Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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-  Les stages "aquarelle" dans l'Hexagone sont ouverts aux débutants et aux pratiquants déjà confirmés souhaitant se perfectionner : ils ont pour but d'apporter efficacité et aisance d'expression à l'aquarelliste de terrain. Nombreux sont les aquarellistes issus de mes stages ou passés s'y perfectionner depuis 4 décennies...
- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'au Portugal, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2020...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 23:01

Que pensez-vous de mon dernier « petit » ? 

 

Car il est réduit à sa plus simple expression : j’ai voulu qu’il soit sobre, très synthétisé, des plus rapides à s’ouvrir (« léger ») pour celles et ceux qui n’ont pas l’ADSL puisque c’est en priorité à ces internautes qu’il s’adresse, … qu’on puisse en faire le tour en quelques clics (le contraire de ce journal en ligne en quelque sorte), y voir d’un seul coup d’oeil un résumé de mes principales activités, et si on le souhaite depuis sa visite aller très vite sur tous mes autres sites des plus anciens jusqu’à ce blog !

Je vous présente donc mon « mini-site », allez le visiter en cliquant ci-dessous sur sa page d’accueil, et dites-moi si vous y trouvez un bug ou une quelconque difficulté de chargement ?

 


 

Cliquez sur l’image ci-dessus pour entrer sur mon nouveau « mini-site » : puis en 8 clics, vous « saurez tout » !

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 21:23

Pour mon 300 ème article, me voici tagué !

 

Taguer un blog, c’est l’inviter à entrer dans un jeu dont le but est de faire connaître et reconnaître le travail de son auteur, de consolider ou promouvoir sa visibilité dans les requêtes des moteurs de recherche, de permettre aux commentaires qu’il suscite de progresser, c’est en fin de compte participer à une chaîne sympathique car elle a pour but l’émulation active, créative et productive du monde des blogueurs, un monde au service des internautes qui y puisent de nombreux services et informations, en fait un processus utile à tous !

C’est donc Ovive qui vient de me taguer !

Charmante personne en quête de belles balades, curieuse de tout, passionnée d’énigmes, de moments complices, de recherches et de trouvailles, entre crises de rigolades et moments savoureux, Ovive éclectique nous emmène avec humour et poésie sur une piste des cistes odorante et colorée …

 

Mais c’est quoi le principe du jeu (en l’occurrence ici celui du tag photo) ?
- poster le lien de celui qui vous a tagué,

- prendre la 7e photo de votre 7e fichier ou répertoire où vous stockez vos photos,
- la poster sur votre blog.
- Puis ensuite, comme d'habitude, il faut choisir 7 victimes et leur demander de faire la même chose !

À présent la photo : cela tombe pour moi sur cette aquarelle d’un chien jouant que j’avais dessiné en Andalousie en 1996, et qui illustre en fin d’article un billet intitulé « Laquarelle comme témoignage » . 

 

 

À mon tour donc, voici les 7 blocs que je tague (journée de la femme oblige c’est 7 femmes que je choisis, que les autres me pardonnent je les présenterai une autre fois car je n’oublie bien sur pas toutes mes autres amies blogueuses qui sont si talentueuses ! )  :

Marie, ses passions et coups de cœur, avec son regard de photographe attentif au monde qui l’entoure et sa plume vive et alerte pour chanter toutes les formes de beauté,

ABC, qui elle aussi sait si bien marier les mots aux images, où tout se décline en vers et en superbe iconographie,

Jackie, dont les superbes photographies nous emmènent dans un voyage toujours recommencé,

Izys, dont les aquarelles, croquis et petits carnets nous enchantent toujours autant,

Eva, qui porte sur le monde un regard profond et attendrissant, qui nous lave les yeux d’images et de pensées empreintes de beauté,

Plumette, pour l’inciter à continuer de nous offrir de nouveaux textes illustrés, qu’elle réalise toujours avec talent et sincérité,

Caroline et ses si jolis carnets d’ailleurs qui nous font agréablement voyager et rêver .

 

À présent, je vous souhaite un agréable dimanche et vous dis « à bientôt » ?

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 08:58
C'est clair, là, j'arrête !
Pendant au moins une semaine au minimum j'arrête mon blog, mes blogs (puisque je ne reviendrai pas non plus sur celui de l'Espagne), je verrai ensuite si c'est temporaire ou définitif !
Je me pose trop de questions, dépense trop d'énergie pour un retour visites que je considère insignifiant compte tenu des efforts apportés .
Je débranche tout, arrête tous les projets en cours sur le web (articles texte et multimédia en cours déjà depuis longtemps, interactivité combinée, échange avec les autres carnettistes, démos, visioconférences, etc.), projets sur lesquels je travaille depuis des mois et qui me demandent un travail fou pour un retour visites en ce moment déplorable .
Je vais analyser toutes mes données statistiques seulement ensuite, et voir ce que je fais à l'avenir, si cela vaut la peine que je continue ce blog autant que celui que je viens de lancer dans un concept complémentaire, s'il ne vaut pas mieux que je laisse tout tomber pour ne me consacrer uniquement qu'aux personnes qui viennent me voir en expositions ou Salons et qui me retrouvent dans les stages, voyages livres, conférences et autres formations (car il n'y a pas que les seuls stages annoncés ici pour lesquels je fournis aussi énergie et volonté) ...
C'est seulement après ces analyses et mon autocritique (car je tirerai enseignement des "pourquoi" et des "comment"), que soit j'abandonne complètement, soit je continue sous la forme actuelle, soit je recommence tout de zéro ou en partie, ou soit je modifie un certain nombre de choses, on verra plus tard ...
Quoi qu'il en soit, je tiens à vous remercier de tout coeur, vous toutes et tous qui m'avez suivi jusq'à présent depuis si longtemps : le résultat c'est à ce jour 600 000 vistes uniques pour 2 millons 260000 pages vues, des tas de projets fantastiques menés à terme avec grand succès, des amis ou correspondants sur les 5 continents, une communauté "carnets de voyages" de plus de 150 blogs montée en quelques mois seulement, encore mille mercis c'est vous qui avez contribué à cette réussite !
Mais tout cela c'était avant ces jours-ci (statistiques de visites en chute libre) où pourtant, l'intérêt des articles publiés ne me parait pas moindre que précédemment, ...donc acte : si pas plus d'attrait que cela faut que j'arrête et que je me pose les questions voulues, je ne suis pas quelqu'un de passif !

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 23:15

EBAN, « Vichy, Fluorescences » …

 
Vous souvenez-vous de EBAN ?

Eh bien, il publie « Vichy, Fluorescences », un magnifique livre consacré à la ville de Vichy où ses aquarelles, encres et acryliques accompagnent quelques-uns de ses plus beaux poèmes .

Je ne reviens pas sur le talent d’EBAN, sur sa gentillesse et ses qualités d’artiste qui l’honorent et donnent à sa peinture la dimension d’une humanité rayonnante .

 

 

  EBAN dédicacera "Vichy Fluorescences" à la Grande Librairie à Vichy le 21 mars prochain et à la Librairie des Volcans à Clermont-Ferrand le 18 avril .

Je ne reviens pas sur l’esprit de synthèse et la spontanéité éclairant son œuvre par delà la puissance poétique de son rapport au monde …

 

Je ne reviens pas sur un cheminement d’homme et d’artiste qui l’a amené du lointain Vietnam aux collines d’Alsace …

Sur ses peintures à la rencontre de deux mondes : l’Asie Millénaire et la vielle Europe .

Sur ses repères ancrés en profondeur dans la mouvance des rapports les plus subtils entre matière et couleur, révélant toujours cette rencontre incertaine entre l’univers du végétal et la permanence d’autres réalités allant jusqu’au minéral en laissant étrangement passer tous les éclats de l’âme …

 

 

L’une des peintures du livre « Vichy, Fluorescences » que j’aime beaucoup, car elle est au cœur de cette synthèse qui nous touche profondément puisqu’elle établit un lien d’esprit entre la force subtile des expressions d’extrême orient et la vision poétique des perceptions du monde occidental . (Aquarelle EBAN)

 

Je ne reviens pas sur tout cela, mais je vous dis : « - Allez avec cet ouvrage parcourir la ville de Vichy, et découvrir à travers la peinture d’EBAN la profondeur d’un regard qui ouvre au fond de nous la candeur d’horizons bien plus lointains, parce qu’ils nous donnent à voir la lumière intérieure qui de tout temps et dans toutes les civilisations a éclairé les chemins de l’Art . »

« Vichy, Fluorescences » : vous pouvez le lui commander de ma part (Alain MARC), à Annie ROTH Éditions .

(20 Euros seulement, pour un vrai moment de bonheur !)

