Aquarelles de brumes en technique humide .
Petit entracte au milieu de mes articles sur l’Aven Noir, (qui continueront normalement bien sur, puisque je veux vous montrer les aquarelles et croquis réalisés pendant cette magnifique aventure) .
Mais ce matin en faisant mon « footing - escalade », le lever de soleil était si beau sur ma vallée que je ne peux m’empêcher de vous le faire partager à ma façon ! Vous savez ? … Je l’avais déjà fait une fois en le dessinant en face de ma maison . Mais là, surgissant des nuages au milieu des blocs d’escalade, au dessus de cette vallée noyée dans la brume, avec la nature si sauvage et si belle que j’aime tant, je me suis dit : « - Il faut absolument que tu leur offres cela ! »
C’est pour vous remercier de toutes vos visites qui ne cessent de croître et pour votre gentillesse à travers les e-mails que vous m’adressez, même si vos commentaires sont très rares sur le blog et je dirai inversement proportionnels aux visites, ce que je n’arrive pas à comprendre … Par exemple pour le dernier article du portrait de Roland et de l’Aven Noir vous êtes entre hier et avant-hier 734 personnes à l’avoir vu, et j’ai juste eu un commentaire dont je remercie chaleureusement « l’auteure », car cela ne peut qu’encourager à essayer de faire des articles approfondis .
Contre-jour matinal sur le trajet des rochers de l’école de blocs d’escalade : magnifique échauffement en VTT au dessus de la vallée embrumée … (Photo Alain MARC)
Papier « pourri » à cause de sa trame, mais suffisant pour faire un petit exercice en technique humide des brumes à contre-jour, éclairées par le soleil levant … (Aquarelle Alain MARC)
Heureusement vos visites sont très nombreuses, et cela prouve aussi comme je ne fais aucune « pub » pour ce site, qu’il intéresse vraiment, et que s’il "fidélise" autant les visiteurs c’est bien qu’ils doivent y trouver quelque chose d’utile, d’intéressant ou de divertissant …
Afin de vous donner une idée de l’évolution du blog et de faire un bilan à la fin de cette période « première bougie », le bond fait en avant depuis l’ article laçant cet « anniversaire » est considérable : de 37400 visiteurs (ce qui n’est déjà pas trop mal pour un petit site comme le mien) vous êtes passés en 1 mois ½ à 52300 ! Je ne veux pas vous importuner avec des chiffres, mais tous ces jours-ci vous êtes entre 2500 et 3000 par semaine à venir lire ces pages depuis les 4 coins du monde, la journée record de ce dernier mois étant celle du 22 novembre dernier avec 2288 pages vues (contre 175 à la même date il y a 1 an, je vous laisse calculer le pourcentage de progression) …
Alors je le répète pour vous remercier (et faire à ma façon la fête avec vous), je vous emmène dans mon « Île de Pâques » à moi, ces extraordinaires rochers ruiniformes qui font de ce coin-là une sorte de paradis, un vrai petit bonheur de nature sauvage et cachée (je les ai déjà évoqués dans un article ancien) . D’ailleurs ce matin j’y ai levé une dizaine de perdrix et y ai rencontré un magnifique renard roux à la queue noire qui n’a pas eu peur du tout et a disparu tranquillement au milieu des rochers .
Voici l’un des surplombs qui m’a donné le plus de fil à retordre et que je n’ai pu passer que sur sa brèche sud-est (et encore en me faisant peur) . Je l’adore car on dirait un visage de profil qui regarde le soleil se lever au dessus des brumes de vallée comme un étrange et énigmatique personnage monolithique de l’Île de Pâques ! (Photo Alain MARC)
Comme d’habitude lorsque je vais dans ce coin-là je viens en VTT, sac au dos contenant mon carnet de croquis (ce matin j’avais pris un papier minable pour l’aquarelle !) et un peu d’eau, je laisse le vélo à l’entrée du parcours dans les buissons (il n’y a pas de voleurs ici), et je pars en footing . En ce qui concerne mon circuit de ce matin j’ai refait un parcours que je n’avais pas fait depuis des années qui consiste à enchaîner en escalade de rochers en rochers et en courant entre deux, tout le bord oriental du causse à cet endroit-là, ce qui m’a laissé constater combien j’avais besoin d’entraînement pour retrouver le niveau de ma pleine forme . Mais ne nous plaignons pas, si je n’ai pas « décollé » dans certains passages j’ai tout de même réussi à « refranchir » certains surplombs que je croyais enfouis dans mes souvenirs de jeunesse … Simplement j’ai perdu toute l’aisance que j’avais avant, et me suis surtout un peu fait peur par endroit sans corde .
Ce bloc est l’un des plus « coriaces », et je me suis « dégonflé » de l’escalader sans corde ce matin car il fait tout de même quelques mètres déversants un peu trop exposés sans entraînement soutenu ! Mais avouez qu’il a fière allure au dessus des vagues de brume … (Photo Alain MARC)
Aussi pour me reposer et reprendre mon souffle, rien ne fut mieux qu’une petite aquarelle sur le motif . J’en ai fait 3, c’était top beau, dans le silence du matin juste troublé par le son des clarines montant de quelque troupeau, qui paissait sous le brouillard au fond de la vallée . À présent, je vous dis « à bientôt » pour reprendre le cours des aquarelles de l’Aven Noir !
Ce qui est bien à cette heure-là quand il fait bon comme ce matin, c’est que le papier garde bien l’humidité . C’est alors un régal de peindre la lumière qui passe à travers les vagues de brume… (Aquarelle Alain MARC)
Ça y est, le soleil est passé par dessus la brume et éclaire généreusement « mes » beaux rochers . Il va faire beau aujourd’hui . Allez, vite encore une petite aquarelle ! (Photo Alain MARC)
C’est la dernière : maudite trame du papier ! Mais ce sont les derniers bancs de brume qui se séparent sur le ciel bleu … (Aquarelle Alain MARC)

