Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'au Portugal, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2020...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

5 août 2006 6 05 /08 /août /2006 18:13

Des carnets de vol à l’étude des oiseaux .

 

Sans doute vous souvenez-vous de l’article récent que j’ai consacré à ma passion pour le vol dans les colonnes de ce carnet en ligne ?

Ma fascination pour les oiseaux étant directement liée à cette passion, je revisite les photos du dernier stage d’aquarelle en Bretagne, où je me souviens d’avoir sympathisé avec certains goélands très intéressés par les restes de notre pique-nique sur le bateau qui nous ramenait de l’île de Bréhat . Leur vol souple accompagnait notre retour et ç’aurait été l’occasion unique de réaliser des croquis vivant en plan rapproché de ces gracieux volatiles .

Gourmand goéland qui vient saisir un bout de pain au bout de mes doigts : prétexte pour les voyageurs du pont supérieur à assister au magnifique spectacle du vol en crabe puis du positionnement en glissade de l’animal, et enfin à sa plongée parachutale avant de repartir face au vent météo le morceau de pain au bout du bec …. (Photo Jacqueline KAMINSKI)

L’un des problèmes de l’aquarelliste étant de traduire sur son papier la couleur blanche du plumage de certains oiseaux, la solution passe par deux astuces à choisir parmi les propositions suivantes :

a) - utiliser comme fond un papier coloré (sépia, beige, brun, lie de vin ou bronze acheté « tel quel »  ou coloré par vos propres moyens au thé, café, ou autres colorants naturels offrant une belle teinte), sur lequel vous peindrez avec de la gouache blanche .

J’ai réalisé ces trois goélands très rapidement directement du bout du pinceau sans dessin préalable à la gouache blanche rehaussée d’aquarelle . Pour réussir ce genre d’oiseau qui est assez rapide, bien observer puis saisir un mouvement et essayer de le reproduire immédiatement sans continuer de regarder l’oiseau . Il faut des heures de pratique avant de mémoriser un mouvement avec exactitude, mais l’exercice est des plus gratifiants pour l’éducation de l’œil . (Aquarelle Alain MARC 5 x 10 cm)

b) - sur papier blanc, humidifiez largement (jusqu’assez loin mais avec précision) le pourtour de votre oiseau à l’eau claire, puis avant tout séchage déposez très près de l’oiseau de la pointe du pinceau une couleur d’aquarelle qui fusera dans l’humidité déposée précédemment, qui le mettra en valeur par un bon contraste (le gris, gris-bleu, bleu de cobalt ou marine pour fond de ciel, vert bronze ou brun pour le sol ou les rochers peuvent parfaitement convenir) . Cette couleur doit se diffuser en dégradé tout autour de l’oiseau, ce qui implique qu’il faille humidifier au départ bien plus loin que la zone où la couleur affaiblie cèdera sa place au blanc du papier au fur et à mesure où elle s’éloignera de la forme de l’oiseau .

L’idéal, avant de se lancer dans l’étude d’oiseaux au vol trop rapide ou compliqué, est de consacrer de nombreuses séances de travail à des volatiles placides et plus faciles d’approche . Ceux-ci ont été réalisés avant-hier pendant la sortie « rando - aquarelle » du Festival de la Randonnée d’Espalion, et je peux vous assurer que tous les participants (tes) ont obtenu d’excellents résultats : des planches magnifiques ont été réalisées ! (Aquarelle Alain MARC 15 x 15 cm)

Entraînez-vous avec tous les oiseaux que vous pourrez facilement approcher (oies, poules et canards à choisir dans la basse-cour la plus proche, ou oiseaux de parcs animaliers et zoos) .

Vous pourrez lorsque vous serez plus alertes, commencer à dessiner et peindre des oiseaux sauvages en les observant dans la nature (à l’affût pour commencer) aux jumelles ou longue-vue, ce qui vous le constaterez est un peu plus difficile mais offre de très grandes joies …

Et si vous en réussissez quelques-uns d’intéressants n’hésitez pas à m’en envoyer la copie, afin que je les diffuse dans un prochain article consacré à vos créations ?

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1 août 2006 2 01 /08 /août /2006 00:12

Aquarelles de montagne et de vol libre (A) ...

 

J’ai toujours rêvé de voler …

J’ai toujours voulu aller jusqu’au bout de mes désirs de pure liberté dans les trois dimensions de l’espace, d’élévation au dessus du monde, par tous les moyens possibles pourvu qu’ils correspondent à un accomplissement …

Je pensais dès ma petite enfance qu’il était possible d’associer la mémoire des instants vécus dans ces moments exceptionnels aux images que je pourrais en retirer plus tard à partir de mes propres souvenirs à travers la peinture (figurative ou abstraite) que cette expérience pourrait m’inspirer .

J’ai raconté la réalisation de l’un de ces rêves dans deux articles récents : vous pouvez les revoir ou les découvrir, en visionner le film et en examiner les aquarelles en cliquant ici et ici .

Étude d’un vautour fauve en vol . Causse Méjean ce jeudi 27 juillet 2006 . L’oiseau reste pour moi l’archétype de la plus belle réussite naturelle en matière de vol, particulièrement en ce qui concerne les voiliers … (Détail aquarelle page carnet de stages . Alain MARC 22 x 32 cm 2006)

Mon enfance était nourrie de récits évoquant les exploits liés à l’aviation alliée associée à la résistance, racontés en famille par mes parents et leurs amis maquisards au lendemain de la dernière grande guerre . Chacun avait participé à ces sauvetages de nuit pour rapatrier un pilote ou aux parachutages de munitions .

