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En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
« Ballade de Janet », chanson : - musiciens, relevez-vous le défit ?
Dernier carnet de voyage au Sahara, suites : le défi, c’est à partir de la chanson que j’ai écrite ci-dessous, (inspirée du séjour récent à Djanet et de ma tentative d’y associer une mélodie),
d’en faire « autre chose », en tout cas autre chose de bien mieux, peu importe le style, le genre, l’interprétation (que vous soyez un groupe, un duo, chanteur interprète en solo, ou
bien spécifiquement musicien (ne) peu importe le domaine dans lequel vous vous exprimez : jazz, classique, etc.), et que vous m’en fassiez part grâce aux commentaires de cet article, ou mieux par
e-mail en cliquant ici .
Mélodie de base de la "Ballade de Djanet" que je viens de "composer" (premier couplet et refrain) « à capella » par moi-même : soyez indulgents, je reste dans la jubilation du dérisoire !!!
Le but est de deux ordres :
1) - Vous donner un support supplémentaire pour accroître votre communication : je vous ferai un article comme celui-ci, (illustrué d’une peinture ou aquarelle en rapport avec le voyage sonore dans lequel vous nous emmènerez), pour tous les retours que j’aurai avec lien actif sur votre site ou blog, et possibilité d’en faire une page à part entière visible sur le web à partir de ce journal en ligne (qui bénéficie d’un fort taux de visite j‘y consacrerai plus tard un article car il vient de dépasser les 2 000 000 de pages vues) !
Pour votre inspiration, outre les paroles et les essais « mélodiques » avancés ici, les images inclues dans le clip que j’ai réalisé ci-dessous peuvent
vous servir de support si vous ne connaissez pas l’ambiance envoûtante et très dépaysante de la région du Tassili N'Ajjers et de la petite ville de Djanet au sud-est de l’Algérie, (mais vous pourrez trouver de nombreux autres documents sur Internet) où nous venons de terminer un stage « carnet de voyage » fabuleux .
Quatre images du stage « carnet de voyage » de Djanet 2009 qui ne donnent qu'un faible aperçu des endroits magnifiques que nous avons parcourus . (Photos Alain MARC) .
2) - Lancer l’idée d’une expression novatrice au niveau du carnet de voyage, (de « l’après voyage » particulièrement en continuité du carnet « classique »), dans le cadre de ce que ce type d’expression peut provoquer de créations annexes et d’échanges multidisciplinaires autant que multiculturels liés aux foisonnements du produit la pensée lorsqu’elle se transmet à partir d’une source unique . Expérience créative autant que culturelle et en quelque sorte sociologique …
Je m’explique : j’ai souhaité dès le départ que ce blog soit aussi un « laboratoire » d’idées, une sorte de boîte magique, et pas seulement un moyen d’échange et de communication entre vous et moi (lectrices et lecteurs inconnus (es), mais aussi amies et amis proches ou lointains que je n’oublie pas), ou même le simple moyen de diffuser mes idées, mon expression et celles des gens que j’aime, l’expérience de ce jour va en ce sens .
Mes premiers essais de recherche d'accords d'accompagnement de la "Ballade de Djanet" dans un tempo assez soutenu mais que je n'ai pas retenu ...
J'ai finalement choisi celui-là, un peu plus lent, mais que j'ai trouvé plus "romantique" et correspondant mieux à l’atmosphère envoûtante du désert ...
Cette expérience puise ses racines dans le vécu évoqué par le clip ci-dessous qui doit servir de « catalyseur » à une réaction que nous ne connaissons pas encore ni vous ni moi, mais qui peut se révéler très intéressante - comme inexistante -, c’est le but de toute expérience de vérifier la justesse et le réalisme de certaines théorie ou constructions de l’esprit .
En l’occurrence pour moi ici (- et vous avec ! -) de voir s’ils existe un prolongement créatif extérieur à la démarche carnettiste directe (individuelle ou collective vécue sur le terrain et ayant comme produit immédiat le carnet de voyage) né de la vision de notre travail par autrui, de savoir si notre vision du monde peut se refléter dans d’autres regards, d’autres perceptions, d’autres sensibilités, et de quelle façon ?
Côté peinture en ce qui me concerne, j’ai déjà essayé ce type de démarche en expression « individuelle » surtout, (et plus rarement de façon « collective » sauf à travers certains stages "techniques mixtes" que j‘ai eu le plaisir d’animer), c’est le type de toile ci-dessous réalisée après le voyage et le carnet lui-même où par d’autres à partir de mes perceptions d’origine (mais là je n’ai rien inventé, les grands maîtres précurseurs du carnet de voyage comme Turner ou Delacroix en ont eu l’initiative les premiers) .
« La cité des sables » une toile prémonitoire commencée en 2001, terminée cette semaine au retour de Djanet (Alain MARC technique mixte 62 x 73 cm, sable, pigments et acrylique sur toile)
Coté « pédagogie » par contre les expériences sont nombreuses et particulièrement intéressantes, voir parmi l’une des dernières en dates celle menée en arts plastiques par une sympathique école de Vendée à partir de l’un de mes précédents articles publiés ici concernant justement le désert .
Par contre dans d’autres disciplines telles la musique ou la chanson, je n’ai jamais rien tenté, et comme il parait que le ridicule ne tue pas, j’y vais, je fonce : je chante faux, je ne connais rien à la musique, mais qu’à cela ne tienne je fais une chanson et je lance l’initiative en guise de premier pas !
