Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Extraits vidéo d'Aquarelle en Voyage :

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Alain MARC Artiste peintre in GAGES, FR sur Houzz

 

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«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

Équipiers-équipières aquarelle

 

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 Christine

25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 20:35

C’est toujours pour moi un grand plaisir lorsqu’un ancien stagiaire vole de ses propres ailes et expose en solo dans une belle galerie d’art, cela prouve au moins la valeur du travail réalisé ensemble à un certain moment.

Amis (es) de Montréal, de Québec et des environs (ou qui passerez par-là ces jours-ci et jusqu’à mi-novembre), camarades de stages vous souvenant de lui, allez admirer  le travail de Gaétan à travers son exposition intitulée Ma rivière aquarelle : Repères d’un parcours.

L’exposition se tiendra à la galerie L’ARTICHO, située à Québec 135, rue Saint-Vallier Est, du 27 octobre au 14 novembre 2015.

Le vernissage aura lieu le 30 octobre 2015, de 17 h à 19 h.

Gaétan sera présent à la galerie le soir du vernissage ainsi que les samedis après-midi 31 octobre, 7 et 14 novembre 2015.

Cette exposition est la troisième étape d’une phase de partage plus soutenue de sa démarche d’artiste.

La première a été la mise en ligne de son site web  www.mariviereaquarelle.com en décembre 2012 et la deuxième, la publication d’un livre numérique intitulé Ma rivière aquarelle : Parcours d’un regard. Les informations pour le consulter se trouvent à l’adresse suivante :

http://www.mariviereaquarelle.com/inscription

N’hésitez pas à communiquer avec lui pour tout supplément d’information : info@mariviereaquarelle.com, et transmettez-lui mes amitiés et félicitations si vous le rencontrez !

L'affiche de l'exposition

L'affiche de l'exposition

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 18:04

Le blog Aquarelle-en-voyage.com a dix ans !

Oui, 10 ans déjà.

J'ai été rechercher les deux premiers articles de ce blog et j'en ai retiré ces deux croquis parmi ceux qui avaient été publiés à ce moment-là.

Le premier dessin est extrait du tout premier article où je racontais les vendanges dans les Gorges du Tarn.

Merci pour votre fidélité !

Je dessinais au milieu des vendangeurs et c'était comme si j'avais fait un très lointain voyage car les coteaux de la haute vallée du Tarn sont des endroits extraordinaires (je vous en reparlerai un jour) où on se croirait parfois (par exemple vers  les caves troglodytiques bâties en haut des vignes) comme très loin de nos contrées.

Merci pour votre fidélité !

Quelques jours plus tard j'étais au Maroc d'où j'allais ramener de nombreux croquis réalisée aussi sur le motif, sujet de mon deuxième article. Et puis publication après publication 10 ans se sont écoulés au cours desquels ce sont 600 articles qui ont été publiés, et vous êtes plus d'un million et demi à être venus voir ce blog à travers presque quatre millions de pages.

Plutôt que je continuer à aligner des chiffres, je tenais à vous remercier pour votre fidélité, car c'est grâce à vous qui lisez ce blog que je peux continuer de le faire vivre et de lui donner un sens.
Et plutôt que de réaliser une aquarelle « extraordinaire » pour fêter cet anniversaire, je vous laisse mieux découvrir les finalités de ce blog à travers un entretien que je viens d'accorder au journal de voyage en ligne Geoploria :

Pour une simple et bonne raison, nous avions envie de donner la parole à nos amis blogueurs et voyageurs : cette passion qui se résume aussi en un mot « Partage », et qui est très agréable à lire en passant.
Cette semaine, c’est au tour de Alain MARC du blog http://www.aquarelle-en-voyage.com/ de partager son expérience. Passionné de voyage, il a répondu à nos questions avec grand plaisir. J’espère que vous allez apprécier son blog autant que nous…
Assez parlé, maintenant voici son interview.

1 – Geoploria : Peux-tu te présenter, et nous présenter ton blog en quelques lignes ?

Avant tout, je dois dire que je suis né dans un atelier d’artiste et mon père peintre et sculpteur était aussi un grand voyageur réalisant en croquis et aquarelle de superbes carnets de voyage. Je suis artiste peintre et carnettiste professionnel depuis plus de 45 ans, plusieurs de mes carnets et illustrations de voyage ayant été édités par différentes revues et plusieurs éditeurs.
C’est dire si ma vocation était là dès mon enfance : peindre et voyager, pour faire à mon tour voyager à travers les croquis et aquarelles réalisés en voyage celles et ceux qui n’ont pas fait les mêmes parcours, mais aussi donner un regard « carnettiste » aux personnes qui les connaissent déjà.
De là est né mon blog il y a 10 ans, qui explique et fait partager mes différentes expériences créatives en voyage (dans toutes sortes de voyages même si ceux-ci commencent sur le pas de votre porte) avec ses facettes inspiratrices, techniques et créatives.

2— Geoploria : Pourquoi ce blog ?

Pour partager mon expérience, montrer que ce n’est pas difficile (que c’est même formidable), et donner à chacun l’envie de voyager en se nourrissant d’encore plus de beauté, en ramenant avec soi cette beauté de façon bien plus personnelle et originale qu’avec de simples photos (ce qui n’empêche pas de ramener aussi photos et vidéos !).
C’est un blog qui vous convie à regarder le monde avec un regard différent (pictural) chaque fois que vous partez en voyage, ce qui transforme complètement le voyage en une aventure doublement agréable et accomplissante.

3— Geoploria : « Aquarelle en Voyage », pourquoi avoir choisi ce nom pour ton blog ?

Car les aquarelles réalisées en voyage par nos grands maîtres (Turner, Delacroix, tant d’autres, et je n’oublie pas mon père que je considère aussi comme un grand maître) me paraissent encore plus belles parce qu’elles ont été réalisées en voyage justement. Parce que j’ai aussi pu vérifier que le voyage est la plus belle des sources d’inspiration pour l’aquarelliste puisqu’il y « lave » notre regard, le renouvelle sans cesse et l’aquarelle le plus pratique et agréable moyen pictural pour rendre un voyage plus beau, plus intense, plus passionnant. L’aquarelle en voyage « ouvre » non seulement les portes et les cœurs (alors que l’appareil photo les ferme le plus souvent), mais elle apprend surtout à regarder, à voir mille choses qu’on ne peut imaginer quand on croit avoir « vu » ce qui nous entourait dans un voyage.
Ces trois mots « aquarelle », « en » et « voyage » étaient donc pour moi indissociables et ne pouvaient que bien représenter mon blog.

4— Geoploria : Ton blog connaît maintenant un vif succès. Est-ce que le fait de le gérer à plein temps te permet encore de voyager de temps en temps ?

