aquarelliste - un destin personnel - Aquarelliste et peintre voyageur
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  • : Aquarelliste et peintre voyageur
  • Aquarelliste et peintre voyageur
  • : En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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-  Les stages "aquarelle" dans l'Hexagone sont ouverts aux débutants et aux pratiquants déjà confirmés souhaitant se perfectionner : ils ont pour but d'apporter efficacité et aisance d'expression à l'aquarelliste de terrain. Nombreux sont les aquarellistes issus de mes stages ou passés s'y perfectionner depuis 4 décennies...
- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'au Portugal, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2020...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 10:06

Mon retour parmi vous avec des billets élaborés et des réalisations inédites est pour très bientôt !

D'abord, pour les abonnés (es) de mes différents blogs, à commencer par mon principal journal en ligne auquel je vous conseille de vous abonner si vous voulez profiter des partages que j'y fais, car ce n'est qu'un extrait de ses publications qui sont faites ici (ou des variantes complémentaires à ces articles, afin d'établir un lien avec les personnes qui me découvrent ou me suivent uniquement sur ces pages).

En attendant, voici quelques photos de ce que je partagerai bientôt avec vous, en écho des publications consacrées à mes nouvelles approches créatives dont je publierai ici un extrait :

 

 

Exploration aérienne de nouvelles approches du réel...

Exploration aérienne de nouvelles approches du réel...

Vous découvrirez pourquoi j'utilise parfois la voie des airs pour non seulement rechercher les sujets les plus atypiques cachés dans la campagne en dessous de moi, mais aussi ce que je fais du vécu de cette expérience (et pourquoi) dans mon travail de terrain et d'atelier (je vous renvoie si vous voulez en avoir une première idée à ma page des Chevaux bleus de Gavarnie)...

Mon retour parmi vous, dans quelques jours !

Vous comprendrez aussi pourquoi les mêmes motivations me poussent dans les profondeurs du karst...

Mon retour parmi vous, dans quelques jours !

Ou sur d'improbables parois (il est certain que je n'aime pas aborder de faon conventionnelle la problématique de l'aquarelle, encore moins dans sa manière "carnettiste"),

Mon retour parmi vous, dans quelques jours !

Parce que la problématique est ailleurs que dans l'imitation du réel (aussi talentueux soit-il) : elle est dans la quête d'une autre réalité, plus poétique, plus émouvante, plus spirituelle, plus magique, qu'il faut aller chercher derrière les apparence du monde qui nous entoure, ce monde plus ou moins familier que la plupart d'entre-nous essaient de traduire à leur façon !

De cette autre "réalité" est extraite la photo ci-dessus, d'une sculpture immatérielle en hommage à mon père, travail que je présenterai lors de ma prochaine exposition "Invisibles mémoires", consacrée justement au fruit de ces expériences mêlant ma quête d'émotions picturales à la fois très fortes et simples, souvent réalisées en conditions atypiques ou "extrêmes", où croquis et aquarelle ne jouent en fait, qu'un rôle de catalyseur.

Pour en savoir plus, retrouvez-moi sur le journal en ligne de mon site https://alain-marc.fr, vous pouvez vous y abonner en bas de chaque page (c'est bien sûr tout à fait libre et gratuit).

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11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 23:07
 
Avant tout, je voulais vous remercier pour le grand nombre de commentaires publics et de messages privés si enthousiastes, que vous m’avez envoyés suite à la publication de mon dernier billet de blogue « La mutation carnettiste, 1er épisode : le voyage intemporel ».
Á présent, voici le deuxième épisode :
- Pourquoi vous ne me verrez plus aux « Rendez-vous des carnets de voyage » de Clermont-Ferrand ?
Vous saurez tout (y compris ce qui m’a amené à ma « mutation carnettiste ») dans ce dernier article : « La mutation carnettiste 2e épisode : - pourquoi vous ne me reverrez plus aux Rendez-vous des carnets de voyage de Clermont-Ferrand ! ».
...Et vous y découvrirez avec ma petite fille, ma dernière « aura » appliquée à l’une de mes peintures sur toile !
Ma petite fille adore faire surgir ce rhinocéros de ma peinture, et lui taper sur le dos !

