Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 15:42
Carnets de Voyages sur ARTE et découverte par ailleurs de deux carnettistes inconnues mais d’un immense talent .

Avant tout, soyez attentifs à une émission d’ARTE qui ne peut que vous plaire : jusqu'au 4 janvier, Carnets de voyage part à la découverte d'un pays à travers le regard d'un reporter dessinateur chaque soir à 20 h 15 . Ces courts métrages de 25 à 30 minutes vous permettent d’accompagner un (e) artiste voyageur (se) sur le motif dans l’exercice de son carnet .
Ce n’est rien d’autre que ce que nous faisons tous régulièrement, mais le style de chacun est mis en avant avec beaucoup de talent par les réalisateurs . Le choix des carnettistes est assez sympathique et cette émission mérite que vous mettiez en route vos magnétoscopes . Si vous avez raté les premiers films, vous les trouverez ici , bon visionnage !
Hors celles et ceux d’entre nous qui ont la chance d’être édités et  médiatisés, de très nombreux (ses) autres carnettistes oeuvrent dans l’anonymat avec beaucoup de talent . Je vais vous présenter aujourd’hui deux jeunes femmes qui mériteraient d’être mieux connues, à travers leurs carnets sur deux villes très différentes .

Marie-Hélène PUGET et son carnet de Barcelone :

Voilà une artiste qui mériterait d’être éditée . Son carnet de Barcelone nous entraîne dans la fascination de cette ville passionnante, des quais du port au cœur des Ramblas et du Bario Chino aux chefs-d’œuvres de Gaudi . Il grouille de vie, et on entend en le feuilletant le murmure des vielles maisons de brique, le tumulte des avenues parcourues par la foule, ou les sonorités de la sardane, le dimanche matin devant la cathédrale !
Marie-Hélène PUGET possède comme nombre de carnettistes un parcours atypique : fille de la mer, marin, peintre, elle navigue en Bretagne du sud, partageant sa semaine carnets en poche entre Vannes et l’île de Sein, après huit ans de bourlingages dans l’océan Indien,  avec son carnet comme livre de bord  . C’est dire si son expérience en vaut bien d’autres, empreinte de cultures et d’acquisitions multiples …
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Danseuses de sardane . On fait plus que les voir en regardant cette page : on danse avec elles et on entend la musique, et pourtant on ne retrouve pas l’attitude typique à laquelle nous aurions pu nous attendre des mains réunies et des pas de côté … (Aquarelle Marie-Hélène PUGET )
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Marie-Hélène c’est attachée dans ce carnet à montrer le visage préservé de Barcelone sauvé des grands travaux, tels ces coins intimistes de la vieille ville où les quais, ouverture sur la mer et les grandes aventures maritimes … (Aquarelle Marie-Hélène PUGET )undefinedExplosion de couleurs et de bruits, de contrastes et de modernisme, son regard se pose sur la vie quotidienne, au hasard des avenues, des places et des rue cette belle ville   … (Aquarelle Marie-Hélène PUGET
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Rencontres avec Gaudi, avec Picasso, architectures étonnantes, parcours hors des sentiers battus dans  la  capitale  de  l’art  contemporain,  regards  vers  des  visages complices entre historique modernité et chantiers d’avenir … (Croquis Marie-Hélène PUGET)  
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Le charme de Barcelone est aussi celui de ses boutiques anciennes et désuètes, de ses balcons fleuris, des ses ruelles innombrables où Marie-Hélène se plait à déambuler et à croquer mille instants de vie qu’elle nous donne à partager avec ravissement . (Aquarelle Marie-Hélène PUGET)

Armelle VOINIER et son carnet de Dijon :

Ce qui m’a beaucoup intéressé dans le travail d’Armelle, c’est qu’elle est une dessinatrice dont l’expression reste profondément ancrée dans un classicisme parfait, (peut-être l’expression « classe » vient-elle directement de ce constat ?), un classicisme pourtant empreint de liberté, où les lignes de fuite, les valeurs hachurées, les équilibres et proportions ne sont pas des freins et des contraintes, des cages rébarbatives et sans issue, mais des traits libérateurs, des moyens d’évasion, de lumière et d’espace .
Son grand mérite est de faire vibrer l’architecture par la seule présence du trait, par la seule dimension d’ombres et de lumières pleinement apprivoisées grâce à la maîtrise du dessin, à la force des contrastes de valeurs en harmonie avec un graphisme de grande qualité .
Combien de prétendus « dessinateurs » en sont-ils aujourd’hui capables ?
Il y aurait beaucoup à dire à ce sujet, nombreux d’entre-nous pourraient aujourd’hui reprendre leurs études là où ils ne les ont ignorées (et pour cause : - quelles valeurs et enseignements transmet-on exactement de nos jours dans les grandes écoles d’art pour être en conformité avec  les préceptes de notre temps ?), et revoir des programmes abandonnés pour la plupart bien avant le début du siècle dernier !
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Nous voici au cœur de son carnet dans une promenade historique dans le vieux Dijon . C’est par la qualité du dessin qu’ici (comme dans toutes les pages de son carnet) Armelle nous initie à la beauté de l’architecture : celle-ci n’est pas relatée, elle est sublimée ! (Croquis Armelle VOINIER)
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On peut parler d’architecture et parler aussi de la vie : - l’architecture n’est-elle pas le produit d’une rencontre entre l’histoire et la vie ? … (Croquis Armelle VOINIER)
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En cela, on peut ajouter que le monument, par son décor, ses sculptures, ses ornementations, nous introduit à l’intimité d’une époque dont la perception se cache derrière l’artefact de ses apparences, et qu’il suffit de dépasser pour en entendre le cœur battre . Armelle nous en donne les clés par ses dessins et croquis, et ce vécu palpitant chargé de mystère et de beauté devient alors perceptible derrière chaque ombre, chaque trait … (Croquis Armelle VOINIER)
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Armelle VOINIER sur son stand à la 8ème Biennale de Clermont-Ferrand . On comprend tout quand on sait qu’elle est architecte diplômée de l’École d’Architecture de Nancy et de l’Université de Stuttgart . Mais son travail de carnettiste ne s’arrête pas à ces croquis très justes et épurés : peut-être un jour vous parlerai-je de ses différentes expériences de représentations tendant à les détourner de leur utilisation traditionnelle sur des supports des plus variés ? 

