Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'en Aragon, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2022...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 15:42

       Orienter son voyage vers la peinture de paysage est une très bonne idée.

       Le travail n'est pas obligatoirement pour les grands peintres, alors il est grand temps de s'y mettre aussi, une vraie passion et un rêve qui se réalise pour bon nombre d'aquarellistes, alors pourquoi pas vous?

     Les paysages nordiques et magnifiques de la Suède, la générosité qu'offre la nature, sont les raisons pour laquelle, ces aquarelles pourront évoquer encore tant de choses pendant un périple en Suède.

      Les bagages sont prêts : pinceaux, papiers, crayon aquarelle, éponge et tous les outils indispensables pour la peinture, saisissez cette opportunité et prenez un vol pour la Suède.

Carnet de voyage en Suède

La Suède, une multitude de paysages

      Les paysages nordiques de ce pays scandinave valent vraiment un détour surtout en hiver ou tout devient blanc et les paysages désertiques glacés dominent.

      Un cadre vraiment magnifique à réaliser absolument sur papier: des forêts immenses de sapins, de bouleaux, les lacs et les rivières, les montagnes, etc.

       La beauté qu'offre cette nature, les paysages de la Suède et son côté sauvage ne vous inciteraient pas à faire ce voyage ?

       Laissez-vous tenter par cette expérience dont vous reviendrez sûrement avec de beaux souvenirs.

Les parcs nationaux de Suède

       Dans l'ensemble, on compte en totalité 29 parcs nationaux en Suède.

      Si vous disposez d'assez de temps pendant votre séjour en Suède, ici, faites-vous plaisir en vous rendant sur les lieux, dont chaque parc à sa propre particularité.

     Les Suédois ont vraiment su garder l'authenticité de ces parcs, les incontournables parcs qui méritent une visite pendant ce voyage sont: le Parc national de Sarek, le Parc national de Fulufjället, le Parc national de Muddus, le Parc national de Stora Sjöfallet, le Parc national de Padjelanta et de Kosterhavet. Les amateurs de peinture qui ont eu l'occasion de faire ce voyage en Suède, ont profité parfaitement de leurs séjours.

La côte ouest du Bohusland

      Un circuit à ne surtout pas manquer en Suède est la côte ouest du Bohusland. Cette région offre de superbe clichés, idéale pour réaliser de beaux tableaux, pourquoi pas en faire un cadeau de voyage?

      La côte ouest du Bohusland est vraiment magnifique avec ses rochers aplanis par la mer, un cadre splendide qui s'offre aux ports de pêche, cela donne réellement envie d'y aller.

      C’est le moment idéal pour y aller, tout le monde pourra en profiter. Été comme hiver, des milliers d'activités peuvent se faire et n'hésitez pas à agrémenter votre séjour, pourquoi pas aller faire du chien de traîneau en hiver par exemple ?

    Je choisirais plutôt l'hiver pour partir en Suède où de nombreuses activités nordiques et hivernales se pratiquent.

Carnet de voyage en Suède

      Oui, les paisibles et magnifiques paysages suédois sont faits pour nos palettes d’aquarelle !

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 23:09

Ève a aujourd'hui rangé ses valises.

Pour elle, la carrière d'accompagnatrice de voyage semble terminée…

Sans doute vous souvenez-vous (si vous avez la chance de vous l’être procuré au moment de sa sortie il y a 9 ans) de son précédent livre "En promenant mes ... Tamalous" ? 

…Elle y racontait avec la verve que nous lui connaissons ses souvenirs d’accompagnatrice de voyages organisés pour les séniors (qu’elle nommait avec tendresse ses «Tamalous»), souvenirs truculents, savoureux, délicieux !

Des voyages dans le voyage où elle nous emmenait avec humour et sensibilité aux quatre coins de France, d’Europe, ou de l’autre côté de la Méditerranée, avec ses différents groupes de voyageurs drôles, touchants, attendrissants ou carrément naïfs et indisciplinés, à l’âge d’or des voyages en autocar.  

Nous en étions restés sur notre faim avec cette sorte de nostalgie qui vous laisse la tête dans les étoiles avec le désir de dévorer tout ce qui nous ramènerait dans son univers, un peu comme des gamins en manque d’une suite d’Harry Potter !

Mais Eve n'aime pas l'inachevé, et si elle se devait de nous ravir encore, voilà qui est fait avec ce 2eme opus : « En rejoignant les Tamalous » où nous retrouvons avec joie sa clique de joyeux lurons dans des situations et des évènements aussi cocasses ou inattendus que les précédents, et des moments à la fois poétiques, décalés et surréalistes, comme seuls les voyages de groupe peuvent nous en réserver…

Plus que cela encore, Eve ressentait le besoin de raconter la fin un peu spéciale de sa carrière d’accompagnatrice mais aussi de rendre hommage dans son livre à certains disparus de grande valeur humaine (comme un ami commun journaliste trop vite disparu, qui nous était très cher) personnes d’exception qui l'ont encouragée, aidée, portée.

Voilà donc encore quelques péripéties (toutes inédites), de la vie trépidante d’une Ève qui de dynamique accompagnatrice est à son tour aujourd’hui devenue « Tamaloue » (d'où le titre de son nouveau livre) sans avoir perdu ni de sa verve, ni de sa sensibilité, ni de son charme !

Un bon moment en sa compagnie, pour s’évader en restant dans son fauteuil, un bel ouvrage à s’offrir ou à offrir, surtout si vous êtes voyageuse ou voyageur, ou avez des proches de cœur ou d’esprit animés du même virus de la bougeotte.

Le livre paraîtra le 16 mars (1ère dédicace toute la journée à « l’île aux Journaux », à Sébazac Concoures tout près de Rodez), mais si vous voulez vous le procurer parmi les premiers et le réserver sur le champ (en triage limité qui plus est), cliquez tout de suite ICI, et Eve vous répondra pour vous donner la marche à suivre, vous serez privilégiés !

Ève nous remmène en voyage avec ses Tamalous !

Et puis, privilège pour vous, Eve nous dévoile ici un amusant passage de son livre, je vous fais part de cet extrait d’un des chapitres où elle partage avec nous le souvenir espagnol d’une situation délicate dont elle se tira avec panache (mais non sans difficultés), au milieu de  mamies complètement débridées :

« Selon mon contrat, j’exerce mes fonctions de « pilote vacances » dans un deuxième hôtel où je viens faire le cocktail de bienvenu à nos client Français et une permanence, chaque semaine.

