Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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  • : Aquarelliste et peintre voyageur
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-  Les stages "aquarelle" dans l'Hexagone sont ouverts aux débutants et aux pratiquants déjà confirmés souhaitant se perfectionner : ils ont pour but d'apporter efficacité et aisance d'expression à l'aquarelliste de terrain.
- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental, du Portugal, à l'INDE DU SUD, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2016...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Alors découvrez le nouveau site d'Alain MARC :

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Extraits vidéo d'Aquarelle en Voyage :

Pour me retrouver sur HOUZZ :

Alain MARC Artiste peintre in GAGES, FR sur Houzz

 

https://alain-marc.fr/

 

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N'hésitez pas à les contacter

et à leur commander de ma part,

ce sont de vrais amis qui soutiennent mon travail !

 

Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

Équipiers-équipières aquarelle

 

- Vous aimeriez partager vos bons moments d'aquarelle lorsque vous partez peindre dans votre ville ou votre quartier ? - vous aimeriez aller peindre avec d'autres artistes motivés comme vous lorsque vous voyagez ?
Alors cet espace est fait pour vous uniquement si vous êtes amateurs souhaitant vous retrouver entre-vous (je réfléchis pour l'avenir à une autre rubrique possible s'adressant aux professionnels ou semi-professionnels) : - si vous êtes amateur donc,  et voulez entrer dans ce module transmettez-moi votre prénom (ou un pseudonyme et lieu de résidence) je les rajouterai ci-dessous en établissant un lien anonyme avec votre e-mail, et vous pourrez ainsi trouver des coéquipiers  (ères) de peinture plus facilement . Il suffira de cliquer dessus pour vous écrire un e-mail !


BELGIQUE

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Petit Nuage

 Christine

28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 14:06
Un week-end à Barcelone

Envie d’un pulpo a la gallega ?
Alors, pour prolonger l’été, continuons notre incursion en Péninsule Ibérique : après les rivages magnifiques de l’Algarve remontons vers ceux tout aussi lumineux de la Méditerranée Espagnole…
Suivez-moi, et réservez avec moi une chambre d’hôtel dans la capitale catalane à Barcelone, sur la Costa Brava, vous trouverez de nombreuses offres sur le site www.oh-barcelone.com.
Pour visiter la ville, vous pouvez emprunter son vaste réseau de transport public (métro, tram, bus, taxi, bicyclette, funiculaire) ou tout simplement trouver une location voiture pas chère sur le site www.jetcost.com.
Prétexte à la réalisation de quelques inoubliables aquarelles dans une ambiance changeante et chaleureuse qui ne peut être comparée avec aucune autre ville du monde, tant bouge cette ville où le festif est roi !
Commencez votre périple par la visite d’un chef-d’œuvre : la Sagrada Familia. Pour Antoni Gaudi, son architecte, «une œuvre est belle d’architecture quand tous les éléments possèdent une justesse de situation, de dimensions, de formes et de couleurs». Bien que dépourvue d’un style architectural de référence, cette imposante cathédrale aux lignes verticales ajourées de nombreuses ouvertures, rosaces ou baies vitrées aux formes douces est devenue le symbole de Barcelone. Son achèvement devrait intervenir en 2040.
Autre réalisation incontournable de Gaudi, le parc Güell qui fut édifié entre 1900 et 1914 au sud de Barcelone. Ses deux pavillons d’entrée, semblables à des maisons de pain d’épice en céramique, la salle hypostyle et le théâtre grec invitent le visiteur à la rêverie. Découvrez les nombreuses œuvres de l’artiste, et notamment la célèbre salamandre en mosaïques multicolores. La promenade pouvant durer trois à quatre heures, n’oubliez pas d’emporter quelques bocadillos (sandwichs) que vous aurez plaisir à savourer sur le banc ondulant perché dans les hauteurs du parc.
Si vous aimez le shopping et l’effervescence des centres-villes, faites quelques emplettes le long des Ramblas. Partez de la Plaza de Catalunya et rejoignez la grande galerie marchande Corte Inglés. A droite des Ramblas, attardez-vous sur le marché de la Boqueria. Vous y découvrirez des produits locaux typiques. De l’autre côté de l’avenue se trouve le Barrio Gotico. Cœur de Barcelone, ses rues historiques animées regorgent de boutiques à la mode. Avec un peu de chance, vous assisterez même à une démonstration de tango à ciel ouvert. Un peu plus loin, Christophe Colomb, le célèbre explorateur vous attend. Une statue a été érigée en son honneur au port de plaisance. Poursuivez ensuite votre promenade jusqu’au parc de la Ciutadella et son château-forteresse. Dans le musée Picasso qui se trouve à côté, 3500 œuvres vous permettront de suivre l’évolution du maître. Pour terminer, prenez de la hauteur et empruntez le funiculaire. Depuis le centre ville ou le port, vous pourrez vous rendre à Montjuic et de là, apprécier une vue panoramique de Barcelone. Ceux qui souhaitent s’amuser pourront toujours opter pour l’attrayant Tramvia Blau (bus) qui les emmènera au parc d’attractions du Tibidado.
En soirée, rendez-vous sur la Plaza Reial, un endroit idéal pour découvrir la vie nocturne barcelonaise. A l’abri des regards, confortablement assis sous les palmiers, sirotez «una coppa» accompagnée de quelques patatas bravas. Ceux qui ont l’oreille musicale auront plaisir à se rendre au Razzmatazz. Ce gigantesque complexe de cinq salles accueille les meilleurs D.J. Quant aux amoureux du jazz, ils pourront se retrouver au mythique club Jamboree où se sont produits de célèbres musiciens.
Des Ramblas au bord de la mer, de la Sagrada Familia au parc Guëll, vous ne manquerez pas d’être conquis par les charmes de Barcelone.