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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 12:28
Causse Noir, des fissures en falaises au tichodrome échelette …

Thich Nhat Hanh a dit : « En nous établissant dans l’instant présent, nous pouvons voir toutes les beautés et les merveilles qui nous entourent. Nous pouvons être heureux simplement en étant conscients de ce qui est sous nos yeux » .
Nous voici dans les grandes fissures du bathonien en quête de ces hypothétiques passages qui doivent nous amener dans un « ailleurs » proche et inaccessible à la fois : une possible communication avec le secret parcours d’un gouffre suspendu dans le temps, développant son histoire au creux des millénaires dans l’indicible vacarme de l’aventure du vivant .
Le soleil illumine les immenses dalles de calcaire qui réfléchissent la lumière sur les parois d’ombres ocres, roses, brunes, bleutées, jusqu’à rendre irréel le flamboiement des porches du vertiges suspendus au dessus du vide, tels des balcons de l’impossible pour assister au mariage de la roche et du ciel, dans cette fête où la notion d’espace prend une autre dimension …
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Deuxième longueur d’escalade à la base d’une grande fissure s’ouvrant dans la paroi : le pied de la roche paraît tout proche et pourtant cette sensation si particulière d’ouvrir une porte sur une autre dimension où le monde n’est plus qu’un concept de bipèdes plongeant à la renverse dans les brumes pâles de la vallée, nous donne cette impression d’invincibilité que connaissent bien les grimpeurs, une fois passées les bien légitimes frousses des premiers apprentissages de hauteur… (Photo Alain MARC)
Nous faisons notre cette phrase de Thich Nhat Hanh .  Ce n’est pas difficile ici : une fois de plus, la magie des lieux nous emporte à la frontière d’un univers « autre » où nous savons que tout est possible, et que nous pouvons à tout instant franchir le limites du temps pour entrer en correspondance avec l’âme des choses, leurs intimes secrets, comme si à nous, pauvres et si éphémères humains, quelque sublime parcelle d’infini pouvait nous être révélée …
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En haut de la fissure, on plonge à l’envers du décor : c’est presque l’intérieur de la falaise, celui où la lumière se métamorphose, se réfracte et se réfléchit en échos multicolores au diapason de la calcification, des brillances et des matités de la roche . (Photo Alain MARC)
À cette rencontre de l’air et de la roche, du vertical et de l’horizontal, du compact et du spatial, s’établit la dialectique du dehors et du dedans, de l’ouvert et du fermé . Elle prend un sens nouveau avec les jeux de lumière et les couleurs minérales qui lui sont associées . La spatialité même de l’atmosphère, vecteur d’un éclairage si particulier ici, confère à cette quête d’inconnu la qualité d’un voyage dans d’étranges et poétiques vibrations . À travers cette notion de « dedans » et de « dehors » tout se dessine comme si nous percevions soudain l’écho des résonances subtiles d’un « en deçà » où nous ne sommes que simples et fragiles spectateurs, mais témoins d’un tel spectacle qu’il nous transcende tout de même, par ce qu’il nous offre le murmure de toutes les primitivités du monde .  C’est comme si elles s’étaient endormies ici au creux des formes et des couleurs …
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L’entrée d’une autre caverne suspendue . Les ronces et figuiers sauvages ont envahis l’entrée, et un fois de plus l’exploration du site ne donne rien sur le plan purement spéléologique . Cependant, si nos recherches s’avèrent sans résultats dans cette part d’exploration, elles nous révèlent des secrets d’une autre valeur : celle des couleurs magiques de la roche empreinte d’oxyde oranges bleutés et ocres, juste perceptibles en ce moment de l’année et à cette heure-ci de la journée, grâce à la disposition très particulière du soleil dans le ciel et à la façon dont ses rayons sont renvoyés par le calcaire des falaises alentour …
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Les couleurs de ce calcaire sont authentiques, je ne les ai pas modifiées ! J’en tire une première étude, dans une sorte de dialogue d’entrée avec l’esprit de la nature, à travers les vibrations des couleurs du rocher … Mais je n’en suis pas satisfait : ce travail n’est qu’une pâle copie de la réalité . Ce n’est qu’une apparence, elle ne contient pas assez « le vrai » : traduire l’essence des choses n’est pas les copier . On les copie pour mieux les décrire si on veut les expliquer, mais ce n’est pas traduire l’indicible que de ne pas dépasser la frontière du visible . (Photo et aquarelle Alain MARC)
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Il faut mieux regarder d’où vient la lumière, ressentir à même le corps les formes et le grain du rocher, se blottir pour percevoir ce langage des traces de l’usure des temps par millénaires interposés, mêlés dans cette expérience à la plus fugaces des clartés …
Une expérience silencieuse et intime pour provoquer les images . Chacun a sa façon de travailler . Ce que je sais, c’est qu’il faut s’imprégner et se nourrir davantage des choses vraies au moment où elle « sont », sans les laisser échapper . Alors viennent les images chargées de l’étrange bruissement des parcours libérés, du soleil, (même en semi obscurité), on peut à présent entrer dans la « force » de la réalité et porter nos images à la frontière même de ce qu’on peut exprimer .   (Photo Roland PÉLISSIER)
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Là je suis plus près du « vrai » . Écrire et peindre un carnet n’est pas seulement dessiner, observer, relater . Ce n’est pas simplement décrire . C’est aussi entrer en connivence avec l’âme des êtres et des choses lorsque cette chance nous en est donnée . C’est les partager, les vivre en intériorité, c’est nous dépasser quand on va à notre tour les donner, afin que leur essence à travers notre personnalité en soit si possible traduite non seulement dans leurs apparences, mais aussi dans leur intime réalité . (Aquarelle Alain MARC)
La soirée se prolonge de falaises en rochers . En bas, le cours du Trévezel scintille au soleil, et il y a comme des nuages de poudre dorée qui dissolvent les pentes du Bégon plus loin, là-bas vers la Dourbie .
Nous faisons une drôle d’équipe : lui absorbé par ses recherches, le souci d’un travail de qualité, moi pris par mes réflexions poétiques, picturales, variées, et aussi le souci de ne rien laisser échapper de ces trésors si fragiles que beaucoup sont même incapables de soupçonner : les joyaux d’autres perceptions et d’autres expressions de ce que certains nomment la beauté, mais que je crois plus proche de différentes essences de la réalité .
Pourtant je suis très prudent, concentré sur ce que je fais en escalade, attentif si c’est nécessaire pour l’assurer, comme il l’est plus encore, lui, pour me sécuriser .
Bientôt nous dominons de monolithiques et colossales aiguilles dominant la vallée, quand je vois un étrange oiseau tel un répétitif éclair rose vif, arpenter la plus élancées des aiguilles, juste en dessous de nous en pleine paroi ensoleillée !
Il grimpe de coté, s’envole et se repose d’un vol hésitant et saccadé, se retourne et virevolte, avance comme un crabe d’aspérités en aspérités, fouillant de son long bec fin et recourbé la moindre des petites fissures à la recherche d’insectes, araignées et autres invertébrés . Arpentant le calcaire, il ouvre régulièrement ses ailes par saccades, et il est bien difficile de le repérer tant il se confond avec la roche quand il les a refermées . C’est un tichodrome échelette . À peine ai-je le temps de prendre des notes, d’essayer de bien l’observer, de faire en vitesse un petit bout de vidéo au maximum de ce que mon appareil photo peut donner, qu’il plonge vers la vallée dans un joli vol aux éclats de carmin, de papillon désordonné !
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Totalement invisible sur l’immense aiguille ensoleillée (il a juste la taille d’un petit merle), s’il ne bougeait des ailes, de loin, même avec les jumelles se serait bien difficile de le repérer ! (Photo Alain MARC)
 
