Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'en Aragon, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2022...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 12:33

240 km en 7 jours en tenant le guidon d’une main, et (presque) pinceaux, carnet et aquarelles de l’autre, imaginez ce que cela peut donner !
…Ou plutôt ne l’imaginez pas, regardez-en un extrait à travers ces trois aquarelles du périple de Nicolas DÜRR aquarelliste et photographe tout au long du Canal du Midi il n’y a pas si longtemps de cela.
C’est à lui que je consacre aujourd’hui mon petit coup de projecteur dans ma série de billets consacrée en cette période de fêtes à d'anciens élèves ou stagiaires créant en ce moment un événement, car, ancien stagiaire de sessions mémorables, il nous fait part en cette quasi veille de Noël avec sa mise en ligne sur «flick» d’un travail considérable qu'il a accompli d’abord en tant que photographe et aquarelliste passionné, ensuite comme «urban sketcher» assidu qui ne cesse jamais de travailler (je vous invite entre autres à découvrir ICI l’intéressant résultat de ses exercices réalisés dans la neige pendant notre dernier stage d’hiver de La Fresse en Jura Oriental en mars dernier).

Comme quoi apprendre à se débrouiller en conditions hivernales, peut mener à une expression affirmée mettant bien en valeur sa passion pour le monde qui nous entoure (ce qui en rebuteraient plus d’un avec le froid alors que ce sont des lumières, des ambiances et un bonheur des yeux incomparables en plus de grandes joies qui sont vécues là).
Ajoutez à cela la simplicité de Nicolas, la sympathie enthousiaste qu’il sait provoquer autour de lui doublée d’une grande modestie et d’un certain recul par rapport à son travail et vous obtenez l’expression d’une personnalité qu’il va falloir suivre avec attention, porteuse d’avenir et de belles promesses.

Les classeurs Flickr de Nicolas :

http://www.flickr.com/photos/nicoweb/collections/

Ses travaux graphiques :

http://www.flickr.com/photos/nicoweb/collections/72157630344361944/

Ses 64 albums du Canal du midi correspondant aux 63 biefs, aux écluses qui les retiennent et au trajet qui relie la dernière écluse au Phare des Onglous :

http://www.flickr.com/photos/nicoweb/collections/72157630344494464/


Je vais donc continuer pendant ces périodes de fêtes de publier de nouveaux articles mettant en lumière quelques amis (es) anciens stagiaires qui créent en ce moment des évènements ou mettent en ligne le fruit de leur travail et de leur expérience (que me pardonnent celles ou ceux que j’oublierais, tous ne me font pas part de ce qu’ils font publiquement en ce moment et ils sont très nombreux).
C’est un petit cadeau de Noël à ma façon que je souhaite leur faire avec ces modestes «coups de projecteur», mais c’est en même temps une sorte d’autre petit cadeau que je vous adresse, car à travers leur travail (même pour ceux d’entre eux - elles - qui n’en sont qu’au premier stade de leur «lancement»), leur talent, leur réussite, c’est avant tout la preuve qu’avec un peu de volonté, de pratique et beaucoup d’enthousiasme on peut aller très loin sur le chemin de nos passions !

C'est en fin d’année la moindre des choses que je vous souhaite.

Ecluse-de-la-DouceCette écluse est située en amont de Carcassonne. Nicolas DÜRR l’a réalisée un an avant son périple en vélo.

le jeudi 16 août 2012, arrivée sur HompsVoici son « arrivée sur Homps » (Homs est une très belle étape sur le Canal du Midi) le jeudi 16 août 2012, lors de son parcours en vélo.
le jeudi 16 août 2012, arrivée sur Homps 2Celle-ci a été réalisée simultanément avec la précédente, elle est d’autant plus intéressante qu’on y voit bien comment l’aquarelle est « l’instantané du peintre » : la péniche à gauche s’éloigne et s’approche de la passerelle, l’aquarelle est plus légère, plus spontanée, plus lumineuse que la précédente, cela est aussi le fruit de l’immersion dans la magie d’une pratique où, au bout de quelques instants on ne fait plus « q’un » avec ce que l’on peint…
Neige Nicolas Dürr 1Avec ce paysage de neige nous somme plongés dans une autre atmosphère où la sérénité, le silence et la beauté de l’hiver sont plus qu’une promesse pour le regard du peintre : c'est le début de futures métamorphoses créatives ! 

