Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

5 novembre 2005 6 05 /11 /novembre /2005 00:00

J’ai retrouvé des photos d’anciennes aquarelles …

Réalisées il y a près de 25 ans de cela, elles témoignent de choses qui ont disparues ou qui ont énormément changé .

Bien que les photos ne soient pas très bonnes, abîmées par le temps, c’est avec émotion que je les scanne et les archive dans mes fichiers de peinture . Il n’y avait pas d’appareils numériques en ce temps-là, et les moyens de conserver les documents n’étaient pas aussi simples qu’à présent ; par surcroît, je n’avais pas les moyens de réaliser de bonnes photos de mes aquarelles ou de mes toiles, et beaucoup se sont vendues avant que j’ai pu en conserver la moindre reproduction . Quant à celles qui se sont vendues et dont il me reste ces quelques photos, je ne sais pas qui les possède à présent, car, très souvent, les galeries qui les ont vendues ont disparues .

Parfois, j’ai la surprise de recevoir de l’ADAGP, un relevé de ventes aux enchères qui me permet d’en retrouver la trace . Aussi c’est avec émotion que je redécouvre celles que je classe aujourd’hui.

J’y retrouve la foire de la St André à Rodez .

En regardant l’aquarelle, d’autres images, des sons, des odeurs me reviennent comme par enchantement : le vent d’autant soufflait ce jour-là sur le Rouergue, et les panaches de poussière soulevés par les rafales emportaient avec eux des carrée de papiers gras qui flottaient au dessus du foirail avant de retomber au milieu des hommes et des bêtes .

Le vacarme n’était pas celui que l’on découvre aujourd’hui dans les immenses halls de foires aux bestiaux, il y régnait une véritable atmosphère d’euphorie et de gaîté qu’on aime toujours retrouver dans les foires de plein air : aux sonorités toujours renouvelées par le beuglement des taureaux d’Aubrac alignés sur la place, se mêlait le hennissement des chevaux et le brouhaha des voix humaines .

Interpellations entre paysans, conciliabules de maquignons, klaxons de bétaillères, sifflement de l’autan dans les arbres décharnés du jardin du foirail étaient régulièrement entrecoupés par les sonorités lointaines mais pourtant cristallines des cloches de Notre Dame qui trônait au fond de la scène, dans son voile de grès rose à contre-jour sur le ciel blanchâtre et lumineux .

- Que reste-t-il, dans les jeunes mémoires, de la foire de la Saint-André ?

Elles sera toujours vivante pour qui pourra contempler cette aquarelle, même sans savoir que j’avais froid aux doigts, que j’étais bousculé, qu’il me fallait de temps en temps affronter invectives et regards parfois narquois, mais que j’avançais tout de même parce que je trouvais tout simplement cela beau et intéressant, ce matin de fin novembre, dans un hiver ruthénois oublié .

 

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4 novembre 2005 5 04 /11 /novembre /2005 00:00

Pour ce blog, j'ai décidé d'en fractionner les articles et de les remanier afin de permettre à mes lecteurs équipés des modems les plus lents de ne pas être pénalisés en les chargeant !

Où en étais-je donc ?

Sur le bord de la terrasse rocheuse, appuyé à l'entrée de la grotte de Saint-Pons, en train de dessiner les érables de Montpellier dont le vent remontant le ravin a déposé les feuilles roses, cuivre, saumon et dorées sur ce formidable perchoir ...

J'en ramasse quelques-unes : elles sont parfaites pour en  observer les trois lobes qui donnent à sa feuille sa forme simple, harmonieuse, parfaitement équilibrée .

Plus loin d'autres érables de Montpellier agayent la pente comme autant de taches colorées, et c'est un enchantement de dessiner cette symphonie où participent toutes les couleurs de la palette : tonalités douces des calcaires bleutés, sonorités vertes et profondes des pins sylvestres qui jouent les équilibristes sur les rochers, terres ocres et rouges dans les talus ravinés ... 