 
Pardon pour la mauvaise qualité de la vidéo, c’est vraiment flou et je bouge beaucoup (j’étais au maximum du zoom numérique ce qui est très loin d’être parfait), mais regardez bien : il est tout petit sur le rocher et ce n’est que lorsqu’il bouge qu’on voit où il est . Mais on comprend au moins sa manière de chasser, et puis c’est le beau souvenir d’un oiseau assez rare, qui ce soir-là, quelque part, nous ressemblait ! (Vidéo Alain MARC)
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C'est la dernière image de la vidéo, on voit bien en bas de l’image à droite son corps clair et ses ailes déployées rouge carmin, plonger vers la vallée avant que je ne puisse plus le cadrer . (Photo extraite de la vidéo ci-dessus)
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Voici le tichodrome échelette tel que je l’ai redessiné à partir des observations réalisées et d’autres documents : je suis là dans une démarche totalement descriptive, bien différente de l’expérience évoquée plus haut . Dans un tel travail on se doit d’être fidèle à ce qu’on a vu et noté, afin d’informer et d’expliquer le mieux possible dans un esprit didactique et descriptif . (Croquis et aquarelle Alain MARC) .
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Enfin, juste pour « information » et pour clôturer cet article parce que je trouve ces couleurs assez gaies : ce sont quelques couleurs et les premiers mélanges d’étude pour la peinture des fissures des grandes falaises que nous avions explorées …

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25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 09:46
Mandalas de Noël :  Meilleurs Voeux 2008 !

Que ces mandalas, que j’ai terminés pour vous en cette nuit de Noël à partir de photos de gouttes d’eau tombant des concrétions les plus rares de l‘Aven Noir, et de photos de cristaux d’aragonite dans ses secrètes profondeurs vous apportent joie et bonheur en ce jour particulier !

Merci pour tous vos vœux et vos gentils messages, je les ai voulus comme des étoiles d’espoir et des cristaux de neige mêlés, afin de vous apporter joie et bonheur sur tous vos chemins …
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Celui-ci est une méditation sur la transformation : l’eau traverse et transforme la roche dans l’alchimie des profondeurs pour faire d’une matière dure et compacte un univers rare et précieux qui reflète le cosmos . - Que chaque jour qui passe, vous apporte cette lumière apte à vous embellir comme la goutte d’eau apporte au creux de la pierre toute la mémoire du ciel et des nuages !
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Celui-ci est le mandala des cristaux précieux : - que par ce que vous êtes et apportez aux autres, votre existence soit forte et éclairée !
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Mandala de la chance et des étoiles d’espoir : - que celui-ci vous guide au travers de la vie et qu’en le regardant il vous permette de discerner en vous ces étoiles d’espoir qui scintillent pour vous montrer le chemin, comme au plus profond du gouffre des cristaux purs tels des joyaux brillent sur les parois et les voûtes nous montrant le chemin de l’eau …
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Mandala de la paix : - que la paix vous habite en tout lieu et toute circonstance . Que des mots tels qu’amour, liberté, fraternité, justice, harmonie, partage, épanouissement et prospérité reprennent leur sens dans l’humanité, et que les plus incontournables obstacles se résorbent comme dans les labyrinthes et les enclaves du karst qui laissent la source jaillir au pied du rocher …
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Celui-ci les réunit un peu tous : - que la force et la joie vous habitent, et que toutes les étoiles de vie vous montrent le meilleur chemin !

Demain nous continuons l’exploration des falaises et des rochers …

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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 01:32

Causse Noir, inversion de subsidence et de rayonnement …

 

Voilà de nombreux jours où vous n’aviez aucune nouvelle … Vous deviez penser que j’étais loin de l’ordinateur ou que j’étais absorbé par quelque autre activité passionnante, ou les deux à la fois . Vous ne vous trompiez pas !

Réaliser un carnet comme celui de l’Aven Noir n’est pas seulement s’enfoncer dans les entrailles du causse, c’est aussi le regarder, l’écouter, le ressentir à fleur de peau, à fleur de roche, à fleur d’espace . C’est le percevoir au fil des saisons dans la connivence de toutes ses dimensions, c’est se mêler à sa respiration naturelle, multiple, sauvage, grandiose et secrète . Avec respect, écoute, discrétion . Avec amour .

Parce qu’aux petits matins d’hiver, dans la blanche et piquante lumière du jour qui teinte d’or et de carthame l’horizon, il est écrit des signes secrets qu’il nous appartient de déchiffrer si on veut en comprendre le message, si on veut avancer dans la découverte et la compréhension du monde souterrain qui se love et s’étire dans ses profondeurs .

Cela nécessite le même lien à la terre, le même attachement à l’emprise des hauts plateaux et à leurs verticalités, que pour ceux qui y vivent . Pour cela il faut du temps . Il faut aussi être là quand il faut . Il faut aimer le silence, la solitude, l’effort prolongé et la patiente attente dans le froid et l’improbabilité .

C’est un peu de ces temps forts que je vous fais partager aujourd’hui avec cette nouvelle page du carnet de l’Aven Noir, le début d’un suspens où les mystères de la nature vont nous révéler (y compris dans le prochain article), un ou deux de leurs plus beaux secrets …

Moins sept degrés quand nous chargeons nous sacs à dos, et coiffons nos bonnets . Il fait tout juste jour . Derrière nous, le sympathique gîte de Revens où nous avons passé la nuit s’est rendormi dans le silence du petit village caussenard . Nous avançons vers le levant .

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8 h : regard au petit jour depuis le haut du ravin de la Granarié vers la vallée de la Dourbie et le val de Nant . Ils sont tous les trois sous la brume . En cette saison, en période anticyclonique, l'air se refroidit près du sol lors des nuits claires et par effet de gravité (il est plus lourd que l’air chaud) s’accumule en fond de vallées . Sur les hauteurs, l’air est légèrement moins froid, et il se forme une couche de brouillard entre les deux (généralement sous la forme de stratus) . Cette couche d’inversion se résorbe dans la journée sous l’effet du rayonnement solaire et de la convection qu’il provoque . C’est un phénomène de toute beauté bien connu des montagnards, particulièrement lorsqu’une autre forme d’inversion de température (la subsidence), fait émerger les cimes au dessus de 1000 à 2000 m : nous avons ici sans être en haute montagne, le même type d’effet . À l’horizon, les hauteurs du Larzac vers la Couvertoirade . (Aquarelle Alain MARC)

Cette météorologie bien particulière est l’alliée des spéléologues attentifs et matinaux . Ou plutôt des spéléologues peu frileux, car ce qu’ils vont tenter de voir parmi les signes secrets que leur envoie la nature, sera d’autant plus visible que le froid sera vif . Et aussi que le temps sera clair, car il n’est pas évident de chercher une colonne de buée au milieu d’une couche de brouillard d’inversion !

