Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Aquarelliste et peintre voyageur
  • Aquarelliste et peintre voyageur
  • : En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
  • Contact

Me joindre, les stages, etc. :

Pour m'écrire, cliquez ici

Pour le calendrier des stages 2017 cliquez ici

Plein de nouveautés vous attendent !

(pour les tarifs et disponibilités me les demander directement en cliquant ici)

-  Les stages "aquarelle" dans l'Hexagone sont ouverts aux débutants et aux pratiquants déjà confirmés souhaitant se perfectionner : ils ont pour but d'apporter efficacité et aisance d'expression à l'aquarelliste de terrain.
- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental, du Portugal, à l'INDE DU SUD, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2016...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

-------------------------------------------------------------------------------------------

Vous aimez ce blog ?

Alors découvrez le nouveau site d'Alain MARC :

width="300"

 

Extraits vidéo d'Aquarelle en Voyage :

Pour me retrouver sur HOUZZ :

Alain MARC Artiste peintre in GAGES, FR sur Houzz

 

https://alain-marc.fr/

 

Recherche

Partenaires

Voici où trouver vos meilleurs

produits aquarelle

et carnets de voyages :

aquarelle-bouton-2

N'hésitez pas à les contacter

et à leur commander de ma part,

ce sont de vrais amis qui soutiennent mon travail !

 

Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

Équipiers-équipières aquarelle

 

- Vous aimeriez partager vos bons moments d'aquarelle lorsque vous partez peindre dans votre ville ou votre quartier ? - vous aimeriez aller peindre avec d'autres artistes motivés comme vous lorsque vous voyagez ?
Alors cet espace est fait pour vous uniquement si vous êtes amateurs souhaitant vous retrouver entre-vous (je réfléchis pour l'avenir à une autre rubrique possible s'adressant aux professionnels ou semi-professionnels) : - si vous êtes amateur donc,  et voulez entrer dans ce module transmettez-moi votre prénom (ou un pseudonyme et lieu de résidence) je les rajouterai ci-dessous en établissant un lien anonyme avec votre e-mail, et vous pourrez ainsi trouver des coéquipiers  (ères) de peinture plus facilement . Il suffira de cliquer dessus pour vous écrire un e-mail !


BELGIQUE

En BRABANT WALLON :

Chantal

FRANCE

En ÎLE DE FRANCE :

à PARIS
:

Bernard
  Blog


Fabienne

 Jane

Dans les BOUCHES-DU-RHÔNE :

à Marseille
:

 Mirelle

Junguilin

Solange
   Blog

Dans le CHER :

Sancerrois :

Elizabeth

Dans le GARD :

à NÎMES
:


Annynîmes

lepeintre30@voila.fr
         Blog


Nicoleagathe

         Blog

Dans le LOT à Figeac en QUERCY :

Max

En HAUTE MARNE :

Claire et Pascal
         Blog

Près de Lagny-sur-MARNE :

 Anne-Laure  

En Lot-et-Garonne :

Cécile

à Toulouse (et environs immédiats) :

Marie-Claude

Val de Loire (Chaumont sur Loire) :

Catherine

Dans la Loire (en Forez) :

Roger
Blog

Sur Lyon / Beaujolais :

Claudia

Dans la région de Colmar (68000) :

Françoise

Dans le NORD :

Joëlle

Dans le PUY DE DÔME :

à RIOM :


Maryse
  Blog

En NORMANDIE :

Calvados, Trouville-sur-Mer :

Aline

En SEINE - MARITIME :

Rouen et Yvetot :


Nathalie
   Blog


En SUD-LUBERON :

Jane

Avignon (Vaucluse) :

Jean-Louis 

Sur la Côte d'Azur

(Nice et environs) :

Petit Nuage

 Christine

23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 09:15

Nous avons évoqué (preuves à l’appui) dans l’article précédent l’hypothèse d’une possibilité de « créativité augmentée » provoquée par les états euphorisants liés à une pratique sportive engagée, exigeante et intensive, à travers la première longueur d’escalade de la Tête de braque par sa voie nord-est dans le massif du Caroux.

Qu’on veuille bien me pardonner avant tout de ne parler qu’à la première personne autant dans cette série d’articles que dans les vidéos correspondantes, même si j’essaie de partager ici mon expérience, elle est exclusivement personnelle, mon ressenti et sa traduction dans le domaine pictural ne pouvant être vécus que par moi-même au moment où elle se déroule.

J’espère par contre de tout cœur que les enseignements qui pourront en être retirés vont ultérieurement profiter au plus grand nombre, car il ne s’agit pas seulement d’explorer des moyens différents d’élargir son potentiel créatif, mais aussi de déterminer quelles conditions sont les plus favorables pour donner à l’individu une dimension autotélique véritable qui soit capable d’accroître l’épanouissement personnel et le sentiment de réalisation de soi au-delà des méthodes qui nous sont actuellement proposées (et qui restent « naturelles » bien sûr) pour arriver à cet objectif.

Dans le domaine qui nous concerne ici, il n’y a que la technique carnettiste de l’aquarelle, qui, par sa légèreté, sa compacité, sa rapidité d’exécution, peut s’adapter aux conditions de mes expériences sur le terrain, et le "chêne vert" réalisé en évoquant la première longueur d’escalade est déjà une réponse à la question précédemment posée :

- Les états modifiés de conscience induits par une activité sportive intense en conditions de grande concentration peuvent-ils avoir une influence pendant et après cette activité sur l’expression créative exprimée par l’aquarelle (ou d'autres expressions créatives) ?

Je continue à présent cette expérience créative picturale en faisant référence à la deuxième longueur d’escalade pour en tester à nouveau les effets du potentiel énergétique hors de l’ascension proprement dite en essayant de les exploiter « a posteriori » (je la tenterai ultérieurement dans l’escalade même, afin d’en comparer le mental induit, les émotions provoquées et le résultat, à celles réalisées « a posteriori », mais nous n’en sommes pas encore là).

Si vous voulez avoir une meilleure idée de l'ambiance de cette vidéo je vous conseille de la visionner en cliquant ci-dessus sur "dailymotion" et en passant en HD.  Dans cette vidéo consacrée à la 2e longueur d’escalade de la Tête de braque, j’analyse avec plus d’attention ma pensée, et les sensations que j’éprouve pour me remettre dans les conditions psychologiques, mentales et physiques de l’instant lors de la réalisation de ma 2e expérience picturale (voir la première avec la vidéo précédente)...

 

A) Contexte :

 

Les conditions d’escalade de cette deuxième longueur étant assez proches de la première (à peine le double de hauteur par rapport au sol, verticalité et enchaînements identiques, mais ampleur de l’ascension et ambiance aérienne modifiée par la végétation faisant parfois obstacle en plein milieu de la voie), je vais à nouveau tenter de me projeter dans leur environnement immédiat pour me laisser « imprégner » par leur source d’inspiration correspondante, en essayant d'en conserver la « force énergétique » pour la phase picturale.

Dans mon expérience présente c'est sur l'environnement (rocher et lichens) autour de l'arbre barrant le dièdre en fin de cette partie de l'ascension que se focalisera la projection mentale de ma démarche "action - création".

"Le franchissement du surplomb" Alain MARC, Aquarelle 18 x 24 cm

"Le franchissement du surplomb" Alain MARC, Aquarelle 18 x 24 cm

J’ai réalisé cette aquarelle il y a plus de 40 ans en m’inspirant des passages clés d’escalade dans le massif du Caroux où je m’entraînais régulièrement. 

... Et j’avais aussi déjà le sentiment que la concentration extrême, l’effort physique, l’implication mentale, les sensations uniques liées à l’évolution dans une dimension de l’espace indissociable du vide et de la verticalité pouvaient déboucher non seulement sur la réalisation d’un motif pictural intéressant, mais surtout sur la perspective d’une impulsion de créativité augmentée, véritable fenêtre ouverte sur d’autres sommets accessibles ceux-là par autre chose que la simple escalade, mais dont celle-ci pourrait détenir des clés !

Lichens des rochers du massif du Caroux.

Lichens des rochers du massif du Caroux.