Il faut faire le plus possible d'études de couleur : vite, avant que le vent, la pluie, et les premières gelées ne viennent défaire ce décor pour le nouveau spectacle de l'hiver qui va commencer !

Le sentier du retour (ou tout au moins ce qui y ressemble) est assez aérien, il suit une crête dentelée qui se prolonge au dessus des deux vallées, cheminant de rocher en rocher, magnifique belvédère pour observer l'étagement de la végétation et la répartition des couleurs dans ce gigantesque et désordonné damier ...

Tout en bas, droit devant, c'est le rocher de Capluc, avec en dessous au fond le petit village de Peyreleau ; on voit bien les érables de Montpellier qui colonisent la pente à gauche du chemin, presqu'à la verticale en dessous de mes pieds .

Plus bas dans la pente, je suis arrêté par un éclat d'un jaune inespéré : c'est un cormier, cousin éloigné du sorbier de oiseleurs qui m'invite à m'arrêter, (car il est trop beau), pour le dessiner .

Le dessin des arbres, (en général des végétaux) est excellent pour développer son sens de l'observation, et pour apprendre à faire le choix des lignes générales, principaux axes et sructure logique de la composition, avant de rajouter branches et rameaux sans se perdre au milieu de détails inutiles . 

Dans un dessin d'arbre bien charpenté, les rameaux et les branches doivent être reliés au troncs de façon logique, on ne doit pas voir des éléments "flotter" en l'air, détachés de la ramure mère comme dans une mystérieuse sustentation, à moins qu'un coup de vent ne les aient arrachés !

Moments inoubliables car le temps presse, la nuit va tomber, mais on dirait que ce cormier a décidé de m'éclairer ...

 

"Cormier en automne", Gorges de la Jonte 2005 .Aquarelle format 21 x 15 cm, papier Lukas grain satiné 150g/m2 . Réalisation : croquis crayon graphite 2B et peinture au pinceau à réservoir "Pentel" .Couleurs utilisées : jaunes auréoline et Indien, rose permanent, or vet, bleu de cobalt . Temps total de réalisation : environ 35 mn .

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3 novembre 2005 4 03 /11 /novembre /2005 00:00

 

"Vendangeuses" (vue partielle) , Gorges du Tarn 2005 : Croquis aquarellé 21 x 29,7 cm sur papier Lukas grain satiné 150g/m2 Réalisation : croquis aquarellé au crayon graphite 2B, peinture au pinceau à réservoir "Pentel", sans graphisme de rehauts . Couleurs utilisées : rose permanent, terre de Sienne brûlée, jaune de Naples, bleus outremer clair et de cobalt , terre d'ombre brûlée . Temps total de réalisation : environ 25 mn avec coupures pour déplacements et changements de points de vue .

Nous sommes le 15 octobre 2005 : je décide de raconter ma vie d'aquarelliste au jour le jour (enfin, chaque fois que j'aurai la possibilité de la mettre en ligne !) .

Ce que je pense, ce que je ressens face à ce monde immense, impitoyable, en perpétuel changement, prêt à nous engloutir si nous n'avons de repères à défendre, de chemins à tracer, de valeurs à partager . peut constituer le fil conducteur de fructueux échanges ...

- Et ce n'est pas dans le monde de l'art que c'est le plus facile !

Non, bien au contraire : univers inextricable, comparable à un océan abyssal et ténébreux où les créateurs les plus talentueux, les œuvres les plus lumineuses ne sont pas forcément toutes celles que les lois du marché ou les volontés de l'Institution voudraient nous imposer comme seules et uniques références, comme vecteurs exclusifs et incontournables des produits les plus élevés de la pensée .

Par exemple cette pseudo évaluation des expressions artistiques selon laquelle tel moyen est « mineur » tel autre « majeur », pour ne pas dire méprisable . - De quel droit ? N'a de sens selon mon point de vue que ce qui véhicule une authenticité, une simplicité, une force, une énergie profondes (même si elles peuvent se décliner sous des apparences bien plus complexes), dégagées des concepts purement intellectuels, des courants à la mode ou des influences sournoisement mercantiles .

