Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental, du Portugal, à l'INDE DU SUD, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2016...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Alors découvrez le nouveau site d'Alain MARC :

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Extraits vidéo d'Aquarelle en Voyage :

Pour me retrouver sur HOUZZ :

Alain MARC Artiste peintre in GAGES, FR sur Houzz

 

https://alain-marc.fr/

 

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

Équipiers-équipières aquarelle

 

- Vous aimeriez partager vos bons moments d'aquarelle lorsque vous partez peindre dans votre ville ou votre quartier ? - vous aimeriez aller peindre avec d'autres artistes motivés comme vous lorsque vous voyagez ?
Alors cet espace est fait pour vous uniquement si vous êtes amateurs souhaitant vous retrouver entre-vous (je réfléchis pour l'avenir à une autre rubrique possible s'adressant aux professionnels ou semi-professionnels) : - si vous êtes amateur donc,  et voulez entrer dans ce module transmettez-moi votre prénom (ou un pseudonyme et lieu de résidence) je les rajouterai ci-dessous en établissant un lien anonyme avec votre e-mail, et vous pourrez ainsi trouver des coéquipiers  (ères) de peinture plus facilement . Il suffira de cliquer dessus pour vous écrire un e-mail !


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Petit Nuage

 Christine

4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 16:36

Vallée des roses et danse des ahidous . 

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L’extraordinaire beauté de la vallée des roses ne peut laisser indifférent le voyageur se rendant de Ouarzazate à Tinerhir, lorsque passant par El Kelaâ des M’Gouna, la vallée du Dadès s’ouvre à lui dans un enchanteur panorama . (Photo Alain MARC)

Il va alors s’arrêter pour au moins une ou deux photos, et je l’invite à laisser sa voiture devant une boutique et à descendre au bord de l’oued .

Bien que très pressés par la nuit qui va bientôt tomber nous nous y arrêtons le temps d’une brève aquarelle pour les plus rapides, pour quelques clichés pour les moins expérimentés .

Ici plus qu’ailleurs, la vie qui grouille au bord de la rivière invite au voyage dans sa projection vers les sources du cours d’eau ou au-delà de ses rives, vers les kasbah qui en dominent les falaises et les montagnes lointaines qui bouchent l’horizon . Le tout sur fond d’Atlas rose et bleuté comme dans un rêve orientaliste .

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Le temps d’ajuster nos appareils photographiques, Yolande en est déjà à la fin de son premier panorama du site … Elle en réalise deux, lors de notre petite halte, saisissant au vol pendant ces quelques minutes d’intemporalité, la magnificence des couleurs du soir . (Aquarelle Yolande GERDIL )

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Ce qui frappe le visiteur c’est cette harmonie de couleurs et de formes où rien ne dérange, rien ne choque comme si la vie des hommes et leur architecture restait en parfaite symbiose avec celle de la nature . (Photo Alain MARC)

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Tandis que montent de la vallée des bruits de rires d’enfants et de braiements d’ânes, un groupe d’aigrettes passe au dessus de nos têtes et va se poser sur le bord de l’eau . On devine dans les jardins une intense activité, et le bleu du ciel capturé par le Dadès est remplacé au couchant par de flamboyants roses dorés, qui immergent le paysage tandis que s’étirent à l’infini des ombres turquoises, marines et campanules . (Photo Alain MARC)

Les roses justement : elles embaument à partir du mois d’avril les oliveraies et les jardins qu’elles séparent en petites haies épaisses et basses, si pratiques pour en cueillir les fleurs le moment venu . Nous sommes ici au cœur de la production de la rose du Maroc : rose à parfum, fragile et douce, traitée en grande partie sur place, ou séchée pour être exportée et vendue en l’état . Un grand « Moussem de la rose » clôture le ramassage par une belle fête le deuxième week-end du mois de mai .

Ce qui est traité sur place vous sera proposé sous forme d’eau de rose sur le bord de la route dans l’une des nombreuses boutiques, parfumeries et distilleries de la région .

Cela me rappelle une anecdote qui nous a bien amusés : lors d’un stage, il y a déjà de nombreuses années, une d’entre-nous avait acheté l’un de ces précieux flacons de verre contenant le liquide parfumé, et l’avait déposé dans son sac d’aquarelle, au milieu des pinceaux et de la palette, contre son carnet . Nous étions à cette époque-là en car (un véritable voyage d’aquarellistes « organisés » !) et rentrions tranquillement vers notre hôtel après une journée de peinture bien remplie, quand dans un virage son sac est tombé et le fragile flacon s’est brisé . Ramassage immédiat des débris, tentatives d’épongeage avec tout ce que nous pouvions trouver, enlèvement catastrophique du carnet de voyage mais trop tard il était tout imbibé, c’est le cas de dire que nous sentions tous la rose ce soir-là !