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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 22:13
Ce qui compte, ce n’est pas l’apparence des choses, mais ce qu’elles cachent, ce qu’elles protègent comme un trésor, qui est fragile, presque insaisissable, un secret qu’on ne transmet qu’aux êtres de confiance pour mieux le sublimer.
Regardez ce paysage de neige : imaginez que la page s’anime, et qu’en un instant, vous soyez plongé (e) dans un espace-temps différent...
Pour mieux comprendre, lisez le dernier article de mon blog principal !
Alors, si vous pensez que cette démarche est digne d’intérêt et que ses résultats méritent d’être plus largement partagés, dites-le-moi, dites-moi ce que vous en pensez, vous comprendrez dans le prochain billet pourquoi votre avis est si important pour moi ?

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8 octobre 2019 2 08 /10 /octobre /2019 13:36
En regardant vers les sommets.
Pour un voyage en montagne, et un retour sur nos valeurs à protéger...

"La question que je me pose, aujourd’hui, dans ce monde où les mots ne veulent plus dire la même chose, où les images se perdent dans la multitude des apparences et du paraître au détriment de l’être, je la repose par ces photos, et des aquarelles que je peignais quand tu es parti, en souhaitant te rendre hommage à toi, Jean-Sébastien, notre fils, à travers ces quelques mots..."

Pour lire la suite de l'article sur mon blog principal, il vous suffit de cliquer ici, ou sur la photo ci-dessus.

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17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 23:29

Voilà le groupe du stage carnet de voyage aquarelle « Des couleurs du Tamil Nadu à celles du Kerala » sur le point du départ pour cette magnifique traversée de l’Inde du Sud où je vais les accompagner

Comme je ne pense pouvoir vous donner des nouvelles pendant ces semaines-là, je vous propose en attendant, de vous replonger dans l’ambiance magique des paysages que certains d’entre vous vont découvrir lors des deux sessions suivantes sur les crêtes du haut Doubs, à partir de la maison d’hôtes de la Fresse, en revenant sur deux billets de mars dernier, qui attendant leur suite évidemment.

Simplement parce qu’il manquait le dernier épisode de cette belle histoire en trois parties, dont je vous invite à revoir les deux premiers épisodes réalisée là-bas en mars dernier à la fin de la même session consacrée aux ambiances et paysages de neige, manière de retrouver cette atmosphère merveilleuse de paysages enneigés.

Premier épisode, "Les fermes d'estive" :

 

Deuxième épisode, "La caverne des mystères"

Quant au dernier clip « La maison de Blanche Neige », ce sera pour le prochain billet, mais dès à présent, retrouvez la féerie de cette randonnée à skis, où Christiane COLIN, notre hôtesse d’accueil à la maison de La Fresse me fait découvrir la beauté sauvage des splendides paysages où elle vit, et où je vais réaliser quelques exercices de mémorisation picturale qui seront concrétisés en autant d’aquarelles de synthèse.

Vous le savez déjà si vous me suivez dans ces pages ou sur le terrain, ces exercices sont passionnants (nous en ferons d’ailleurs quelques-uns lors des prochains stages d’hiver dans cette si belle région).

L’occasion de préciser pour les personnes qui voudraient s’inscrire au stage aquarelle « Ambiances et paysages de neige 2018 » que la semaine du 4 au 10 mars étant complète depuis longtemps, nous avons rajouté à leur intention une session de plus la semaine suivante du 11 au 17 mars !

Alors, n’hésitez pas si vous voulez profiter de cette possibilitité, à m’écrire (ou en mon absence si j’avais un peu de retard à vous répondre), à vous adresser directement à Christiane COLIN (ou lui téléphoner) pour voir s’il reste encore des places dans la mesure du possible !

Si vous ne connaissez pas encore ces stages, visionnez les vidéos de mon programme 2018, mettez le livre interactif en plein écran, tournez-en les pages à la souris il y a de super moments, cliquez aussi sur les liens et photos, et régalez-vous bien :

https://alain-marc.fr/programme-des-stages-aquarelle-carnets-de-voyage-alain-marc-2018-le-resume-en-e-book/

P. S. Si vous ne pouvez ouvrir mon livre interactif, allez à la page https://alain-marc.fr/stages-aquarelle-et-carnet-de-voyage/, qu’il

vous suffira de faire défiler.