Oui, car comme pour mes aquarelles réalisées sur place, je « l’emporte avec moi » (et j’y travaille même quelquefois au bout du monde en même temps que j’y anime un stage « carnet de voyage aquarelle » à l’intention des gens qui m’ont suivi) !
Je veux dire par là, que chaque fois que je peux me connecter à internet (sans pour autant gâcher le plaisir du voyage, cela peut au contraire être très enthousiasmant), j’y publie mes dernières aquarelles en même temps que de véritables petits reportages (souvent complétés de vidéo d’ailleurs, ce qui est une véritable gageure lorsque je suis dans un endroit où il est très difficile de se connecter, voir par exemple http://www.aquarelle-en-voyage.com/article-aquarelle-autour-du-lac-brome-111088852.html ou http://www.aquarelle-en-voyage.com/2014/07/aquarelles-amazonie-jours-et-nuits-magiques-a-partager.html ou http://www.aquarelle-en-voyage.com/article-6004148.html ou http://www.aquarelle-en-voyage.com/article-avec-les-h-mong-fleuris-des-montagnes-vietnamiennes-70149229.html, il y en a tant d’autres dans mon blog).
Je ne sais pas comment j’arrive à tout faire, mais j’y arrive (il est vrai que j’y passe parfois des nuits entières et si je veux être par ailleurs disponible et efficace dans la journée le lendemain il me faut être très organisé)...

5— Geoploria : Quel type de voyage t’inspire le plus ? Et comment se déroulent les préparatifs en général ?

Celui où la découverte, l’aventure et l’imprévu vont donner plus de magie, d’émerveillement et de suspens au voyage.
Quand je prépare un voyage, je...

 

Vous pouvez découvrir la suite de cette interview dans :

www.geoploria.com/voyager/regarder-le-monde-avec-un-regard-different-notre-interview-avec-alain-marc.html

 

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 09:18
Afrique : quand et où se rendre pour un séjour de rêve ?

Un séjour Afrique est le meilleur moyen qui soit pour vivre de nouvelles expériences.

À découvrir en famille, en couple ou entre amis, l'Afrique est un lieu mythique qui a tout pour plaire aux vacanciers venus des quatre coins du monde. Cependant, avant de s'envoler pour ce continent envoûtant, mieux vaut bien s'informer.

 

Pour ce qui est du climat par exemple, pendant le printemps, le soleil est toujours au rendez-vous dans certains pays africains, comme en Égypte, au Kenya, en Tanzanie ou à la Réunion. En été, le beau temps et la pluie se succèdent, à savoir sur l'île Maurice, au Bénin, ou à Madagascar. Durant l'automne, le climat s'adoucit nettement. Une bonne période pour se rendre en Côte d'Ivoire, au Sénégal ou aux îles Seychelles. En hiver, le temps est plus clément, la température devient plus fraîche, les endroits à visiter sont la Tanzanie et le Caméron. Bref, pour profiter au maximum d'un séjour en Afrique, le choix de la saison est primordial.

 

L'une des adresses à ne pas manquer durant un passage en Afrique est sans aucun doute la fameuse île Mayotte. Cette dernière est un lieu idéal pour se détendre et se reposer tranquillement loin du tourisme de masse. En effet, cette île paradisiaque n'est pas encore très connue auprès des routards. Pourtant, elle recèle des sites époustouflants pour ne citer que le Mont Choungui culminant à 594 mètres de haut et qui est parfait pour une petite escalade ou une partie de randonnée.

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Published by Alain-Marc - dans Voyages et aquarelle
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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 07:30
Aiguilles Godefroy, Déplasse et Viala au Caroux, aquarelle Alain MARC

Aiguilles Godefroy, Déplasse et Viala au Caroux, aquarelle Alain MARC

Que les choses soient très claires, cette aquarelle n'est pas une aquarelle comme nous en réalisons toutes et tous au cours de nos balades dans la nature ou nos carnets de voyage (ce qui est déjà formidable quand on peut le faire) : elle est le produit d'une expérience dont le processus commence dans une réflexion et une démarche particulière qui lui sont bien antérieures.

L'intention qui en est à l'origine n'est pas de réaliser une « belle aquarelle » ni une aquarelle révélatrice d'un talent quelconque de son auteur, ni de représenter un paysage en tant que tel, mais d'étudier, d'élaborer et de tester un processus créatif nouveau dont le prolongement ne doit pas s'arrêter à une simple expérience graphique et picturale tout aussi intéressante qu'elle soit.

Mon projet va plus loin que cela, car il touche l’individu dans son développement personnel tout en étant un formidable tremplin dans l’élaboration d’œuvres en arts plastiques comme j'ai pu le vérifier à partir des expériences qui ont suivi (étant à la fois « cobaye et chercheur » dans ce projet il y a un énorme décalage entre la publication de mes articles et les résultats que j'ai déjà obtenus).

Mais ils sont bien là, les produits picturaux de ces expériences, et ils sont loin d'être inintéressants !

Je reparlerai plus tard des phases de développement des croquis aquarellés et des aquarelles de terrain réalisés à travers ces expériences, ainsi que des implications mentales qui ont débouché sur des toiles de plus grand format à partir des méthodes que j'ai développées et qui tirent leurs enseignements du fruit de ces expériences.

Mais aujourd'hui, je témoigne de leur intérêt pour l'énergie positive, l'enthousiasme, l'esprit de réussite et le sentiment d'immense bonheur qu'elles procurent.

Ce qui était le plus difficile pour moi était de transposer la stimulation créative ressentie lors des états de « flow » (également nommés « expérience optimale » selon les psychologues, ou d'entrée dans la « zone » comme le disent les médecins du sport) à un état de conditionnement mental qui la rende si possible reproductible en dehors de tout contexte sportif.

Ce qu'il faut que je transpose de l'action sportive à l'expression picturale est très complexe (les facteurs physico-chimiques et neuromédiateurs déterminants pour le conditionnement mental dans une situation sportive donnée tels que l'adrénaline, les endorphines, la sérotonine, les monoamines, etc., ne sont à cause de mon absence de connaissances spécifiques, ni compréhensibles, ni « envisageables » dans une situation différente du contexte où ils se manifestent).

Alors, j'en relève les éléments que je considère comme déterminants au cours de l'escalade :

    • une projection dans l'objectif clair d'atteindre le sommet avec le plus de maîtrise et d'aisance possible en accumulant un maximum d'énergie positive (celle-ci apparaît sans en avoir conscience si les deux autres s'affirment en synergie),

    • une implication totale, une intense concentration tout au long de l'escalade,

    • la mise en phase dans la totalité de l'action des compétences personnelles (physiques, intellectuelles, mentales, etc.) avec les difficultés du projet (tant globales que sectorielles),

    • un véritable relâchement mental afin de se détacher de toute distraction « externe » pour se concentrer uniquement sur l'environnement immédiat et l'enchaînement des gestes d'escalade (ce que je n'ai pas toujours fait pendant ces deux dernières longueurs de corde, car je me suis souvent arrêté pour contempler, réfléchir et me « nourrir » de mon environnement),

    • une modification réelle de la perception du temps qui s'écoule (je dirai plutôt de son interprétation),

    • une maîtrise presque « absolue » du self contrôle dans l'action (je savais bien avant, que celle-ci était d'abord liée au niveau d'entraînement),

    • l'adaptation immédiate du comportement individuel face aux difficultés techniques imprévues survenues au cours de l'escalade.

 

À partir de tout cela, entre les notes prises en analysant mon comportement dans le stade le plus élevé de l'état de « flow » (que je pense avoir vécu pendant l'action sportive), et en établissant un parallèle avec mes méthodes personnelles de concentration lors de toute action picturale, j'en dégage et étudie les différents points communs réunissant les deux actions ainsi que leurs différences, et j'en tire plusieurs analyses débouchant chacune sur des « exercices » particuliers dont l'aquarelle ci-dessus des aiguilles sommitales du Caroux est l'un des premiers produits (de même que mon « chêne vert » ou le « rocher aux lichens » sont le résultat d'autres exercices similaires, l'aquarelle réalisée dans le cours même de l'escalade ne faisant pas directement partie de ces exercices).