Quelques jours passent, le stage se termine et nous sommes sur la route, dans le bus rentrant à Ouarzazate, car le lendemain c’était « synthèse » (ou débriefing comme vous voulez), et départ le soir avec les avions pour retourner chez nous à regrets . Dans ces cas-là avant la grande synthèse du lendemain, on revit cent fois le stage, on se passe nos carnets, chacun curieux du résultat final de l’autre et de l’avis des autres sur son propre carnet …

C’est alors que notre amie (l’infortunée transporteuse de flacons parfumés), inquiète de ne pas avoir l’avis de son voisin qui feuillette son carnet de voyage en hochant la tête sans mot dire et l’air un peu blasé, lui demande avec insistance de se prononcer .

Et l’autre tout de go à rétorquer : « - Un roman à l’eau de rose, voilà ce que c’est ! » 

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Au fur et à mesure où on avance dans la vallée, le paysage change et s’enrichit sans cesse de nouvelles perspectives colorées . C’est à cette heure-là qu’il est le plus judicieux de peindre ces panoramas dont on ne peut imaginer combien les verts y sont différents tant sont riches les jardins et les vergers : figuiers, pommiers, abricotiers, poiriers, figuiers, pêchers, amandiers, cognassiers et même ceps de vignes rajoutent leurs nuances à tous les arbres « sauvages » qui poussent tout le long du Dadès, et qui s’étagent en frondaisons nuancées créant la plus magique des palettes à ces heures précieuses de la journée . (Photo Alain MARC )

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Il est évident qu’il faut alors travailler vite, sans omettre les roses et mauves de la neige des sommets . … (Aquarelle Alain MARC ) 

 

 

J’ai ajouté aux images de notre voyage en cours, quelques autres images d’archives tournées pendant un moment magique vécu dans le chef-lieu de l’endroit (El Kelaâ des M’Gouna) il y a déjà une douzaine d’années . Moment intense et merveilleux au milieu d’un groupe de danseurs et de leurs « ahidous », partagé avec les stagiaires, duquel il me reste 3 ou 4 pages de carnet, mais dont ma mémoire ne se défera jamais : il y a là-bas un part de moi-même qui y est restée ! (Vidéo Alain MARC que vous pouvez revoir différemment dans un autre clip mis ici en ligne lors d‘un article précédent)

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L’une de ces pages de mon carnet : quatre très belles danseuses sont en train de m’observer tandis que je les dessinais . L’un des musiciens du groupe, un verre de thé à la main s’était rapproché … (Aquarelle Alain MARC )

L'ahidous :
« Danse accompagnée de chant, l'ahidous n'est pas seulement le divertissement préféré des Amazighs (du Maroc central), c'est surtout leur moyen d'expression le plus complet et le plus vivant. On le danse à l'occasion des moindres fêtes et même, l'été, après la moisson, presque tous les soirs dans les villages.
Les danseurs se mettent en cercle, en demi-cercle, ou sur deux rangs se faisant face, hommes seuls, femmes seules, ou, hommes et femmes alternés, étroitement serrés, épaule contre épaule, ils forment bloc. La danse est rythmée au tambourin et par des battements de mains. Les mouvements sont collectifs ; c'est un piétinement, un tremblement qui se propage, entrecoupé d'ondulations larges, coups de vent sur les blés. Par leur aisance et leur ensemble, ils témoignent d'un sens du rythme remarquable. Toutefois, tous faisant presque toujours le même geste en même temps, c'est surtout un ensemble de juxtaposition que l'ahidous présente. En ce sens, il est très caractéristique de la mentalité des Amazighs. L'ahwach dansé par les Chleuhs de l'Atlas occidental est déjà fort différent.

Le sens mystique de la danse ne se dégage pas nettement de l'ahidous, sauf peut-être de certaines formes spéciales comme l'« ahidous n tislit » dansé chez les Aït Hadiddou au moment où la mariée arrive à la maison de son mari : le chant qui l'accompagne est une véritable incantation ; on l'appelle d'ailleurs « lfal » (le sort).

Dans l'ahidous ordinaire, le chant s'appelle « izli » (plur. izlan). C'est un poème d'une extrême concision, en général deux versets qui se répondent. Il est lancé par le meneur de la danse sur un air qui varie selon les tribus, puis repris par les danseurs qui longuement le psalmodient, répètent plusieurs fois chaque phrase. L'« izli » est souvent improvisé et l'ahidous peut être l'occasion de joutes poétiques.

Poésie purement orale, jaillie de la vie même de la tribu, les « izlan » sont familiers à tous. On les chante, on les cite fréquemment, les meilleurs franchissent les limites du groupe, certains passent en proverbe. Les sujets sont ceux de toute poésie populaire, mais avec une tendance marquée vers la satire. Les hommes et les événements y tiennent donc une très grande place; dans l'Atlas central, être la risée des gens se dit « être l'izli du monde ».