- Une colonne de buée, que veux-tu dire Alain ?

Je veux dire que si quelqu’aven caché dans les broussailles, si quelque profonde fissure en falaise reliée à une grande cavité sans qu’on ait pu jusqu’à présent en déceler la présence se manifestent sous forme de « trou souffleur » (courant d’air sortant, lié à la différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur), ils vont cette fois se trahir par la colonne de buée se trouvant au dessus d’eux (parfois sur plusieurs mètres de hauteur) provoquée par la condensation de l’air de la cavité souterraine chaud et humide, au contact de l’air extérieur froid et sec .

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11 h 30 : le givre est encore bien présent sur tout l’ubac et en fond de vallée après la dissipation des brumes liées à l’inversion de température . Cependant, même si les indices de l’adret doivent avoir été repérés depuis longtemps car ils ne sont plus visibles maintenant, il est encore possible de poursuivre l’observation des pentes à l’ombre pendant quelques dizaines de minutes encore, avant que la température ambiante extérieure n’équilibre celle de l’air s’échappant des profondeurs . La différence de température entre l’ubac tout givré et l’adret chaud et ensoleillé à ce moment-là, peut être de plus de 20 ° ! (Photo Alain MARC)

C’est donc avec un regard de lynx (enfin nous essayons) que nous parcourons jusqu’après le lever du soleil, plateau, pentes et falaises, dans un large périmètre autour de l’Aven Noir, particulièrement à la verticale ou dans les environs extérieures des différents réseaux hypogés du gouffre qui nous intéresse . Cela implique que nous ayons une parfaite connaissance du terrain, et que la topographie souterraine soit bien faite afin que nos recoupements de surface soient justes . Le reste est un jeu passionnant mais qui demande une patience infinie, un jeu qui cependant peut s’avérer payant, je vous l’assure .

Ensuite, si les indices repérés sont en falaise, il faut grimper, descendre en rappel, et après un certain nombre d’acrobaties plus ou moins aériennes (c’est particulièrement le cas pour accéder aux fissures et cavités surplombantes), explorer dans les moindres détails tous ces conduits et anfractuosités pleins de promesses, souvent invisibles même quand on est à leur pied, mais qui peuvent aussi parfois hélas, nous apporter des déceptions à la hauteur de leur inaccessibilité !

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« Les deux formes de connaissance », aquarelle réalisée il y a des décennies à présent, mais que je conserve précieusement : l’inversion de subsidence y est déjà présente et symbolise cette limite qui permet de passer du « monde d’en bas » gris et froid au « monde d’en haut » lumineux et ensoleillé … (Aquarelle Alain MARC)

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Dans le soleil matinal les falaises dominant les gorges du Trévezel ont quelque chose de magique : la lumière est or et bleutée, les roches blanches, ocres et roses se marient dans une polychromie quasi enchanteresse avec les pentes et plateaux encore aux couleurs automnales . Il est vrai que ce pays de légendes et de fées porte en lui naturellement l’empreinte de la beauté … (Photo Alain MARC) 

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Pendant ce temps les repérages de surface passent par un travail méthodique et scrupuleux où aucun indice, aucune donnée ne doivent être occultés : tout se mesure avec précision à l’altitude, au mètre et au degré (et manuellement car en plusieurs endroits, le terrain est si accidenté que le GPS ne passe pas) … (Photo Alain MARC)

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Fort de toutes les informations réunies, Roland vient d’équiper le premier rappel et s’apprête à glisser le long des grandes falaises surplombantes jusqu’à une énigmatique grotte suspendue . Elle est sur le trajet d’autres indices plus probants, mais nous la visiterons au passage, à tout hasard . (Photo Alain MARC)

C’est une chance de plus qui m’est accordée de pouvoir accompagner Roland dans cette phase de ses investigations car ces lieux sont en voie de protection . C’est l'une des raisons pour lesquelles ce type d’exploration se déroule en hiver loin de toute période de reproduction ou de nidification de la faune colonisant ces parois . Mais malgré l’autorisation qui nous est accordée, nous n’accédons aux falaises qu’en plein milieu de la journée lorsque nous ne risquons pas d’y déranger les oiseaux du biotope, et excluons toute activité sur les zones où se trouvent des niches et fissures où se cachent de jour les rapaces nocturnes, comme les hiboux et chouettes, et dont certaines espèces telles le grand duc sont fragiles et rares : il nous faut absolument les protéger .

Dans le prochain article, je vous emmène dans ces verticalités : je pense que vous aurez plaisir à découvrir quelles surprises et quelles ambiances elles vont nous révéler !

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 14:54

Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand : Christine AMMOUR .

 

Nous voici sur le stand de Christine Ammour : elle est musicienne et créatrice voyageuse . Elle capte des sons, dessine et chante.

Ses voyages ne sont pas le fruit du hasard mais celui des liens qui l'attachent aux musiciens avec lesquels elle travaille depuis plusieurs années .

Histoires de familles, rencontres, elle compose, écrit des tableaux qui s'écoutent et se regardent .

Elle parle de ses carnets : « Compositions, collectages de sons, chants traditionnels, je suis partie des sons enregistrés sur place lors de mes voyages pour construire les morceaux des albums . La voix, le chant, sont des instruments universels qui perpétuent la mémoire par voie orale » .

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Christine AMMOUR sur son stand : ses carnets se regardent, se lisent, et s’écoutent grâce au CD audio contenu dans chacun d’eux … (Photo Alain MARC )

C’est « CUBA » qu’elle présente cette année à Clermont-Ferrand .

II s'agit d'un voyage initiatique auprès de Mario Jaurégui Aspirina, soixante-quatorze ans, véritable anthologie des chants et des percussions cubaines . C'est avec lui qu'elle étudie depuis plus de dix ans la liturgie des chants Yorubas . Ce carnet visuel et musical nous plonge au cœur de Guanabacoa, le plus ancien quartier de la Havane . Cuba et ses racines africaines, ses contes, ses rites, le monde magique des divinités du panthéon Afro-cubain : Yémaya, la reine des océans, Oshun, déesse des eaux douces et de l'amour, Shango, dieu de la foudre . Cuba, île sortilège, se dévoile peu à peu au fil de ce carnet, un regard intimiste sur l'île crocodile .

Mario Jaurégui Aspirina se présente, introduction au carnet musical de Christine AMMOUR, avec un très beau morceau de musique (vous pourrez entendre la suite en écoutant le CD du carnet de Christine) …

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Issu de son carnet de voyage sur Cuba, Christine Ammour présente aussi ses tableaux sur les divinités de la liturgie afro-cubaine . Ils sont éclatants de couleurs et chargés des symboles et des sonorités qui les ont inspirés … (Peinture, avec l’aimable autorisation de Christine AMMOUR)

" Bien au-delà du soleil et des ombres porteuses de chimères, les racines s'étendent. Une famille, une maison, une île, sur le toit de la maison un chien qui aboie, une cage à oiseaux en bois, le linge qui sèche au soleil... Des coqs, des poules, des pigeons et Abukenké l'arbre protecteur. Je ferme les yeux, premier souvenir de la Havane... Arrêt sur image : comme dans un film en technicolor où roulent de belles américaines..."