En ce qui me concerne, il y a longtemps que tout à commencé . Au plus loin que je me souvienne (mémoire d'enfance où j'apprenais les rudiments du pinceau et de la mine graphite sur les genoux de mon père lui-même peintre et sculpteur avant même de savoir lire ou écrire), j'essayais de traduire ce que je voyais (et pensais) avec quelques traits, quelques couleurs, dans cette plénitude de liberté et de rigueur conjuguées qui se nomme « aquarelle » .

Aujourd'hui, je suis descendu dans les Gorges du Tarn avant qu'il ne pleuve ... Où plutôt à leur sortie, lorsqu'elles s'ouvrent pour laisser place à de riants coteaux en terrasses, accrochés aux pentes des causses de Sauveterre et Noir . Cette vallée est parsemée de balcons naturels où abondent cerisiers et mirabelliers, et où pousse la vigne produisant ce vin clair et fruité qui a pour nom « Côtes de Millau » . Ce n'est pas un immense cru tel que nos célébrités de Bourgogne ou du bordelais, mais il offre à la gorge et au palais ce que tant de bons vins de pays aimeraient posséder : authenticité du terroir, beauté de la robe, parfum du bouquet, finesse au goûter .

C'est le dernier jour des vendanges : dans le coteau tout le monde se presse, remontant et descendant les rangées, de cep en cep, remplissant seaux et paniers, en conjurant l'orage pour qu'il n'éclate pas car le ciel roule de lourds nuages gris emportés derrière les hautes falaises de calcaire par le vent d'autan .

Elle arrive enfin, la dépression annoncée !

Muriel est belle comme le jour .

Elle promène ses vingt ans de plants en rameaux, de grappes en grappes, et disparaît entre les sarments colorés .

Croquis, sourires, complicité, encore croquis ...

Je ne connais pas la vendangeuse et ne la reverrai jamais .

Quelques couleurs et le tour est joué .

C'était simple, vivifiant, vrai .

Demain je m'envole pour le Maroc ; j'ai un groupe à encadrer dans le cadre d'une aventure autour des carnets de voyages . C'est à partir de Marrakech que tout va se jouer .

À mon retour je vous raconterai ...

 

 

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3 novembre 2005 4 03 /11 /novembre /2005 00:00

 

 Je retrouve une carte mémoire de l’appareil photo et quelques aquarelles oubliées au fond du sac …

Parmi les aquarelles, une vue du Jardin Majorelle et une petit esquisse des remparts ouest ;  

Aquarelle rehaussée 19 x 14 cm sur papier Montval grain fin 300g/m2 . Réalisation : peinture directe sur le motif sans dessin préalable, avec pinceau à réservoir Pentel", graphisme des rehauts "Pitt" artist pen Faber Castell sépia pointe fine . Couleurs utilisées : rose permanent, alizarine cramoisie, jaune indien, jaune de Naples, bleu de cobalt, ultramarine clair, or vert WN, terre d'ombre brûlée . Temps total de réalisation : environ 17 mn .

 
Le Jardin Majorelle est situé dans le quartier du Guéliz, il fut créé dans les années vingt par le peintre Jacques Majorelle, (fils de Louis, le célèbre ébéniste de Nancy),qui entoura son atelier et sa maison des plus exotiques et luxuriantes espèces végétales, la plupart étant des essences rares de la flore marocaine . En 1980 Pierre Bergé et Yves Saint Laurent rachètent le jardin et le restaurent, une partie du jardin étant aujourd'hui ouverte au public . Son intèrêt pour le regard d'un peintre est d'y découvrir toute la puissance d'un bleu (le "bleu Majorelle") qui joue sur l'environnement un rôle déterminant dans les impressions visuelles de fraîcheur et de quiètude se dégageant de l'ensemble architecture - végétation .