Le très bel hôtel en front de mer se situe dans une jolie station qui s’appelle Péniscola, à 60 kilomètres de mon hôtel de base. Face à la baie, depuis le paseo maritime, très animé jusque tard dans la nuit par ses cafés glaciers mais aussi par les marchés nocturnes, on peut admirer, s’ouvrant au bout de sa presqu’île, le vieux village de pêcheurs dominé par son alcazar arabe jusqu’au sommet duquel serpentent des rues fleuries semées de maisons blanches. De jour comme de nuit, ce vaisseau de pierre posé sur la baie, est superbe. Lorsqu’il s’illumine de centaines de lucioles, lumières des foyers espagnols, il a un charme incomparable. J’adore cet endroit!

C’est ainsi que je fais la connaissance de Juana, en fin d'été, de la sympathique voyagiste espagnole, dont l'agence est basée à Péniscola. Elle travaille beaucoup avec des autocaristes de la Côte d’Azur. Débordée en cette fin de saison, elle a un besoin urgent d’un guide parlant français. «Je suis votre homme» lui dis-je avec humour, sans hésiter. Ceci dit, traduit dans mon mauvais espagnol, je ne sais si elle a compris cet humour idiomatique !

Une grande sympathie nous lie tout de suite (entre Jeannes!) et elle me fait travailler sur des journées concernant le Delta de l’Èbre (qui est un peu la Camargue espagnole), la petite ville si typique de Morella, dans la montagne proche, l’excursion en barque dans les grottes de San José et… sur Valencia !

Je me remets à faire des tonnes de petites fiches, avec délectation !

Dans cette immense ville de Valence, j’ai effectué deux guidages nets, sans bavures, (avec zéro pour cent de perte en matière de Tamalous, s’il vous plaît) qui comptent parmi mes plus belles lettres de noblesse dans ce métier.

Peu à peu, Juana me confie des groupes à la semaine, ce qui est très intéressant bien qu’un peu fatiguant côté trajet, car je dois retourner à mon hôtel chaque soir pour y assurer mes permanences et y loger !

Tout se passe pour le mieux, je suis valorisée, j'ai de bons salaires et pourboires, c'est super, je suis très heureuse!

Nous sommes en octobre il fait un temps superbe, Juana me confie un groupe de la région de Nice, constitué en majorité de femmes. Il est très courant, comme je l’ai déjà souligné, que les femmes, qui comme on le sait sont les plus résistantes, soient plus nombreuses dans les cars. Mais je pense tout à coup, que ces bonnes femmes-là, par leur excessive pétulance, ont peut-être précipité le trépas de leurs bonhommes, LOL! Vous allez comprendre pourquoi !

Sitôt montée dans le car niçois, je constate tout de suite qu’il y règne une ambiance très égrillarde. Il est connu que les gens du sud - et j’en suis - ont du tempérament, mais on est en droit de penser qu’après soixante-dix ans les 'choses du sexe' se sont un peu calmées.

Ben, pas pour tout le monde ! Le car compte 49 femmes et un pauvre homme tout seul qui, je me souviens (on ne rit pas SVP!), sortait de l’hôpital...

Ces femmes-là, veuves pour la plupart, sont véritablement « ob-sé-dées » !

Les deux mamies chefs de groupe, placées derrière le chauffeur, ont du mal à me laisser parler tant elles enchaînent rires, sous-entendus et franches paillardises.

Lui, le chauffeur, qui se prénomme Didier, conduit - imperturbable en apparence - sous son canotier.

Il est plutôt craquant avec son air crâne, ses yeux verts et sa chemise jaune. Il est ravi de ma présence et me raconte qu’ Elles (les Tamaloues) lui en ont déjà fait voir de belles !

Sur l’autoroute, pendant le repas, n’ont-elles pas installé, sur le siège encore vide de l’accompagnatrice une poupée gonflable ? «Pour vous faire patienter», ont-elles précisé.

Il a laissé faire, bon enfant, et un de ses collègues en le doublant a bien rit. «Mais, ajoute Didier galamment, « depuis que tu es dans le car, Ève, j’ai gagné au change » !

Facile, le compliment, et puis, tout à fait nouveau !

En tout cas, le courant passe bien entre ce chauffeur et moi et, ensemble, nous faisons front pour essayer de maîtriser un peu notre bande de débridées.

Au micro, je fais mon travail d'accompagnatrice, mes petites fiches en main (autant vous dire qu’elles s'en fichent !), leur parlant de mon mieux de la région, essayant même quelques chansons, mais… »

Vous connaîtrez la suite en lisant « En rejoignant les Tamalous » !

Enfin, pour terminer cet article, je ne résiste pas au désir d'ajouter pour vous en écho à ce passage du livre de Eve, une petite histoire vidéo rappelant nos étapes de carnet de voyage sur les routes menant vers l'Andalousie, qui se déroule justement à Péniscola, extraite du carnet de voyage de Pierre NAVA "Andalousie, la Route d’Alain MARC".

Plus sages qu'avec certains groupes de Eve, nos étapes picturales n'en étaient pas moins grâce à l'aquarelle, enchantées !

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 19:23

Presque tous mes contacts les avaient déjà reçus par e-mail, les voici pour vous qui êtes abonné (e) à ce blog [pardonnez-moi si vous les avez ainsi deux fois : c'est que vous êtes à la fois abonné (e) à ce blog et parmi mes contacts privilégiés (es)]

Les aquarelles illustrant ces vœux sont toutes extraites des pages réalisées pendant les stages "Ambiances et paysages de neige" en Jura Oriental (le prochain y aura lieu du 31 janvier au 6 février prochain : il est encore temps de vous y inscrire et d'en profiter !).

   
 
 
 
 
Très Bonne et Heureuse Année 2016 !
 
 
Avec un peu de retard mais je ne vous oubliais pas, une année toute en couleurs, qui soit tellement mieux que la précédente, avec mes vœux les plus chers pour tout ce qui vous tient à cœur, voilà ce que je vous souhaite !
Avec des espérances et des souhaits à voir se concrétiser, ainsi que le plaisir de vous retrouver ici, ou dans le blog, pendant les stages, les expositions, lors des semaines et des mois à venir en de nombreuses occasions :
       1) Lors des stages aquarelle et carnets de voyage où il reste encore quelques places, comme d’abord dans le prochain stage :
 
 
 
 
 
Atmosphère et paysages de neige en Jura Oriental une super semaine à la fin de ce mois et début février (où oui, la neige est là) et où ce sera un séjour d'exception pour commencer l'année !
Mais aussi,
 
 

2) Les expositions ? …Je vous en reparlerai promis, car j'ai l'intention de vous y inviter !