La Sagrada Familia Aquarelle Alain MARCLes  flèches de la Sagrada Familia deviennent flammes dans l’éblouissant soleil catalan, et bien inspiré l’aquarelliste qui réussira sans coups de crayon préalables à traduite de simples mouvements du pinceau et sans trop de détails cette lyrique envolée de complexes et aériens bourgeonnements de pierre s’élevant au dessus de la ville  en justifiant son surnom de « Cathédrale des anges » !

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 15:33

Dans ma série «Un voyage, une aquarelle», j’aimerais pour cette fin d’été, cet automne, ou pourquoi pas cet hiver, vous emmener dans un endroit particulièrement beau, qui est historiquement lié à l‘Andalousie toute proche : - pourquoi ne pas tenter cette année un séjour en Algarve, la région qui borde la côte Atlantique au sud du Portugal ?
N’oubliez surtout pas caméras, appareils photos et bien sur votre matériel d’aquarelle et votre carnet de voyage !
Cette région balnéaire chargée d'histoire est célèbre pour ses paysages à couper le souffle, ses terrains de golf et ses immenses plages, sans parler des saveurs inimitables de sa gastronomie, notamment ses fruits de mer et ses pâtisseries.

Plusieurs compagnies proposent des vols pas chers de Paris à Faro. Le vol est assez rapide : environ 2h30 seulement pour un vol direct.
Si vous appréciez la tranquillité, passez votre séjour à l'écart des grandes stations de Portimao, Praia da Rocha ou Vilamoura et préférez l'est de Faro, plus calme et traditionnel, à Lagos, Albufeira ou encore Ferragudo.
Parmi les merveilles de l'Algarve, ne ratez pas le Mont Foia, au plus haut de la Serra de Monchique. Au-delà des collines boisées de pins, d'eucalyptus ou de chênes-lièges, toute la plaine s'étend à vos pieds, jusqu'à l'océan.
Après vous être promené à Monchique et à ses thermes, poussez jusqu'aux vestiges des remparts d'Aljezur, en bordure du parc naturel de la côte Vicentina. De là, vous accéderez facilement à la côte sauvage et préservée, à ses falaises noires et rouges et à ses dunes.
Partez en randonnée, en excursion ou en bateau et suivez le cours du Rio Guadiana, le fleuve qui sépare le Portugal de l'Espagne. Si vous vous arrêtez au château de Castro Marim, vous pourrez observer les flamants roses évoluer dans la Reserva Natural do Sapal et ses marais salants.
Le vent ici se fait plus rare que sur la façade ouest et côté plage, vous n'aurez que l'embarras du choix : farniente, ballade ou surf, il y en a pour tous les goûts.

Les sports nautiques à moteur sont autorisés dans certaines zones, autour des ports et des marinas.
Les surfeurs apprécient particulièrement la beauté des spots de la région d'Aljezur et craquent pour les paradis de Sagres et de Lagos.
Dans la baie de Lagos, prenez le bateau pour découvrir les grottes creusées dans les falaises et les rochers qui bordent les plages de sable immenses.
Vous trouverez calme et solitude à Sotavento et sur la plage du Barril.
Si vous êtes amoureux de nature préservée, n'hésitez-pas : préparez votre pique-nique et prenez le ferry à la marina de Faro, pour aller passer la journée dans le parc naturel de Rio Formosa, sur l'Ilha de Barreta et ses plages sauvages. Battues par l'océan, les plages d'Arrifana et de Barriga sur la côte Vicentina sont tout aussi belles.

Entre deux promenades, gorgez-vous de fruits de mer et de poissons - clovisses, huîtres, tellines, sardines et seiches - déclinés en cataplana, bouillabaisses, ou bife de atum (et même en glaces, comme à Portimao, chez Coromoto), accompagnés de délicieux légumes aux saveurs du Portugal. En dessert, abusez des gourmandises aux figues ou aux amandes, des mordados à Lagos ou des feuilletés à Olhao, ainsi que des caramals de Tavira.
Un séjour coloré pour se ressourcer, à deux pas de la France.

Plage Praia Dona Ana, Algarve par Alain MARCJ’ai du Portugal de merveilleux souvenirs, et la plage Praia Dona Ana tout près de Lagos a des allures de paradis avec ses falaises colorées et son étroite bande de sable fin aux reflets de nacre saumoné très clair .

Elle n’est accessible que par un sentier abrupt, mais je vous recommande d’y descendre vous y baigner, vous y reposer et y peindre dans une ambiance de grande beauté …

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 10:07

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de pastel, plus exactement du Salon d’automne à venir « Pastel en Yvelines » .
Tout simplement parce que c’est une amie pastelliste Dany Dangelser avec quelques-uns de ses collègues pastellistes qui est à l’origine de cet intéressant Salon, et que son parcours, l’intérêt de son travail autant que son initiative en coordination avec la municipalité du Chesnay avec leurs autres partenaires dynamiques mérite un «petit coup de pouce», en tout cas d’être connus et mis en valeur .