 

En souvenir de votre passage sur le stand de EBAN à la dernière Biennale des carnets de Voyages de Clermont-Ferrand il avait créée pour vous, cette inflorescence …

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 10:56

Stages aquarelle et carnets de voyages …

 

           Vous pouvez remarquer que je ne vous inonde pas d’articles et de newsletters à tours de bras !

                   Que c’est même rare ces temps-ci, ce n’est pas pour autant que je vous oublie, et je travaille même avec acharnement pour beaucoup d’entre-vous, à commencer par toutes celles et ceux que j’aurai le plaisir d’épauler, de conseiller, de guider, d’encourager prochainement pendant mes stages d’aquarelle et de carnet de voyage . Si vous en faites partie et que vous soyez déjà inscrit (e) à l’un de mes stages 2009, surtout ne soyez pas inquiets (es) si je n’ai pas encore répondu à tous vos (nombreux) bons de réservation, je vais rattraper ce retard prochainement, mais j’ai actuellement un travail fou, ce n’est qu’une question de jours tout sera fait le moment venu, je profite de ce billet pour vous le dire !

            C’est donc à votre intention que j’écris cet article, vous qui allez venir vous essayer à la prise de notes, de croquis, de pochades ou d’aquarelles plus élaborées réalisées sur le motif dans le cadre d’un ou plusieurs des stages qui vous sont destinés à travers l’agenda que j’ai préparé pour vous .

            Mais aussi à l’intention de tous les anciens participants à mes sessions de peinture, déjà venus une ou plusieurs fois, et qui pensent peut-être qu’ils repasseront nécessairement par les mêmes chemins battus en revenant, pouvant entrer dans le cadre « d’habitudes », mot que je ne comprends pas, que je ne connais pas car je veux toujours pour vous aller de l’avant, ouvrir de nouvelles pistes, avoir des idées différentes, offrir de nouvelles solutions, donner de nouvelles chances, même si parfois, dans certains stages plus lumineux, plus intenses que d’autres il nous arrive de revenir peindre un paysage devant lequel nous avions déjà planté notre chevalet comme Cézanne pour sa chère Sainte-Victoire, ce qui peut aussi être une stimulante façon de rénover son regard …

             En tout cas ce ne sera guère le cas cette année où nombreuses sont les directions toute neuves que nous allons prendre . Le but quant à lui reste le même : vous donner avec le plus d’efficacité possible un véritable outil au service de votre expression, un passeport pour votre joie de vivre, un moyen d’aller plus loin, plus haut, plus fort dans votre rapport au monde un crayon et un pinceau à la main !

 

À propos des stages :

 

          Bien sur, il y aura des réajustements et des acquisitions techniques aussi bien que créatives pour la plupart d’entre-vous, quelle que soit la session à laquelle vous allez participer . Mais ce que je tiens le plus à vous transmettre en cette occasion, c’est une formidable chance d’être vous-même d’une façon différente, une façon qui soit le reflet de votre personnalité, avec cet enthousiasme, cette volonté à vouloir surmonter les difficultés qui m’anime depuis des décennies et que je partagerai avec vous en vous faisant profiter de mon expérience, car c’est mon bonheur de transmettre et d’enseigner qui est tout entier contenu dans cette démarche . 

             C’est aujourd’hui cette « dynamique » qui me paraît être essentielle au regard de plus de 30 années d’expérience des stages et des carnets de voyages puisque beaucoup d’entre-vous le savent déjà je fais partie des « pionniers » en la matière en ce qui concerne les stages « carnets de voyages » à l’étranger , (je retracerai d’ailleurs dès que possible l’historique de cette sorte « d’épopée » ici même, photos et vidéos à l’appui, afin que vous puissiez vivre ou revivre - pour les plus anciens d’entre-vous - cette belle aventure), je n’ai plus rien à prouver, d’autres collègues maîtres de stages d’une moins lointaine époque ayant depuis longtemps récupéré pinceaux et palettes pour leur usage personnel uniquement …

             Il n’est d’ailleurs pas dit que je n’en ferai pas autant un jour prochain, mais pour le moment voilà je suis encore là, et si vous me suivez en vadrouille (ce dont ce vous remercie chaleureusement car je crois être digne de votre confiance) sur quelque itinéraire où votre cheminement pictural profitera du mien, vous comprendrez mieux pourquoi je me pose moins de questions sur le nombre que nous serons (accompagnants compris - bien que je ne puisse pas prendre tout le monde et qu’il y ait pour beaucoup de stages une liste d’attente aux postulants généralement déçus -), sur les circonstances météo ou les aléas que nous rencontrerons, la seule chose qui m’importe étant les progrès que vous ferez et les acquis auxquels vous accèderez (même si pour beaucoup de ces éléments ce n’est pas nécessairement « pendant » mais après le stage que vous en découvrirez les bienfaits) .

             Pour tous les doutes ou questions que vous pourriez encore avoir en arrivant dans votre groupe si vous ne me connaissez pas ou trop peu, il devrait vous suffire de peu de temps pour être rassuré (e), et je sais quoi répondre à celle ou celui qui douterait encore à l’aube du deuxième jour, s’il ou elle a eu (e) la chance de participer à une session !

             Bien sur je ne suis pas le Bon Dieu (oh, combien parfois j’aimerais pouvoir faire des miracles, y compris bien au-delà de notre « cercle pictural » …), et je ne peux pas (- sauf très grande forme, mais alors là il faut qu’elle soit très, immensément grande -) vous transformer en Turner, Delacroix ou même Titouan Lamazou du jour au lendemain !

             Il vous faudra si vous venez avec cet objectif ancré au plus profond de vous-même, avoir d’une part quelques prédispositions, et d’autre part travailler un peu . Je dirai même beaucoup, et je ne garantis pas le résultat je préfère vous le dire très franchement, je vous conseille même de rechercher quelqu’un de plus doué que moi pour vous aider à concrétiser ce rêve .

 

En stage d’aquarelle, travail sur le motif …

               Si par contre vous souhaitez accéder à ce "grand bonheur d’être" à travers l’aquarelle et la famille des outils techniques et créatifs que vous devez maîtriser pour réussir vos carnets de voyages, si vous souhaitez savoir un peu mieux où vous situer et où aller dans le domaine de l’expression picturale, cerner objectivement vos difficultés et comprendre comment les surmonter, apprendre quelques petits secrets et tours de mains personnels qui sont souvent le résultat d’une approche plus « professionnelle », ou tout simplement vivre quelque chose d’exceptionnel avec des gens qui ont globalement une sensibilité proche de la vôtre, alors là vous avez fait le bon choix, vous êtes à votre place et c’est même parfois un tournant dans votre existence que vous amorcez, en tout cas une nouvelle façon de voir et de ressentir le monde qui vous profitera tout le restant de votre vie .

           Vous savez, je sais de quoi je parle : mon père était carnettiste autant que peintre et sculpteur, et mon grand-père paternel que je n’ai malheureusement pas connu tenait à jour son « carnet des tranchées » au sein de cette immense boucherie de « 14 - 18 » qui finit d’ailleurs par lui coûter la vie .

            Ils m’apprirent que le bonheur de dialoguer avec le monde et d’évacuer ses souffrances ou de surmonter ses difficultés les plus existentielles, intimes et personnelles autant que les plus ordinaires et communes à chacun de nous à travers la peinture, le croquis, (tout ce qui relève d’un ordre d’expression créative) passait bien avant la maîtrise du trait parfait, de la ressemblance absolue, de la perspective impeccable .   
           Du plus loin que je me souvienne, alors que je devais avoir quatre ou cinq ans, je me revois sur les genoux de mon père crayon et carnet de croquis à la main dans la cour de la ferme familiale de ma grand-mère et je l’entends encore me dire : « - Ton coq, ton canard, les poules que tu viens de dessiner, OK, ils ressemblent à un coq, un canard, à des poules : mais moi je veux les voir échapper de ta feuille de dessin, je veux les voir battre des ailes, les entendre chanter, caqueter, je veux qu’ils bougent, je veux qu’ils nous sautent à la figure ! »

La vie quoi, la vie tout simplement !
Exercices d’enfance, travail sur le motif (croquis Alain MARC)  

               Regarder le monde, le reproduire est une chose, le traduire en est une autre .

               Entrer dans le mystère de la vie avec écoute, discrétion, humilité, enthousiasme et volonté est un but en soi qu’il nous appartient de partager si on a la chance de pouvoir le faire crayons, plumes et pinceaux à la main .

Essayer de traduire le monde, le partager nourri du filtre de notre regard et de la dimension de nos valeurs est une chose : on commence déjà à « donner à voir » .