B) "Action — création" :

        1) - Partie escalade :

        Il ne s’agit pas pour moi de rechercher un quelconque état de pleine conscience ou de disponibilité mentale positive comme je le fais à chaque fois que je peins (ou m’y prépare), ni assimilable aux bienfaits de la méditation pour la créativité, mais bien de dépasser ces états dans l'action de grimper afin de retrouver dans l’acte pictural ce que j’ai parfois pu ressentir en conditions d’engagement sportif extrême dont l’intensité ne peut se comparer à rien d’autre.

Il n’y a même pas de mots à mon sens pour le décrire !

        Les sentiments d’accomplissement et d’épanouissement personnel qu’on peut en retirer sont largement supérieurs à tout ce que les actes du geste pictural ou plastique ont pu me transmettre comme émotions, y compris lors de mes plus intenses moments d’inspiration.

        Je vais donc essayer de me « fondre » au mieux dans ce contexte sans ménager mes efforts pour tenter de provoquer cet « état » sans savoir réellement si j’y parviendrai.

       2) - Partie aquarelle :

        Comme pour la première longueur, je pense avoir bénéficié de l’effet euphorisant de la partie « escalade » conservé plus d’une heure après les rappels de descente de la voie, mais en ayant perdu une grande partie des sensations et des perceptions sensorielles ressenties pendant l’escalade.

        L’aquarelle réalisée bien plus tard, inspirée par les lichens poussant sur les arbustes et la roche de l’arête nord-est a été techniquement plus laborieuse à finaliser que la précédente (celle du chêne vert), mais j’ai ressenti en la réalisant la même impression de vide intérieur et « d’aspiration vertigineuse » ressentie lors du franchissement de l’arbre qui obstrue la voie à la fin de la deuxième longueur d’escalade :

- est-ce là un effet se rapprochant de l’expérience de « flow » particulière à l’accomplissement sportif, un de ses sous-produits créatifs, ou l’intuition d’avoir quelques instants été subtilement « lié » au cosmos à ce moment-là ?

« Le cosmos des lichens » Alain MARC, Aquarelle 18 x 28 cm

« Le cosmos des lichens » Alain MARC, Aquarelle 18 x 28 cm

Ce que je peux en déduire en repensant à l’aquarelle fruit de ma deuxième expérience, c’est qu’elle exprime plus à mes yeux une synthèse entre la roche, les lichens et l’espace environnant, que l’un de ces éléments individualisés. Si l’aquarelle précédente du chêne vert me donnait l’impression de n’exprimer que son « essence », je ressens cette fois tous les éléments traités ici comme dématérialisés, infime partie d’un immense « tout », mais dans laquelle ce « tout » serait contenu...

C)    Conclusion :

    Je n’en suis qu’aux débuts dans ma série d’expériences liant actions physiques, psychiques, mentales, en conditions fortement « impliquantes » en milieu naturel (non humanisé, cela me paraît important), et la créativité dans sa dimension picturale la plus élémentaire, mais je suis de plus en plus persuadé de toucher du doigt un vecteur de l’épanouissement personnel débouchant sur une nouvelle dimension des approches du bonheur. À approfondir donc !

Je crois qu’en matière de psychologie positive, les questions soulevées par les constats que je fais (même s’ils ne sont vérifiables que par moi-même pour l’instant) sont importantes pour de nombreuses applications possibles dans les domaines de l’art, de la formation, de l’éducation, de la psychologie clinique, et bien sûr du sport d’où elles sont issues.

Elles pourraient ouvrir de nouveaux axes d’étude sur la conception même du sentiment d’accomplissement personnel et des façons d’y parvenir au sein de nos sociétés occidentales contemporaines (qui vont souvent chercher dans des pratiques à la fois artificielles et irrationnelles des moyens de dépassement de soi aléatoires et bien moins performants).

Dans le prochain article (et la prochaine vidéo), je vais tenter l’expérience non plus a posteriori par rapport à l’implication sportive, mais directement pendant l’ascension même de l’arête nord-est de la Tête de Braque, après enchaînement direct des 3e et 4e longueurs que je gravirai dans la foulée, en donnant plus d'importance au facteur humain représenté dans ce contexte par mes compagnons de cordée.

Je rappelle, que considérant ici l’expérience sportive et picturale dans leur totalité comme démarche créative à part entière, je compte sur l’ambiance plus aérienne, l’équilibre plus précaire à cause de la tramontane assez forte ce jour-là, la progression verticale sur des masses rocheuses cette fois dénuées de végétation, l’escalade plus soutenue, la concentration et l’effort plus constants, pour favoriser des conditions optimales d’expression picturale au relais suivant...

Article et vidéo suivants : Aquarelle et expérience de flow à la Tête de braque (3e et 4e longueurs)

Article et vidéo précédents : Aquarelle, chêne vert et Tête de braque (1re longueur)

Partager cet article

Repost 0
14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 18:14

Vous entrez aujourd'hui dans le vif du sujet de ce rapport « action – création » avec une aventure qui va vous emmener sur les parois de l'une des « classiques » d’escalade en Haut-Languedoc.

Outre les valeurs essentielles que représente la pratique de la montagne et de l'escalade, leur pouvoir d'émerveillement au contact d'une nature généralement intacte, ma quête par delà ma recherche des « étants » qui constituent le cosmos (si bien évoqués par Michel Onfray, interprétés ici même à travers les éléments de la terre et de l'air), initie une nouvelle série d'articles (et de mini reportages vidéo) dans lesquels j'aborde nombre de questions liées à une exploration créative atypique de l'aquarelle.

Il ne s'agit pas d'une nième redite de peinture sur le motif, mais de l'ouverture de champs exploratoires essayant de confronter activité sportive, complet engagement physique et mental en terrain d'aventure, et application picturale élémentaire de circonstance.

Je vais donc tenter d'apporter quelques éléments de réponse tout au long des articles qui suivent, à cette question :

  • Les états modifiés de conscience induits par une activité sportive intense en conditions de grande concentration peuvent-ils avoir une influence pendant et après cette activité sur l'expression créative traduite par l'aquarelle ?

Si vous voulez avoir une meilleure idée de l'ambiance de cette vidéo je vous conseille de la voir dans un plus grand format en vous rendant sur http://dai.ly/x3779j5

Elle est consacrée à la première longueur d'escalade de la Tête de braque où j'aborde une définition de la forme d'aquarelle « action – communion - » qui en découle, me servant de l'escalade pour tester à posteriori les effets conjugués euphorisants de l'adrénaline et des endorphines sur mon regard, ma pensée, et les sensations que je vais éprouver par rapport au sujet (lui-même d'ailleurs inspiré par le milieu naturel dans lequel j'évolue, quitte à revenir en « solo » revivre l'expérience ultérieurement si je ne dispose pas d'assez de temps sur le moment, pour me remettre dans les conditions psychologiques, mentales et physiques de l'instant)...

 

A) Contexte :

Le lieu où va se dérouler pour nous cette première expérience est le splendide massif gneissique du Caroux (souvent nommé « montagne de lumière ») culminant à 1 091 m d'altitude dans le Parc Naturel du Haut-Languedoc (en fait, ce n'est pas la première puisque j'ai déjà consacré plusieurs articles à des expériences similaires mais sans réellement prendre conscience de l'importance du sujet).

L'ambiance vertigineuse de ses parois plongeant vers la plaine du Languedoc, l'escarpement de son relief, l'ampleur de ses dénivelés, en font un excellent lieu d'entraînement à la pratique de l'alpinisme dans un véritable terrain d’aventure.

Le choix de la voie, en ce qui nous concerne mes compagnons de cordée et moi-même, de l'arête Nord-Est de la Tête de braque (qui porte ce nom à cause de l'étrange rocher en forme de tête de chien en coiffe le sommet), est d'abord dicté par l'hommage que nous souhaitons symboliquement rendre en la gravissant à notre ami Guy S. et à mon fils Jean-Sébastien qui sont aujourd'hui tous deux disparus et pour lesquels cette arrête avait une grande importance. Nous dédions aussi notre ascension à Daniel, un autre compagnon de cordée qui ne nous accompagne pas cette fois.

Grande similitude entre la forme de la tête d'un braque et le rocher du sommet de cette aiguille !

Grande similitude entre la forme de la tête d'un braque et le rocher du sommet de cette aiguille !