Reflets en Bavière« Reflets en Bavière », un superbe pastel de Dany DANGELSER qui nous imprègne de toute l’atmosphère des œuvres impressionnistes majeures …
aquarelle-dans-le-souk-dany-dangelser.jpg
Dans le souk à Taroudant, une page aquarelle du carnet de Dany Dangelser qui était avec nous lors de notre excursion carnet de voyage «Découvertes en Pays Berbère» au Maroc .
La chapelle des pénitentsLa chapelle des pénitents, un pastel de Dany DANGELSER


À présent, je vous laisse découvrir ci-dessous le concours vous permettant de participer à ce Salon, n’oubliez pas de contacter Pastel en Yvelines pour demander vos documents de participation au concours (cliquez sur son leur nom par leur demander le bulletin de souscription) !
Salon du pastel Le Chesnay'Art
Le salon mettra à l'honneur le maître pastelliste Alain VICTOR
Lieu
Salle d'exposition Maurice COINTE
9, rue Pottier
78150 LE CHESNAY
Dates
Du vendredi 19 octobre 2012 au dimanche 4 novembre 2012
Vernissage: jeudi 18 octobre 2012, de 18h30 à 20h30
Renseignements pratiques
Un jury sélectionnera les oeuvres exposées.
Renseignements complémentaires et dossier de candidature à demander auprès de Pastel En Yvelines:
Contacter Pastel En Yvelines
Dépôt des dossiers de candidature : 31 mai 2012
Dépôt des oeuvres : lundi 15 octobre 2012
Retrait des oeuvres : dimanche 4 novembre 2012 après 18h et lundi 5 novembre 2012
Adhésion pour l'année civile 2012 : 20€
Droits d'accrochage : 10€ par pastel n’excédant pas 70cm
    20€ par pastel jusqu'à 95cm

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 10:38

C’est-ce que je vous souhaite de tout cœur tandis que ce blog vit au ralenti en attendant le mois d‘octobre…

Sachez bien que je ne vous oublie pas même si peu d’articles paraissent actuellement : je travaille pour vous, pour cet automne, pour cet hiver afin que vous avez plaisir à retrouver ici l’esprit et la dynamique qui vous ont rapprochés de ce journal en ligne dès sa création il y a quelques années.

Je peux dès à présent vous dire qu’à notre retour du Tibet fin septembre vous découvrirez une série d’articles que je souhaite passionnante sur la Route du Califat en Andalousie en suivant jour après jour le carnet que Pierre Nava a réalisé ces derniers mois en ma compagnie (et celle d’autres amis - es -) sur ce périple mythique. Je profiterai de cette série d’articles pour partager avec vous des documents précieux liés aux premiers stages que j’ai eu le plaisir d’y animer et des souvenirs plus ou moins anciens dont certains seront une surprise pour vous …

En attendant les stages se succèdent avec douceur, et si je ne vous transmets que deux images de celui qui c’est déroulé dans les hautes vallées de l’Alpe (choix difficile parmi des centaines d’images, qui d’Andalousie en Bretagne, de Provence en Jura Oriental reflètent tous ces moments merveilleux qui me tiennent par intermittence éloigné de ce blog), c’est pour vous dire que rien, ni le temps qui passe si les caprices de la météo, n’arrête notre marche en avant, et que c’est aussi ce que je vous souhaite pour la suite de votre été jusqu’à ce que nous nous retrouvions avec bonheur dans un prochain billet.

nullL’été c’est aussi un temps pour retrouver le bonheur de peindre en pleine nature dans des paysages somptueux et illuminés… (Ici non loin du col du Petit Saint-Bernard dans les hautes vallées de l’Alpe)La Mazure aquarelle Alain MARC

 Dans les brumes montant de la vallée nous étions allés le lendemain matin à la rencontre de cet adorable village …

 

 

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Published by Alain-Marc - dans Voyages et aquarelle
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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 10:41

Ah, si vous saviez comme le temps passe vite !

- Vous le savez trop me dites-vous ?

Le temps qui passe ? …facteur essentiel et existentiel de toute la relativité du monde et de nos propres existences .

Alors essayons ensemble de le remonter par la pensée, ne serait-ce que de quelques semaines, même si j’essaie pour ma part à travers ma peinture (autant que bien d’autres activités) de le questionner jusqu’à des millénaires en arrière.

Petit clin d’œil à Dominique au passage (et à vous en même temps) :

- tu vois Domi, tu m’écrivais en commentaire à l’article précédent il y a quelques jours «…quand je rentre d'un stage avec toi, je me sens comme une égoïste profiteuse de la belle énergie que tu sais me donner, je semble oublier un temps ce pour quoi tu es fait : la peinture»

Hors pendant toutes ces semaines où je publiais si peu sur ce blog, j’essayais de ne pas trop perdre le perdre, ce temps si précieux : il y avait bien sur l’enchaînement des stages depuis celui du Jura Oriental (où nous avions profité des ultimes paysages de neige pour étudier cette passionnante thématique), la grande «virée en Andalousie» (dont je vous reparlerai prochainement), les effluves du printemps et du début de l’été en Provence et en Bretagne (qui furent très intenses pour moi autant que pour mes amis - es - stagiaires).

