aveyron - carnets de voyages et balades - Aquarelliste et peintre voyageur
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  • : En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'en Aragon, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2022...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 14:51

 

Aquarelles de brumes en technique humide .

 

Petit entracte au milieu de mes articles sur l’Aven Noir, (qui continueront normalement bien sur, puisque je veux vous montrer les aquarelles et croquis réalisés pendant cette magnifique aventure) .

Mais ce matin en faisant mon « footing - escalade », le lever de soleil était si beau sur ma vallée que je ne peux m’empêcher de vous le faire partager à ma façon !

Vous savez ? … Je l’avais déjà fait une fois en le dessinant en face de ma maison .

Mais là, surgissant des nuages au milieu des blocs d’escalade, au dessus de cette vallée noyée dans la brume, avec la nature si sauvage et si belle que j’aime tant, je me suis dit : « - Il faut absolument que tu leur offres cela ! »

 

Contre-jour matinal sur le trajet des rochers de l’école de blocs d’escalade : magnifique échauffement en VTT au dessus de la vallée embrumée … (Photo Alain MARC)

C’est pour vous remercier de toutes vos visites qui ne cessent de croître et pour votre gentillesse à travers les e-mails que vous m’adressez, même si vos commentaires sont très rares sur le blog et je dirai inversement proportionnels aux visites, ce que je n’arrive pas à comprendre …

Par exemple pour le dernier article du portrait de Roland et de l’Aven Noir vous êtes entre hier et avant-hier 734 personnes à l’avoir vu, et j’ai juste eu un commentaire dont je remercie chaleureusement « l’auteure », car cela ne peut qu’encourager à essayer de faire des articles approfondis .

Papier « pourri » à cause de sa trame, mais suffisant pour faire un petit exercice en technique humide des brumes à contre-jour, éclairées par le soleil levant … (Aquarelle Alain MARC)

Heureusement vos visites sont très nombreuses, et cela prouve aussi comme je ne fais aucune « pub » pour ce site, qu’il intéresse vraiment, et que s’il "fidélise" autant les visiteurs c’est bien qu’ils doivent y trouver quelque chose d’utile, d’intéressant ou de divertissant …

Afin de vous donner une idée de l’évolution du blog et de faire un bilan à la fin de cette période « première bougie », le bond fait en avant depuis l’ article laçant cet « anniversaire » est considérable : de 37400 visiteurs (ce qui n’est déjà pas trop mal pour un petit site comme le mien) vous êtes passés en 1 mois ½ à 52300 !

Je ne veux pas vous importuner avec des chiffres, mais tous ces jours-ci vous êtes entre 2500 et 3000 par semaine à venir lire ces pages depuis les 4 coins du monde, la journée record de ce dernier mois étant celle du 22 novembre dernier avec 2288 pages vues (contre 175 à la même date il y a 1 an, je vous laisse calculer le pourcentage de progression) …

Voici l’un des surplombs qui m’a donné le plus de fil à retordre et que je n’ai pu passer que sur sa brèche sud-est (et encore en me faisant peur) . Je l’adore car on dirait un visage de profil qui regarde le soleil se lever au dessus des brumes de vallée comme un étrange et énigmatique personnage monolithique de l’Île de Pâques ! (Photo Alain MARC)

Alors je le répète pour vous remercier (et faire à ma façon la fête avec vous), je vous emmène dans mon « Île de Pâques » à moi, ces extraordinaires rochers ruiniformes qui font de ce coin-là une sorte de paradis, un vrai petit bonheur de nature sauvage et cachée (je les ai déjà évoqués dans un article ancien) . D’ailleurs ce matin j’y ai levé une dizaine de perdrix et y ai rencontré un magnifique renard roux à la queue noire qui n’a pas eu peur du tout et a disparu tranquillement au milieu des rochers .

Ce bloc est l’un des plus « coriaces », et je me suis « dégonflé » de l’escalader sans corde ce matin car il fait tout de même quelques mètres déversants un peu trop exposés sans entraînement soutenu ! Mais avouez qu’il a fière allure au dessus des vagues de brume … (Photo Alain MARC)

Comme d’habitude lorsque je vais dans ce coin-là je viens en VTT, sac au dos contenant mon carnet de croquis (ce matin j’avais pris un papier minable pour l’aquarelle !) et un peu d’eau, je laisse le vélo à l’entrée du parcours dans les buissons (il n’y a pas de voleurs ici), et je pars en footing . En ce qui concerne mon circuit de ce matin j’ai refait un parcours que je n’avais pas fait depuis des années qui consiste à enchaîner en escalade de rochers en rochers et en courant entre deux, tout le bord oriental du causse à cet endroit-là, ce qui m’a laissé constater combien j’avais besoin d’entraînement pour retrouver le niveau de ma pleine forme . Mais ne nous plaignons pas, si je n’ai pas « décollé » dans certains passages j’ai tout de même réussi à « refranchir » certains surplombs que je croyais enfouis dans mes souvenirs de jeunesse … Simplement j’ai perdu toute l’aisance que j’avais avant, et me suis surtout un peu fait peur par endroit sans corde .

Ce qui est bien à cette heure-là quand il fait bon comme ce matin, c’est que le papier garde bien l’humidité . C’est alors un régal de peindre la lumière qui passe à travers les vagues de brume… (Aquarelle Alain MARC)

Aussi pour me reposer et reprendre mon souffle, rien ne fut mieux qu’une petite aquarelle sur le motif . J’en ai fait 3, c’était top beau, dans le silence du matin juste troublé par le son des clarines montant de quelque troupeau, qui paissait sous le brouillard au fond de la vallée . À présent, je vous dis « à bientôt » pour reprendre le cours des aquarelles de l’Aven Noir !