Cette vidéo est constituée de deux parties (il est important de bien comprendre la première pour mieux suivre la seconde, car j'y explique ma démarche, l'acte pictural ayant commencé bien plus tôt pendant l'escalade) : a priori, la première (celle de l'escalade), pourrait ne rien à voir avec la seconde (celle de la réalisation de l'aquarelle), il n'en est rien !

Les deux participent à une même expérience (entreprise depuis plusieurs épisodes, voir par exemple l'article précédent) destinée à élargir notre potentiel créatif et à optimiser de nouvelles approches dans le développement de l'expression picturale...

 

Il va sans dire que les méthodes que je suis en train d'expérimenter ne peuvent (pour l'instant) pas s'appliquer à une peinture en milieu urbain ni à un travail où on serait en permanence déconcentré.

Mais je commence à les appliquer sans implication sportive spéciale !

Par contre, les notions d'émerveillement, le rapport à la nature et la façon de se fondre en elle sont des éléments très importants : c'est par eux que passe cette chose si étrange, de l’ordre de l’essence du monde qui permet une projection de l’état intérieur en même temps qu'une interaction entre soi et l’univers (on rejoint ici certains échanges de Michel Onfray avec François-Xavier Bellamy à propos du livre « Cosmos » - et de bien d'autres penseurs présents et passés à travers leurs questionnements – échanges que j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer dans un article récent)...

On touche aussi (mais d'une façon particulière) à l'existentiel. Cela nous amène à d'autres conceptions de l'art contemporain qui relèveraient non plus d'un présent créatif qui veut se différencier, mais de l'universel.

Un art « métacontemporain » en quelque sorte, qui consisterait à ne plus admettre la peinture (ou la sculpture ou toute autre forme de création actuelle) comme une fin en soi, mais comme un témoin de l'intériorité de l'être (par-delà son ego celui-ci n’existant plus dans ce rapport à l'univers) associé à un nouveau questionnement de l’essence du monde dont elle révélerait une forme de perception.

À suivre.

Article et vidéo précédents sont ici : Aquarelle et expérience de flow à la Tête de braque (3e et 4e longueurs)

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 09:27

Qui ne m’a pas suivi risque d’être désorienté en tombant sur ce dernier article où je communique un nouveau résultat de mes expériences de « flow » appliquées à une forme d’aquarelle de circonstance.

Pourtant, dans l’article précédent et celui encore d’avant j’avais soulevé l’hypothèse d’une possibilité de « créativité augmentée » provoquée par les états euphorisants liés à la pratique sportive « engagée » en terrain d’aventure, à travers l’escalade de cette voie nord-est de la Tête de braque dans le massif du Caroux.

 

Si vous regardez ma vidéo jusqu’au bout (regardez-là directement sur Dailymotion, la voir en tout petit lui enlève complètement son atmosphère), si vous me suivez vraiment dans cette escalade et que vous la viviez comme si vous y étiez, vous entrerez vous aussi au cœur de cette expérience en comprenant combien sa première phase (celle de l’action dans l’escalade) est importante puisque c’est elle qui conditionne la réussite de la seconde : le croquis aquarellé.

 

Il faut dire que ces expériences vont pour moi bien plus loin qu’une simple aventure à épisodes se terminant par une petite aquarelle : elles révèlent la possibilité d’une « créativité augmentée » accessible par autre chose que les pistes déjà explorées, laissant selon ma propre expérience « loin derrière » toutes les autres formes de préparation à l’expression picturale où d’optimisation créative déjà efficace que je connais (pour en avoir pratiqué bon nombre dont le brainstorming, les techniques associatives telles que le Mind Mapping, la Mind Map, analogiques d’Edward de Bono, les aléatoires, ou les méthodes SCAMMPERR la plupart utilisées lorsque j’étais créateur de modèle en bureau d’étude entreprise, et celles dites de « pleine conscience » associée à des moyens de relaxation, de méditation, scénarios de visualisation active, ou passive comme dans exploitation du « cerveau droit », la « pensée latérale », etc.).

Ma démarche à travers mes « expériences » actuelles pourrait peut-être évoquer les principes de la méthode C-K (C pour concept – K pour knowledge) où tout raisonnement innovant se construit simultanément sur deux espaces de pensée qui obéissent à des logiques différentes : un espace de concepts (C) et un espace de connaissances (K), et dans lequel c’est l’expansion conjointe de ces deux espaces qui induit la génération d’éléments inconnus à partir de faits connus.

On peut penser à cela si on met en parallèle l’acte sportif et l’acte pictural, chacun d’eux confrontant ses découvertes, concepts et connaissances propres à ceux de l’autre...

Mais ce que je vis dans les phases d’implication sportive en terrain d’aventure se rapprochant le plus des états de « flow » de « niveau 4 » (le plus élevé) est tout autre, car il s’agit d’une immersion dans un champ de conscience modifié où de nombreuses distorsions impliquent une perception du monde différente, où le temps n’existe plus, où la conscience de soi disparaît, où celle des difficultés reste pourtant très lucide, apportant une réponse immédiate, maîtrisée (presque « automatisée ») aux problèmes soulevés par ces difficultés, dans une sensation de contrôle de soi et de l’environnement tout à fait étonnante. La concentration et l’attention sont extrêmes, mais sans stress, ni effort, ni conflit d’aucune sorte.

Mais ce n’est pas tout : le sentiment de réussite dans lequel on est plongé s’affirme comme une certitude absolue doublée d’une immense jubilation, les objectifs à atteindre paraissant d’une accessibilité incroyablement facile.

Dans l’expérience qui nous concerne ici, je réalise donc l’aquarelle en conditions environnementales plutôt difficiles encore sous l’influence du « flow » sportif tout proche (appelé aussi « expérience optimale », celle-ci n’étant pas seulement l’apanage des sportifs de haut niveau), mais elle a été faite si rapidement et avec une telle facilité, que je suis bien obligé de constater que même dans le cas où ma créativité n’aurait pas été « augmentée » à ce moment-là (à vérifier par d’autres expériences), les idées d’atmosphère, de composition, d’interprétation et de finalisation tant graphiques que couleur étaient formulées avant même que le motif soit commencé : il est incontestable que je bénéficiais de dispositions mentales « améliorées » même si le contexte environnemental pouvait laisser supposer le contraire.

Étrangement, je ne considérais pas les contraintes techniques comme handicapantes (déséquilibre permanent dans un vent violent, travail précaire, séchage trop rapide de l’aquarelle, etc.), les défauts en résultant (cernes et auréoles) me paraissant au contraire être des « atouts visuels » pour mieux éterniser l’instant présent celui-ci étant bien plus important que le résultat obtenu (nous sommes là bien loin des critères de la bienséance « artistico – esthétique » dictée par les salons à la mode dans laquelle la dimension autotélique disparaît complètement) !

 

Aquarelle et expérience de flow à la Tête de braque (3e et 4e longueurs)

Je reviendrai plus tard sur l’équilibre subtil entre objectif et moyens, défi et compétence, mais je sais après cette expérience (pourtant très courte) que le sentiment d’immense satisfaction et de bien-être que j’en ai retiré ne vient pas spécialement de la qualité du travail réalisé ni de sa dimension, mais bien de l’acte pictural lui-même indissociable de l’action dans laquelle il était inclus.