Je ne parle pas des repérages liés à de futurs stages mais ils se rajoutent à ce temps consacré à l’animation proprement dite de mes stages des semaines passées…

Il y a aussi eu nombre d’activités plutôt sportives liées à l’utilisation de ce temps dans un projet d’avenir où mon engagement physique passe par un entraînement quotidien chaque jour où je ne suis pas en animation stage ou en repérages (là je suis abscons mais vous découvrirez d’ici quelques mois ce que je prépare - en grande partie à votre intention - qui monopolise une bonne partie de mon énergie depuis plus d’un an déjà).

N’oubliez pas non plus (pour celles et ceux qui se souviennent de cela) que je travaille toujours sur mon «Carnet d’exploration de l’Aven Noir» qui en est à sa deux cent soixante dixième page, sera bientôt terminé, et avance en fonction des as et aléas de l’exploration du gouffre (de cela aussi je vous reparlerai plus tard)…

Mais ce que j’ai décidé de partager avec vous aujourd’hui grâce à Dominique, ce sont deux de mes dernières toiles parmi les huit qui seront accrochées aux cimaises du Presbytère de Najac (adorable village aveyronnais) lors d’une exposition collective à laquelle je participe du 13 au 23 juillet courant .

Je vous invite d’ailleurs à son vernissage le 13 juillet à 18h 30 si vous êtes dans la région, mais vous ne m’y verrez pas car je serai déjà reparti ce soir-là avec certains d’entre-vous en carnet de voyage dans les hautes vallées des Alpes !

Il n’empêche : la «belle énergie» que j’essaie de vous transmettre, cette «invulnérabilité mentale» que j’essai de me forger et de partager avec vous, je la dois en grande partie à ma projection dans les questionnements de ma peinture, source de mes réflexions liées à notre passage dans cette vie, à son insignifiance dans l’histoire du monde, à sa puérilité dans l’expansion de l’univers, mais à son importance (aussi minime soi-elle par l’action de notre pensée) dans sa participation au devenir de notre espèce !

Certains de ces questionnements picturaux - et de pensée - je les ai déjà évoqués avec vous ici, ou encore ici et , et ces toiles qui ont également occupées une partie non négligeable de mon temps ces dernières semaines n’en sont que la continuité .

Elles sont de plutôt grand format (pas plus toutefois que 100 x 130 cm), mais m’ont tout de même demandé pas mal de travail (ce qui m’a amené pour les terminer à temps à leur consacrer quelques nuits blanches), et je déplore simplement de ne pouvoir rester sans dormir plus de deux nuits d’affilée si non j’en aurais terminé une ou deux de plus… Chevaux oranges dans la prairie bleue«Chevaux oranges dans la prairie bleue», Acrylique et pigments sur toile : - qu’étaient, dans la perception visuelle, le quotidien autant que l’imaginaire de nos ancêtres du paléolithique, les prairies où gambadaient les hordes sauvages qu’ils pourchassaient pour survivre ? C’est l’une des questions que je me posais lorsque cette toile est «venue vers moi»…

nullAu milieu une jument comme celles qui me fascinent à Lascaux : elle porte dans ses gènes une descendance qui allait devenir «le meilleur ami de l’homme» …

nullCe «Bouquetin aux rhinocéros», (acrylique sur toile également) relève du même type de questionnement . Cette toile m’a techniquement demandé de nombreuses séances de ponçage pour faire émerger les sous-couches comme dans un travail où l’archéologie rejoint une sorte de rituel inconscient et mystérieux indissociable de mon travail…

null L’un des «rhinocéros» sous le ventre du bouquetin comme si toutes les espèces dans l'aventure de la vie étaient profondément liées (métaphore écologique ?).

null 

Ceci est l’un des détails d’une autre toile assez colorée que je nomme «Mémoire africaine».

C’est aussi une acrylique sur toile dont je vous reparlerai un jour, où j’ai voulu créer des sortes de «passages» dans lesquels notre regard plongerait sur les strates insondables du temps, impliquant sur les origines de notre espèce des questionnements vertigineux…

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 13:36

 Voilà Bouts du monde n°7 !!! Bouts du MondeÇa y est, vous pouvez partir en voyage en glissant Bouts du Monde 7 dans votre sac à dos (Il pèse 465 g). Cliquez sur l'image ci-dessus de la une de couverture pour entrer dans l'univers de Bouts du Monde :

Encore une fois, vous allez parcourir un sacré paquet de kilomètres avec le numéro de cet été. 148 pages de regards singuliers sur le monde, parfois émouvants, amusés, désenchantés ou enthousiastes.  

Au programme, une traversée du Pacifique en cargo, de l’Asie centrale à bicyclette, ou des Pays de la Loire en TER…  

On vous emmènera à Tchernobyl où, à travers les récits et dessins de trois voyageurs, le beau et le dispute à l’effroyable.

Vous vous demanderez, comme Eva Cantavenera, s’il n’y a pas quelque chose d’indécent à écrire un guide touristique sur un pays aussi pauvre que Cuba.