/image%2F0932874%2F20220408%2Fob_df71cf_carte0913-250-px.jpg)


/image%2F0932874%2F20220408%2Fob_f02937_carte0913-250-px.jpg)








Cela commence par le soleil qui perce la brume dans la forêt : une image toujours magique et un signe de bon augure pour tout le reste de la journée ! (Photo Alain MARC)
La Toison d'or de Ptit'Jo : un trésor inestimable qu'il n'abandonnera pas pendant les kilomètres de la randonnée ! (Photo Alain MARC)
On peut très bien faire la randonnée sans traverser les coulées de prismes basaltiques . Mais elles sont inévitables dans la première partie du trajet, lorsque celle-ci traverse la forêt hors sentier . (Photo Alain MARC)
C'était au mois de mai pour fêter la transhumance . Le troupeau accompagné des bergers, d'un accordéoniste et d'un « cabrétaïre » sort du village d'

Le hameau de Roquelaure dominant la vallée du Lot sur fond d'Aubrac dans la lumière du soir . Je n'ai pas eu le temps d'en faire une aquarelle car nous n'étions qu'à la moitié du trajet et le soleil commençait grandement à décliner ! (Photo Alain MARC)
Voici en orange le trajet de notre randonnée : on peut laisser la voiture au hameau de Fraysse (ce qui veut dire « le frêne » en occitan) et descendre depuis l'antenne située dans le village à travers la forêt de Cervelaure vers le premier éboulis de basalte . Attention ce trajet entre les points notés A et B est difficile : le sentier est peu marqué au départ, la traversée des éboulis est difficile surtout en forêt, et il n'y a plus de sentier entre la première coulée de basalte et les granges de Guzoutou . Ensuite c'est une partie de plaisir avec un dénivelé positif de 200m environ . Carte IGN au 25000 Espalion 2438 E . (Carte ci-dessus : croquis d'Alain MARC) 