              « Donner à voir » en est une autre : on entre là dans le domaine de la peinture, de la « vraie peinture », de celle qui vous apportera d’autres éclairages sur la vie, d’autres clés ouvrant des dimensions différentes de l’espace, du temps, et des territoires de la conscience . Mais c’est une autre chose dont je vous reparlerai un jour, une chose au seuil de laquelle la pratique de l’aquarelle, du carnet de voyage ne fait à peine que nous amener . Parfois on peut avec ces supports franchir ce seuil, mais ce n’est pas facile, de cela aussi je vous reparlerai …

             En ce qui nous concerne aujourd’hui, si vous pouvez en un premier temps enrichir votre sensibilité et toucher du doigt cette simple joie de pouvoir « traduire » le monde selon les critères de votre langage, alors c’est déjà un grande joie à laquelle vous allez accéder !

Peindre sur le motif une fois son autonomie acquise, c’est se fondre dans la nature et ne plus voir le temps passer … (Photo Alain MARC)

              Si parmi les plus septiques certains me posent cette question :
« - Quels exemples peux-tu nous donner de personnes qui sont déjà passées par tes stages, tes formations, qui ont suivi tes cours du soir, tes sessions, tes voyages, et qui sont selon toi parvenues à cet accomplissement en réussissant un parcours leur ayant permis d'exercer professionnellement leur talent ? », je leur répondrai qu’il y en a un grand nombre, que par le respect, l’estime et l’admiration que j’éprouve à leur égard je n’ai pas pour principe de parler d’elles si non sous la forme de signes de satisfaction, de joie même et de félicitations lors de circonstances particulières (expositions, salons, etc.) où elles se distinguent car je m’associe à leur succès, de fierté de les voir accomplir leur chemin, réussir leur parcours, affirmer leur personnalité artistique .

              Vous qui me lisez régulièrement, qui les avez côtoyées dans certains stages, vous en connaissez sans doute plusieurs, et je suis très heureux lorsque leur proximité de résidence ou l’opportunité des circonstances vous permet de les rejoindre parfois dans certaines des sessions qu’elles animent parfois à leur tour, dans leurs écoles, ateliers et cours, car elles sont des amies et le resteront toujours, les valeurs de l’amitié étant indissociables des autres éléments (formatifs, perceptifs, imaginatifs, etc.) à considérer dès le départ lors d’une inscription dans l’un de mes stages .

             Je vais juste vous rappeler deux d’entre elles passées par mes stages pour se former ou se perfectionner dans le domaine de l’aquarelle ou du carnet de voyage (que les autres n’en éprouvent aucune forme de déception - je les mettrai en valeur une autre fois - car il me faudrait de nombreux articles pour les citer toutes mais si vous explorez l’ensemble des billets de ce blog et toutes les vidéos que j’y ai publiées vous en retrouverez un certain nombre) qui ont un parcours différent car elles correspondent à une certaine image des cheminements solitaires ayant abouti à une expression réussie .

            Mais ne vous trompez pas, elles avaient d’importantes prédispositions et déjà beaucoup de talent quand je les ai connues, elles travaillent énormément de surcroît, ce qui ne peut qu’élever encore la qualité de leur travail :

 
Dominique ARMILHON : il avait déjà un excellent niveau acquis à ENSBA et à l’atelier des Beaux Arts de la Ville de Paris quand il est venu à ma rencontre, je vous ai souvent parlé de lui, c’est le cas typique de l’artiste dans l’âme dont la rigueur touchait à l’extrême, qui portait sur le monde un regard d’une incroyable vivacité, aussi talentueux comme dessinateur et peintre que comme magicien : j’ai vu de lui des tours époustouflants, il faut dire qu’il avait été à la « bonne école » en se formant auprès de célèbres magiciens, participant parfois à leur côté à d’étonnants spectacles .

            Il lui arrivait très souvent d’animer des soirées privées, des mariages, des soirées événementielles, il s'est donné la mort pour une bêtise, c'est fou les impasses où le désespoir peut parfois nous entraîner...

Dominique Armilhon levé à la pointe du jour, encore en train de dessiner la perspective plongeante de l’escalier hélicoïdal de l’Abbaye Saint-Pierre pendant le stage de Provence printemps en 1993, juste avant le petit déjeuner … (Photo Alain MARC)

Pierre NAVA
: j’ai aussi beaucoup parlé de lui à l’occasion d’un billet ou d’un autre car il y a plus d’une décennie qu’il m’accompagne dans les stages, et souvent depuis quelques années dans certains repérages .

Artiste peintre, aquarelliste, auteur carnettiste, co-auteur de « Lyon, Carnet de voyage » aux Éditions De Borrée et auteur de « Lectoure, souvenirs partagés » (qui vient de paraître en édition libre), il m’a incité à lancer dans cette belle région du Gers dont il est originaire et qu’il connaît parfaitement, un nouveau stage d’aquarelle « L’aquarelle est dans le pré » où il sera notre guide privilégié .

   

Pierre Nava lors de nos derniers repérages en Andalousie pendant la préparation du stage du prochain mois de mai en « test motif » dans les rues de Ronda, avec deux amies de notre nouvelle équipe « repérages » de choc (Photo Alain MARC)  

Pierre NAVA sera souvent de nos stages cette année . Il devait en particulier nous accompagner à Djanet, la prochaine intéressante destination qui nous révélera quelques-uns des plus beaux coins de cette région du Sahara dans un mois tout juste, mais je viens de lui confier une bien plus ambitieuse « mission » dont je serais heureux qu’il puisse la mener à bien à peu près à la même époque si je veux l’inclure dans un futur programme : un splendide voyage de repérages à la rencontre de la 8ème merveille du monde, la Baie d’Along, où il va bientôt partir en compagnie d’une charmante et grande voyageuse, coéquipière expérimentée, apte plus que quiconque à l’épauler grâce à son expérience des quatre coins du monde .

                   Je profite de cette information pour vous inviter, si vous connaissez déjà ce coin du Viêtnam, à lui écrire pour lui faire part de vos connaissances, de votre expérience, et lui communiquer vos informations si vous en avez qui pourraient lui être utiles .            
          Enfin, pour terminer cet article sachez que j’ai élaboré pour vous 4 types de stages :

 

1) - les stages d’aquarelle « classiques » avec excursions « pique-nique - peinture » :

      Peinture sur le motif au maximum des possibilités météo et de terrain avec relâche le mercredi après-midi, qui commencent le dimanche soir (accueil de stagiaires lorsque l’hébergement est directement associé au stage) ou le lundi matin et se terminent le vendredi soir ou samedi matin suivant, repérages préalables effectués longtemps avant le stage, nombre de stagiaires pouvant s’équilibrer autour de 15 / 16, débutants acceptés, accompagnants bienvenus .

      Pour 2009 :

 

  - "Lumières de Provence entre Alpilles et Luberon" :
 

2 sessions du 7 au 13 juin session de printemps et du 13 au 19 septembre session d’automne pour traduire en aquarelle les couleurs et les lumières de Provence, aux paysages enchanteurs, éblouissement des peintres et sources de beauté, depuis deux sites d’exception proches de Salon de Provence, entre Alpilles, Lubéron et Sainte-Victoire (un maximum de pratique en extérieur, “ excursions peinture ” vers les plus beaux paysages de la région, découverte picturale de sites peu connus, lieux d’accueil historiques et conviviaux, accompagnants bienvenus en fonction des places disponibles ) .


- « L’aquarelle est dans le pré » : un stage d’aquarelle unique du 20 au 25 avril en hébergement libre (je vous indiquerai diverses adresses pour votre hébergement), offrant de nombreuses promesse en pays de Lomagne : la Gascogne des coteaux fleuris et des anciennes bastides à partir du village de Lectoure dans le Gers, stage réalisé à l initiative et avec la présence de Pierre NAVA, pour entrer picturalement au coeur d’une campagne préservée et de villages typiques, avec leur vie rurale traditionnelle au charme inégalé, aux horizons bleutés ponctués de cyprès qui font penser à la Toscane, et en faire de lumineuses aquarelles . 

 

 - « Aquarelle en Jura Oriental »

- Pour apprendre et vous perfectionner en atelier et sur le motif du 6 au 12 Juillet en profitant d’un séjour d’exception loin de la foule, dans la douceur des monts bucoliques du Jura Oriental en choisissant ce séjour sur les hauteurs verdoyantes et ensoleillées du Haut-Doubs, avec son accueil chaleureux, son programme à mi-chemin entre l’aquarelle classique et le carnet de voyage, initiation et perfectionnement à l'aquarelle, théorie, pratique, travaux d’atelier et en extérieur, au moins une très belle “ excursion - peinture ” si la météo le permet, initiation au croquis aquarellé pour le carnet de voyage .

