Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Aquarelliste et peintre voyageur
  • Aquarelliste et peintre voyageur
  • : En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
  • Contact

Me joindre, les stages, etc. :

Pour m'écrire, cliquez ici

Pour le calendrier des stages 2020 cliquez ici

Plein de nouveautés vous attendent !

(pour les tarifs et disponibilités me les demander directement en cliquant ici)

-  Les stages "aquarelle" dans l'Hexagone sont ouverts aux débutants et aux pratiquants déjà confirmés souhaitant se perfectionner : ils ont pour but d'apporter efficacité et aisance d'expression à l'aquarelliste de terrain. Nombreux sont les aquarellistes issus de mes stages ou passés s'y perfectionner depuis 4 décennies...
- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'au Portugal, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2020...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

-------------------------------------------------------------------------------------------

Vous aimez ce blog ?

Alors, découvrez le site d'Alain MARC :

width="300"

 

Et abonnez-vous à sa newsletter,

cliquez sur ce bouton :

vous y retrouverez tous les futurs articles publiés ici,

plus complets, plus documentés,

plus riches, dans le respect et

la confidentialité de vos données personnelles !

(Et n’oubliez pas de confirmer dans l'e-mail sui vous sera envoyé pour vérifier votre adresse !)

-----------------------------------------------------

Extraits vidéo d'Aquarelle en Voyage :

 

 

Recherche

Partenaires

Voici où trouver vos meilleurs

produits aquarelle

et carnets de voyages :

aquarelle-bouton-2

N'hésitez pas à les contacter

et à leur commander de ma part,

ce sont de vrais amis qui soutiennent mon travail !

 

Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 14:51

 

Aquarelles de brumes en technique humide .

 

Petit entracte au milieu de mes articles sur l’Aven Noir, (qui continueront normalement bien sur, puisque je veux vous montrer les aquarelles et croquis réalisés pendant cette magnifique aventure) .

Mais ce matin en faisant mon « footing - escalade », le lever de soleil était si beau sur ma vallée que je ne peux m’empêcher de vous le faire partager à ma façon !

Vous savez ? … Je l’avais déjà fait une fois en le dessinant en face de ma maison .

Mais là, surgissant des nuages au milieu des blocs d’escalade, au dessus de cette vallée noyée dans la brume, avec la nature si sauvage et si belle que j’aime tant, je me suis dit : « - Il faut absolument que tu leur offres cela ! »

 

Contre-jour matinal sur le trajet des rochers de l’école de blocs d’escalade : magnifique échauffement en VTT au dessus de la vallée embrumée … (Photo Alain MARC)

C’est pour vous remercier de toutes vos visites qui ne cessent de croître et pour votre gentillesse à travers les e-mails que vous m’adressez, même si vos commentaires sont très rares sur le blog et je dirai inversement proportionnels aux visites, ce que je n’arrive pas à comprendre …

Par exemple pour le dernier article du portrait de Roland et de l’Aven Noir vous êtes entre hier et avant-hier 734 personnes à l’avoir vu, et j’ai juste eu un commentaire dont je remercie chaleureusement « l’auteure », car cela ne peut qu’encourager à essayer de faire des articles approfondis .

Papier « pourri » à cause de sa trame, mais suffisant pour faire un petit exercice en technique humide des brumes à contre-jour, éclairées par le soleil levant … (Aquarelle Alain MARC)

Heureusement vos visites sont très nombreuses, et cela prouve aussi comme je ne fais aucune « pub » pour ce site, qu’il intéresse vraiment, et que s’il "fidélise" autant les visiteurs c’est bien qu’ils doivent y trouver quelque chose d’utile, d’intéressant ou de divertissant …

Afin de vous donner une idée de l’évolution du blog et de faire un bilan à la fin de cette période « première bougie », le bond fait en avant depuis l’ article laçant cet « anniversaire » est considérable : de 37400 visiteurs (ce qui n’est déjà pas trop mal pour un petit site comme le mien) vous êtes passés en 1 mois ½ à 52300 !

Je ne veux pas vous importuner avec des chiffres, mais tous ces jours-ci vous êtes entre 2500 et 3000 par semaine à venir lire ces pages depuis les 4 coins du monde, la journée record de ce dernier mois étant celle du 22 novembre dernier avec 2288 pages vues (contre 175 à la même date il y a 1 an, je vous laisse calculer le pourcentage de progression) …

Voici l’un des surplombs qui m’a donné le plus de fil à retordre et que je n’ai pu passer que sur sa brèche sud-est (et encore en me faisant peur) . Je l’adore car on dirait un visage de profil qui regarde le soleil se lever au dessus des brumes de vallée comme un étrange et énigmatique personnage monolithique de l’Île de Pâques ! (Photo Alain MARC)

Alors je le répète pour vous remercier (et faire à ma façon la fête avec vous), je vous emmène dans mon « Île de Pâques » à moi, ces extraordinaires rochers ruiniformes qui font de ce coin-là une sorte de paradis, un vrai petit bonheur de nature sauvage et cachée (je les ai déjà évoqués dans un article ancien) . D’ailleurs ce matin j’y ai levé une dizaine de perdrix et y ai rencontré un magnifique renard roux à la queue noire qui n’a pas eu peur du tout et a disparu tranquillement au milieu des rochers .

Ce bloc est l’un des plus « coriaces », et je me suis « dégonflé » de l’escalader sans corde ce matin car il fait tout de même quelques mètres déversants un peu trop exposés sans entraînement soutenu ! Mais avouez qu’il a fière allure au dessus des vagues de brume … (Photo Alain MARC)

Comme d’habitude lorsque je vais dans ce coin-là je viens en VTT, sac au dos contenant mon carnet de croquis (ce matin j’avais pris un papier minable pour l’aquarelle !) et un peu d’eau, je laisse le vélo à l’entrée du parcours dans les buissons (il n’y a pas de voleurs ici), et je pars en footing . En ce qui concerne mon circuit de ce matin j’ai refait un parcours que je n’avais pas fait depuis des années qui consiste à enchaîner en escalade de rochers en rochers et en courant entre deux, tout le bord oriental du causse à cet endroit-là, ce qui m’a laissé constater combien j’avais besoin d’entraînement pour retrouver le niveau de ma pleine forme . Mais ne nous plaignons pas, si je n’ai pas « décollé » dans certains passages j’ai tout de même réussi à « refranchir » certains surplombs que je croyais enfouis dans mes souvenirs de jeunesse … Simplement j’ai perdu toute l’aisance que j’avais avant, et me suis surtout un peu fait peur par endroit sans corde .