 Voici un extrait du CDR inclus au carnet de Christine AMMOUR sur Cuba : c’est votre rencontre avec Mario Jaurégui ASPIRINA, musicien de 74 ans, grand maître des chants et des tambours Bâta qui chante pour vous . Tout le charme et l’envoûtement de la musique cubaine en quelques notes, en quelques mots …

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Encore une divinité de la liturgie afro-cubaine : vous découvrirez les contes, les couleurs, les symboles, les chants, les rythmes liés à chacune d'elles, à travers les peintures et les pages du carnet de Christine . (Peinture, avec l’aimable autorisation de Christine AMMOUR)

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Cette divinité est chargée de soleil . Comme les notes de musique recueillies par Christine . Un voyage dont on voudrait qu’il ne s‘arrête jamais … (Peinture, avec l’aimable autorisation de Christine AMMOUR)

Si cette rencontre vous a plue, je vous invite à visiter le site de Christine AMMOUR en cliquant ici, : vous y découvrirez ses autres carnets et pourrez les lui commander directement car ils méritent le détour . D’ailleurs, on ne se lasse pas d’écouter et réécouter les superbes enregistrements qu’ils contiennent, elle en a d’ailleurs placé de très beaux extraits sur son site . 

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 10:23

8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand : Hervé GRIMAL

 

Nous nous arrêtons aujourd’hui, sur le stand d’Hervé GRIMAL, artiste plasticien, qui vit et travaille dans le Gard près d’Uzès. Avec Laure, son épouse, il réalise des recherches en arts textiles et en arts plastiques . L’écriture est venue dans son monde pictural apporter la dimension d’un langage universel et sensible .

La création de ses livres existe depuis 1994, mais ce n’est qu’après le passage de l’an 2000, qu’il consacre uniquement ses recherches au monde livresque.

À partir de 2002, naissance d’une série de livres : « impressions de voyage » . C’est avec un carnet de notes en poche, un appareil photos, qu’il transcrit des ressentis en superposant des traces photographiques et des textes émergeant des souvenirs de ses voyages en Égypte, en Espagne autour de la peinture de Goya, Vélasquez et Le Gréco, en Inde, de Delhi à Bénarès ...

Et des lieux paradisiaques aussi, comme " Le jardin de la Noria - Un chemin d'eau " .

« Nous en avons parcouru de merveilleux jardins ... C’était en 2006 . Réaliser un livre sur « le jardin de Laure », en 2004, c’était par exemple révéler une partie de sa vie, c’était dévoiler une part de son intimité…
Cela fut à l’origine du carnet « Le jardin de Laure – Une Oasis au milieu de la garrigue écrasée par le soleil », texte et photos retouchées sur papier Vélin d’Arches, dimensions : 14 cm x 14 cm, en tirage limité . C’est un recueil de notes poétiques d’un merveilleux espace de verdure, une poésie de formes, de couleurs et de senteurs … »

Hervé GRIMAL sur son stand : le public découvre avec ravissement ce florilège d’ouvrages entièrement réalisés par ses soins en tirage limité . Livres d‘artiste sur un très beau papier dont on prend plaisir à feuilleter les pages pliées en accordéon, qui en font de véritables ouvrages d’art … (Photo Hervé GRIMAL )

Le voyage en Inde fut pour lui la concrétisation d’un rêve d’adolescent . Cela se traduisit par plusieurs ouvrages dont :

« Impressions de voyage – De Delhi à Bénarès – I - », texte et photos retouchées, sur papier Vélin d’Arches, année : 2005, dimensions : 14 x 14 cm, tirage limité .

« Impressions de voyage – De Delhi à Bénarès – II – », texte et photos retouchées, sur papier Vélin d’Arches, année : 2005, dimensions : 14 x 14 cm, tirage limité .

Ses chemins se poursuivirent sur d’autres routes . Pendant ses voyages, des notes quotidiennes, de nombreuses photos vinrent étayer ses créations, par exemple en 2003 : « Impressions de voyage – en passant par Ségovie, Madrid et Tolède… », texte et photos retouchées sur papier Vélin d’Arches, dimensions : 14 cm x 14 cm, tirage limité . Ou « Impressions de voyage – sur les traces de Pharaon », texte et photos retouchées sur papier Vélin d’Arches également, en 2002, dimensions : 14 cm x 14 cm, tirage limité idem .

Pour la qualité et l’originalité de ses créations reçoit à l’occasion de sa première participation à la 8ème Biennale des Carnets de Voyages le PRIX DE L'ECRITURE de la BIENNALE DU CARNET DE VOYAGE de CLERMONT-FERRAND 2007 .

C’est également cette année en 2007 qu’il est entré dans le Référencement du catalogue de la BNF . 

Si vous voulez rencontrer Hervé GRIMAL, je vous invite à vous rendre sur son stand au 10e SALON PAGE(S) qui a lieu en ce moment les 7 - 8 et 9 décembre courant à l’ESPACE CHARENTON à PARIS, où il présentera ses livres d’artiste .

Enfin, si vous n’êtes pas à Paris en ce moment voici ses coordonnées : Contact : Herve Grimal Mobile : 06 15 13 76 35 
Son e-mail : Herve.Grimal@wanadoo.f

Et si vous voulez le retrouver sur son site web où il présente sa démarche artistique, il vous suffit de cliquer ici .  

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« Impressions de voyage – Bénarès, un but suprême… » Texte et photos retouchées, papier : Vélin d’Arches, année : 2006, dimensions : 14 x 14 cm, tirage limité .

«  Au printemps 2004, nous étions « aux Indes », il faudrait dire « en Inde », mais il est plus juste de parler des Indes tant elles sont multiples. Malgré de nombreuses lectures, une certaine préparation, en arrivant sur le sol indien, nous avons ressenti un choc très intense… » (Photo Hervé GRIMAL )

Herv--Grimal-Carnet-de-B-nar-s-2-.jpg 

Nous voici dans son carnet de Bénarès . L’imbrication du texte aux images qui le soulignent par leur fond, choisies pour leurs teintes subtiles et évocatrices, le montage et la superposition savante des photos en pleine page sont autant de moments de mémoire matérialisée, vivante et fragile comme des instants d’éternité … (Photo Hervé GRIMAL )

Superbe rendez-vous pour les parisiens, le Salon PAGE(S) vous permettra de découvrir une dizaine d’artistes et auteurs créateurs de grand intérêt, dont Hervé GRIMAL .

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 12:53

8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand : Martine CHANTEREAU

 

Comme je l’avais fait l’année dernière, je vous emmène aujourd’hui dans les allées de la 8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand à la rencontre de camarades exposants (tes), - la plupart sont des amies et amis depuis longtemps -, et pour commencer cette suite de coups de coeur nous rencontrons sur son stand, Martine CHANTEREAU .