Tous les jours, de la maison de ma grand-mère paternelle, j’étais fasciné par la voltige des Stampes évoluant au dessus du village : ils passaient en rase-mottes au dessus de la maison, reprenant rapidement de l’altitude au dessus du Tarn et virevoltaient avant d’atterrir sur le petit aérodrome de Gaillac d’où ils avaient décollés . En même temps j’étais en admiration devant le carnet de tranchée de mon grand-père maternel qui resta malheureusement pour lui et pour nous inachevé (comme sa vie !) au cours de la grande guerre précédente, et ceux de mon père remplis de croquis à l’aquarelle et à l’encre de Chine .

C’était en 1966 au Centre régional de parachutisme Claude Lahille de Gaillac : j’y réalisais mes premiers sauts en parachute et venais de concrétiser un rêve qui était de voir mon village paternel depuis le ciel et d'appréhender l‘espace dans une nouvelle dimension … À l’endroit même où je regardais enfant les Stampes survoler la maison de ma grand-mère, et les pilotes venir saluer mon père !

Les années sont passées …

Le parachutisme me paraissait trop contraignant, dépendant d’une infrastructure lourde, pas assez individualiste ni conforme à mon désir de liberté même s'il m'avait beaucoup apporté .

Dans les années soixante j’allais souvent voir les « Mantas », ailes de Rogallo transformées en deltaplanes et leurs intrépides pilotes décoller et planer devant les falaises de Saint-Antonnin-Noble-Val . Époque aussi de mes premières escalades sur ces mêmes parois . Mais le delta n’offrait pas la sécurité qu’il offrira plus tard et l’engin me paraissait encore encombrant et peu manoeuvrant . Mes tentatives dans ce domaine ne furent guère réussies, et je fis même une chute mémorable mais sans gravité avec un engin peu fiable que je m’étais moi-même fabriqué !

En attendant, je découvris l’alpinisme et la haute montagne vers lesquels mon regard se tourne toujours … J’en retirai de nombreuses aquarelles comme celles de la collection Mythra qui m’avaient été commandée par cet éditeur dans les années 1970 .

Pourtant, le rêve d'un vol absolu, en totale liberté, me poursuivait .

La nuit du 16 au 17 juin 1979 j'écrivis dans mon journal de rêves : " ... Je plongeais dans la vallée en déployant mes bras . Il faisait nuit . Je pris rapidement de l'altitude pour atteindre 800 à 1000m au dessus de la maisonnette . En bas la route, les rochers, les champs, la rivière, étaient très beaux sous les étoiles et la lune qui les éclairaient . Pour redescendre je devais me forcer, basculer tête la première, mettre les bras le long de mon corps pour enfin tomber brutalement jusqu'à quelques mètres au dessus de l'Aveyron ."

Mais ce n’est que 5 ans plus tard qu’apprenant à la télévision que des parachutistes venaient de décoller d’une paroi des Alpes que je me lançais aussi dans l’aventure avec d’abord des voiles de saut (« Surfair », « Strato-Cloud »), puis mon premier parapente, une "Randonneuse" qui dépassait tout juste les deux de finesse !

Extrait d’une page du carnet de vol . J’avais dessiné André en train de plier sa voile au moment où j’atterrissais près de lui un soir d’automne au crépuscule, loin de toute zone habitée : nous n’étions en ce temps-là qu’une poignée dans la région à pratiquer le parapente, surtout en escalade et randonnée . (Extrait carnet de vols . Alain MARC 1986)

Je vous raconterai une autre fois cette exaltante époque où des Pyrénées aux Alpes, de la dune du Pilat à l’Aveyron, j’ai eu la chance de côtoyer des pionniers formidables et de partager avec eux les débuts de la passionnante aventure de l’arrivée du parapente dans le vol libre .

Pour aujourd’hui je me limite à vous offrir ces deux extraits de mon carnet de vol illustrés à l’aquarelle . Ils datent du milieu des années 80, lorsque nous avions la chance d’ouvrir des « premières » depuis toutes les hauteurs qui nous paraissaient dignes d’intérêt .

Inoubliable épopée !

Nous partions le parapente sur le dos, et plongions dans le vide sans savoir toujours où nous allions atterrir … Que d’émotions, (ici dans les Gorges du Tarn où nous n'avions pour seuls repaires d'atterrissage que les grèves étroites longeant son long ruban argenté), et que de souvenirs dans lesquels nous côtoyons des oiseaux aussi majestueux et beaux que les aigles et les vautours, qui parfois indifférents parfois curieux, croisaient notre trajectoire ou quelques instants nous accompagnaient … (Extrait carnet de vols . Alain MARC 1988)

 

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 11:16

Aquarelles en Bretagne, « Marines et paysage côtier » (B) ...

 

Continuons notre stage d’aquarelle en Bretagne, après avoir découvert quelques subtilités des paysages côtiers sur le motif en début de séjour …

Ce qui compte le plus à mon avis c’est d’exprimer « au plus près » l’ambiance des lieux, l’atmosphère se dégageant de nos rencontres, des paysages, des circonstances entourant l’instant présent . Facile à dire, moins à faire, mais si on a quelques bases de dessin, si on sait bien observer et surtout choisir ce qui pour nous est important dans ce que l’on voit, alors traduire tout cela n’est qu’un jeu d’enfant, un jeu de couleurs et d’eau qui va capter la lumière, les embruns, l’odeur iodée des algues, le bruit du vent dans les pins, du ressac montant des rochers, et le cri des goélands qui se répondent en passant au dessus de nos têtes ivres d’air pur et d’infinis horizons …

 Nous étions à la table d’orientation de Sainte Barbe face à l’Anse de Paimpol . On aurait dit que la marée était descendue d’un coup . Le ciel restait blanc, sans profondeur ni horizon, comme un grand voile de lait . Soudain, l’espace de quelques instants, la Pointe de Guilben se refléta en deux fois entre les bancs de sable et de vase où déjà quelques pêcheurs à pied commençaient leur prospection … (Aquarelle Alain MARC 18 x 25 cm)

Mes rêves d’aquarelliste étaient remplis de petits ports de pêche où il fait bon manger des fruits de mers à la terrasse des restaurants, de rivages sauvages parés de chapelets d’îlots, d’îles faites pour les poètes et les amoureux, de vieux gréements luttant contre les courants, de rochers de granit rose surgissant des bruyères …

Je viens de découvrir tout cela ici, et quel bonheur de vous en faire partager les si belles lumières qui font de la Bretagne un paradis pour aquarellistes !