Bien sur je ne manque pas d’air, (nous en avions des quantités faramineuses à Djanet et j‘en ai ramené dans mes bagages), mais c’est un jeu, une façon de
« décompresser » après le stage qui vient de se terminer, une manière différente de parler « carnet », de penser « carnet », car après avoir essayé beaucoup de
choses pourquoi pas après tout ne pas tenter une expression nouvelle du carnet de voyage également empreinte de la mémoire des lieux, des choses et des êtres empruntés aux instants vécus là-bas
?
Une photo prise pendant notre périple dans le désert : la petitesse de la caravane donne une idée de l’insignifiance de notre existence par rapport à la nature, et traduit certainement mieux qu’un long discours l’impression de se perdre dans l’infini d’un monde à la frontière du réel et de l’imaginaire … (Photos Alain MARC) .
Un pur produit de la mémoire des émotions, qui comme les toiles réalisées après le carnet dans d’autres circonstances, serait une part de l’empreinte extériorisée des évènement vécus, des
sensations et des ressentis du voyage, liés tout de même au carnet de terrain qui en reste le témoin d’immédiateté et de perceptions liées d’abord au regard .
Il existe déjà bien sur des vocations créatives affirmées en ce domaine qui puisent directement (et avec un immense talent) aux sources sonores des lieux visités, des gens rencontrés …
Mais dans la conception du « carnet produit au retour » à partir des souvenirs, des notes, croquis et autres documents acquis sur place, il manque cette part, cette projection de l’imaginaire qui construit « quelque chose de différent », cette chose nouvelle qui pourrait s’exprimer ni par l’écrite au sens strict du terme, ni par les arts graphiques ou plastiques, parce qu’elle provient des régions les plus insaisissables de notre sensibilité .
Clip de la « Ballade de Janet » (voir le texte tout en bas de cet article et attendre que le fondu au noir du début passe) en espérant que des esprits musiciens s’en empareront pour le revisiter et en réaliser un produit fort et élaboré . Le mot « ballade » selon le « Petit Larousse » : « Dès la fin du XVIII ème s., petit poème narratif en strophes, qui met généralement en œuvre une légende populaire ou une tradition historique . Mus. À l’origine, chanson à danser ; pièce instrumentale ou vocale de forme libre , remise en honneur par les romantiques . »
La musique, la chanson, pourraient relever de cette quête, et même si en ce qui me concerne les résultats sont maladroits, balbutiants et hasardeux, je pense qu’il y a là une voie à explorer dans
laquelle je m’engouffre aujourd’hui (ce sera peut-être la seule et unique fois mais je laisse à d‘autres l‘initiative de faire mieux), par jeu (et par dérision car je ne me prends pas au
sérieux), mais que j’expérimente tout de même parce que je crois que je dois écouter la curiosité expressive qui me pousse à toujours aller plus loin !
Tout cela en attendant d’avoir de la part des participants au carnet de voyage magnifique qui vient de se terminer plus de documents extraits des travaux réalisés (qui sont superbes je vous l’assure), afin d’en réaliser un carnet « collectif », multimédia et interactif que je vous présenterai ici, dès que j’aurai plus éléments (et de temps) pour le faire (que les personnes pas encores mises en valeur ci-dessous ne s'inquiètent pas elles ne seront pas oubliées).
Pour l’instant je vais rejoindre le stage du Gers, et en attendant mon retour régalez-vous déjà avec les superbes pages ci-dessous qui résument à elles seules l’ambiance et les réussites de ce stage, je répondrai aux propositions « musicales » éventuelles dès mon retour .
Extraits des carnets réalisés à Djanet par une partie des stagiaires et des accompagnants (tes) aquarellistes venus (es) en amis (es) (ce qui a
été l'un des points forts de ce stage), en « avant première » du « carnet collectif » en cours de réalisation :
Minia, Maria et Zeineb dans la palmeraie de Tim Mzaïst par Geneviève .
Le petit mausolée de la palmeraie de Tim Mzaïst justement, par Jacqueline
Une moitié du beau panoramique de Francine : les dunes de l’Erg Admer .
Le portrait d’Amoumam par Yves : l’un des temps forts de ce stage !
Peintures rupestres du Tassili N'Ajjer par Jade .
La rue du marché à Djanet par Marie-Pierre .
… Et l’une de celles du souk par Catherine .
Amoumam et Mohamed par Yan.
La « Ballade de Janet »
Tous les mirages du
désert
vont se retrouver à Djanet
mêlant rêves et certitude,
soleil brûlant et solitude ...
Refrain :
Si je te parle de Djanet,
c’est qu’on s’y est perdus,
dans le vent, la poussière,
et la lumière blanche
illuminant les rues .
On est si proche du Niger
(possibles pages de carnet),
mais sur le sable et les rochers,
le temps ne veut plus s ’écouler .
Si je te parle de Djanet,
c’est qu’on s’y est perdus,
dans le vent, la poussière,
et la lumière blanche
illuminant les rues .
Plus rien ne change que le ciel,
sur l'ocre des djebels,
et le monde s'arrête de tourner
sous l'ombre bleue des palmeraies .
Si je te parle de Djanet,
c’est qu’on s’y est perdus,
dans le vent, la poussière,
et la lumière blanche
illuminant les rues .
Mais quand on revient de là-bas
on a vraiment dormi debout
et nos cœurs étaient prisonniers
d ’un bien étrange marabout …
Si je te parle de Djanet,
c’est qu’on s’y est perdus,
dans le vent, la poussière,
et la lumière blanche
illuminant les rues .
Publié le 17/04/2009 à 22h43 dans Stages aquarelle et carnets de voyages