Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 07:57

Spéléologie : adorables pyrrhocorax !

J’ai aujourd’hui décidé de vous ouvrir l’une des pages de mon carnet d’aventures de l’Aven Noir consacrée à la colonie des petits craves à bec rouge qui nichaient dans le puits et la voûte de l’immense salle d’entrée de cet aven (nommée par Louis BALSAN, premier spéléologue venu en ces lieux, « Fosse aux Ours »), avant qu’ils ne soient décimés par on ne sait encore quelle cause mystérieuse .

Vous verrez à quel point l’implication « carnettiste » peut être passionnante et utile pour témoigner et se rapprocher au plus près du vivant lorsqu’elle est accomplie avec rigueur, patience, respect et attention, ce qui n’exclut en rien l’enthousiasme pour qui veut bien se donner la peine d’un minimum d’organisation réfléchie .

Combien la pratique des annotations, du croquis et de l’aquarelle basés sur l’observation, peuvent s’avérer passionnants dès qu’on dépasse leur cadre simplement ludique, si exaltant déjà en lui-même !

C’est d’ailleurs l’un des plus importants engagements du peintre voyageur, du carnettiste ou du dessinateur observateur que de témoigner avec éveil et sensibilité autant que de curiosité, d’esprit d’humanisme et d’amour pour tout ce qu’il va relater ou exalter à travers ses travaux, particulièrement lorsqu’il s’agit d’une approche intimiste de la nature et de la condition humaine, je vous renvoie pour bien comprendre ce que j’en pense aux premiers articles parus ici, concernant ce sujet  .

Mais revenons aux « Pyrrhocorax pyrrhocorax » (nom latin des craves à bec rouge) puisque c’est de ces sympathiques oiseaux dont je vous parle aujourd’hui …

 pyrrhocorax.jpg

Le crave tel que je l’ai dessiné pour mon carnet de l’Aven Noir : un bel oiseau de la taille d’un pigeon, aux pattes et au long bec recourbé d’un rouge assez profond (plus jaune orangé chez les jeunes), au plumage d’un bleu noir brillant avec des reflets verts sur les ailes . La femelle et le male ont le même aspect .

… J’aime beaucoup les planches naturalistes anciennes, et je n’ai pu résister au plaisir d’en réaliser quelques-unes dans mon carnet ! (Aquarelle Alain MARC « Carnet de l’Aven Noir »)

Bien qu’ils soient particulièrement bruyants, criant joyeusement la plupart du temps autant en vol que perchés à proximité de leur territoire de nidification, je les avais à peine remarqués lors de ma première découverte de l’Aven Noir il y a un an .

Cependant, au fil de nos allées et venues vers le gouffre, de nos descentes et remontées dans la grande salle souterraine où se trouve leur habitat, j’ai appris à les connaître et à les aimer, et on aurait dit qu’ils s’accoutumaient à nos passages, que nous maintenions volontairement les plus discrets, rapides et silencieux possibles afin de ne pas les déranger .

Ils nous le rendaient bien . Parfois, alors que nous équipions silencieusement la vire surplombant le vertigineux puits d’entrée, l’un d’entre eux se posait tout à côté de nous, sur la branche d’un arbrisseau suspendu à la paroi, ou même plus près encore sur l’une des margelles de la roche déchiquetée, et il nous regardait en penchant la tête, son œil vif brillant au soleil matinal, pétillant de toute la curiosité du monde, comme s’il estimait que nous n’étions pas des prédateurs !

Il plongeait ensuite dans la blafarde pénombre de la Fosse aux Ours, et disparaissait d’un coup d’ailes comme par magie …

craves-sur-la-corniche.JPG

Sur une vire surplombant le gouffre, un joli crave à bec rouge s’est posé tout près de nous pour venir nous épier : - qui a dit ces oiseaux farouches et peureux pour qui sait se fondre dans leur environnement naturel ? (Photo Alain MARC)

Je les ai beaucoup observés pour les dessiner, (généralement aux jumelles), et ai tenté de les enregistrer et de les photographier avec plus ou moins de succès, (car toujours de loin, bien caché, avec un « micro canon » et au téléobjectif) .

Extrait de mon carnet à la date du 16 décembre 2006 :

« Ambiance de contes de fées, de départ pour un voyage hors du temps … En montant sur l’adret du Causse Noir la température s’élève doucement . Je trouve sur le bord du sentier un petit champignon à lamelles fines comme ceux que j’avais vus en novembre, ce qui prouve qu’il n’a pas encore gelé ici . Plus haut ce sont des pierres de calcaire jonchant le sentier et contenant des inclusions d’oxyde rouge qui m’intriguent : on dirait des traces de peinture tombées par hasard sur la roche blanche . J’en remarque de nombreuses variantes tout au long du sentier .

À peine arrivés à proximité de l’orifice de l’Aven qu’un crave à bec rouge vient tournoyer en criant au dessus de nous . C’est la vigie : il avertit de notre présence la communauté de ses congénères, sans doute postés sur les vires des falaises non loin de là . Nous ne resterons pas longtemps ici pour ne pas les importuner . Ces oiseaux sont particulièrement attachants et paraissent doués d’une organisation sociale parfaite qui nous laissent admiratifs …

Nous avons remarqué qu’ils ont un comportement grégaire avec une sorte de hiérarchie, dans laquelle un ou plusieurs oiseaux dominants jouent un rôle important, tant pour protéger le groupe (surveillance, intimidation en cas de présence d’un prédateur près de la zone d’habitat par d’impressionnantes parades aériennes) que pour le guider (recherche des lieux d’alimentation et « encadrement» de la colonie pendant la nourriture, déclanchement et conduite des phases de vol), avec semble-t-il une grande fidélité et une très forte solidarité dans les couples, dont les jeunes de l’année peuvent aider les parents à nourrir les oisillons de la couvée suivante .

Nous philosophons en faisant des comparaisons entre ces volatiles et nos propres sociétés, je n’insiste pas sur ce que nous en déduisons !