Vous y apprenez les secrets parfois simples qui feront de vous des paysagistes complets et des peintres de marines avertis, vous profitez pleinement de la beauté des motifs, du charme de scènes marines typiques autant que de l’air vivifiant, en ayant la certitude d’entrer dans un authentique renouveau pictural .

 

« J’aime Paimpol et sa falaise » dit une vielle chanson française … Mais quelle « falaise » ? J’ai plusieurs interprétations dont la plus croustillante n’est pas pour me déplaire . Cependant, quand on me pose la question je réponds par cette boutade : « Allons peindre à la Pointe de Plouézec, vous verrez bien qu’il y a des falaises à Paimpol ! »

C’est incroyable comme en si peu de distance une telle richesse de motifs nous attend : vers Paimpol, Trégastel et la Côte de Granit Rose, autant que sur la Côte des Ajoncs et l'île de Bréhat ou du côté des Sept Îles .

La semaine est bien trop courte pour aborder autant de sujets, il faut choisir, c’est dur, je le fais pour le groupe, me promettant de changer de motifs l’année prochaine, comme je le fais régulièrement depuis tant d’années …

 

 

Ah les rochers de granit rose ! Un enchantement qui nous plonge dans l’alizarines, les roses dorés, et d’ocres saumonés aux parme et violine des ombres nous nous retrouvons dans le turquoise profond et changeant d’une mer souvent turquoise et marine, où l’écume du ressac est un magnifique collier d’argent … (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

 

L’île de Bréhat est l’une de nos excursions favorites … Bien sur il faut marcher un peu, mais le déplacement vaut le voyage et c’est à regret qu’on repart vers le dernier bateau, en se disant qu’on reviendra le plus vite possible peindre ces aquarelles que nous avons repérées en passant : il ne reste donc plus qu’à revenir et à les poser sur le papier !

Le climat tempéré et humide de l'île de Bréhat lié à la présence proche du Gulf stream, fait de cette île un petit paradis où l’aquarelliste trouvera toujours un motif à sa convenance, qu’il regarde à l’intérieur des terres ou se retourne vers la mer …

 

C’est un vieux puits traditionnel, comme on en trouve beaucoup dans cette région de Bretagne . Il est un peu noyé dans la verdure et j’ai tenu à le traiter sous forme de taches en lui laissant son aspect étrange et mystérieux . (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

 

 

Revenons sur le port de Ploumanac’h : chacun a choisi son motif, pour les un une vue d’ensemble, pour les autres un moulin à marée ou un bateau (souvent un vieux gréement d’ailleurs), sujets inépuisables qui donnent à ce petit port son charme incomparable … 

 

Ce vieux gréement entre au port toutes voiles baissées, et je le saisis à toute vitesse malgré le contre-jour qui durcit considérablement les effets d’ombres et de lumière … (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

 

 

 

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25 juillet 2006 2 25 /07 /juillet /2006 11:06

Aquarelles en Bretagne, « Marines et paysage côtier » (A) ...

 

Il y a quelques jours se déroulait en Trégor l’un des nombreux stages d’aquarelle en Bretagne que j’ai eu l’occasion d’animer depuis plus de vingt ans .

C’est sur les côtes nord de Bretagne que se déroulait ce stage en ma compagnie, car c’est dans cette région allant de Paimpol à Trégastel que j’ai trouvé le plus grand nombre de thèmes et de sujets caractéristiques illustrant à merveille les thèmes abordés .

J’aime pourtant énormément la Bretagne sud, le Golfe du Morbihan, le Finistère et son caractère profondément marqué par l’océan, tout ce qui fait des autres régions bretonnes des lieux au charme incomparable .

Mais c’est sur cet endroit particulier que je me suis arrêté, car il me donne tout ce que j’attends d’une diversité de sites pour y réaliser un stage de qualité .

 

Fleurs dominant la mer au dessus de la baie de Paimpol . En face, l’ île du Grand Mez de Goëlo avec tout au bout le phare de Lost-Pic : c’est l’un de nos décors de peinture favoris qui vient souvent animer le fond de nos motifs autour de la baie …

 

Je traite souvent les rochers à marée basse (je n’évoque pas ici les vagues qui viennent s’y briser à marée haute) avec légèreté et liberté, de façon graphique souple et enlevée . Les rochers doivent être étudiés avec beaucoup d’attention si on veut les réussir : rester très fidèle à leurs formes et proportions, et surtout respecter les fissures, surplombs, entailles et autres « accidents » qui les caractérisent car ceux-ci autant que les volumes, déterminent les jeux d’ombre et de lumière qui font « vivre » le rocher . (Aquarelle Alain MARC 18 x 25 cm)

Pendant cette semaine de peinture, outre la découverte d’une région passionnante, nous allons sur la côte à la rencontre de ces lieux forts qui marquent votre mémoire autant qu’ils vivifient vos poumons . C’est une session où la météo nous réserve des ciels parmi les plus beaux de France, toujours changeants, autant que le paysage qui ne cesse d’évoluer au gré des marées, des saisons, des différentes lumières …  

Nous voici près de la Pointe du Château, face à l’embouchure du Jaudy et de ses incroyable poussière d’îlots : une ambiance unique qui vous projette dans un autre univers où l’écho des romans de Pierre Lotti vous plonge dans les couleurs, les bruits et les parfums singuliers de la vie des pêcheurs d’Islande …

 