Grande similitude entre la forme de la tête d'un braque et le rocher du sommet de cette aiguille !
La voie d'escalade, classée « assez difficile » en alpinisme (mais ne dépassant pas le 4+ / 5 en escalade) est composée de six longueurs de corde particulièrement belles et aériennes à partir de la 3e, la progression entrecoupée d'essences végétales dans la première longueur inspirera mon choix d'un chêne vert comme sujet d'aquarelle symbolisant le long dièdre incliné du départ.

Tracé de la voie d'escalade de la Tête de braque vue depuis les Gorges d'Eric.

Tracé de la voie d'escalade de la Tête de braque vue depuis les Gorges d'Eric.

Tracé de la voie d'escalade de la Tête de braque vue depuis les Gorges d'Eric.

L'historique des voies d'escalade de ces aiguilles et parois remonte à 1896, dès la création du club alpin français de Béziers Caroux. En 1910 déjà, les plus hautes aiguilles sont gravies par Viala, Déplasse, Dulong-de-Rosnay. Viendront ensuite Azéma, Frayssinet et d'autres grimpeurs émérites qui ouvrent de nombreuses voies. Puis de 1960 à 1980, Henri Blanc, Guy Pistre, François Pugibet et les frères Raynal signent d'autres beaux itinéraires, et les « plus grands » tels Armand Charlet, Robert Flématti, et René Demaison, ont également grimpé ici.

B) Action - création :

    a) - Partie « escalade » :

        Le fait pour moi de grimper cette fois en tête de cordée me permet simplement de mieux entrer en connivence avec la roche, la végétation ambiante, le vent et la lumière qui y prennent une toute autre dimension. Si pour d'évidentes raisons d'équilibre, d'horaire et de sécurité je ne vais pas systématiquement réaliser d'aquarelle en plein milieu des longueurs de corde, je vais par contre m'imprégner de tout ce qui dans mon environnement me permettra de dépasser le cadre de la simple contemplation. L'implication mentale, la concentration, l'effort physique, les sensations uniques liées à l'évolution dans une dimension de l'espace indissociable du vide et de la verticalité créent des émotions aptes à transcender le filtre du simple regard, ouvrant de nouvelles portes d'entrée me reliant à une conscience indéfinissable du cosmos... Je me sens « rechargé » d'énergie, dans un calme étrange où j'ai l'impression de parfaitement contrôler mes pensées et actions, dans un état de sérénité exempt de toute forme de distraction comme si j'étais dans une sorte de transe. Je ne ressens même plus la douleur liée à certains efforts mais suis davantage à « l'écoute du monde » tout en m'en sentant détaché.

    b) -Partie aquarelle :

        J'ai rapidement enchaîné la réalisation des 3 aquarelles correspondant aux principales longueurs de l'escalade sans interruption ni dessin préalable.

        Sur le plan purement technique j'ai emporté dans mon sac à dos mon plus léger matériel d'aquarelle (dont pinceau à réservoir d'eau Pentel et petite boite pliable de Winsor et Newton) avec un petit carnet Paperblanks pour un travail dans la voie et un bloc de plus grand format + boite d'aquarelle en tube à alvéoles et différents pinceaux dont un spalter et un stryper n°1 de Léonard (que vous pouvez commander de ma part à aquarelle et pinceau si vous n'en avez pas) pour le travail à postériori.

        Je pense avoir bénéficié de l'effet euphorisant de la partie « escalade » pendant plus d'une heure après les rappels de redescente de la voie, ce qui est suffisant pour plus de disponibilité créative dans la démarche picturale, bien que certaines des sensations et des perceptions sensorielles ressenties pendant l'escalade aient disparues. Par contre, il faut beaucoup d'efforts dans sa « remise en conditions » ultérieure pour retrouver sur les lieux une partie des sensations déjà éprouvées, afin de terminer certaines aquarelles, lorsque tout n'a pas été fait dans l'immédiateté.

Le chêne vert fruit de mon "expérience".

Le chêne vert fruit de mon "expérience".

C) Conclusion :

Le motif du chêne vert a été très vite réalisé sans que je réfléchisse vraiment aux couleurs que j'employais ni à la façon dont je travaillais, dans une sorte d'euphorie (ou plutôt de vide intérieur), sans notion de temps et d'espace, où j'avais l'impression d'être en lien avec l'essence même de l'arbuste. Je peux en cela dire qu'effectivement « quelque chose » s'est également passé après l'escalade pour cette partie créative (nous verrons le cas de l'aquarelle réalisée au troisième relais de la voie elle-même dans un futur article).

Je n'ai pas encore assez de données pour tirer des conclusions évidentes mettant en valeur l'effet des composantes « fatigue – adrénaline – endorphines – etc. » sur la pensée et le produit qui en découle (l'aquarelle), mais je constate au résultat final que j'ai travaillé différemment, plus librement, plus « facilement » presque sans m'en apercevoir comme dans un état second.

Nous verrons dans le prochain article avec la deuxième longueur où davantage d'efforts physiques et d'implication mentale sont sollicités pour l'escalade quel motif elle m'a inspirée, comment je l'ai réalisé, et quelles réflexions elle a soulevées...

Article et vidéo suivants : Aquarelle, rocher et lichens, Tête de braque (2e longueur)

Article et vidéo précédents : - Quelles perspectives entre aquarelle de création et aquarelle d’action ?

 

Partager cet article

Repost 0
9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 12:07

In summary in my bad English :

There's watercolor "made to be seen", the proceeds increasingly elitist and sophisticated in pyramid structured in a perverse race in front initiated by the fashionable salons : - this form of watercolor she holds " the truth "?

- The economic mechanism produced by trends so determined, is it representative of individual initiatives outside the system resulting, forgotten expressions, isolated creators ?

... Or the pleasure of painting as you want, away from structured currents ?

- What is done in these cases, is it despicable ?

Sure, watercolor called "Creation" is sometimes a watercolor of action. There is the gesture, the involvement, the intention ...

Simpler, there is the watercolor "contemplation" to me more in harmony with the natural balances reveal other forms of beauty as those produced by mankind and its civilizations

The travel watercolor, often falls into this latter form of expression.

And then there is the watercolor made to be lived (travel watercolor is also included).

But otherwise lived away from élitismes of all kinds. In itself, although it may be shared.

There are also action and "action." I refer here necessarily action different from what one can usually imagine.

An action which is more than a pictorial walk, which can be creative if it leads to a comprehensive instrument similar to a "product" creative. The set can then be considered a full-fledged artistic process, both active and creative.

"Early morning at the Vallot refuge." Figurative watercolor 55 x 70 cm years 1970

"Early morning at the Vallot refuge." Figurative watercolor 55 x 70 cm years 1970

"Early morning at the Vallot refuge." Figurative watercolor 55 x 70 cm years 1970 (it has now regained near Mont Blanc in the private collection of a climber in the valley). Made from notes taken on the spot during my ascent of the summit. She was already in the mind of this inseparable relationship "creation - action" that always drives me to the heart of nature whenever it exceeds the human scale ...

 

This form of watercolor "action" will be necessarily creating watercolor because born in the heart of the action or thought embodied by the action, even if the result does not necessarily correspond to the criteria defined by the canons of the "beauty" in terms of contemporary watercolor.

Now everything has been done. Social networks are full of wonderful works which most authors are completely unknown.

Even our "elites" and "leaders" in this discipline were not better than our great masters of the past who had yet much less resources than us ....

So to regain that sense of wonder, for you to share it, to reconnect pictorially actively (through watercolor but not only, I will come back), with nature and privacy natural elements, I came in contact with these simple things (apparently) that are air and the earth, trying to extract the essence, taking my way to "grips".

In the spirit of the great adventure of "The Aven of Wonders", when you accompanied me in exploring nights karst of Black Aven along with Roland Pelissier, I invite you to follow me this time to through new adventures where action and mingled creation will open new perspectives on the watercolor sketches and watercolors, off the beaten path already traced by the masters of the discipline, present and past.

- What prospects between creating watercolor and watercolor action ?

A banal note taking as those at the origin of my watercolor Vallot refuge. It was under this huge porch that I give you appointment from next article to go with me experience new adventures able to marvel at creation and mixing action. It is first a new concept I would like to invite you ...