Nous voici au bout du sentier .

Le puits de l’entrée paraît toujours aussi gigantesque vu du bord . Aucune idée des proportions exactes depuis ce surplomb tant le fond tourmenté paraît avec ses blocs et ses stalactites brisées, chaotique et abstrait .

Installation rapide de la corde de descente par Roland .

Descente vertigineuse dans cette espèce de cathédrale circulaire . La lumière elle-même est irréelle, bleutée, paraissant se diffuser de l’immense oculaire de la voûte comme si elle passait dans la nef par le mystique kaléidoscope d’une rosace . »

la-fosse-aux-ours.JPG

Vu du fond, la voûte de la Fosse aux Ours où nichent les craves à bec rouge paraît inaccessible et intemporelle, comme suspendue dans l’espace, à peine visible à travers l’irréelle et aveuglante lumière du puits d’entrée . La corde de descente n’est plus qu’un fil d’Ariane absorbé par cette blanche incandescence qui relie le monde d’en haut à celui des profondeurs . La taille de Roland au centre de la photo donne une idée de l’échelle . Le crave à bec rouge était résident permanent de ce fantastique habitat, et inséparable de l’entité « Aven Noir », à laquelle il apportait une âme gaie, vivante et sonore qui a enchanté chacun de nos passages . (Photo Alain MARC) 

                                      
Ce court enregistrement sonore, (malgré sa mauvaise qualité car réalisé dans l’urgence de notre progression) illustre bien la véritable musicalité qui envahissait la Fosse aux Ours lors de notre passage : de longs cris vibrants se répercutant sur les parois dans un écho à l’étonnant chromatisme !

Une cavatine inséparable des bruits de l’Aven Noir, qui nous émerveillait autant qu’elle nous enchantait parce qu’elle nous renvoyait à la dimension à la fois vaste et intime de l’ancestrale forêt que nous portons en nous, comme si nous entendions au plus profond de nous-mêmes sourdre la lointaine imprégnation venue du fond des âges d’un espace prodigieux et sans limites . (Enregistrement Alain MARC)

Ici, tendez bien l’oreille, écoutez et réécoutez l’enregistrement, (qui, bien qu’il soit d’aussi médiocre qualité), nous plonge dans un rêve éveillé à l’incomparable musicalité : au milieu des parasites sonores (où se mêlent le bruit du vent dans la chênaie buissonnante et autres végétaux du matorral, car j’étais loin avec le micro canon pour ne pas déranger les nichées à ce moment décisif de leur existence), vous allez percevoir l’appel des petits craves au nid . On entend un grand nombre de piaillements, ce qui veut dire que les nids sont nombreux dans les crevasses de la roche, ou plutôt que les jeunes réfugiés dans des caches individuelles situées autour du nid sont à l’affût du retour de leurs parents qui les nourrissent en régurgitant leur nourriture .

Amplifiée par la caverne qui fait office de caisse de résonance, j’éprouve un vrai bonheur à vous offrir (malgré les difficultés d'enregistrement) cette acoustique poésie qui induit une émotion neuve, parcourue du frisson de la première enfance, comme si la voûte toute entière de la Fosse aux Ours était devenue cachette de la vie ailée, invisible à la face du ciel, profondément enracinée dans les entrailles rassurantes de la terre, avec la certitude d’une cosmicité faisant d’elle en nous identifiant aux oisillons, le centre de l’univers .

Vous comprendrez ainsi mieux pourquoi entrant dans ma mémoire sonore, la perception de ces bruits intimes et rares de l’Aven Noir impliquent des prolongements dont les résonances, bien qu’intraduisibles picturalement, sont indissociables de mon travail sur ce sujet . (Enregistrement Alain MARC)

Suite dans le prochain article …

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 17:23
Spéléologie : drame pour la nature à l’entrée de l’Aven Noir !

Juste ce court article pour vous faire partager ma tristesse et ma surprise :
craves-a-bec-rouge.jpgCes très jolis oiseaux (bien qu’ils soient d’un profond noir luisant, leur parenté avec les corneilles en fait les princes des cervidés, car ils ont une finesse et une intelligence supérieure à de très nombreux autres oiseaux) sont protégés et en voie de disparition, on en trouve assez peu dans l’Hexagone …
Hors, vous savez que j’accompagne Roland Pélissier spéléologue inventeur des nouveaux réseaux "Macary - Pélissier" dans ses explorations au fond de ce gouffre depuis maintenant presque un an (voir articles précédents concernant ce sujet) .
Nous nous y sommes rendus lundi dernier 17 septembre pour continuer nos investigations dans les réseaux profonds, comme nous le faisions régulièrement jusqu'au début de l'été (la campagne d'exploration étant traditionnellement interrompue de fin juin jusqu'à début septembre) .
Lors de la reprise de ses explorations au début du mois, Roland a constaté la disparition de la colonie des craves à bec rouge qui nichaient dans le puits d'entrée et les corniches de la voûte de la grande salle de la Fosse aux Ours juste en dessous .
Il avait alors vu de nombreux cadavres de ces oiseaux qui jonchaient le sol de cette salle, et il avait également constaté qu'un nombre anormalement élevé de leurs plumes étaient éparpillées à l'extérieur autour de l'orifice d'entrée et à l'intérieur en bas en dessous du puits d'accès .
J'ai eu moi-même la mauvaise surprise de constater ce spectacle désolant le 17 et 18 courant, où nous avons dénombré une dizaine de cadavres dont certains à l'état de décomposition avancée (et même de squelette pour 2 ou 3 d'entre - eux), il semblerait que leur mort remonterait à 1 ou 2 mois, mais leur décomposition vu le milieu chaud et humide paraît aller très vite .
Peut-être quelques individus ont-ils survécus, mais plus aucun crave ne paraît revenir dans le gouffre car nous n'en avons vu aucun ni à proximité dans le talweg, ni près des falaises, ni dans l'entrée du gouffre lors de nos entrée et sortie le 17 et 18, alors que nous en avions comptés plus d'une trentaine d'individus au début de l'été (sans compter les nichées des petits du printemps sommairement évaluées à une dizaine d'individus) et que cette colonie d’oiseau est présente été comme hiver dans le gouffre depuis que cette cavité est connue : elle semblerait donc avoir été très rapidement décimée ( - épidémie foudroyante ? - empoisonnement ? - autre raison ?) .
Étant particulièrement sensible à l'équilibre et à la sauvegarde du milieu naturel de ce site, et touché par la brutale disparition de ces oiseaux, je me permets au nom de mes camarades et de moi-même de vous faire part de ce que je considère comme un drame pour la faune locale et l’équilibre écologique du milieu .
Pendant 1 semaine je ne remettrai pas d’article en ligne, me donnant le temps d’une réflexion sur cet épisode de la vie de ce gouffre (les déclarations d’usage sont en cours auprès des services administratifs concernés) …