Il a réalisé celle-ci lors du dernier stage d’hiver en Jura Oriental (la future session aura lieue en mars prochain), si ce n'est déjà fait vous pouvez découvrir les autres exercices de Nicolas pendant ce dernier stage en cliquant sur son aquarelle ci-dessus

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 13:05

I Love You, (Coleman Hawkins, Chicago, 17 mai 1947 si je ne me trompe pas).
Claudie CAPDEVILLE, Lézigan, 17 - 23 décembre 2012 : courez vite à son « I Love You » pictural avant que ne se termine son exposition !
Je paraphraserai pour elle, pour son travail d’aquarelliste, ce que Wikipédia dit de Coleman Hawkins pour sa maîtrise du saxophone : une expression large, riche en harmoniques, axée sur un vibrato sensible et un chromatisme à la fois puissant et doux, une ample dynamique, une sensibilité généreuse et très élaborée, une inventivité mélodique et une maîtrise technique où la magie de l’eau nous ouvre les portes d’un imaginaire poétique d’autant plus merveilleux, qu’il ancre ses racines dans la réalité, parce que son aquarelle, c’est de la musique.
…C’était un magnifique mois de mai. Claudie faisait partie du groupe que j’emmenais peindre sur les collines parfumées des Alpilles et du Luberon.
Nous quittions tous les matins la jolie abbaye St. Pierre de Canons sous les chauds rayons du soleil qui venait de se lever pour parcourir la garrigue à la rencontre de ces lieux rares ayant faits vibrer les peintres de la lumière en Provence…

C'est donc elle que nous retrouvons aujourd'hui dans ma série de billets consacrée en cette période de fêtes à d'anciens élèves ou stagiaires créant en ce moment un événement.

  Il y avait dans son travail l’affirmation certaine d’un talent déjà bien affirmé.
Les années ont passé. Nous ne reviendrons plus dans la belle abbaye donnant sur la Sainte Victoire puisqu’elle a été vendue (aujourd’hui devenue domaine privé), mais Claudie a largement épanoui son talent bien au-delà des frontières de ses terres narbonnaises de prédilection.
Vous pouvez à présent entrer dans son univers comme dans les allées d’un jardin enchanté, vous ne le regretterez pas : si vous quittez son exposition ou son site en ayant dans la tête l’incandescente et sensuelle beauté d’un vibrato de Jazz, ce n’est pas par hasard, car il y a dans l’art de Claudie CAPDEVILLE tout ce que les mots seuls ne peuvent exprimer.

Écoutez, si vous aimez le saxophone interprété par l’un de ses plus grands maîtres, le « I Love You » de Coleman Hawkins, à la fin de cet article, juste en dessous de la belle affiche de Claudie (et regardez l'affiche de Claudie en même temps).
I Love You ! 

Claudie Capdeville

 

 

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 08:12

Il existe toutes sortes de carnets, de tous les formats, de toutes natures. Ce qui compte c’est qu’ils soient le reflet de notre regard, de notre perception du monde. Peu importe leur volume, leur dimension, pourvu qu’ils soient sincères, authentiques, vrais…
La façon de s’exprimer rend alors toute sa valeur, toute son intensité à la beauté de l’instant qui est forcément toujours unique et infiniment précieux, ce que nous oublions souvent trop vite dans la course du temps qui passe et la banalisation du monde qui nous entoure, surtout si celui-ci nous est familier.
Alors le carnet devient non seulement l’outil idéal (à la portée de tous) pour sauvegarder ces instants, pour les «éterniser», mais aussi pour les prolonger et leur rendre vie dans notre mémoire chaque fois qu’on en feuillette les pages : le carnet est ainsi une formidable machine à remonter le temps !
Dominique VILLARD, dans ma série de billets consacrée en cette période de fêtes à d'anciens élèves ou stagiaires créant en ce moment un événement, nous entraîne aujourd’hui avec cet extrait d’un nouveau carnet «à remonter le temps» dans un quartier attachant de Paris, où son regard nous dévoile aussi un reflet de son âme.