Je dois tout de suite vous dire que j’aime beaucoup le travail de Martine .

Son expression est d’une grande valeur plastique et empreinte d’une profonde sensibilité . C’est une personne chaleureuse et sympathique qui traduit les rencontres et les émotions de ses voyages par une profonde immersion au cœur des couleurs de la terre et des gens . Elle s’exprime aussi bien (et avec autant de réussite) par la peinture que l’écriture .

Elle présentait à Clermont-Ferrand différents carnets (dont Éthiopie et Mali), ainsi que de superbes toiles inspirées elles aussi de ses voyages car Martine est aussi un peintre de très grand talent .

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C’est avec une immense gentillesse que Martine pose pour vous devant l’une de ses belles et grandes toiles, un superbe éclat de mémoire ramenée d’Éthiopie … (Photo Alain MARC)
 

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Encore un grand format tout à fait révélateur de son expression : formes et couleurs d’une plasticité « matiériste » très prégnante, usage syntaxique du signe par l’écrit, et renvoi en langage représentatif (le portrait) au cœur du vivant par l’évocation formelle . (Photo Alain MARC, avec l’aimable autorisation de Martine CHANTEREAU)

  

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Nous voici dans son carnet de voyage au Mali . L’utilisation d’une page de cahier d’écolier local, (ah, les objets abandonnés trouvés au cours du voyage, comme ce sont de merveilleux supports !) avec les annotions de la maîtresse, nous transporte par son sujet (« Composition de Géographie ») et le touchant dessin de Martine, non seulement dans la brousse malienne, mais plus encore dans le cœur de ce petit enfant : - ce n’est pas aussi beau que le portrait du petit garçon lui-même, cela ? (Photo Alain MARC, avec l’aimable autorisation de Martine CHANTEREAU)

Si vous voulez en savoir plus sur Martine CHANTEREAU, mieux connaître sa peinture, ses carnets de voyages, son démarche originale, (et peut-être la rejoindre un jour dans l’un de ses stages car Martine anime comme moi des stages de carnets de voyages et de peinture qui méritent le détour), enfin si vous voulez découvrir son atelier, cliquez ici, et vous serez très vite avec son site web en parenté de son intéressante expression .
 

  

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Voici une autre belle page de ce cahier d’écolier . Le dessin de Martine CHANTEREAU, sa mise en scène avec les deux bandes sépia, en font un vibrant instant de vie empreint de chaleur et de pureté, qui ne peut que laisser en nous un écho d’images émouvantes, inoubliables et poussiéreuses comme des traces de pas sur la terre d’Afrique . (Photo Alain MARC, avec l’aimable autorisation de Martine CHANTEREAU) 

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 22:47

Communauté des carnets de voyages :

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En marge de mes articles consacrés à la 8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand, (que je reprends dès demain), je lance sur Over-Blog la Communauté des carnets de voyages !

Si vous avez un blog OB en V2 qui parle de voyages, de découvertes, de dessin ou de peinture (même les voyages imaginaires ou rêvés à travers un seul texte, une seule image sont les bienvenus - et nombreux sont les textes et les images qui nous font voyager, peu importe s’ils n’ont pas de rapport direct avec le voyage pourvu qu'ils nous y emmènent ! -), si vous écrivez et décrivez vos voyages avec ces images, ces mots et ces couleurs qui ne sont que les vôtres, s’ils se prolongent dans vos photos, alors venez me rejoindre dans cette nouvelle communauté, c’est pour vous que je la crée .

Elle vivra par ce que vous lui apporterez au fur et à mesure de vos articles automatiquement rajoutés depuis vos blogs en même temps qu'ils se mettent en ligne chez vous, et vos œuvres devenues pages de carnet actif et créatif, seront le support de nos rêves et de ceux de toutes et tous les autres lectrices et lecteurs !

En retour vos blogs seront davantage visités, et nous réaliserons tous ensemble une sorte de grand carnet qui fera de nos parcelles de mémoire le lien vivant d’une grande ronde autour du monde .

Pour cela rien de plus facile : vous cliquez sur le lien de la communauté et vous arrivez sur la page de la communauté, ou bien vous allez sur la page d’accueil d’Over-Blog, vous cliquez sur "Communautés", puis en bas de la colonne de droite sur « Annuaire des communautés », et vous cherchez le mot « Art » (1ère page de cet annuaire et 8ème position en descendant vers le bas sur la colonne de gauche), cliquez dessus : dans la liste qui s’ouvre cherchez au fil des pages (numéros de pages en haut et bas d’écran), vous trouverez notre communauté «  Carnets-de-voyages » . En cliquant sur « Carnets-de-voyages », vous ouvrirez cette catégorie et pourrez inscrire votre blog en cliquant sur « Rejoindre cette communauté » . Ensuite à chacun de vos articles publiés dans votre blog, le relais en sera fait dans la communauté (si la case correspondante est cochée en bas de page dans la mise en ligne de votre article) . Mais avant que cela fonctionne et que votre blog se retrouve listé et visité dans la communauté, il vous faudra un peu de patience : le temps qui me sera nécessaire pour valider votre entrée dans cette communauté (si je suis loin d’Internet 4 jours, vous attendrez 4 jours …), mais ensuite c’est une chance de plus qui lui sera donnée !
Vous pouvez aussi intervenir directement dans la communauté en cliquant sur "Publier dans la communauté" lorsque vous êtes arrivé (e) sur sa page .

- Alors à très bientôt dans la communauté « Carnets de voyages »?

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 15:48

8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand, 1ères impressions .

Pour les organisateurs comme pour les carnettistes cette nouvelle session fut une réussite et les craintes liées au pic des grèves dans lesquelles nous étions à ce moment-là se sont avérées injustifiées : mis à part la non participation de quelques exposants piégés par cette contrainte, le public est venu très nombreux (sans doute fréquentation supérieure aux années précédentes) .

Je vais donc consacrer plusieurs articles à cette passionnante biennale, en commençant par un petit résumé en photos de mon expérience personnelle .

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Coup d’œil sur la Biennale avec l’ambiance dans les allées dès la première heure au premier jour juste après l’ouverture au public : la certitude que malgré les grèves des transports (particulièrement SNCF), cette manifestation va être très fréquentée … (Photo Alain MARC)

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Premiers visiteurs sur mon stand où on découvre mon carnet de l’Aven Noir . L’une des plus intéressantes caractéristiques de cette manifestation est la qualité des visiteurs : tous connaisseurs et passionnés ! (Photo Alain MARC)

Petit retour sur mes 4 ateliers : entre 80 et 120 personnes ont pu les suivre grâce au système d’accès aux salles préalablement établi par mes soins, qui me permettait d’accueillir en plus des personnes participant directement aux ateliers (une douzaine par atelier - les 12 premières inscrites - ), un nombre d’auditeurs libres juste limité par les capacités d’accueil de la salle et les règles de sécurité liées à cet accueil .