C’est l’aquarelle que j’ai réalisée à cet endroit en « démonstration explicative », choix personnel de l’une des très nombreuses façons de réaliser ce sujet à un moment où la marée est un peu plus haute . Je répète que je n’aime pas passer des heures sur un motif et que pour ma part je défends les aquarelles simples et réalisées le plus rapidement possible . Cela ne m’empêchera pas de vous parler plus tard de motifs bien plus élaborés et créatifs où le travail de l’eau, la préparation des pigments, la patience, la dextérité et la justesse de réalisation en font des travaux d’atelier plutôt que de plein air . Ici, point de préparation spéciale du papier, pas de tubes à égarer sur le terrain, rien que du bonheur à vivre intensément le moment présent en toute simplicité : une communion avec la nature qui se passe de toute sophistication ! (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

 

Voilà, la pluie vient de s’inviter à notre séance de peinture ! Cela ne nous a que très légèrement gênés (parapluies, travail dans les voitures quand c’est possible, petite bâche plastique à tendre entre les arbres sont d’un grand secours), mais alors quels ciels nous avons pu traiter ! (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)  

Peinture dans le port à Ploumanac’h : on n’a pas besoin d’un matériel compliqué pour réaliser des aquarelles vivantes et lumineuses qui ne se comparent même pas aux meilleures photos … 

 

Ce port est celui de Tréguier ; on voit au fond la flèche de la magnifique cathédrale Saint-Yves, et en bas le port de plaisance avec ses innombrables bateaux blancs . Pour les mats et les bateaux, comme j’étais pressé, j’ai utilisé la cire ; il faut le faire de façon légère et fine pour qu’elle s’intègre bien au motif et fasse vibrer les couleurs voisines . On ne doit pas en déceler de traces l’aquarelle terminée et tout gommage est impossibles une fois posée : bien « calculer sa manoeuvre » ! (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)  

 Cet adorable petit moulin à marée se trouve du côté de Port-Blanc . Les moulins à marée constituent des motifs particulièrement attrayants . Il faut aller les peindre à toutes les heures du jour et sous tous les angles . Rien n’est plus émouvant que de voir le soleil luire à contre-jour sur les bancs de vase du bassin de retenue à flux descendant …

 

J’ai souvent peint ce vieux chalutier agonisant dans l’anse de Pellinec . Année après année, je l’ai vu se détruire : perdre son gréement et sa cabine . Il ne sera bientôt plus qu’une vielle carcasse à la merci des tempêtes d’équinoxes . Si vous passez par-là vous penserez à sa charge de mémoire, les histoires qu’il a vécues, les vagues qu’il a affrontées, les confidences qu’il a entendues … (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 21:38

Aquarelles en Provence, « La route des peintres de la lumière » (B) ...

 

Au cours de notre stage de peinture (voir «La route des peintres de la lumière» A ), nous parcourons la campagne à la recherche de ces motifs qui ont enchantés les grands peintres de la lumière comme les plus modestes, les plus anonymes ...

Années après années de recherches et de repérages, j'ai retrouvé de nombreux endroits très précis, où Cézanne, Van Gog, Yves Brayer et bien d'autres avaient planté leur chevalet, et je peux à présent les faire partager à mes stagiaires .

Il m'a fallu être très observateur et opérer par recoupements car beaucoup de ces endroits ont énormément changés : modifications parfois considérables qui font que les endroits restés authentiques sont à présent relativement rares, bonheur supplémentaire de s'y retrouver !

Miraculeusement préservée du récent tracé de TGV qui ne passe qu'à quelques dizaines de mètres, la magnifique chapelle de Saint Symphorien illumine la garrigue de ses murs de pierres blanches sur le fond bleuté du Luberon .

J'en ai tiré cette pochade, toujours sans dessin, de quelques coups de pinceau, car comme je l'ai déjà dit je n'aime pas passer un temps fou sur une aquarelle, à plus forte raison si elle est peinte sur le motif ! (Aquarelle Alain MARC 12 x 18 cm)

Ce qui caractérise la Provence au printemps, c'est sans aucun doute la beauté de la floraison : il y a des fleurs partout, et on ne sait des senteurs qui parfument l'air, lesquelles sont les plus subtiles . Ces parfums sans fin se mêlent à l'odeur des plantes aromatiques qu'on foule en marchant, et à celles des aiguilles de pins qui se balancent dans le vent . C'est un bonheur que d'attendre le chant des premières cigales en se glissant au milieu des genêts, pour en saisir l'éblouissante blondeur qui se mêle à la chevelure bleutée des oliviers . Et puis aller de champs de coquelicots en talus violets et parme débordants de vesses, ou aux aguets des premières cerises qui mûrissent dans les vergers . Voici pour clore cet article sur le stage d'aquarelle en Provence, quelques souvenirs visuels dont certains ne sont pas près de s'effacer de notre mémoire ...

Cette photo est retirée d'une vidéo en VHS que j'avais tournée dans les années 90 en bas du village de Vernègues : le paysage y était somptueux, on avait du mal à imaginer que ce champ fleuri n'était que le fruit du travail de la nature, et qu'il était voué à une disparition programmée par l'homme et ses intérêts matériels les plus spéculatifs ! ... Nous irons peindre sur des sites aussi beaux même s'ils deviennent de plus en plus rares (voir ci-dessous) .

La preuve avec cette photo prise il y a quelques jours à peine au même endroit ? Il y a maintenant un lotissement sans âme, et c'est un des lieux des plus charmants de Provence qui est définitivement gâché, détruit, perdu . C'est comme cela tous les ans partout où je vais peindre : nos sites se réduisent à peau de chagrin, et quand ils sont classés ils sont parfois «si bien gérés», qu'on ne peut même plus y peindre librement en groupe ou que les contraintes pour y projeter nos rêves et y promener nos pinceaux sont si dissuasives qu'on n'a même plus envie d'y aller (sans compter les «aménagements» sensés contribuer à la conservation du site qui gâchent le plaisir de s'y retrouver ) !