Dans les premiers constats que je fais à propos de ce test, je note l’importance de l’ambiance « terrain d’aventure », de l’environnement « pleine nature », de mon entière implication, physique, psychique et mentale par rapport à un objectif à atteindre déterminé comme facteurs de réussite dans le déclenchement des processus de « flow ».

Mais ces éléments auraient probablement été insuffisants si mes compagnons de cordée n’avaient pas été là : le facteur humain né de l’échange et du partage, l’osmose avec autrui dans des conditions hors contexte du quotidien, l’interdépendance avec ses semblables, sont donc ici des éléments déterminants dans le sentiment d’accomplissement, de plénitude et de réussite de « l’expérience créative optimale ».

Ce que j’espère aborder à l’avenir c’est une étude circonstanciée de la dimension autotélique de ces expériences afin d’améliorer nos aptitudes à la création artistique sous toutes leurs formes en les rendant reproductibles à volonté, et accessibles à qui que ce soit.

Vaste chantier où nombre de problèmes sont à résoudre et quantité de contradictions à surmonter, mais « le jeu en vaut la chandelle », en tout cas en ce qui me concerne je ressens bien au-delà de leur durée intrinsèque les effets positifs de mes « expériences » !

En attendant, nous verrons dans le prochain article les enseignements que j’en retirerai, et quel motif j’ai réalisé à partir du splendide paysage composé par le sommet des trois principales aiguilles dominant les Gorges d’Éric au Caroux, toujours sous l’emprise de la « conscience augmentée » dans la dernière partie de l’ascension de l’arête NE de la Tête de braque (un motif beaucoup plus proche d'un « sentiment de la vie » que d'une beauté idéalisée de ce paysage, c'est peut-être dans cette différence que se cache la puissance de la « conscience augmentée »)...

Article et vidéo suivants : Aquarelle en créativité augmentée à la Tête de braque

Article et vidéo précédents : Aquarelle, rocher et lichens, Tête de braque (2e longueur)

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 09:15

Nous avons évoqué (preuves à l’appui) dans l’article précédent l’hypothèse d’une possibilité de « créativité augmentée » provoquée par les états euphorisants liés à une pratique sportive engagée, exigeante et intensive, à travers la première longueur d’escalade de la Tête de braque par sa voie nord-est dans le massif du Caroux.

Qu’on veuille bien me pardonner avant tout de ne parler qu’à la première personne autant dans cette série d’articles que dans les vidéos correspondantes, même si j’essaie de partager ici mon expérience, elle est exclusivement personnelle, mon ressenti et sa traduction dans le domaine pictural ne pouvant être vécus que par moi-même au moment où elle se déroule.

J’espère par contre de tout cœur que les enseignements qui pourront en être retirés vont ultérieurement profiter au plus grand nombre, car il ne s’agit pas seulement d’explorer des moyens différents d’élargir son potentiel créatif, mais aussi de déterminer quelles conditions sont les plus favorables pour donner à l’individu une dimension autotélique véritable qui soit capable d’accroître l’épanouissement personnel et le sentiment de réalisation de soi au-delà des méthodes qui nous sont actuellement proposées (et qui restent « naturelles » bien sûr) pour arriver à cet objectif.

Dans le domaine qui nous concerne ici, il n’y a que la technique carnettiste de l’aquarelle, qui, par sa légèreté, sa compacité, sa rapidité d’exécution, peut s’adapter aux conditions de mes expériences sur le terrain, et le "chêne vert" réalisé en évoquant la première longueur d’escalade est déjà une réponse à la question précédemment posée :

- Les états modifiés de conscience induits par une activité sportive intense en conditions de grande concentration peuvent-ils avoir une influence pendant et après cette activité sur l’expression créative exprimée par l’aquarelle (ou d'autres expressions créatives) ?

Je continue à présent cette expérience créative picturale en faisant référence à la deuxième longueur d’escalade pour en tester à nouveau les effets du potentiel énergétique hors de l’ascension proprement dite en essayant de les exploiter « a posteriori » (je la tenterai ultérieurement dans l’escalade même, afin d’en comparer le mental induit, les émotions provoquées et le résultat, à celles réalisées « a posteriori », mais nous n’en sommes pas encore là).

Si vous voulez avoir une meilleure idée de l'ambiance de cette vidéo je vous conseille de la visionner en cliquant ci-dessus sur "dailymotion" et en passant en HD.  Dans cette vidéo consacrée à la 2e longueur d’escalade de la Tête de braque, j’analyse avec plus d’attention ma pensée, et les sensations que j’éprouve pour me remettre dans les conditions psychologiques, mentales et physiques de l’instant lors de la réalisation de ma 2e expérience picturale (voir la première avec la vidéo précédente)...

 

A) Contexte :

 

Les conditions d’escalade de cette deuxième longueur étant assez proches de la première (à peine le double de hauteur par rapport au sol, verticalité et enchaînements identiques, mais ampleur de l’ascension et ambiance aérienne modifiée par la végétation faisant parfois obstacle en plein milieu de la voie), je vais à nouveau tenter de me projeter dans leur environnement immédiat pour me laisser « imprégner » par leur source d’inspiration correspondante, en essayant d'en conserver la « force énergétique » pour la phase picturale.

Dans mon expérience présente c'est sur l'environnement (rocher et lichens) autour de l'arbre barrant le dièdre en fin de cette partie de l'ascension que se focalisera la projection mentale de ma démarche "action - création".

"Le franchissement du surplomb" Alain MARC, Aquarelle 18 x 24 cm

"Le franchissement du surplomb" Alain MARC, Aquarelle 18 x 24 cm

J’ai réalisé cette aquarelle il y a plus de 40 ans en m’inspirant des passages clés d’escalade dans le massif du Caroux où je m’entraînais régulièrement. 

... Et j’avais aussi déjà le sentiment que la concentration extrême, l’effort physique, l’implication mentale, les sensations uniques liées à l’évolution dans une dimension de l’espace indissociable du vide et de la verticalité pouvaient déboucher non seulement sur la réalisation d’un motif pictural intéressant, mais surtout sur la perspective d’une impulsion de créativité augmentée, véritable fenêtre ouverte sur d’autres sommets accessibles ceux-là par autre chose que la simple escalade, mais dont celle-ci pourrait détenir des clés !

Lichens des rochers du massif du Caroux.

Lichens des rochers du massif du Caroux.

B) "Action — création" :

        1) - Partie escalade :

        Il ne s’agit pas pour moi de rechercher un quelconque état de pleine conscience ou de disponibilité mentale positive comme je le fais à chaque fois que je peins (ou m’y prépare), ni assimilable aux bienfaits de la méditation pour la créativité, mais bien de dépasser ces états dans l'action de grimper afin de retrouver dans l’acte pictural ce que j’ai parfois pu ressentir en conditions d’engagement sportif extrême dont l’intensité ne peut se comparer à rien d’autre.

Il n’y a même pas de mots à mon sens pour le décrire !

        Les sentiments d’accomplissement et d’épanouissement personnel qu’on peut en retirer sont largement supérieurs à tout ce que les actes du geste pictural ou plastique ont pu me transmettre comme émotions, y compris lors de mes plus intenses moments d’inspiration.

        Je vais donc essayer de me « fondre » au mieux dans ce contexte sans ménager mes efforts pour tenter de provoquer cet « état » sans savoir réellement si j’y parviendrai.