Ce qui est bien à cette heure-là quand il fait bon comme ce matin, c’est que le papier garde bien l’humidité . C’est alors un régal de peindre la lumière qui passe à travers les vagues de brume… (Aquarelle Alain MARC)

Aussi pour me reposer et reprendre mon souffle, rien ne fut mieux qu’une petite aquarelle sur le motif . J’en ai fait 3, c’était top beau, dans le silence du matin juste troublé par le son des clarines montant de quelque troupeau, qui paissait sous le brouillard au fond de la vallée . À présent, je vous dis « à bientôt » pour reprendre le cours des aquarelles de l’Aven Noir !

Ça y est, le soleil est passé par dessus la brume et éclaire généreusement « mes » beaux rochers . Il va faire beau aujourd’hui . Allez, vite encore une petite aquarelle ! (Photo Alain MARC)

 C’est la dernière : maudite trame du papier ! Mais ce sont les derniers bancs de brume qui se séparent sur le ciel bleu … (Aquarelle Alain MARC)

Partager cet article

Repost0
1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 16:45

Deuxième partie du portrait de Roland, dans lequel nous faisons mieux connaissance avec la genèse de sa découverte ainsi que de l’Aven Noir comme importante et mystérieuse entité de la région des Grands Causses .

J’espère que cet article sera pour vous un vrai « document de connaissance », mais aussi une belle rencontre avec l’histoire bien souvent trop secrète qui unit les hommes aux profondeurs de leur terroir …

Roland PELISSIER et Jean-Louis GALERA en train d’installer le balisage destiné à préserver le milieu pendant les cheminements au fond de l’Aven Noir . Un chemin de protection en plastique vient d’être déposé à même le sol pour limiter les effets du passage sur le très fragile plancher stalagmitique … (Photo Alain MARC)

Resituons-nous dans « l’idée des cavernes » qui habite l’imagination populaire au début du siècle dernier : elle est encore influencée par l’œuvre de Jules VERNE où le contexte social, scientifique et technique de la fin du 19° siècle apporte ses notions de croyances en la toute puissance de la science et de la technique . La « révolution industrielle » succédant à la « révolution agricole » (toujours en cours à ce moment-là sur les hauts plateaux cévenols) est passée par ici, et Jules VERNE a profondément marqué les esprits par ses romans où la problématique de l’espace et du temps repose la question de l’homme face à sa place dans l’univers .

Les notions de « Voyages Extraordinaires » calquées sur les avancées et exploits technologiques de cette période charnière (débuts de l’aviation, avènement de nouvelles conquêtes et découvertes, etc.), et plus particulièrement de voyages « spatio-temporels » à la rencontre de nos origines telles qu’elles s’expriment dans l’un de ses romans majeurs (« Voyage au centre de la terre » 1864), accentuent dans l’imaginaire des cités et campagnes caussenardes la curiosité pour les entrailles de la terre, la géologie, le monde minéralogique autant que pour les vestiges du passé et la quête de nouvelles aventures souterraines .

Parallèlement, un grand savant, aventurier et explorateur, l’hydrogéologue Edouard-Alfred MARTEL parcourt le pays allant sur (et sous !) le terrain, de découvertes en explorations, partageant ses études et exploits avec les gens de la région (tels l’un de ses plus fidèles compagnons Louis ARMAND qui donna son nom au célèbre aven), explorant plus de 250 grottes ou abîmes, dynamisant la région toute entière de 1883 à 1930, année où il passe en quelque sorte « le relais » à un jeune spéléologue et préhistorien Millavois qu’il connaît déjà depuis plus de 10 ans, Louis BALSAN, qui va avec ses équipiers continuer l’explorations des Grands Causses .

C’est dire si le pays d’ici tout entier a depuis des siècles le regard tourné vers le monde souterrain !

Au milieu des goutelettes d'eau et de buée devant l'objectif, pendant la progression : Roland fixe des « rubalises » tout au long du cheminement le mieux adapté à la protection du milieu, afin que nul ne soit tenté, emporté par une curiosité bien légitime, de piétiner les incroyables petites aiguilles de gypse qui tapissent le sol … (Photo Alain MARC)

Et l’Aven Noir, me direz-vous ? - Il est « passé » au travers de toutes ces recherches et ce n’est qu’en 1933 sur les indications d’un habitant de la vallée, que Louis BALSAN et son équipe descendent les premiers au fond du grand puits d’entrée et en explorent les prolongements immédiats .

Aussitôt l’aven bénéficie de l’aura des grandes découvertes : n’oublions pas que nous sommes à ce moment-là au lendemain de cette époque légendaire évoquée plus haut .

BALSAN est enthousiaste, et ses descriptions ne laissent planer aucun doute sur l’importance de ce gouffre : « En se penchant sur le vide, l’impression est saisissante et il est amusant au possible de voir, dans le chaos de rochers et de stalagmites moussues qui forment le fond, les explorateurs peiner à gravir des blocs qui, au premier abord, paraissent minuscules … »

Surprise de taille : les premiers explorateurs découvrent en bas du grand puits de l’entrée des foyers qu’ils pensent préhistoriques ! - Comment des hommes avaient-ils il y a très longtemps pu pénétrer ici ?

L. BALSAN et son équipe revinrent pendant plusieurs années sur cette cavité, espérant passer dans les grands réseaux qu’ils pressentaient . Cependant malgré l’usage d’explosif et de nombreuses désobstructions, leurs tentatives se montrèrent vaines . Il en conclut : « … Les dédales et éboulis, incomplètement explorés de l’Aven Noir, révèleront sûrement un jour de nouveaux passages . Il n’en reste pas moins déjà, dans l’état présent des recherches, l’un des plus grandioses abîmes des Grands Causses . » (réf : « Grottes et Abîmes des Grands Causses » L. BALSAN Editions Maury Millau 1950) .

Arrivés au bivouac, chacun s’implique dans une tâche : pendant que Roland nous prépare une soupe bien chaude (quel réconfort !) je le dessine à toute vitesse avant même de quitter mon équipement et ma combinaison … (Photo Jean-Louis GALERA)

10 ans après la parution de cet ouvrage, Roland PELISSIER, qui fait déjà partie du Spéléo Club du Causse Comtal, rencontre ce maître incontesté de l’exploration caussenarde . C’est le début d’une nouvelle aventure qui se profile dans la pénombre de l’Aven Noir . Notre jeune spéléologue avec ses coéquipiers s’enfonce à son tour dans ce gouffre mystérieux, et dès ce premier contact, il découvre une centaine de mètres de galeries nouvelles jusqu’à un grand surplomb vertical interrompant leur progression . Les années passent où le club de Roland est pris par d’autres priorités . C’est un autre club, le GERSAM de Montpellier qui franchit cet obstacle en 1975 à l’aide d’un mat d’escalade, poussant son exploration jusqu’à une salle dans les hauteurs de laquelle une cheminée se termine en étroiture infranchissable, en dégageant un puissant et glacial courant d’air .