 

- « Marines et paysage breton »

- Pour réussir vos motifs portuaires, bords de mer, bateaux, rivages, reflets, eau, vagues, rochers du 22 au 28 juin en séjour libre, depuis le vieux port de Tréguier, la Côte des Ajoncs et de Granit Rose jusqu’en Trégor et sur l’Ile de Bréat (si la météo le permet) dans les Côtes d'Armor Un stage qui bénéficie de l'expérience de tous les stages précédents en Bretagne …

 

- "Hautes vallées de l’Alpe"  

- Pour entrer dans la magie grandiose de la vie des hautes vallées, de leurs légendes, et traditions, aller à la rencontre des hommes, de la nature et de sommets couronnés de glaciers, magnifiques et innombrables décors pour vos pages de papier, et commencer un carnet de voyage unique, original et singulier, en réservant ce stage dexception, qui se déroulera au cœur des Alpes Tarentaises du 20 au 25 juillet, dans la beauté sauvage du col du Petit Saint Bernard, des crêtes franco-italiennes face au Mont Blanc et La Vanoise, en Balcon de la haute vallée de la Tarentaise (« excursions-peinture » vers les plus beaux sites de la région, découverte dune vie pastorale préservée, courtes marches dapproche vers les hameaux d’alpage, délicieuse cuisine programmée etc.) .

 

2) - les nouveaux stages carnets de voyages « formule découverte » :

Stages avec planning à semaine « allégé » à un rapport qualité - prix sans concurrence avec moins d’heures de travail suivi, nombre de stagiaires plus élevés (pouvant s’équilibrer autour de 18), pas de repérages préalables, débutants acceptés, l’acquisition se fait par une expérience de terrain accélérée, ces stages comme leur nom l’indique sont d’abord destinés à une découverte de l’activité, particulièrement en carnet de voyage :

Pour 2009 :


«  Djanet une oasis en pays touareg », un stage carnet de voyage en plein coeur du Tassili à Djanet en Algérie saharienne la semaine du 28 mars au 4 avril loin du temps quantifié, une véritable parenthèse de calme intemporel et pictural au cœur de paysages d’une très grande beauté, accompagnants bienvenus . Stage complet pour cette année

 

3) - Les stages carnets de voyages « classiques »: d’une durée de 8 jours généralement, ils permettent de découvrir un pays étranger ou une région de ce pays offrant une véritable expérience de terrain pour le carnettiste, repérages effectués souvent plusieurs fois pour entrer en contact avec la vie réelle des lieux visités avec des motifs et un itinéraire de grande qualité . Le nombre des stagiaires (un minimum de pratique de l’aquarelle conseillée) pour des raisons de tarif voyage dégressif et pour un meilleur amortissement des frais de repérages peut aussi aller de 8 jusqu'autour de 18, accompagnants bienvenus .

Pour 2009 :

 

 

"Route des villages blancs, trésors d’Andalousie" du 15 au 22 mai pour réaliser un superbe carnet de voyage dans l’une des plus belles régions d’Andalousie : blanc éclatant des murs et noir du fer forgé, rouge des géraniums et carthame des bougainvilliers, vert des oliviers et ocres, roses, jaunes, parmes et bleutés des Sierras lointaines ou proches … Villages perchés, villages refuges ou villages cocons au cœur des paysages changeants : ce sont les couleurs de l’Andalousie profonde, là où l’âme andalouse garde toute sa pureté . Partir à la découverte de ce trésor caché et de sa vie quotidienne carnet et pinceaux en poche hors des sentiers battus (sans exclure les plus intéressants « hauts lieux » du tourisme local) sera renouer avec l’émotion des carnets authentiques à deux pas de chez nous . Stage complet pour cette année, accompagnants encore acceptés .

 

4) - Les stages carnets de voyages lointains : d’une durée bien supérieure aux autres stages, ceux-ci se déroulent en véritables conditions de carnet sur le terrain avec des distances parfois grande (pas de repérages préalables), un plaisir de découverte certain, le groupe se retrouvant dans une véritable dynamique d’équipe va partager une aventure technique, artistique et humaine hors du commun . Le nombre de stagiaires (qui de préférence doivent avoir un minimum d’expérience de l’aquarelle) pouvant aller de 8 jusqu'autour de 18 personnes, les « accompagnants » étant particulièrement les bienvenus car contribuant à rendre le tarif voyage (dégressif en fonction du nombre) plus accessible . Ce sont les plus prestigieux et les plus élaborés de tous les stages .

Pour 2009 :

"Voyage aux confins du Yunnan " : cest à un véritable circuit découverte et exploration auquel je vous invite 19 jours, du 10 au 28 octobre avec ce carnet de voyage hors du commun : aux portes du Laos, du Vietnam, et de la Birmanie, le Yunnan, grand comme la France, nous ouvre les portes dune campagne chinoise encore authentique et préservée . Sa situation géographique en fait une province charnière entre le monde chinois, le monde tibétain et lAsie du sud-est . Des célèbres cavaliers Khampas à la société matriarcale des Mosuo du lac Lugu, vous entrerez dans une mosaïque de peuples où lon rencontre près de la moitié des minorités ethniques reconnues en Chine . Lintérêt des richesses architecturales (temples anciens, monastères et pagodes), la beauté et la grandeur des paysages (rizières en terrasses, montagnes karstiques du Kunming, le fleuve Yangsté aux couleurs de jade), lomniprésence des traditions très ancrées dans cette région sont des sujets passionnants, incontournables pour votre carnet de voyage . »      

 

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 21:19

Abdeslam KABBAJ, artiste peintre à Casablanca


            Il y a longtemps que je voulais vous présenter Abdeslam et sa peinture, Abdeslam KABBAJ, un ami précieux que je n’oublie pas, dont le talent est aussi grand que sa gentillesse, sa générosité, son insatiable curiosité intellectuelle et artistique !

          Je lui consacre donc ce premier portrait de l’année car il fait partie des artistes de qualité trop méconnus qui méritent plus ample reconnaissance, en nous offrant une vision d’émerveillement et de nouveauté avec une force telle, qu’elle vient en complémentarité de tout ce que l’art nous a déjà légué pour enrichir notre sensibilité et élargir notre conscience en apportant le meilleur à notre regard autant qu’à notre pensée .

 

Portrait d’Abdeslam (Gouache aquarellée Alain MARC)


           Artiste plasticien, licencié en Arts appliqués, Abdeslam KABBAJ est diplômé de l'École des Beaux-Arts de Casablanca . Il est né à El-Jadida en 1936, et vit à Casablanca depuis 1947 .

          Dans sa première période ses toiles reflètent des souvenirs empreints d’une autre dimension de l'espace-temps qui fut celle de son enfance dans sa ville natale .

 

Abdeslam KABBAJ, peinture .

 


Dans une rue d’El Jadida (Photo Alain MARC)


          Par la suite ses oeuvres ont suivi un cheminement qui, partant d’un travail figuratif assez marqué, l’a amené à l'abstraction lyrique dans un esprit relevant des grands caractères donnés par l'art contemporain aux principaux courants de ce type d’expression .

          Chez Abdeslam cet accomplissement informel se révèle à travers une plasticité née de jaillissements faits de rondeur et de verticalités où la spontanéité et la gestualité constituent le fil conducteur source vive de chacune de ses toiles .

         La vivacité de ses couleurs dominantes où réapparaissent avec une étrange prégnance le bleu azur du ciel d’El Jadida, le vert profond de sa mer, l'ocre jaune des murs de la vielle citadelle, le noir et le blanc des mouettes qui virevoltent au dessus des remparts, viennent comme des coups au cœur et à l’âme nous parler du vent du large, des courses éperdues dans les rues éblouissantes de soleil, de ces cris d’enfants qui sont comme les cris de tous les enfants du monde : désespérants quand ils sont malheureux, porteurs d’un espoir insensé lorsque brille la joie dans leurs yeux .
 

Abdeslam KABBAJ, peinture .

 


Porte à El Jadida (Photo Alain MARC)


          En nous révélant l’univers de ses expériences intérieures, Abdeslam nous parle de ces atmosphères perdues qui étaient les siennes, fragiles, merveilleuses, il nous les lègue, il nous les rend parce qu’elles sont universelles : nous les avions égarées et pourtant elles nous habitent depuis déjà très longtemps, lui sait à travers ses toiles nous donner des clés pour les retrouver !

          Elles sont là derrière chaque forme, derrière chaque couleur, dans la subtile et délicate perception du petit monde des enfants mazaganais, protégées, sublimées par sa mémoire d’intériorité, laissant aux mystères de son âme la force d’en faire peinture, produit pictural des plus beaux moments de sa vie .


Abdeslam KABBAJ, peinture .

 


Dans le port à El Jadida (Photo Alain MARC)


          J’ai avec un bonheur fou, une timidité enfantine, une curiosité fébrile qui me faisait battre le cœur, découvert El Jadida après avoir rencontré Abdeslam KABBAJ parce que j’étais nourri des toiles de mon ami peintre .

          Alors j’ai compris à quoi servait la peinture, j’ai compris à quoi servait l’amitié, comment en ouvrant les cages de l’obscurité du monde on pouvait avec l’art faire naître des colombes pour les laisser s’échapper vers des horizons qui n’ont ni frontières ni agressivité .

