L'art du carnet de voyage et de l'aquarelle au service du peintre voyageur : ce blog en explique les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives à travers une vie d'aquarelliste . Il vous convie à partir en voyage pictural . C'est donc le journal d'un peintre qui aime découvrir et partager, mais pas seulement ...
Présentation
:
Aquarelliste et peintre voyageur
:
En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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- Les stages "aquarelle" dans l'Hexagone sont ouverts aux débutants et aux pratiquants déjà confirmés souhaitant se perfectionner : ils ont pour but d'apporter efficacité et aisance d'expression à l'aquarelliste de terrain. Nombreux sont les aquarellistes issus de mes stages ou passés s'y perfectionner depuis 4 décennies...
- Les stages"carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratiquedu carnet de voyage et de l'aquarellesur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement. De la Provence au Jura Orientalet jusqu'en Andalousie,ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2024...
- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .
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«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :
Je tenais à cette page avant de partir : c’est pour elle que je suis revenu ! Revenu pour ces couleurs de feu et de braise, pour ces moments comme suspendus hors du temps . Et puis pour ces petites vaches Highlands trop jolies, qui ne
demandaient qu’à poser pour moi… Plus tard dans l’hiver vous pourrez bénéficier des « démos » de cette vidéo dans leur totalité (commentées et expliquées avec méthodes de travail), je
vous reparlerai plus tard de cette opportunité sur laquelle je travaille. En attendant je voulais vous dédier cette page avant de cette fois monter pour de bon vers le nord puisque la neige s’arrête de tomber et que les pneus sont
chaussés pour affronter l’hiver canadien. Je ne sais quand je pourrai écrire le prochain billet, mais je vous le promets : je ne vous oublie pas ! Même la petite vache Highlands avait une robe blonde terre de Sienne brûlée !
Le sac à dos était bouclé et je prenais la direction de Québec mais je suis revenu : trop d’oies sauvages passaient dans le ciel, trop de feuilles d’érable
flamboyantes et multicolores s’envolaient dans le vent, les lacs étaient trop bleus, alors je suis revenu… Je voulais avant de partir vers le nord vous faire partager une fois encore ce bonheur fou de peindre un monde vibrant de
couleurs si intenses, que la palette la plus colorée n’est qu’un pâle reflet de la braise des forêts, de la flamme des érables, du profond outremer des lacs et des rivières. J’ai donc ressorti mes pinceaux mais j’ai tant eu à faire (car les premières gelées blanchissent les prairies et la neige est annoncée pour demain) que mon montage
vidéo n’est pas terminé et que je vais vous faire encore un peu attendre jusqu’au prochain clip sur mon voyage aquarellé. En attendant voici 2 extraits de ce qui vous attend dans le prochain billet.
Flamboyant, unique, magique ! Je vous emmène à nouveau en forêt dans le prochain article juste pour la beauté des couleurs, et le plaisir de toucher de la
pointe du pinceau cette harmonie bouleversante où la nature a rendez-vous avec la rose chromatique… Vous y verrez comment j’y peins cette feuille d’érable en
complément d’autres sujets bien plus vivants …
Je ne pouvais quitter les Cantons de l’Est sans vous emmener en canoë sur le
lac Brome, le marécage qui en filtre les eaux et la rivière qui l’alimente.
C’est un nouveau rendez-vous pictural avec l’automne du Québec, dans lequel je continue de partager avec vous cette forme d’aquarelle rapide, simple, ludique
avant tout, qui nous donne le plus de plaisir sur le terrain, cette fois au milieu d'une nature paisible et grandiose, un vrai bonheur, une valeur
ajoutée à la vie.
Aussi, c'est en pensantd'abordà celles et ceux d'entrevous qui ne peuvent vivre
de tels moments (quelle qu'en soit la raison), que je m'applique à rendre mes montages les plus fidèles possibles aux instants que je vis ici. À présent c’est de la façon la moins complexe que nous abordons l’eau et ses reflets : assez facile avec les eaux calmes, puisque ce n’est que l’image à
l’envers du paysage qu’il suffit de traduire en respectant bien les valeurs (en plus sombre ou en plus clair des objets). Enfin, c’est presque cela car il faut aussi penser à certains glacis, mais c’est toujours assez vite fait, surtout quand on applique le « principe des
trois couleurs » (un procédé personnel dont je vous reparlerai peut-être un jour, …à ne pas confondre avec l’emploi des trois primaires dont l’usage est également intéressant mais
moins en connivence avec certains sujets, par exemple celui-ci, à cause de son harmonie chromatique globale). Au moment où vous lisez ces lignes j’ai pris la route vers Québec, cap plus au nord en remontant le Saint-Laurent, à très bientôt pour la suite… Le souvenir d’une rivière calme qui alimente
un lac : une autre façon de pratiquer une aquarelle de voyage rapide et ludique entre technique sèche et humide avec seulement trois couleurs.