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16 décembre 2017 6 16 /12 /décembre /2017 17:50

Pour ces fêtes de Noël, je vous invite à le découvrir, d’abord  à travers cette courte promenade musicale qui vous emmènera d’hiver en été à la rencontre de quelques thèmes traité dans ses pages (car le voilà, il est maintenant disponible pour tous, mon dernier carnet édité) !

 

Ensuite, à travers l’extrait ci-dessous (cliquez sur la couverture du carnet, il s'ouvrira sur une nouvelle page) :

 

D'hiver en été, exercices d'aquarelle autour de La Fresse en Saugeais
"D'hiver en été, exercices d'aquarelle autour de La Fresse en Saugeais"

 Ce n’est pas un carnet d’exercices à réaliser, mais d’exercices que j’ai déjà réalisés en démonstrations sur le motif,  d'hiver en été, entre combes et vallées, pâturages et forêts de sapins, de fermes en villages, autour du hameau de La Fresse à la frontière franco - Suisse du Saugeais, à l’occasion des nombreux stages que j’anime dans cette région magnifique depuis quarante ans.  

Alors, si vous cherchez un petit cadeau de dernière minute :

    • – Pas cher (moins de 22 € frais d’envoi compris),
    • – Original (c’est un condensé de plus de 200 aquarelles et croquis),
    • – Unique  (introuvable dans la plupart des librairies),
    • – Personnalisé (je vous le dédicace à la commande si vous me le demandez),

Commandez-le vite en cliquant sur la dernière page de l’extrait ci-dessus, ou en téléchargeant le bon de commande de la dernière page de l'extrait ci-dessus (vous devez d’abord cliquer sur cette page, ce qui l'ouvrira dans une nouvelle page de votre navigateur, puis le télécharger avant de le remplir au clavier ou de l’imprimer, si vous ne trouvez pas le bon de commande cliquez ici), et vous le recevrez, le temps de réceptionner votre commande, vous le dédicacer (ou pas, selon votre volonté), et de vous l’envoyer !

 

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 18:55

Cette peinture, l'une de mes petites encres acryliques, évoque concrétions et formations d'aragonite surgissant légèrement bleutées par les leds au cœur de la pénombre, dans les profondeurs des gouffres explorés par les spéléologues, à la lumière de leurs frontales...

Je l'avais peinte il y a déjà quelques années pour mon livre "Aven aux Merveilles, Carnet d'exploration", (mais c'est une "exclusivité", elle n'est pas dans le livre), et je l'ai modifiée avec un filtre bleu nuit afin qu'elle serve d'introduction à la vidéo de ce nouveau billet consacré à ma dernière expérience d'aquarelle simplifiée au Grand Barrenc (une sorte d'autre "Aven Noir" tout aussi sauvage), du plateau de Périllos entre Aude et Pyrénées-Orientales.

Je vous invite donc à découvrir ci-dessous le contexte de mon projet, en attendant avec mon prochain billet la suite de cette belle aventure (en même temps que son résultat), et si vous voulez avoir d'autres "clés" vous permettant de mieux comprendre le sens de cette première vidéo, je vous conseille de parcourir une version plus complète de cet article dans le blog de mon site principal :

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 18:14

Vous entrez aujourd'hui dans le vif du sujet de ce rapport « action – création » avec une aventure qui va vous emmener sur les parois de l'une des « classiques » d’escalade en Haut-Languedoc.

Outre les valeurs essentielles que représente la pratique de la montagne et de l'escalade, leur pouvoir d'émerveillement au contact d'une nature généralement intacte, ma quête par delà ma recherche des « étants » qui constituent le cosmos (si bien évoqués par Michel Onfray, interprétés ici même à travers les éléments de la terre et de l'air), initie une nouvelle série d'articles (et de mini reportages vidéo) dans lesquels j'aborde nombre de questions liées à une exploration créative atypique de l'aquarelle.

Il ne s'agit pas d'une nième redite de peinture sur le motif, mais de l'ouverture de champs exploratoires essayant de confronter activité sportive, complet engagement physique et mental en terrain d'aventure, et application picturale élémentaire de circonstance.