Ça y est, le soleil est passé par dessus la brume et éclaire généreusement « mes » beaux rochers . Il va faire beau aujourd’hui . Allez, vite encore une petite aquarelle ! (Photo Alain MARC)

 C’est la dernière : maudite trame du papier ! Mais ce sont les derniers bancs de brume qui se séparent sur le ciel bleu … (Aquarelle Alain MARC)

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16 octobre 2006 1 16 /10 /octobre /2006 01:09

 

 

Aveyron, sur les hauteurs du pays d'Olt :  le volcan de Roquelaure .

 

Je voulais pour ce premier article « anniversaire » , une page de carnet plus complète qu'à l'habitude, à la fois simple et exceptionnelle, qui nous permette de partir à la recherche de symboles forts et beaux comme la vie .

Dans un voyage sans prétention mais où nous rencontrerions la présence de ce « souffle » que je recherche en toutes choses, à commencer par les êtres que j'aime .

Il fallait que le rêve et l'évasion commencent sur le pas de ma porte ou pas très loin du point de départ de tous mes voyages, (ce petit coin d'Aveyron où je me ressource lorsque je ne suis pas en chemin) .

Afin qu'à travers cette « célébration », ce nouveau commencement, vous soyez comme invités chez moi à fêter ce 1er anniversaire .

Pour vous remercier de vos visites comptabilisées à 37400 ce jour, de votre fidélité, de la consultation des 163000 pages que vous avez vues !

Avec un grand bouquet d'air pur et de lumière qui puisse vous parvenir sans effort particulier : ici même à la lecture de cet article .

Cela commence par le soleil qui perce la brume dans la forêt : une image toujours magique et un signe de bon augure pour tout le reste de la journée ! (Photo Alain MARC)

C'est donc par une modeste mais originale randonnée, que je vous invite à commencer avec Ptit'Jo et moi-même la série des « articles anniversaires » .

Si je l'associe avec joie à ce projet, c'est que depuis la naissance de ce carnet en ligne, vous connaissez Ptit'Jo : il n'a jamais raté une aventure dans laquelle puisse se projeter son regard d'enfant, nous éclairant de sa spontanéité et de sa pureté, nous renvoyant à la nécessité de rechercher l'émerveillement sur chacun de nos pas, et puis c'est lui aussi un jeune « carnettiste » à sa façon !

La condition la plus élémentaire selon mon point de vue pour aborder le carnet de voyage . Curiosité, pouvoir d'écoute et d'adaptation, éveil et création, être colporteur de souvenirs pour compléter .

La Toison d'or de Ptit'Jo : un trésor inestimable qu'il n'abandonnera pas pendant les kilomètres de la randonnée ! (Photo Alain MARC)

Nous partons donc sur les hauteurs du pays d'Olt sur les pentes d'une butte basaltique singulière dominant de plusieurs centaines de mètres la vallée du Lot, appelée communément ici « le volcan de Roquelaure » à cause de ses étonnantes coulées de basalte prismatique et de ses dykes, portant le nom d'un petit village qui s'appuie contre l'un d'eux .

On ne dit pas pour désigner cette contrée « pays du Lot » mais « pays d'Olt », en continuité de son ancienne appellation évoquant la vivacité de ses coutumes, la beauté de ses paysages, et la douceur de son climat (voir mon carnet de voyage "Aveyron, carnet de routes" ) .

Notre randonnée est une boucle qui de la pointe la plus occidentale du « volcan » traverse le flanc nord pour aller jusqu'à l'extrémité orientale et revenir au point de départ par un très panoramique sentier de crête .

Elle ne fait que quelques kilomètres et on peut flâner à sa guise au gré des rencontres et des découvertes sur le trajet, parcourir ses immenses éboulis de prismes basaltiques (attention, le parcours sur les éboulis peut s'avèrer dangereux pour des chevilles fragiles), s'arrêter pour déjeuner à mi-parcours à l'excellent petit restaurant du village de Roquelaure et rentrer face au soleil en empruntant en grande partie le GR 620 depuis lequel la vue s'étend vers le nord du plateau de l'Aubrac jusqu'aux cimes du Lévézou et au Causse Comtal au sud .

On peut très bien faire la randonnée sans traverser les coulées de prismes basaltiques . Mais elles sont inévitables dans la première partie du trajet, lorsque celle-ci traverse la forêt hors sentier . (Photo Alain MARC)

Nous étions sur les éboulis basaltiques lorsque monta de la vallée une rumeur étrange et mystérieuse comme un tumulte sourd et lointain .

Le bruit était parfois recouvert par celui du vent, mais il se rapprochait par vagues sonores comme un écho qui n'en finissait pas, étonnante mélodie aux consonances multiples d'où émergeaient des beuglements de vaches . Quand il se précisa, plus accentué dans la pente, nous reconnûmes l'émouvante marche des troupeaux descendant de la montagne : de retour de transhumance les bêtes rentraient sur les fermes du causse Comtal après 5 mois d'estive dans les verts pâturages d'Aubrac . La tradition est toujours là, et même si la fête ne draine pas des foules comme à la montée du mois de mai, c'est toujours un moment magique qui nous remplit d'émotion . Un signe fort et un symbole de vie qui continue et se renouvelle, un joli un clin d'oeil du destin pour notre « randonnée anniversaire » !

C'était au mois de mai pour fêter la transhumance . Le troupeau accompagné des bergers, d'un accordéoniste et d'un « cabrétaïre » sort du village d'Aubrac pour rejoindre l'estive (on dit ici la « montagne ») qui lui est désignée . Il a parfois parcouru près de 40 km depuis les fermes lointaines du causse ou de la vallée . (Aquarelle Alain MARC)

Nous avons accompagné un troupeau et ses bergers quelques centaines de mètres, toujours autant attendris par la beauté de cette race d'Aubrac, unique en son genre avec son superbe pelage fauve, et ses grands yeux tendres et doux .