Les photos de Patrick Chatelier sur la Route 66 vous donneront envie d’enfourcher, au mieux, la Harley de Peter Fonda, au pire le canasson de John Wayne.

Vous serez jaloux du talent de Laure Fissore (comme nous) qui croque la Big Apple comme personne.

Vous vous demanderez (comme nous) s’il n’y a pas une faute de frappe à Chhattisgarh, état indien inconnu où Olivier Thao a promené son objectif.

Vous n’aurez sans doute pas envie de partir en vacances avec Laurent Van Parys qui a pénétré les terrae ingognitae de l’Irian Jaya en Indonésie.

Par contre, vous aurez sans doute envie de partir en voyage avec Pierre Vauconsant qui a rêvé avant tout le monde d’une révolution au Maghreb.

On vous présentera Walo, un chien suisse, qui a fait le tour du monde.

On vous parie une bière bien fraiche que les aventures de Laurent Perray en Suède vous feront bien rire. 

Bouts du monde est en vente en librairie d’ici quelques jours, et sur leur site dès à présent : www.boutsdumonde.com 

Bouts du Monde remercie infiniment tous les voyageurs qui ont bien voulu leur confier leurs récits, photos, et croquis.

Ils vous invitent, une fois encore, à leur envoyer vos carnets de voyage. Et si la réponse tarde parfois à venir, ils s'excusent et vous invitent à insister…  

Bon voyage à tous avec Bouts du Monde !

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 13:04

Si vous aimez l’aquarelle je vous fais part d’une très belle exposition à ne pas rater : celle de Claudie CAPDEVILLE (cliquez sur son nom pour visiter son site Web) au Centre d’Art Contemporain - Phare Sud à Gruissan dans l’Aude, à voir jusqu’au 24 juillet prochain.

Claudie CAPDEVILLE nous entraîne dans un univers poétique et merveilleux qui n’est rien d’autre que le monde dans lequel nous vivons perçu par son propre regard.

Un regard à la fois aiguisé et tendre, profond et sensible, que ne trahit aucune défaillance technique tant est grande sa maîtrise de la transparence et de l’eau.

Quand on sait combien la vie peut être belle, forte, grande et enthousiasmante, et aussi à quel point elle peut facilement basculer dans la souffrance et l’anéantissement, on comprend la valeur d’artistes comme Claudie qui nous relient à la magnificence de sources épanouissantes à travers des aquarelles dont l’énergie positive nous projette immédiatement dans un «mieux-être du regard».

Je dirai de Claudie qu’elle tisse et rend perceptibles les fils ténus et invisibles qui nous relient à cette beauté secrète qui enrichit et épanouit l’existence, donne une valeur inestimable ajoutée à la vie …Aquarelle Claudie Capdeville

Le monde de Claudie Capdeville commence aux terres âpres du Pays Cathare des fabuleux châteaux jusqu'aux rivages limpides et bleux de la Méditerranée. Mais ce sont aussi les portes d'un univers sensible à l'immense poésie qu'elles ouvre tout grand dans cette belle exposition : celles de son coeur d'artiste où chante l'âme de son pays...

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 17:41
Je vous demande aujourd’hui votre avis...
Il y a longtemps que je n’ai participé au moindre concours, à aucune manifestation, aucun salon ou exposition où la compétition soit le moteur de la participation…
Sans doute le sentiment de ne rien avoir à prouver, à démontrer . J’ai eu par le passé mes heures de réussite et mes challenges sont aujourd’hui ailleurs…
Je suis juste très heureux quand une ou un élève, une ou un stagiaire remporte un succès lors d’une exposition, de l’édition d’un livre ou d’un concours justement!
Cependant je viens de m’inscrire au dernier concours aquarelle Boesner 2011 en ligne sur le site Canson de La Tribu des Artistes où j’anime le groupe des carnets de voyages et où de nombreux peintres amateurs et professionnels sont inscrits.
Les aquarelles que je présente à ce concours vous les trouverez en cliquant ici puis dans l'onglet "Ses oeuvres en concours", mais je vous en présente deux ci-dessous extraites de celles-là :
 
Celle-ci évoque la baie d’Halong où nous étions il n’y a pas si longtemps encore : elle est réalisée sur l’une des pages à fond préparé pour l’aquarelle d’un carnet que j’ai moi-même réalisé en assemblant plusieurs feuillets de papier à dessin Canson (et non aquarelle), que j’ai spécialement traité par contre pour obtenir des effets de texture fluides et transparents valorisant cette si merveilleuse technique. Vous pouvez agrandir l’image en y cliquant dessus.
Les aquarelles choisies me tiennent particulièrement à cœur parce qu’elles sont le fruit du souvenir et de l’expérience du terrain, faisant partie de mes carnets du Maroc, du Yunnan, du Vietnam, etc. lorsque je pars seul, en famille (ou avec des copains comme Pierre NAVA) et même en compagnie de mes stagiaires en carnets de voyages.
Je ne sais pas si vous pensez que j’ai bien fait ou si c’est parfaitement imbécile sachant que participer à un tel concours peut s’avérer une grosse perte d’énergie et de temps ?
Cependant je suis curieux de voir si je peux toujours arriver à un quelconque score, sachant qu’il y a des participants (es) qui présentent des travaux absolument magnifiques même s‘ils ne sont pas forcément tous le fruit d’un vécu de terrain…
Par contre, si vous voulez m’encourager et soutenir concrètement ma démarche (et qui sait ma candidature ?) vous pouvez toujours aller dans la galerie de mes aquarelles mises en concours voir comment elles sont et ce qu’elles valent en cliquant ici, ou les retrouver en les comparant  à celles des autres concurrents en cliquant ici.
Si à tout hasard j’arrivais au moins à faire partie de la sélection des 45 premiers je me dirais que ce que je fais peut encore être reconnu sans trop de déshonneur dans la grande famille de toutes celles et ceux qui font la démarche de participer à un concours et de s’afficher en public en prenant aussi le risque certain d’être complètement désavoués !
Quant à lui, il voulait nous vendre un iguane du désert un jour où avec Pierre Nava nous nous étions arrêtés au col entre Ouarzazate et Zagora pour peindre les gorges plongeant vers Agdz…