C’est à cet obstacle que s’attaque Roland, pendant 14 ans, encouragé dans ses efforts par un autre personnage remarquable poète et écrivain en partie propriétaire de l’entrée du fameux aven : Jacques MACARY .

Toutes ces années, Roland travaille avec acharnement coincé dans cette fissure au dessus du vide, souvent seul, parfois accompagné de camarades spéléologues, grimpeurs ou « canyonneurs » !

À la force du poignet d’abord, avec pour seul outillage un burin et un marteau, puis par des moyens plus efficaces au moment de la réussite du passage en avril 1999 .

C’est alors la découverte et l’exploration du grandiose « Réseau des trois Pierres », (du nom des plus proches amis de Roland au début de l’aventure) et celle du développement MACARY - PÉLISSIER avec le renfort de nouveaux équipiers dont je parlerai plus tard .

Depuis c’est l’exploration du prolongement de ces réseaux qui continue, les amenant à près de 20 kilomètres d’extension à l’heure actuelle .

Par delà la formidable aventure humaine et sportive que cela représente, c’est sur le plan scientifique que s’affirme la plus grande valeur de la découverte : non seulement à cause des merveilles naturelles et minéralogiques qu’elle recèle, mais surtout pour la compréhension géologique de l’histoire des Grands Causses de cette zone du Karst adossée au Mont Aigoual depuis la fin du tertiaire .

Roland PÉLISSIER préparant le repas à la lumière des frontales et d’une bougie, sur la table monolithique qui n’avait jamais connu cela depuis la nuit des temps ! (Croquis aquarellé Alain MARC)

Cette découverte a attisé bien des convoitises et soulevé de nombreuses polémiques car le libre accès à ces nouveaux réseaux avait été dès le début des explorations (en accord avec les propriétaires et les communes concernées) interdit par une trappe verrouillée afin d’en protéger le patrimoine . Au point que cette trappe a même été détruite à l’explosif en fin d’année dernière !

Un nouveau système de protection est aujourd’hui en place bien plus efficace et solide, espérons qu’il permettra de transmettre en l’état aux générations futures l’immense et passionnant patrimoine de l’Aven Noir .

Quant à Roland PÉLISSIER, il peut revendiquer avec la plus grande légitimité son statut de « découvreur - inventeur », qui lui confère fort justement la paternité de cette découverte et la responsabilité de sa gestion vis-à-vis des tiers concernés, en attendant son prochain classement par les instances habilitées de l’État .

Et de son portrait, je dirai en lui apportant les dernières touches, qu’il s’inscrit dans la lignée des grandes figures évoquées plus haut, le plaçant ainsi parmi les élus démiurges des tutélaires entrailles de l’Aven Noir .

« Les secrets de l’Aven Noir » . Clip vidéo montage et musique d’Alain MARC au format FLASH - FLV réalisé à partir des photos de Roland PELISSIER, prises par le collectif des photographes spéléologues . (Attendre quelques secondes après lancement que le téléchargement du clip se fasse normalement en streaming, recliquer sur le bouton de lecture s’il ne démarre pas au bout d’une quinzaine de secondes, le relire en fin de chargement si chargement hachuré par le streaming .)

Partager cet article

Repost0
26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 01:25

 

 

 

Roland PÉLISSIER, spéléonaute dans l’univers de l’Aven Noir .

 

Avec cet article débute la nouvelle rubrique « portraits », galerie que je voudrais captivante, en tout cas inspirée par des personnages passionnants, atypiques ou singuliers, mais qui ne peuvent absolument pas laisser indifférents .

Je vais traiter le portrait de Roland, que j’esquisse ici pour vous, en deux parties comme je le ferai souvent dans cette nouvelle série : la première nous permet aujourd’hui de découvrir cet explorateur, la seconde sera davantage consacrée à son « reflet » à travers sa « découverte miroir », car il n’est pas de personnalité dont l’œuvre ne soit le prolongement .

Le point de départ de notre singulière rencontre remonte à presque 40 ans en arrière, vous voyez que cela ne date pas d’hier !

C’est en parcourant les grands espaces de notre région des Causses et des Cévennes que nous nous sommes rencontrés à ce moment-là .

Lui avait déjà depuis longtemps ouvert des « premières » dans les espaces souterrains, je m’essayais à en ouvrir d’autres avec mes amis (es) grimpeurs (ses) sur les parois des gorges et canyons communs à nos terrains de jeu …

Nous avons même fait équipe tant pour l’escalade que pour la spéléologie .

Et puis mes activités professionnelles se sont faites plus pressantes et m’on éloignées de nos causses et falaises favoris . Nous nous sommes perdus de vue ...

Le jeudi 10 février 2005, coup de tonnerre et gros tire dans les journaux :

« Causse Noir : unique au monde ! Une grotte d’une exceptionnelle richesse découverte . »

Titre et photo à la « une » du journal CENTRE PRESSE, ce 10 février 2005, un quotidien parmi tant d’autres qui ont annoncé la nouvelle au grand public …

Avant même de lire les articles, je compris qu’il y avait « du Pélissier » là-dessous .

Car Roland n’en était pas à un coup d’essai . Auteur de plusieurs ouvrages et publications consacrées à la spéléologie, il avait depuis 1965 contribué à de nombreuses recherches et explorations tant dans l’Hexagone qu’à l’étranger .

Il a été aussi le Président fondateur de plusieurs clubs régionaux de spéléologie, son statut de B.E.E.S. lui ayant permis de former des spéléologues aujourd’hui chevronnés .

Mais ce que je note comme particulièrement intéressant dans sa carrière, c’est son rôle dans la fondation du Spéléo Secours Français en 1976, son implication dans les techniques des secours souterrains, les différents sauvetages auxquels il a participé et les vies humaines qu’il a contribué à sauver : Sécurité Civile, Ministère de l’Intérieur, instances et organismes départementaux tels les préfectures de la Lozère et de l’Aveyron, le SDIS, etc., ont pu compter sur ses services et compétences pendant de longues années .