PANAME AOUT 2012

 

PANAME AOUT 2012 1

 

PANAME AOUT 2012 11

 

PANAME AOUT 2012 5

 

PANAME AOUT 2012 6

 

PANAME AOUT 2012 7

 

PANAME AOUT 2012 8

 

PANAME AOUT 2012 9

 

Si vous avez aimé les extraits de ce carnet vous aimerez aussi ceux-ci : allez les voir ici et !

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 21:27

Vous savez que j’ai commencé il y a peu de temps (avec Jackie FOURMIES) une courte série de billets consacrés à d’anciens (es) stagiaires ou élèves - toujours amis (es) bien sûr -, qui se distinguent en cette fin d’année par une création, une exposition, le lancement d’une nouveauté ?
Hors, il n’est pas forcément besoin pour que l’intérêt de ce qu’on réalise soit grand, que l’oeuvre en question soit immense, gigantesque, considérable, incontournable médiatiquement, que ce soit un chef d’œuvre qui marquera l’histoire de l’art d’une façon ou de l’autre : non, on peut créer pour le simple plaisir de créer, se faire plaisir à soi-même, parfois avec peu de choses, mais avec sont cœur d’abord, son regard ensuite, son enthousiasme, sa spontanéité, et là, le talent trouve toujours un terrain favorable pour faire éclore l’originalité sans bannir l’authenticité, pour donner vie, gaîté et poésie à ce que l’on fait. C’est d’ailleurs ce que je préconise comme premier moteur à une démarche carnettiste : suivre son désir, dessiner et peindre comme on veut, traduire ce qu’on voit sans trop se poser de questions, dans l’instant de notre « ressenti », avec cet amour du monde et de la vie qui repousse les horizons, qui ouvre nos portes intérieures sur une merveilleuse liberté.
Dominique VILLARD est de ce courant de carnettistes insouciants et sincères, réalisant des amours de petits carnets en tous lieux, tous moments, avec tous sujets.
Je ne sais plus lors de quel stage nous nous sommes connus, mais ce que je sais c’est que j’ai toujours éprouvé un vrai bonheur à la voir dessiner ou peindre, à partager son enthousiasme devant telle ou telle chose, tel instant ou tel autre, faisant de nos souvenirs au palais de l’Alhambra à Grenade autant que de simples rochers sur la Côte Vermeille des moments si précieux, indéfinissables et hors du temps, que les pages réalisées porteront définitivement très haut, les couleurs d’une approche épurée de la beauté.
Découvrez ci-dessous le premier extrait de deux récents carnets qu’elle nous transmet (le suivant dans le prochain billet), et vous y retrouverez de la joie de vivre, vous verrez combien il est agréable de partir en voyage parfois tout près de chez soi, pourvu que notre regard reste émerveillé !
Colera est une petite plage de la Costa Brava en Espagne, proche de Llança :

la plage de Colera
la plage de Colera 1
la plage de Colera 2
la plage de Colera 3