Oui, c’est au Québec que je suis ! Ma vidéo d'aujourd'hui est ce premier rendez-vous pictural avec un automnesomptueuxoù les arbres croulent d’or et de pourpre dans l’un des sanctuaires de la faune sauvage entre fleuve Saint-Laurent et montagnes du Mégantic. Je vous fais partager ce que j’appellerai « l’aquarelle d’affut », où entre les roseaux en bordure d’un lac, j’attends que se posent les oies bernaches
(dites aussi « sauvagines »), pendant leur long périple migrateur. C’est mon objectif le plus immédiat car leur halte pour reprendre des forces est très courte : elles vont bientôt s’envoler à nouveau en fuyant le froid qui
descend du grand nord . Avec leur départ, les arbres encore somptueux pour l’instant vont perdre toutes leurs feuilles : leurs couleurs, flamboyantes surtout dans les érables, sont aussi
très fugaces, très fragiles.
Le temps presse : je découvre avec une indescriptible émotion l'étrangeté de ce moment suspendu dans le temps où une saison est en train de basculer dans la
magnificence de ses forces naturelles.
Maintenant il y a urgence, mes croquis exigent un travail rapide, sans retouche ni repentir…
Elles partent aussi vite qu’elles sont arrivées : juste le temps d’ébaucher quelques esquisses, mais le moment est inoubliable et magique
!
Avec cette vidéo, une petite carte postale sur le chemin d’un nouvel itinéraire en aquarelles et croquis rapides...
Si vous ne le savez déjà, je vous laisse deviner où je vous emmène cette fois ?
Ce qui m’impressionne le plus en arrivant, c’est le gigantisme des choses : des immeubles qui se perdent dans le plafond nuageux, des autoroutes aux immenses
lignes droites parcourues par quelques grosses voitures et un grand nombre de camions extraordinaires, rutilants, colorés, énormes, roulant à grande vitesse…
Si vous voulez m’accompagner dans ces nouvelles aventures, si vous pensez savoir où je suis arrivé et suivre au jour le jour mon voyage et mes croquis (en
tout cas chaque fois que je pourrai vous en faire part), c’est le moment de guetter la mise en ligne de mes nouveaux billets ici !
Alors en attendant, je vous dis « à très bientôt » ?
Ils m’impressionnent tellement que c’est le premier des croquis que je fais en arrivant
!
Je viens de retrouver par hasard cette aquarelle, que j’ai réalisée il y a plus de quarante ans. J’y représentais une jeune femme en prise avec les enfermements de l’addiction. Nue, sans défense, fermée en elle-même, harcelée par ses pensées, ses désirs et ses manques. Incapable d’échapper à sa condition, ignorant peut-êtremêmeson addiction, ou ne sachant comment faire pour en sortir, inconsciente des possibilités d’une libération, d’une
guérison, d’une reconstruction… Étrange coïncidence que mes retrouvailles avec cette ancienne illustration : une amie de jeunesse m’appelle à l’instant pour me signaler qu’elle participe à l’organisation
d’une importante journée d’information et de conférences passionnantes sur le sujet ! Elle a de surcroît besoin d’un peu de publicité pour cette manifestation, m’expliquant son grand intérêt pour toute personne simplement curieuse d’en savoir
davantage ou directement concernée, quelles qu’en soient les raisons. Je me fais donc le relais de l’information et porte à votre connaissance le déroulement de cette journée organisée par Réunica (institution de retraite et groupe de
protection sociale à but non lucratif) en partenariat avec la Fédération pour la Recherche sur le Cerveau (FRC), une sensibilisation tout public sur les addictions qui se déroulera le mardi 4
décembre au World Trade Center à Marseille, alors si vous êtes dans la région de Marseille, intéressé (e) par cette journée et souhaitez en savoir plus inscrivez-vous vite sur www.frc.asso.fr. En regardant mon aquarelle, je ne cesse de penser combien est étrange le fameux hasard des coïncidences !