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 23:28

Souvent je repense au carnet de guerre de mon grand-père… 

C’était un carnet tout simple mais de toute beauté, format de poche cartonné de noir, à petits carreaux, avec des textes admirables écrits entre deux assauts, alors que tonnait le canon et que crépitait la mitraille tandis qu‘il écrivait, tandis qu‘il dessinait.

Il était illustré de croquis au crayon de graphite, griffonnés au fond des tranchées, dans les casemates, puis à l’hôpital, gravement blessé, avant que se termine la grande guerre .

Il ne se releva pas de ses blessures et ce carnet disparut à la mort de ma grand-mère.

Le seul souvenir qu’il m’en reste est celui dans ma mémoire, empreint d’une admiration émue où je revois ma grand-mère le sortir de l’armoire en me disant : «…tu vois, c’était ton grand-père!»

Si je vous parle du carnet précieux de cet aïeul si proche, c’est que l’une de nos correspondantes, Arlette, a la gentillesse de nous faire part d’un extrait des dessins au fusain de son grand-père Pierre FAGART témoignant lui aussi de la grande guerre pendant laquelle il a réalisé plusieurs carnets .

C’est sur un ton humoristique qu’il la regardait, (voir les dessins choisis par Arlette), qui nous confie ces documents rares et précieux, protégés au titre des droits d’auteur. Je vous les laisse découvrir en la remerciant chaleureusement pour son partage.

Qu’aurions-nous faits, nous dans leur terrible situation, un crayon, une gomme, parfois un porte-plume, de l’encre ou une boite d’aquarelle avec un carnet en poche ? …Aurions-nous eu ce courage ?Dessins de guerre, Pierre Fagart

Montage d’Arlette avec quelques dessins de Pierre FAGART réalisés en 1915  null

Détail de deux dessins  

Si ce genre de carnet, de dessins ou de peinture - témoignage des poilus vous intéresse, je vous invite à visiter plusieurs sites passionnants qui recèlent des œuvres devenues de véritables trésors dont certaines sont vraiment magnifiques :

 

 

null Site «Dessins 14-18» : La Grande Guerre en Dessins (cliquez sur la page d’accueil de ce site ci-dessus) : le témoignage des poilus à travers leurs dessins ou les dessins de leurs contemporains, un site d’une grande valeur iconographique et historique.

«La couleur des larmes» site art-www1.com :

http://www.art-ww1.com/fr/present.html    passionnante étude fort bien illustrée sur les peintres de la première guerre mondiale contenant des reproductions de toiles magnifiques (cliquez sur leur vignette pour les agrandir), avant-gardistes pour la plupart, avec des témoignages étonnants comme celui très coloré de  Guillaume Apollinaire, qui fait penser aux tableaux de Matisse …

Quant au site «temp.generation-valentin.fr» http://temp.generation-valentinfr.officelive.com/etienne.aspx    il consacre au poilu Etienne André Valentin, petit fils d'un statuaire breton, une très intéressante page . La guerre d’Etienne André parait moins affreuse dans ses dessins où le tragique est presque absent. On retrouve cependant dans ses carnets l’émouvante présence d’un temps suspendu qui fait toute la beauté et le charme des carnets de voyages anciens.

Enfin vous pouvez acquérir (en le téléchargeant directement par Internet) le livre «Croquis de Guerre 14-18» paru chez LRT Éditions qui contient des aquarelles, gouache et dessins superbes :

http://www.lrt-editions.com/livres-numeriques-a-telecharger/22-croquis-de-guerre-14-18-9782917747063.html   

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 15:34

C’est une lettre ouverte à un ami récemment décédé que j’écris «avec vous» aujourd’hui.

Elle explique en partie mon silence depuis si longtemps.

Elle vous concerne de toute façon si vous vous intéressez un peu à l’art.

Plus encore si votre quête d’expression est devenue l’une de vos raisons de vivre, d’espérer, de vous épanouir, de vous projeter dans l’avenir…

Vous savez peut-être qu’il est des circonstances où la disparition d'un proche (un parent, un ami, une mère, un père, pire quand c'est un enfant), outre la souffrance dans laquelle elle vous plonge, vous atterre et vous paralyse au point de figer votre existence comme si l'instant de l'annonce de son départ arrêtait aussi votre élan créatif, le paralysant, telles ces aiguilles de l'horloge devenues définitivement immobiles depuis le moment où la nouvelle vous est parvenue... Votre vie elle-même s’est arrêtée à ce moment-là, même si vous respirez, pensez, voyez le monde tourner autour de vous indifférent à votre douleur.