La chronologie des ateliers permettait aux participants les ayant suivi tous de profiter d’une véritable session de formation .

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« Les supports préparés pour carnets de voyages »  : mon premier atelier permettait à chacun de découvrir mes procédés personnels pour rendre tout support même excessivement fragile (par exemple le papier de soie, le papier journal, les fibres végétales, etc.) aquarellable, et d’excellente qualité pour accepter du dessin ou de l’écriture (crayon, stylo, plume, feutre, etc.) . L’atelier s’est terminé par la mise en œuvre d’un « carnet-fleur » prêt à l’emploi tout à fait original : chaque page était un support différent, et le carnet une fois terminé s’ouvrait comme une fleur aux innombrable pétales . On voit dans la photo ci-dessus l’un des supports préparés dans cet atelier (un fond devant recevoir un futur motif où du texte, - c’est une page de journal chinois), constituant une page du « carnet-fleur » réalisé par la suite . (Création Alain MARC) 

« Illustration libre sur support préparé » : ou comment exploiter au maximum les supports préparés avant de partir en voyage était le thème de ce 2ème atelier .
Sur cette page dont le fond est constitué de photos personnelles du voyage lui-même, assemblées, vieillies et virées au sépia (possible grâce à un logiciel nomade adapté emporté sur une clé USB et réalisé dans n’importe quel cybercafé équipé d’une imprimante sur papier de grammage moyen), l’illustration est faite à l’aquarelle et le texte au « Signo » blanc sur fond rendu indélébile grâce à l’un des procédés de l’atelier précédent .
 

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« Rapport graphisme - couleur dans la dynamique du carnet » : ou comment réussir son interprétation personnelle en donnant plus de caractère, de force et de vie aux sujets abordés par le biais d’un bon rapport graphisme - couleur . Comme pour toutes les autres techniques, la préparation bien avant le départ des procédés lors de nos futures séances sur le motif est primordiale . Ici, photo d’un nuancier test des couleurs les mieux appropriées à un support donné .

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« L’aquarelle rehaussée au service du carnet de voyage » : dernier atelier de la série, celui-ci permettait à chacun d’arriver avec un matériel des plus réduits (stylo feutre et petite boîte d’aquarelle) et dans un temps record (quelques minutes seulement) de réaliser sur le motif des sujets très vivants et colorés même sans maîtrise du dessin . De magnifiques réalisations ont été faites dans cet atelier avec des participant (es) dont certains (es) n’avaient jamais tenu un pinceau et ne savaient pas dessiner ! … («Dans le souk des teinturiers à Marrakech » motif de démonstration Alain MARC) 

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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 22:21

Spéléologie : Aven Noir, le prix d’une aquarelle …

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La presse régionale nous attendait à la sortie, à l’affût depuis quelques jours, mais nous y sommes restés un jour de plus !

Quant à vous qui lisez cet article, vous savez qu’en accord avec Roland PELISSIER, les autres membre de l’équipe et les différentes personnes concernées, vous êtes en priorité « au coeur de l’action » grâce à la réalisation de mon « carnet d’exploration » dont je vous livre régulièrement quelques pages, selon les reportages que je publie ici au fur et à mesure de son évolution . De surcroît comme les photos seront rares dans mon carnet d’aventures, le contenu de ce blog n’en est que plus précieux encore .

Pourtant, c’est à la « une » des journaux régionaux que le voile s’est levé sur le but de notre dernière expédition : tenter par un itinéraire encore inconnu d’établir une jonction entre deux réseaux, dont une galerie et un puits très prometteurs avaient été tout récemment découverts par Roland PELISSIER et l’un de ses coéquipiers (Serge CAILLAULT), afin d’essayer à plus long terme de mieux comprendre cette passionnante cavité et ses innombrables mystères .

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Je ne laisse pas « lisible » la copie de cet article (tout juste un extrait ci-dessous) par respect pour le journal et les droits d’auteur de Mathieu LAGOUANERE (le journaliste qui l’a écrit), mais voici l’intéressant site web du Midi-Libre, où vous pourrez entrer au cœur de l’actualité régionale : 
http://www.midilibre.com/

Quant à sa page « Abonnement en ligne » pour celles et ceux d’entre vous qui voudraient recevoir le journal par le web, elle est la suivante :

http://www.journauxdumidi.com/kiosque/midilibre.php5

C'est en nous réchauffant et en « récupérant » au petit matin autour d’un chocolat chaud dans le premier café que nous trouvons ouvert au cœur du village de Nant, après de longues journées sans lumière et quelques nuits courtes et humides dans la froidure du gouffre, que nous pouvons lire ces commentaires de presse sur nos nouvelles aventures à l’Aven Noir .

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L’occasion pour moi de rajouter l’équivalent d’un chapitre presque entier à mon carnet d’exploration, et de vous faire partager une page importante de cette belle aventure, autant que mon engagement et mes efforts pour ramener du fond : des notes, des dessins ou aquarelles et des documents rares et inédits en plus d’émotions comme je n’en avais jamais eues …

On ne pourra pas dire qu’il n’y avait pas d’implication de terrain dans la réalisation de mon carnet !

Vous souvenez-vous du début de la semaine qui s’achève ?

Une dépression se creuse au large de nos côtes gasconnes en se rapprochant de l’Hexagone à grande vitesse . Flux de sud à sud-est sur le midi de la France . Avec un violent vent d’autan sur Midi-Pyrénées et de fortes précipitations au versant méditerranéen des Cévennes et Grands Causses : un temps de saison pour nos régions, idéal pour pratiquer la spéléologie quand les réseaux en cours d’exploration sont fossiles et ne risquent pas d’être noyés, mais avec un certain nombre d’incertitudes tout de même par rapport au parcours qui nous attendait .

Heureusement mon carnet est emmené dans un caisson étanche comme le reste de mon matériel d’enregistrement, les rations de nourriture et de progression, les vêtements de rechange, etc., car c’était le déluge .

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En route au petit jour pour l’Aven Noir : ce ciel c’est-ce qu’on appelle en météo « l’autan noir », … prometteur pour les heures qui s’annoncent ! (Photo Alain MARC)

Au fur et à mesure que le jour se lève, nous découvrons la rivière de la Dourbie en crue et quand nous nous engageons dans la marche d’approche des Gorges du Trévezel nous entendons gronder le torrent que nous ne voyons pas encore mais qu‘il va bien falloir franchir pour gravir la pente en face de nous …

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Plus que quelques centaines de mètres avant le fond des gorges . Il pleut toujours . Avant de remonter la pente pour accéder à l’entrée de l’Aven Noir (qui est tout en haut de la photo au niveau des plus hautes falaises) il va falloir franchir le Trévezel qu’on entend gronder en fond de vallée … (Photo Alain MARC)

Nous avons raison de nous méfier : avant même d’être au pied de la pente à gravir pour accéder à l’entrée du gouffre, nous sommes servis !