Pas étonnant alors qu’il ait été récompensé d’honneurs méritoires comme la Médaille d’Argent de la Jeunesse et des Sports, celle d’Or du Travail, et récemment l’une des plus prestigieuses pour qui connaît sa valeur humaine et scientifique : celle du Club Cévenol pour la Recherche et le Développement des Causses et Cévennes, un symbole très fort qui évoque directement la mémoire d’un illustre maître, l’hydrogéologue et explorateur E.A MARTEL, le père de la spéléologie, dont je vous reparlerai plus tard .

Roland PÉLISSIER . Si j’écris « spéléonaute » , ce n’est pas par erreur . Plus qu’un néologisme c’est une certitude, un constat, une évidence : il conduit avec ténacité et persévérance contre vents et marées ses convictions et son intériorité dans les profondeurs et les pénombres de l’Aven Noir comme Jason conduisit l'équipage d'Argo vers la Toison d’Or . Quel extraordinaire voyage ne mérite-il pas la naissance d’un lemme nouveau ? (Croquis aquarellé Alain MARC)

Dans le prochain article, nous entrerons dans l’intimité de cette passionnante découverte qui lie Roland PÉLISSIER à l’Aven Noir, nous en verrons la gestation et pourrons mieux comprendre son engagement dans la protection et la défense de cet extraordinaire patrimoine souterrain .

 

 

 

 

 

J'ai créé cette bande son d'illustration musicale pour le montage vidéo que j'ai réalisé sur l'Aven Noir à partir des photos de Roland PÉLISSIER, prises par le collectif des photographes spéléologues . Je le présenterai en deuxième partie de ce portrait, lors du prochain article .

Partager cet article

Repost0
24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 01:25

 

Aven Noir, rencontre avec une magnifique aventure .

 

Voilà quatre jours que vous n'aviez aucune nouvelle ...

Je ressors des ténèbres de l'Aven Noir un peu fourbu et fatigué, mais l'expérience en valait la peine .

Cette escapade souterraine a promis et même dépassé ses promesses . C'est au soutien, à la compétence et à la générosité de mes coéquipiers que je dois cette belle aventure picturale personnelle, la plus passionnante de ces dernières années .

Avec des croquis à la clé que je n'ai pas le courage de vous montrer ce soir (car il est tard et je ne pense qu'à me reposer), mais je vous les présenterai et vous ferai partager ces moments forts d'émotions, d'engagement et d'amitié dans les jours qui viennent .

Voici l'entrée de l'Aven Noir depuis le haut de l'éboulis dans la première grande salle, en contrebas du puits de départ . On se rend bien compte sans être expert du monde souterrain, du gigantisme de ce lieu, de son atmosphère envoûtante, de sa lumière magique, du mystère se dégageant de ses ténèbres . Quant à l'ambiance de la descente pendu au fil d'Ariane qui nous relie à la surface, il n'est qu'à comparer la taille de Roland en train de descendre (dans le cercle turquoise avec son sac pendu sous lui, voir agrandissement photo ci-dessous) avec les éléments environnants, pour prendre conscience de notre insignifiance devant les grandeurs du monde minéral . (Photo Alain MARC)

En médaillon l'agrandissement du détail contenu dans le cercle turquoise ci-dessus . Roland PELISSIER au descendeur . La corde est le petit trait blanc où il est accroché . En jaune 1,50 m en dessous, le kit du matériel et des vivres pour la suite de la descente . (Photo Alain MARC)

Avant tout je consacrerai comme promis un article spécial à cet explorateur hors pair qu'est Roland Pélissier, inventeur des plus récents et extraordinaires réseaux qu'il vient de découvrir dans l'Aven Noir .

Sans lui je n'aurais non seulement pas pu mener à bien ce projet, mais les kilomètres de puits et de galeries où il m'a emmené ne seraient certainement pas encore connus .

Il faut être un grand expert du monde souterrain, un sportif hors pair et un chercheur obstiné pour réussir une telle entreprise . Cette découverte, fruit d'années de travail et incontournable évènement dans la connaissance du karst et des systèmes géologiques des Causses Majeurs et des Cévennes vient de façon tout à fait méritoire couronner sa carrière de spéléologue de haut niveau . Lui préfèrerait un autre vocable .

Quelques puits, cheminées, diaclases et heures plus tard, Roland interrompt notre progression pour un premier ravitaillement en eau potable à une source souterraine, qui même si elle paraît noire sur la photo était d'une incroyable pureté . (Photo Alain MARC)

Peu importe, il mérite plus que légitimement de revendiquer et défendre son « oeuvre » , car j'ai perçu en l'accompagnant combien il s'agissait d'un accomplissement personnel digne de respect, puis d'une aventure humaine et collective apte à élargir la conscience que nous avons du monde à travers cet acte courageux, inspiré, fait de patience et d'obstination loin de tout battage médiatique . Acte de portée universelle touchant à des domaines aussi différents que le sport, la science et la beauté de la nature .

Je vous raconterai l'exploit que cela représente, et si dans un avenir proche mes forces autant que mon expérience personnelle me le permettent, j'essaierai de l'accompagner dans ses explorations pour témoigner à ma façon par ma plume et mes pinceaux de la fabuleuse Aventure qui continue au fond de l'Aven Noir .

Vous en serez des spectatrices et des spectateurs privilégiés !

Il ne peut y avoir de bons explorateurs sans bons coéquipiers . Jean-Louis GALERA est de ceux-là : discipliné, discret, efficace, expérimenté et fidèle en amitié . Je vous reparlerai aussi de lui plus tard . Il m'ouvre le passage en s'engageant ici dans les profondeurs du deuxième puits .

Roland, lui est près de moi pour veiller à ma sécurité . Nous descendrons et remonterons ainsi une dizaine de puits au descendeur et au jumar, avant d'arriver dans les grandes galeries en cours d'exploration . (Photo Alain MARC)

Pour moi, le but de cette « Odyssée » était une fois de plus de réaliser croquis et aquarelles en conditions engagées . À chacun sa spécialité : la mienne est la peinture, l'écriture et le carnet . (Photo Jean-Louis GALERA : ma pose peinture au camp de base souterrain)

De savoir également si je pouvais m'intégrer avec un minimum d'autonomie, de discrétion et de respect à une équipe déjà organisée qui avance en milieu souterrain dans des conditions difficiles et risquées .

Maintenant je sais que je le peux .