"Les remparts", (vue partielle) Marrakech 2005 : Aquarelle rehaussée 19 x 14 cm sur papier Montval grain fin 300g/m2 Réalisation : peinture directe sur le motif sans dessin préalable, avec pinceau à réservoir "Pentel", graphisme des rehauts "Pitt" artist pen Faber Castell sépia pointe fine . Couleurs utilisées : rose permanent, brun de pérylène, jaune de Naples, bleu de cobalt, or vert WN . Temps total de réalisation : environ 8 mn .

Les remparts datent pour les parties les plus anciennes du Xème siècle et s'étendent sur une distance de 19 km autour de la médina ; ils sont bâtis de pisé d'argile et de chaux et percés de 10 portes dont certaines en chicane . Ces murailles de terre rouge, ocre-rose, Sienne naturelle et Jaune de naples ne peuvent laisser le peintre indifférent, d'autant plus qu'elles participent au mythe de la "ville rouge" ...

Enfin, une placette du quartier Sidi-Bel-Abbès, l’un de mes préférés à Marrakech, dont la mosquée et la zaouïa du même nom, non loin de la porte Bab Taghzout, apportent beauté et émotion à ce quartier nord de la médina aux ruelles calmes baignées tout au long de la journée par une lumière cuivrée nimbée du rose et de l’ocres clair des façades .

"Quartier Sidi Bel-Abbès", (vue partielle) Marrakech 2005 : Aquarelle rehaussée 21 x 29,7 cm sur papier Montval grain fin 300g/m2 Réalisation : aquarelle sur le motif au pinceau à réservoir .Couleurs utilisées : rose permanent, brun de pérylène, alizarine cramoisie, jaune de Naples, Jaune indien, bleu de cobalt, bleu Winsor, terre d'ombre brûlée. Temps total de réalisation : environ 20 mn

Celle-ci : une belle page de Daniel, réalisée dans un palais de Marrakech pendant le stage ...

Cette photo d'un cactus en fleur est le reflet de notre après-midi  passée dans les verts tendres et les bleus soulignés de jaune du jardin Majorelle, superbe oasis amoureusement entretenue par ses jardiniers au cœur même de la ville ….

Parmi les photos, certaines témoignent de nos sorties picturales dans l’Atlas

où nous avons peint l'asif Asni depuis le fond des gorges de Moulay-Brahim .

 "L'asif Asni", Atlas 2005 (vue partielle) : Aquarelle rehaussée 19 x 14 cm sur papier Montval grain fin 300g/m2 Réalisation : croquis aquarellé, peinture au pinceau à réservoir "Pentel", graphisme des rehauts "Pitt" artist pen Faber Castell sépia pointe fine . Couleurs utilisées : rose permanent, brun de pérylène, jaune de Naples, bleus outremer clair et de cobalt , or vert WN . Temps total de réalisation : environ 18 mn .

Il a plu la veille : l'oued est ocre-rouge, mais les couleurs ravivées par la pluie sous le soleil revenu, somptueuses !

Excursion également à Essaouira la ville blanche, bleue, lumineuse ancienne Mogador au pied de laquelle se fracasse l’Atlantique .

- Que de beaux motifs réalisés à l’occasion de cette dernière sortie, malgré le manque de temps : croquis de la vie grouillante du port au retour des barques de pêcheurs, des quais où des nuées de mouettes viennent voler les entrailles des poissons en cours de dépeçage, le panoramique des remparts de la médina étincelants de blancheur sur les bleus du ciel et de la mer, l’ambiance inoubliable de ses places, de ses rues et ruelles étroites …

Le soir en rentrant à Marrakech, je me suis rendu au riad de mes amis Lucile et François dans le vieux quartier de Bab Dokkala . Ils y ont réalisé des prouesses de restauration et ont su décorer avec beaucoup de talent, d’amour et d’authenticité cet ancien douar pour en faire une exquise demeure .