D'après Maroc central de J. Robichez, éd. Arthaud, 1946

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 15:41

Envoûtement musical à Djanet avec Jade et son ami Kova?

Ce que je vous présente aujourd’hui, pour notre retour à Djanet, est exceptionnel .
Non seulement parce que c’est le fruit du produit conjugué de la rencontre entre l’amitié et l’étonnant pouvoir d’Internet, mais surtout parce que c’est le reflet de talents immenses qui ne méritent qu’à être révélés !

- Vous souvenez-vous de la
"Ballade de Djanet" et du petit défi que j’avais lancé aux musiciens, comme cela, sans trop savoir ce qu’il allait en advenir par les mystères d’Internet ?


Eh bien Jade et son ami musicien Kova? (pseudonyme artistique) ont relevé ce défit et réalisé quelque chose de vraiment superbe, que je vais vous laisser découvrir .

Si kova? est un véritable musicien, rigoureux et créatif, capable comme les artistes dignes de ce nom de nous ouvrir des portes sur des univers nouveaux, il faut dire que Jade quant à elle chante vraiment bien …

Mais avant je crois utile de faire un petit rappel de mon idée de base chantée au départ «à capella» par moi-même : j’avais écrit une petite «chanson» évoquant notre périple dans le désert et avais proposé à qui en aurait le talent d’en faire «autre chose», sous-entendu «quelque chose de bien mieux» , c’est-à-dire une création à part entière .

Et cette création, elle commence par la reprise de mes paroles «à capella» toutes nues, qui, espérant au moins un bon prêt-à-porter, se découvrent soudain habillées de véritable haute couture grâce à l’obstination et à l’inspiration de nos deux musiciens, jugez par vous-mêmes :

 

 

Ensuite ce qu’ils en ont fait, recomposé et redéfini par eux-mêmes, mérite une attention toute particulière, d’autant plus que le projet était difficile à finaliser et ils ont réalisé là une superbe création que je vous laisser écouter :

 

 

 

Djanet rue principale (à droite la palmeraie, à gauche la citadelle) . Aquarelle directe, Alain MARC 2009


Alors si ce petit voyage sonore vous a plu, intéressé ou ému (e), je vous invite à présent à
visiter la page « Myspace » de Kovac? : vous y écouterez une musique qui ne peut laisser indifférent, révélatrice d’authentiques questionnements artistiques, une musique et une recherche qui méritent d’être connues, n’hésitez pas à la promouvoir autour de vous, et laissez-leur un petit mot d’encouragement .

 

Quant à moi, pour remercier Jade et Kova? de leur contribution autant que de leur talent, je redessine à leur intention cette part de mémoire contenue dans le vent, la poussière et la lumière blanche des rues de Djanet …