Alors, je pourrai témoigner .

Vous verrez quelques-uns de ces croquis et aquarelles dans les futurs articles . Mais mieux que cela : pour la période anniversaire de ce blog je vous prépare une surprise pour que vous puissiez participer à cette découverte comme si vous y étiez !  .

Partager cet article

Repost0
23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 23:43

À la veille de l’Aven Noir .

 

C’est une fabuleuse aventure pour un carnettiste car je vais accompagner en équipe réduite deux des explorateurs de cette  découverte dans leur avancée . Ce ne sera pour cette fois qu’un premier contact : il faut vérifier si je peux descendre et progresser sans problème tout en bas des différents puits qui plongent sous le Causse Noir, et suive leur cadence à eux qui sont professionnels sans trop me fatiguer dans ce milieu très particulier malgré mon expérience de spéléologue et de grimpeur depuis de longues années, et pour ensuite remonter tout en portant le matériel nécessaire à notre avancée .

Ensuite c’est une question de regard dans cette éternelle nuit qui cache des trésors immenses, je vous raconterai …

En attendant voici quelques photos de notre dernier entraînement avant la grande descente, c’était pas plus tard qu’en rentrant de la Biennale de Clermont-Ferrand et jusqu’à aujourd’hui .

Dans trois ou quatre jours vous saurez ce que j’aurai dessiné, les éventuels kilomètres souterrains que j’aurai parcourus et …comment j’aurai dormi !

J’en profiterai également pour inaugurer une nouvelle série d’articles consacré à des portraits de personnages que je trouve captivants .

Le premier de tous, ce sera celui de ce spéléologue exceptionnel et atypique : Roland PÉLISSIER .

Avec Maud, Stéph et Roland qui encadre l’entraînement, c'est enchaînement de descentes, remontées aux jumars, manœuvres de cordes et fractionnements dans les surplombs calcaires tout près de chez moi . (La photo est de Maud) 

Pendant deux ou trois jours au moins je serai coupé du monde : ce sera mon premier séjour au fond de l’Aven Noir où j’ai le privilège d’être emmené pour réaliser une série de croquis et aquarelles par le découvreur de ses plus fabuleuses extensions, Roland PELISSIER . Il en est avec ses équipes à plus de 20 km d’exploration de galeries d’une exceptionnelle beauté !
Les grandes grottes, les gouffres immenses, ont toujours fasciné et nourri l’imaginaire des hommes qui y ont trouvé depuis la préhistoire des craintes et des raisons d’exister …

Partager cet article

Repost0
21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 22:45

À la 7ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand (suite) .

Suite de la visite à quelques-uns de mes amis exposants . Je n’ai pu les rencontrer tous comme je le disais dans l’article précédent mais leur niveau était excellent, le choix des exposants étant particulièrement bon pour cette 7ème Biennale . J’aurais aimé vous parler d’un grand nombre d’autres amis et amies comme Sophie ZENON, Cécile FILLETTE, Antonia NEYRINS, Marie-Hélène PUGET, Martine CHANTEREAU ou Catherine HERREN pour évoquer les « auteures », mais je manquais de temps pour faire les photos que je souhaitais . Aussi mon petit tour dans les allées s’arrête à ce dernier article pour cette année .

Je vous présente Romain LENANCKER . C’est la première fois qu’il participe à cette Biennale, il fait partie de ces nouveaux venus pleins d’initiatives et d’idées . Graphiste il s’intéresse avec caractère aux caractères typo, certes, mais aussi à celui des choses et des êtres qu’il a rencontrés . (Photo Alain MARC)

 

Prendre des risques, ne pas avoir peur de rater, reprendre, recommencer, s’affirmer « autrement » fait partie de la démarche de Romain . Ici une page de son carnet « Savoies », où le jeu des textures, des matières et la mise en page nous entraînent dans une grande originalité .

Edouardo DI MURO ne cessera jamais de nous étonner : né à Cuneo en Italie, cet africain de cœur et d’esprit scrute ce vaste continent avec les yeux d‘un explorateur . Il a réalisé un nombre incroyable de dessins d’Angola au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, Afrique du Sud, Sénégal, Éthiopie, tous sur le motif . Il les reprend ensuite au Rotring avec une finesse infinie et une patience incomparable : des milliers de petits traits, de points minuscules pour réaliser le moindre motif … (Photo Alain MARC)

Spécialement pour vous (car celui-ci était sous vitrine sans pouvoir être consulté) une page de son carnet du Sénégal : c’est une danse tribale liée à un rite de fertilité . Il lui faut 3 semaines pour réaliser une page comme celle-ci !

 Vincent BESANÇON était son voisin de stand . Il vient de Brioude, et architecte de formation utilise le lavis, l’aquarelle et le croquis, procèdés rapides d’exécution pour ramener de ses voyages des planches vivantes et colorées . (Photo Alain MARC)

 

 Voici une double page de son livre « Vietnam », paru récemment aux Editions Gallimard .

Elle se nomme Melle POISON et vient de Nyon en Suisse . Son voyage en Patagonie a été le point de départ d’un joli carnet où j’ai retrouvé la fraîcheur et la pureté des plus jolies images de notre imaginaire faisant penser à des bandes dessinées …

« Quand tu débarques du ferry, tu vois ça ! » … Impression de bout du monde, d’infini, dans chaque page de son carnet des îles Féroé, d’Estonie et de Patagonie .

Stéfano FARAVELLI : l’un de mes carnettistes préféré !D’une immense gentillesse et d’un talent fou . Il a suivi des études de peinture à l’Académie des Beaux-Arts de Turin, puis une maîtrise en philosophie morale et en sciences orientales avant de se consacrer uniquement aux carnets . (Photo Alain MARC)

C’est l’un de ses carnets consacré à sa région, la Ligurie . Admirez la précision, la finesse du trait, la beauté de l’aquarelle et la plasticité de cette mise en page !

Elle aussi est italienne . Elle vient de Florence . Ses carnets sont empreints d’une grande douceur et d’une belle sensibilité . Ils sont doués ces italiens !

Christophe VERDIER en train d’illustrer une page de son carnet .Il dessine un bateau du bout du monde comme celui qui l’a emmené avec les aventuriers de l’Antarctique . Il était l’invité des responsables des Instituts polaires français et italien au cours de la belle aventure qu’il a relatée dans son superbe carnet . (Photo Alain MARC)

 Tempêtes de neige, blanches immensités, bateaux couverts de givre, quelques illustrations de son livre « Mission Antarctique, un été au Pôle Sud » paru aux Éditions Magellan et Cie .