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 23:48

En cette fin d’année 2012 j’ai décidé, en attendant de terminer le montage des dernières vidéos de mon carnet de voyage au Québec, de mettre à l’honneur dans une série d’articles "spéciaux fêtes" des amis (es) anciens (nes) stagiaires ou élèves qui «volent à leur tour de leurs propres ailes» et réussissent dans leur art.
Vous les connaissez ou pas, mais elles, ils, méritent toutes et tous votre attention, votre écoute, votre regard.
C’est à Jackie FOURMIES que je vais consacrer ce premier article : - quel chemin parcouru depuis les lointains cours du soir du Lycée Carnus à Rodez dans les années 90 (que j'animais autant autour des autres techniques d'arts plastiques que celles de l'aquarelle) !
Son travail s’est densifié, illuminé, recentré autour d’une approche informelle et lyrique du paysage, nous emmenant dans un univers où la pensée même est paysage : paysages infinis où nulle frontière, nul horizon n’arrête notre regard, n’entrave notre âme.
Je parle de « paysage » plutôt que de « peinture abstraite » parce que ses peintures informelles nous offrent justement un territoire à part entière, où chacun de nous peut se retrouver, se projeter dans une intimité profonde où un cheminement se dessine dans  le rapport que nous pouvons établir avec ses toiles comme celui que nous aurions avec une fenêtre ouverte sur un ailleurs synonyme de rêve et de liberté, ce qui nous manque le plus dans l’univers très « matériel » où nous vivons.
Mais Jackie n’est pas que peintre, que visionnaire de cet « ailleurs » qu’elle nous offre avec talent et générosité, c’est aussi un excellent photographe au regard infaillible et  sensible, je vous invite à visiter son blog (cliquer ici) pour vous en rendre compte.
Quant à sa peinture (huiles sur toiles essentiellement) je vous invite à la découvrir si vous passez par Rodez à la Galerie FOCH, avant que son exposition (partagée avec Annie-France BECKER une autre intéressante artiste), ne soit terminée.

Affiche f Jackie Fourmies 1

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 22:17

Vous pouvez visionner cette vidéo en plein écran et HD en cliquant sur "HD" et tout à côté sur le bouton d'expansion d'écran en bas à droite du lecteur après avoir lancé la lecture (appuyer sur la touche "Esc" du clavier pour en sortir).

Vous le savez depuis le dernier article : je vous emmène aujourd’hui en bateau au large de Percé, dans le parc national de l'Île Bonaventure et du Rocher Percé, lieu de prédilection des artistes, écrivains et naturalistes amateurs de splendides paysages, de riches patrimoines naturels, historiques et géologiques.
Nous faisons le tour de l’île comme nous l’avions fait pour le Rocher Percé…
L'île Bonaventure forteresse naturelle à la flore et à la faune exceptionnelles (dont sa célèbre colonie de fous de Bassan, la plus importante colonie au monde, visible à la belle saison), est une destination incontournable au Québec de même que le patrimoine bâti de l'île, dernier témoin de la vie des courageux insulaires du siècle dernier.
À l’époque du régime français (17ème siècle,) l'industrie de la pêche est florissante autour de l’île qui devient le plus important poste de pêche du golfe, avec plus de 600 pêcheurs de morue pendant la saison estivale.
Cette prospérité continuera pendant la période anglaise jusqu’à péricliter à l’arrivée des nouvelles technologies au début du XXe siècle, avec des méthodes de pêche plus modernes et la concurrence des bateaux réfrigérés permettant d'exporter directement les filets de morue frais, et non plus seulement séchés.
Après la colonisation française c’est une population surtout anglaise et irlandaise qui vit sur l’île, pêchant aux alentours, y cultivant les terres, récoltant les œufs des fous de Bassan et ramassant le bois de chauffage. On y vivait plus facilement que sur le continent grâce à de nombreux avantages locaux, mais il ne restait plus que 172 habitants sur l’île en 1831, population qui se désagrège au fil des années jusqu’à disparaître à en 1967. Les quelques propriétaires restant, (dont une colonie d'artistes arrivés dans les années 1960 qui se mêlent aux habitants de l'île pour la plupart de souche irlandaise), furent expropriés en 1970, quand le gouvernement du Québec acquit l'île en vue d'en faire un parc qui protégerait ce sanctuaire pour les oiseaux.
C'est donc l'une des plus grandes réserves ornithologiques mondiales et des plus faciles d’accès que constitue l’île, comptant plus de 280 000 oiseaux, et pas seulement marins : outre les fous de Bassan qui en font la principale attraction, près de 250 des 300 espèces d'oiseaux que l'on peut observer dans toute la Gaspésie y passent régulièrement, bénéficiant d’une absence quasi-totale de prédateurs.
Je n’aurai pas la chance d’en voir beaucoup, la colonie des fous de Bassan en particulier s’étant « volatilisée » pour des cieux plus cléments afin de passer l’hiver.
Mais je suis tout de même heureux de vous faire partager cette première découverte de l’île Bonaventure où je reviendrai certainement un jour …
Île BonaventureÉnormément de croquis et d’aquarelles à réaliser sur et autour de cette île, avec des sujets extrêmement variés, mais c’est quasi impossible depuis un bateau dans la houle !