Partager cet article

Repost 0
Published by Alain-Marc
commenter cet article
9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 11:56

Hay acuarela "hecha para ser vista", donde el producto es cada vez más elitista y sofisticado establecido en pirámide, estructurado en una carrera perversa iniciada por los salones de moda :

- esta forma de acuarela ella sostiene " la verdad " ?
- El mecanismo económico producido por las tendencias así determinadas  es representante de iniciativas individuales fuera del sistema resultante, expresiones olvidadas, creadores aislados ?
... O el placer de pintar como quieras, lejos de corrientes estructurados ?
- ¿Qué se hace en estos casos, es despreciable ?
Claro, acuarela llamada "creación" es a veces una acuarela de acción. Hay el gesto, la participación, la intención...
Más simple, existe la acuarela "contemplación" para mí más en armonía con los equilibrios naturales revelando otras formas de belleza como los producidos por la humanidad y sus civilizaciones.
La acuarela de viaje, a menudo cae en esta última forma de expresión.
Y luego está la acuarela hecha para ser vivida (acuarela de viaje también se incluye).
Pero por lo demás vivido lejos de elitismos de todo tipo. En sí mismo, aunque puede ser compartida.
También hay acción y "acción". Me refiero necesariamente una acción diferente de lo que uno normalmente puede imaginar.
Más acción "implíquense" que no parace a un simple paseo pictórico, que puede ser creativo si conduce a un instrumento global similar a un "producto" creativo. El conjunto puede ser considerado como un proceso artístico de pleno derecho, tanto activo y creativo.

 

"Temprano en la mañana en el refugio Vallot." Acuarela figurativa 55 x 70 cm

"Temprano en la mañana en el refugio Vallot." Acuarela figurativa 55 x 70 cm

"Temprano en la mañana en el refugio Vallot." Este figurativa acuarela 55 x 70 cm hecha en los años 1970 (ahora se ha recuperada cerca del Monte Blanco en la colección privada de un escalador en el valle). Hecho de notas tomadas sobre el terreno durante mi ascenso a la cumbre. Ella ya estaba en la mente de este inseparable relación "creación - acción" que siempre me lleva al corazón de la naturaleza cada vez que supera la escala humana ...

Esta forma de acuarela "acción" será la creación de la acuarela necesariamente porque nació en el corazón de la acción o pensamiento encarnado por la acción, incluso si el resultado no se corresponde necesariamente con los criterios definidos por los cánones la "belleza" en términos de la acuarela contemporánea.
- ¿Dónde situar este concepto en un mundo que no le juzga por su valor mediática?
- ¿Y cómo demostrar valor cuando acaba de comprar un billete de avión para ir al otro lado del mundo para iniciar un libro de viajes que (problemas de presupuesto aparte), está al alcance de todo el mundo hoy ?
Ahora todo se ha hecho. Las redes sociales están llenas de obras maravillosas que mayoría de sus autores son completamente desconocidos.
Incluso nuestros "élites" y "líderes" en esta disciplina no eran mejores que nuestros grandes maestros del pasado que aún tenían mucho menos recursos que nosotros ....
Por supuesto, la subjetividad es reina en términos de la expresión artística, pero cuando descubrí en arte daños causados ​​por ideologías dominantes sobre diseñadores aislados, la fuerza que pueden ejercer a través del poder de los medios, la hegemonía actual de los intereses económicos de manera inseparable, me refugio en los valores esenciales que Michel Onfray y François-Xavier Bellamy, a través de la emocionante cruzada entre estos dos filósofos publicada en Le Figaro el 25 de marzo 2015 con motivo del lanzamiento del libro de Michel Onfray, "Cosmos", lamentan la escasez.
Cito dos o tres frases que sin cortarlas fuera de su contexto (en comparación con la naturaleza) expresan la parte de atrás de mi mente:
LA FIGAROVOX. "- Michel Onfray en el Cosmos, el primer volumen de su tríptico filosófico, recuerda la belleza del mundo. Vemos más? "
* Michel Onfray. "- Hemos perdido la maravilla. Desde Virgilio hasta el nacimiento del motor, vivia con nosotros. Pero ya que hemos cambiado la civilización, desde su nacimiento hasta su muerte, algunos individuos han vivido en el hormigón, el asfalto, el dióxido de carbono. De la temporadas ellos sabrán solamente que las hojas que caen de los pocos árboles que quedan en su calle.
Esta es una verdadera antropológica y ontológica ruptura: el fin de las campañas, la muerte de la provincia y de los campesinos a favor de una “híper cerebralización”. El verdadero problema no es el olvido del ser, como decía Heidegger, pero el olvido de los seres que constituyen el Cosmos. "
* Francisco Javier Bellamy. "- Tenemos que ir más allá: el hombre ya no está en contacto con la naturaleza que lo rodea, sobre todo, no con la naturaleza que recibe... Hemos perdido el sentido de las temporadas naturales, sino también el ritmo natural de nuestras propias vidas. El ciudadano se convirtió en la ciudad, y se ha olvidado de que el hombre no está construido a partir de cero, que no es un producto entre otros artificiales y transformables en la sociedad de consumo. "
Así que para recuperar esa capacidad de asombro, para compartir, para reconectar pictóricamente y activamente (a través de la acuarela, pero no sólo, vendré a otras), con la naturaleza y la privacidad de los elementos naturales, entró en contacto con estas cosas simples (aparentemente) que son el aire y la tierra, tratando de extraer sus esencias, tomando mi camino a de frente
En el espíritu de la gran aventura de "El Aven de las Maravillas", cuando me acompañaste en la exploración de las noches del karst en el Aven Negro junto con Roland Pelissier, los invito a seguirme esta vez a través de nuevas aventuras donde la acción y la creación mezcladas le abrirán nuevas perspectivas sobre los bocetos acuarela y acuarelas puras, fuera de lo común ya trazado por los maestros de la disciplina, del presente y del pasado.


 

- ¿Qué perspectivas entre la acuarela de creación y la acuarela de acción ?

Una nota banal tomada como las que están en el origen de mi acuarela del refugio Vallot. Es bajo este gran porche que te doy cita a partir en el próximo artículo para ir conmigo experimentar nuevas aventuras capaces de maravillarse con la creación y la acción mezcladas. En primer lugar, es un nuevo concepto me gustaría invitarte...

 

* Francisco Javier Bellamy es teniente de alcalde de Versailles (sin etiqueta). Antiguo alumno de la Escuela Normal Superior y asociado filosofía, enseña en escuela preparatoria. También es el autor de “Les Déshérités”, o la urgencia de transmitir publicado por Plon en septiembre de 2014.
* Filósofo es Michel Onfray es. Después del 21 de abril de 2002, se fundó la Universidad Popular de Caen. Su último libro, Cosmos, fue publicado por Flammarion. Usted puede encontrar sus artículos en su sitio web.

Partager cet article

Repost 0
Published by Alain-Marc
commenter cet article
9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 07:30

Il y a l’aquarelle « faite pour être vue » dont le produit de plus en plus élitiste et sophistiqué se structure en pyramide dans une perverse course en avant initiée par les salons à la mode : - cette forme d’aquarelle détient-elle « l’entière vérité » ?

- Le mécanisme économique produit par les tendances ainsi déterminées, est-il représentatif des initiatives individuelles échappant au système qui en découle, des expressions oubliées, des créateurs isolés ?

…Ou du plaisir de peindre comme on veut, loin des courants structurés ?

- Ce que l’on fait dans ces cas-là, est-il méprisable ?

Bien sûr, l’aquarelle dite « de création » est parfois une aquarelle d’action. Il y a le geste, l’implication, l’intention…

Plus simple, il y a l’aquarelle « de contemplation », à mes yeux davantage en harmonie avec les équilibres naturels révélant d‘autres formes de beauté que celles produites par l’humanité et ses civilisations.

L’aquarelle de voyage, relève souvent de cette dernière forme d‘expression.  

Et puis, il y a l’aquarelle faite pour être vécue (l‘aquarelle de voyage en fait également partie).

Mais vécue autrement, loin des élitismes de toutes sortes. Pour soi, bien qu’elle puisse être partagée.

Il y a aussi action et « action ». J’évoque ici une action forcément différente de ce que l‘on peut généralement imaginer.

Une action plus « impliquante » qu’une simple promenade picturale, qui peut être créative si elle débouche sur un acte global assimilable à un « produit » créatif. L’ensemble pouvant alors être considéré comme une démarche artistique à part entière, à la fois active et créative.