Je vais donc tenter d'apporter quelques éléments de réponse tout au long des articles qui suivent, à cette question :

  • Les états modifiés de conscience induits par une activité sportive intense en conditions de grande concentration peuvent-ils avoir une influence pendant et après cette activité sur l'expression créative traduite par l'aquarelle ?

Si vous voulez avoir une meilleure idée de l'ambiance de cette vidéo je vous conseille de la voir dans un plus grand format en vous rendant sur http://dai.ly/x3779j5

Elle est consacrée à la première longueur d'escalade de la Tête de braque où j'aborde une définition de la forme d'aquarelle « action – communion - » qui en découle, me servant de l'escalade pour tester à posteriori les effets conjugués euphorisants de l'adrénaline et des endorphines sur mon regard, ma pensée, et les sensations que je vais éprouver par rapport au sujet (lui-même d'ailleurs inspiré par le milieu naturel dans lequel j'évolue, quitte à revenir en « solo » revivre l'expérience ultérieurement si je ne dispose pas d'assez de temps sur le moment, pour me remettre dans les conditions psychologiques, mentales et physiques de l'instant)...

 

A) Contexte :

Le lieu où va se dérouler pour nous cette première expérience est le splendide massif gneissique du Caroux (souvent nommé « montagne de lumière ») culminant à 1 091 m d'altitude dans le Parc Naturel du Haut-Languedoc (en fait, ce n'est pas la première puisque j'ai déjà consacré plusieurs articles à des expériences similaires mais sans réellement prendre conscience de l'importance du sujet).

L'ambiance vertigineuse de ses parois plongeant vers la plaine du Languedoc, l'escarpement de son relief, l'ampleur de ses dénivelés, en font un excellent lieu d'entraînement à la pratique de l'alpinisme dans un véritable terrain d’aventure.

Le choix de la voie, en ce qui nous concerne mes compagnons de cordée et moi-même, de l'arête Nord-Est de la Tête de braque (qui porte ce nom à cause de l'étrange rocher en forme de tête de chien en coiffe le sommet), est d'abord dicté par l'hommage que nous souhaitons symboliquement rendre en la gravissant à notre ami Guy S. et à mon fils Jean-Sébastien qui sont aujourd'hui tous deux disparus et pour lesquels cette arrête avait une grande importance. Nous dédions aussi notre ascension à Daniel, un autre compagnon de cordée qui ne nous accompagne pas cette fois.

Grande similitude entre la forme de la tête d'un braque et le rocher du sommet de cette aiguille !

Grande similitude entre la forme de la tête d'un braque et le rocher du sommet de cette aiguille !

Grande similitude entre la forme de la tête d'un braque et le rocher du sommet de cette aiguille !
La voie d'escalade, classée « assez difficile » en alpinisme (mais ne dépassant pas le 4+ / 5 en escalade) est composée de six longueurs de corde particulièrement belles et aériennes à partir de la 3e, la progression entrecoupée d'essences végétales dans la première longueur inspirera mon choix d'un chêne vert comme sujet d'aquarelle symbolisant le long dièdre incliné du départ.

Tracé de la voie d'escalade de la Tête de braque vue depuis les Gorges d'Eric.

Tracé de la voie d'escalade de la Tête de braque vue depuis les Gorges d'Eric.

Tracé de la voie d'escalade de la Tête de braque vue depuis les Gorges d'Eric.

L'historique des voies d'escalade de ces aiguilles et parois remonte à 1896, dès la création du club alpin français de Béziers Caroux. En 1910 déjà, les plus hautes aiguilles sont gravies par Viala, Déplasse, Dulong-de-Rosnay. Viendront ensuite Azéma, Frayssinet et d'autres grimpeurs émérites qui ouvrent de nombreuses voies. Puis de 1960 à 1980, Henri Blanc, Guy Pistre, François Pugibet et les frères Raynal signent d'autres beaux itinéraires, et les « plus grands » tels Armand Charlet, Robert Flématti, et René Demaison, ont également grimpé ici.