 


Abdeslam KABBAJ, peinture .

 


La citadelle à El Jadida (Photo Alain MARC)

 


Abdeslam KABBAJ, peinture .

 


Une porte de la citadelle à El Jadida (Photo Alain MARC)

 


Abdeslam KABBAJ, peinture .

 


El Jadida, barques dans le port (Photo Alain MARC)

 


Abdeslam KABBAJ, peinture .

 


El Jadida, la citerne portugaise (Photo Alain MARC)

 


          Alors me sont revenues les questions qu’il se pose souvent quand il évoque sa démarche :

          « - Est-ce un plaisir pour moi de projeter sur les subjectiles toilés mes sentiments de douleur, de nostalgie, d’idées de procréation, de gestation, de fertilité, de compassion, en me souvenant des soins traditionnels pratiqués par ma mère jadis pour apaiser mes maux de tête, en y appliquant des lambeaux d'algues venus de l’Océan tout proche qu’on entendait gronder lorsque le vent venait du large ?

         - Est-ce un plaisir d’exprimer mes sentiments enrichis des émotions ressenties lors de mon itinéraire artistique grandi des connaissance et des expériences acquises par le biais des écoles d'art plastique, des expositions ? »

 

          Peut-être est-ce à la fois un plaisir et une souffrance, en tout cas le besoin de plus profondes nécessités, car s’il projette aujourd’hui d'aller à la recherche d'autres « ailleurs » au moyen de matières et de supports différents, c’est peut-être pour se rapprocher plus encore des horizons de pureté vers lesquels volent les colombes de l’art qui ressemblent un peu aux mouettes noires et blanches qui caressent l’horizon d’El Jadida …

 

          Puissions-nous faire de son expérience le projet d’une recherche personnelle pour mieux nous retrouver, puisque sa peinture est là pour nous en prouver la nécessité !

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 16:05

La colombe et l’avion …


            Surtout ne lisez pas ce billet si vous trouvez qu’il est trop long, après plusieurs semaines de silence, c’est peut-être trop d’un coup !

           Car voyez-vous, j’en avais préparé un pour vous fin 2008 intitulé « Bonne et Heureuse Année 2009 » .

            Hors je le remplace par celui-ci en ressortant un très vieux motif (je l’avais dessiné dans les années 1970) dont je me demandais bien à l’époque, dans quelle réalité il pouvait bien s’inscrire un jour ….

              J’avais oublié ce motif au fond d’un carton à dessin, et j’y retombe ce matin dessus par hasard, comme s’il me fallait absolument le revoir aujourd’hui .

             Toutes ces années sont passées sans même penser que les rêves ou visions que nous avons nous, (les personnes que d’autres qualifient « d’artistes »), puissent être parfois visionnaires ou prémonitoires, quand on se demande généralement à quoi ils peuvent bien être utiles ou servir, sachant que tous ces rêves ou visions sont en principe complètement incompris des contemporains de leur auteur quand ce n’est pas de l’auteur lui-même !

             Cependant il arrive que celui-ci soit très clairvoyant sur leur implication pratique dans la réalité, et lorsqu’il s’agit d’un génie ce sont même des évidences même s’ils ne les voient pas se concrétiser de son vivant (oh combien Léonard de Vinci aurait aimé voir ses machines volantes voler !), alors que l’artiste « ordinaire » dont je fais partie ne bénéficie que de la condescendance amusée ou narquoise de ses contemporains un sourire au coin des lèvres, qui le qualifient de « doux rêveur », ou de sacré opportuniste lorsque son rêve se projette de son vivant dans la réalité, en mettant sur l’évènement l’étiquette de hasard et de coïncidence, quand ce n'est pas de savant calcul d'intérêt …

              En repensant au billet que je vous avais initialement préparé, considérez cette phrase comme capable de le remplacer car il est bien évident que je vous souhaite une Très Bonne et Heureuse année 2009 avec tout ce que cela comporte de vœux de bonne santé, de joie, d’amour et de paix, que le dessin d’un oiseau fut-ce d’une colombe ne peut bien sur pas résumer !

             J’en profite pour vous remercier des centaines d’e-mails et de lettres que vous m’avez envoyés, un courrier qui me fait vraiment chaud au cœur mais qui est si important que même en y travaillant jour et nuit je n’arrive pas à le mettre à jour, veuillez bien m’en pardonner .

             Alors disais-je, je retrouve cet ancien dessin qui prend soudain à mes yeux tout son sens, car l’actualité me l’écrase au milieu de la figure en me disant : « - tu vois dans cet espace où le temps n’existe pas et d’où tu l’as puisé c’est à ce moment-ci qu’il faut le relier, à toi d’en interpréter la réalité symbolique avant de la partager ! »

            Déjà, il y a la trajectoire d’un petit avion de papier en forme d’oiseau (je crois au moment où je l’avais dessiné que c’était une colombe même si elle n’y ressemble pas trop), un avion dont on se demande s’il est en train de planer ou de piquer .

           Ensuite je me pose la question de savoir ce qu’il est, cet avion de papier : certainement pas l’un de ceux de ces pays qui se disent civilisés et qui prennent pour cible des écoles et des hôpitaux (assez analphabètes et incompétents d’ailleurs pour ne pas savoir lire les trois lettres « ONU »), qui, comme les chars provenant des mêmes arsenaux tuent indifféremment femmes, enfants, vieillards et des centaines d’autres innocents … D’ailleurs je me demande bien (et cela vraiment je ne le comprends pas), comment parmi les commanditaires et les exécutants d’aussi ignobles actes, des femmes (dont me semble-t-il l’une des plus nobles et belles vocations est de donner la vie) peuvent être impliquées, et de surcroît se justifier avec autant d’arrogance que d’absurdité, comme si le monde entier était idiot, aveugle et sourd à une vision des choses bien différente de celle qu’elles veulent bien (à l’instar de leurs équivalents masculins) véhiculer, il y a bien assez de faits et de témoignages neutres, impartiaux et objectifs pour le prouver !

            Tuer des enfants : ce genre de chose abominable m’est insupportable (peut-être à vous aussi) et m’empêche de dormir depuis des semaines, me réveillant après des cauchemars la nuit alors que je ne devrais même pas être concerné, n’ayant aucun lien, aucune parenté avec les peuples visés, que voulez-vous, je n’aime ni l’injustice ni la cruauté, mais ce qui est fait est fait, on ne peut pas les ressusciter . Il faut que cela cesse . Cela il fallait que je le dise et que vous le sachiez si vous avez vous également quelque égard pour la vie (ce qui ne peut que vous honorer), peut-être est-ce ainsi que ressort tout le poids, toute la souffrance d’un enfant perdu, sentiment exacerbé et compréhensible seulement par celle ou celui qui l’a déjà vécu … En tout cas il n’y a pas besoin d’être stratège, énarque ou polytechnicien pour comprendre que les batailles gagnées sur le terrain en se retirant de champs de ruines fumantes et en signant à grand renfort médiatique une paix qui laisse derrière soi des milliers de vies anéanties ou supprimées est une guerre perdue d’avance partout ailleurs que sur le terrain, car elle couvre de honte, de bêtise, d’opprobre et de cruauté celles et ceux qui l’ont réalisée !

                Non, mon avion de papier n’est certainement pas ce genre d’avion-là soyez-en persuadé (e), j'aimerais qu’il ressemble plutôt à celui qui s’est posé comme par miracle à la surface de l’eau en sauvant tous ses passagers, après avoir tracé une trajectoire qui au contraire laisse admiratif, (bien que n’ayant rien à voir avec celle de l’oiseau de mon dessin - ironie du sort il semblerait que ce soient des oiseaux qui l’aient même provoquée, comme quoi les symboles peuvent se superposer -), qui dans ce cas en suscitant le bonheur et l’espoir, prouve combien la nature humaine en utilisant le même genre d’outil est aussi apte à produire le meilleur, dès l’instant où les mains qui le pilotent ont des intentions tournées vers la vie …

                 C'est un fait : la vie sauvée, la vie sauvegardée, la vie protégée peut de ses vastes ailes aller ailleurs porter la vie, espoir, bonheur et libeté, c’est la moindre des choses qu’en ce début 2009 je voulais vous souhaiter en même temps que s'arrêtent tous les conflits, toutes les absurdités pour que tous les hommes soient frères quelles que soient leurs origines, leur religion, leur culture ou leur mode de pensée .

                 Quant à moi qui essaie aussi de voler de bien plus modeste façon je vous laisse sur cet espoir pour aller avec mes amis du parapente vérifier, aérer et replier mon parachute de secours (en espérant n’avoir jamais à m’en servir car ce n’est pas un parachute doré), et mardi dès la première heure je redescends au fond de l’Aven Noir, je suis peut-être comme vous en ce début d’année : j’ai besoin plus que jamais de paix, de beauté, de candeur et de pureté !