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Le Trévezel, d’ordinaire à sec car son cours est hypogé à l’endroit où nous le traversons d’habitude, est devenu un torrent impétueux et infranchissable (le seul pont que nous pourrions emprunter est situé assez loin en amont, alternative impensable qui nous ferait perdre des heures en marche d’approche) … (Photo Alain MARC)

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La solution est trouvée par une traversée sur tyrolienne (assez acrobatique d’ailleurs), au dessus d’une zone plus profonde mais plus calme … (Photo Alain MARC)

La suite serait presque banale si la curiosité, l’excitation de la découverte et une sorte d’impatience fébrile ne se transformaient pour la remontée vers le gouffre puis à notre descente jusqu’au camp de base, en une sorte de rendez-vous avec le mystère, de veillée d’armes, de préparatifs immédiats pour la plus exaltante chasse au trésor qu’on puisse imaginer .

Mais pas que cela, bien plus que cela : le sentiment d’une immense chance de pouvoir vivre de telles aventures en plein XXI ème siècle .

Pour commencer, la confirmation d’une bonne nouvelle qui nous apporta du baume au cœur car d’excellent augure pour la suite de la journée et l’avenir de l’Aven Noir (je l’avais évoquée lors d’un article précédent sans dire de quoi il s’agissait) : des craves à bec rouge ont survécus et sont revenus, ils redonnent à l’immense Fosse aux Ours la sonorité de leurs cris innombrables !

La mise en œuvre des conditions pour qu’une opération de cette nature soit réussie n’est pas si évidente que cela : c’est le résultat du travail constant et acharné de spécialistes tels que le responsable de notre groupe, son opiniâtreté, son obstination, le fruit de recherches aussi complexes sur le papier (à partir des données connues dans de nombreux domaines comme la géologie, la météo hypogée ou la karstologie, de tous les relevés et études effectués pendant des mois, des années, les analyses des investigations précédentes, leurs recoupements, etc.), que des efforts fournis sur le terrain (préparation logistique adaptée, organisation quasi militaire des actions, exploration des moindres anfractuosités, escalades et descentes de puits innombrables, mesures et relevés topographiques les plus précis possibles, avancée parfaitement maîtrisée tant du point de vue sécuritaire que de celui du respect et de la protection de l’environnement) …

Dans le puits qui va devenir un passage clé après des heures de progression sécurisée par un balisage adapté et les relevés topographiques correspondants : chacun à son poste avec des objectifs et un rôle bien définis, le mien se limitant à mes relevés de notes, l’enregistrement de tout ce que nous faisons, et une aide circonstanciée selon les nécessités des un ou des autres … (Photo Alain MARC)

Et puis c’est le moment inoubliable où ils ont la gentillesse de me laisser passer devant . C’est une chose très rare en exploration, particulièrement en spéléologie : offrir cette émotion à un « invité » doit être souligné comme la marque d’une grande estime, d’une franche amitié, d’une réelle confiance, ce qui prouve que les caractères les plus forts sont porteurs d’authentiques valeurs, éloignées de l’esprit critique qui pourrait animer ceux qui ne les connaissent pas .

J’en remercie très sincèrement Roland et mes camarades car ce qu’ils m’ont offert là, ce qu’ils ont donné pour mon carnet d’aventures, ce qu’ils vous ont légué à travers lui est bien plus beau, bien plus fort qu’un moment de mémoire arraché à l’inexorable marche du temps : c’est une rencontre symbolique avec la « terre mère », avec cette tutélaire déesse qui nourrit notre inconscient dans toutes les civilisations depuis l’aube de l’humanité .  

Phénomène étrange que le remplissage des micro fissures dans les profondeurs d’un gour : au fur et à mesure où l’eau envahit le socle de la vasque stalagmitique, l‘air s’échappe tout doucement bulle après bulle … (Vidéo Alain MARC)

Roland ressent exactement la même chose depuis des années, nous l'avons souvent évoqué ensemble : ce rendez-vous avec la « Grande Déesse » des mythologies nordiques, la déesse Terre, Wicca, Pachacamac du Pérou, Eko Eko des basques, Gê ou Gaia en Grèce, représente symboliquement pour nous une confrontation avec le principe de vie et d'amour qui unit toutes les formes de vie .

Si vous en avez perdu le lien intime, si cette évocation ne vous dit plus rien, vous laisse parfaitement insensibles, c’est que notre culture matérialiste et sans âme nous a coupée de nos racines les plus profondes, celles qui donnent un sens véritable à notre existence ici-bas .

Voilà à présent mon impression en entrant pour la première fois dans ces pénombres où jamais un être humain n’est venu : l’indescriptible émotion d’être en résonance avec les sources magiques qui, dès les premiers balbutiements de l’art aux temps des plus anciennes civilisations, donnèrent naissance à la Vénus de Willendorf !

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Période de récupération pour moi sur un ressaut presque 10 heures plus tard, en attente de l’équipe de pointe partie reconnaître l’amont des nouvelles galeries, bien enveloppé dans ma couverture de survie : j’ai laissé beaucoup d’énergie dans les passages précédents, (encombré que je suis par mon équipement d’enregistrement dont les différents câbles de liaison ne cessent de s’accrocher dans les étroitures), incapable de faire la moindre aquarelle, (mais je me repose avec la ferme intention de bien me rattraper plus tard) .

Peut-être aussi le désir inconscient de rester seul, frontales éteintes dans le silence et le noir absolus, blotti à même la glaise au creux des millénaires, à retrouver par pensée dans cette parenthèse du temps, tous les êtres aimés trop vite disparus dont certains particulièrement, auraient aimés être là ... (Cette photo au retour de mes camarades est de Roland PELISSIER)

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Étincelants de mille éclats, ces cristaux d’aragonite aux tiges colorées paraissent tout droit sortis d’un décor de Noël : ce n’est qu’un exemple parmi d’autres des trésors féeriques qui nous attendaient dans la jonction effectuée cette semaine … (Photo Alain MARC)

Nous revenons fourbus mais émerveillés de ce voyage en dehors du temps .

Il reste de cette belle aventure la jonction réussie entre deux importantes parties du gouffre comme le prévoyait Roland, et des souvenirs plein les yeux et le cœur, dans lesquels l’incroyable beauté des nouvelles concrétions découvertes qui s’illuminent dans notre mémoire comme une vitrine de Noël .

J’y joins à votre intention cette note aquarellée dont je sais bien quel en est le prix, et dont j’espère qu’elle trouvera sa place avec le plus de bonheur possible au sein de mon carnet d’aventures dans les profondeurs de l’Aven Noir …

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Je choisis pour vous ces notes aquarellées décrivant des formations pédonculées d’argile, accrochées à la paroi : la beauté de leur aspect évoquant de vieux cuirs, leurs chaudes couleurs, leur superposition en cloches aux formes de noisette, de méduse ou d’amande, la ronde de cristaux d'une blancheur éclatante accrochée à leur base font de cette paroi un décor en nid d’abeilles qui n’a rien à envier aux plus beaux stucs du palais de l’Alhambra ! (Croquis aquarellé Alain MARC)

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