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 19:57

«Il est des lieux qui tirent l'âme de sa léthargie, des lieux enveloppés, baignés de mystère, élus de toute éternité»

Maurice Barrès


Vous pouvez visionner cette vidéo en plein écran et HD en cliquant sur "HD" et tout à côté sur le bouton d'expansion d'écran en bas à droite du lecteur après avoir lancé la lecture (appuyer sur la touche "Esc" du clavier pour en sortir).

 
Sans doute Percé est-il de ceux-là…
Elle est si belle la route qui de Gaspé va jusqu’à Percé, que je me suis attardé auprès de quelques jolies maisons et une chapelle aux murs de bois blancs et rouges…
Aussi il est déjà très tard quand j’arrive à Percé, avec un vent de nord glacial venu tout droit du Labrador (si ce n’est du Groenland), mais la lumière est si belle que je décide de réaliser une dernière aquarelle avant le coucher du soleil, quitte à braver cette infernale bise qui me pénètre jusqu’à la moelle des os malgré ma polaire et mon coupe-vent. 
Il faut dire que le rocher qui fait la renommée du lieu est absolument magnifique avec son obélisque détachée du monolithe et son arche gigantesque s’ouvrant par un porche de plus de trente mètres au-dessus de la mer.
Je suis arrivé ici à "l’Étretat québécoise", et si l’endroit est si renommé c’est qu’il le vaut vraiment, avec sa beauté sauvage qui attire de fort loin les artistes, poètes et écrivains depuis des siècles.
Il suffit de découvrir des oeuvres comme l’aquarelle de  Lucius O'Brien réalisée en 1882, ou des gravures telles celles de Hervey Smithen (en 1758) ou S. Owen (en 1812), pour voir combien ce lieu a fasciné les artistes dès la découverte de la Gaspésie.
Depuis, ils n’ont cessé d’y venir et même d’y vivre comme Donald Cahill dont la très intéressante peinture nous plonge dans l’histoire émouvante de cet Extrême-Orient amérindien.
Pour ma part c’est la force mystérieuse et la beauté plastique de cet immense iceberg rocheux qui me fascinent le plus : un mélange énigmatique de masses calcaires aux couleurs changeantes défiant l’apesanteur, un lien monumental entre le ciel et l’eau, une synthèse entre la nature sauvage et l’humanisation du littoral, un trait d’union en perpétuelle évolution unissant la terre et la mer, une entité faite de mythes, de légendes, de rêves mais aussi de sédiments, de fossiles, d’évènements géologiques inimaginables nous jetant au visage et au cœur quatre cent millions d’années de vie fossilisée…
En le voyant on devine aussi à travers lui l’épopée des aventures dont il fut le témoin : celles des tribus Mi’Kmaq qui pêchaient autour de lui, du passage ici des pionniers découvreurs, de Jacques Cartier, Samuel de Champlain, Nicolas Deny et tant d’autres. Ils nous redit les tempêtes et les naufrages autant que les promenades à marées basses des visiteurs émerveillées sous son arche colossale dans la douceur des soirs d’été…
Enfin, en le quittant je ne peux m’empêcher de penser à ces mots d’Eugène Achard dans «La Sorcière du Rocher Percé» :
«On a dit que cette arche avait été creusée par les eaux; explication ingénieuse et bien digne de ces savants qui prétendent tout expliquer et qui, au fond, ne savent rien»
Rocher PercéÉtrange et mystérieux Rocher Percé : c’est auprès de lui que j’éprouve le plus ce sentiment merveilleux d’arriver à étreindre le monde avec juste un bout de papier, un crayon, un pinceau et quelques couleurs…

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 19:28

De la Camargue au Roussillon, de la Provence aux Cévennes, il puise son inspiration dans les paysages et les couleurs du sud. 
Il a suivi mes formations, et sa réussite dans la région de Nîmes est largement méritée, participant à de nombreuses expositions, animant différents ateliers, Jean-Paul DUCHEZ a le plaisir de vous inviter à un concours de peinture le 29 septembre prochain à St Dézéry (petit village à coté d'Uzès), dont le thème est justement ce village.