C'est l'arrière-garde du troupeau que nous avons accompagné . Tradition séculaire . Il y a moins de drapeaux et de trophées entre les cornes, mais l'émotion est toujours là : c'est un pur bonheur et un privilège que de pouvoir encore y assister . Je rajoute cette phrase après avoir suivi le très beau reportage de TF1 ce midi sur le retour des troupeaux dans les Pyrénées : la sonnaille au ton le plus grave et le plus sourd, (que l'on entend en nombre dans mon enregistrement ci-dessous), applelée en Rouergue la "clape", est destinée à donner le rythme de la marche au troupeau . En écoutant l'enregistrement, on le comprend bien, mieux : on le "voit" ! (Photo Alain MARC)

 Vous entrez dans ce voyage sonore en cliquant sur le bouton de lecture ; s'il ne se charge pas immédiatement attendez un peu et recommencez . Si vous n'avez pas de lecteur cliquez sur l'image et attendez le téléchargement du fichier son, cela ne durera plus d'une ou deux minutes (vous pourrez même enregistrer ce fichier sur votre ordinateur pour le réécouter quand il vous plaira) .

Nous avons aussi vu des troupeaux qui descendaient presque autant décorés qu'à la montée . De toute façon les vaches d'Aubrac sont toujours aussi belles et fières même peu ou pas pomponnées . (Aquarelle Alain MARC)

La halte de Roquelaure fut aussi un grand moment de complicité et de découverte : son château bâti sur le piton volcanique domine le village et coiffe l'ensemble d'une harmonieuse touche offrant au site une allure de lieu privilégié empreint de quiétude et d'intemporalité . Un endroit idéal pour oublier toutes les furies de la terre !

Le hameau de Roquelaure dominant la vallée du Lot sur fond d'Aubrac dans la lumière du soir . Je n'ai pas eu le temps d'en faire une aquarelle car nous n'étions qu'à la moitié du trajet et le soleil commençait grandement à décliner ! (Photo Alain MARC)

Quant au retour, il nous donna des ailes tant nous étions justement au dessus du monde sur cette crête lumineuse, si haute et paisible à la fois qu'on aurait cru marcher sur un sentier fait des rayons du soleil et de parcelles de ciel bleu .

En arrivant à la voiture, Ptit'Jo, serrant dans ses bras un trésor inestimable (un tapis de mousse ramassé dans la forêt), me dit des étoiles plein les yeux : « - Tu sais, avec ton logiciel de synthèse sonore, je te ferai une musique pour l'anniversaire de ton blog ! »

À suivre ...

Voici en orange le trajet de notre randonnée : on peut laisser la voiture au hameau de Fraysse (ce qui veut dire « le frêne »  en occitan) et descendre depuis l'antenne située dans le village à travers la forêt de Cervelaure vers le premier éboulis de basalte . Attention ce trajet entre les points notés A et B est difficile : le sentier est peu marqué au départ, la traversée des éboulis est difficile surtout en forêt, et il n'y a plus de sentier entre la première coulée de basalte et les granges de Guzoutou . Ensuite c'est une partie de plaisir avec un dénivelé positif de 200m environ . Carte IGN au 25000 Espalion 2438 E . (Carte ci-dessus : croquis d'Alain MARC) 

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11 août 2006 5 11 /08 /août /2006 21:33

Journées d’initiation au « carnet de voyage » dans le cadre du Festival de la Randonnée Pleine Nature (B) .

 

Suite du précédent article relatant les deux journées de « randonnée - aquarelle - carnet de voyage » que j’ai eu le plaisir d’animer sur des parcours du 8ème Festival de la Randonnée Pleine Nature qui se déroulent en ce moment en Nord - Aveyron .

- Deuxième jour : tour de Coubisou, petit village perché sur les premières pentes de l’Aubrac, avec des tas de motifs bucoliques et fleuris au charme indéniable .

 

Le chemin creux descendant vers le ruisseau coulant au pied du village permet des regards magnifiques sur Coubisou qui apparaît soudain à travers les arbres de l’autre côté de la vallée .

L’objectif de cette journée était de traduire par quelques aquarelles et croquis aquarellés l’ambiance de ce coin de campagne, en relatant notre parcours sur la boucle du trajet qui nous ramenait au village .

Avec une planche de motifs consacrés à l’architecture des lieux, au croquis de vaches d’Aubrac caractéristiques de l’élevage du haut plateau et aux effets de lumière sur le chemin, la page de carnet fut vite remplie et chacun put approfondir des sujets plus complexes comme les effets d’ombres et de lumières dans le chemin creux .

 

Voici Coubisou au dessus de ses jardins en terrasses : l’unité architecturale et l’harmonie des maisons blotties autour de l’église et du vieux château, la beauté de l’environnement préservé et le charme des rues et jardins fleuris pourraient faire de ce village l’un des plus beaux de France . Mais le département de l’Aveyron est déjà celui qui en compte le plus, et bien d’autres villages ont autant de charme ici . Nous le savourons en appréciant le calme qu’un tel titre( fut-il mérité) ne lui conserverait pas longtemps : alors tant pis pour le titre et tant mieux pour le calme et la sérénité des lieux !

 La charrette fleurie du haut du village au retour : - jamais de sa laborieuse existence elle n’a due connaître un tel succès !

