Stage aquarelle en Andalousie, à Grenade ... - Aquarelliste et peintre voyageur
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  • : En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

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Retour sur les « respirations » de Grenade .

 

Avant tout, je voulais vous remercier pour vos commentaires qui me font, (qui nous font lorsque je peux les transmettre au groupe) énormément plaisir !

Seulement, avec l'énorme travail qui me prend tout mon temps je ne peux y répondre immédiatement (je le ferai dès que j'en aurai la possibilité) et c'est déjà un exploit que d'arriver à mettre en ligne un article de temps en temps, souvent en pleine nuit lorsque chacun « récupère »  de sa journée, quelquefois de l'hôtel parfois d'un cybercafé encore ouvert à ces heures tardives ... Ce qui compte ce sont les échanges que vous créez entre-vous par l'intermédiaire des commentaires, qu'ils soient fructueux et riches, qu'ils vous apportent un maximum !

Revenons à notre voyage .

Têtes de gitans au mirador San Nicolas par Isabelle DULOY .

 J'ai déjà évoqué dans mon article de repérages sur Grenade concernant l'Albacin, toute la magie se dégageant de certains lieux, le rythme secret des villes andalouses que l'on appelle ici « compas » .

 

 

 

Chaque ville a le sien et chaque quartier sa « respiration » propre liée à une multitude de perceptions, de sentiments souvent confus impossibles à déceler par le voyageur pressé . Au coeur de ce « compas », dans les volutes cachées ou émergées de cette respiration, surgit parfois le « duende », circonstance féerique et mystérieuse touchant parfois au déchirement, qui vous cloue sur place, vous faisant frissonner de la tête aux pieds, dans sa bouleversante, sa déchirante intensité .

Ceci est propre au Flamenco (ce qui va nous amener à parler de flamenco, ceci en étant le premier article), mais cela peut se produire loin de tout contexte « musical » ou chanté, de façon tout à fait imprévue . Ce peut être au coin d'une rue, au fond d'une « tasca » ou même en rase campagne pourvu que la « suerte » soit avec vous et que bien sûr vous soyez apte par votre éveil à la vie, votre écoute du monde et des autres, à prendre conscience de ce bonheur, de cette chance inouïe de vivre quelque chose de très rare qui tient du prodige .

 

 

 

Dessin de Marianne SCHNEITDER représentant un couple de gitans jouant et chantant sur fond d'Alhambra .

 

 

 

Hors de cela tout le monde n'est pas capable car il faut une sorte d'aptitude qui passe par la générosité, le partage, l'ouverture d'esprit, et un minimum de culture, d'initiation à ce type de valeurs situées fort loin de tout égoïsme, de tout esprit étroit, petit, mesquin, puisqu'il il s'agit de sentiments et d'émotions de la plus haute tenue !

 

 

 

Aimer les autres et accepter leur différence autant que leurs erreurs fait partie des capacités à rencontrer le « duende » sur son chemin . Ajoutez à cela le panache et la passion, et vous devenez « flamenco » (ou « flamenca », car on peut être « flamenco » comme on peut être adroit, virtuose ou imbécile) . Être « flamenco » est donc une aptitude de plus pour percevoir la différence entre l'évènement banal et les prémices du sublime .

Lors de ma rencontre il y a quelques années avec le petit cheval blanc de Cordoue (en plus tout près de la place del Porto !) c'était de « duende » qu'il s'agissait, et pourtant je n'étais pas si « flamenco » que cela, ou alors je l'étais sans le savoir par ce que j'étais touché par la grâce .

 

 

 

C'est dire si la chance de se trouver dans cette situation est appréciable et doit être savourée avec délice et intense émotion .

C'est-ce qui nous est arrivé quand nous étions assis en train de peindre face à l'Alhambra, sous un soleil éclatant depuis la terrasse du Mirador San Nicolas, au milieu de la foule souvent indifférente .

Certains d'entre nous ne se sont même pas aperçus que le duende était là tout près d'eux, prêt à les magnifier, à les saisir et à les emporter hors du temps, dans un autre espace sensitif, parmi les méandres cachés des profondeurs de leur âme .

Tout le monde pourtant avait le sentiment que ce moment était merveilleux, et qu'un charme poétique et fascinant se déversait sur eux comme les ardents rayons du soleil .

Gitane à la guitare par Ling PERRELET

Ce fut notre première rencontre avec le flamenco .

 

 

 

Des gitans étaient descendus du Sacromonte et jouaient en chantant assis sur le parapet quelques « granaïnas », ces mélodies évoquant Grenade, ses amours, ses drames et ses joies .

En face l'Alhambra à contre-jour se mêlait aux neiges éblouissantes de la Sierra Névada dans une vision évanescente presque irréelle de beauté . Nous dessinions et nous étions dans la mouvance visuelle du chant des siècles mêlé à celui des gitans, dans la mémoire d'Angeles Ortiz, Garcia Lorca, Manuel de Falla . 

 

 

 

« Si le chanteur se tait, la vie se tait parce que la vie même est un chant », tag photographié sur le mur d'une rue de l'Albacin .

La musique du flamenco et l'étincelante lumière blanche reflétée par les maisons de l'Albacin nous éclairent d'une certitude que beaucoup de voyageurs ne peuvent pas saisir : un voyage, plus encore un carnet de voyage c'est fait pour nous ouvrir les yeux sur le monde et sur notre propre réalité . Mais aussi pour nous ouvrir le coeur, pour entrer en modestie dans cet apprentissage de nous-même qui doit faire de notre existence, un « cante chico », un « cante grande », un « cante jondo », la forme la plus épurée de l'art de vivre pour traverser l'existence en sublimant pour tous le peu que nous sommes et qu'il nous est possible de partager . Combien d'entre-nous peuvent-ils y parvenir ?

 

 

 

Des gitans jouent du flamenco et chantent sur le parapet du Mirador San Nicolas . Nous voudrions rester ici car le temps s'est arrêté sur une vision idyllique du monde ayant pour décor la Sierra Nevada, la forteresse, les jardins et palais de l'Alhambra et les blanches maisons de l'Albacin inondés de soleil .                                   

 

 

 

Vous entrez dans ce voyage sonore si vous avez le lecteur multimédia Quick Time, vous pouvez l'arrêter en cliquant sur le bouton d'arrêt, le relancer avec celui de lecture (cliquez plusieurs fois sur le bouton de lecture et d'arrêt si la lecture ne démarre pas immédiatement) ; si vous n'avez pas ce lecteur cliquez sur l'image des guitarristes et attendez le téléchargement du fichier son, cela ne durera plus d'une ou deux minutes (vous pourrez même enregistrer ce fichier sur votre ordinateur pour le réécouter quand il vous plaira) .   

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