Lavis Dominique Armilhon

L'une des admirables esquisses de Dominique ARMILHON, pure, incisive, sure, rapide, sans le moindre repentir...

Dominique : des semaines que je ne savais comment te consacrer cet article, te dire un ultime adieu, un adieu public à partager, à propager, à proclamer, à entendre, car ta disparition nous touche tous que nous te connaissions ou pas, je m’expliquerai plus loin.

Pour moi tu étais un ami même si nous communiquions peu, un ami depuis longtemps, mais aussi celui de plusieurs d'entre toutes celles et ceux qui lisent ces lignes ici : je t'avais depuis longtemps cité comme l'un des plus brillants exemples des stagiaires devenus une référence en accomplissement artistique autant qu'en amitié.

En te perdant nous perdons non seulement quelqu'un d'exceptionnel, mais aussi quelqu'un de Grand (voir ton site de cours en cliquant ici).

Je te considérais et te considère toujours comme un artiste exceptionnel ignoré ou oublié, un de ces artistes qui deviennent un jour un exemple pour leurs pairs lorsqu'ils découvrent leur œuvre. J'avais mes raisons de te considérer si non comme un génie tout au moins un extraordinaire surdoué, car tu m’en avais donné des preuves par tes idées, ton art, ta capacité de travail, et cette indescriptible intuition à deviner en toi l’émergence d’une affirmation créative totalement novatrice même si elle allait passer malheureusement inaperçue jusqu’au moment où quelqu’un d’autre la reprenne avec autorité (mais tant d’autres ont vécu cela et même mon père qui en a tant souffert, je sais de quoi je parle...).

Il suffisait de te connaître et de connaître le produit intime de ton expression, la constance et la rigueur de ton travail, ton acharnement à le remettre toujours sur l'ouvrage, il fallait avoir vu naître le produit de ce qu'il en résultait...

Tout le monde n'y avait pas droit, et j'ai eu ce privilège : quand tu es arrivé dans mes stages il y a plus de vingt ans je t'ai demandé ce que tu étais venu chercher, tu en étais déjà à un tel niveau de maîtrise et d'expression !

Tu transportais avec toi une montagne d'énergie créatrice, forte, inventive, secrète et inflexible parce qu'allant jusqu'au bout des exigences de ton art.

À l'admiration, l'estime et l'amitié que je te portais et te portaient tes élèves se rajoutait ce sentiment curieux de connaître quelqu'un au devenir prédestiné, pour moi un honneur, une fierté de faire partie de ceux qui savaient ta valeur, l'envergure de ton être.

Mais que s'est-il donc passé pour que tu décides de mettre ainsi fin à tes jours ?

Quelle détresse plus forte que les autres est venue faire basculer ta vie, balayer l'appel à l'aide que tu aurais pu me (nous) lancer, autant qu'à d'autres qui ne t'oubliaient pas, précipiter l'acte irréparable dans lequel le désespoir t'a laissé supposer qu'il n'y avait pas d'autre issue ?

N’y a-t-il pas en plus là-dessous la déchirure d’une déception affective anéantissant ce que les fibres les plus intimes de tes sentiments auraient pu rattacher à la vie ?

Dans quel mystère entraînes-tu les fils ténus de l'écheveau que tu n'as pas réussi à dénouer ?

Si je m'adresse à toi qui ne nous donnera jamais la clé de cette effroyable nouvelle, je pense aussi à toutes celles et ceux, créateurs anonymes et talentueux, qui se battent dans l’indifférence et l’oubli, j’interroge également ce que la société contient de "spécialistes", "décideurs en haut lieu de l'art et du devenir des artistes" : - où étaient-ils dans ton cas (- où sont-ils dans tellement d'autres -) ?

- Étaient-ils si aveugles, partiaux, suffisants et injustes en ce qui te concerne (- et concerne tellement d'autres -) ?

Tu peignais dans un incroyable un corps à corps avec la toile, une dépense physique et mentale difficilement imaginable, un engagement de tout ton être.

Tu me faisais penser à Nicolas de Staël, tant ta démarche était chargée d'ardeur, d'inquiétude, de violence, de désespoir. D’ailleurs vos destins se rejoignent bien que lui était connu et avait déjà marqué son époque lorsqu’il se donna la mort.

Comme lui tu réalisais des toiles dont le réalisme dramatique rejoignait ta vie douloureuse et ton caractère tourmenté. Comme lui tu travaillais sans relâche, cherchant à pénétrer l'essence du réel jusqu'à l'épure, sur les chemins de la synthèse et de l'abstraction…

Pour preuve ces photos (visibles en cliquant ici) d’une partie de la collection que tu avais exposée à l’Atelier Arnaud MARIE (dans le 1er arrondissement à Paris chez l’un des rares galeristes qui avait eu l’intelligence de voir en toi le créateur que tu étais et su te faire confiance comme l'avait d'ailleurs fait bien avant la Fondation Taylor).

C'était déjà cela, mais tu aurais mérité d’être vraiment connu, reconnu et apprécié dans tes idées, ta démarche, la constance de ton art et la profondeur bouleversante de ta peinture, de ta sculpture, de ton affirmation plastique !