3) De nouvelles surprises aussi
 
 
 
 
(si je vous les dévoile maintenant, ce ne seront plus des surprises) !
...Mais alllez : pourquoi pas la première d’entre elles ?
Si vous avez un compte facebook, vous pouvez rejoindre les 600 amis (es) qui partagent déjà avec moi leurs créations
 
 
 
 
et publications dans mon groupe privé « Les amis qui aiment Alain MARC » où vous pourrez à votre tour voir toutes ces créations et y publier les vôtres si vous vous y inscrivez aussi ?
Enfin, je tiens à vous dire combien je suis heureux de vous faire part régulièrement de mes petites newsletters, parce que je sais que même si ce n'est pas grand chose elles apportent à beaucoup d'entre-vous un moment dévasion, et je voulais vous remercier de m'avoir un jour demandé
 
 
des informations ou de vous être inscrit (e) à mon blog pour me permettre de vous l'offrir…
      Comme j’ai beaucoup d'autres choses à partager avec vous je vous dis  « à bientôt », mais en attendant, encore de tout cœur : très bonne et heureuse année 2016 !
 
 
 
© 2016 Alain MARC
 

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 15:04

J'apprends que l'un de mes monotypes est en vente aux enchères chez Drouot.

C’est une opportunité à saisir si vous êtes collectionneuse / collectionneur et aimez mon travail (ou l’art moderne et contemporain tout simplement).

Il s’agit du monotype verre ci-dessous, gouache / acrylique sur papier Canson d’assez grand format qui date me semble-t-il des années 1980.

Il a qui plus est, une mise à prix de seulement 130 € hors frais de vente et vous pouvez enchérir en ligne grâce à Internet !

Excellente affaire, quand on sait que la moyenne de mes ventes pour ce type d’œuvre s’est toujours faite au-dessus de l’estimation à 300 € de cette gravure, ma cotation moyenne sur la base des ventes passées tournant pour les autres techniques de ce format autour de 1000 € (voir par exemple ici ou ).

Si cette gravure vous intéresse, vous pouvez tenter votre chance afin de l’obtenir pour pas grand-chose, en cliquant tout simplement sur la vignette ci-dessous (si elle vous plaît, dépêchez-vous, il vous reste juste quelques jours pour enchérir) :

La Cafetière Jaune

Un de mes monotype en vente à Drouot

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 16:03

      Avec mon petit bonhomme de Noël qui revient tous les ans faire scintiller nos yeux de toutes ses étoiles, je voulais simplement vous souhaiter le Noël le plus heureux possible !

       Celles et ceux d’entre vous qui sont abonnés (es) à ce blog ou membres de mon groupe d’amis (es) facebook privé peuvent visionner la vidéo entière de mon histoire des Chevaux bleus de Gavarnie sans coupure ni pub pendant la durée des fêtes (si vous venez de vous abonner et que vous n’ayez rien reçu, n’hésitez pas à m’envoyer un petit e-mail, je vous donnerai dès que j’aurai 5 mn en retour le lien et le mot de passe vous permettant d’y accéder).

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 08:30

       Souvenez-vous des épisodes précédents : le projet d’une expérience picturale en créativité globale avec un envol du sommet du Piméné, notre montée au refuge des Espuguettes, la rencontre avec la brebis du Pic rouge de Pailla, et notre repli nocturne dans le refuge alors que le brouillard et le vent se sont abattus sur la montagne...

       Et pourtant, ce matin pas un souffle, le ciel est sans nuages !

  •    Vais-je réussir cette nouvelle expérience en « créativité augmentée » ?

      Je vous laisse regarder la vidéo : la toile qui la clôture est le fruit de cette démarche : elle dit mieux qu’un long discours la beauté de cette aventure et ce que peut apporter ce type de connaissance.

    Car il ne s’agit pas d’une simple série de petites expériences entrecoupées de séquences récréatives ou sportives qui n’ont rien à voir avec l’acte pictural, au contraire : c’est une aventure créative globale, où chaque instant est vécu comme la suite du précédent et le début du suivant dans un espace – temps différent englobé dans la démarche picturale.

    La montée au Piméné, les exercices réalisés au refuge, le vol en parapente, les essais réalisés à l’atterrissage, les « échanges » avec le milieu naturel, sont autant d’éléments immatériels constitutifs du travail final. 

     Celui-ci en concentrera l’énergie à travers les vibrations subtiles du bleu évoquant les ombres de Gavarnie et différents autres éléments spécifiques de ma propre « écriture ».

Cette vidéo est à présent uniquement réservée aux abonnés (es) de ce blog : pour la voir en entier (les 3 épisodes sans pub ni coupure), s'abonner au blog puis me demander le mot de passe et le lien par e-mail.

Les chevaux bleus de Gavarnie, 3e et dernière partie de la nouvelle étape du voyage du bleu.

      Sur ma gauche le sommet du Piméné d'où j'ai décollé... On voit bien à droite le bleu irréel des ombres à contre-jour du Pic rouge de Pailla et des deux Piméné : magie du vol où je me suis immergé dans le "bleu de Gavarnie" !

      J’ai déjà consacré ici plusieurs articles à des expériences similaires réalisées en état modifié de conscience…

      Sans moyens artificiels pour y parvenir, sans entrer dans une pratique spirituelle ou philosophique longue et compliquée, j’en ai même fait l’une des principales bases de ma démarche picturale, et ceci depuis des décennies.

      C’est ce qui me permet dans ma peinture de passer avec une relative « facilité » de la « conscience ordinaire » à la « conscience essentielle » (puisque oui, mon travail pictural a un sens et se développe sur une réflexion en rapport avec la « spiritualité de la matière » initiée il y a de très nombreuses années, j’y reviendrai dans de futurs articles).

      Mais pour aujourd’hui, considérez que mon partage avec vous de l’aventure des « Chevaux bleus de Gavarnie » (et tout ce qu’elle suppose implicitement par rapport à un engagement pictural), est en quelque sorte mon cadeau de Noël, une belle histoire, une étape de plus sur la route du bleu, une étape vers de nouveaux horizons symboles de liberté, d’ouverture au monde et à la vie !