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 15:18

De la musique du désert au chant des dunes …

Il n’y avait qu’un pas, et je le franchis grâce à Adil, notre fidèle ami correspondant avec nous depuis le Pays du Soleil couchant (quelle chance a-t-il de vivre si près du désert), qui sans le savoir dans son commentaire de l’article précédent, a entrouvert les portes de billets en préparation qui soulèvent des questionnements artistiques touchant à l’existentiel, dont je vous réserve quelques articles pour l’avenir, et parce que c’est la fête de la musique, je vous invite à écouter le chant des dunes …
« La dune bleue » . (Aquarelle Alain MARC)
Cliquez sur l’aquarelle pour entendre « chanter la dune » . Alors, qu’en pensez-vous ?
Vous savez combien le rapport de notre conscience au réel à travers l’art, la poésie, la musique et les questionnements qu’ils soulèvent m’importe .
Il faut dire que les mystères qui entourent l’existence elle-même sont si nombreux et complexes, qu’en artiste attentif je suis autant à l’écoute du monde à travers ce que la science nous en apporte d’éclairage, qu’à l’écoute de mes propres perceptions et intuitions surtout lorsqu‘elles viennent du fond de mon intériorité …
Alors, pour en revenir aux dunes, je vous invite d’abord à cliquer sur les liens ci-dessous, qui comme je le disais à Adil, vous permettront d’aller à la réalité physique du chant des dunes, et pour celles et ceux qui ne savent pas ce que c’est de les « entendre chanter » comme vous en avez entendu une en cliquant sur mon aquarelle :
1) -
Superbes enregistrements de différentes dunes du monde (il vous faut le lecteur Quick Time),
2) -
La physique des dunes et du sable,
3) -
Intéressant site universitaire .
Mais une fois dévoilé le mystère acoustique dans toute sa compréhension scientifique, que reste-t-il, que reste-t-il face à cette extraordinaire sonorité qui nous envahit et nous élève comme la prière des mélopées de moines tibétains ?
Il nous reste le magnétisme, l’éblouissement, l’hypnotique plongée dans un univers de pure beauté sonore qui nous emporte bien au-delà de ce que nous explique la science, de la cause à l’effet . Elle nous projette dans un autre dialogue entre nos plus obscures profondeurs et ce que nous dit la dune . Avec cette étrange impression de ne savoir déchiffrer quel message nous transmet la voix des sables, sur quels rivages elle veut nous emmener …
Face à ce trouble, à cet appel mystérieux, et en pensant au cours du fleuve Drâa qui disparaît dans les sables du désert pour ne réapparaître à son embouchure qu’à des centaines de kilomètres je vous laisse découvrir ce merveilleux conte perse « La voix des sables » extrait du très beau livre d’Henri Gougaud «
L’arbre d’amour et de sagesse » :
"Il était une fois un vieux fleuve perdu dans les sables du désert. Il était descendu d’une haute montagne qui se confondait maintenant avec le bleu du ciel. Il se souvenait avoir traversé des forêts, des plaines, des villes, vivace, bondissant, puis large, fier et noble. Quel mauvais sort l’avait conduit à s’enliser parmi ces dunes basses où n’était plus aucun chemin ? Où aller désormais, et comment franchir ces espaces brûlés qui semblaient infinis ? Il l’ignorait et se désespérait.
Or, comme il perdait courage à s’efforcer en vain, lui vint des sables une voix qui lui dit :
- Le vent traverse le désert. Le fleuve peut en faire autant. Il répondit qu’il ne savait voler, comme faisait le vent.
- Fait donc confiance aux brises, aux grands souffles qui vont, dit encore la voix. Laisse-toi absorber et emporter au loin.
Faire confiance à l’air hasardeux, impalpable ? Il ne pouvait accepter cela. Il répondit qu’il était un terrien, qu’il avait toujours poussé ses cascades, ses vagues, ses courants dans le monde solide, que c’était là sa vie, et qu’il lui était inconcevable de ne plus suivre sa route vers des horizons sans cesse renouvelés. Alors la voix lui dit (ce n’était qu’un murmure) :
- La vie est faite de métamorphoses. Le vent t ‘emportera au-delà du désert, il te laissera retomber en pluie, et tu redeviendras rivière.
Il eut peur tout à coup. Il cria :
- Mais moi je veux rester le fleuve que je suis !
- Tu ne peux, dit la voix des sables. Et si tu parles ainsi, c’est que tu ignores ta véritable nature. Le fleuve que tu es n’est qu’un corps passager. Sache que ton être impérissable fut déjà maintes fois emporté par le vent, vécut dans les nuages et retrouvera la Terre pour à nouveau courir, ruisseler, gambader.
Le fleuve resta silencieux. Et comme il se taisait un souvenir lui vint, semblable à un parfum à peine perceptible. « Ce n’est peut-être rien qu’un rêve », pensa-t-il. Son cœur lui dit : « Et si ce rêve était ton seul chemin de vie, désormais ? »
Le fleuve se fit brume à la tombée du jour. Craintif, il accueillit le vent, qui l’emporta. Et soudain familier du ciel où planaient des oiseaux il se laissa mener jusqu’au sommet d’un mont. Loin au-dessous de lui les sables murmuraient :
- Il va pleuvoir là-bas où pousse l’herbe tendre. Un nouveau ruisseau va naître. Nous savons cela. Nous savons tout des mille visages de la vie, nous qui sommes partout semblables.
La voix sans cesse parle. Comme la mémoire du monde, le conte des sables est infini. "
Enfin, pour vous emmener dans un autre voyage de l’imaginaire et du merveilleux né de la rencontre des hommes et du désert, je vous laisse cliquer sur le curseur de lecture situé sous la dernière aquarelle ci-dessous, un petit bijou du site d’
Arte Radio .
« Chanson du fleuve de sable » (Aquarelle Alain MARC)


Cliquez sur le curseur traingulaire de lecture ci-dessus, et régalez-vous de cette histoire magnifique !

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 21:20

Peut-être vous souvenez-vous d’Anne-Marie MARY ?

 

Si vous voulez la retrouver et découvrir ses toiles contemporaines, de la plus intéressante facture qui soit, n’hésitez pas à aller visiter son exposition à la Galerie 349, tout près de l’aéroport Toulouse Blagnac (sortie 902.4) du 11 mai au 4 juin : elle y expose avec un sculpteur, M.P. MAJOURAU

Très bonne expo, Anne-Marie !

 

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En haut de l’invitation, quelques peintures d’Anne-Marie.

   

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 09:47

Je vous emmène aujourd’hui dans l’une des plus délicieuses balades qui soient puisqu’il y est question d’une région qui m’est chère, et de l’une des ses plus grandes particularités : celle de sa non moins délicieuse cuisine !

De toutes les régions de France, la plus gourmande est certainement celle du Sud Ouest. Pendant votre séjour en Aquitaine, dans le Pays Basque français ou en Dordogne, vous aurez l’occasion de découvrir en plus d’une infinité de produits du terroir et des vins renommés dans le monde entier, un patrimoine culturel et historique d’une grande richesse. Une location voiture vous permettra de vous déplacer de ville en ville aisément.