C’est à partir de ce lieu paisible dont le charme est hérité des maisons arabo - andalouses que j’organiserai mon prochain stage en avril 2006 ; nous y travaillerons sur les terrasses et dans le patio, et ce sera notre lieu de villégiature pour partir à la découverte de Marrakech la rouge, ainsi que des excursions qui nous attendent vers l’Atlas et l’Atlantique …

 

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3 novembre 2005 4 03 /11 /novembre /2005 00:00

Me voici de retour …

Je ramène près de mille photos et de petites aquarelles (peu en fait, car je n’ai pas eu le temps de travailler pour moi) .

Groupe vraiment sympa comme d’habitude, dont j’avais en charge la progression en aquarelle orientée « carnets de voyages » à Marrakech .

De nombreuses aquarelles sont peintes pendant la journée, les sujets intérssants étant innombrables ...

Ici un écrivain public à l'ombre de son ombrelle .

"Place Jemma El Fnaa" (vue partielle), Marrakech 2005 : Croquis aquarellé 21 x 29,7 cm sur papier Montval grain fin 300g/m2  Réalisation : dessin mine graphite 2B, aquarelle sur le motif au pinceau à réservoir . Couleurs utilisées : rose permanent, brun de pérylène, alizarine cramoisie, jaune de Naples, jaune indien, bleu de cobalt, bleu outremer clair, terre d'ombre brûlée, sépia, or vert WN.  Temps total de réalisation : environ 18 mn .

Nous étions en plein Ramadan : l’atmosphère particulière qui se dégage de cette période si importante pour les musulmans, empreint la vie des villes et des campagnes jusqu’à leur donner un air de mélancolie poétique et douce dans la journée, qui se transforme en grande fébrilité dès que vient la tombée de la nuit et l’heure de la rupture du jeûne .

 

Le muezzin annonce du haut de la Koutoubia par son appel à la prière le moment attendu où ce repas quotidien, ouvre la nuit à la fête et au partage . C’est l’heure rose où le ciel a la couleur des murs, des terrasses et des palais de l’ancienne ville impériale, première oasis du grand sud .

Sur la place Jemaa-El-Fna s’allument des étoiles qui ne sont pas le reflet de celles du ciel : un monde nouveau s’empare de l’esplanade, véritable cour des miracles, hourvari de sonorités et de lumières au milieu des odeurs de friture et de la fumée des fourneaux ambulants .

J’aime ce miracle permanent, unique au monde, où se perpétue une tradition gestuelle et orale séculaire au son des tambours, des gembris et des rumeurs de la foule …

Aquarelle réalisée assis à même le sol, de musiciens jouant de la musique arabo-andalouse, sonorités envoûtantes de mélodies séculaires langoureuses et raffinées ...

Aller peindre à Marrakech, c'est aussi découvrir l'Atlas et ses splendides paysage, y rencontrer ses habitants et partager quelques instants précieux et rares avec eux : c'est un grand honneur que d'être reçu en ami par des berbères .

Nous avons rencontré Salem à Azrou, il a accepté de poser pour nous ; nous étions aux portes de l'Atlas et la montagne était rouge, soufre et safran ...

"Salem", Atlas 2005

Aquarelle rehaussée 8 x 8 cm sur papier Montval grain fin 300g/m2 . Réalisation : croquis aquarellé mine graphite 2B, peinture au pinceau à réservoir "Pentel", sans graphisme de rehauts . Couleurs utilisées : alizarine cramoisie, jaune de Naples, bleus outremer clair et de cobalt , sépia . Temps total de réalisation : environ 17 mn .

 

 

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3 novembre 2005 4 03 /11 /novembre /2005 00:00

Aujourd’hui je pars en « rando-aquarelle » avec Katia sur les sentiers des corniches occidentales des Gorges du Tarn et de la Jonte .

Temps splendide, tout juste un peu de vent d’autan qui apporte une grande douceur, de la chaleur même, il fait aussi bon qu’à Marrakech avant-hier !

Nos connaissons tous les deux les moindres détours de ces pentes, de ces falaises abruptes, souvent surplombantes, qui dominent de plusieurs centaines de mètres les deux rivières au-dessus desquelles nous allons peindre et randonner (on devrait dire grimper) .