Pour vous inscrire cliquez ici ou ou téléphonez au 04 66 81 99 09 et au 06 03 10 75 93 , et si vous êtes ou passez du côté des Cévennes et de Nîmes à ce moment-là, participez à cette super journée, vous aurez peut-être la chance de gagner l’on des jolis lots mis en jeu par notre organisateur et ses amis (es).
En attendant de continuer nos aventures picturales dans les sites des Grands Causses, notez-le dans votre agenda ! 

eglise automne

Une aquarelle de Jean-Paul DUCHEZ

 

Communiqué de l'Association « Beauregard-Randonnée » :

 

« Les Automnales » de St Dézéry - 2 ème Édition

Dimanche 29 Septembre 2013 de 10H à 19H
La rue aux peintres
Concours de peinture dans la rue - Expositions dans la rue,

300 euros de prix.

 

Nous organisons un concours de peinture, ayant pour thème notre joli village.
Vous pouvez participer au concours ou venir simplement exposer vos œuvres. Dans les deux cas, nous demander le document d’inscription à
retourner avant le 30 juillet, accompagné accompagné d'un chèque de 15 €.
Nous vous remercions par avance de votre adhésion à cette journée, qui se veut avant tout conviviale.
Cette manifestation sera soutenue par une campagne de presse, de radio et d’affichage, afin d’attirer le maximum de visiteurs. Buvette et restauration sur place.

Règlement et Inscription :
- Les peintres exposant dans la rue devront se munir de leur propre matériel (tréteaux, tables, grilles) et    assurer leur installation et gardiennage.
- Il est strictement interdit de planter des clous dans les façades et les arbres
- Les emplacements de 4m seront marqués par nos soins.
- Arrivée et pointage des exposants à partir de 8 H Place Marc Hermet, au niveau du jeu de boules. Un café et une « douceur » vous seront offerts.
- Ouverture au public à 10 H, fermeture de l’exposition à 18 H.
- Participation de 15 € pour l’exposition ou le concours, ou les deux .
- Chaque participant au concours devra faire tamponner son support le matin, avant 9H, puis pourra se placer à sa convenance dans le village.
- Les œuvres seront récupérées à 17H30, un jury formé de professionnels jugera suivant plusieurs critères déterminés .
- Remise des prix suivie d’un apéritif, offert aux participants, à 18 H 30 au niveau de la buvette.
1 er prix : 150 €
2 ème prix : Un bon d’achat de  75 € offerts par TopCadres.    
3 ème prix : Un panier garni « de produits du terroir »

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 16:39

Disposant enfin d’une bonne connexion et d’un peu plus de disponibilité, je vous retrouve pour la suite de mon carnet de voyage au Canada en Gaspésie, dans la belle province de Québec.
J’en étais resté au phare du Cap des Rosiers où des paysages splendides m’accueillaient avec leurs falaises abruptes plongeant dans la mer, où je me dirigeais vers un parc national très connu mais désert en cette période de l’année, qui nous ouvre aujourd'hui ses portes .
En fait nous les ouvrons symboliquement car elles sont fermées (comme toutes celles des autres parcs nationaux) en ce moment : il faut si on veut randonner à l’intérieur des parc en respectant les restrictions locales hors saison d’ouverture, le faire en s’acquittant des droits d’entrée journaliers avec les bornes spéciales disposées à cet effet au départ des principaux sentiers, je respecte donc la réglementation si je veux aller plus loin (en plus on peut très bien tomber si on ne le fait pas sur un garde qui peut nous contrôler)…
Panneau de l'oursJe n'y ai pas rencontré d'ours heureusement, car ce panneau en travers du chemin dans un endroit éloigné de toute présence humaine, n’était pas là pour me rassurer…
Nous voici donc au contact d’une nature intacte où le thème principal du parc est basé sur l’harmonie entre l’homme, la terre et la mer : ici les montagnes Appalaches, qui font partie des plus anciennes montagnes du monde avec leurs roches sédimentaires, parfois volcaniques, disparaissent dans le Golfe du Saint-Laurent.
Nombreuses sont les espèces végétales et animales qu’on peut rencontrer dans le parc, où, dans un mélange de forêt boréale et de toundra alpine, se côtoient le castor, l’orignal, le lynx, et même l’ours. Je n’y vois pour ma part que de nombreux oiseaux et un petit porc-épic pas farouche du tout qui veut bien se laisser dessiner tout le temps qu’il faut, mais pas le moindre humain, c’est la nature comme je l’aime.
Cap Bon-AmiLa page de croquis du Cap Bon-Ami : j’aurais pu faire plus sombre le cap, mais il faut penser lorsqu’on réalise ce type de sujet à conserver l’équilibre des valeurs de sa page afin qu’elle reste harmonieuse une fois terminée…