Entre deux dégustations de vins de Bordeaux, vous pourrez visiter de charmants villages typiques, des châteaux fortifiés et des cathédrales majestueuses avant de vous asseoir à une table d’hôtes pour déguster cassoulet, foie gras et autre magret de canard !

nullLa «mignonnette» est une liqueur de framboise des Pyrénées pouvant servir de digestif . Celle-ci après le repas bien entendu !

Mais bien avant, nous aurons apprécié un apéritif inattendu et tout aussi délicieux, à la framboise également, mélange de jus de framboises, de plantes, d'Armagnac et d'eau de vie à consommer très frais : tous deux sont une spécialité de la vielle ville de Bagnères-de-Bigorre, de très ancienne tradition…

Commencez donc votre circuit gastronomique en suivant la route du cassoulet. Réservez votre hôtel à Toulouse, la Ville Rose. Classée "Grands sites des Midi-Pyrénées" c’est l’une des villes qui revendique avec Castelnaudary et Carcassonne, la paternité de ce copieux plat, emblématique du Sud Ouest.

Le célèbre chef cuisinier Montagné aurait dit : "Le cassoulet est le Dieu de la cuisine occitane. Un Dieu en trois personnes : Dieu le Père qui est le cassoulet de Castelnaudary, Dieu le fils qui est celui de Carcassonne et le Saint-Esprit, celui de Toulouse".

Le cassoulet, tel que nous le connaissons aujourd’hui, apparaît au début du XVIe siècle. A Toulouse, la recette est à base de saucisses de Toulouse et de haricots blancs. Une longue balade autour des hôtels particuliers de la Place du Capitole vous aidera à digérer !

A Carcassonne, patrie des gésiers de volailles confits, le cassoulet se présente sous la forme d’une potée de haricots secs, agrémentée entre autres de confit de canard ou d'oie. Après un plat aussi riche, vous aurez toute l’énergie nécessaire pour faire le tour de la cité médiévale et du château comtal de Carcassonne.

Le cassoulet chaurien, inventé dit-on pendant la Guerre de Cent Ans, fait quant à lui l’objet d’un festival annuel au mois d’août. Il prend toute sa saveur une fois gratiné au four et servi avec un bon vin rouge du Minervois ! A voir absolument à Castelnaudary, les berges du Canal du Midi et l'Ile de la Cybèle.

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Promenade touristique, gastronomique et picturale passant également ici en Aveyron, entre Najac et Villefranche-de-Rouergue : nous sommes au petit village de Monteils, chez Jacques CARLES éleveur de canards gras, apôtre de la table paysanne et du bien manger, qui vous recevra à sa table d’hôtes et vous régalera des délices dont il a le secret … (Une page extraite de mon livre «Aveyron, carnet de routes» paru aux Éditions du Rouergue et adresse confidentielle que je ne partage qu’avec mes meilleurs amis dont vous faites partie)

A mi-chemin entre Toulouse et Bordeaux, Agen est une très belle ville médiévale, vantant un remarquable Musée des Beaux-arts. C’est aussi la patrie du pruneau d'Agen qui accompagne divinement les plats à base de porc, de volaille ou de gibier. Faites-vous plaisir et offrez-vous un repas au Mariottat, un restaurant gastronomique traditionnel du centre ville d’Agen, pour un tour des saveurs typiques de la région : canard, pruneaux d’Agen et fromages.

Car la région Sud Ouest est reconnue également pour ses fromages, comme le Roquefort, fromage à pâte persillée né dans l’Aveyron, que Diderot qualifie de "roi des fromages". Autre célébrité AOC, l’Ossau Iraty – un fromage à pâte légèrement pressée, originaire du Pays Basque.

Du côté de Bayonne, Biarritz ou encore St Jean de Luz, vous pourrez découvrir le splendide littoral atlantique et visiter les fabriques de salaisons du Bassin de l'Adour où déguster le fameux jambon de Bayonne. Non loin de là, se trouve le village d'Espelette et ses façades de maisons décorées de guirlandes de piments.

Enfin, ne manquez pas de vous promener dans les nombreux marchés traditionnels de la région où débusquer de véritables merveilles du terroir : foie gras de canard ou d’oie, confits et magrets mais aussi cèpes et autres truffes noires.

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Troupeau devant une bergerie à Roquefort, sur fond des falaises du Combalou, ce bout de causse détaché du Larzac dans lequel se trouvent les fameuses caves .

La gastronomie est toujours un reflet par la saveur du terroir… J’aurais longuement pu traiter de tout ce qui unit la vie des hommes et le paysage dans lequel ils évoluent à travers les produits qu’ils élaborent pour se nourrir. Il y aurait même de quoi en réaliser plusieurs ouvrages sur le seul sud-ouest justement ; mais si ce petit article vous donne envie de venir découvrir le Sud-Ouest gastronomique vous y apprécierez également ses indissociables correspondances touristiques, et si elles deviennent picturales, alors là croyez-moi, vous ne serez pas déçus du voyage !