Parce que tu ne voulais faire aucune concession ou compromission par lâcheté ou par snobisme, tu étais «oublié» ou «ignoré» de ceux qui auraient en haut lieu pu faire de toi l’une des figures de proue de notre monde artistique contemporain…

On en meurt parfois, la preuve !

Je t’avais conseillé, dans une conversation où je vivais si mal mon incapacité à pouvoir réellement t’aider (si je n’y arrive même pas pour moi comment puis-je faire mieux pour mes amis ?) de profiter de ton talent et maîtrise incroyables de prestidigitateur (l’autre de tes vocations innées où tu étais aussi un maître) pour essayer de gagner ta vie de cette façon-là en animant des spectacles partout où tu aurais pu en retirer un bénéfice.

...Et tu l’avais fait comme tu le pouvais sans agent artistique pour s'occuper de toi, admiré, estimé, apprécié par tes pairs dans ce domaine aussi !

Quant à vous qui lisez ces lignes je vous invite à voir à ce sujet l’hommage rendu à Dominique ARMILHON par deux de ses amis prestidigitateurs, MARIO et YRÈN, sur le site de "Virtual Magie" à travers un conte d’YRÈN : LA PRINCESSE ROUGE

Dans ce domaine de la prestidigitation lisez aussi dans le blog d’AHK «À tire d’ailes» le compte rendu d’une soirée de spectacle animée par Dominique, vous verrez à quel point il marquait l’esprit de celles et ceux qu’il rencontrait !

Je voudrais du fond de ma tristesse de te savoir disparu clamer ma révolte face à l’injustice, la complaisance, la complicité, l’indifférence, l’oubli, le mépris, la spéculation, le sectarisme, l’arbitraire, la marginalisation, la privation du regard, l’exclusion, le rejet, les mondanités, le manichéisme, le copinage, les délires verbeux et nombrilistes, le conformisme, la lâcheté, le snobisme, les mondanités, les compromissions courtisanes, et tout ce que je ne nomme pas mais qui nous entoure comme les tentacules d’une pieuvre dans le cloaque nébuleux et trouble de l’art contemporain.

Je voudrais enfin te dire Dominique, que nous continuerons d’exister, de combattre, même si personne ne s’intéresse à ce que nous faisons, quoi qu’il en soit tant que nous vivrons, que nous continuerons de travailler, d’avancer, de réfléchir, de créer, oui, nous tous, comme tu voulais pourtant le faire jusqu'au bout de toi-même, nous le ferons en continuant de nous battre pour nous frayer un chemin dans la jungle de l’art, même si la lutte est âpre, terrible et inégale.

Nous existerons et nous vivrons quoi qu’il en soit, n'en déplaise à ceux qui nous ignorent !

Nous le ferons pour toi, pour ceux qui comme mon père étaient aussi de grands artistes, ont disparus dans l’indifférence et l’oubli, pour le salut de ceux qui prônent encore technique, valeurs essentielles, référence aux grands maîtres du passé, (et sans oublier quoi qu’en pensent nos détracteurs Marcel Duchamp qui exista après et «grâce à» ses prédécesseurs), tout simplement pour répondre à notre manière à ces quelques questions :

- est-ce un critère de qualité (et même - selon certains - «de génie») d’être jeune et inconnu plutôt qu’âgé et méconnu ?

- le message que nous avons à délivrer ne mérite-t-il pas tous les combats que nous devons mener ?

- le vécu dont nous nourrissons notre art ou notre démarche, ou les deux, ne doit-il pas être vivifié sans cesse afin de s’incruster dans la durée du vivant par delà tous les amoindrissements qui nous guettent, défiant tous les obstacles qui nous menacent ou se dressent sur nos chemins ?

- de quelle richesse intérieure devons-nous faire preuve pour continuer de partager avec ceux qui nous ressemblent (et ils sont innombrables !) ces montagnes d’espoir, ces océans de volonté constructive, salutaire à une affirmation saine et positive de l’être, de l'âme de notre art, autant pour nous-même que pour autrui ?

J’aurais voulu "nous" reposer ces questions en en reparlant de vive voix avec toi avant que tu disparaissent, peut-être t’auraient-elles décidé à reprendre le combat et à ne pas retourner tes armes contre toi ?

Alors je le fais pour celles et ceux qui douteraient d’eux-mêmes (d’elles-mêmes) ou simplement de la vie, qui pourraient parcourir ces lignes en arrivant jusqu'ici quel qu‘en soit le moment (plus encore s'il est difficile), en espérant de ton mon cœur, de tout mon être, qu’ils ou elles se relanceront dans le combat de l'existence avec toute l’énergie que leur pensée aurait pu leur transmettre si elle avait levé le voile sur les batailles gagnées grâce à la ténacité, à l’acharnement, à la volonté d’en découdre avec l’adversité lorsqu’on croit du fond de sa détresse que le mot «Avenir» ne doit plus exister.

Tu es parti le 15 mai de cette année 2011, notre adieu Dominique n’est pas tout à fait un adieu si en essayant de répondre aux questions que je n’ai pu te poser je pouvais aider à prolonger d’autres vies, d'autres affirmations créatives, afin que tu ne meures jamais…

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