       2) - Partie aquarelle :

        Comme pour la première longueur, je pense avoir bénéficié de l’effet euphorisant de la partie « escalade » conservé plus d’une heure après les rappels de descente de la voie, mais en ayant perdu une grande partie des sensations et des perceptions sensorielles ressenties pendant l’escalade.

        L’aquarelle réalisée bien plus tard, inspirée par les lichens poussant sur les arbustes et la roche de l’arête nord-est a été techniquement plus laborieuse à finaliser que la précédente (celle du chêne vert), mais j’ai ressenti en la réalisant la même impression de vide intérieur et « d’aspiration vertigineuse » ressentie lors du franchissement de l’arbre qui obstrue la voie à la fin de la deuxième longueur d’escalade :

- est-ce là un effet se rapprochant de l’expérience de « flow » particulière à l’accomplissement sportif, un de ses sous-produits créatifs, ou l’intuition d’avoir quelques instants été subtilement « lié » au cosmos à ce moment-là ?

« Le cosmos des lichens » Alain MARC, Aquarelle 18 x 28 cm

« Le cosmos des lichens » Alain MARC, Aquarelle 18 x 28 cm

Ce que je peux en déduire en repensant à l’aquarelle fruit de ma deuxième expérience, c’est qu’elle exprime plus à mes yeux une synthèse entre la roche, les lichens et l’espace environnant, que l’un de ces éléments individualisés. Si l’aquarelle précédente du chêne vert me donnait l’impression de n’exprimer que son « essence », je ressens cette fois tous les éléments traités ici comme dématérialisés, infime partie d’un immense « tout », mais dans laquelle ce « tout » serait contenu...

C)    Conclusion :

    Je n’en suis qu’aux débuts dans ma série d’expériences liant actions physiques, psychiques, mentales, en conditions fortement « impliquantes » en milieu naturel (non humanisé, cela me paraît important), et la créativité dans sa dimension picturale la plus élémentaire, mais je suis de plus en plus persuadé de toucher du doigt un vecteur de l’épanouissement personnel débouchant sur une nouvelle dimension des approches du bonheur. À approfondir donc !

Je crois qu’en matière de psychologie positive, les questions soulevées par les constats que je fais (même s’ils ne sont vérifiables que par moi-même pour l’instant) sont importantes pour de nombreuses applications possibles dans les domaines de l’art, de la formation, de l’éducation, de la psychologie clinique, et bien sûr du sport d’où elles sont issues.

Elles pourraient ouvrir de nouveaux axes d’étude sur la conception même du sentiment d’accomplissement personnel et des façons d’y parvenir au sein de nos sociétés occidentales contemporaines (qui vont souvent chercher dans des pratiques à la fois artificielles et irrationnelles des moyens de dépassement de soi aléatoires et bien moins performants).

Dans le prochain article (et la prochaine vidéo), je vais tenter l’expérience non plus a posteriori par rapport à l’implication sportive, mais directement pendant l’ascension même de l’arête nord-est de la Tête de Braque, après enchaînement direct des 3e et 4e longueurs que je gravirai dans la foulée, en donnant plus d'importance au facteur humain représenté dans ce contexte par mes compagnons de cordée.

Je rappelle, que considérant ici l’expérience sportive et picturale dans leur totalité comme démarche créative à part entière, je compte sur l’ambiance plus aérienne, l’équilibre plus précaire à cause de la tramontane assez forte ce jour-là, la progression verticale sur des masses rocheuses cette fois dénuées de végétation, l’escalade plus soutenue, la concentration et l’effort plus constants, pour favoriser des conditions optimales d’expression picturale au relais suivant...

Article et vidéo suivants : Aquarelle et expérience de flow à la Tête de braque (3e et 4e longueurs)

Article et vidéo précédents : Aquarelle, chêne vert et Tête de braque (1re longueur)

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 18:14

Vous entrez aujourd'hui dans le vif du sujet de ce rapport « action – création » avec une aventure qui va vous emmener sur les parois de l'une des « classiques » d’escalade en Haut-Languedoc.

Outre les valeurs essentielles que représente la pratique de la montagne et de l'escalade, leur pouvoir d'émerveillement au contact d'une nature généralement intacte, ma quête par delà ma recherche des « étants » qui constituent le cosmos (si bien évoqués par Michel Onfray, interprétés ici même à travers les éléments de la terre et de l'air), initie une nouvelle série d'articles (et de mini reportages vidéo) dans lesquels j'aborde nombre de questions liées à une exploration créative atypique de l'aquarelle.

Il ne s'agit pas d'une nième redite de peinture sur le motif, mais de l'ouverture de champs exploratoires essayant de confronter activité sportive, complet engagement physique et mental en terrain d'aventure, et application picturale élémentaire de circonstance.

Je vais donc tenter d'apporter quelques éléments de réponse tout au long des articles qui suivent, à cette question :

  • Les états modifiés de conscience induits par une activité sportive intense en conditions de grande concentration peuvent-ils avoir une influence pendant et après cette activité sur l'expression créative traduite par l'aquarelle ?

Si vous voulez avoir une meilleure idée de l'ambiance de cette vidéo je vous conseille de la voir dans un plus grand format en vous rendant sur http://dai.ly/x3779j5

Elle est consacrée à la première longueur d'escalade de la Tête de braque où j'aborde une définition de la forme d'aquarelle « action – communion - » qui en découle, me servant de l'escalade pour tester à posteriori les effets conjugués euphorisants de l'adrénaline et des endorphines sur mon regard, ma pensée, et les sensations que je vais éprouver par rapport au sujet (lui-même d'ailleurs inspiré par le milieu naturel dans lequel j'évolue, quitte à revenir en « solo » revivre l'expérience ultérieurement si je ne dispose pas d'assez de temps sur le moment, pour me remettre dans les conditions psychologiques, mentales et physiques de l'instant)...

 

A) Contexte :

Le lieu où va se dérouler pour nous cette première expérience est le splendide massif gneissique du Caroux (souvent nommé « montagne de lumière ») culminant à 1 091 m d'altitude dans le Parc Naturel du Haut-Languedoc (en fait, ce n'est pas la première puisque j'ai déjà consacré plusieurs articles à des expériences similaires mais sans réellement prendre conscience de l'importance du sujet).

L'ambiance vertigineuse de ses parois plongeant vers la plaine du Languedoc, l'escarpement de son relief, l'ampleur de ses dénivelés, en font un excellent lieu d'entraînement à la pratique de l'alpinisme dans un véritable terrain d’aventure.

Le choix de la voie, en ce qui nous concerne mes compagnons de cordée et moi-même, de l'arête Nord-Est de la Tête de braque (qui porte ce nom à cause de l'étrange rocher en forme de tête de chien en coiffe le sommet), est d'abord dicté par l'hommage que nous souhaitons symboliquement rendre en la gravissant à notre ami Guy S. et à mon fils Jean-Sébastien qui sont aujourd'hui tous deux disparus et pour lesquels cette arrête avait une grande importance. Nous dédions aussi notre ascension à Daniel, un autre compagnon de cordée qui ne nous accompagne pas cette fois.

Grande similitude entre la forme de la tête d'un braque et le rocher du sommet de cette aiguille !

Grande similitude entre la forme de la tête d'un braque et le rocher du sommet de cette aiguille !