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 20:37

C’est un magnifique carnet de voyage dont vous avez la primeur aujourd’hui !

Après celui d’Yves GIROUD, il est très intéressant de découvrir la vision de Marie - Brigitte.

Ils n’étaient pas ensemble pour ce voyage et ne se connaissent pas. Il y a pourtant en plus du thème de voyage, de nombreux points communs dans leurs carnets : une connivence dans le regard, un émerveillement devant les paysages, les êtres et les choses qui donnent envie de partir à notre tour .

Ouvrez ce carnet, regardez-le, lisez-le page après page, en grand écran et avec la loupe s’il le faut . Vous serez alors avec Marie - Brigitte dans l’intimité d’une belle aventure qui ne s’arrête pas seulement au chatoiement des formes, des couleurs et des lumières : vous serez avec elle dans un univers d’émotions que seules, de cette façon-là peuvent apporter ces si dépaysantes ambiances indiennes … Inde de Marie-Brigitte BUISSIEREPour lancer la lecture du carnet de voyage de Marie - Brigitte cliquez sur son image ci-dessus, mettez-vous plein écran avec le bouton rectangulaire en haut à droite de l’écran d’accueil à côté de la loupe, vous en tournerez les pages avec le pointeur de la souris et pourrez observer les détails des photos dessins et aquarelles avec la loupe…

Inde de Marie-Brigitte BUISSIERE 2

Un regard différent de celui d'Yves, sur le même pays : une autre façon d'exalter l'âme d'une nation à l'échelle d'un géant vêtu de mille couleurs...

Pour revoir ce carnet et l'observer en détail cliquez sur chaque page, "effet loupe" garanti !

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Published by Alain-Marc - dans Vos carnets de voyages
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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 15:57

Équipières / équipiers aquarelle :

Vous êtes ou pensez vous rendre sur la Côte d’Azur le 19 juin prochain ?

Rejoignez alors «Petit Nuage» pour peindre aux jardins de la Villa Rothschild Saint-Jean Cap-Ferrat : elle vous propose de vous retrouver pour une randonnée croquis le matin, en vous donnant rendez-vous à 10h30 au parking de la Villa Rothschild pour une balade facile et informelle d'une heure plus 30 minutes de croquis de Villa Kerylos.

Vous devriez être dans le jardin vers midi, avoir assez de temps pour le pique-nique et quelques croquis. Pour plus de détails, cliquez ICI

Et allez visiter le blog de «Petit Nuage» en cliquant sur la photo ci-dessous :     

Aquarelle-Yun-Petit-NuageJacques ALBERT : 

Vous souvenez-vous de Jacques ALBERT ?

Si vous voulez le retrouver parmi plusieurs de ses amis peintres et sculpteurs, rendez-vous à Pont à Mousson le dimanche 29 mai prochain de 10h00 à 18h00 Boulevard de Riolle, vous y êtes invités par l’Association des Artistes Mussipontains qui vous propose sa traditionnelle exposition artistique «ARCADIE» 

METZ place comedie

   «Metz», une aquarelle de jacques ALBERT

 

EBAN :

Il est inutile de vous le présenter à nouveau, mais si vous êtes à Lorient jusqu’à la fin du mois, ne ratez pas ses peintures du Vietnam chez Chapitre :

LORIENT 2011 

 

Enfin, pour ceux qui n'ont pas pu venir voir l'exposition d’Anne-Marie MARY et M-P MAJOURAU en voici une vidéo que vous ouvrirez en cliquant ici, dans laquelle on voit bien le travail de chacune et si vous voulez voir l'expo "en vrai ", elle est encore visible à la Galerie 349 près de Toulouse jusqu'au 4 juin compris (attention  seulement les  mercredi , vendredi  et samedi   après-midi de 13h30 à 19h)

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 23:33

- Peut-être vous souvenez-vous de Jade rencontrée avec la "Ballade de Djanet" (que j’avais «écrite» au retour de notre stage carnet de voyage dans le Sahara algérien d’il y a deux ans), ballade qu’elle avait reprise et interprétée avec son ami musicien Kovac?

Jade en artiste complète (puisqu’elle avait réalisé de superbes dessins et aquarelles lors de ce voyage dans le Grand Sud), nous avait surpris à l’occasion de cet article par son interprétation de ce petit texte musical, et ses talents de chanteuse et de musicienne avaient ravis nombre d’entre vous .

Aujourd’hui c’est d’abord en carnettiste que nous la retrouvons mais toujours aussi musicienne, car c’est à la rencontre d’autres talents musicaux (celui d’un ensemble de femmes nomades originaires de Tombouctou et d’un griot), qu’elle nous invite à la suivre au Mali à travers quelques extraits de son dernier carnet.