                  Quand je vous retrouverai à travers la suite de ce billet ce sera pour appliquer les premières bonnes résolutions de cette année, à commencer par vous présenter un ami artiste trop méconnu, vous verrez bien de qui et de quoi je vous parlerai …

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 22:47

Découverte de Ghardaïa, une perle en plein désert ...  

       Nous partirons sous le soleil du Sahara, pour une semaine de double découverte : celle d’un site d’exception encore trop méconnu, et celle d’une nouvelle façon de travailler conçue aussi bien pour des débutants en carnets de voyages que pour des carnettistes déjà expérimentés .

       Sur les méthodes de travail que nous adopterons je ne vous dis rien de plus ici, (celles et ceux qui participeront à ce voyage le découvriront), si ce n’est que comme pour le « carnet-fleur » j’aurai le plaisir de vous faire appliquer des principes d’expression, d’organisation et de mise en application sur le motif nouveaux, qui devraient vous ravir, vous booster, vous libérer !

        Profitez de cet article si ce voyage vous tente pour venir nous rejoindre, car au moment où je le mets en ligne il reste une opportunité d’autant plus attrayante que le voyage / séjour à lui seul, bénéficie déjà d’un tarif sans concurrence dans lequel sont compris le vol avion direct depuis Paris et Marseille, taxes aéroport, hébergement et assurances !

       Je donnerai à celles et ceux qui me le demanderont par e-mail les informations complémentaires afin que vous puissiez faire une évaluation plus juste de votre budget en tenant compte du suivi que j’assurerai auprès de vous et que j’ai voulu tout aussi « compétitif », mais intéressons-nous dès à présent à une première approche de cette destination qui est si intéressante qu’elle est classée au Patrimoine Mondial par l'UNESCO depuis 1982 .

Dans la vallée du M'Zab , à Mélika, le mausolée de Cheikh Sidi Aissa est tout à fait représentatif de l’architecture mozabite . (Aquarelle Alain MARC)

 

L'Unesco décrit le Mzab en ces termes :

"Le paysage de la vallée du M'Zab, créé au Xème siècle par les Ibadites autour de leurs cinq ksour, ou villages fortifiés, semble être resté intact. Simple, fonctionnelle et parfaitement adaptée à l'environnement, l'architecture du M'Zab a été conçue pour la vie en communauté, tout en respectant les structures familiales. C'est une source d'inspiration pour les urbanistes d'aujourd'hui ."


        Pour figurer sur la Liste du Patrimoine Mondial, les sites doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire à au moins un des dix critères de sélection définis par l'Unesco dans la Convention du Patrimoine Mondial .

        C’est dire si nous allons à la rencontre de paysages d'une beauté saisissante, où une superbe oasis de palmiers centenaires irrigués par un système hydraulique très ancien se balancent sur le ciel, d’une architecture si pure et fonctionnelle qu’elle a fasciné les plus grands architectes depuis Le Corbusier jusqu’à Pouillon ou Ricardo Bofill, de coutumes et traditions enracinées depuis des siècles qui ont permis de garder à cette région toute son authenticité …

       Ghardaïa tire son nom du mot berbère tagherdayt (Tar'ardait), qui est un diminutif de igherd littéralement « oasis ». Aujourd'hui capitale du M'zab, elle fut bâtie en 1048 . C'est une cité ksourienne dont l'architecture traditionnelle reflète les caractéristiques humaines, sociales et climatiques de cette région . La vallée du M'zab est située à 600 km au sud d'Alger .

       Les civilisations ancestrales de la wilaya (équivalent de province) de Ghardaia font d'elle une Zone Touristique par excellence . Sa Situation Géographique et son développement économique lui confèrent des atouts certains . Son patrimoine culturel ancestral est immense et original . GHARDAIA la perle des oasis, est considérée comme l'une des plus importantes régions touristiques en Algérie et plus particulièrement au sud .

       La wilaya de GHARDAIA jouit d'atouts considérables qui font d'elle un lieu de prédilection pour les ethnologues les architectes, les chercheurs et les historiens, particulièrement dans les domaines ethniques et sociaux .

      Les palmeraies sont à quelques kilomètres des Ksours, elles comportent de nombreux ouvrages hydrauliques, barrages de captage, galeries souterraines et puits qui constituent un ensemble de répartition des ressources équitable et harmonieux, basé sur un très ancien partage des eaux .

Jeune homme en chèche . (Croquis Alain MARC)  

        Cette société du M'Zab dotée de structures d’entraides sociales et de règles morales efficacement établies par l’élite religieuse depuis ses origines, assure l’unité et la survie à travers les âges d’un prototype de civilisation unique dans l’histoire de l’islam .

        Enfin, l’une des richesses de la vallée du M'Zab est son bel artisanat traditionnel : comme dans toute l’Afrique du Nord l’art du tapis est l’un des meilleurs moyens d’expression artistique de la vie féminine au M'zab, mais le travail du cuivre, la poterie, l’ébénisterie, etc. restent des activités artisanales essentielles à la vie citadine et agricole de la région .

Les thèmes sur lesquels nous travaillerons pendant ce séjour de tourisme culturel et peinture dans le respect des coutumes et de la culture locale, seront surtout axés sur les sujets suivants :

         - les ksour
         - les maisons traditionnelles
         - les mosquées
         - les minarets
         - les mausolées
         - les remparts
         - les tours
         - les systèmes de partage des eaux
         - les barrages
         - les jardins de la palmeraie
         - les puits traditionnels,


         Je vous conseillerai pour terminer et si cette destination vous tente et que vous souhaitiez la mettre au service de votre pratique des carnets de voyages, de vous décider sans trop attendre car il vous faut prévoir le délai nécessaire à l’obtention de votre visa, faites-le aussi avant que le vol à la date qui nous intéresse ne soit déjà complet .

Dernière minute : ce stage est complet, et nous avons changé de destination car c'est à Djanet (bien plus au sud) que nous allons !  Vous pouvez cependant vous inscrire en liste d'attente au cas où il y aurait un désistement dans les semaines qui viennent .

 

Il y a longtemps déjà : - combien d’essais comme celle-ci ai-je faits en Afrique du Nord ? … De Tunisie au Maroc, il ne me restait que l’Algérie à connaître . C’est par Ghardaïa (et ensemble si vous venez avec moi), que je vous propose de commencer cette nouvelle aventure . (Croquis Alain MARC)

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 16:28

Mon atelier du « carnet-fleur » à la Biennale des Carnets de Voyages : 

En voici le bilan : les quatre ateliers que j’ai eu le plaisir d’animer à la dernière Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand étaient tous complets, et les participants de dernière minute inscrits auprès des organisateurs de cette vaste manifestation ont tout de même pu y assister en « auditeurs libres » en fonction des places disponibles (je ne vous recommanderai jamais assez de vous inscrire le plus tôt possible, lorsque les thèmes de travail étant publiés, vous décidez de participer à un atelier de la Biennale) !

En ce qui me concerne, le thème développé cette année était celui du « carnet-fleur », un concept dont je suis l’auteur dans son adaptation aux carnets de voyages (particulièrement pour la préparation des fonds en fonction des usages auxquels ils sont destinés, l’organisation des espaces d’expression, et la fonctionnalité d’utilisation) mais dont je ne suis pas l’inventeur, ce procédé étant connu depuis très longtemps dans l’art du pliage dont les origines nous ramènent en Extrême Orient (Chine - Japon, ce qui est déjà un beau voyage en soi) .

Un petit carnet qui tient dans la main, dispose d’une fermeture très solide et très simple, et qui est autant le reflet de votre voyage que de votre personnalité … (Photo Alain MARC) 

1) Un peu d’histoire :

              C’est à la Chine (surtout provinces du Jiangsu, du Shaanxi et de la péninsule du Jiaodong) que l’on doit les origines de cet art qui existe depuis 2000 ans environs, dès que le papier y fut inventé : il y fut appelé jiezhi, activité décorative et symbolique où le découpage prédomine sur le pliage .

              Le jiezhi se propagea ensuite au Japon où il devint kirigami (papier plié et découpé, kirie signifiant « papier découpé », son usage le plus ancien se faisant dans les temples lors des cérémonies religieuses) et origami (de oru qui veut dire plier et kami signifiant papier) .

C’est donc en partant de ces bases traditionnelles aux valeurs ancestrales que j’ai réadapté le concept et les pliages pour l’usage à la fois contemporain et créatif que je leur attribue .

                La destination de mon propre carnet apporté en modèle à la Biennale est d’ailleurs en conformité avec ses origines, puisqu’il est préparé pour le stage carnet de voyage au Yunnan que je dois animer en octobre 2009, (et où je le terminerai sur place) .