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 19:42

Le Centre des monuments nationaux lance la 3e édition du concours du « Prix George Sand du 1er carnet de voyage, réel ou imaginaire »

Pour la troisième année, après le succès des deux précédentes éditions, le Centre des monuments nationaux lance le concours du « Prix George Sand », co-produit avec la Région Centre. Il récompensera le 1er carnet de voyage, réel ou imaginaire, réalisé par un auteur amateur ou confirmé .
Créé en 2005 en référence à George Sand, voyageuse du réel, mais aussi de l’imaginaire, le « Prix George Sand » est une manière de poursuivre l’oeuvre de la romancière, dont Nohant était le port d’attache qu’elle rejoignait après chaque voyage .

Ouvert à tous, ce concours sera clôturé le 10 septembre 2007, dernier jour pour la remise des carnets.
Le carnet, dont le thème est libre, doit se composer de textes, de dessins, d’illustrations ou de photographies sur un support papier ou multimédia.

Le 1er prix est un séjour pour deux personnes à Rome .
Le 2e prix un week-end au pays de George Sand offert par l’association « Accueil et qualité en pays de Nohant ». Le 3e prix un livre concernant George Sand .

Le jury est constitué de personnalités du monde littéraire et journalistique,sa délibération aura lieu le samedi 13 octobre 2007.

La remise des prix se tiendra au domaine de Nohant, le dimanche 14 octobre 2007 après-midi, dans le cadre de « Lire en fête » .
Elle donnera lieu à des lectures de Jean-Claude Penchenat et de ses comédiens, suivies d’un concert. Les visiteurs pourront également découvrir un large choix de publications consacrées à George Sand et aux carnets de voyages .
Enfin, le salon de thé offrira un espace convivial propice aux rencontres et aux échanges de livres .

Succès des deux premières éditions

L’édition 2006, du « Prix George Sand du 1er carnet de voyage, réel ou imaginaire », présidée par le linguiste Alain Rey, a regroupé 150 participants.
Le 1er prix a été attribué à Catherine Bouin, le 2e à Philippe Chevalier et le 3e à Virginie Haranger.
L’édition 2005, présidé par le jardinier-paysagiste Gilles Clément, avait vu la participation de 130 candidats. Le 1er prix ayant été attribué à Céline Thoué et Pierre Abernot, le 2e à Marc Loiseau et le 3e à Martine et Anne Degrémont.

Cette manifestation bénéficie du soutien de Louis Vuitton et de la revue Ulysse

phpThumb-generated-thumbnailjpg.jpgPour en savoir plus cliquer sur l'image

Informations concours :

Contact Concours « Prix George Sand du 1er carnet de voyage,
réel ou imaginaire 2007 »
Centre des monuments nationaux
Palais Jacques Coeur
Caroline Boutrelle
10 bis rue Jacques Coeur 18000 Bourges
tél. 02 4824 0687

caroline.boutrelle@monuments-nationaux.fr

Règlement et informations :

www.monuments-nationaux.fr

Centre des monuments nationaux
Domaine George Sand
Palais Jacques Coeur
10 bis rue Jacques Coeur
18000 Bourges
tél. 02 48 24 06 87
fax 02 48 24 75 99
www.monumentsnationaux.fr


George Sand et le voyage

Son premier grand voyage, George Sand le fit à l’âge de quelques mois lorsque avec sa mère, elle rejoignit son père sur les champs de bataille en Espagne. Plus tard, l’Italie, les îles Baléares, l’Auvergne, le midi de la France,
la Savoie, les Alpes ou plus modestement tous les alentours de Nohant, affectueusement baptisés « la vallée noire » furent le cadre de ses escapades.
Consciencieusement, elle consigna sur ses carnets, ses agendas ou même dans ses romans, ses sensations de voyages, ses découvertes, ses étonnements, ses engouements ou ses déconvenues. Par son carnet de voyage en Auvergne, celui de son voyage dit « du midi », par ses impressions de promenade en Berry ou son roman « un hiver à Majorque », George Sand a, au fil de son écriture, consigné avec précision l’expression de ses sensations.
Elle herborisa, rechercha les mystères des insectes et des minéraux, escalada les montagnes pour embrasser de vastes paysages, pénétra les ruines, les châteaux, les églises et les monastères. Elle effectua des rencontres insolites, testa moyens de locomotion et auberges…
On trouve dans ses récits à la fois de simples indications pratiques et de magnifiques descriptions, des anecdotes savoureuses et des observations sur les conditions de vie de ses contemporains.
Au-delà de ces carnets intimes, toute l’oeuvre romanesque de George Sand est l’occasion pour le lecteur de faire de précieux voyages. L’écrivain avait très vite compris que pour aborder les grandes questions universelles, il lui fallait partir de l’infiniment singulier. D’où sa volonté d’enraciner ses personnages et ses actions dans des territoires précis. Ces territoires, soit elle les avait découverts au cours de voyages ou de promenades, soit elle les évoquait à partir d’une documentation riche et précise. George Sand était une voyageuse du réel mais aussi de l’imaginaire .
 

