ubac du Bégon sont multicolores elles aussi et on peut plus facilement qu’à tout autre moment de l’année étudier le caractère du paysage : parfois, affleure l’argile rouge sur certaines terrasses, mais elles sont généralement colonisées par la végétation des milieux buissonnants à amélanchiers, buis, genévriers, qui envahissent les emplacements d’anciennes cultures constituant une zone de broussailles aux chaudes ternaires mi-fruticée mi-matorral, en dessous des forêts de chênes pubescents parfois ponctuées du vert vif des pins sylvestres et de celles des plantations artificielles de conifères où se mélangent de nombreuses essences ….
Pas évident d’être précis quand le temps presse ! Pourtant je tiens à saisir leur différence à ces deux arbrisseaux méridionaux, dont le nerprun alaterne, plus méditerranéen que l’amélanchier m’invite à en faire un gros bouquet au retour pour illuminer une table basse à la maison … (Aquarelle Alain MARC)
Je suis frappé par la couleur brun de pérylène à alizarine cramoisie des parcelles abandonnées, des franges des haies, où règne l’amélanchier commun qui contraste tant avec le rose saumoné presque fluorescent des nerpruns sauvages de la Dourbie . Souvent, surtout vers le fond de vallée, un érable, certainement un érable de Montpellier, lance sa flamme rose, capucine ou orangée dans la mêlée .
C’est une somptueuse pièce de théâtre dans laquelle nous sommes entrés avec l’étrange impression que notre petitesse, notre insignifiance, notre solitude n’est rien dans cette immensité de grandeur, de beauté, de magnificence : nos minuscules rôles d’acteurs qui traversent la scène parait même dérisoire face au lyrisme de la musique légère du vent d’autant qui lèche les strates arbusives, et de celle de quelques craves qui tourbillonnent dans le ciel au dessus de nous et dont le cri joyeux se répercute de falaise en falaise .
Bientôt, le trou béant de l’Aven Noir est à nos pieds .
Nous nous dépêchons d’installer la corde qui va nous plonger dans les pénombres souterraines, car la nuit arrive de son voile carthame qui recouvre tout, jusqu’à relier les ténèbres du ciel à celles de la terre …
Je ne peux m’empêcher de m’adonner à une analyse à la fois picturale et paysagère des lieux avant de mettre ma sous combinaison, et de charger mon kit de spéléo sur mes épaules . Roland, lui, comme à son habitude, a la gentillesse de m’attendre … (Aquarelle Alain MARC)
Étrangement, la végétation change en remontant les Gorges du Trévezel, les couleurs sont différentes de celles de la Dourbie toute proche, c’est une autre forme d’enchantement en gravissant le talweg au matorral tout aussi parfumé, plein sud en adret du Causse Noir .
Sous le soleil qui décline lorsqu’il éclaire la vallée en passant à travers les nuages, les pentes de l’ubac du Bégon sont multicolores elles aussi et on peut plus facilement qu’à tout autre moment de l’année étudier le caractère du paysage : parfois, affleure l’argile rouge sur certaines terrasses, mais elles sont généralement colonisées par la végétation des milieux buissonnants à amélanchiers, buis, genévriers, qui envahissent les emplacements d’anciennes cultures constituant une zone de broussailles aux chaudes ternaires mi-fruticée mi-matorral, en dessous des forêts de chênes pubescents parfois ponctuées du vert vif des pins sylvestres et de celles des plantations artificielles de conifères où se mélangent de nombreuses essences ….
Pas évident d’être précis quand le temps presse ! Pourtant je tiens à saisir leur différence à ces deux arbrisseaux méridionaux, dont le nerprun alaterne, plus méditerranéen que l’amélanchier m’invite à en faire un gros bouquet au retour pour illuminer une table basse à la maison … (Aquarelle Alain MARC)
Je suis frappé par la couleur brun de pérylène à alizarine cramoisie des parcelles abandonnées, des franges des haies, où règne l’amélanchier commun qui contraste tant avec le rose saumoné presque fluorescent des nerpruns sauvages de la Dourbie . Souvent, surtout vers le fond de vallée, un érable, certainement un érable de Montpellier, lance sa flamme rose, capucine ou orangée dans la mêlée .