« Petit matin au refuge Vallot ». Aquarelle figurative de 55 x 70 cm

« Petit matin au refuge Vallot ». Aquarelle figurative de 55 x 70 cm

« Petit matin au refuge Vallot ». Cette aquarelle figurative de 55 x 70 cm date des années 1970 (elle a aujourd’hui retrouvé la proximité du Mont Blanc dans la collection privée d‘un alpiniste de la vallée). Réalisée d’après les notes prises sur place à l’occasion de mon ascension du sommet. Elle était déjà dans l’esprit de cet inséparable relation « création - action » qui m’anime toujours au cœur de la nature chaque fois qu'elle dépasse l'échelle humaine…

 

Cette forme d’aquarelle « d’action » sera alors forcément aquarelle de création, car née au cœur de l‘action ou de la pensée incarnée par l‘action, même si le résultat ne correspond pas forcément aux critères définis par les canons de la « beauté » en matière d‘aquarelle contemporaine.

- Où situer ce concept dans un monde qui ne vous juge que par votre valeur médiatique ? 

- Et comment en démontrer la valeur, quand il suffit d’acheter un billet d’avion pour aller à l’autre bout du monde initier un carnet de voyage ce qui, (tout problème de budget mis à part), est à la portée de tout le monde aujourd’hui ?

Maintenant, tout à été fait. Les réseaux sociaux regorgent d’œuvres magnifiques dont la plupart des auteurs sont complètement inconnus.

Même nos « élites » et « chefs de file » dans cette discipline n’ont pas fait mieux que nos grands maîtres du passé qui avaient pourtant bien moins de moyens que nous….

Bien sûr, la subjectivité est reine en matière d’expression artistique, mais lorsque j’ai découvert en art les dégâts provoqués par les idéologies dominantes sur nombre de créateurs isolés, le pouvoir qu‘elles peuvent exercer à travers la puissance médiatique, l‘hégémonie des courants à la mode indissociables des intérêts économiques, j‘ai fui en me réfugiant dans ces valeurs essentielles dont Michel Onfray et François-Xavier Bellamy, à travers le passionnant entretien croisé entre ces deux philosophes paru dans le Figaro du 25 mars 2015 à l'occasion de la sortie du livre de Michel Onfray, « Cosmos », déplorent la raréfaction.

Je cite deux ou trois phrases qui sans les couper de leur contexte rejoignent (par rapport à la nature) le fond de ma pensée :

LE FIGAROVOX. « - Michel Onfray, dans Cosmos, le premier volume de votre triptyque philosophique, vous rappelez la beauté du monde. Nous ne la voyons plus ? »
*Michel ONFRAY. « - Nous avons perdu l'émerveillement. De Virgile jusqu'à la naissance du moteur, il nous habitait. Mais depuis, nous avons changé de civilisation: de leur naissance à leur mort, certains individus n'auront vécu que dans le béton, le bitume, le gaz carbonique. Des saisons, ils ne connaîtront que les feuilles qui tombent des quelques arbres qui restent dans leur rue. 

Il s'agit d'une véritable rupture anthropologique et ontologique: la fin des campagnes, la mort de la province et de la paysannerie au profit d'une hyper cérébralisation. Le vrai problème n'est pas l'oubli de l'être, comme disait Heidegger, mais l'oubli des étants qui constituent le Cosmos. »

*François-Xavier BELLAMY. « - Il faut aller plus loin encore: l'homme n'est plus en contact avec la nature qui l'environne, ni surtout avec la nature dont il se reçoit… Nous avons perdu le sens des saisons, mais aussi celui du rythme naturel de notre propre vie. Le citoyen est devenu citadin, et il a oublié que l'homme ne se construit pas ex nihilo, qu'il n'est pas un produit parmi d'autres, artificiel et transformable, dans la société de consommation. »

Alors, pour retrouver ce sens de l’émerveillement, pour vous le faire partager, pour renouer picturalement, activement (par le biais de l’aquarelle mais pas seulement, j’y reviendrai plus tard), avec la nature et l’intimité des éléments naturels, je suis revenu au contact de ces choses simples (en apparence) que sont l’air et la terre, en essayant d’en extraire l’essence, en les prenant à ma façon à « bras le corps ».

Dans l’esprit de la formidable aventure de « L’Aven aux Merveilles », quand vous m’avez accompagné dans l’exploration des nuits karstiques de l’Aven Noir en compagnie de Roland Pélissier, je vous invite cette fois à me suivre à travers de nouvelles aventures où action et création mêlées vous ouvriront d’autres perspectives sur le croquis aquarellé et l’aquarelle, loin des sentiers battus déjà tracés par les maîtres de la discipline, présents et passés.

- Quelles perspectives entre aquarelle de création et aquarelle d’action ?

Une banale prise de notes comme celles qui sont à l’origine de mon aquarelle du refuge Vallot. C’est sous cet immense porche que je vous donne rendez-vous dès le prochain article pour partir avec moi vivre de nouvelles aventures aptes à nous émerveiller en mêlant création et action. C’est d’abord à un nouveau concept que je souhaite vous inviter…

*François-Xavier Bellamy est maire adjoint de Versailles (sans étiquette). Ancien élève de l'École normale supérieure et agrégé de philosophie, il enseigne en classe préparatoire. Il est également l'auteur de Les Déshérités, ou l'urgence de transmettre paru aux éditions Plon en septembre 2014.
*Michel Onfray est philosophe. Après le 21 avril 2002, il fonde l'Université Populaire de Caen. Son dernier livre, Cosmos, est paru chez Flammarion. Vous pouvez retrouver ses chroniques sur son site.

Article et vidéo suivants : Aquarelle, chêne vert et Tête de braque (1re longueur)

Partager cet article

Repost 0
1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 09:05

— Peut-être vous reconnaîtrez-vous sur l’une de ces photos ?

— Peut-être vous replongerez-vous dans l’un des paysages, dans l’une des ambiances où je vous ai emmenés (es), qui fait presque toujours partie d’endroits seulement connus de quelques rares privilégiés ?

Alors, plutôt qu’un long discours, je voulais aujourd’hui vous offrir ces quelques images résumant à elles seules toutes ces semaines d’amitié, de découvertes, de quiétude, de ressourcement, d’accomplissement, de bonheur partagé tout au long de l’été à travers les stages aquarelle et carnet de voyage qui viennent de se terminer.

Avant tout, je vous écris ce billet en guise de clôture des stages pour la saison qui s‘achève afin de vous exprimer ma gratitude et vous dire le plaisir que j’ai eu à travailler avec vous, car plus encore que par les années passées vous avez été formidables de gentillesse et d’enthousiasme, de bonne volonté pour apprendre et d’assiduité, mais aussi d’esprit d’équipe (vous savez combien je suis attaché à cette valeur) autant en atelier que pour chacune de nos sorties.

Je ne reviens pas sur les stages d’hiver à La Fresse et de carnet de voyage en avril au Portugal qui avaient été de magnifiques réussites (vous avez pu voir les articles que j’ai pu y consacrer), mais je voulais associer celles et ceux d’entrevous qui y avaient participé aux groupes de l’été et vous remercier à toutes et tous en même temps :

a) — Pour votre confiance : je suis toujours étonné de voir qu’avec le seul « bouche-à-oreille » et votre passage sur ce blog vous êtes des centaines chaque année à me contacter pour participer à mes stages. Cela me touche d’autant plus que j’expose et édite très rarement, ne profitant d’aucune aide, participant à aucun salon d’aquarelle depuis des années (ne bénéficiant donc d’aucune communication par ce biais-là, étant par exemple ignoré des revues spécialisées), ne faisant aussi aucune publicité, mais continuant bien sûr de travailler pour moi-même et vous en faire profiter…

b) — Pour votre réactivité : un grand merci à celles et ceux qui se sont rapidement signalés (es) lorsque j’avertissais ici d’un désistement, car la place qui venait de se libérer (une pensée amicale pour celles et ceux qui, malades ou accidentés ont dû renoncer au dernier moment) était toujours prise dans les minutes qui suivaient !

Merci bien sûr à celles et ceux qui se sont signalés trop tard ou que je n’ai pu prendre faute de place dans un stage, mais je pense renouveler l’an prochain à leur intention les plus belles sessions de cette année.

c) — Pour votre fidélité [je m’adresse ici davantage aux « anciens (es) », car ils (elles) constituent plus des deux tiers des participants (es) qui reviennent régulièrement tous les ans (parfois plusieurs fois dans l’année)].