 

Ainsi se termine le dernier article consacré à cette 7ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand . Vous pourrez venir nombreux à celle qui se profile déjà à l’horizon, pour la prochaine session, qui, sans aucun doute sera d’aussi belle qualité !

 

Dès le prochain article, changement total d’ambiance : demain matin, (de bonne heure dans la nuit) je serai en route pour une nouvelle belle aventure dont je vais certainement ramener quelques croquis . Elle va m’occuper plusieurs jours pendant lesquels je serai totalement coupé du monde . J’imagine votre curiosité … Sachez seulement que pour cela j’ai dû pas mal m’entraîner, vous en verrez quelques photos dès demain où je vous ferai partager le secret . Aussi guettez bien ce nouvel article qui va arriver : il servira de transition et annoncera une nouvelle série à inclure dans l’anniversaire de ce blog en cette fin d’année .

Partager cet article

Repost0
20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 23:27

À la 7ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand …

Premier coup d’œil sur la Biennale : l’ambiance dans les allées … (Photo Alain MARC)

L’un des ateliers que j’ai eu le plaisir d’animer, (approche technique de l’aquarelle rehaussée et du croquis aquarellé dans l’art du carnet de voyage), au cours duquel chaque participant a pu découvrir ces procédés avec l’appui de tout mon matériel vidéo informatique afin de mieux suivre les démonstrations tout en travaillant en simultané … (Photo Katia FERSING)

Passage des visiteurs sur mon stand . En face, les panneaux où mes originaux et ceux de notre carnet de groupe sont exposés… (Photo Alain MARC)

 

Le regard du public sur celui des carnettistes et de leurs fabuleux voyages : c’est un miroir, une projection, un reflet dans lequel nous nous sommes retrouvés .

Auquel nous nous sommes identifiés .

Car qui ne porte pas en elle, en lui, ce rêve toujours recommencé d’aller voir plus loin au bout du monde ou de soi-même, avec l’espoir secret d’en ramener ce rêve concrétisé ?

Et qu’il s’agisse de l’exploration de son jardin ou de la terre Adélie qu’on rêve de traverser, c’est toujours une belle histoire qu’on veut raconter …

Cette histoire nous permet de nous connaître, de nous reconnaître, ou de nous découvrir, de nous affirmer, de nous identifier .

Je me suis toujours demandé si ce n’était pas pour retrouver nos racines qu’on partait !

Aller à la rencontre des racines des autres, de ramener de leur regard dans le notre ce reflet, n’est-ce pas nous renvoyer à nos propres origines, à notre destinée ?

Alors je vous emmène dans quelques-uns de ces regards, dans quelques-unes de ces destinées .

Le niveau de la Biennale était cette fois (selon mon point de vue) très élevé .

Je n’ai guère eu le temps de rencontrer tous mes collègues exposants avec tout le travail que j’avais . Mais j’ai regardé autour de moi pour en retirer quelques coups de cœur que je vais vous faire partager . Je le ferai en plusieurs fois car ce serait trop pour une seule parution, j’y reviendrai encore dans les jours qui viennent pour vous les présenter sachant que je n’ai pas eu le temps d’interviewer beaucoup de tous ceux dont j’admire le travail et apprécie la gentillesse et la disponibilité .

Voici Sarah LETOUZEY : j’ai rencontré Sarah à la Biennale 2004 et ai immédiatement perçu en elle une grande carnettiste et un immense talent . Diplômée de l’ENSAD, ses voyages l’ont emmené au Mali, au Burkina-Fasso, au Népal et en Birmanie . Sa gentillesse n’a d’égal que sa créativité, et son regard profond sur le monde des hauts plateaux du Pays Dogon est fait d’une sensibilité pleine de douceur et de poésie . (Photo Alain MARC)

Une page de « Amani, impressions en Pays Dogon » de Sarah LETOUZEY aux Éditions La Boussole . C’est le produit d’un long séjour dans le petit village d’Amani où elle a mené un projet pédagogique passionnant : partager son expérience d’illustratrice avec les enfants du village . On trouve donc dans son carnet côte à côte les dessins des enfants et les siens . Aquarelles, lavis, crayon, collages, tissus se mêlent intimement pour restituer des atmosphères empreintes de sensibilité …

Emmanuel MICHEL, personnage sympathique et discret, à la grande richesse intérieure, peintre, sculpteur et carnettiste d’un talent rare, exceptionnel dirai-je même ! Originaire de Bourgogne, passionné par l’humain et ses profonds caractères au cœur des populations, il présentait à la Biennale en plus de ses carnets originaux et ouvrages sur le Guatemala, les Marquises et la Guyanne ainsique son livre consacré à ses peintures et sculptures de ces deux dernières années une dizaine de toiles grand format (huile et acrylique), et 5 sculptures de grande taille . (Photo Alain MARC)

 Voici, derrière l’une de ses grandes sculptures à la plasticité épurée et réaliste empreinte d’émotion, l’une de ses toiles à la matière généreuse, où l’espace nous englobe et nous emporte vers de véritables épopées …

 Véronique GROSEIL poursuit l’âme du réel jusque sur les sentiers romantiques d’un regard sensible et acéré . Aussi, ses dessins, aquarelles et collages sont empreints d’une douceur et d’une profondeur qui nous amènent à rêver et à découvrir sous la réalité un imaginaire que nous n’aurions jamais soupçonné : nous sommes dans un instant éternisé aux fuyantes vertigineuses qui ne peuvent que nous envoûter … (Photo Alain MARC)

Extrait de « Amiens Jardins » de Véronique GROSEIL aux Éditions Librairie du Labyrinthe . Ce carnet nous invite à parcourir de très originale façon cette ville et ses jardins en mettant nos pas dans les siens : impression de flotter au dessus d’un univers fascinant et singulier …

Pour terminer cette première série de « coups de coeur » dans les allées, je vais vous présenter l’histoire de Stéphane et de la famille Becker . Stéphane est un petit congolais de 11 mois . Il est venu se faire opérer à Clermont-Ferrand d’une grave anomalie cardiaque . Son extraordinaire et poignante aventure est relatée dans un carnet réalisé par Catherine BECKER au cours du séjour de l’enfant de son accueil à l’hôpital jusqu’à son retour dans son pays … Émouvante épopée qui met en valeur le travail d’une association « L’Auvergne pour un enfant », qui œuvre aussi pour sauver la vie d’autres enfants comme lui, et pour former les médecins qui, dans leurs pays respectifs pourront assurer le suivi de leurs petits protégés . Admiration pour cette association au grand cœur qui réussit depuis 2000, ces formidables paris qui ont tant sauvés de vies !