C'est la base du "Révérend", superbe paroi d'escalade . Des grimpeurs sont d'ailleurs dans les premières longueurs . On le trouve en partant de la vallée de la Jonte au Rozier, sur l'itinéraire de la Corniche du Méjean .

Au programme : la montée jusqu’au « Pas du Loup » pour faire quelques croquis, et voir l’arrivée des grandes voies d’escalade à l’aplomb de la corniche du Méjean, sous les « Vases de Sèvres » et de « Chine », qui sont d’immenses rochers ruiniformes ressemblant aux fameux récipients, mais hauts de plus de 20 mètres, pesant des centaines de tonnes et en équilibre au bord du vide ; puis enchaînement avec la descente sur la Fontaine du Teil, petit miracle de la nature qui coule en toute saison en plein flanc de falaise juste au dessus de l’ermitage St Pons .

Un peu plus haut la vue se dégage sur la vallée de la Jonte . On arrive vite aux vires du cirque des "vases" ... La balade est merveilleuse au milieu d'un tel paysage ...

Quand on arrive à proximité du "Pas du Loup", un grimpeur est dans la dernière longueur du socle du "Vase de Sèvres" : tout petit en bordure de la paroie blanche en bas et à droite de la photo . On voit au fond le rocher de Capluc et le départ du sentier commun corniches et Brunet .

La fontaine du Teil est plus loin, il faut traverser le causse et plonger sur les gorges du Tarn pour la rejoindre .

 

Katia à la fontaine du Teil . L'eau fraîche et l'ombre de cette petit exurgence contraste l'été avec les falaises alentour brûlées par le soleil .

Nous voici à l'Ermitage St Pons . Quel mérite ou quelle foi pour l'ascète qui vivait ici à flanc de falaise il y a quelques siècles entre plateau et vallée ? L'ermitage s'appuie à la paroi, protègé par un surplomb comme pour mieux se blottir contre la roche . Comment avait-il pu apporter ici autant de pierres de taille ?

Elles sont bouleversantes ces ruines romantiques accrochées à une vire, blotties très haut contre la falaise au dessus des Gorges du Tarn . On ne peut les voir du bas de la vallée car les arbres qui les cachent ont envahis la petite corniche terreuse sur lesquelles elles sont bâties .

Ensuite, c'est la traversée de la grotte qui jouxte l’ermitage et qui permet de ressortir un peu plus haut à flanc de rocher .  

La grotte est juste à côté des murs ouest de l'ermitage . Elle permet de traverser la roche pour poursuivre son chemin sur les vires ; c'est un passage inattendu, dont l'éclairage particulier donne aux chaudes couleurs de l'argile et des roches oxydées des reflets de pierres précieuses comme si tout à coup on traversait le coeur d'un rubis, d'un grenat ou d'une serpentine d'agate mélangée !

Voici la sortie de la grotte : c'est le point de départ d'un sentier intermédiaire au dessus de la paroi médiane du canyon ; ici commence la recherche du meilleur passage hors sentier, qui nous permettra la jonction avec le sentier Brunet, tout en haut, l’un des plus beaux du secteur, aérien comme un fil de funambule, car dominant les deux gorges à la fois avant qu’elles ne se rejoignent en aval, en contrebas du rocher de Capluc .

Nous avons remonté hors sentier le seul ravin praticable sans encordement pour accèder au sentier Brunet .

En voici un passage : escalade facile dans un petit dièdre, on trouve la même chose souvent, plus ou moins escarpée à franchir en descente ou bien en montée même si nous sommes en fait en train de redescendre vers la vallée .

Le programme aquarelle est un peu moins ambitieux car il faut prévoir au moins 5 heures de randonnée parfois sportive à cadence soutenue pour effectuer la boucle, sans compter une heure en plus comme marge de sécurité (puisque nous avons aussi effectué une jonction par une remontée qui pouvait s’avérer aléatoire si on s'était perdus entre les vires en remontant le ravin intermédiaire), on ne se remet vraiment à l’aquarelle que lorsque nous atteignons le sentier Brunet …

Croquis aquarellé d'un rocher dolomitique sur le trajet : le "Dromadaire" . Il y ressemble bien . Le voici vue d'en dessous côté nord . Il doit faire dans les 15 m de hauteur .