J’en suis très touché, car vous me prouvez que la valeur que j’essaie de donner à mes stages ne s’est pas dépréciée depuis ce premier jour du « siècle dernier » (puis pendant les décennies qui ont suivies), où à une époque où cela n’existait même pas et où « mon idée de stages carnet de voyage » passant pour plus que farfelue, nous sommes partis tout un groupe de gens enthousiastes (dont une douzaine d’entre vous super motivés) réaliser notre premier stage carnet de voyage itinérant sur des milliers de kilomètres, avec le bus loué et le chauffeur que j’avais engagé, dans le périple que j’avais organisé, nous arrêtant chaque soir dans un hôtel différent, pour découvrir l’Andalousie secrète que je parcourais depuis mon enfance, que je connais si bien et que j’aime tant : celle dont une partie du trajet allait quelques années plus tard devenir la célèbre route du califat mauresque qui a aujourd’hui donné ses lettres de noblesse à cette province vaste comme un pays !

Fin des stages aquarelle d’été

Premier stage des beaux jours cette année : celui de Provence, où nous avons travaillé à l’ombre des pins au milieu des senteurs les plus parfumées qui soient. Ici dans l’un de mes petits coins secrets des Alpilles, seulement connu des grimpeurs, des spéléos et de quelques « locaux » !

Fin des stages aquarelle d’été

La « démo » de ce jour-là, quelques mètres plus loin.

Fin des stages aquarelle d’été

Ici, face à la Sainte-Victoire : un endroit bien tranquille que Cézanne aurait aimé !

Fin des stages aquarelle d’été

On a moins l’habitude de la voir du plein est d’où elle est pourtant si jolie le matin dans les premières brumes de chaleur…

Fin des stages aquarelle d’été

Nous revenons souvent peindre dans cet endroit où nous retrouvons le propriétaire de ce mas, un homme charmant qui est très fier de le voir représenter à nos yeux l’habitat traditionnel de Provence…

Fin des stages aquarelle d’été

Quelques kilomètres plus loin en Luberon : on aime partager le bonheur simple de réaliser sur le motif ce genre d’aquarelle, lorsque, sur le coup de midi, le propriétaire du champ où nous nous installons à l’ombre d’un grand chêne vient prendre l’apéritif avec nous…

Fin des stages aquarelle d’été

Dernier clin d’œil pour aujourd’hui au stage de Provence avec cet extrait de la démo d’un vieux moulin : il est presque terminé, il ne reste plus qu’à mettre du volume dans l’amandier du premier plan, terminer les personnages, et à rajouter les ailes du moulin…

Fin des stages aquarelle d’été

Nous voici dans les Gorges de la Jonte et du Tarn : des endroits grandioses dont je connais les moindres sentiers, les plus beaux belvédères : — comment ne pas les faire découvrir à mes stagiaires ?

Fin des stages aquarelle d’été

Le moins que l’on puisse dire c’est que dans ce stage-là, on a appris à réussir ses rochers, falaises, et autres parois vertigineuses !

Fin des stages aquarelle d’été

Mais le charme de cette superbe région ce sont aussi les Grands Causses adossés aux Cévennes, qui en constituent le grandiose et sauvage décor : ils ne sont pas de tristes et monotones plateaux sans vie ni relief, mais au contraire des contrées de caractère à l’émouvante beauté.

Fin des stages aquarelle d’été

J’avais dessiné bien avant qu’elle ne survienne cette averse arrosant l’horizon : c’est que le carnettiste s’il est en connivence avec les éléments naturels doit pouvoir anticiper non seulement les effets de lumière liés au temps qui passe, mais aussi les probables évolutions météo qui vont donner plus d’authenticité à son témoignage pictural !

Fin des stages aquarelle d’été

Elles sont déjà loin les chaleurs caniculaires du mois de juillet, mais nous on peignait au moins les pieds dans l’eau ! — Croirait-on que des centaines de touristes envahissent les routes des Gorges du Tarn au même moment non loin de là ?

Fin des stages aquarelle d’été

Cela donnait ce genre de motif, terminé entre deux baignades si on n’avait pas oublié son maillot de bain !

Fin des stages aquarelle d’été

Changement complet d’ambiance, de décor : nous voici dans la grande forêt jurassienne, sur les crêtes du Haut-Doubs : ici point de canicule, seulement de la fraîcheur, de l’air pur et de l’aquarelle !

Fin des stages aquarelle d’été

Là, les sapins de Claudia, en cours de réalisation…

Fin des stages aquarelle d’été

Et ceux d’Agnès avec le contre-jour dans la forêt, mais il faudrait au moins 10 articles pour vous montrer tous les autres aussi réussis, car ces semaines d’août en jura oriental 2015 ont été particulièrement prolifiques, avec des travaux de vraiment grande qualité.

Fin des stages aquarelle d’été

De nos sorties en forêt nous gardons aussi le souvenir de pique-niques mémorables préparés bien sûr par notre amie Christiane COLIN, de véritables repas de campagne savourés avec délice dans des clairières ensoleillées.

Fin des stages aquarelle d’été

… Et que dire des dîners à sa maison d’hôtes au charme des vielles maisons montagnardes et à l’ambiance idéale pour se retrouver le soir après nos journées aquarellées !

Fin des stages aquarelle d’été

Ou des dîners en plein air, à la lumière des lanternes, quand la nuit commençante nous apportait l’odeur des foins coupés ou la douce mélodie des clarines de troupeaux au pâturage non loin de là… Moments magiques et tout simples, loin, bien loin des bousculades habituelles des endroits touristiques de l’été !

Fin des stages aquarelle d’été

Là, c’est la combe de La Fresse juste devant la maison de Christiane telle qu’on la dessine généralement de quelques coups de pinceau au début du séjour.

Fin des stages aquarelle d’été

Les stages à La Fresse, c’est aussi l’occasion de découvrir des lacs d’une immense beauté à l’eau si limpide et douce qu’elle offre des reflets parfaits…

Fin des stages aquarelle d’été

Ce même lac en regardant à l’opposé, un exercice bien plus facile qu’il n’y paraît si on observe bien le paysage pour mieux restituer l’atmosphère si particulière de ce coin de paradis perdu à la frontière franco — Suisse : quiétude, harmonie, douceur et paix.

Fin des stages aquarelle d’été

Suivant les semaines, nous abordions aussi l’eau vive des rivières comme ici au bord du Doubs.

Fin des stages aquarelle d’été

Ce qui donnait ce genre d’aquarelle (je regrette de n’avoir pas photographié celles qui y ont été réalisées, elles étaient toutes superbes) !

Fin des stages aquarelle d’été

…Ou l’eau vive des sources jaillissant des profondeurs de la montagne comme ici celle du Lison !

Fin des stages aquarelle d’été

Avec un exemple en aquarelle directe et synthèse rapide de ce genre de motif (sans dessin préalable bien sûr, voir aussi un article que j’avais déjà consacré à cette source magnifique).

Fin des stages aquarelle d’été

Ici, lors de la dernière semaine, nous avons abordé en architecture traditionnelle ce véritable joyau patrimonial : l’une des plus anciennes églises du département du Jura.

Fin des stages aquarelle d’été

Mais d’autres lieux de caractère ont eu notre visite comme le lac de Saint-Point.

Un endroit superbe également, où j’ai plaisir à ramener mes stagiaires tous les ans.

Fin des stages aquarelle d’été

Innombrables sont les aquarelles et croquis que nous y avons réalisés, mais l’ambiance que j’y préfère est celle des contre-jours après l’orage quand s’élèvent des volutes de brumes au-dessus du lac les soirs d’été…

Fin des stages aquarelle d’été

Parfois, les lacs sont de simples retenues d’eau comme ici au milieu des sapins. C’est l’endroit idéal pour y saisir les attitudes de paisibles pêcheurs afin d'animer discrètement la sobriété du paysage !

Fin des stages aquarelle d’été

L’occasion donc de réaliser de rapides exercices destinés à apprendre comment apporter très vite la vie dans un banal paysage comme celui-ci (exercice en temps donné faisant partie de la deuxième semaine du Jura oriental où l'on apprend à donner plus de dynamique à nos carnets de voyage).