C'était quand j'avais tourné la petite vidéo des années 90 à cet endroit-là . J'y avais aussi réalisé cette modeste aquarelle . (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

 

Les pique-niques de nos stages en Provence font partie des temps forts de nos journées de peinture : c'est un moment privilégié pour se retrouver entre nous et partager en toute convivialité les bons repas de campagne préparés par nos amies cuisinières à l'abbaye .

Heureusement que d'autres lieux ont gardé tout leur charme ... Nous voici installés dans la plaine des Baux de Provence, à l'endroit même où Yves Brayer peignit son fameux « Amandier aux Baux » . On le devine sur la photo derrière le personnage de droite debout à la veste beige . Endroit magnifique . Pourtant, quelle ne fut pas notre stupéfaction lorsque le propriétaire des lieux détruisit à la tronçonneuse cet amandier (et les deux autres à côté) sous prétexte  "qu'ils ne donnaient plus rien" ! Lui, comme tant d'autres, était totalement insensible à la beauté de cet amandier décharné qui résumait si bien le passé agricole et rural de ce superbe endroit . Au fond sur la colline, le château de la citadelle des Baux se confond avec les rochers sur lequel il est édifié .

Je n'ai rien pu faire pour sauver le bel amandier, mais je venais de le peindre (en démonstration pour expliquer ma façon d'interpréter les lieux), et cette aquarelle reste l'une de mes préférées faites en cet endroit, sans aucun doute pour des raisons sentimentales !  Comme quoi la peinture est un acte de témoignage très fort dont il faut avoir conscience, particulièrement lorsqu il s'agit de travaux destinés à un carnet de voyage . (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

Dans les Alpilles toujours, au milieu des gigantesques genêts d'Espagne des Hauts de Eygalières, (le vieux village qui disparaît littéralement derrière) et le parfum de ces milliers de fleurs éclatantes comme le soleil autant que le charme secret de ce lieu, accompagnent nos aquarelles jusqu'à la fin de l'après-midi .

 

Voilà le croquis aquarellé que j'y ai réalisé, où l'on devine la profusion de toute cette merveilleuse végétation servant de piédestal aux vieilles pierres qui dominent les oliveraies . (Aquarelle Alain MARC 18 x 32 cm)

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15 juillet 2006 6 15 /07 /juillet /2006 22:07

Aquarelle et randonnée, … au Festival de la Randonnée Pleine Nature .

Vous vous souvenez peut-être de l’article que j’avais écrit à propos de la sortie du topoguide du Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de l’Aveyron, aux presses de la Fédération Française de la Randonnée :

« Les plus beaux villages de l’Aveyron… à pied » …

Eh bien c’est dans cet esprit mais avec deux randonnées très courtes (pour les rendre accessibles à des enfants ou personnes n’ayant aucune habitude de la randonnée pédestre), que j’animerai sur des parcours très faciles, deux journées d’aquarelle dans le cadre du 8ème Festival de la Randonnée Pleine Nature qui vient de commencer en Aveyron .

J’éprouve beaucoup de plaisir à partager mon expérience dans ce type de randonnée à aider chaque participant à réaliser son motif avec le plus de réussite possible . Nos poses peinture ne sont jamais trop longues, et elles ponctuent notre parcours en s’adaptant aux changements de lumière autant qu’au plaisir de la découverte : assurément, vous y êtes toutes et tous les bienvenus (es) !

Ce fort intéressant festival connaît un succès croissant qui dépasse à présent les limites de notre beau département . Il se déroule du 14 juillet au 15 août sur 11 cantons du Nord Aveyron et ne concerne pas seulement les randonneurs pédestres .

Sur des parcours extrêmement nombreux et variés, ce sont des centaines de sorties qui sont proposées sous toutes les formes de moyens « naturels » de locomotion : promenades au pas de l’âne, descentes en canoë et Kayak, randonnées VTT libres ou accompagnées, cyclotourisme, « escalarbre », vias ferratas et parcours aventure, canyonning, trotinette de montagne, parcours aérien, spéléologie sportive, « golfun », randonnées équestres, visites guidées à thèmes (patrimoine, culture, histoire, etc.), balades à thèmes plus scientifiques ou spécifiques (astronomie et observation du ciel en nocturne, botanique, faune, flore, géologie et géomorphologie, parcours écologiques et pêche en rivières), avec en plus de tout cela autour d’expositions, de veillées et de nombreux films, un grand nombre d’animations (quilles de 8, championnat de France de chiens de troupeaux, etc.) …

Cette ferme rouergate (grange à droite couverte de tuiles mécaniques rouges ce qui est plutôt anachronique en nord Aveyron et pays ruthénois) présente un porche d’entrée remarquable, c’est pour cette raison que je m’y suis arrêté . Je l’ai traitée en aquarelle classique de façon assez légère, et une fois l’aquarelle sèche j’ai rehaussé au trait et à la plume avec de l’encre sépia délébile les détails graphiques les plus évidents (bordures et angles de certaines pierres, de certaines lauzes des toitures, le bord des parties à l’ombre des linteaux de portes et fenêtres et de bordures de toits, etc.) . Enfin j’ai dilué ou fait fuser à l’eau claire avec le pinceau les traits d’encre les plus marqués, afin de mieux intégrer le graphisme à la couleur … (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

Ce coq de clocher en tôle polychrome orne une croix dans le hameau de Pomerols perché avec les ruines de son château médiéval au dessus du Lot . Nous découvrirons ainsi de petits joyaux de l’art populaire dans le plus beau des musées : le milieu rural qu’ils n’ont jamais quittés et où leur rôle d’identification aux racines ancestrales est toujours vivant …

Je vais donc en ce qui me concerne animer deux balades artistiques basées sur l’initiation au carnet de voyage et à l’aquarelle, qui nous feront cheminer sur deux très jolis petits itinéraires …

- Premier itinéraire le mardi 1er août : départ d’Espalion pour une balade originale sur « Lo Camin del Castel » qui nous emmènera par l’ancien chemin médiéval d’Espalion à Calmont jusqu’en haut de la butte de ce petit hameau, au pied de cet important château médiéval du Haut Rouergue . Nous redescendrons par la rue droite de Calmont qui nous ramènera devant la mairie d’Espalion .