Si vous êtes dans la région après ce prix :
Le Centre des monuments nationaux présente au château d’Angers les « Cafés philosophiques » sur la tenture de l’Apocalypse

Tapisserie-de-l-apocalypse.jpgPour en savoir plus cliquer sur l'image

Lancement le 6 novembre 2007 à 18h

Face à la tenture de l’Apocalypse, différentes personnalités seront invitées à faire part des impressions que ce chef d’oeuvre de l’art médiéval, unique au monde, leur aura suscitées.
Historiens, spécialistes de l’architecture, philosophes, journalistes, théologiens, autant d’éclairages complémentaires et/ou divergents pour ces 5 « cafés philosophiques ». Ils auront lieu le premier mardi de chaque mois de novembre à avril (excepté en janvier), au château d’Angers .

Le lancement se fera donc le 6 novembre 2007 à 18H et sera suivi d’un cocktail dînatoire .

La thématique retenue pour ces rencontres est celle de la ville dans la tenture d’Angers . Différents aspects seront abordés : cité médiévale, ville debout / ville détruite, ville céleste ou symbolique, ou encore les représentations architecturales des manuscrits transposées dans la tenture…

Cette première rencontre, animée par M. Gérard Cieslik, administrateur du château d’Angers, se déroulera en plusieurs temps :


 - le public se verra remettre dès l'entrée une publication sur les différentes scènes de la tenture permettant une première proposition de lecture

- une introduction sera ensuite proposée par une des personnalités invitées
- une discussion s’ouvrira entre les participants
- enfin, un temps sera consacré aux interventions du public

 

Par le biais de ce focus autour de la ville, chaque café-philosophique donnera aux participants une lecture renouvelée de la tenture de l’Apocalypse d’Angers.

 
Renseignements au 02 41 86 51 46. 

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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 17:27

D’un Atlas à l’autre avec Atlasblue.mag ...

 

Sans doute connaissez-vous la jeune compagnie aérienne marocaine Atlas-Blue (filiale de Royal Air Maroc) qui connaît un développement rapide et permet de relier les principales villes d’Europe de l’Ouest à Marrakech, Agadir et d’autres cités importantes du Maroc ?

Son programme de vol qui tourne actuellement à plus 900 000 passagers par an est en constante évolution grâce à un rapport qualité - prix très compétitif, le respect des normes de sécurité les plus rigoureuses et un service d’équipages sympathiques et très professionnels .

Elle distribue aussi sur ses vols un superbe magazine de bord « Atlasblue.mag » qui vous plonge dès les premières pages dans l’effervescence marrakchi autant que dans l’ambiance des plus belles destinations marocaines . Cette belle revue est bimestrielle,
en trilingue Français – Anglais – Arabe, et tirée à 15 000 ex .

Si vous prenez l’avion prochainement avec cette compagnie vous aurez donc le plaisir de trouver « Atlasblue.mag » dans la pochette du siège en face de vous, et vous pourrez y voir parmi d’autres intéressants articles une passionnante étude sur l’art de la calligraphie dont quelques très belles œuvres d’art contemporain, réalisées par des artistes calligraphes de grande valeur (vous y retrouverez les références de mon ami Mohamed BOUSTANE auquel je consacrerai plus tard un article entier), et présentées par quelques unes des plus importantes galeries de Marrakech .

couverture-atlasblue.mag.jpg

La couverture du dernier numéro d’Atlasblue.mag, dont l’illustration est retirée de l’un de mes carnets de voyages dans le Grand Sud Marocain .

Vous pourrez aussi y découvrir un article que j’ai intitulé « D’un Atlas à l’autre » et des images inédites retirées de « La piste de lumière rose », le carnet de voyage que j’ai réalisé lors de notre stage d’octobre dernier à partir d’Agadir .

Oui, je sais, vous ne trouverez pas facilement le magazine dans les kiosques à journaux ! …Mais je ne vous indique pas non plus toutes les revues où j’interviens (et je ne veux pas exagérer car il y en a d’autres), juste celles qui me paraissent « sortir du lot » dans le domaine des articles qui peut vous servir (comme c’était le cas dans "Voyageur, « Dessins et Peinture » ou « Spéléo Magazine » ) et « Atlasblue.mag » est de celles-la, je vous en citerai sans doute 1 ou 2 autres le cas échéant .

Cependant le fait que je vous en fasse part vous permettra au moins de la connaître, et si vous prenez l’avion avec cette compagnie un jour, de savoir que ses revues de bord valent la peine d’être conservées car c’est l’ensemble des articles qui est fort intéressant …

Ouverture de la revue à la page où débute mon article d’invitation au voyage (en fait c’est une double page), avec en illustration l’ancien fort ruiné de Bou-Jerif, sur la piste de Guelmim …

« D’un Atlas à l’autre » est donc le résumé de cette belle balade, qui, des sauvages rivages de l’Atlantique aux plateaux désertiques du nord du Sahara marocain, nous a permis d’entrer à l’intérieur du pays, de découvrir la beauté de l’Anti-Atlas, puis remontant vers le nord, d’explorer le Haut Atlas occidental avant de revenir sur Agadir et ses immenses plages de sable blanc . Quant aux illustrations accompagnant cet article, ce sont des motifs exclusifs retirés de mon carnet personnel .  

carnet-de-voyage-agadir.jpg

La première page de mon carnet rapidement griffonnée en route sur le papier à lettres de l’Hôtel des Dunes d’Or où nous logions à Agadir avant le départ de notre voyage (celle-ci ne fait pas partie de l’article évoqué ci-dessus) …

Quant à ce voyage, si vous n’en avez pas vu le résumé, je vous invite à suivre notre périple au quotidien avec la série d’articles que je lui ai déjà consacré . Vous aurez ainsi une idée du trajet et des nombreux motifs réalisés à ce moment-là, ainsi que du beau carnet collectif que nous en avons faits, carnet qui fut présenté à la Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand l’an dernier . 
Enfin, pour terminer cette page, puisque nous parlons de pays situés pour nous de l’autre côté de la Méditerranée, et comme les voyages sont aussi actes de partage et de fraternité, je voudrais souhaiter un bon ramadan à nos amis (es) musulmans (es) et un bon nouvel an juif à toutes celles et ceux qui se sentiront concernés (es) par cette petite ligne de vœux à leur intention …

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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 14:51

Démonstration, analyse et découverte de Joseph Chiang .