 

 

Parmi tous les sujets abordés pendant cette randonnée d’initiation, les vieux outils agricoles constituant les motifs de fin de journée, permirent à tous de mettre l’accent sur la vie rurale d’une époque pas si lointaine que cela où la vie du village était rythmée par celle des saisons et les travaux des champs …

 

C’est le petit bout d’aquarelle que j’ai réalisé pour expliquer comment interpréter le ciel (avec discrétion), les toitures du village et la mise en valeur des maisons par contrastes simultanés des valeurs, tant pour les maisons entre-elles que par rapport au fond de végétation entourant le hameau, qui doit le mettre en valeur tout en restant à l’arrière plan … (Aquarelle Alain MARC)

 

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8 août 2006 2 08 /08 /août /2006 21:19

Journées d’initiation au « carnet de voyage » dans le cadre du Festival de la Randonnée Pleine Nature (A) .

Voici le résumé des deux journées de « randonnée - aquarelle - carnet de voyage » que je vous avais annoncées lors d’un précédent article .

Je devais les animer sur des parcours très faciles du 8ème Festival de la Randonnée Pleine Nature qui se déroulent en ce moment en Nord - Aveyron, et elles connurent un véritable succès lié certainement au choix des itinéraires et à l’intérêt qu’ils présentaient sur le plan pictural .

- Premier jour premier itinéraire, « Lo Camin del Castel » (ce qui veut dire en occitan « Le chemin du château ») qui emprunte l’ancien chemin médiéval d’Espalion à Calmont jusqu’en haut de la butte de ce petit hameau, contourne cet important château médiéval du Haut Rouergue, et revient à Espalion par l’ancienne rue droite de Calmont qui aboutit en plein centre de la jolie bourgade . Les points de vue jalonnant le parcours sont parmi les plus beaux de cette région, et les sujets de peinture innombrables .

Une partie du trajet emprunte un très joli sentier constitué de fragments d’orgues de basalte, la butte du Calmont étant presque exclusivement basaltique, reliquat au sud du Lot de l’immense coulée de lave qui donna naissance au plateau de l’Aubrac …

L’objectif de cette initiation au carnet de voyage était de réaliser au moins une planche de croquis, textes et aquarelles relatant notre journée, tout en apprenant les rudiments de ce mode d’expression . Chacun était autonome, avait dans son sac matériel de peinture et pique-nique, était bien chaussé et prêt à se consacrer entièrement à la découverte de l’aquarelle, moteur de cet original parcours .

Résultat de l’expérience chaque participant revint avec au moins deux pages très intéressantes, certains avec trois pages de motifs très vivants et variés !

Les ruines du vieux château comme toile de fond pour ce paysage verdoyant et bucolique qui aurait inspiré les plus réfractaires contradicteurs de l’aquarelle !

 Formidable moment de récréation dans la basse-cour d’une ferme du hameau de La Saliège : même celles et ceux qui se croyaient les moins doué (es) ont réussi de magnifiques motifs, … et la fermière toute émue décida sur le champ de se mettre à l’aquarelle tant elle fut convaincue !

L’étape du chapiteau médiéval au sonneur de cor fut aussi très appréciée, ce petit chef-d’œuvre rajouté à ce mur par hasard provient certainement du château voisin . J’imagine qu’il illustre un passage de la Chanson de Rolland, si quelque un peut m’en dire plus j’en serai ravi, il est photographié dans l’article de présentation des ces journées que vous pouvez revoir en cliquant ici .

Voici en résumé l’une des pages réalisées par une participante, qu’elle me pardonne d’avoir oublié son nom, son travail était très vivant, si elle le reconnaît j’espère qu’elle m’écrira pour me rappeler comment elle se nomme : je réparerai immédiatement cet oubli !

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15 juillet 2006 6 15 /07 /juillet /2006 22:07

Aquarelle et randonnée, … au Festival de la Randonnée Pleine Nature .

Vous vous souvenez peut-être de l’article que j’avais écrit à propos de la sortie du topoguide du Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de l’Aveyron, aux presses de la Fédération Française de la Randonnée :

« Les plus beaux villages de l’Aveyron… à pied » …

Eh bien c’est dans cet esprit mais avec deux randonnées très courtes (pour les rendre accessibles à des enfants ou personnes n’ayant aucune habitude de la randonnée pédestre), que j’animerai sur des parcours très faciles, deux journées d’aquarelle dans le cadre du 8ème Festival de la Randonnée Pleine Nature qui vient de commencer en Aveyron .

J’éprouve beaucoup de plaisir à partager mon expérience dans ce type de randonnée à aider chaque participant à réaliser son motif avec le plus de réussite possible . Nos poses peinture ne sont jamais trop longues, et elles ponctuent notre parcours en s’adaptant aux changements de lumière autant qu’au plaisir de la découverte : assurément, vous y êtes toutes et tous les bienvenus (es) !

Ce fort intéressant festival connaît un succès croissant qui dépasse à présent les limites de notre beau département . Il se déroule du 14 juillet au 15 août sur 11 cantons du Nord Aveyron et ne concerne pas seulement les randonneurs pédestres .