Comme sur le futur tableau d’école où il pourra plus tard saisir d’autres chances de la vie, l’histoire de Stéphane le petit congolais ...

Partager cet article

Repost0
20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 09:01

Nos retrouvailles à la 7ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand (suite) …

 

Combien le titre que j’ai donné à l’article précédent était prémonitoire :

- Nous nous sommes retrouvés même si nous ne nous étions jamais vus !

Oui, j’écris cet article en priorité pour vous (pour toi) qui lisez (qui lis) ces lignes et qui étiez (étais) hier à la Biennale parce que je sais que vous vous reconnaîtrez, … que tu te reconnaîtras .

Et pour vous qui n’y étiez pas, pour elle, pour lui, qui ne pouvait venir, je ferai en sorte ce soir par article interposé que vous puissiez vous y retrouver .

Parce qu’il est un voyage encore plus beau que tous les autres, (plus extraordinaire même que les périples nous ayant emmenés à des milliers de kilomètres d’ici), c’est un voyage qui non seulement doit nous étonner, mais aussi nous bouleverser, nous émerveiller, nous plonger dans un rêve extraordinaire devenu vérité au-delà de toutes les vérités : c’est celui de nos regards croisés (et pas seulement dans les escaliers), de nos yeux soudain devenus « mémoire-miroir » où dans le regard de « l’autre » nous nous sommes identifiés, retrouvés, et où nous avons chaviré parce que nous savons que là, intimement, inconsciemment, c’est l’un des plus grands mystères de la vie et le miracle le plus bouleversant et le plus inattendu, qui passant outre nos incontournables réalités, s’est accompli …

Et si c’était cela la Biennale : un rendez-vous que le Destin à travers notre Rencontre, nous aurait donné ?

Par-delà tous les « impossibles », comme pour nous dire « - Je te donne à travers la profondeur et la beauté de ce regard tous les bonheurs du monde dans lesquels déjà tu te reconnais, mais je te mets aussi devant les difficultés que tu peux rencontrer : à toi, à ta volonté d’agir si tu le désires et si tu veux faire un très beau voyage, d’avoir le courage de t’y engager ! » .

Racines à découvrir, racines à retrouver, hier moi avec vous (avec toi) j’ai déjà beaucoup, merveilleusement voyagé, … et pour vous qui n’y étiez pas ce soir je vous y emmènerai .

 

Partager cet article

Repost0
16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 14:53

Nos retrouvailles à la 7ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand .

 

Biennale des Carnets de voyages de Clermont-Ferrand ce week-end 17, 18 et 19 septembre 2006, c'est un rendez-vous incontournable au Palais des expositions du Plydome pour les amateurs de voyages, de créateurs de carnets, d'auteurs, d'illustrateurs et peintres spécialisés, d'oeuvres originales se rattachant aux carnets, les maisons d'édition, et de bien d'autres choses qui rendent cette manifestation passionnante, ce qui explique son succès aussi bien auprès des professionnels qu'auprès du grand public .

La Biennale a deux visages, le « In » (où vous me trouverez) qui met en scène les carnettistes invités, et le « Off » est plutôt un espace d'expression libre, mais les deux espaces intimement liés sont beaux et intéressants .

Je vous invite grandement à visiter le site de la Biennale et consulter le programme qui y est présenté : il y en a pour tous les goûts, avec les réalisations admirables qui seront exposées, des débats, des ateliers, des animations, etc. 

En cliquant sur l'affiche 2007 crée par Gildas FLAHAULT (Grand Prix du Carnet de voyage 2005 auteur de « Je me souviens des hommes », magnifique périple entre Cap Horn et Valparaiso), vous accédez au programme de la Biennale .

En ce qui me concerne, je présenterai à cette manifestation, outre le carnet de voyage « La piste de lumière rose » (voir articles précédents), des originaux de mon Carnet du Maroc, et des pages privilégiées de mon carnet d'Aveyron .

Les carnets de voyages ne concernent pas que les voyages lointains, ils sont aussi le reflet de rencontres et découvertes de proximité ou la narration d'expériences personnelles et humaines particulières comme celui de Damien Roudeau qui a suivi, pendant des semaines, des Compagnons de la communauté Emmaüs ou celui de Kamel Dekhli qui a rapporté un carnet de reportage sur les 1500 familles du quartier d'Azayma de la banlieue d'Istanbul .

Pour ma part c'est donc une rencontre avec l'âme d'une région au terroir très particulier que j'ai voulu exprimer dans mon carnet d'Aveyron « Aveyron, Carnet de routes » (paru aux Éditions du Rouergue) . 

La couverture du carnet d'Aveyron que je dédicacerai pendant la Biennale . Si vous voulez vous procurer cet ouvrage (ou l'offrir pour Noël) et que vous ne puissiez vous déplacer à Clermont-Ferrand , vous pouvez le commander à votre librairie ou le trouver à la FNAC la plus proche de chez vous . (Photo Alain MARC).

Voici le Puy de Gudette en Aubrac, tout au nord de l'Aveyron . Un panoramique double page réalisé à la fonte des neiges, qui fait partie de mon livre sur lAveyron . Le format de l'original est de 30 x 90 cm, il y en a de nombreux autres dans cet ouvrage où j'aborde de nombreux aspects de la vie du pays, sa ruralité, ses traditions séculaires, ses particularités culturelles, son architecture diversifiée, ses paysages superbes, sa faune et sa flore, etc . (Aquarelle Alain MARC)

Cette page de mon carnet du Maroc  sera présentée à Clermont-Ferrand . Elle est conçue dans un esprit très différent . Je l'ai réalisée en technique mixte à l'encre de Chine et à l'acrylique sur fond de collages rehaussés au bronze doré . J'apporterai aussi à Clermont-Ferrand des extraits de mon carnet d'Andalousie, toujours en cours de réalisation . (Illustration carnet du Maroc Alain MARC)

Parmi les animations auxquelles je participerai à la Biennale, il en est 3 qui peuvent vous intéresser :

Dimanche 19 novembre à 11h

Débat : La place du blog dans le carnet de voyage .