Les chevaux bleus de Gavarnie, 3e et dernière partie de la nouvelle étape du voyage du bleu.

      Le sommet du Piméné à 2801m, vu depuis l’arrête Petit – Grand  Piméné (on voit derrière à gauche, le Vignemale et son glacier, l’un des derniers des Pyrénées).

      Quant au somment lui-même, il faut pour l’atteindre parcourir encore plusieurs centaines de mètres (avec prudence car le rocher glisse et est friable) lors d’un parcours particulièrement rocailleux !

Les chevaux bleus de Gavarnie, 3e et dernière partie de la nouvelle étape du voyage du bleu.

      Mais le déplacement vaut le voyage avec une vue imprenable sur le Petit Piméné et le Cirque de Gavarnie !

Les chevaux bleus de Gavarnie, 3e et dernière partie de la nouvelle étape du voyage du bleu.

      Encore plus belle en plein ciel, entre le sommet du Piméné et ceux du Cirque de Gavarnie !

Les chevaux bleus de Gavarnie, 3e et dernière partie de la nouvelle étape du voyage du bleu.

      Immédiatement à l’atterrissage, encore sous l’influence d’expérience optimale liée au vol : le bleu du Corque de Gavarnie.

Les chevaux bleus de Gavarnie, 3e et dernière partie de la nouvelle étape du voyage du bleu.

       Dans l’immédiateté encore : en sortie « d’état de flow » (ou expérience optimale) les interprétations fusent sans le moindre repentir, on va à l’essentiel (l’essence des choses), la connivence avec la nature est totale.

Les chevaux bleus de Gavarnie, 3e et dernière partie de la nouvelle étape du voyage du bleu.

      Troisième et dernier essai : il est encore possible à ce moment-là de projeter dans un travail plus « réaliste » la part d’intemporalité puisée dans l’expérience optimale.

      Mais une fois passé ce moment précis c’est la banalité d’un travail « classique » qui reprend le dessus, et là, j’arrête : je retomberais vite dans une expression banale où la séduction du motif  (le « contenant ») prendrait le dessus sur son essence invisible (le « contenu »), je finirais alors par faire du « joli » et plus du « vrai » !

      Je me méfie comme de la peste de la « super belle aquarelle » qui n’est que le reflet enjolivé des apparences, et qui occulte complètement l’âme des êtres et des choses en laissant croire que c’est elle que l’on voit…

Les chevaux bleus de Gavarnie, 3e et dernière partie de la nouvelle étape du voyage du bleu.

      Ma dernière rencontre avec la nature passe par celle des chevaux que j’ai vus l’espace d’un instant nimbés de lumière bleue : ils viennent comme la brebis du Pic rouge de Pailla observer longuement mon travail carnettiste…

Les chevaux bleus de Gavarnie, 3e et dernière partie de la nouvelle étape du voyage du bleu.

      J’ai pu avec mes restes bleus de la palette, une fois saisi la lumière cobalt des ombres du Cirque, colorer les quelques croquis qu’ils m’avaient inspirés.

Les chevaux bleus de Gavarnie, 3e et dernière partie de la nouvelle étape du voyage du bleu.

       Quant à la toile réalisée au retour, j’ai souhaité qu’elle exprime (outre les vibrations des ombres bleues projetées par les hauts sommets qui enserrent le Cirque comme un écrin et les chevaux bleus qui s’y ébattaient), l’énergie même de cette double journée. 

       Dans le haut de la toile, quatre cercles bleutés…

       Ce sont quatre stades différents de l’éclipse de lune qui a eue lieue cette nuit-là : je ne pouvais pas dormir encore sous l’emprise de la magie des deux journées précédentes et je l’ai observée.

      Elle se fond dans le bleu qui symbolise le rêve, on est passé du jour à la nuit, et de la conscience à l'inconscient.

      Dans le domaine de l'irréel, du sacré, de la voûte céleste, dont on croyait en Mésopotamie qu'elle était faite de Lapis-lazuli.  Un peu partout des fissures, des crevasses symbolisent les glaciers suspendus et les grandes fissures verticales des parois du Cirque de Gavarnie…

      Cette toile a été exposée pour la première fois à l’atelier - galerie de la Ferme de Courcelle  Pont à Châtenoy-le-Royal (Chalon-sur-Saône) au mois de novembre dernier.

 

     Nota à l'intention des parapentistes :

 

         * ATTENTION : le site de Gavarnie est hypersensible !

Avant tout projet de vol (en plus de la prise en compte des conditions particulières de l'aérologie montagne et des brises de vallée) inscrivez-vous pour autorisation en prenant contact avec "Oxygène" (rue principale à Gavarnie tél.05 62 92 48 23, e-mail : pailleres@xpyre.com) et respectez bien la règlementation parapente très stricte ainsi que les accords en cours avec les différente instances gérant le site, concernant en particulier :

      - 1) décollage et atterrissage obligatoires sur les zones prévues (respecter la règlementation pour des décollages haute montagne comme celui du Piméné, décollages qui ne peuvent se faire qu'à l'extérieur des limites du Parc National des Pyrénées et qu'aux risques et périls de ceux qui les tenteront, les zones où on peut décoller hors PNP y étant rares et très raides - épaule ouest du sommet exposée difficilement accessible, ou vers le pic de Larrue hors PNP -),

       -  2)  respect des horaires et fréquence radio obligatoires (voir avec "Oxygène"),

        -  3) respect de la zone d'interdiction de vol DZ hélicoptères du PGHM (survol verticale DZ toutes altitudes et respect distances hors DZ),

       -  4) respect règlementation très stricte du Parc National des Pyrénées (limites PNP, décollages / atterrissages et survol interdits ou limités),

        - 5) respect de l'interdiction de survol de Gavarnie et du chemin menant au Cirque à - 300 m sol (approche atterrissage obligatoire rive gauche et à distance du Gave de Gavarnie afin de ne pas effrayer les chevaux de promenade touristique du Cirque),

       -  6) interdiction périodique de vol ou survol zone de nidification oiseaux secteur Sécugnat - Soum des Canaus,

 

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 12:17

      Nous sommes donc arrivés au refuge des Espuguettes, superbe balcon dominant la vallée face au Cirque de Gavarnie (voir ici la première partie de cette trilogie)...

 

Tout de suite après la pub : la vidéo !