 

 

"Le rocher du Dromadaire", (détail) Gorges de la Jonte 2005 : Croquis aquarellé de 2 motifs sur format 21 x 29,7 cm, papier Lukas grain satiné 150g/m2 . Réalisation : croquis aquarellé au crayon graphite 2B, peinture au pinceau à réservoir  "Pentel", sans graphisme de rehauts . Couleurs utilisées : rose permanent, jaune de Naples et Indien, bleus outremer clair et de cobalt , terre d'ombre brûlée . Temps total de réalisation : environ 20 mn pour les 2 motifs .

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3 novembre 2005 4 03 /11 /novembre /2005 00:00

Je continue ma randonnée picturale sur les sentiers des corniches occidentales des Gorges du Tarn et de la Jonte .

Le temps se gâte un peu, mais les couleurs d’automne sont flamboyantes !

Quatre essences végétales y contribuent grandement : les buis qui vont du vert lumineux aux madères cuivrés, les sorbiers des oiseleurs, cormiers, tour à tour jaunes brillants, ors ou cuivres dorés, les trembles et autres bouleaux au fragile feuillages passant de citron à blond argenté, et surtout le plus éclatant, le plus merveilleusement coloré, l’érable de Montpellier qu’on ne trouve qu’ici, arbre emblématique de cette région des Cévennes .

C’est à lui que je vais me consacrer, car il offre sur le fond bleuté des pins sylvestres qui plonge vers la vallée une incroyable palette des teintes les plus chaudes, les plus ensoleillées, les plus chatoyantes qu’un peintre puisse imaginer .

 

 

 

 

Quand le soleil éclaire les érables, les couleurs de l'aquarelle paraissent fades et ratées ...

"Erable de Montpellier automne", Gorges de la Jonte 2005 . Aquarelle format 21 x 15 cm, papier Lukas grain satiné 150g/m2 . Réalisation : croquis crayon graphite 2B et peinture au pinceau à réservoir "Pentel" . Couleurs utilisées : jaunes auréoline, Indien, pierre de fiel, or vert, rose permanent, rouge de Chine, brun de pérylène, bleu outremer clair . Temps total de réalisation : environ 35 mn .

Poste d'observation idéal, je m'installe sur l'entrée de la grotte de St Pons ...

En dessous, la végétation s'accroche à cette vire suspendue au dessus des Gorges du Tarn .

Un érable magnifique y flamboie : c'est celui que je dessine, il est éclairé sur le côté gauche, mais on dirait que c'est lui-même qui rayonne tant, de cuivre et d'or  !

 

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3 novembre 2005 4 03 /11 /novembre /2005 00:00

Le haut des corniches du Méjean offre une vue superbe et dégagée sur la vallée de la Jonte, les pentes du Causse Noir vers l'autre rive, et l'enfilade des rochers ruiniformes qui jalonnent le parcours comme autant de gigantesques créneaux . C'est l'endroit idéal pour faire quelques croquis des 2 "vases" et du "Rocher décollé", qui doit bien faire 200m de haut, encore un souvenir de grimpe :

quand je m'étais coincé en passant le surplomb !

J'abandonne bientôt mon point de vue "idéal", car le vent a failli m'arracher le bloc de papier et la palette d'aquarelle s'est refermée sur mes doigts ... Pourtant le croquis est terminé, et les quelques couleurs qui l'habillent sont suffisantes pour traduire l'incroyable diversité des tons de la roche oxidée par les minéraux et patinée par les intempéries, le soleil, le temps . Enfin, des rehauts au feutre noir pointe fine pour lui donner plus de "nervosité" .

Croquis aquarellé du "Vase de Chine", et du "Rocher décollé" . 