A l'ère du multimédia, le carnet de voyage s'infiltre partout, même sur Internet. Il est possible aujourd'hui de suivre les voyageurs grâce à leurs blogs mis à jour régulièrement. Cette nouvelle manière de voyager connaît un développement fulgurant. Accessible à tous, et facile d'utilisation, le blog ne réclame pas les mêmes techniques que celles utilisées par le carnettiste traditionnel. Se pose alors la question de savoir si le blog peut être considéré comme un véritable carnet de voyage ou non et quelle place il occupe aujourd'hui.

Avec Jean-Claude Crosson, auteur de plusieurs carnets édités notamment chez Gallimard, Hervé de Bussac, responsable de la société de Bussac multimédia, et moi-même qui suis auteur de carnets et du blog que vous êtes en train de parcourir .

Ce débat sera animé par Emilie Grelewiez (Il Faut Aller Voir) .

Samedi 18 novembre de 14h à 15h30

« Du croquis aquarellé à l'aquarelle rehaussée, procédés rapides d'exécution »,

Un atelier pour savoir comment tirer le maximum d'expression des sujets abordés en voyage avec efficacité et rapidité grâce aux procédés les mieux adaptés de l'aquarelle .

Samedi 18 novembre de 16h à 17h30

« Technique de la prise de notes dans les croquis de voyage », par Alain Marc

Un atelier pour savoir comment réussir ses notes picturales et les exploiter ultérieurement, lorsque le temps est trop limité pour terminer son travail sur le motif .

Voilà, vous savez tout sur ma participation, vous êtes autant les bienvenus (es) sur mon stand où je serai très heureux de faire votre connaissance ou de vous retrouver, qu'aux débats et aux ateliers (dans la mesure des places disponibles, car je crois qu'il n'en reste plus en tout cas pour les ateliers) .

J'essaierai lundi prochain de faire un petit résumé de cette biennale, en attendant je vous dis « à bientôt à la Biennale ou dans ces colonnes » !

Partager cet article

Repost0
16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 11:33


Terminer ce carnet n’est pas une si mince affaire, et vous allez m’accompagner dans cette tâche :

D’abord réaliser les différents papiers pour la couverture . En techniques mixtes (encres, poudre d’or et acrylique sur papier de soie), je désire qu’ils soient comme ces vieux cuirs et ces vieux papiers vus dans les bibliothèques des médersas, à la fois usés, patinés et précieux et qui sont tout à fait introuvables même au fond des souks de Marrakech : 2 jours de travail acharné avec les nuits comme temps de séchage .

Ensuite mettre en forme les différentes pages qui ne sont pas toutes à la même dimension (il y en a aussi de verticales et des horizontales), les assembler, les relier, puis concevoir la couverture et enfin manufacturer le tout sans oublier le fermoir fait d’un joli coquillage fossile ramassé sur la piste de Hassif-El-Had .Petit à petit la couverture prend forme avec les papiers spécialement conçus à cet effet, avec les rehauts de poudre d’or et de cuivre . (Photo Alain MARC)

Pendant que les différents vernis de la couverture sèchent, l’assemblage des pages et leur reliure se révèle une opération captivante mais délicate … (Photo Alain MARC)

La finition intérieure de la couverture du carnet est aussi très importante : elle est encollée de Relon, ce tissu utilisé par les encadreurs et les relieurs qui est tendu sur des feuilles de papier . (Photo Alain MARC)

L’attache est réalisée avec un coquillage fossile ramassé sur la piste lors du voyage, et collé sur la couverture du carnet . Ce système permet à un ruban traversant les côtés de cette couverture de fermer le carnet en s’accrochant au coquillage . (Photo Alain MARC)

Voici le carnet terminé . C’est un bel ouvrage de 160 pages, un véritable livre, une œuvre collective qui est en plus un magnifique souvenir . (Photo Alain MARC)

En ouvrant le carnet on part pour un deuxième voyage, d’autant plus agréable que c’est avec les yeux et le cœur de 13 personnes qu’on le fait ! (Photo Alain MARC)

En conclusion, ce carnet de voyage est le résultat d’une belle aventure, mais c’est surtout une expérience riche d’enseignements .

Elle avait pour but de répondre à deux intéressantes questions :

- La multiplicité des regards, des perceptions et des différences de niveaux (il y avait aussi des carnettistes « débutants » tant en aquarelle, dessin que voyages parmi nous) sur un trajet comportant des sujets identiques peut-elle apporter une complémentarité, une approche différenciée et une richesse supplémentaire au carnet de voyage, sans risque de répétition, de similitude et d’uniformité ?

- Est-il possible de réaliser un véritable carnet collectif au cours d’un périple de 1100 km en une semaine seulement, dans laquelle on prend aussi le temps de marcher, de rencontrer des gens, se cultiver, partager ensemble des moments de convivialité et de suivre aussi un stage de formation but principal du voyage ?

À ces deux questions la réponse est oui, doublement oui, le résultat parle de lui-même !

Ce voyage était d’abord un stage « carnet de voyage » destiné à donner à chaque participant plus d’autonomie, d’aisance, de maîtrise, et d’être plus opérationnel dans sa création personnelle . Hors je pense avoir pleinement joué mon rôle de formateur tant dans le cadre du programme de formation que celui du suivi permanent du groupe, le bilan tant formatif, quantitatif, que qualitatif étant particulièrement positif .

Enfin la multiplicité des regards sur les même sujets, loin de les avoir stéréotypés et banalisés de façon répétitive les a au contraire révélés dans leurs différentes approches perceptives, et en feuilletant les pages du carnet on a une impression d’une découverte de chaque site de peinture comme si on tournait véritablement autour, cela est un atout supplémentaire pour cet ouvrage .

Quant au résultat, il n’y a pas une page qui dénote par rapport à une autre, chacune a son charme et sa personnalité, ce « livre » est beau, la dynamique du groupe étant littéralement subvenue à toute méforme individuelle !

Je termine l’histoire de ce carnet en ajoutant que j’y ai aussi largement contribué en y apportant mes propres pages, idées et conception, et en remerciant les participants (tes) à ce stage, les carnettistes, illustrateurs et auteurs de «La piste de lumière rose» comme je l’ai fait précédemment pour nos chauffeurs et notre guide Hassan, et en rappelant leur nom ici :

Viviane BARBIN, Magali CHADEAU, Bernadette CAZAL, Dany DANGELSER, Marylene DERRIEN, Nicole GUENIN, Rose-Marie HENRY, Catherine HEREN, Nathalie LEFEBVRE, Bernadette PONDICQ

Marianne et Daniel SCHNEIDER . Leur nom à tous est noté au verso de chacune de leur page .

Partager cet article

Repost0