      C’est maintenant que ma nouvelle série d’expériences de « créativité augmentée » doit commencer (voir de précédents articles déjà consacrés à ce sujet dans ce journal).

        La « créativité augmentée » ?

     Je résume : c’est un état de réceptivité particulière et de conscience modifiée (je dirai « élargie »), permettant de passer d’une perception « ordinaire » du monde à une perception « sublimée » (en tout cas différente par les perspectives qu’elle offre et les horizons qu’elle dévoile — rien à voir avec sa signification dans le romantisme —) où les notions de temps et d’espace sont modifiées (généralement dilatées) et où (dans le domaine pictural qui nous intéresse ici), tout paraît d’une évidence et d’une facilité telles, que le pouvoir de l’artiste en est décuplé, puisque, s’approchant au plus près de l’essence des êtres et des choses il peut en révéler des dimensions cachées, un peu comme s’il pouvait voir au-delà des apparences et du monde matériel, se mettant en quelque sorte en état de « voyance »...

      L’état modifié de conscience dans lequel je souhaite entrer pour mes expériences de créativité augmentée n’est donc qu’un moyen pour changer de plan de réalité.

      Il est un outil et pas un état spirituel supérieur (plus proche de la définition qu'aurait pu en donner l’anthropologue Fernand Schwarz, que d’une quelconque pratique de spiritualité).

      J’utilise pour y arriver différents moyens dont l’un des plus puissants est certainement « l’expérience optimale » (ou « état de flow » bien connu des sportifs, mais dont les conditions pour parvenir à son degré le plus élevé sont généralement difficiles à réunir, comme dans le cas de situations paroxystiques liées aux sports de l’extrême).

      Mais ici et en ce moment, je dois me préparer différemment (un peu comme on le ferait en Yoga Nidra, par une mise en phase de profonde relaxation, de respiration entière et lente), mais sans me couper de l’environnement (surtout si celui-ci est naturel et paisible comme le lieu où se trouve le refuge), en entrant en fusion avec cette haute montagne, son paysage (sensation d’unifier ce qui est à l’extérieur du corps à celui-ci en percevant les deux en même temps), au moins avec d'abord un exercice simple de dessin ou d’aquarelle (sans recherche particulière de résultat) pour lier le premier sujet de son regard à sa main (en s’imprégnant de la lumière qui le révèle), enfin, en se fixant sur son (ou ses) sujet (s) définitif (s), qu’il faut intensément contempler (de façon passive et fixe avant de « lui  laisser guider le pinceau »)...

      Immense sensation de liberté et d’ouverture au monde !

      Bien sûr, je résume là un processus plus élaboré, mais facilement reproductible, surtout avec un peu d’entraînement.

Nouvelle étape du voyage du bleu 2e partie : la brebis du Pic rouge de Pailla. 

      Premier exercice : un simple et très rapide croquis aquarellé à contre-jour considéré comme « échauffement ».

      Il doit faire la transition entre les efforts physiques de la montée au refuge et les séances picturales suivantes plus directes et intuitives, et permettre une première immersion picturale dans le paysage montagnard.

Nouvelle étape du voyage du bleu 2e partie : la brebis du Pic rouge de Pailla. 

      Le but de ce premier exercice est aussi de remettre en phase le regard et la précision de la main, en créant une sorte de « laisser-aller » rapide et spontané dans lequel l’expression se libère sans réflexion particulière, pour laisser le paysage contemplé se « calquer » presque automatiquement sur le papier.

Nouvelle étape du voyage du bleu 2e partie : la brebis du Pic rouge de Pailla. 

      Résultat peu convaincant en ce qui concerne la qualité du travail réalisé, qui révèle un manque de concentration évident, une connivence inaboutie avec le sujet, et une faiblesse globale d’expression.

      Preuve aussi d’une fatigue physique éprouvante dont les effets néfastes (non stimulants picturalement) n’ont pas été éliminés (à éviter donc avant d’avoir récupéré).

      Selon ma propre expérience, seule une activité physique fruit d’une énergie positive où les endorphines éliminent les douleurs générées par la fatigue est favorable à une entrée en état de créativité avancée, apte à produire un travail harmonieux et intense.

      Mais exercice indispensable en préparation mentale pour favoriser la transition entre les états de conscience « ordinaire » et modifiée.

Nouvelle étape du voyage du bleu 2e partie : la brebis du Pic rouge de Pailla. 

      Deux autres exercices seront nécessaires pour me « reconnecter » intérieurement à l’esprit multiple de la montagne qui m’entoure (dont celui permettant de percevoir le « sublime » qui est le moyen, pour Kant — et pas seulement pour lui —, de se confronter à l’examen de la démesure)...

Nouvelle étape du voyage du bleu 2e partie : la brebis du Pic rouge de Pailla. 

      C’est la beauté du Pic rouge de Pailla illuminé par le soleil du soir qui me permet enfin d’entrer dans un champ de conscience modifiée où la connivence avec le sujet est totale dans une sorte de méditation active.

      Le gigantisme des plissements géologiques, la chaude couleur des roches constituant ce sommet, l’atmosphère pastorale d’un incroyable romantisme, la prise de conscience de sa silencieuse immensité, contribuent immédiatement à créer d’autres rapports à l’espace – temps, ouvrant une parenthèse naturelle dans laquelle il est facile de se glisser pour entrer en créativité augmentée...

Nouvelle étape du voyage du bleu 2e partie : la brebis du Pic rouge de Pailla. 

      Le fait marquant qui m’a le plus frappé lors de mon exercice du Pic rouge de Pailla est l’étrange attitude d’une brebis m’ayant « observé » à plusieurs reprises, jusqu’à venir me flairer de très près.

      - Peut-être me prenait-elle pour un berger prêt à lui offrir une poignée de sel ?

      Mais sa présence répétée, son insistance à m’observer en me tournant autour à moyenne et courte distance, me font à présent penser à ces expériences où dans la cosmologie chamanique, lors des premiers voyages qu’effectue le chamane, il connecte ses Esprits alliés qui sont l’Essence invisible de la nature où les animaux jouent un rôle déterminant.

      J’avais lorsque je m’en suis aperçu l’impression d’entretenir malgré moi un échange mental, naturel, mystérieux et profond avec l’animal...

     Peu importe la véritable raison du comportement de la brebis du Pic rouge de Pailla : ce que j’ai alors ressenti de cette « étrange communication » est quelque chose de magique que je ne saurai définir, mais qui me paraissait tout à fait « normal », naturel et évident en état de créativité augmentée, me prouvant par là même que les champs élargis de conscience repoussent réellement nombre de frontières, et pas seulement en matière d’expression artistique ou de créativité !