B) Action - création :

    a) - Partie « escalade » :

        Le fait pour moi de grimper cette fois en tête de cordée me permet simplement de mieux entrer en connivence avec la roche, la végétation ambiante, le vent et la lumière qui y prennent une toute autre dimension. Si pour d'évidentes raisons d'équilibre, d'horaire et de sécurité je ne vais pas systématiquement réaliser d'aquarelle en plein milieu des longueurs de corde, je vais par contre m'imprégner de tout ce qui dans mon environnement me permettra de dépasser le cadre de la simple contemplation. L'implication mentale, la concentration, l'effort physique, les sensations uniques liées à l'évolution dans une dimension de l'espace indissociable du vide et de la verticalité créent des émotions aptes à transcender le filtre du simple regard, ouvrant de nouvelles portes d'entrée me reliant à une conscience indéfinissable du cosmos... Je me sens « rechargé » d'énergie, dans un calme étrange où j'ai l'impression de parfaitement contrôler mes pensées et actions, dans un état de sérénité exempt de toute forme de distraction comme si j'étais dans une sorte de transe. Je ne ressens même plus la douleur liée à certains efforts mais suis davantage à « l'écoute du monde » tout en m'en sentant détaché.

    b) -Partie aquarelle :

        J'ai rapidement enchaîné la réalisation des 3 aquarelles correspondant aux principales longueurs de l'escalade sans interruption ni dessin préalable.

        Sur le plan purement technique j'ai emporté dans mon sac à dos mon plus léger matériel d'aquarelle (dont pinceau à réservoir d'eau Pentel et petite boite pliable de Winsor et Newton) avec un petit carnet Paperblanks pour un travail dans la voie et un bloc de plus grand format + boite d'aquarelle en tube à alvéoles et différents pinceaux dont un spalter et un stryper n°1 de Léonard (que vous pouvez commander de ma part à aquarelle et pinceau si vous n'en avez pas) pour le travail à postériori.

        Je pense avoir bénéficié de l'effet euphorisant de la partie « escalade » pendant plus d'une heure après les rappels de redescente de la voie, ce qui est suffisant pour plus de disponibilité créative dans la démarche picturale, bien que certaines des sensations et des perceptions sensorielles ressenties pendant l'escalade aient disparues. Par contre, il faut beaucoup d'efforts dans sa « remise en conditions » ultérieure pour retrouver sur les lieux une partie des sensations déjà éprouvées, afin de terminer certaines aquarelles, lorsque tout n'a pas été fait dans l'immédiateté.

Le chêne vert fruit de mon "expérience".

Le chêne vert fruit de mon "expérience".

C) Conclusion :

Le motif du chêne vert a été très vite réalisé sans que je réfléchisse vraiment aux couleurs que j'employais ni à la façon dont je travaillais, dans une sorte d'euphorie (ou plutôt de vide intérieur), sans notion de temps et d'espace, où j'avais l'impression d'être en lien avec l'essence même de l'arbuste. Je peux en cela dire qu'effectivement « quelque chose » s'est également passé après l'escalade pour cette partie créative (nous verrons le cas de l'aquarelle réalisée au troisième relais de la voie elle-même dans un futur article).

Je n'ai pas encore assez de données pour tirer des conclusions évidentes mettant en valeur l'effet des composantes « fatigue – adrénaline – endorphines – etc. » sur la pensée et le produit qui en découle (l'aquarelle), mais je constate au résultat final que j'ai travaillé différemment, plus librement, plus « facilement » presque sans m'en apercevoir comme dans un état second.

Nous verrons dans le prochain article avec la deuxième longueur où davantage d'efforts physiques et d'implication mentale sont sollicités pour l'escalade quel motif elle m'a inspirée, comment je l'ai réalisé, et quelles réflexions elle a soulevées...

Article et vidéo suivants : Aquarelle, rocher et lichens, Tête de braque (2e longueur)

Article et vidéo précédents : - Quelles perspectives entre aquarelle de création et aquarelle d’action ?

 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 12:00

Lever-de-soleil.jpg

Lorsque l'été frappe à la porte, c'est souvent depuis longtemps que nous l'attendons !

Cette fois il est là pour la plupart d'entre-nous, et c'est avec bonheur que nous l'accueillons.

Si pour ma part je vous ai depuis quelques temps donné trop peu de nouvelles par rapport aux mois ou années passées, c'est qu'il a frappé à ma porte toute l'année, et que des reflets du soleil levant sur les vagues du lac Inle ou celles de l'embouchure du Saint Laurent jusqu'aux chaudes effluves de sable au coeur du désert marocain, des senteurs de Provence, des rivages de Bretagne, les semaines, les mois d'aquarelle, se sont succèdés sans que je les vois passer.