Voici donc le premier article de la nouvelle rubrique promise :

Je vais tenter dans cette rubrique de vous faire découvrir en partage des aquarellistes et des carnettistes de talent souvent peu connus (par liens avec leurs sites et leurs travaux déjà en ligne mis par eux sur Internet), aux styles différents dont la démarche et (ou) la technique présentent un réel intérêt,  avec pour tous le plaisir de découvrir, voir et comprendre .

Il est avant tout notable de remarquer que dans de nombreux pays la peinture à l’eau (et particulièrement l’aquarelle) est heureusement considérée comme de la peinture à part entière, et non un « sous produit de l’art » comme c’est parfois le cas chez nous !

La seule découverte de chacun de ces peintres professionnels ou amateurs sera un véritable voyage qui nous emmènera dans des pays et continents différents autant que dans leur univers pictural .

J’analyserai et commenterai pour vous leurs démonstrations, en essayant de percer leurs secrets .

Vous pouvez à votre tour, forts de ces analyses vous lancer dans vos propres créations ou recherches inspirées de leur technique si celle-ci et leur style correspondent à votre personnalité . Il ne vous restera plus qu’à trouver votre propre expression, votre propre écriture, pour créer votre univers créatif, et partir dans le plus beau de vos voyages : celui de la naissance de votre art !

Enfin n’hésitez pas à me laisser commentaires et critiques qui me permettront de faire évoluer cette nouvelle rubrique .

Voici dont le premier de ces aquarellistes : Joseph Chiang, un jeune aquarelliste .

A - Leçon : « Ciel et mer »

Paysage « Ciel et mer » peint ci-dessous en démonstration par Joseph Chiang (propriété exclusive de l'auteur, copyright Josep Chiang) .

Intérêt formatif :

- Apprendre à traiter ciel et eau en simultané en utilisant l’humidité du papier dans les couleurs posées précédemment, les apports et évacuation d’eau, l’application des couleurs + ou - humides ou pâteuses suivant la matité ou la brillance de la surface du papier, l’évaluation des actions suivant le degré d’humidification du papier, l‘usage des glacis sur couleurs de fond sèches en finalisation pour les détails et éléments graphiques (vagues et reflets) .

- Oser prendre des risques quitte à gâcher du papier !

- Type de motif : à priori destiné à l’encadrement .



B - Démonstration :

Commentaire démonstration séquence par séquence :

L’estimation des couleurs employées est une interprétation personnelle du rendu de la vidéo et des effets me paraissant correspondre à ce motif : testez-les, mais elles sont probablement différentes en réalité, faire des essais avec d’autres couleurs selon vos propres estimations . Reportez-vous au timing de la lecture vidéo pour isoler les séquences ci-dessous .

- départ : pinceau plat (spalter souple moyen) bien chargé mélange couleur auréoline + or vert WN sur papier sec

- à 22s 41 (9'15 pour YouTube) : apport gold ocre + brun de Pérylène ou alizarine cramoisie, travail avec les angles et la tranche du pinceau

- 1mn 02 s 80 (8'34 YouTube) : apport terre ombre brûlée

- 1mn 12 s 96 (8'24 YouTube) : apport mélange sépia + outremer

- 1mn 34 s 56 (8'03 YouTube) : prise sur la palette de 2 couleurs séparées sur le pinceau (une de chaque côté, mélange dans le pinceau à la jonction des deux entre sépia + outremer et laque pourpre)

- 1mn 48 s (7'48 YouTube) : même chose après nettoyage pinceau avec laque pourpre et gris de Payne

- 2mn 03 s 12 (7'33 YouTube) : gris de Payne seul travail sans reprise de couleur ni d’eau (pinceau « nettoyé » sur le motif)

- 2mn 28 s 56 (7'09 YouTube) : apport d’auréoline ou or vert + auréoline, travail sur la tranche du pinceau

- 2mn 44 s (6'52 YouTube) : changement pinceau : petit gris à lavis avec apport auréoline + or vert pour retouches ciel pinceau peu imbibé

- 3mn 08 s (6'29 YouTube) : apport même couleur pinceau très rempli pour couche de base sur la mer

- 3mn 20 s 88 (6'07 YouTube) : nouveau changement de pinceau pour brosse plus petite humide à sèche sans couleur pour enlevés sur la tranche avec nettoyage régulier de la couleur enlevée

- 4mn 24 s 32 (5'13 YouTube) : apport mélange terre ombre brûlée + brun de pérylène bien mouillé avec cette même brosse (l’excédent d’eau du ciel commence à couler vers le bas, déclenchant la propagation de couleurs du ciel dans la mer)

- 4mn 44 s 16 (4'53 YouTube) : déplacement de couleurs par enlevés et remplacement par auréoline ou eau (après nettoyage brosse toujours)

- 5mn 10 s 72 (4' YouTube) : apport mélange sépia + outremer (tracé des premiers reflets et vagues dans la mer)

- 6mn 02 s 96 (3'36 YouTube) : enlevés à la même brosse nettoyée mais humide semi - sèche (« nettoyage » de la coulure centrale du ciel dans la mer)

- 6mn 43 s (2'54 YouTube) : reprise sépia + gris au petit gris à lavis dans le ciel pour un nuage sombre

- 7mn 50 s 72 (2' YouTube) : reprise petite brosse pour déposer mélange terre ombre brûlée + laque pourpre (dans la mer en humide sur les côtés, en glacis à sec sur fond jaune déjà sec du centre), mise en place des vagues et reflets

- 8mn 59 s 20 (1'25 YouTube): apport nouveau de mélange gris de Payne + sépia ou gris seul légers avec même pinceau et début des finitions avec égalisation des zones de couleurs à la petite brosse plus ou moins sèche . 