     L’enseignement que j’en retire est que, comme lors du passage du phasme sur mon aquarelle pendant les expériences du Caroux (voir les dernières séquences de ma vidéo dans l'article « Aquarelle en créativité augmentée à la Tête de braque »), l’un des facteurs de réussite les plus importants pour réaliser un changement de conscience en expérience optimale « statique » (à la différence de l’état de « flow » produit d’une expérience optimale « dynamique » où entrent en jeu d’autres facteurs physico-chimiques et neuromédiateurs déterminants pour le conditionnement mental telles l’adrénaline, les endorphines, la sérotonine, les monoamines, etc.) est de se fondre dans la nature, s’harmoniser à elle, se laisser pénétrer par elle.

      Et que cette nature soit la plus « pure » et authentique possible !

Nouvelle étape du voyage du bleu 2e partie : la brebis du Pic rouge de Pailla. 

      Mon Pic rouge de Pailla (réalisé en restant fidèle à mon intention : en quelques minutes seulement à l’aquarelle sans dessin ni repentir) n’a pas pour but de s’affirmer en tant qu’«aquarelle réussie» (d’ailleurs qu’est-ce qu’une aquarelle réussie ?), mais de prouver (au moins de le vérifier une fois de plus pour moi-même) combien l’expression est facile en état de créativité augmentée (même si elle n’atteint pas ici le niveau 4 des états de flow).

      Elle doit surtout exprimer un « contenu » sans se laisser séduire par le « contenant », c’est à dire l’aspect visuellement séduisant et superficiel du produit pictural.

      J’ouvre une parenthèse pour dire qu’en aucun cas je ne voudrais que l’égocentrisme ne prenne le pas sur la créativité, et que si je me mets en scène à travers ma démarche j’essaie de le faire sans que ce soit en me soumettant aux pulsions infantiles d’un ego aveuglant et réducteur, mais bien parce que celle-ci (ma démarche) doit être considérée dans son entièreté, afin aussi de partager mon expérience personnelle comme si j’en étais mon propre spectateur, tout en restant fidèle au sens que le veux lui donner.

       L’objectif avec ce motif était de traduire le plus rapidement possible et de façon très synthétique la masse géologique complexe de ce sommet, avec ses plissements, couloirs, parois, fissures et dièdres en les simplifiant au maximum, mais en conservant leurs lignes de force, sans trahir pour autant toute la lumière et la force se dégageant du paysage.

       Sachant que pour Jean-François Lyotard, « Tout art est re-présentatif […] : dans ce sens qu’il est renversant, qu’il renverse les rapports de l’inconscient et du préconscient, qu’il procède à des insertions du second dans le cadre du premier. » (Discours, figure, Paris, Klincksieck, 1971, p. 383), mes questionnements conservent tout leur sens puisque ces quelques exercices carnettistes (assez « basiques » somme toute), doivent prendre une nouvelle dimension dans le projet d’un travail qui symbolisera au retour la synthèse de l’ensemble de ces expériences réalisées lors du vol du Piméné, en se cristallisant autour de la quête du bleu du Cirque de Gavarnie.

      Là, on passe à une nouvelle « dimension » de la démarche picturale, car il ne s’agit pas de « re-produire » (en plus grand et en « mieux ») ce qu’on a vu, ce qu’on a rencontré, ce qui a été réalisé en « créativité augmentée » sur le terrain, mais bien de tenter de révéler autre chose : plus que l’intériorité (ou l’âme sensible) des êtres, des choses et des lieux qui nous ont touchés lors de ces expériences, mais aussi d’exprimer dans son ensemble ce que l’empreinte de ces expériences nous laisse dans notre propre intériorité, c'est à dire une sorte d’absolu auquel on chercherait à donner un visage...

      Ici, le but de l’entreprise est (avec respect et modestie) de dire le pouvoir de l’homme, celui qui peut s’élancer dans l’espace pour saisir l’immensité, imaginer, penser, mais aussi de sentir sa propre petitesse, et cependant être la mesure du démesuré à travers l’auto-transcendance de l’œuvre, désigner le sublime qui pourrait être le pouvoir absolu de l’œuvre, mais qui lui échappe souvent en finalité, tout en lui conservant son pouvoir magique.

      ... Il faut croire qu’il n’est vraiment pas encore atteint ce but au moment où je vais rejoindre dans le refuge mes camarades pour un casse-croûte d’amitié et une bonne nuit de repos, car un épais brouillard s’est abattu sur la montagne où un vent perfide et glacial s’est levé !

      - Que sera demain notre montée au Piméné, et plus encore l’hypothétique décollage de son sommet ?

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 13:31

    C’est certainement le lieu idéal et l’exposition parfaite pour sa première parution en public après les aventures du Piméné et sa naissance magique dans le Cirque de Gavarnie…
    Non, je ne brûle pas les étapes et vous allez bientôt pouvoir me retrouver au refuge des Espuguettes pour en continuer toute l’histoire, mais si vous êtes en Bourgogne et passez par Chalon-sur-Saône vous pourrez la découvrir avant même que je vous la dévoile à la fin de cette nouvelle aventure de la route du bleu !
    Simplement, par ce que l’exposition où elle est présentée se terminera bientôt, et qu’il ne faut pas rater cet évènement.
    Pas seulement parce que vous pouvez y voir cette toile révélant l’une de mes perceptions de « conscience essentielle » (elle-même résultat d’un travail réalisé en « créativité augmentée » à partir d'une « expérience optimale » lors de mon immersion dans le bleu de Gavarnie pendant le vol depuis le sommet du Piméné), non : surtout parce que vous allez vous baigner complètement dans un rêve bleu absolu les yeux grands ouverts, à travers les œuvres (bleues naturellement), de 25 artistes différents !

On se bousculait le soir du vernissage à galerie de la Ferme de Corcelle !

On se bousculait le soir du vernissage à galerie de la Ferme de Corcelle !

      Effectivement, c’était la foule des grands soirs vendredi dernier à 18 h 30 pour le vernissage de l’exposition « La ferme n’y voit que du bleu » à la ferme atelier - galerie d’Arlette PASCAL et Jean-Noël à Châtenoy-le-Royal.