Fin des stages aquarelle d’été

C’est pendant la même semaine et avec un exercice semblable que nous avons été à la rencontre des cervidés de la forêt de Levier dans la lumière du matin. Comme pour nos petits pêcheurs : nombreux croquis préalables rapides et diversifiés, avant de passer à une étude plus poussée pour traduire l’ambiance matinale dans cette même forêt…

Fin des stages aquarelle d’été

Exercice très différent de cette semaine-là : raconter une histoire dans une atmosphère subtile en aquarelle traditionnelle avec le moins d’éléments possible tout en restant fidèle au sujet…

Partager cet article

Repost 0
Published by Alain-Marc
commenter cet article
18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:55

    Le Guatemala est d'une beauté magique, authentique, mystique même. Le dépouillement et la richesse s'y côtoient dans une fête des sens inimaginable, et c’est sans doute au caractère privilégié de ce pays où la nature est d’une incroyable diversité que l’on doit des paysages somptueux, des ambiances et moments uniques que vous allez capturer dans vos carnets de voyages, et bien plus encore car c’est souvent ce qui ne se voit pas qui nous laisse les plus émouvants souvenirs…
    Alors, avec les "Secrets colorés du Guatemala" partez à la découverte de la présence Maya et de ses vestiges archéologiques, de leur spiritualité jusqu’à l’identité guatémaltèque actuelle à travers découvertes historiques, géographiques, naturelles et humaines.
    Le stage aura lieu sur 16 jours 14 nuits du 29 février au 15 mars 2016, de plages paradisiaques en forêt tropicale et volcans, entre deux océans majestueux et exotiques : le Pacifique et l'Atlantique, à la rencontre d’un monde animal et végétal d’une incroyable diversité, et des traces toujours vivantes d’une civilisation multimillénaire fascinante : celle des mayas !

Antigua, l'un des hauts-lieux de la couleur où notre stage carnet de voyage nous emmènera...

Antigua, l'un des hauts-lieux de la couleur où notre stage carnet de voyage nous emmènera...

Sous vos yeux et dans vos carnets s’inscrira à travers mille couleurs le Guatemala, pays le plus varié d’Amérique centrale : je sais qu’avec moi, vous serez captivés (es), par l’architecture éblouissante qui caractérise cette région du globe, aussi bien héritage de la conquête espagnole que vestiges de la culture Maya, au cœur d’une population très touchante ayant conservé nombre de ses plus anciennes traditions.
« Un poète aurait dit que la beauté des costumes traditionnels des Hautes Terres relevait de l'art des Mayas d'imiter la nature pour remercier sa générosité et se préserver de son courroux » : c’est ce que vous découvrirez avec nombre d’autres surprises colorées dans les marchés traditionnels…
    Comme le Yunnan pour 2009 (cliquez sur le nom des stages pour voir les vidéos ou billets correspondants dans le blog « aquarelle en voyage »), la découverte du Tibet en 2011 les voyages au Vietnam de 2010 et 2011 le Myanmar en 2012, le Rajasthan en 2013, et le Pérou en 2014, le carnet de voyage « Secrets colorés du Guatemala » est le plus beau voyage pictural de l’année 2016, placé avec tous les autres stages de cette nouvelle année, sous le signe d’une grande authenticité.
Si je dis que ce stage bénéficie de l’expérience de tous ceux que j’ai eu le plaisir d’animer depuis plus de trente cinq ans dans quatre des cinq continents, c’est que celles et ceux qui y participeront vont accéder à une nouvelle dimension du carnet de voyage qui mettra plus que jamais en connexion leur expression personnelle avec l’âme profonde d’un pays.
    Tous (es) les amis (es) stagiaires qui me suivent (et reviennent pour certains - es - depuis des décennies) vous dirons ce qu’ils (elles) trouvent à ces voyages de découverte et d’aquarelle, ce que je veux en eux de différent et d’accomplissant, tout ce qu‘ils leur apportent d‘important : surtout ce qui ne se voit pas forcément mais participe à la richesse de l’être bien au-delà du voyage lui-même et du carnet de voyage, mémoire vivante de ce vécu.
    Alors, n’hésitez pas à me demander le programme détaillé ainsi que les conditions de ce stage avec ses différents bonus en cliquant ici, ou en m’écrivant avec le module « contact » qui est en haut la colonne de gauche de ce blog sous ma photo .
    Parmi les bonus réservés aux participants à ce carnet de voyage, il y aura un tarif de stage de moins de la moitié des autres stages de l’année (rendu possible grâce au suivi qui en est simplifié), mais aussi une iconographie d’exception que j’ai réunie pour vous après de longues recherches afin de vous offrir une documentation initiale précieuse et rare, contenant entre autres une carte et un traité complet sur les langues et symboles mayas ainsi que de nombreux documents anciens qui sont à la fois la plus belle des invitations au voyage et une passionnante source de documentation pour votre carnet…

- Et si vous me suiviez au Guatemala en 2016, dans cette aventure de la couleur ?

    Mais le premier des bonus que j’ai le plaisir de vous offrir aujourd’hui à l’occasion du lancement de ce stage, c’est celui que je résume dans ma vidéo ci-dessus : - comment trouver et réussir très rapidement une jolie couleur, un rose saumoné que l’on trouve souvent en Amérique centrale et du Sud ?
    Il s’agit dans cet exemple de la couleur des chemises d’un groupe de musiciens qui jouaient pour nous lors de notre dernier stage carnet de voyage au Pérou, dans un restaurant d’Arequipa, et accessoirement de la couleur de l’un des murs de ce même restaurant.
    Alors, comment faire pour trouver sans essais interminables les bonnes couleurs à mélanger sur la palette afin d’obtenir immédiatement le résultat parfait ?
    Cela se fait en deux temps :
        1) - « Estimation au premier coup d’oeil » (il suffit de regarder la vidéo pour comprendre comment fonctionne toute analyse des couleurs du sujet en aquarelle de synthèse au premier regard).
          Cette estimation se fait par comparaison entre les principales dominantes composant les couleurs du sujet (en l’occurrence ici un jaune et un rouge ou rose composant la couleur rose saumonée des chemises et du mur), et les familles de jaunes et de rouges / roses dont nous disposons dans la palette.         
        2) - « Mélanges comparatifs et choix sélectif » : on choisit 1 ou 2 couleurs dont on dispose dans celles qu’on estime s’en rapprocher le plus pour chaque famille, et on les mélange 2 à 2 sur la palette avant de les poser côte à côte sur une chute de papier identique à celui de notre carnet (attendre quelques secondes que le papier soit bien sec puisque les couleurs changent en séchant). En voyant immédiatement le résultat, on saura très rapidement quel mélange convient le mieux et on trouvera ainsi avec 100% de réussite toutes les couleurs possibles et imaginables !
Il est bien évident qu’avec l’expérience et la connaissance de votre palette, vous n’aurez plus besoin de tests sur une chute de papier dans votre choix sélectif, et que vous obtiendrez la bonne teinte avec la meilleure nuance sur votre palette du premier coup en devenant infaillible, rapide, et précis (e)…

Stage carnet de voyage aquarelle au Guatemala : comment réussir une couleur.

On voit nettement après comparaison des mélanges que ce n’est aucunement à la famille des jaunes brillants ni des roses transparents intenses qu’appartiennent les couleurs donnant par mélange la teinte des chemises des musiciens (donc exclusion du jaune auréoline dès le départ) et exclusion du rose permanent qui est encore trop intense dans son mélange avec le jaune de Naples…
    Mais ce n’est là que le résumé d’un processus indispensable pour connaître les petits (et grands) « secrets » permettant de réussir à tous les coups ses mélanges sur la palette : ceux-là, nous les voyons dans les stages de « niveau 1 » en Jura Oriental, de même que nous voyons pourquoi en carnet de voyage aquarelle je ne préconise pas le seul mélange de l’équivalent des trois primaires (encore faudrait-il qu’elles existent vraiment en aquarelle !) pour obtenir toutes les autres. Et pourquoi je recommande une palette de couleurs « ciblées » différentes des autres (et lesquelles) suivant notre destination de voyage. Enfin, pourquoi je recommande de se fournir de ma part chez « Aquarelle et pinceaux » (puisqu’ils connaissent parfaitement mes choix techniques, mes listes de produits conseillés, et ma façon de travailler, ils sont mieux à même de vous conseiller si vous hésitez entre plusieurs produits selon l‘usage que vous pensez en faire !).
    Alors, si vous voulez vous plonger dans un carnet de voyage où la couleur est une vraie fête, entraînez-vous un peu, et venez avec nous au Guatemala début mars 2016 !