C - Analyse :

 Format estimé du papier : 30 x 16 cm 

Type supposé de papier : grain torchon pur chiffon entre 300 et 600 g (papier assez épais et de bonne qualité) tendu sur support contre-plaqué « marine » ou équivalent .

Matériel supposé :

2 récipients pour l’eau (un eau claire + un rinçage),

Chiffon coton blanc ou papier absorbant,

Une feuille de papier aquarelle du même type que celle du motif pour essuyer les pinceaux (enlèvement d’excès d’eau) et vérifier les couleurs .

Pinceaux : pinceau plat type « Jax-Hair » n°18 ou 20 et idem n°8 ou 6 ou type « Isabey série 6235» n°4, pinceau petit gris à lavis type « Raphaël n°2 ou 3,

Couleurs conseillées : en tube sur grande palette plastique ou métal blanc émaillé à encoches à couleurs et alvéoles à mélange larges (vous pouvez si vous n’avez pas une telle palette les déposer sur des assiettes de pique-nique en carton - non décorées - dégraissées au fiel de bœuf ou utiliser des assiettes plates émaillées blanches) .

Il vous faut :

- Jaunes : auréoline, or vert WN,

- rouges : brun de Pérylène (ou rouge oxyde Talens) + laque pourpre (ou alizarine cramoisie)

- bleus : bleu outremer foncé

- ternaires : terre d’ombre brûlée (ou sépia ou Brun Van Dyke) + gris de Payne + sépia

Exécution :

Couleurs : déposées en quantité importante sur la palette avec quelques gouttes d’eau dès le départ avant de commencer de peindre (ne pas les noyer) mais être prévoyant (e) : vous n’aurez plus le temps d’en préparer au moment de peindre !

Support : légèrement incliné assez loin du regard, pinceaux souvent tenus en « bout de manche » .

Reprises : presque toujours en contact avec ou sur le travail humide précédent sans jamais dépasser dans le pinceau apportant la couleur l’humidité que contient déjà le papier, l’apport d’eau claire se fera toujours avec retenue (peu d’eau dans le pinceau apportant l’eau sauf s‘il s’agit du premier apport de l‘eau sur le papier blanc), les reprises en glacis se faisant à la fin sur couleurs déjà sèches (ces reprises peuvent se faire dans un dessin préalable à l’eau - toujours par-dessus les couleurs sèches du fond - , les reprises se diluent alors dans celui-ci en créant des nuances de valeurs) .

Divers : le pinceau est régulièrement « essuyé » sur une feuille de papier aquarelle à côté du motif pour en retirer rapidement couleur et (ou) eau si nécessaire avant passage sur le motif, et les spalters sont souvent utilisés en « séparation de teinte sur le pinceau » (une couleur différente de chaque côté de la tranche - prendre 1 couleur différente avec chaque côté du pinceau -)

Conseil personnel et synthèse :

Faire de nombreux essais selon cette technique sur différents papiers de fort grammage et arrêter toujours sur une impression « d’inachevé » (si vous obtenez de bons résultats n’hésitez pas à m’en envoyer une photo, je la publierai ici !) .

D - Découverte :

Joseph Chiang, est né à Hualien, (Taiwan) en 1980.

Il s'est plus tard déplacé au Belize (pays d’Amérique Centrale touchant le Mexique et le Guatémala) avec sa famille en 1995. Au Belize, il participe avec vingt artistes au « 20/20 », une exposition qui célèbre le 20ème anniversaire du Belize en 2001. Il est également le concepteur de « La main évidente », un monument national de 20 pieds dédié au Belize par le gouvernement de Taiwan pour célébrer l'amitié entre les deux pays .

Il arrive aux Etats-Unis en 2003 pour étudier la peinture à l'université, qu’il quitte diplômé en arts plastiques en 2006. Il participe encore à une exposition se déroulant à Taiwan qui célèbre en 2006 le 25ème anniversaire de l'indépendance du Belize et l'amitié des deux nations. Actuellement il habite à New York où il est aquarelliste indépendant .

Mon point de vue sur son art :

Joseph Chiang, aime les atmosphères brumeuses et éthérées des petits matins new-yorkais . Il est partagé entre un univers occidental rationnel et construit (« Emerging Spring at Central Park2 ») et une expression plus éthérée rappelant quelques grandes pages de la pensée poétique et de la spiritualité artistique extrême-orientale (« Wave and Rock » 2006) .
Se « cherchant » certainement encore, il réalise de nombreuses versions du même sujet, sous forme de « séries » plus que d’études spécifiques .

Il n’en est qu’à ses « débuts » et il est évident que son expression, (marquée par un classicisme où se contrarient rigueur, poésie romantique - symbolique et lyrisme - voir ses études et peintures à l’huile - mais également influencée par l’empreinte de ses origines orientales) évoluera (voir « 
Snowy Central Park6 » ou «Night Forsyth » ou « Brooklyn Botanical Garden » ) .

C’est donc un aquarelliste à suivre pour voir ce que deviendra son expression dans les années à venir, si c’est son côté « occidental » ou « oriental » qui dominera, ou s’il découvrira une écriture spécifique très personnelle qui lui donnera une nouvelle identité .

Enfin pour terminer, visitez le site de Joseph Chiang : http://www.floatingpaint.com/gallery.htm

Vous y verrez sa galerie, le connaîtrez mieux, et y découvrirez d’autres intéressantes démonstrations .

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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 15:29

Les carnets de Dominique : de Bretagne jusqu'à Rio ...

Pour prolonger un peu les vacances et nous retrouver ainsi dans un été indien que nous espérons toutes et tous doux, magique et ensoleillé, je vous invite à découvrir les croquis, et notes aquarellées de Dominique VILLARD .

Elle revient de Rio de Janeiro toute bronzée et des souvenirs plein la tête, mais ses balades l'ont conduite auparavant en Bretagne dans la jolie baie de Saint-Brieuc où le soleil était aussi au rendez-vous .