Grande similitude entre la forme de la tête d'un braque et le rocher du sommet de cette aiguille !
La voie d'escalade, classée « assez difficile » en alpinisme (mais ne dépassant pas le 4+ / 5 en escalade) est composée de six longueurs de corde particulièrement belles et aériennes à partir de la 3e, la progression entrecoupée d'essences végétales dans la première longueur inspirera mon choix d'un chêne vert comme sujet d'aquarelle symbolisant le long dièdre incliné du départ.

Tracé de la voie d'escalade de la Tête de braque vue depuis les Gorges d'Eric.

Tracé de la voie d'escalade de la Tête de braque vue depuis les Gorges d'Eric.

Tracé de la voie d'escalade de la Tête de braque vue depuis les Gorges d'Eric.

L'historique des voies d'escalade de ces aiguilles et parois remonte à 1896, dès la création du club alpin français de Béziers Caroux. En 1910 déjà, les plus hautes aiguilles sont gravies par Viala, Déplasse, Dulong-de-Rosnay. Viendront ensuite Azéma, Frayssinet et d'autres grimpeurs émérites qui ouvrent de nombreuses voies. Puis de 1960 à 1980, Henri Blanc, Guy Pistre, François Pugibet et les frères Raynal signent d'autres beaux itinéraires, et les « plus grands » tels Armand Charlet, Robert Flématti, et René Demaison, ont également grimpé ici.

B) Action - création :

    a) - Partie « escalade » :

        Le fait pour moi de grimper cette fois en tête de cordée me permet simplement de mieux entrer en connivence avec la roche, la végétation ambiante, le vent et la lumière qui y prennent une toute autre dimension. Si pour d'évidentes raisons d'équilibre, d'horaire et de sécurité je ne vais pas systématiquement réaliser d'aquarelle en plein milieu des longueurs de corde, je vais par contre m'imprégner de tout ce qui dans mon environnement me permettra de dépasser le cadre de la simple contemplation. L'implication mentale, la concentration, l'effort physique, les sensations uniques liées à l'évolution dans une dimension de l'espace indissociable du vide et de la verticalité créent des émotions aptes à transcender le filtre du simple regard, ouvrant de nouvelles portes d'entrée me reliant à une conscience indéfinissable du cosmos... Je me sens « rechargé » d'énergie, dans un calme étrange où j'ai l'impression de parfaitement contrôler mes pensées et actions, dans un état de sérénité exempt de toute forme de distraction comme si j'étais dans une sorte de transe. Je ne ressens même plus la douleur liée à certains efforts mais suis davantage à « l'écoute du monde » tout en m'en sentant détaché.

    b) -Partie aquarelle :

        J'ai rapidement enchaîné la réalisation des 3 aquarelles correspondant aux principales longueurs de l'escalade sans interruption ni dessin préalable.

        Sur le plan purement technique j'ai emporté dans mon sac à dos mon plus léger matériel d'aquarelle (dont pinceau à réservoir d'eau Pentel et petite boite pliable de Winsor et Newton) avec un petit carnet Paperblanks pour un travail dans la voie et un bloc de plus grand format + boite d'aquarelle en tube à alvéoles et différents pinceaux dont un spalter et un stryper n°1 de Léonard (que vous pouvez commander de ma part à aquarelle et pinceau si vous n'en avez pas) pour le travail à postériori.

        Je pense avoir bénéficié de l'effet euphorisant de la partie « escalade » pendant plus d'une heure après les rappels de redescente de la voie, ce qui est suffisant pour plus de disponibilité créative dans la démarche picturale, bien que certaines des sensations et des perceptions sensorielles ressenties pendant l'escalade aient disparues. Par contre, il faut beaucoup d'efforts dans sa « remise en conditions » ultérieure pour retrouver sur les lieux une partie des sensations déjà éprouvées, afin de terminer certaines aquarelles, lorsque tout n'a pas été fait dans l'immédiateté.

Le chêne vert fruit de mon "expérience".

Le chêne vert fruit de mon "expérience".

C) Conclusion :

Le motif du chêne vert a été très vite réalisé sans que je réfléchisse vraiment aux couleurs que j'employais ni à la façon dont je travaillais, dans une sorte d'euphorie (ou plutôt de vide intérieur), sans notion de temps et d'espace, où j'avais l'impression d'être en lien avec l'essence même de l'arbuste. Je peux en cela dire qu'effectivement « quelque chose » s'est également passé après l'escalade pour cette partie créative (nous verrons le cas de l'aquarelle réalisée au troisième relais de la voie elle-même dans un futur article).

Je n'ai pas encore assez de données pour tirer des conclusions évidentes mettant en valeur l'effet des composantes « fatigue – adrénaline – endorphines – etc. » sur la pensée et le produit qui en découle (l'aquarelle), mais je constate au résultat final que j'ai travaillé différemment, plus librement, plus « facilement » presque sans m'en apercevoir comme dans un état second.

Nous verrons dans le prochain article avec la deuxième longueur où davantage d'efforts physiques et d'implication mentale sont sollicités pour l'escalade quel motif elle m'a inspirée, comment je l'ai réalisé, et quelles réflexions elle a soulevées...

Article et vidéo suivants : Aquarelle, rocher et lichens, Tête de braque (2e longueur)

Article et vidéo précédents : - Quelles perspectives entre aquarelle de création et aquarelle d’action ?

 

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 12:07

In summary in my bad English :

There's watercolor "made to be seen", the proceeds increasingly elitist and sophisticated in pyramid structured in a perverse race in front initiated by the fashionable salons : - this form of watercolor she holds " the truth "?

- The economic mechanism produced by trends so determined, is it representative of individual initiatives outside the system resulting, forgotten expressions, isolated creators ?

... Or the pleasure of painting as you want, away from structured currents ?

- What is done in these cases, is it despicable ?

Sure, watercolor called "Creation" is sometimes a watercolor of action. There is the gesture, the involvement, the intention ...

Simpler, there is the watercolor "contemplation" to me more in harmony with the natural balances reveal other forms of beauty as those produced by mankind and its civilizations

The travel watercolor, often falls into this latter form of expression.

And then there is the watercolor made to be lived (travel watercolor is also included).

But otherwise lived away from élitismes of all kinds. In itself, although it may be shared.

There are also action and "action." I refer here necessarily action different from what one can usually imagine.

An action which is more than a pictorial walk, which can be creative if it leads to a comprehensive instrument similar to a "product" creative. The set can then be considered a full-fledged artistic process, both active and creative.

"Early morning at the Vallot refuge." Figurative watercolor 55 x 70 cm years 1970

"Early morning at the Vallot refuge." Figurative watercolor 55 x 70 cm years 1970

"Early morning at the Vallot refuge." Figurative watercolor 55 x 70 cm years 1970 (it has now regained near Mont Blanc in the private collection of a climber in the valley). Made from notes taken on the spot during my ascent of the summit. She was already in the mind of this inseparable relationship "creation - action" that always drives me to the heart of nature whenever it exceeds the human scale ...

 

This form of watercolor "action" will be necessarily creating watercolor because born in the heart of the action or thought embodied by the action, even if the result does not necessarily correspond to the criteria defined by the canons of the "beauty" in terms of contemporary watercolor.

Now everything has been done. Social networks are full of wonderful works which most authors are completely unknown.

Even our "elites" and "leaders" in this discipline were not better than our great masters of the past who had yet much less resources than us ....