       Le bleu dans tous ses états à travers le regard des peintres et plasticiens, tel pourrait aussi être le titre de cette très belle exposition.
     Un bleu couleur d’espoir comme le précisait lors de son discours inaugural l’un des élus représentant la ville de Chalon-sur-Saône, rappelant au passage ses nuances symboles de paix que l’on retrouve notamment à travers les couleurs du drapeau de l’UNESCO ou des casques des soldats de l’ONU, symboles dont nous avons tant besoin en ce moment… 

La toile de Gavarnie dans un rêve bleu à la ferme de Corcelle.

      En arrivant à l’atelier - galerie de la ferme de Corcelle vous êtes accueilli (e) par un très beau « jardin bleu » qui vous plonge dès le départ dans l’ambiance de l’exposition.
      Installation lumineuse et lampions bleu-nuit, ingénieuse et superbe œuvre collective de l’association en charge de l’exposition et de l'atelier de la ferme sous la houlette d’Arlette PASCAL…

La toile de Gavarnie dans un rêve bleu à la ferme de Corcelle.

    Une promenade ludique à travers les œuvres des peintres, plasticiens, céramiste, vidéaste, sculpteurs, photographe exposés (ici, à l’entrée de la salle-atelier, les objets bleus de Fabienne BICHON, véritable fée du raku).

La toile de Gavarnie dans un rêve bleu à la ferme de Corcelle.

    Un peu plus loin, le totem Tengri et installation d’Elisabeth GACHOT-MERCK exprimant le grand bleu-l’infini, une élévation de la pensée à travers le bleu, comme toutes les autres œuvres de cette exposition.

La toile de Gavarnie dans un rêve bleu à la ferme de Corcelle.

    Dans la salle du « Four à pain » avec d’autres œuvres des artistes invités (dont de superbes grisés au graphite couleur d’Arlette PASCAL), trois de mes toiles (acrylique et huile sur toile), avec sur le mur de gauche celle qui est le fruit de l’histoire du bleu de Gavarnie et du vol du Piméné, dont je vous conte l’histoire depuis quelques jours déjà.  
     Vous n’en verrez que cette photo en perspective pour cette fois (à moins d’aller la voir « pour de vrai » à la ferme de Corcelle ), car vous le savez, cette histoire n’en est qu’à son début (je vous présenterai cette huile sur toile lors du dernier article de cette série), mais face à vous on peut deviner derrière le visiteur en conversation devant ma toile inspirée du bleu de Gavarnie, une autre de mes toiles bleues « Lionnes chassant », un hommage aux artistes paléolithiques de la grotte Chauvet.

      L’exposition « La ferme n’y voit que du bleu » sera terminée le soir du 6 décembre (ne ratez surtout pas la nocturne du 5 décembre qui vous permettra de 19 h jusqu’à 21 h 30 de profiter des installations illuminées).     

      En attendant, la ferme atelier - galerie vous ouvre ses portes tous les jours de 15 h à 19 h au 7 rue du Pont à Châtenoy-le-Royal (Chalon-sur-Saône).

    La devise de l’exposition est empruntée au testament de Maria Elena VEIRA DA SILVA :
        « Je lègue à mes amis
        Un bleu cæruleum pour voler haut
        Un bleu de cobalt pour le bonheur
        Un bleu d’outremer pour stimuler l’esprit… »
    …Une devise que je portais inconsciemment en moi en montant au Piméné !

    Les artistes qui exposent à la ferme atelier - galerie de Corcelle sont :

            Fabienne BICHON,  céramiste,
            Agnès BONNOTTE,  peintre,
            Suzel D’ALESSIO,   peintre,
            Bernard DEFAUT,   peintre,
            Christian DEJEUX ,  peintre,
            Galerie DURAMEN, designers, collectif de créateurs,
            Elisabeth GACHOT-MERCK, plasticienne,
            Tony GAGNIARRE, peintre, plasticien,
            Bernadette GROZELIER, plasticienne,
            Jacques HUBSCHWERLIN, peintre,
            Michel LECUYER, peintre,
            Alain MARC, carnettiste, peintre, plasticien,
            Annie MAUGEY, peintre, plasticienne,
            Chantal MONESTER, Jane W, peintres,
            Arlette PASCAL, carnettiste, peintre, plasticienne,
            Annie PECOIL, peintre,
            Jean PECOIL, peintre,
            Daniel PERNETTE, peintre,
            Nicole PERNETTE, peintre,
            Walter PETRIZZO, peintre,
            Françoise TRONCHET, peintre,
            Odile VAILLY, plasticienne,
            Christiane VANDROUX, photographe,
            L’Atelier d’arts plastiques de La ferme de Courcelle,             et ses (installations du Jardin Bleu)

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 18:00

Si vous passez bientôt par Toulouse, ou êtes de celle belle ville ou de sa région, si vous manquez  de belles idées cadeau originales et rares, si simplement voulez découvrir de belles chose, et en attendant de nous retrouver bientôt dans ce blog pour la suite de notre ascension picturale au Piméné (et de découvrir les premières notes aquarellées réalisées au refuge des Espuguettes), je vous invite à aller visiter l’exposition qui va se dérouler chez notre amie Marie-Claude GARVI qui a l’excellente idée de mettre son agence au service de l’art à l’occasion du préparatif des fêtes de Noël !

C'est au Concorde Immobilier 46 rue de la Concorde à Toulouse du 3 au 20 décembre 2015, vernissage le samedi 5 décembre de 15 h à 19 h.

En attendant la suite de notre aventure au Piméné…

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 14:02

        Mon dernier article ne s'ouvrait pas pour beaucoup d'entre-vous par le lien de ma dernière lettre d'information, alors, avec toutes mes excuses, je recommence tout !        

     Pourtant c’est dans une magnifique nouvelle aventure que je vous emmène à présent, loin des miasmes et des errances destructives de nos sociétés, pour vous replonger dans une beauté paisible, somptueuse, lumineuse et tonique.

         Pour célébrer l’espérance et l’amitié, retisser les fils ténus de la vie, et sans oublier toutes celles et ceux pour lesquels ces mots sont vains, projeter dans l’avenir une énergie de pensées constructives, généreuses, en harmonie avec la nature et nos sources les plus profondes d’accomplissement, puisque cette énergie est avant tout source de bonheur.