Sur des parcours extrêmement nombreux et variés, ce sont des centaines de sorties qui sont proposées sous toutes les formes de moyens « naturels » de locomotion : promenades au pas de l’âne, descentes en canoë et Kayak, randonnées VTT libres ou accompagnées, cyclotourisme, « escalarbre », vias ferratas et parcours aventure, canyonning, trotinette de montagne, parcours aérien, spéléologie sportive, « golfun », randonnées équestres, visites guidées à thèmes (patrimoine, culture, histoire, etc.), balades à thèmes plus scientifiques ou spécifiques (astronomie et observation du ciel en nocturne, botanique, faune, flore, géologie et géomorphologie, parcours écologiques et pêche en rivières), avec en plus de tout cela autour d’expositions, de veillées et de nombreux films, un grand nombre d’animations (quilles de 8, championnat de France de chiens de troupeaux, etc.) …

Cette ferme rouergate (grange à droite couverte de tuiles mécaniques rouges ce qui est plutôt anachronique en nord Aveyron et pays ruthénois) présente un porche d’entrée remarquable, c’est pour cette raison que je m’y suis arrêté . Je l’ai traitée en aquarelle classique de façon assez légère, et une fois l’aquarelle sèche j’ai rehaussé au trait et à la plume avec de l’encre sépia délébile les détails graphiques les plus évidents (bordures et angles de certaines pierres, de certaines lauzes des toitures, le bord des parties à l’ombre des linteaux de portes et fenêtres et de bordures de toits, etc.) . Enfin j’ai dilué ou fait fuser à l’eau claire avec le pinceau les traits d’encre les plus marqués, afin de mieux intégrer le graphisme à la couleur … (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

Ce coq de clocher en tôle polychrome orne une croix dans le hameau de Pomerols perché avec les ruines de son château médiéval au dessus du Lot . Nous découvrirons ainsi de petits joyaux de l’art populaire dans le plus beau des musées : le milieu rural qu’ils n’ont jamais quittés et où leur rôle d’identification aux racines ancestrales est toujours vivant …

Je vais donc en ce qui me concerne animer deux balades artistiques basées sur l’initiation au carnet de voyage et à l’aquarelle, qui nous feront cheminer sur deux très jolis petits itinéraires …

- Premier itinéraire le mardi 1er août : départ d’Espalion pour une balade originale sur « Lo Camin del Castel » qui nous emmènera par l’ancien chemin médiéval d’Espalion à Calmont jusqu’en haut de la butte de ce petit hameau, au pied de cet important château médiéval du Haut Rouergue . Nous redescendrons par la rue droite de Calmont qui nous ramènera devant la mairie d’Espalion .

Nous travaillerons aussi bien le paysage avec les très belles vues sur la vallée du Lot et l’Aubrac, que l’architecture ou les détails du patrimoine local .

Superbe chapiteau polychrome aussi (mais il a perdu ses couleurs) représentant un personnage sonnant du cor (troubadour, chevalier, chasseur ?) une pierre de grès de rougier parmi les autres dans le bâti d’une maison du hameau de Calmont : sans doute provient-elle du château médiéval à une centaine de mètres de là ? - Encore un intéressant motif pour notre petit carnet de voyage d’un jour !

- Deuxième itinéraire : le vendredi 4 août à partir du petit village de Coubisou . Ce sera une jolie boucle autour de ce charmant village perché sur un promontoire . Comme pour la boucle du « Camin del Castel », nous peindrons de bucoliques paysages avec en fond le hameau aux ombres toujours différente selon les heures du jour, et de nombreux petits motifs en rapport avec l’architecture ou le patrimoine .

Pour les deux sorties, il faudra amener son pique-nique personnel, ne pas oublier de boire régulièrement s’il fait chaud comme ces jours-ci, et être correctement chaussé pour cheminer dans les sentiers et chemins creux qui nous attendent .

Une avancée de grange nord aveyronnaise typique : - c’est un motif qui peut être réalisé assez vite sur la base d’un croquis aquarellé aux crayons de couleurs aquarelle . Il faut faire très attention avec ces crayons à ne pas utiliser des couleurs qui se révèleront criardes une fois humidifiées (par exemple la plupart des verts) . Une fois le dessin réalisé on pose les couleurs au pinceau comme pour un croquis aquarellé au crayon à papier (et pas seulement avec de l’eau seule), puis on laisse sécher . Enfin on peut faire quelques rehauts au crayon aquarelle de couleur bleu outremer ou gris, ou terre d’ombre brûlée ou sépia (ou un peu de chaque suivant nécessité) . Un peu d’eau claire sur le pinceau passée en bordure de ces derniers traits peu les intégrer au motif plus harmonieusement s’ils sont trop « visibles » . (Aquarelle Alain MARC 14 x 18 cm)

Si vous êtes en Aveyron à ce moment-là et que vous souhaitiez vous essayer au croquis et à l’aquarelle inscrivez-vous dès à présent auprès de l’Office du Tourisme d’Espalion au 05 65 44 10 63 ou directement au 05 64 44 10 37 vous êtes les bienvenus (es) !

Et si vous voulez connaître le programme détaillé de cet original festival d’été, rendez-vous sur leur site :

http://www.netrando.fr/fr/festirando2006.htm

 Voici une superbe sarrasine en fer découpé à la forge au tranchet, ornant et défendant un « fénéstrou » (petite fenêtre en occitan), toujours dans le village de Calmont . Il y en avait à l’origine une autre placée perpendiculairement : elle croisait la première, et on en voit les trous de fixation carrés sur les pierre d’encadrement en haut et en bas . C’est un motif à ne pas négliger qui peut tout à fait « terminer » une page consacrée aux détails du bâti local .

 

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3 juillet 2006 1 03 /07 /juillet /2006 15:59

Fin du parcours aquarelle - VTT .

 

Suivant le cours du Dourdou, nous arrivons enfin à l’aplomb du gros rocher de Rodelle, un village charmant perché sur la dite roche, qui pourrait être s’il n’y en avait pas tant dans le département, encore un village parmi les plus beaux de France .

Sans doute est-il trop petit pour en faire partie ?

Il domine le vallon où nous arrivons, et petit Jo préfère ne pas regarder vers le haut pour ne pas se décourager en voyant la montée qui nous attend à présent !