So to regain that sense of wonder, for you to share it, to reconnect pictorially actively (through watercolor but not only, I will come back), with nature and privacy natural elements, I came in contact with these simple things (apparently) that are air and the earth, trying to extract the essence, taking my way to "grips".

In the spirit of the great adventure of "The Aven of Wonders", when you accompanied me in exploring nights karst of Black Aven along with Roland Pelissier, I invite you to follow me this time to through new adventures where action and mingled creation will open new perspectives on the watercolor sketches and watercolors, off the beaten path already traced by the masters of the discipline, present and past.

- What prospects between creating watercolor and watercolor action ?

A banal note taking as those at the origin of my watercolor Vallot refuge. It was under this huge porch that I give you appointment from next article to go with me experience new adventures able to marvel at creation and mixing action. It is first a new concept I would like to invite you ...

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Published by Alain-Marc
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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 11:56

Hay acuarela "hecha para ser vista", donde el producto es cada vez más elitista y sofisticado establecido en pirámide, estructurado en una carrera perversa iniciada por los salones de moda :

- esta forma de acuarela ella sostiene " la verdad " ?
- El mecanismo económico producido por las tendencias así determinadas  es representante de iniciativas individuales fuera del sistema resultante, expresiones olvidadas, creadores aislados ?
... O el placer de pintar como quieras, lejos de corrientes estructurados ?
- ¿Qué se hace en estos casos, es despreciable ?
Claro, acuarela llamada "creación" es a veces una acuarela de acción. Hay el gesto, la participación, la intención...
Más simple, existe la acuarela "contemplación" para mí más en armonía con los equilibrios naturales revelando otras formas de belleza como los producidos por la humanidad y sus civilizaciones.
La acuarela de viaje, a menudo cae en esta última forma de expresión.
Y luego está la acuarela hecha para ser vivida (acuarela de viaje también se incluye).
Pero por lo demás vivido lejos de elitismos de todo tipo. En sí mismo, aunque puede ser compartida.
También hay acción y "acción". Me refiero necesariamente una acción diferente de lo que uno normalmente puede imaginar.
Más acción "implíquense" que no parace a un simple paseo pictórico, que puede ser creativo si conduce a un instrumento global similar a un "producto" creativo. El conjunto puede ser considerado como un proceso artístico de pleno derecho, tanto activo y creativo.

 

"Temprano en la mañana en el refugio Vallot." Acuarela figurativa 55 x 70 cm

"Temprano en la mañana en el refugio Vallot." Acuarela figurativa 55 x 70 cm

"Temprano en la mañana en el refugio Vallot." Este figurativa acuarela 55 x 70 cm hecha en los años 1970 (ahora se ha recuperada cerca del Monte Blanco en la colección privada de un escalador en el valle). Hecho de notas tomadas sobre el terreno durante mi ascenso a la cumbre. Ella ya estaba en la mente de este inseparable relación "creación - acción" que siempre me lleva al corazón de la naturaleza cada vez que supera la escala humana ...

Esta forma de acuarela "acción" será la creación de la acuarela necesariamente porque nació en el corazón de la acción o pensamiento encarnado por la acción, incluso si el resultado no se corresponde necesariamente con los criterios definidos por los cánones la "belleza" en términos de la acuarela contemporánea.
- ¿Dónde situar este concepto en un mundo que no le juzga por su valor mediática?
- ¿Y cómo demostrar valor cuando acaba de comprar un billete de avión para ir al otro lado del mundo para iniciar un libro de viajes que (problemas de presupuesto aparte), está al alcance de todo el mundo hoy ?
Ahora todo se ha hecho. Las redes sociales están llenas de obras maravillosas que mayoría de sus autores son completamente desconocidos.
Incluso nuestros "élites" y "líderes" en esta disciplina no eran mejores que nuestros grandes maestros del pasado que aún tenían mucho menos recursos que nosotros ....
Por supuesto, la subjetividad es reina en términos de la expresión artística, pero cuando descubrí en arte daños causados ​​por ideologías dominantes sobre diseñadores aislados, la fuerza que pueden ejercer a través del poder de los medios, la hegemonía actual de los intereses económicos de manera inseparable, me refugio en los valores esenciales que Michel Onfray y François-Xavier Bellamy, a través de la emocionante cruzada entre estos dos filósofos publicada en Le Figaro el 25 de marzo 2015 con motivo del lanzamiento del libro de Michel Onfray, "Cosmos", lamentan la escasez.
Cito dos o tres frases que sin cortarlas fuera de su contexto (en comparación con la naturaleza) expresan la parte de atrás de mi mente:
LA FIGAROVOX. "- Michel Onfray en el Cosmos, el primer volumen de su tríptico filosófico, recuerda la belleza del mundo. Vemos más? "
* Michel Onfray. "- Hemos perdido la maravilla. Desde Virgilio hasta el nacimiento del motor, vivia con nosotros. Pero ya que hemos cambiado la civilización, desde su nacimiento hasta su muerte, algunos individuos han vivido en el hormigón, el asfalto, el dióxido de carbono. De la temporadas ellos sabrán solamente que las hojas que caen de los pocos árboles que quedan en su calle.
Esta es una verdadera antropológica y ontológica ruptura: el fin de las campañas, la muerte de la provincia y de los campesinos a favor de una “híper cerebralización”. El verdadero problema no es el olvido del ser, como decía Heidegger, pero el olvido de los seres que constituyen el Cosmos. "
* Francisco Javier Bellamy. "- Tenemos que ir más allá: el hombre ya no está en contacto con la naturaleza que lo rodea, sobre todo, no con la naturaleza que recibe... Hemos perdido el sentido de las temporadas naturales, sino también el ritmo natural de nuestras propias vidas. El ciudadano se convirtió en la ciudad, y se ha olvidado de que el hombre no está construido a partir de cero, que no es un producto entre otros artificiales y transformables en la sociedad de consumo. "
Así que para recuperar esa capacidad de asombro, para compartir, para reconectar pictóricamente y activamente (a través de la acuarela, pero no sólo, vendré a otras), con la naturaleza y la privacidad de los elementos naturales, entró en contacto con estas cosas simples (aparentemente) que son el aire y la tierra, tratando de extraer sus esencias, tomando mi camino a de frente
En el espíritu de la gran aventura de "El Aven de las Maravillas", cuando me acompañaste en la exploración de las noches del karst en el Aven Negro junto con Roland Pelissier, los invito a seguirme esta vez a través de nuevas aventuras donde la acción y la creación mezcladas le abrirán nuevas perspectivas sobre los bocetos acuarela y acuarelas puras, fuera de lo común ya trazado por los maestros de la disciplina, del presente y del pasado.


 

- ¿Qué perspectivas entre la acuarela de creación y la acuarela de acción ?

Una nota banal tomada como las que están en el origen de mi acuarela del refugio Vallot. Es bajo este gran porche que te doy cita a partir en el próximo artículo para ir conmigo experimentar nuevas aventuras capaces de maravillarse con la creación y la acción mezcladas. En primer lugar, es un nuevo concepto me gustaría invitarte...

 

* Francisco Javier Bellamy es teniente de alcalde de Versailles (sin etiqueta). Antiguo alumno de la Escuela Normal Superior y asociado filosofía, enseña en escuela preparatoria. También es el autor de “Les Déshérités”, o la urgencia de transmitir publicado por Plon en septiembre de 2014.
* Filósofo es Michel Onfray es. Después del 21 de abril de 2002, se fundó la Universidad Popular de Caen. Su último libro, Cosmos, fue publicado por Flammarion. Usted puede encontrar sus artículos en su sitio web.