Partager cet article

Repost 0
9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 11:44

En quête d'une nouvelle destination romantique pour célébrer un anniversaire de mariage ?
La Nouvelle-Calédonie possède toutes les qualités requises pour combler les besoins des amoureux qui souhaitent renouveler leurs vœux de bonheur.
Terre privilégiée par « Mère Nature », elle regorge de nombreux sites touristiques naturels incluant une flore et une faune d'exception.
Plongées en plein cœur du Pacifique sud, ces îles affichent une véritable palette de couleurs qui mêle un vert émeraude d'une forêt tropicale à une eau turquoise.

Quant à son peuple, les Néo Calédoniens possèdent un sens d'accueil irréprochable et authentique hérité d'un mélange de culture à la fois ancestrale et moderne.
Les touristes qui ont opté pour un séjour en Nouvelle-Calédonie pourront profiter de l'un des plus grands lagons du monde.
Bénéficiant d'une barrière de corail d'environ 1.600 kilomètres, l'archipel calédonien regroupe trois îles spécifiques, dont la Grande Terre, les îles Loyauté, et enfin l'île des Pins.
La Grande Terre est l'île principale abritant Nouméa, la capitale de la Nouvelle-Calédonie.
En ce qui concerne ses paysages, la côte semble dominée par un environnement humide parce que cette partie est exposée aux vents dominants et à la marée.
Ici, une immense forêt tropicale formée de palmiers et de cocotiers fascine les yeux des visiteurs.
Alors que du côté ouest, les longues plaines herbeuses forment un cadre propice à un dépaysement total. Le tout agrémenté par une série de collines et de plateaux.

Manifestement, la Nouvelle-Calédonie possède tant de particularités qui méritent d'être découvertes en duo, en famille ou entre amis.

Une invitation au voyage à ne pas manquer, avec ces paysages de rêve qui nous plongent dans les délices d'un éternel été : du bleu, toujours du bleu, ultramarine et turquoise à la fois !

Une invitation au voyage à ne pas manquer, avec ces paysages de rêve qui nous plongent dans les délices d'un éternel été : du bleu, toujours du bleu, ultramarine et turquoise à la fois !

Partager cet article

Repost 0
Published by Alain-Marc - dans Voyages et aquarelle
commenter cet article
21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 15:37
J'adore pour ma part le square Jean XXIII où les après-midis sont délicieuses à l'ombre de Notre Dame les soirs de printemps, quand les cerisiers du Japon à l’écorce cuivrée débordent de fleurs blanches et roses auprès de quelques pommiers à fleurs qui rendent l'endroit encore plus doux et romantique...

J'adore pour ma part le square Jean XXIII où les après-midis sont délicieuses à l'ombre de Notre Dame les soirs de printemps, quand les cerisiers du Japon à l’écorce cuivrée débordent de fleurs blanches et roses auprès de quelques pommiers à fleurs qui rendent l'endroit encore plus doux et romantique...

La ville de Paris est connue pour ses nombreux et très élégants parcs publics, mais la ville dispose d'un grand nombre de parcs et jardins qui sont tous différents. Alors que certains remontent au 17ème siècle, de nombreux parcs modernes ont été créés dans ces deux dernières décennies. Même si Paris a une structure urbaine dense, la ville compte plus de 400 parcs. Voici quelques-uns des parcs et jardins que vous pouvez  visiter. De plus en plus de touristes viennent visiter ceux-ci, et font en sorte de réserver leur logement de vacance parisien proche de l’un d’eux.

Le jardin des Tuileries est le plus ancien et le plus somptueux jardin de Paris. Ses racines s’étendent du 16ème siècle, quand Marie de Médicis a commandé qu’un palais soit construit derrière le Louvre. Henri IV et Louis ont poursuivi la construction et le palais qui abritait les derniers rois de France, a été brûlé en 1871. Les jardins royaux, quant à eux, ont été conservés. Aujourd'hui, les jardins sont le lieu de départ d’une balade magnifique allant du Louvre jusqu’aux Champs-Elysées, formant ce que l'on appelle la « ligne triomphante ». Les jardins comportent également de magnifiques sculptures de Rodin et de Maillol.

Le Jardin d'Acclimatation est un véritable enchantement pour les plus jeunes. C’était le très premier parc d'attractions de Paris, ouvert par Napoléon III en 1860 près du Bois de Boulogne. Le parc était à l'origine destiné à reproduire un jardin de style anglais, mais aujourd’hui il offre de multiples attractions : les enfants peuvent monter sur un train miniature, essayer des manèges, voir des spectacles de marionnettes, visiter une volière et un zoo, aller faire un tour de poney, et jouer sur de nombreux et amusants terrains de jeux, conçu pour les enfants de différents âges. Et en tant que parc, vous aurez également beaucoup de verdure et de zones ou vous détendre et vous prélasser.

Affectueusement surnommé « le poumon de Paris », le Bois de Vincennes  est un immense parc romantique de style anglais situé dans le sud-est de la ville, célèbre pour ses lacs, sentiers, belvédères et aires de pique-nique vallonné. Le parc est presque trois fois plus grand que Central Park à New York. Il y a aussi un zoo, une ferme, un parc d’expositions permanentes, et un parc botanique où des concerts de jazz en plein air sont organisés en été. Si vous voulez obtenir une bouffée d'air bucolique mais voulez rester à proximité de Paris, c’est l'endroit idéal pour vous.

Situe dans le 19ème arrondissement de Paris, le parc des Buttes-Chaumont et très peu visité par les touristes mais réellement prisé par les habitants. Même si certains aspects sont artificiels, ces falaises, ponts, lac, et cascades reflètent parfaitement le mouvement romantique du 19ème siècle. Vous ne trouverez ici rien d’aussi formalisé et symétrique des lieux tel que le jardin des Tuileries. Le parc des Buttes-Chaumont est un endroit idéal pour lire, pique-niquer ou faire la sieste et il ne fut pas manquer le petit temple au centre du parc qui est un dôme entouré de colonnes blanches à partir duquel on a une vue imprenable sur Montmartre.

Durant votre séjour dans la capitale, à vous de choisir le parc qui vous correspond, car Paris propose de superbes parcs et jardins publics, grands ou petit à travers la ville. Beaucoup sont ornés d'œuvres d'art, certains ont des aires de jeux pour enfants, et quelques-uns ont même des cafés et des restaurants !

Partager cet article

Repost 0
Published by Alain-Marc - dans Voyages et aquarelle
commenter cet article
20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 06:30
Une place se libère au stage aquarelle de Provence !

Si vous voulez en profiter, c'est le moment ou jamais : une place vient de se libérer (désistement santé) au prochain stage d'aquarelle de voyage prévu en Provence du 31 mai au 6 juin prochain !

Ce que nous ferons pendant ce stage ?

  • S'il était encore besoin de le présenter, sachez que c'est l'un de mes plus anciens et intéressants stages d'aquarelle de voyage, mais si vous n'avez eu l'occasion d'en entendre parler vous pouvez déjà aller jeter un coup d’œil sur d'anciens articles que je lui ai consacré ici et .
  • Vous pouvez aussi voir ce qu'en pensent quelques blogueurs qui y ont déjà participé (et y reviennent), par exemple mes amis Nicolas ici et , ou Pierre dans l'un de ses articles.
  • Mais le mieux pour vous est de visionner la vidéo ci-dessous : elle permet de se faire une idée de l'intérêt, du nombre, et de la diversité des motifs de la semaine, autant que de la beauté des endroits où nous irons peindre, vous verrez que c'est une Provence un peu “hors sentiers battus” que je vous propose là sur les traces des peintres de la lumière...

Alors, si le coeur vous en dit et que vous voulez profiter de cette opportunité écrivez-moi vite en cliquant ici pour m'en demander les conditions et le bon de réservation : c'est avec plaisir que je vous les enverrai, vous êtes "la" ou "le" bienvenu (e) dans cette session qui sentira bon la garrigue et les paysages des Alpilles, de la Sainte-Victoire et du Luberon !

Partager cet article

Repost 0