Une partie du trajet emprunte un très joli sentier constitué de fragments d’orgues de basalte, la butte du Calmont étant presque exclusivement basaltique, reliquat au sud du Lot de l’immense coulée de lave qui donna naissance au plateau de l’Aubrac …
Les ruines du vieux château comme toile de fond pour ce paysage verdoyant et bucolique qui aurait inspiré les plus réfractaires contradicteurs de l’aquarelle !
Formidable moment de récréation dans la basse-cour d’une ferme du hameau de La Saliège : même celles et ceux qui se croyaient les moins doué (es) ont réussi de magnifiques motifs, … et la fermière toute émue décida sur le champ de se mettre à l’aquarelle tant elle fut convaincue !
L’étape du chapiteau médiéval au sonneur de cor fut aussi très appréciée, ce petit chef-d’œuvre rajouté à ce mur par hasard provient certainement du château voisin . J’imagine qu’il illustre un passage de la Chanson de Rolland, si quelque un peut m’en dire plus j’en serai ravi, il est photographié dans l’article de présentation des ces journées que vous pouvez revoir en cliquant
Voici en résumé l’une des pages réalisées par une participante, qu’elle me pardonne d’avoir oublié son nom, son travail était très vivant, si elle le reconnaît j’espère qu’elle m’écrira pour me rappeler comment elle se nomme : je réparerai immédiatement cet oubli !
J’éprouve beaucoup de plaisir à partager mon expérience dans ce type de randonnée à aider chaque participant à réaliser son motif avec le plus de réussite possible . Nos poses peinture ne sont jamais trop longues, et elles ponctuent notre parcours en s’adaptant aux changements de lumière autant qu’au plaisir de la découverte : assurément, vous y êtes toutes et tous les bienvenus (es) !
Cette ferme rouergate (grange à droite couverte de tuiles mécaniques rouges ce qui est plutôt anachronique en nord Aveyron et pays ruthénois) présente un porche d’entrée remarquable, c’est pour cette raison que je m’y suis arrêté . Je l’ai traitée en aquarelle classique de façon assez légère, et une fois l’aquarelle sèche j’ai rehaussé au trait et à la plume avec de l’encre sépia délébile les détails graphiques les plus évidents (bordures et angles de certaines pierres, de certaines lauzes des toitures, le bord des parties à l’ombre des linteaux de portes et fenêtres et de bordures de toits, etc.) . Enfin j’ai dilué ou fait fuser à l’eau claire avec le pinceau les traits d’encre les plus marqués, afin de mieux intégrer le graphisme à la couleur … (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)
Ce coq de clocher en tôle polychrome orne une croix dans le hameau de Pomerols perché avec les ruines de son château médiéval au dessus du Lot . Nous découvrirons ainsi de petits joyaux de l’art populaire dans le plus beau des musées : le milieu rural qu’ils n’ont jamais quittés et où leur rôle d’identification aux racines ancestrales est toujours vivant …
Superbe chapiteau polychrome aussi (mais il a perdu ses couleurs) représentant un personnage sonnant du cor (troubadour, chevalier, chasseur ?) une pierre de grès de rougier parmi les autres dans le bâti d’une maison du hameau de Calmont : sans doute provient-elle du château médiéval à une centaine de mètres de là ? - Encore un intéressant motif pour notre petit carnet de voyage d’un jour !
Une avancée de grange nord aveyronnaise typique : - c’est un motif qui peut être réalisé assez vite sur la base d’un croquis aquarellé aux crayons de couleurs aquarelle . Il faut faire très attention avec ces crayons à ne pas utiliser des couleurs qui se révèleront criardes une fois humidifiées (par exemple la plupart des verts) . Une fois le dessin réalisé on pose les couleurs au pinceau comme pour un croquis aquarellé au crayon à papier (et pas seulement avec de l’eau seule), puis on laisse sécher . Enfin on peut faire quelques rehauts au crayon aquarelle de couleur bleu outremer ou gris, ou terre d’ombre brûlée ou sépia (ou un peu de chaque suivant nécessité) . Un peu d’eau claire sur le pinceau passée en bordure de ces derniers traits peu les intégrer au motif plus harmonieusement s’ils sont trop « visibles » . (Aquarelle Alain MARC 14 x 18 cm)
Voici une superbe sarrasine en fer découpé à la forge au tranchet, ornant et défendant un « fénéstrou » (petite fenêtre en occitan), toujours dans le village de Calmont . Il y en avait à l’origine une autre placée perpendiculairement : elle croisait la première, et on en voit les trous de fixation carrés sur les pierre d’encadrement en haut et en bas . C’est un motif à ne pas négliger qui peut tout à fait « terminer » une page consacrée aux détails du bâti local .

- Bizarre cette grotte ! … Et puis, comme dans de nombreuses grottes, pas d’éclairage dedans ! 

Herbes rases et champs cultivés dans les dolines, lapiaz à nu, cades, buis et genévriers, petits chênes, murettes de pierres sèches : c’est tout le charme de notre causse, nu sous le soleil, qui exhale ses parfums de sarriette, de lavande officinale, d’origan commun … (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)
Nous sommes partis très tard et le « ravitaillement » nous attend au métier à ferrer des Escarbins : rafraîchissement et goûter sont les bienvenus pour petit Jo !
Et puis c’est la plongée vers le Dourdou sur le chemin caillouteux au pied de la falaise aux étonnantes strates qui nous livrent les secrets de leur géologique et sédimentaire histoire .
À mi-chemin des deux derniers lacets avant le Dourdou, la cascade temporaire des Escarbins (elle coule surtout par temps d’orage), se déploie à droite du chemin dans un superbe petit cirque surplombant le taillis . (Aquarelle Alain MARC 24 x 32 cm)
Enfin c’est l’arrivée au pont des Prades et au moulin du même nom, qui marque l’entrée de l’itinéraire dans sa deuxième partie de parcours …
Après plusieurs chutes dans la descente, (petit Jo se relève chaque fois courageusement sans céder aux larmes malgré son genou et ses mains écorchés), il ne met vraiment pied à terre la première fois que dans le raidillon de La Pradelle, quittant le casque pour aborder un peu plus calmement cette remontée transitoire !







Animation colorée, bruit de quilles et boules de bois qui s’entrechoquent, éclats de rires et invectives : toute l’ambiance d‘une matinée de championnat de quilles de huit… (croquis aquarellés A. MARC)