Nous travaillerons aussi bien le paysage avec les très belles vues sur la vallée du Lot et l’Aubrac, que l’architecture ou les détails du patrimoine local .

Superbe chapiteau polychrome aussi (mais il a perdu ses couleurs) représentant un personnage sonnant du cor (troubadour, chevalier, chasseur ?) une pierre de grès de rougier parmi les autres dans le bâti d’une maison du hameau de Calmont : sans doute provient-elle du château médiéval à une centaine de mètres de là ? - Encore un intéressant motif pour notre petit carnet de voyage d’un jour !

- Deuxième itinéraire : le vendredi 4 août à partir du petit village de Coubisou . Ce sera une jolie boucle autour de ce charmant village perché sur un promontoire . Comme pour la boucle du « Camin del Castel », nous peindrons de bucoliques paysages avec en fond le hameau aux ombres toujours différente selon les heures du jour, et de nombreux petits motifs en rapport avec l’architecture ou le patrimoine .

Pour les deux sorties, il faudra amener son pique-nique personnel, ne pas oublier de boire régulièrement s’il fait chaud comme ces jours-ci, et être correctement chaussé pour cheminer dans les sentiers et chemins creux qui nous attendent .

Une avancée de grange nord aveyronnaise typique : - c’est un motif qui peut être réalisé assez vite sur la base d’un croquis aquarellé aux crayons de couleurs aquarelle . Il faut faire très attention avec ces crayons à ne pas utiliser des couleurs qui se révèleront criardes une fois humidifiées (par exemple la plupart des verts) . Une fois le dessin réalisé on pose les couleurs au pinceau comme pour un croquis aquarellé au crayon à papier (et pas seulement avec de l’eau seule), puis on laisse sécher . Enfin on peut faire quelques rehauts au crayon aquarelle de couleur bleu outremer ou gris, ou terre d’ombre brûlée ou sépia (ou un peu de chaque suivant nécessité) . Un peu d’eau claire sur le pinceau passée en bordure de ces derniers traits peu les intégrer au motif plus harmonieusement s’ils sont trop « visibles » . (Aquarelle Alain MARC 14 x 18 cm)

Si vous êtes en Aveyron à ce moment-là et que vous souhaitiez vous essayer au croquis et à l’aquarelle inscrivez-vous dès à présent auprès de l’Office du Tourisme d’Espalion au 05 65 44 10 63 ou directement au 05 64 44 10 37 vous êtes les bienvenus (es) !

Et si vous voulez connaître le programme détaillé de cet original festival d’été, rendez-vous sur leur site :

http://www.netrando.fr/fr/festirando2006.htm

 Voici une superbe sarrasine en fer découpé à la forge au tranchet, ornant et défendant un « fénéstrou » (petite fenêtre en occitan), toujours dans le village de Calmont . Il y en avait à l’origine une autre placée perpendiculairement : elle croisait la première, et on en voit les trous de fixation carrés sur les pierre d’encadrement en haut et en bas . C’est un motif à ne pas négliger qui peut tout à fait « terminer » une page consacrée aux détails du bâti local .

 

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12 juillet 2006 3 12 /07 /juillet /2006 14:38

Aquarelles en Provence, « La route des peintres de la lumière » (A) ...

 

Elle est magnifique, longue et variée, cette route des peintres !

Bien sûr, tout le monde pense à Cézanne et à sa chère Sainte Victoire, on songe aussi à Picasso qui repose au pied de sa face nord au château de Vauvenargues …

- Et Van Gogh en Arles ou dans les Alpilles, Derain, Matisse, Dufy, Marquet, Chagall et tant d’autres en pays marseillais ?

… Sans oublier Yves Brayer parcourant la plaine des Baux en quête de terre aux rouges argiles, aux blanches falaises, et aux verdoyantes oliveraies ponctuées de la flamme sombre des cyprès provençaux !

C’est cette belle Provence que nous avons retrouvée pour une semaine de stage, juste avant que l’été ne l’écrase dans sa torpeur aride toute bruissante du chant ensoleillé des cigales  …

Le ciel est bleu, d’un intense bleu de cobalt dégagé par le mistral alors qu’il fait si mauvais partout ailleurs .

Mais le mistral est le mistral, et ceux qui n’y sont pas habitués le trouvent infernal et froid, rebelle et furieux quand il retourne les feuilles d’aquarelle, si on ne les a pas attachées grâce à une pince à son bloc !

Une belle aquarelle de Claudie BEAUDASSÈ , où le mistral emporte les effluves de l’arrière pays vers la Méditerranée : c’est la plaine de Pélissane au coucher du soleil avec au fond la silhouette de la Montagne Sainte Victoire en mauve, se détachant sur le ciel . Elle l’a peinte depuis les terrasses de notre merveilleux lieu d’accueil …

Pendant ces stages de Provence nous avons le privilège d’être exceptionnellement accueillis dans une abbaye du haut pays salonnais au charme fou, belle comme une villa toscane . Chacun y trouvera ses repaires pour se plonger dans la peinture et faire d’importants progrès pendant toute la durée de la session .