Heureusement qu’il y a une pose « découverte » à mi-chemin : nous voyons sur notre droite peu après avoir commencé la montée vers Rodelle, une pancarte indiquant « Grotte de Sainte Tarcisse, bout du pré, 200 m » .

Voilà une chose surprenante en ces lieux, mais ma foi, il y a déjà à l’autre extrémité de la région la grotte de Lourdes, pourquoi n’y aurait-il pas ici aussi une grotte « miraculeuse » ?

- Allons voir cela de plus près !

Il faut franchir un petit ruisseau pour s’engager dans la prairie menant à la grotte, nous allons en savoir plus dans quelques instants …

- Bizarre cette grotte ! … Et puis, comme dans de nombreuses grottes, pas d’éclairage dedans !

Après s’y être glissé avec prudence, Petit Jo y découvre faiblement éclairé par l’ouverture de l’entrée, un bénitier recueillant l’eau de la voûte : c’est l’eau aux vertus miraculeuses !

Juste à côté de la grotte est construit un minuscule sanctuaire abritant une statue de la Sainte, où nous obtenons toutes les explications : petite fille de Clotaire (premier roi de France), Ste Tarcisse est née en 525 .

Guidée par une voix divine, elle se réfugie dans cette grotte après avoir traversé toute la France, fuyant un mariage princier (un riche seigneur de Germanie bien plus âgé qu’elle) qui ne l’intéressait pas du tout .

Elle mena en ces lieux une vie angélique, et son premier miracle se produisit après sa mort à l’entrée de la ville de Rodez, lorsque l’évêque de la ville la pria intensément auprès de la dépouille d’un jeune homme qu’on emportait vers le cimetière, et qu’elle ressuscita sur le champ (enfin, sur le tour de ville de l’époque) !

Depuis, nombreux ont été ses miracles, particulièrement pour les maladies des yeux (à laver avec l’eau de la grotte qui n’est toujours pas polluée par les infiltrations du plateau), pour les histoires de mariages compliqués, l’heureuse délivrance des femmes en couches, et plein d’autres prodiges pouvant intéresser jeunes mères et nourrices …

Nous quittons bientôt cet endroit bucolique pour reprendre la montée vers Rodelle, le but de notre courte randonnée .

Un autre ravitaillement et la voiture du retour nous y attendent, c’était une formidable après-midi !

Au milieu des jolies maisons rouergates, fin de la Grand rue de Rodelle, qui se termine par un sentier à flancs de rocher tout parfumé de roses sauvages et de lilas d’Espagne .

J’y peins cette première aquarelle sans aucun dessin préalable, que je ne veux pas « bâcler » mais qui va être très vite réalisée de la pointe du pinceau, car je n’aime pas passer des heures sur une aquarelle, ni même chercher des effets à ne plus en finir, le produit de l’instant étant ce qui me comble le plus avec ses erreurs de séchage ou de dessin . (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

 

Celle-ci, c’est un croquis aquarellé « vite fait » lui aussi, où on voit le rocher dominant la vallée de plus loin, sur lequel s’appuient les maisons du village … (Aquarelle Alain MARC 12 x 16 cm)  

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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 14:54

En VTT, la descente vers le Dourdou .

 

Le village de Barriac, au nord du Causse Comtal en Rouergue n’est pas très éloigné de celui de Bozouls, plus à l’est, qui est situé autour d’une véritable merveille géologique .

Effectivement, ce site exceptionnel a été créé par le cours de la petite rivière du Dourdou venant du sud du causse, elle y a creusé une profonde gorge en forme de boucle autour de laquelle le village de Bozouls s’est construit .

Je suis avec petit Jo et Fred en parcours VTT .

Nous reviendrons une autre fois visiter ce curieux village, et découvrir son environnement si particulier, mais aujourd’hui ce sont les gorges un peu plus en aval qui nous intéressent dans le cadre de notre randonnée .

Au dessus, le causse est plus verdoyant qu’ailleurs, avec ses bocages séparant les prairies et les champs de blé, même si le karst y est omniprésent avec ses affleurements et ses avens comme le gouffre de Barriac tout proche .

Herbes rases et champs cultivés dans les dolines, lapiaz à nu, cades, buis et genévriers, petits chênes, murettes de pierres sèches : c’est tout le charme de notre causse, nu sous le soleil, qui exhale ses parfums de sarriette, de lavande officinale, d’origan commun … (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

Causse vert et bleu des plantes médicinales,

Ocre et grisé aux calcaires feuilletés des marnes ancestrales,

Mémoire vivante des océans endormis en ses entrailles,

Mémoire des lagunes aux aiguilles d’oursins figées dans le lias,

Mémoire des blondes dolomies émergeant du permien,

Chant trisyllabique, répétitif et doux des huppes fasciées,

Tireli cristallin des alouettes lulu aux landes et garrigues,

Perçant piaulement des buses survolant les dolines,

Bruissement des ascalaphes soufrés aux catananches bleues,

Blanche chevelure des stipes pennées emportées par le vent,

Cliquetis de sonnailles des troupeaux,

Vous êtes dans la force des esprits de la terre,

Vous êtes dans le souffle de l’autan sur les fétuques,

Vous êtes dans la chair des stalactites ocres qui distillent le Temps,

Vous résonnez en moi comme un chant de griot,

Vous me dites l’amour des bergers pour l’argile nourricière

Ce plateau repoussant ses limites dans l’espace,

En mêlant vos racines aux clameurs de mon être,

Pour que chacun de mes pas relie mes origines

Aux sources des étoiles …

Nous sommes partis très tard et le « ravitaillement » nous attend au métier à ferrer des Escarbins : rafraîchissement et goûter sont les bienvenus pour petit Jo !