 La tente dans le désert . Aquarelle directe de Jade

Toujours intéressants les propos de Jade : ils nous renvoient nécessairement à d’autres questionnements, d’autres visions du monde. Ses dessins en témoignent. Ses rencontres, sa quête également…

L’ambiance tout à fait particulière se dégageant des pages qu’elle ramène, nous plonge dans une sorte d’envoûtement.

- Est-ce celui du «tehardent», ce luth à trois cordes accompagnant les récits du griot ?

Elle nous écrit :

«Mali, 22 décembre 2010, 22 janvier 2011.
Marlène et moi sommes parties pendant un mois.

Nous avons remonté le fleuve Niger en bus, en bateau, en taxi brousse pour arriver jusqu'au lieu du "Festival au désert".
Les quelques mots que je souhaite vous faire partager ici sont ceux de Amanou, l'un des deux griots du groupe de musique touarègue "Tartit".

«Dans le bus», dessin de voyage, Jade .

«Samba. Sur les sacs de mil…» Aquarelle de Jade.

«La poule» collage Jade.

Montage de Jade à partir de motifs traditionnels.

«Tartit» par Jade : l’une des femmes touarègues de l’ensemble féminin originaire du Mali. «Tartit» mot signifiant «réuni», plus généralement «uni»…

Mondomix présente: Tartit (Filmé au festival Banlieues Bleues).

«Le groupe de femmes Tartit est issu du peuple nomade, les kel tamasheq. A l'instar du célèbre groupe Tinariwen, les femmes de l'ensemble qui viennent toutes de la région de Tombouctou se sont « réunies » (traduction littérale du mot tartit) dans un camp de réfugiés durant la rébellion des Touaregs contre le gouvernement malien.
Par contre, elles n'ont pas choisi d'électrifier leurs instruments et accompagnées de leurs griots au tehardent et à l'imzad (sorte de guitare et de violon), elles chantent leur vie, leur tradition et jouent les tindé (percussions). C'est dans les camps qu'on leur propose de venir jouer au festival Voix de Femmes en Belgique en décembre 95. A cette occasion, le groupe prend une forme définitive. Elles tournent de plus en plus et en 1997 elles enregistrent «Amazagh», leur premier album.
En 2000 sort Ichichila et en 2003, elles participent au Festival au Désert. Aujourd'hui, elles participent entre autres au spectacle «Desert Blues» qui leur fait partager la scène avec les musiciens maliens Habib Koité et Afel Bocoum.»

Je vous invite à découvrir aussi d’autres magnifiques extraits de l’ensemble TARTIT sur le site de «CDUniverse» en cliquant ici 

«Nohoum» par jade

Le Griot :
«Il est un des gardiens de la tradition musicale et historique du peuple touarègue. Le griot conte et joue mais il peut tout aussi bien venir chez toi pour te raconter l'histoire de ta famille.
"On n'a pas à imposer son savoir à une communauté. Le développement ne s'impose pas. Il faut proposer le savoir car chaque communauté a déjà le sien et tous sont complémentaires."
Amanou, conférence de presse de Tartit 8/01/2011, Festival Au Désert»
Jade Gomes, extrait de voyage.

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Published by Alain-Marc - dans Vos carnets de voyages
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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 09:05

Nous retrouvons aujourd’hui Anne-Marie MARY qui est rentrée depuis peu d’Égypte (juste au début de la récente révolution dans ce pays !), avec un superbe carnet de voyage.

Voici un extrait des premières publications de son carnet en exclusivité pour Aquarelle-en-Voyage.com.

Je pense que vous serez comme moi enthousiasmés par l’esprit de son travail réalisé dans l’esprit des sources classiques des aquarellistes et dessinateurs voyageurs de tous les temps.

Anne-Marie vient d’en réaliser un tirage numérique de 50 exemplaires, son carnet d’Égypte est composé 52 très belles pages réduites au même format que celui de son " Japon - Russie" en 15 x 21cms (pour vous constituer des références et compléter votre bibliothèque d’originale façon vous allez pouvoir faire une collection de ses carnets de voyage si comme moi vous aimez son expression), commandez-le-lui vite il ne vous en coûtera que 25 € frais de port inclus (en lettre Max suivie), écrivez-lui en cliquant ici

 

Nus 015a


Depuis-le-11-01-2011 0004a

(Détail)

 

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(Détail)

 

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(Détail)

 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 23:43

Peut-être vous souvenez-vous de Mohamed BOUSTANE ?

Je lui avais consacré un article il y a un certain temps déjà, et c’est avec plaisir que je vous reparle de lui aujourd’hui (je lui consacrerai à l’avenir un reportage complet), car la série de ses belles expositions dans de grandes galeries Marocaines continue à la célèbre librairie - galerie «Carrefour des Arts» de Casablanca, du 5 au 27 avril prochain .