L’une des pages intercalaires déployées du futur carnet du Yunnan (16 x 16 cm, on ne voit pratiquement pas les plis), préparées avant le départ, ici une référence au poète chinois Li Dong Yang (il est aussi possible de les réaliser sur place en fonction du voyage, mais il est préférable que les pages intercalaires soient préparées avant) . (Alain MARC, ici techniques mixtes sur kraft) 

 

2) Les 4 ateliers (2 x 2 séances d’1h 30) :

             Par modules de 2 se suivant à une ½ h d’intervalle ou entrecoupés par le déjeuner, il était vivement conseillé de participer au premier pour bien suivre dans le second, le but étant de réaliser un carnet de 14 pages fonctionnel, original, prêt à l’emploi avec ses fonds spécifiquement adaptés à une destination particulière (le Maroc en l’occurrence pour nos exercices), en 3 heures minimum, objectif atteint par la plupart des participants sur la globalité des ateliers .

            a) Thème du premier atelier :

- Préparation, confection et mise en oeuvre des supports et fonds pour un carnet au pouvoir évocateur unique destiné à des voyages de courte durée dans le concept du "carnet-fleur",

            b) Thème du second atelier :

- Assemblage, finalisation et mise en valeur du "carnet-fleur" dans une démarche carnettiste créative basée sur « l'objet mémoire » .

Pendant les ateliers de la Biennale : mise en œuvre des différentes préparations de fond facilement réalisables sans trop de matériel (usage de techniques diverses dont de nombreux procédés personnels : 1er atelier) conditionnant la réussite de ce carnet … (Photo Jean-François DUCHET)

Explications sur la préparation et le pliage du papier (2ème atelier) pour la réalisation de la version « ouverture en accordéon » du carnet . (Photo Jean-François DUCHET)

3 ) De l’usage du « carnet-fleur » :

                C’est sans doute en me lassant un peu des formats traditionnels qu’il m’a paru intéressant de repenser le concept du carnet de voyage en tant qu’objet à la fois précieux et personnel (donc restant produit intime de sa personnalité et de son expression), qui répondrait aussi à un renouvellement du support et de la façon de mémoriser son voyage, tout en restant fidèle à la tradition de l’écrit et de l’image, des autres formes d’expression qu’il peut contenir (collages, relevés d’empreintes, tampons, etc.), et des possibilités de s’adapter à la créativité de chacun .

                Ses fonctionnalités :

- tenir dans la poche en très petit volume tout en offrant un grand nombre de (grandes) pages,

- offrir des surfaces de travail imbriquées permettant toute liberté d’expression avec une logique simple et pratique quel qu’en soit le moyen (écrit, dessin, peinture, collage, etc.),

- faciliter un travail rapide sur le terrain,

- faciliter un travail discret sur le terrain,

- être fonctionnel et résistant (pas besoin de pinces pour tenir les pages dans le vent, carnet solide et bien tenu d’une seule main - celle qui tient aussi la boîte d’aquarelles quand on se sert de l’autre pour peindre - lorsqu’on travaille sans possibilités de s’asseoir, se replier facilement page après page, bien protéger le travail déjà réalisé, etc.),

- pouvoir être ouvert en partie seulement (l’ensemble du carnet  reste dans la poche de la veste ou du gilet - il s’agit des poches au niveau de l’abdomen - si on veut  n'en laisser dépasser qu’une seule page sur laquelle on travaille avec plus de discrétion),

- être un bel objet,

- pouvoir être entièrement monté sur place jour après jour aussi bien qu’assemblé avant de partir en voyage (ou les deux),

- être modulaire dans le cas de rajouts au retour,

- avoir accès à l’ensemble des pages en un seul coup d’œil dans le cadre de la version « accordéon »,

- pouvoir à partir d’éléments identiques, prendre des formes variées selon les désirs de son concepteur,

- fournir des pages réalisées avec toutes sortes de matériaux (papier de soie, tissus fins, papier journal, subjectiles très fragiles, etc.) sur lesquelles on peut peindre, dessiner et écrire avec toutes les techniques possibles (gouache, aquarelle, dessin à la plume ou au crayon graphite, écriture aux feutres les plus fins, etc.) .

 

Le « carnet-fleur » semi-déployé en version « fleur » … (On voit que les pages ouvertes font à peu près quatre fois la surface qu’elles occupent une fois pliées) . (Futur carnet du Yunnan Alain MARC)

Une page déjà évoquée dans un article précédent terminée (on devine en dessous les deux couvertures du carnet qui se consolident mutuellement en diagonale lorsque le carnet est ouvert pour constituer un support rigide à la page déployée) (Futur carnet du Yunnan Alain MARC) .

Celle-ci donne une idée de l’exploitation des fonds d’isochromie en dynamique de l’image, dans la mise en valeur du rapport graphisme direct / valeurs, . (Futur carnet du Yunnan Alain MARC) .

Déploiement du carnet sur trois pages (les espaces blancs de la page centrale sont des petits modules « texte » mais peuvent aussi être utilisés pour de l’illustration, on peut y laisser des pages entières qui sont soit préparées, soit entièrement blanches pour s’adapter indifféremment à l’écrit ou à l’illustration, toutes les pages peuvent être aquarellées grâce à la préparation des supports même si elles sont en papier journal ou faites d’éléments très fragiles, et on peut le déployer sur toutes les pages si on veut dans sa version « accordéon ») . (Futur carnet du Yunnan Alain MARC) . 

Voilà pour le « carnet-fleur », vous en savez maintenant beaucoup plus, je réserve à mes élèves et stagiaires les procédés de préparation, de réalisation, les techniques de mise en valeur et les petites astuces qui font de cet objet le plus précieux des supports de votre expression au service de vos souvenirs de voyages .

Comme d’habitude la chronologie des ateliers permettait aux participants les ayant suivi de profiter d’une véritable session de formation .

Pour terminer je vous invite à découvrir sur le blog de Jean Paul le peintre de Nîmes (adresse blog à copier dans votre navigateur car je n'arrive pas à faire marcher le lien avec O-B = http://lepeintre30.blog4ever.com), le carnet qu’il a ainsi réalisé à partir des ateliers que j’animais à la dernière Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand, cela vous donnera une autre idée concrète de ce qu’on peut faire avec un tel support .

Préparation d’un autre fond sur Kraft, adaptable soit à un motif ou à un texte soit utilisable en intercalaire, ce décor pouvant tout à fait rester « tel quel » dans sa version « abstraite » . Il est possible de réaliser ainsi des pages très colorées sur fond blanc ou de toute autre couleur, et faire des relevés d’empreintes de la plus grande finesse qui soient sans avoir un résultat « sale » qui dévalorise le carnet . (Futur carnet du Yunnan Alain MARC)

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 15:54

Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand 2008 : une maturité rayonnante !

Résumer cette dernière Biennale, la 9ème du nom, serait impossible en quelques lignes . Je me limiterai à constater le nombre toujours croissant des visiteurs, nombreux dès le jour d’ouverture à se presser aux entrées du Plydôme : des fidèles, amateurs avertis et « spécialistes », et de nouveaux visiteurs ravis de découvrir une aussi passionnante manifestation .

Dès l’ouverture le vendredi matin, c’était la foule à la Biennale : les allées envahies traduisaient bien la passion de plus en plus grande du public pour ce mode d’expression . (Photo Alain MARC)

Côté exposants, des carnettistes des premiers instants de cette Biennale comme je le fus aussi, souvent amis de longue date, toujours aussi prolifiques, créatifs, qui se renouvellent sans arrêt avec pour chacun leurs expression particulière : Martine CHANTEREAU pour son nouveau carnet d’Abyssinie, Antonia NEYRENS avec son nouveau carnet d’Éthiopie, Michel MONTIGNÉ avec les peintres voyageurs de l’armée qui présentaient dans un îlot commun de très intéressants travaux de terrain, SIMON pour son superbe Sahara, et d’autres venus plus tard comme Marie-Hélène PUGET qui nous emmenait dans sa vivifiante Bretagne, Stéfano FARAVELLI et ses délicieux petits carnets moleskine pour son travail sur l’Égypte, Hervé GRIMAL et son nouveau livre sur Babylone, Claire et Reno MARCA dont le magnifique « Algérie » vient d’être publié, etc. ….

Présentés sous vitrines des carnets de voyages dans leur authenticité : ici ceux de Bernadette CAZAL … (Photo Alain MARC avec l‘aimable autorisation de Bernadette)

Mais aussi un grand nombre de nouveaux venus marquant un profond renouvellement des exposants à cette manifestation, dont l’empreinte générale dénote un véritable retour au classicisme, mouvement de fond rassurant dont un peut noter l’ancrage dans des racines indispensables au développement des grandes valeurs carnettistes .

L’occasion de rencontrer de sympathiques et talentueux exposants avec deux pôles étrangers très intéressants : l’Espagne qui était invitée privilégiée cette année, et l’Italie toujours aussi prolifique et de grande qualité .