Et puis c’est la plongée vers le Dourdou sur le chemin caillouteux au pied de la falaise aux étonnantes strates qui nous livrent les secrets de leur géologique et sédimentaire histoire .

À mi-chemin des deux derniers lacets avant le Dourdou, la cascade temporaire des Escarbins (elle coule surtout par temps d’orage), se déploie à droite du chemin dans un superbe petit cirque surplombant le taillis . (Aquarelle Alain MARC 24 x 32 cm) Enfin c’est l’arrivée au pont des Prades et au moulin du même nom, qui marque l’entrée de l’itinéraire dans sa deuxième partie de parcours …

Après plusieurs chutes dans la descente, (petit Jo se relève chaque fois courageusement sans céder aux larmes malgré son genou et ses mains écorchés), il ne met vraiment pied à terre la première fois que dans le raidillon de La Pradelle, quittant le casque pour aborder un peu plus calmement cette remontée transitoire !

 

 

Nous aborderons la prochaine fois la dernière partie de ce petit trajet en photos et aquarelles, il y a de belles découvertes sur le chemin …

En attendant, si vous aimez et connaissez le riche terroir aveyronnais, je vous invite à participer au concours organisé par le magazine d’été de La Dépêche du Midi Guide 2006 vacances spécial « Aveyron » (page 91) et les Éditions du Rouergue, vous pourrez ainsi gagner mon livre « Aveyron, Carnet de routes » et bien d’autres ouvrages sur notre beau département ! 

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24 juin 2006 6 24 /06 /juin /2006 14:09

Randonnée peinture et VTT au cœur du Causse Comtal .

 

Aujourd’hui j’ai retrouvé mon petit Jo, et nous partons avec Fred en « rando VTT » et aquarelle, à la découverte d’une secrète vallée du Causse Comtal et d’un village qui, même s’il n’est pas classé parmi les plus beaux de France a beaucoup de charme perché sur son éperon de Rocher calcaire .

La randonnée n’est pas très longue (moins de 10 km) ni difficile et peut être réalisée par un petit garçon de huit ans comme le petit Jo . (Photo Alain MARC)

Carte IGN au 25000 ème : 2438 Ouest « Estaing » .

Dénivelé négatif : 195 m

Dénivelé positif : 95 m

Temps nécessaire envisageable avec un enfant : 2 à 3 heures .

Ne pas oublier une gourde d’eau pour chacun, des fruits secs et autres petits « en-cas » énergétiques . Le casque est indispensable surtout pour la descente sur le Dourdou caillouteuse et cassante .

Sujets de peinture : innombrables dont paysages, sous-bois, cours d’eau, objets ruraux traditionnels, architecture des hameaux de départ, d’arrivée et traversés .

Voici le détail du trajet surligné en vert . Il peut être continué en boucle en rejoignant Barriac par le petit village de Maymac, mais il faut rajouter 100 de dénivelé positif .

Notre point de départ se situe à la sortie du village de Barriac situé au nord du causse et connu pour son gouffre du même nom, haut lieu de la spéléologie locale . Partir par la petite route des Escarbins (hameau peu éloigné) qui permet de traverser les bocages du Causse Comtal . En arrivant aux Escarbins quitter la route à l’entrée du village pour un chemin de terre légèrement à droite, peu après l’ancien métier à ferrer : il se prolonge par un parcours caillouteux descendant directement vers le Dourdou .

Nous découvrirons avec petit Jo et Fred dans le prochain article quelques aspects de ce trajet avec les aquarelles que j’ai pu en retirer .

En attendant voici un tombereau abandonné sur le Causse Comtal : c’était une grosse charrette tirée par des boeufs qui servait à transporter des matériaux lourds et des pierres, particulièrement pour les travaux des champs et le bâtiment . On le vidait en faisant basculer son plateau qui était fixé au timon par un axe en l’inclinant vers l’arrière . (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)  

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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 12:24

Les plus beaux villages de l’Aveyron, … à pied, et en aquarelle .

 

Voilà un excellent petit topoguide qui vient de sortir !

Car c’est un bonheur pour l’aquarelliste, le paysagiste et le carnettiste que de découvrir un pays, une région et ses sentiers les plus secrets, ce genre d’ouvrage à la main .

« Les plus beaux villages de l’Aveyron… à pied » vient donc de paraître à l’initiative du très dynamique Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de l’Aveyron, aux presses de la Fédération Française de la Randonnée .

Il appartient à cette intéressante série de documentation pratique dans la collection « Promenade et Randonnée » que tout peintre de nature et de beaux paysages devrait avoir dans sa besace .

La couverture du topoguide avec en photo une jolie rue de Conques …

Les plus beaux villages de France sont souvent au rendez-vous des concours de peinture et autres journées de découverte picturale dont le succès va sans cesse croissant .

Chaque région, chaque département s’enorgueillit d’en posséder un ou plusieurs : - savez-vous que l’Aveyron est un des départements qui en possède le plus ?

Souvent restés à l’écart des grands axes de développement, ils ont gardé un charme incomparable, avec leur architecture miraculeusement préservée .

Je vous reparlerai dans d’autres articles de ces dix villages privilégiés dont j’ai déjà eu le privilège de « brosser le portrait » dans mon livre de croquis et aquarelle de voyage « Aveyron , Carnets de Routes » .

Mais cette fois, à la demande du CDT, c’est sous un jour nouveau que je les ai revisités apportant par de toutes petites illustrations ma contribution à cet ouvrage .