D’une beauté romantique et rare, aux façades éclatantes de blancheur, l’abbaye qui nous accueille nous offre un cadre idéal, fait de calme et de sérénité, indispensable au recueillement et à l’inspiration …

Bonheur de partager ce que je sais, que je connais et que j’aime : au début de presque toutes les séances je démontre et j’explique comment je traduis ou interprète le sujet, ce que je fais, pourquoi et comment je le fais ainsi … Le but est de permettre à tous les participants de progresser autant dans le domaine technique que créatif (car je respecte et soutiens l’expression de chacun qui ne doit pas être une copie de la mienne, mais un reflet de l’identité de chaque stagiaire) .

La « démo de l’olivier » est une des séances incontournables de ce stage : elle permet de réussir ce type d’arbre à la ramure et au feuillage si particuliers … (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

La Provence est si belle au printemps que je ne savais quelle photo choisir pour l’illustrer ! Je retiens ce champ de coquelicots au milieu des oliviers devant un cabanon au pied des Alpilles

Superbe étude de pins réalisée par Madelon GUILLEMINET où on retrouve les couleurs les préférées de Cézanne et un rappel de certains éclats faisant penser à Matisse .

  Paysage des Alpilles avec ses oliviers, pins et cyprès et puis les magnifiques rochers blancs se détachant de la garrigue et de la terre rouge .

 Petit cabanon, oliviers, genêts, cyprès, falaises de calcaire et parterres de coquelicots sont les thèmes de ce motif réalisé dans la plaine des Baux de Provence, un motif très apprécié des stagiaires . (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

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9 juillet 2006 7 09 /07 /juillet /2006 10:45

Aquarelles abstraites à découvrir en milieu souterrain ... (B)

 

Je vous ai raconté dans le dernier article notre arrivée dans cette profonde cavité …

Ici, le temps s’est arrêté et on ne voit pas les heures passer .

Pourtant, il faut avancer si on veut aller jusqu’au lac dans le réseau inférieur .

Je voudrais explorer de tous les côtés à la fois car des couloirs assez considérables partent régulièrement à droite et à gauche du principal couloir où nous cheminons : ce sont certainement des affluents du cours d’eau qui a creusé le tunnel où nous nous trouvons ?

Étrange balcon d’orgues de calcite bleutée qui retombent en cascade au dessus de nous de part et d’autre d’une superbe rotonde minérale !

Plus loin un peu d’escalade vient varier le parcours, et c’est le passage d’un ressaut de quelques mètres qui nous permet de nous enfoncer dans la partie la plus profonde de notre visite . Ici le nombre de colonnes, de stalactites et de stalagmites est si important qu’elles constituent un véritable bosquet minéral à travers lequel nous faisons grand nombre de photos, et où je m’installe à nouveau pour quelques aquarelles à la limite de l’abstrait, mais je n’ai même pas commencé que mes camarades sont déjà bien avancés et je me dépêche pour les rattrapper .

L’enchaînement des draperies, des colonnes, des concrétions qui descendent vers le sol ou se projettent vers le plafond sont autant de flammes étincelantes et colorées qui dansent dans la lumière de nos frontales et de nos lampes, sur fond d’ombres bleutées … (Aquarelle Alain MARC 24 x 32 cm)

Nous progressons rapidement . On voudrait courir, voler ! La chance d’être dans un autre monde si proche et lointain à la fois, si féerique dans sa singularité, nous transporte d’émotion et de joie . Il en est toujours ainsi pour moi depuis ma plus tendre enfance et mes premières aventures souterraines sur les traces de mon père et de ses amis dont la référence à l’époque était Norbert Casteret .

Bientôt le silence est troublé par le bruit de gouttes qui tombent à intervalles plus ou moins régulier à la surface d’un plan d’eau . C’est une musique légère, raffinée comme une mélodie orientale, mystérieuse, gaie, et cristalline .

Nous savons bien avant de le voir, que nous sommes arrivés au petit lac qui annonce l’ultime but de notre randonnée .

Mon copain fait une acrobatie au dessus de l’eau pour me photographier au bord du petit lac : j’aime bien ces reflets de lampes qui sont comme des étoiles qu’on aurait apprivoisées et qui flotteraient dans un espace où les différents états de la matière se rencontreraient …

Et puis on fait le silence, on éteint toute lumière, on ne bouge plus pour n’être qu’en écoute de ces petites gouttes qui tissent dans l’obscurité les draperies de pierre et les fragiles tubes de calcite transparents comme du verre .

- Qu’ils sont loin les projecteurs bariolés des grottes touristiques qui font se pâmer les foules blasées d’un monde d’assistés, alors que sous leurs pieds la vie secrète des profondeurs de la terre continue de nous émerveiller en nous apprenant le respect pour la beauté d’une nature qu’il ne faut jamais dégrader !

Peindre dans la solitude des profondeurs du causse, au cœur d’une nuit éternelle qui contient à elle seule toute l’histoire de nos origines, entouré des couches sédimentaires des mers primitives est un privilège rare, générateur d’un intense bonheur !

Même si les chefs d’œuvre ne sont pas au rendez-vous, les aquarelles qui en naissent sont autant de lettres d’amour entre cet univers que j’aime et mes rêves d’infini, enfantés par la déesse mère, la déesse terre, que les hommes préhistoriques les premiers, par le chamanisme avaient choisie

pour se dépasser …

Avant de remonter, une dernière fois regarder la lumière de la lampe le visage à même le sol, voir s’animer ces obscures merveilles pour les sentir vivre, les sentir « respirer » et lui dire mon amour et mon respect, dans la tiédeur de la minérale poussière où nous retournerons un jour à jamais .

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5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 15:36

Aquarelles abstraites à découvrir en milieu souterrain (A) ...

 

Le causse ne nous décevra jamais !

Hier au soir, un bon copain me dit : « J’ai appris l’existence d’une grotte qui devrait t’intéresser : - on va y faire un tour ? »

Pas besoin de me le demander deux fois, surtout parce qu’il paraît qu’elle est à la fois « sportive » (puits et ressauts, petite escalade, « ramping » en laminoirs et chatières, passages en « opposition »), déjà profonde (1 ou 2 km), grande (salles de plusieurs dizaines de mètres de diamètre), et belle, très belle même, avec des draperies, des concrétions de toutes sortes, un lac souterrain et des cristaux rares comme l’aragonite .