Sans doute reviendrons-nous en bord de mer dans ce bel endroit des Côtes d'Armor, nous sommes nombreux à connaître cette superbe région et à l'apprécier ...

Le regard vers le grand large passe d'abord par l'autre côté de la baie .

C'est le charme de ces lieux, avant que des côtes à falaises à celles des ajoncs et du granit rose, nos pensées ne nous emmènent bien plus loin, au delà de la rondeur mouvante des courbes océanes . (Croquis aquarelle de Dominique VILLARD)

Le voyage passe souvent par la contemplation, l'observation . Noter tout ce que nous vivons avant de reprendre le bateau ou l'avion en se projetant dans tous les soleils d'ailleurs c'est se nourrir d'une mémoire de l'instant vivante et éternelle ! (Croquis aquarelle de Dominique VILLARD)

Le voyage . Elle était au soleil des plus beaux jours de Bretagne, mais elle était presque là-bas, déjà, au son des cavaquinhos, des pandeiros et des reco-recos qui donnent à la samba son rythme magique si envoûtant .

Du Corcovado à Copacabana, elle voyait le Cristo Redentor lui offrir toutes les saveurs et les lumières colorées du « cristal brésilien » .

Quelques jours et heures d'avion plus tard le rêve était devenu réalité, au milieu des mêmes bruits de vagues déferlant sur la plage, des corps d'éphèbes et de Vénus aux bronzages luisants comme pour des concours de beauté .

Avec ce vent léger venant du large comme une caresse et le soleil qui va basculer derrière l'irréel décor .

Elle a aussi perçu l'envers du décor .

Alors elle est partie en bateau pour voir les derniers feux de l'astre du jour éclairant o Pão de Açúcar .

Elle nous en ramène des pages empreintes d'ambiances aux couleurs, aux sonorités et aux parfums particuliers, pétillants et langoureux à la fois .

Du Coromandel à Copacabana ... (Croquis aquarelle de Dominique VILLARD)

Beau carioca ! (Croquis aquarelle de Dominique VILLARD)

Au carrefour des saveurs . (Croquis aquarelle de Dominique VILLARD)

Recette « alcoolo-sucrée » et coéquipiers . (Croquis aquarelle de Dominique VILLARD)

À la barre du voilier . (Croquis aquarelle de Dominique VILLARD)

À bord du « Voyageur » . (Croquis aquarelle de Dominique VILLARD)

Pendant ce temps, on flâne encore sur le rivage de Niteroi, de l'autre côté de la baie . Plissez les yeux et regardez ce paysage à travers vos cils en le faisant défiler : vous y verrez ainsi comme les peintres, c'est à dire que le flou de la pixélisation disparaîtra et vous entrerez dans le paysage qui vous paraîtra bien plus net . Au fond la mer et la montagne se parent de pourpre et d'or : c'est le coucher de soleil sur Rio de Janeiro . (Photo de Nico NORMAND pour Wikimedia Commons)

Pour voir l'image en grand format cliquer sur l'image (Vous pourrez alors la grossir avec la loupe pour en voir les détails - Photo de SKRATT pour Wikimedia Commons -) .

Pour regarder ces dessins et photos en écoutant Valdo Aderaldo dans « Retrato do vento », il vous suffit de lancer le lecteur ci-dessous :

Production indépendante. " Retrato do vento " (en français " Portrait du vent ") est le premier " vrai " disque, résultat des quatre concerts fait à Fortaleza- Brésil en février 2004 .

10 titres, tous de Valdo Aderaldo, dont trois en collaboration avec le poète brésilien Celso Gutfreind.

Les musiciens :

guitare acoustique - Valdo Aderaldo

basse - Edmundo Jr.

percussion - Nilton Fiore

guitare électrique - Padua Pires

Pour un usage non commercial (comme ici), vous pouvez utiliser à votre tour cet enregistrement retiré du très beau site Paula Tesser & Boa Co, groupe de musique brésilienne .

En voici les paroles (traduction personnelle, si quelqu'un (e) voit une erreur merci de m'en informer) :

Image du vent (Valdo Aderaldo)

La vague de l'artiste
L'image du vent que j'ai enlevé
Je vais surfant sans extrémité
Le vide qu'en moi-même j'ai soulevé

À plat le papier
Sur le papier le dessin
En moi-même
Architecte de navigation
Je vais plier le bâti
Dans la maison suspendue
Pour l'air que j'ai peint

La plage, la roche, la vision
Fortaleza : un grand bateau
D'où ce qui va fleurir
Illuminera l'illusion

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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 21:18
Souvenirs d’été, perspectives d’automne et positionnement du blog …

Des semaines et des jours de stages d’aquarelle ensoleillés dans notre mémoire à la fin de cet été !
… Sans doute avons-nous eu beaucoup de chance de traverser ainsi cette saison si froide et pluvieuse dans beaucoup de régions, peut-être aussi parce que nous avons peint dans le Midi qui est grandement épargné par le mauvais temps depuis le début de l’année ? 
Il en reste de nombreuses aquarelles, de merveilleux souvenirs, et des photos où on nous voit chercher l’ombre plutôt que les rayons d’un astre parfois trop brulant .

Aquarelles et pages carnet de voyage d’une seule journée de stage, par le petit groupe initiation des journées « rando - aquarelle »  du dernier Festival de la randonnée d’Espalion : certains (nes) on même réalisé plusieurs pages ce jour-là !
 
Quoi de plus accomplissant que de franchir mille barrières et de se lancer dans l’aventure picturale ?
Car tout commence parfois aussi simplement que de faire un choix et de s’y tenir . Celles et ceux qui se sont retrouvés autour de moi sur les chemins secrets de l’Ardèche et de la Drôme provençale, dans les paysages enchanteurs des Alpilles ou du Luberon, qui ont trempé pinceaux et pieds dans l’eau des Gorges du Tarn ou ont parcouru la riante campagne aveyronnaise aquarelles en main le savent bien : il suffit souvent de peu de choses pour réussir une semaine de vacances qui va peut-être changer son regard pour la vie entière, en apportant avec elle sa promesse de bonheur !