        L’histoire que je vous raconte à présent est celle de la très récente naissance d’une toile selon ma démarche picturale, en suivant le processus de « créativité augmentée » auquel j’ai déjà consacré plusieurs articles dans ce journal, qui a le pouvoir presque magique de nous faire basculer sans artifices de la « conscience ordinaire » à la « conscience essentielle », en décuplant les possibilités de notre imagination.

La vidéo de l'article pour vous camper le décor de ce voyage (le meilleur et à venir !).

        Rien d’occulte dans tout cela, mais une démarche élaborée tout au long d’une vie, au cours de laquelle les expériences accumulées débouchent sur un acte créatif global où chaque phase préalable à l’élaboration d’un produit pictural final fait partie à part entière de ce produit.

       L’action s’est déroulée il y a quelques jours à peine au cœur des Pyrénées, face au splendide Cirque de Gavarnie depuis le refuge des Espuguettes et le sommet du Piméné, qui est le plus beau belvédère connu pour observer l’ensemble des hauts sommets qui couronnent le cirque glaciaire.

            Une plongée les yeux grands ouverts dans l'un des plus beaux bleus du monde !

Le grandiose théâtre dans lequel se déroule cette aventure créative au cœur des Pyrénées (Image © 2015 Digital Globe — © 2015 Google).

Le Piméné (face ouest) et l’arrête Petit – Grand Piméné dominant Gavarnie (en fond de vallée), vus de la Serre des Tousaus : la pyramide est presque parfaite et on imagine facilement depuis ce point de vue la difficulté d’un décollage sur ce versant depuis son sommet si l’on veut respecter (ce que nous avons fait) l’interdiction de décollage et de survol côté parc National des Pyrénées (l’autre versant) : pas de droit à l’erreur !

        Elle s’est terminée par une dernière expérience créative picturale à l’atterrissage dans la vallée après un vol en parapente somptueux permettant d’approcher au plus près le bleu indéfinissable généré par l’ombre matinale des gigantesques murailles constituant le Cirque de Gavarnie.

        Produit final de l’aventure, une toile qui en exprimera « l’intériorité » sera réalisée ultérieurement en atelier.

L’indéfinissable bleu de la lumière à l’ombre des immenses parois glaciaires du Cirque de Gavarnie : ce n'est pas pour rien que cet endroit est classé au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO !

         Ainsi, en ce qui me concerne dans cette nouvelle aventure, la montée au refuge des Espuguettes, les premières études à l’aquarelle réalisées en imprégnation du milieu naturel autour du refuge dans le parc National des Pyrénées, puis la montée au Piméné à 2800 m avec envol en parapente depuis son sommet suivi d’ultimes études toujours à l’aquarelle, réalisées à l’atterrissage sous les effets encore actifs de l’état de flow [ou d’expérience optimale] généré [e] par le vol le lendemain matin, sont des éléments indissociables de la toile qui en sera le produit.

         Celle-ci matérialisera la « conscience essentielle » qui se dégagera de l’ensemble de l’aventure et des émotions qu’elle aura provoquées, en exprimant particulièrement le fait marquant qui m’aura le plus inspiré.

         C’est à nouveau la quête d’un bleu extraordinaire qui est à l’origine de cette aventure, une couleur aux vibrations très subtiles ici, qui rend ce haut lieu du pyrénéisme encore plus prodigieux à contre-jour dans la lumière du matin.

        Pour conclure cette introduction aux reportages permettant de mieux comprendre ma démarche picturale globale débouchant sur la réalisation d’une toile à travers les expériences et études initiales qui en sont à l’origine, je tiens à remercier chaleureusement toute l’équipe des parapentistes du club de vol libre MJC de Rodez [fille et garçons] qui ont assuré la logistique de cette belle aventure du « vol Piméné ».

Une partie de l’équipe qui m’accompagnait quitte la vallée, et attaque la montée vers le refuge des Espuguettes à travers la forêt... (Photo © Angeline MAHUAS)

        Ils ont permis en ce qui me concerne, la réussite d’une entreprise qui n’était pas si évidente que cela au départ puisque je devais concilier de nombreux paramètres liant pratique picturale, sportive, et connivence au milieu naturel, sans sortir du cadre législatif et de sécurité qui nous était imposé [différentes autorisations préalables, rigoureux respect des horaires, de la réglementation très stricte du parc National des Pyrénées, des règles de survol du village et de la vallée de Gavarnie, des fréquences radio obligatoires, de la réglementation aérienne locale concernant le couloir d’accès et de dégagement de l’hélicoptère du Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne, etc.].

Enfin, la dernière pente avant le refuge : je suis plutôt content d’arriver en haut du plateau de Pailla après la cadence soutenue de cette montée, surtout chargé comme nous le sommes tous puisque le parapente se rajoute à nos affaires de montagne, au duvet, à la gourde, à la nourriture, etc. (...(et dire que nous serons presque autant chargés demain pour faire l’ascension du Piméné, la peinture mène donc à tout) ! (Photo © Olivier LESCA)

Le refuge des Espuguettes sur son promontoire (nous ne pourrons accéder qu'à son sas "hiver" puisqu'il est fermé en cette saison), dominé par les faces nord-est et nord des deux Astazou (3071 m et 3012 m) séparés par le fameux couloir Swan, splendide classique pyrénéenne (on remarquera qu’à leur pied leurs glaciers ont tant reculé ces dernières années à cause du réchauffement climatique qu’ils ne se réduisent plus qu’à peau de chagrin). (Photo © Olivier LESCA)

Compte tenu des circonstances, mon matériel est réduit le plus possible afin de ne pas alourdir davantage mon sac (palette aquarelle de voyage Winsor et Newton 12 couleurs avec son réservoir d’eau, deux pinceaux à réservoir Pentel, crayon mine graphite 2B, gomme et petit carnet Paperblanks + pince de maintien des pages).

Ce matériel est largement suffisant pour prendre mes notes de terrain (la « conscience ordinaire ») puisque le plus important dans ma démarche n’est pas la qualité des aquarelles réalisées sur le motif, mais l’intérêt des éléments retirés du vécu de cette expérience afin d’en restituer ultérieurement dans ma toile la « conscience essentielle ».

 

        Nous entrerons par le prochain article dans le vif du sujet avec les premières notes aquarellées, puisque le schéma du projet étant à présent établi je vous donne rendez-vous dans quelques jours au refuge des Espuguettes, avec un nouveau regard sur la haute montagne, et les moments magiques qui lui sont associés en attendant l’ascension du Piméné et l’envol depuis son sommet.

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