C’est une somptueuse pièce de théâtre dans laquelle nous sommes entrés avec l’étrange impression que notre petitesse, notre insignifiance, notre solitude n’est rien dans cette immensité de grandeur, de beauté, de magnificence : nos minuscules rôles d’acteurs qui traversent la scène parait même dérisoire face au lyrisme de la musique légère du vent d’autant qui lèche les strates arbusives, et de celle de quelques craves qui tourbillonnent dans le ciel au dessus de nous et dont le cri joyeux se répercute de falaise en falaise .
Bientôt, le trou béant de l’Aven Noir est à nos pieds .
Nous nous dépêchons d’installer la corde qui va nous plonger dans les pénombres souterraines, car la nuit arrive de son voile carthame qui recouvre tout, jusqu’à relier les ténèbres du ciel à celles de la terre …
Je ne peux m’empêcher de m’adonner à une analyse à la fois picturale et paysagère des lieux avant de mettre ma sous combinaison, et de charger mon kit de spéléo sur mes épaules . Roland, lui, comme à son habitude, a la gentillesse de m’attendre … (Aquarelle Alain MARC)
Jeu 30 oct 2008
3 commentaires
Coucou me revoilà . J'ai été trés touchée par la simplicité et la lumière qui se dégagent de ces rameaux qques gouttes de couleurs qques coups de pinceau et nous voilà transportés dans ton automne flamboyant . Par contre tu as fait fumer mes neurones tes textes sont si denses tes descriptions et ton vocabulaire si pointus que même sans tes aquarelles on pourrait voir tes paysages , mais je me rends compte aussi combien nous nous contentons de peu en matière de vocabulaire , combien nous laissons notre langue s'appauvrir . Merci de nous faire de temps en temps une piqûre de rappel . Amitié Josselyne .
toucouere josselyne - le 01/11/2008 à 10h46
Merci Josselyne, tu es trop gentille !
Je crois que les expressions graphiques, picturales et écrites sont en fait les notes différentes d'une même portée et qu'on oublie parfois l'une au détriment des autres selon nos goûts et affinités, mais comme j'aime les trois, c'est plus normal et facile pour moi ...
Grosses bises Josselyne,
Alain MARC
Je crois que les expressions graphiques, picturales et écrites sont en fait les notes différentes d'une même portée et qu'on oublie parfois l'une au détriment des autres selon nos goûts et affinités, mais comme j'aime les trois, c'est plus normal et facile pour moi ...
Grosses bises Josselyne,
Alain MARC
Alain-Marc
Re , comment fais tu pour être si pointu dans autant de domaines diffèrents ... je m' interroge , tu dois doper tes neurones ! Je voudrais bien connaître la recette avant que les miens ne déclarent forfait . Josselyne
toucouere josselyne - le 01/11/2008 à 12h05
Tu sais c'est très bête : - je me documente, je me fais expliquer les choses par plus calé que moi et j'essaie autant de les retenir que de les complèter avant de les partager à mon tour !
Ce qui compte c'est de faire travailler davantage les neurones qui nous restent au fur et à mesure où les autres se raréfient, cela nous empêche d'être "cuit" trop vite, mais bon, c'est une sacré course conter la montre, et là on est tous (ou presque) à la même enseigne ...
à bientôt Josselyne, grosses bises,
Alain MARC
Ce qui compte c'est de faire travailler davantage les neurones qui nous restent au fur et à mesure où les autres se raréfient, cela nous empêche d'être "cuit" trop vite, mais bon, c'est une sacré course conter la montre, et là on est tous (ou presque) à la même enseigne ...
à bientôt Josselyne, grosses bises,
Alain MARC
Alain-Marc
Merci pour tes conseils à propos des copyright!
LIZOTCHKA - le 07/11/2008 à 00h18
Mais c'est bien normal, ça ne coute tout de même pas grand chose de demander l'autorisation quand on veut publier les documents d'un (e) autre, le copyright permet au moins d'en rappeler l'usage à
celle ou celui qui en a l'intention !
Bien cordialement,
Alain MARC
Bien cordialement,
Alain MARC
Alain-Marc