Les cartes topographiques au 25000 ème et de superbes photos illustrent aussi les pages de randonnées se déroulant dans et autour de ces villages, et mes propres petits dessins et aquarelles sont là pour porter un regard sur le détail inattendu, l’objet, la plante, la chose rare, infime et pourtant essentielle à découvrir au détour du chemin …

La « cardabelle » nom local de la carline à feuilles d’acanthe est l’emblème du Rouergue, le chardon chéri (que dis-je : adulé !) de toute une région, on en trouve en masse sur le Larzac tout autour du village templier de la Couvertoirade . (Aquarelle Alain MARC)

La particularité des plus beaux villages de l’Aveyron est bien qu’aucun ne se ressemble, qu’ils sont là à vous attendre chacun dans son écrin de verdure, de roches ou d’eau vive, et qu’on découvre à travers eux des caractères du terroir totalement différents puisque ce terroir est soumis à des influences climatiques, géographiques, architecturales et réales elles-mêmes très différentes .

L’unité dans la diversité : une chance incomparable dans notre ruralité souvent uniformisée par le passage de la polyculture variée à la monoculture à outrance .

Le Rouergue a échappé à cela Dieu merci, et le découverte de nos campagnes en témoigne .

Ce vieux brabant est abandonné dans un fossé en lisière d’un champ non loin de la bastide royale de Sauveterre, mais les paysages du Ségala où se blottit ce superbe village n’a pas changé avec ses bocages et ses châtaigneraies … (Aquarelle Alain MARC)

Parcourez ces merveilleux villages : vous serez surpris par le concentré de richesses historiques qu’ils vous réservent, la gentillesse de leurs habitants et le nombre incroyable de sites à peindre avec toutes les lumières possibles !

Ambiances uniques les couleurs bleutés du matin dans les ruelles embrumées de Brousse-le-Château en automne au bord du Tarn .

Basalte brun et oxyde rouge et anthracite des laves sombres de Roquelaure, pierres lie de vin et calcaire blond de Conques la mystique sur les chemins de Saint-Jacques …

Chaque lieu va vous enchanter, et vous ne saurez plus où poser votre chevalet, où saisir vos aquarelles .

 

 À Sainte-Eulalie coule l’eau vive qui descend du causse et se mêle à celle du Lot . On y trouve d’adorables moulins et de jolies maisons aux riches façades . (Aquarelle Alain MARC)

Un ancien verrou tout rouillé mais qui fonctionne encore : vous le découvrirez si vous cherchez bien dans la bourgade d’Estaing, un village « coup de coeur » avec son château et ses toits pentus aux ardoises grises et luisantes sous le soleil d’été . (Aquarelle Alain MARC)

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21 mai 2006 7 21 /05 /mai /2006 19:30

La parenthèse des quilles de huit .

 

Je fais une parenthèse au milieu de mes articles consacrés à la « démarche globale du peintre voyageur », car ce matin en faisant mon entraînement VTT, je suis passé près du stade de quilles (oui, cela existe) du petit village de Gages le Pont, où se déroulait le championnat du district local des « quilles de huit » ...

J’ai donc fait demi-tour et ai foncé chez moi chercher mon matériel d’aquarelle de voyage et d’enregistrement vidéo pour vous faire partager ce moment tout à fait unique, dont je vous ai déjà par ailleurs livré quelques croquis dans mon livre de notes rouergates « Aveyron, Carnet de routes » .

Car qui n’est pas rouergat ne peut connaître ce sport traditionnel qui est le jeu favori de très nombreux aveyronnais .

Ils l’ont même porté au rang de philosophie tant ses adeptes les plus engagés y trouvent le reflet de toute l’âme de leur terroir .

Il faut dire que l’originalité, le pittoresque et la convivialité de cette pratique véhiculent de très nombreuses valeurs culturelles et humaines qui ne le cèdent en rien à la performance sportive !

 Animation colorée, bruit de quilles et boules de bois qui s’entrechoquent, éclats de rires et invectives : toute l’ambiance d‘une matinée de championnat de quilles de huit… (croquis aquarellés A. MARC)

Imaginez : une boule de bois (de 4 à 6 kg pour 24 à 28 cm de diamètre !) dont il faut se servir comme d’une masse pour frapper une quille tenue à bout de bras (nommée « quillou » ou « quille joueuse ») qui va s’envoler et tomber sur les huit autres avant que la boule de bois dur ne vienne à son tour tenter de faire tomber celles restées encore debout sur le sol (elles font 60 cm de haut) …

Cela demande d’autant plus de force, d’adresse, d’équilibre et de stratégie, que les joueurs (et joueuses car ces dames et demoiselles sont de plus en plus nombreuses à pratiquer ce sport) doivent reculer de plus en plus loin à chaque nouvelle frappe jusqu’à une distance de 20 m !

Ce qui vous laisse imaginer les prouesses auxquelles se livrent les quelques 3500 personnes qui jouent régulièrement aux quilles en Aveyron .

L’âpreté et le pittoresque des championnats et la passion se dégageant de ces rencontres (où les meilleurs sont classés en « excellence » et « honneur »), nous révèlent des joueurs qui méritent vraiment le qualificatif « d’élite » à la manière de sportifs de haut niveau qui restent dans ce domaine totalement modestes et anonymes …

Aussi, je tenais en passant à rendre hommage à ces ambassadrices et ambassadeurs d’une tradition où toutes et tous des poussins aux vétérans, élèvent leur sport favori au statut de phénomène culturel, pour le meilleur de leur terroir .  

                

Une minute de vidéo et vous en saurez plus sur cette étonnante pratique grâce à cette superbe et sympathique équipe de Sébazac-Concourès (du district « Comtal-Phalanges » près de Rodez) …

Si vous possédez le lecteur multimédia « Microsoft Windows Média Player », vous pouvez facilement visionner ce clip . 

 

 

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