Mais pas que cela : il était dans les toiles, les carnets, les projets de toutes sortes sur lesquels je travaillais...

Le soleil, et l'été étaient aussi au rendez-vous jusqu'au fond des entrailles de la terre où je recherchais avec vous le Bonheur.

Il était dans nos stages, et je le retrouve ici dans les verdoyantes prairies du Jura Oriental, dans cet îlot de joie de vivre d'où partiront les nouvelles sessions à la rencontre des tourbières millénaires et des crêtes de sapin dominant des paysages où la beauté est synonyme de quiétude et d'horizons bleutés.

Cela seulement suffirait à remplir une vie...

En fait, comme la rivière au fond du gouffre, le Bonheur est partout.

Il suffit de s'investir un peu pour le chercher.

Parfois, on ne l'approche qu'avec mille efforts et grandes difficultés, mais pour qui le recherche de toute son âme il apparaît un jour comme l'été venu frapper à sa porte.

Alors, si vous ne vous lassez pas de mes billets sur ce blog ni de mes balades et aquarelles ou pages de carnets partagées, si vous avez la patience d'attendre, je vous assure que je vous ferai bientôt découvrir tout ce qui, de semaine en semaine, m'a un peu éloigné de vous, ne me laissant vous donner des nouvelles que de temps en temps...

Tout n'est pas encore prêt, le temps n'est pas tout à fait venu, mais j'ai de belles surprises pour vous pour les mois à venir. Elles feront (tout au moins je l'espère), que ce ne sera pas seulement l'été qui viendra frapper, mais des vrais bouts de soleil, aptes à vous nourrir par la pensée d'incroyables instants. Des instants précieux et rares, qui bien au-delà de ces voyages aux étés toujours recommencés, vous emmèneront dans la projection de rêves portés depuis longtemps, enfin réalisés, et que les plus perspicaces et les plus fidèles à ce blog d'entre-vous peuvent en partie déjà facilement deviner !

Jura 3

Pour le moment, c'est en Jura Oriental que l'été vient frapper à la porte de nos rendez-vous aquarellés... 

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1 août 2006 2 01 /08 /août /2006 00:12

Aquarelles de montagne et de vol libre (A) ...

 

J’ai toujours rêvé de voler …

J’ai toujours voulu aller jusqu’au bout de mes désirs de pure liberté dans les trois dimensions de l’espace, d’élévation au dessus du monde, par tous les moyens possibles pourvu qu’ils correspondent à un accomplissement …

Je pensais dès ma petite enfance qu’il était possible d’associer la mémoire des instants vécus dans ces moments exceptionnels aux images que je pourrais en retirer plus tard à partir de mes propres souvenirs à travers la peinture (figurative ou abstraite) que cette expérience pourrait m’inspirer .

J’ai raconté la réalisation de l’un de ces rêves dans deux articles récents : vous pouvez les revoir ou les découvrir, en visionner le film et en examiner les aquarelles en cliquant ici et ici .

Étude d’un vautour fauve en vol . Causse Méjean ce jeudi 27 juillet 2006 . L’oiseau reste pour moi l’archétype de la plus belle réussite naturelle en matière de vol, particulièrement en ce qui concerne les voiliers … (Détail aquarelle page carnet de stages . Alain MARC 22 x 32 cm 2006)

Mon enfance était nourrie de récits évoquant les exploits liés à l’aviation alliée associée à la résistance, racontés en famille par mes parents et leurs amis maquisards au lendemain de la dernière grande guerre . Chacun avait participé à ces sauvetages de nuit pour rapatrier un pilote ou aux parachutages de munitions .

Tous les jours, de la maison de ma grand-mère paternelle, j’étais fasciné par la voltige des Stampes évoluant au dessus du village : ils passaient en rase-mottes au dessus de la maison, reprenant rapidement de l’altitude au dessus du Tarn et virevoltaient avant d’atterrir sur le petit aérodrome de Gaillac d’où ils avaient décollés . En même temps j’étais en admiration devant le carnet de tranchée de mon grand-père maternel qui resta malheureusement pour lui et pour nous inachevé (comme sa vie !) au cours de la grande guerre précédente, et ceux de mon père remplis de croquis à l’aquarelle et à l’encre de Chine .