Le groupe d’Espalion en plein travail face à une petite chapelle de la vallée du Lot écrasée de soleil . (Photo Alain MARC)

Pendant ce temps quelques nouveautés mises en ligne dans ce blog, avec assez d’articles pour faire en sorte qu’il continue de vivre, et qu’il ne vous abandonne pas .
Vous continuez donc d’être de plus en plus nombreux à le visiter ce dont je vous remercie vraiment, car il est fait pour porter ce bonheur de l’aquarelle bien au-delà des mers, des montagnes et des océans, dans une sorte de fraternité virtuelle, qui par la magie des couleurs et du pinceau, par celle de votre regard (et de vos gestes lorsque vous lui emboîtez le pas), devient fraternité réelle, picturale et informelle, sans contraintes ni frontières !

Là, c’est l’un des plus extraordinaires et beaux spectacles que nous ayons pu avoir en stage cet été . Pas besoin de dire où on peut assister à de telles magies colorées, si irréelles et proches qu’on pourrait les toucher du doigt : c’est dans les Gorges du Tarn . Comme un symbole, nous étions au soleil, il pleuvait à côté, et nous avions sous les yeux toutes les couleurs de l’arc-en-ciel !  (Photo non truquée ! - Alain MARC -)

Si vous voulez savoir, vous êtes à ce jour 170000 visiteurs des cinq continents à avoir consulté 750000 pages sur les articles que j’ai mis en ligne ici (ce qui me classe 276ème par le nombre de visiteurs sur les 619021 blogs d’O-B), et je suis entré dans le « Top 100 » des blogs de loisirs (où je me place en ce moment 63ème, statistiques d’influence de Wikio) . 
Je prévois donc pour cet automne d’apporter une rubrique nouvelle qui devrait bien vous plaire (surtout pour les amateurs de technique d’aquarelle), et j’enrichirai ces pages de contenus toujours aussi attractifs j'espère .

La même semaine que l’arc-en-ciel, juste un peu plus bas dans les gorges : une plage au bord du Tarn, moins encombrée que celles de la Côte d’Azur avec face à nous des paysages tout aussi beaux . Oui, ils existent toujours encore en France, les coins privilégiés !   (Photo Alain MARC)

En attendant les stages de l’année ne sont pas terminés, et si le cœur vous en dit, que vous disposiez de la possibilité de vous évader un peu et de prolonger vos vacances avec une chaleur exotique et colorée du 12 au 19 octobre prochain, je vous invite à me rejoindre au Maroc pour le stage d’aquarelle et carnet de voyage de Marrakech, où nous irons peindre et nous dépayser loin des soucis de l’après - rentrée . Ce sera à partir du beau Riad de Lucile et François, en plein cœur de la médina, dans les coins les plus typiques de la Ville Rouge, au cœur de l’Atlas et jusqu’à Essaouira . Sachez surtout que pour fêter cette entrée dans le « Top 100 » des blocs de loisirs, si vous m’écrivez pour vous inscrire à ce stage en vous recommandant de cet article (ou que vous soyez auditeur - trice - de RMC à qui j'offre les mêmes conditions dans le cadre de la solidarité "auditeurs" auxquels j'appartiens aussi), nous vous ferons tant François que moi-même, une remise tout à fait exceptionnelle sur le prix de nos prestations !

D’une gorge à l’autre il n’y a qu’un pas, et un coup d’ailes d’avion …
Nous voici dans l’Atlas, où nous dessinerons sans doute bientôt de petits villages accrochés à la montagne comme celui-là . (Croquis sur kraft Alain MARC)

Ici, nous sommes à Tiznit . J’y ai réalisé cette aquarelle en octobre dernier, mais nous aurons la même lumière en octobre prochain à Marrakech et Essaouira, villes mythiques qui enchantent toujours autant les poètes et les peintres … (Aquarelle Alain MARC)

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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 21:14

Vos carnets de voyages : Monique Petit en Algérie saharienne (dernière partie) ...

Voici les dernières pages du voyage en Algérie Saharienne de Monique ASSUNÇÂO-PETIT .

C’est un joli carnet comme j’aime en recevoir les images pour vous les faire partager . Le travail de Monique, généreux sobre et spontané va à l’essentiel, ce qui est une grande qualité …

Comme c’est bientôt le retour de vacances pour beaucoup, si vous avez aussi le désir de nous faire partager vos carnets n’hésitez pas à m’en envoyer les copies dans un format d’images en JPEG qui me permette de les mettre en ligne sans y passer trop de temps (l'idéal ici, est de 480 x 346 pixels / pouces) .

Dans cet esprit nous découvrirons aussi prochainement quelques vivantes pages du carnet d’une autre aquarelliste qui aime la mer et les voyages lointains …

Mais pour aujourd’hui savourons encore avec plaisir cette belle balade en Algérie !

 

 

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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 10:32

Vos carnets de voyages : Monique Petit en Algérie saharienne (2ème partie) ...

Nous continuons notre voyage en Algérie Saharienne avec Monique ASSUNÇÂO-PETIT en quête des belles et rares peintures rupestres de cette région au nord ouest de Tamanrasset, qui prouvent combien le Sahara était fertile il y a quelques milliers d’années !









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16 août 2007 4 16 /08 /août /2007 10:37
Vos carnets de voyages : Monique Petit en Algérie saharienne (1ère partie) ...

Il y a longtemps que je n’avais repris cette rubrique concernant vos carnets de voyages …
Les vacances se terminant pour beaucoup d’entre vous, je vous invite à les prolonger un peu à travers ce carnet plein de soleil et de sable chaud .
Au départ de Tamanrasset pour un très beau parcours, c’est un carnet de Monique ASSUNÇÂO-PETIT (qui aime beaucoup le désert voir son précédent carnet libyen), je vous laisse découvrir les premières pages de ce nouveau carnet :
 







 

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