Quelques pages des carnets d’ Éléna Monaco : une construction et un rendu sans faille qui s’inscrivent dans les plus belles pages de l’art du carnet de voyage . (Carnet de voyage Éléna Monaco)

Je m’arrête sur quelques stands « coup de coeur » parmi ces nouveaux venus, (en commençant par deux exposantes qui m’ont fait confiance à un moment de leur parcours à travers mes stages et formations où j’ai eu le plaisir de les accueillir, de les accompagner et de les aider), que les autres me pardonnent, ils sont tous très talentueux, je consacrerai plus tard à certaines et certains d’autres articles, il m’en faudrait au moins une centaine pour parler d’eux . Quant aux ateliers que j’y ai animés et au « carnet - fleur », je vous en parlerai dans le prochain article, à présent, parcourons les allées :

 

Bernadette CAZAL sélectionnée pour son carnet « Toro Bravo », consacré au monde taurin et à la tauromachie, pratique les arts plastiques dès son plus jeune âge, elle a toujours aimé peindre et dessiner . J’ai le plaisir de la connaître et de l’encourager depuis longtemps, et elle a eu le privilège de participer à plusieurs stages très originaux que je n’organise plus aujourd’hui à cause de leur complexité et de la charge de travail qu’ils représentaient (tel celui qui nous emmena au fil de l’eau du Canal du Midi à la Camargue, au delta du Rhône, et à quelques-uns des plus jolis port de nos côtes Languedociennes il y a déjà plus d’une décennie) . Comme tant d’autres, Bernadette honore de ses succès les parcelles de regard que j’ai pu partager avec elle lors de ces approches formatives, et elle a eu la joie d’être lauréate pour ce carnet du concours organisé par l’imprimerie Caractère, je vous tiendrai au courant de ses futures éditions . (Photo Alain MARC avec l‘aimable autorisation de Bernadette)

 

Page extraite du carnet « Toro Bravo » réalisé par Bernadette CAZAL : un voyage aussi dans ses réflexions intimes au cœur des manades et des arènes, une rencontre forte qui affronte directement cet univers si contesté par les non aficionados de la lumière et de l’ombre de la mort … (Aquarelle Bernadette CAZAL)

 

Il faut voir dans le travail de Bernadette Cazal, dans ses rêves flamboyants où courent les taureaux remplis de courage, de victoire par leur grandeur animale face aux hommes, avec leur noblesse et leur bravoure, son intérêt pour la bête plus que pour les hommes qui la défient, une sorte de cri du cœur qui intéressera les plus farouches adversaires de la corrida, comme ses plus ardents défenseurs … (Aquarelle Bernadette CAZAL)


Catherine HERREN apporte elle aussi à cette 9ème Biennale avec ses carnets du Mali et Centre Afrique une touche et un regard talentueux dont j’ai pu déceler et encourager l’expression il y a également plusieurs années . Nous avons de beaux souvenirs communs vécus lors d’exercices sur les pistes du Grand sud … Comme pour Bernadette, je suis très heureux qu’elle fasse aujourd’hui partie des carnettistes reconnus par la Biennale . (Photo Alain MARC avec l'aimable autorisation de Catherine)

 

Catherine Hérens exprime la vie dans chacune des ses illustrations ; on découvre chez elle une Afrique chatoyante de couleurs, envahissante par ses odeurs, lumineuse et sonore ! (Aquarelle Catherine Hérens) .


Nous entrons avec elle dans cet univers fascinant de l’Afrique de toujours (qui était le thème central de la Biennale cette année) : des rives du Niger aux profondeurs de la savane nous la suivons sur des pistes d’or et de lumière d’ethnies en ethnies, jusqu’aux sources qui viennent déverser au fond de nous tous les rêves d’une Afrique éternelle et féconde . (Aquarelle et technique mixte, Catherine Herren)


 

C’est grâce au pinceau, au pastel et à la plume que s’exprime Catherine Herrens, qu’elle mixte savamment avec collages et rehauts pour peindre et transmettre cette Afrique multiple et émouvante qui l’a prise au cœur . (Aquarelle et technique mixte, Catherine Herren)


 

Voici à présent Claudia Delahaye et Gaëlle Hersent . Elles rentrent de Guyane où elles ont croqué sur le vif expressions et attitudes, paysages et vie sauvage : un travail intéressant mêlant aquarelle et encre de Chine, sensibilité et réalisme . (Photo Alain MARC avec l’aimable autorisation de Claudia et Gaëlle)


La forêt qui vous saute aux yeux et au cœur, une rencontre forte et intimiste avec l’univers de la Guyane ! (Aquarelle Claudia Delahaye)


Moment de vie auprès de la cabane, saisi par Gaëlle, de quelques touches d’aquarelle et traits de plume : là aussi on sent la moiteur humide des lieux, avec la vie qui grouille tout autour … (Aquarelle Gaëlle Hersent)


Chantal Mangnaniello arrive elle aussi à la Biennale pour la première fois : un regard de peintre derrière celui de la carnettiste, une pratique de tous les instants où s’exprime par le biais des techniques mixtes tout son talent avec ses carnets de Damas, du Liban et de Chine … (Photo Alain MARC avec l’aimable autorisation de Chantal)


La vie en dessous de la vie, peut-être qualifierai-je ainsi le travail de Chantal : une fête permanente, où nous retrouvons une universelle intériorité en découvrant les beautés du monde transcendées par son regard ! (Chantal Mangnaniello, techniques mixtes) .


Voici Éléna et Claudio Monaco, sympathiques italiens venus de la région de Turin nous présenter un magnifique carnet sur le Cambodge . Éléna a étudié à l’Académie artistique de Turin et à celle d’Urbino, se spécialisant en gravure et lithographie, empreintes qui marquent de leur qualité chacune de ses aquarelles, chacun de ses dessins . Quant à Claudio, il s’est lui aussi mis à l’aquarelle, au crayon et à la plume pour terminer ce carnet avec sa sœur : leur valeur technique et d’expression fait honneur au groupe italien, ce qui n’est pas sans déplaire à leurs amis dont Stéphano Faravelli si digne représentant lui aussi de cet admirable pays méditerranéen ! (Photo Alain MARC avec l’aimable autorisation d’Éléna et Claudio)


Quelques pages d’Éléna sur les chemins de l’Orient : émotion d’un travail qui tout en étant parfaitement fidèle aux valeurs du classicisme n’en demeure pas moins porteur d’une profonde sensibilité . Nous sommes là en présence de ce qui nous touchera toujours dans le carnet de voyage, l’empreinte de toutes véritables références des maîtres ! (Carnet de voyage Éléna Monaco)

 

Je termine la présentation de ce superbe travail d’Éléna en vous laissant admirer la qualité de ses portraits à l’aquarelle : plus qu’un voyage, nous faisons avec elle une véritable révision de nos fondamentaux ! (Carnet de voyage du Cambodge, aquarelle Éléna Monaco)


Avec cet autre portait d’enfant, vous comprendrez combien il est important si on veut se référer à l’excellence, d’aller faire un tour à la Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand : Éléna Monaco n’était bien sur pas la seule et unique à toucher à ce type de maîtrise, (j’aurais tellement aimé citer ici tous les autres incontournables talents), mais ce voyage en vaut la peine, croyez-le, c’est tout à l’honneur de la formidable équipe qui fait vivre et prospérer cette belle manifestation … (Carnet de voyage du Cambodge, aquarelle Éléna Monaco)


Pour terminer mes « coups de coeur » dans ce rapide parcours des allées, je voulais aussi saluer mon ami Eban, un artiste de haut niveau dont je vous reparlerai plus tard : il jaillit dans sa peinture le souffle subtil des forces picturales et poétiques d’extrême orient . Né à Banméthuot au Sud Viet-Nam, nous avons la chance de profiter chez nous de sa présence, puisqu’il a choisi la France pour y laisser les plus belles traces de son art . (Photo Alain MARC avec l'aimable autorisation de Eban)


Voir travailler Eban, c’est comprendre ce que peuvent révéler les forces de l’esprit alliées à celles de la nature : le fruit d’un atavisme séculaire nourri par un travail acharné et un talent inné, le résultat d’années de pratique qui ne peuvent s’improviser, une rencontre précieuse des émotions de l’instant et des sentiments les plus intimes d’un cheminement qui justifie à lui seul la joie de voyager à travers les empreintes d’un rêve qu’il ne cesse de matérialiser … (Aquarelle Eban)

 


Je vous laisse pour terminer avec la palette d'Eban : peu de choses et un travail immense caché derrière un incontournable talent suffisent pour refaire naître le monde ! (Photo Alain MARC avec l‘aimable autorisation de Eban)

Avec sa gentillesse EBAN communique à votre intention :


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