"Les rochers du Vase de Chine et Rocher décollé" (vue partielle) , Gorges de la Jonte 2005 : Croquis aquarellé de 3 motifs sur format 23 x 31,5 cm, papier Montval grain fin 300g/m2 . Réalisation : croquis aquarellé au crayon graphite 2B, peinture au pinceau à réservoir "Pentel", graphisme de rehauts "Pitt" artist pen Faber Castell noir pointe fine. Couleurs utilisées : rose permanent, alizarine cramoisie, jaune de Naples et Indien, bleu outremer clair, terre d'ombre brûlée, or vert WN . Temps total de réalisation : environ 25 mn pour les 3 motifs .

Au fond du sac, boissons, nourriture, fruits sec, vêtements chauds et imperméables, corde et frontales, on ne sait jamais …

Katia marche bien, elle me parle de ses études et du passionnant livre qu’elle vient d’écrire dans la langue même de Cervantès : je vous en reparlerai quand il aura paru, car il est en cours d’impression et je lui ai promis de ne pas trahir ce secret .

Le rocher de "l'Enclume" porte bien son nom !  Il paraît suspendu en plein ciel, sur cette arête tortueuse comme pour mieux se rapprocher du dieu Vulcain qui ne le renierait pas ... Un cairn non loin de sa base permet de retrouver son chemin au milieu d'impasses aboutissant toutes sur d'impressionnants a-pics .

Des parois on entend les grimpeurs qui s’interpellent, de l’odorante forêt de pins montent des chants d’oiseaux, et très bas, la rumeur sourde de quelque camion qui enchaîne les lacets . Les premiers vautours viennent nous frôler, à la recherche des thermiques s’échappant des combes et des falaises chauffées par le soleil .

La balade est ici lumineuse, parfumée de résine et de lavande sauvage .

Les couleurs d’automne sont peut-être plus belles que partout ailleurs sur les montagnes des Cévennes, et les rivières qui y prennent naissance paraissent en parer tous les versants de leur lit .

A chaque pas une aquarelle nouvelle pourrait être réalisée …

C’est très enivrant de peindre ainsi au bord du vide : la verticalité donne une autre dimension au paysage : une sensation que je connaissais déjà en escalade .


Une fois faite la jonction avec le sentier Brunet, après l’ivresse de l’air pur, la joie de marcher et de peindre sur cette sorte de haute muraille de rochers dolomitiques aux formes fantastiques entre deux profondes vallées, c’est déjà la descente que l’ont fait toujours à regrets, car on sait qu’en rejoignant « le monde des hommes » on perd un peu cette forme de vérité, de pureté, de beauté que nous donnent les choses d’en haut, celles qu’il a fallu mériter …

Quitter la magie de ces lieux, abandonner ses pensées, ranger son matériel de peinture, regagner la vallée . Fini la contemplation, il faut à nouveau être actif, vigilant, attentif et prudent car dans la descente, nombreuses peuvent être les fissures ou les plaques humides sur le parcours du sentier en versant nord à cette saison . Le dénivelé est vite avalé . Un seul regret : la journée est trop vite passée, heureusement qu'il reste quelques aquarelles, beaucoup de photos, et un beau souvenir aux couleurs de l'amitié ! 

Cela fait exactement six heures que nous nous sommes élancés ; de nouvelles aquarelles sont au fond du sac, nous avons les jambes plus lourdes mais le cœur plus léger .

Le soleil va se coucher, et il y a de grandes gloires sur le rocher de Capluc, juste au dessus de l’endroit où la Jonte et le Tarn vont se rencontrer au Rozier .

"Contre-jour sur le rocher de Capluc" (vue partielle) , Gorges de la Jonte 2005 : Aquarelle format 21 x 29,7 cm, papier Lukas grain satiné 150g/m2 . Réalisation : peinture directe au pinceau à réservoir sans dessin préalable . Couleurs utilisées : rose permanent, jaune de Naples, bleu outremer clair et de cobalt, terre d'ombre brûlée . Temps total de réalisation : environ 20 mn .

 

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