Si vous passez bientôt par cette belle ville d’Afrique du Nord, n’hésitez pas à pousser les portes de ce lieu d’échange et d’esprit, qui participe au rayonnement intellectuel et culturel de la vaste métropole .

Si Mohamed y est accueilli bientôt ce n’est pas un hasard, tout au moins la marque d’une nouvelle reconnaissance s’inscrivant dans celle de ses précédents succès, particulièrement celui de la Biennale Internationale de Sharjah en 2010 qui lui fit un grand honneur en l’invitant pour un «one man show», dans ce «phare» spirituel et culturel très sélectif des Émirats Arabes et même du Golfe Persique tout entier .

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   On ne peut que rester muet d’admiration devant une telle calligraphie : tout en lui rendant hommage elle s’affranchit de la lettre qui devient dans un élan d’énergie une projection d’harmonie vers un absolu de pure liberté …  

Nous qui sommes relativement ignorants du rayonnement de la calligraphie contemporaine, ne pouvons imaginer la puissance spirituelle se dégageant de ses différentes tendances .

Or, elles sont autant le reflet de la pensée d’un artiste et d’un maître que celui des mouvances intellectuelles de l’époque qu’elles reflètent avec des expressions parfois «visionnaires», (ou tout au moins que j’interprète comme telles), particulièrement au travers d’œuvres comme celles de Mohamed BOUSTANE .

Connaissant Mohamed, sa grande sagesse, sa bonté naturelle et son érudition autant que l’inscription de son art dans une véritable foi et la perception visible d’une intériorité ouvrant sur l’universel, je ne peux m’empêcher de voir dans son travail comme le pressenti de tous les tourbillons de liberté et d’affirmation de l’être qui de tout temps sont les précurseurs des grands changements de civilisations plus même maintenant que jamais dans un monde arabe en plein devenir …

- Sans doute son questionnement présent s’affirme-t-il pour lui en priorité par la remise en question de la lettre dans l’art de la calligraphie ?

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  Tout ici est écriture et non-écriture …

Statique et irréversible mouvement . Mais c’est surtout comme une grande mutation, une fabuleuse explosion solaire, une vague cosmique suspendue, figée dans l’espace temps comme pour mieux nous aider à comprendre l’immensité du Devenir …

En tout cas «ce sont de telles réflexions qui fondent actuellement cette nouvelle forme d’art.

La conscience des limites de toute écriture rend libre le calligraphe. Et, en désarabisant son écriture, plus exactement, en créant des lettres transarabes, Mohamed Boustane crée une forme de liberté bien plus radicale que celle qui existait autrefois chez les autres calligraphes arabes. Et, de plus en plus, Mohamed Boustane crée une écriture «in vue» .

Il se fait naître par la naissance de ces lettres-signes qui n’ont rien d’autre à dire sinon que tout est à lire et que toutes les lectures sont infinies. Cette calligraphie, ou postcalligraphie, est l’analogon d’une naissance qui se déroule sous nos yeux.
A proximité Mohamed Boustane lorsqu’il relie ses œuvres à un au-delà de l’esthétique, cette dernière étant en Occident centrée sur la sensibilité du corps humain, sur sa capacité émotionnelle face à certaines formes. Le beau est donc bien présent, mais non comme création humaine. Cette nouvelle forme de calligraphie ne marque pas une revendication d’autonomie de l’artiste qui traduirait, par des signes insignifiants, son intériorité à un moment de son évolution propre.
Ce qui y apparaît est une nouvelle conception de l’espace avec l’abandon des formes circulaires au profit de formes brisées vivant d’une variation ténue de couleurs internes. Ce sont dans ces espaces que s’inscrivent les lettres-signes créées par le calligraphe. Ces lettres se recouvrent elles-mêmes. Il leur arrive aussi de participer à des explosions. S’opposent des lettres-signes de grande taille et ces formes géométriques brisées où se succèdent les petites lettres signes. Les couleurs, parfois l’or, mais aussi l’opposition des pleins et des vides, contribuent, non pas au sens de l’ensemble, mais à sa signifiance. On est alors en face d’une écriture à la fois contemporaine et primordiale car immédiatement universalisable…»


- Les grands calligraphes, comme tous les autres grands artistes, créateurs et penseurs, ne seraient-ils pas aussi (souvent à leur insu) par leurs rapports à l’universel et à l’intemporalité, des capteurs extéroceptifs hypersensibles et clairvoyants des mutations de leur civilisation en devenir ?

 

Le Carrefour des Arts
vous invite au vernissage de
l'exposition de Mohamed Boustane
le mardi 5 avril à partir de 19h

Exposition du 5 au 27 avril 2011

Carrefour des Arts

Rue Essanaâri - Quartier Bourgogne, Casablanca MAROC

05 22 29 43 64

 

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