C’était en 1966 au Centre régional de parachutisme Claude Lahille de Gaillac : j’y réalisais mes premiers sauts en parachute et venais de concrétiser un rêve qui était de voir mon village paternel depuis le ciel et d'appréhender l‘espace dans une nouvelle dimension … À l’endroit même où je regardais enfant les Stampes survoler la maison de ma grand-mère, et les pilotes venir saluer mon père !

Les années sont passées …

Le parachutisme me paraissait trop contraignant, dépendant d’une infrastructure lourde, pas assez individualiste ni conforme à mon désir de liberté même s'il m'avait beaucoup apporté .

Dans les années soixante j’allais souvent voir les « Mantas », ailes de Rogallo transformées en deltaplanes et leurs intrépides pilotes décoller et planer devant les falaises de Saint-Antonnin-Noble-Val . Époque aussi de mes premières escalades sur ces mêmes parois . Mais le delta n’offrait pas la sécurité qu’il offrira plus tard et l’engin me paraissait encore encombrant et peu manoeuvrant . Mes tentatives dans ce domaine ne furent guère réussies, et je fis même une chute mémorable mais sans gravité avec un engin peu fiable que je m’étais moi-même fabriqué !

En attendant, je découvris l’alpinisme et la haute montagne vers lesquels mon regard se tourne toujours … J’en retirai de nombreuses aquarelles comme celles de la collection Mythra qui m’avaient été commandée par cet éditeur dans les années 1970 .

Pourtant, le rêve d'un vol absolu, en totale liberté, me poursuivait .

La nuit du 16 au 17 juin 1979 j'écrivis dans mon journal de rêves : " ... Je plongeais dans la vallée en déployant mes bras . Il faisait nuit . Je pris rapidement de l'altitude pour atteindre 800 à 1000m au dessus de la maisonnette . En bas la route, les rochers, les champs, la rivière, étaient très beaux sous les étoiles et la lune qui les éclairaient . Pour redescendre je devais me forcer, basculer tête la première, mettre les bras le long de mon corps pour enfin tomber brutalement jusqu'à quelques mètres au dessus de l'Aveyron ."

Mais ce n’est que 5 ans plus tard qu’apprenant à la télévision que des parachutistes venaient de décoller d’une paroi des Alpes que je me lançais aussi dans l’aventure avec d’abord des voiles de saut (« Surfair », « Strato-Cloud »), puis mon premier parapente, une "Randonneuse" qui dépassait tout juste les deux de finesse !

Extrait d’une page du carnet de vol . J’avais dessiné André en train de plier sa voile au moment où j’atterrissais près de lui un soir d’automne au crépuscule, loin de toute zone habitée : nous n’étions en ce temps-là qu’une poignée dans la région à pratiquer le parapente, surtout en escalade et randonnée . (Extrait carnet de vols . Alain MARC 1986)

Je vous raconterai une autre fois cette exaltante époque où des Pyrénées aux Alpes, de la dune du Pilat à l’Aveyron, j’ai eu la chance de côtoyer des pionniers formidables et de partager avec eux les débuts de la passionnante aventure de l’arrivée du parapente dans le vol libre .

Pour aujourd’hui je me limite à vous offrir ces deux extraits de mon carnet de vol illustrés à l’aquarelle . Ils datent du milieu des années 80, lorsque nous avions la chance d’ouvrir des « premières » depuis toutes les hauteurs qui nous paraissaient dignes d’intérêt .

Inoubliable épopée !

Nous partions le parapente sur le dos, et plongions dans le vide sans savoir toujours où nous allions atterrir … Que d’émotions, (ici dans les Gorges du Tarn où nous n'avions pour seuls repaires d'atterrissage que les grèves étroites longeant son long ruban argenté), et que de souvenirs dans lesquels nous côtoyons des oiseaux aussi majestueux et beaux que les aigles et les vautours, qui parfois indifférents parfois curieux, croisaient notre trajectoire ou quelques instants nous accompagnaient … (Extrait carnet de vols . Alain MARC 1988)

 

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