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 07:30

Il y a l’aquarelle « faite pour être vue » dont le produit de plus en plus élitiste et sophistiqué se structure en pyramide dans une perverse course en avant initiée par les salons à la mode : - cette forme d’aquarelle détient-elle « l’entière vérité » ?

- Le mécanisme économique produit par les tendances ainsi déterminées, est-il représentatif des initiatives individuelles échappant au système qui en découle, des expressions oubliées, des créateurs isolés ?

…Ou du plaisir de peindre comme on veut, loin des courants structurés ?

- Ce que l’on fait dans ces cas-là, est-il méprisable ?

Bien sûr, l’aquarelle dite « de création » est parfois une aquarelle d’action. Il y a le geste, l’implication, l’intention…

Plus simple, il y a l’aquarelle « de contemplation », à mes yeux davantage en harmonie avec les équilibres naturels révélant d‘autres formes de beauté que celles produites par l’humanité et ses civilisations.

L’aquarelle de voyage, relève souvent de cette dernière forme d‘expression.  

Et puis, il y a l’aquarelle faite pour être vécue (l‘aquarelle de voyage en fait également partie).

Mais vécue autrement, loin des élitismes de toutes sortes. Pour soi, bien qu’elle puisse être partagée.

Il y a aussi action et « action ». J’évoque ici une action forcément différente de ce que l‘on peut généralement imaginer.

Une action plus « impliquante » qu’une simple promenade picturale, qui peut être créative si elle débouche sur un acte global assimilable à un « produit » créatif. L’ensemble pouvant alors être considéré comme une démarche artistique à part entière, à la fois active et créative.

« Petit matin au refuge Vallot ». Aquarelle figurative de 55 x 70 cm

« Petit matin au refuge Vallot ». Aquarelle figurative de 55 x 70 cm

« Petit matin au refuge Vallot ». Cette aquarelle figurative de 55 x 70 cm date des années 1970 (elle a aujourd’hui retrouvé la proximité du Mont Blanc dans la collection privée d‘un alpiniste de la vallée). Réalisée d’après les notes prises sur place à l’occasion de mon ascension du sommet. Elle était déjà dans l’esprit de cet inséparable relation « création - action » qui m’anime toujours au cœur de la nature chaque fois qu'elle dépasse l'échelle humaine…

 

Cette forme d’aquarelle « d’action » sera alors forcément aquarelle de création, car née au cœur de l‘action ou de la pensée incarnée par l‘action, même si le résultat ne correspond pas forcément aux critères définis par les canons de la « beauté » en matière d‘aquarelle contemporaine.

- Où situer ce concept dans un monde qui ne vous juge que par votre valeur médiatique ? 

- Et comment en démontrer la valeur, quand il suffit d’acheter un billet d’avion pour aller à l’autre bout du monde initier un carnet de voyage ce qui, (tout problème de budget mis à part), est à la portée de tout le monde aujourd’hui ?

Maintenant, tout à été fait. Les réseaux sociaux regorgent d’œuvres magnifiques dont la plupart des auteurs sont complètement inconnus.

Même nos « élites » et « chefs de file » dans cette discipline n’ont pas fait mieux que nos grands maîtres du passé qui avaient pourtant bien moins de moyens que nous….

Bien sûr, la subjectivité est reine en matière d’expression artistique, mais lorsque j’ai découvert en art les dégâts provoqués par les idéologies dominantes sur nombre de créateurs isolés, le pouvoir qu‘elles peuvent exercer à travers la puissance médiatique, l‘hégémonie des courants à la mode indissociables des intérêts économiques, j‘ai fui en me réfugiant dans ces valeurs essentielles dont Michel Onfray et François-Xavier Bellamy, à travers le passionnant entretien croisé entre ces deux philosophes paru dans le Figaro du 25 mars 2015 à l'occasion de la sortie du livre de Michel Onfray, « Cosmos », déplorent la raréfaction.

Je cite deux ou trois phrases qui sans les couper de leur contexte rejoignent (par rapport à la nature) le fond de ma pensée :

LE FIGAROVOX. « - Michel Onfray, dans Cosmos, le premier volume de votre triptyque philosophique, vous rappelez la beauté du monde. Nous ne la voyons plus ? »
*Michel ONFRAY. « - Nous avons perdu l'émerveillement. De Virgile jusqu'à la naissance du moteur, il nous habitait. Mais depuis, nous avons changé de civilisation: de leur naissance à leur mort, certains individus n'auront vécu que dans le béton, le bitume, le gaz carbonique. Des saisons, ils ne connaîtront que les feuilles qui tombent des quelques arbres qui restent dans leur rue. 

Il s'agit d'une véritable rupture anthropologique et ontologique: la fin des campagnes, la mort de la province et de la paysannerie au profit d'une hyper cérébralisation. Le vrai problème n'est pas l'oubli de l'être, comme disait Heidegger, mais l'oubli des étants qui constituent le Cosmos. »

*François-Xavier BELLAMY. « - Il faut aller plus loin encore: l'homme n'est plus en contact avec la nature qui l'environne, ni surtout avec la nature dont il se reçoit… Nous avons perdu le sens des saisons, mais aussi celui du rythme naturel de notre propre vie. Le citoyen est devenu citadin, et il a oublié que l'homme ne se construit pas ex nihilo, qu'il n'est pas un produit parmi d'autres, artificiel et transformable, dans la société de consommation. »

Alors, pour retrouver ce sens de l’émerveillement, pour vous le faire partager, pour renouer picturalement, activement (par le biais de l’aquarelle mais pas seulement, j’y reviendrai plus tard), avec la nature et l’intimité des éléments naturels, je suis revenu au contact de ces choses simples (en apparence) que sont l’air et la terre, en essayant d’en extraire l’essence, en les prenant à ma façon à « bras le corps ».

Dans l’esprit de la formidable aventure de « L’Aven aux Merveilles », quand vous m’avez accompagné dans l’exploration des nuits karstiques de l’Aven Noir en compagnie de Roland Pélissier, je vous invite cette fois à me suivre à travers de nouvelles aventures où action et création mêlées vous ouvriront d’autres perspectives sur le croquis aquarellé et l’aquarelle, loin des sentiers battus déjà tracés par les maîtres de la discipline, présents et passés.

- Quelles perspectives entre aquarelle de création et aquarelle d’action ?

Une banale prise de notes comme celles qui sont à l’origine de mon aquarelle du refuge Vallot. C’est sous cet immense porche que je vous donne rendez-vous dès le prochain article pour partir avec moi vivre de nouvelles aventures aptes à nous émerveiller en mêlant création et action. C’est d’abord à un nouveau concept que je souhaite vous inviter…

*François-Xavier Bellamy est maire adjoint de Versailles (sans étiquette). Ancien élève de l'École normale supérieure et agrégé de philosophie, il enseigne en classe préparatoire. Il est également l'auteur de Les Déshérités, ou l'urgence de transmettre paru aux éditions Plon en septembre 2014.
*Michel Onfray est philosophe. Après le 21 avril 2002, il fonde l'Université Populaire de Caen. Son dernier livre, Cosmos, est paru chez Flammarion. Vous pouvez retrouver ses chroniques sur son site.

Article et vidéo suivants : Aquarelle, chêne vert et Tête de braque (1re longueur)

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