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 03:10

- Avez-vous remarqué que mes articles se font plus rares depuis quelques jours ?
Si oui, en voici l’explication : il n’est pas toujours facile de se connecter depuis certains endroits reculés aussi bien au Canada qu'en France. D’ailleurs, même le portable ne passait pas là où je me trouvais ces jours-ci !
Mais je me suis arrêté sur le trajet dans une cantine en lisière de forêt où j’ai pu me connecter en attendant de pouvoir vous faire partager la suite de la Gaspésie dans des conditions de communication plus faciles que les jours passés…
Piste 1L’une des pistes empruntée ces jours-ci, paraissant sans fin au milieu de la forêt boréale : heureusement le GPS est une belle invention !
Il faut dire que ce sont quelques milliers de kilomètres (3500 km exactement en empruntant parfois des pistes où on ne voit âme qui vive de toute la journée) qui me séparent à présent de l’endroit où j’avais posté mon article précédent.
Il me faut un peu plus de disponibilité aussi, car peut-être ne pouvez-vous imaginer combien il est difficile de tout faire seul dans un voyage comme celui-là en réalisant son carnet, ses vidéos et photos, puis en mettant à jour son blog.
Il faut en même temps gérer le quotidien, atteindre les objectifs du voyage, ceux du carnet (même si je travaille vite et suis bien organisé il faut un minimum de temps pour préparer, réaliser et archiver une aquarelle, ranger et nettoyer son matériel, prendre ses notes, repartir, tracer sa route, avancer, arriver aux étapes fixées), faire les photos et les vidéos, les monter, les compresser au bon format pour les envoyer sur les plateformes dédiées (avoir donc une connexion offrant un débit assez élevé si on veut une bonne qualité d'image), écrire l’article, le finaliser avec les photos (à mettre au bon format), faire le lien avec la vidéo, vérifier que tout fonctionne et enfin publier…
Rivière MalbaieTraversée de la rivière Malbaie à son amont, sur un sommaire pont de bois, dans un environnement sauvage et préservé (nous sommes là assez loin de la Gaspésie)…
En plus tout ici est à présent fermé, je n'ai pas vu une seule infrastructure ouverte depuis plus d'une semaine (hors les grands centres d'information touristique même les parcs nationaux sont fermés), les baleines, les fous de Bassan comme les oies sauvages sont redescendus sous des cieux plus cléments, le pays se prépare à la grande offensive de l’hiver,  je ne rencontre plus que les chasseurs d'ours et d'orignaux…
Alors je vous dis «à très bientôt» en espérant que la neige déjà bien accrochée au bord des pistes ne va pas s’épaissir d’un seul coup jusqu’à les rendre impraticables sauf par les raquettes, les skis, ou les motos-neige   !
Forêt boréale pour OBRapide croquis de la piste empruntée avant-hier, où nous n’avons vu âme qui vive (nous ne savons à ce moment-là si nous allons aboutir ni à quelle heure), mais où la forêt boréale avec ses épinettes, ses mélèzes laricin, ses tapis de mousses et lichens jaunes et gris (l'un des plus vastes écosystèmes forestiers de la planète qui abrite des milliers d'espèces sauvages) nous a offert d’extraordinaires paysages …

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