Préparation du matériel, de l’éclairage, et d’un peu d’eau pour boire, quelques fruits secs, le matériel d’aquarelle, les appareils à photos, etc.

Nous voici à pied d’œuvre, nous sommes trois, un autre joyeux luron s’étant joint à notre petite équipée .

L’entrée de la cavité, comme souvent, ne paye pas de mine : un simple trou plus petit que la taille d’un homme dans un talweg très pentu . Mais au bout de quelques mètres le boyau s’agrandit jusqu’à ne plus permettre de distinguer les parois devant soi dans la lumière des torches … Soudain la cavité paraît s’arrêter brusquement sur une épaisse paroi qui descend jusqu’à quelques centimètres du sol : juste le passage du corps bien à plat, en rampant, la tête sur le côté .

À plat ventre dans un passage surbaissé parmi tant d’autres, celui-ci sous une forêt de stalactites très fragiles qu’il s’agit de ne surtout pas toucher pour les préserver et ne pas les briser en rampant dans la progression …

La suite n’est qu’un enchaînement de rétrécissements et d’étroitures avant d’arriver dans une vaste salle au fond de laquelle s’ouvre un large puits dont on éclaire à peine le fond malgré l’usage de nos deux torches réunies .

Je descends au fond du puits pour y entamer ma première aquarelle qui a du mal à sécher tant l’humidité y est élevée, mais je me régale car les conditions y sont idéales pour mener un travail où le papier doit justement rester humide longtemps !

Une grande stalagmite jaune, orange et ocre s’élève dans le noir du puits, comme fluorescente sous la lumière de la lampe à acétylène … (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

 

Étrange sentiment d’émotion et d’impatience mêlées …

Dans le prochain article, vous prolongerez cette aventure dans les profondeurs du causse, et vous découvrirez ce qu’apporte cette sorte d’intimité avec ce monde étrange et secret …

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3 juillet 2006 1 03 /07 /juillet /2006 15:59

Fin du parcours aquarelle - VTT .

 

Suivant le cours du Dourdou, nous arrivons enfin à l’aplomb du gros rocher de Rodelle, un village charmant perché sur la dite roche, qui pourrait être s’il n’y en avait pas tant dans le département, encore un village parmi les plus beaux de France .

Sans doute est-il trop petit pour en faire partie ?

Il domine le vallon où nous arrivons, et petit Jo préfère ne pas regarder vers le haut pour ne pas se décourager en voyant la montée qui nous attend à présent !

Heureusement qu’il y a une pose « découverte » à mi-chemin : nous voyons sur notre droite peu après avoir commencé la montée vers Rodelle, une pancarte indiquant « Grotte de Sainte Tarcisse, bout du pré, 200 m » .

Voilà une chose surprenante en ces lieux, mais ma foi, il y a déjà à l’autre extrémité de la région la grotte de Lourdes, pourquoi n’y aurait-il pas ici aussi une grotte « miraculeuse » ?

- Allons voir cela de plus près !

Il faut franchir un petit ruisseau pour s’engager dans la prairie menant à la grotte, nous allons en savoir plus dans quelques instants …

- Bizarre cette grotte ! … Et puis, comme dans de nombreuses grottes, pas d’éclairage dedans !

Après s’y être glissé avec prudence, Petit Jo y découvre faiblement éclairé par l’ouverture de l’entrée, un bénitier recueillant l’eau de la voûte : c’est l’eau aux vertus miraculeuses !

Juste à côté de la grotte est construit un minuscule sanctuaire abritant une statue de la Sainte, où nous obtenons toutes les explications : petite fille de Clotaire (premier roi de France), Ste Tarcisse est née en 525 .

Guidée par une voix divine, elle se réfugie dans cette grotte après avoir traversé toute la France, fuyant un mariage princier (un riche seigneur de Germanie bien plus âgé qu’elle) qui ne l’intéressait pas du tout .

Elle mena en ces lieux une vie angélique, et son premier miracle se produisit après sa mort à l’entrée de la ville de Rodez, lorsque l’évêque de la ville la pria intensément auprès de la dépouille d’un jeune homme qu’on emportait vers le cimetière, et qu’elle ressuscita sur le champ (enfin, sur le tour de ville de l’époque) !

Depuis, nombreux ont été ses miracles, particulièrement pour les maladies des yeux (à laver avec l’eau de la grotte qui n’est toujours pas polluée par les infiltrations du plateau), pour les histoires de mariages compliqués, l’heureuse délivrance des femmes en couches, et plein d’autres prodiges pouvant intéresser jeunes mères et nourrices …

Nous quittons bientôt cet endroit bucolique pour reprendre la montée vers Rodelle, le but de notre courte randonnée .

Un autre ravitaillement et la voiture du retour nous y attendent, c’était une formidable après-midi !

Au milieu des jolies maisons rouergates, fin de la Grand rue de Rodelle, qui se termine par un sentier à flancs de rocher tout parfumé de roses sauvages et de lilas d’Espagne .

J’y peins cette première aquarelle sans aucun dessin préalable, que je ne veux pas « bâcler » mais qui va être très vite réalisée de la pointe du pinceau, car je n’aime pas passer des heures sur une aquarelle, ni même chercher des effets à ne plus en finir, le produit de l’instant étant ce qui me comble le plus avec ses erreurs de séchage ou de dessin . (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

 

Celle-ci, c’est un croquis aquarellé « vite fait » lui aussi, où on voit le rocher dominant la vallée de plus loin, sur lequel s’appuient les maisons du village … (Aquarelle Alain MARC 12 x 16 cm)  

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