Vous le savez donc : cette exposition - du 6 jusqu'au 28 septembre 2012 à l'Espace Culture de la mairie de Millau, dans le jardin jouxtant la mairie au 17 av. de la République -
met en parallèle mes travaux de carnettiste au fond du gouffre de l’Aven Noir et mes peintures en rapport avec la géologie et la préhistoire (une démarche picturale déjà ancienne mais que ne
connaissaient pas encore beaucoup de Millavois)…
Je ne reviendrai pas aujourd’hui sur le sympathique vernissage qui s’est déroulé il y a quelques jours ni sur les premiers échos de cette exposition, mais je
voulais avec ce nouveau billet (avant que le temps passe trop vite car je suis déjà engagé dans d’autres aventures), remercier chaleureusement toutes les personnes (proches et inconnues dont
certaines venues de loin) présentes lors de la petite cérémonie qui en lançait le « coup d’envoi » . Pour celles et ceux avec qui j’ai eu le plaisir de partager un « verre de l’amitié » (je ne peux pas vous citer toutes et tous, vous vous reconnaîtrez)
sachez que cela m’a fait immensément plaisir de vous retrouver ou vous rencontrer en cette occasion (vous avez bien fait d’avoir suivi ce blog pour lire assez tôt l’invitation qui vous
concernait) et j’étais vraiment navré que la soirée soit si courte et que je n’ai pu consacrer à chacune, chacun, le temps qu’elle (ou il) méritait vraiment, car une fois de plus c’est dans un
esprit d’échange et de partage que je voyais ce petit vernissage et l’exposition qui lui est associée . Pour vous qui me lisez et ne pouviez être présent (e) ce soir-là juste quelques photos (compilation d’avant, pendant et après le vernissage)
qui donnent une idée de l’atmosphère toute simple et amicale de cette fin d’après-midi . Je n’oublie bien sûr pas dans mes remercîments l’équipe culturelle municipale de la Ville de Millau à commencer par Madame Albine Dalle Adjointe au maire et
Déléguée à la culture, Monsieur François Leyge conservateur du Musée de Millau, les animatrices (et animateurs) dynamiques du Service Culture de la ville (je salue au passage Claudie
Constantin-Toye et ses collègues), mon amie Katia Fersing si bien impliquée dans la mise en valeur de notre patrimoine vivant, Roland Pélissier (pour les raisons que vous savez), tous les élus ou
anciens élus des communes concernées par l’Aven Noir (Nant, Revens, Lanuejols, Trèves) dont certains ont eu la gentillesse de venir en personne, les propriétaires terriens des parcelles
cadastrales dans lesquelles se trouvent les réseaux du gouffre dont je parle dans mon carnet, enfin tous ces gens formidables qui ont faits le déplacement jusqu’à Millau et dont je rencontrais
certains (es) pour la première fois … Alors je vous dédie à toutes et tous (« visuellement » et symboliquement) cette toile accrochée dans l’espace central de mon exposition (par ce qu’elle
veut dire bien d’autres choses que ne le laissent supposer seules les allusions au cheval mythique), «Le territoire du chaman» : «Le territoire du chaman», acrylique, sable et pigments nacrés sur toile . "Le cheval pourrait avoir eu très tôt une place symbolique de premier plan puisqu'il est l'animal le plus représenté dans l'art préhistorique .
En l'absence de preuves concrètes expliquant ce choix, toutes les interprétations restent possibles, du symbole de pouvoir à l'animal chamanique (selon la théorie de Jean Clottes reprise par
Marc-André Wagner). Le cheval devient aussi un ancêtre totémique, plus ou moins divinisé. Le cheval est donc l'animal du chamanisme et des rituels initiatiques, une association qu'il doit à son instinct, sa clairvoyance, sa perception
psychanalytique comme part animale et intuitive de l'homme éclairant la raison, et sa connaissance de l'Autre Monde. « Le territoire du chaman», est donc immense puisqu'il passe par d'autres
états de conscience ...
Bien sûr il y a bien plus de toiles dans cette exposition (qui met en parallèle mes travaux de carnettiste au fond d’un gouffre et mes peintures en rapport avec la géologie et la préhistoire - rappel du lieu et dates : à partir du 6 jusqu'au 28 septembre 2012 à
l'Espace Culture de la mairie de Millau, dans le jardin jouxtant la mairie au 17 av. de la République -) que celles dont je vous fais part ici …
Cette exposition constitue un ensemble qui pourra dès l'an prochain être disponible pour d'autres lieux . Les personnes ou organismes qui seraient intéressés pour
la mettre à disposition de leur public peuvent dès à présent prendre contact avec moi en cliquant ici .
Mais je choisis pour vous aujourd'hui avec ces trois dernières toiles celles de ma série la plus «hermétique» de l’exposition . Elles évoquent la lumière étrange séparant celle du grand puits d’entrée de l’Aven Noir (provoquée par les rayons obliques du soleil dans la Fosse aux Ours) de
celle produite par nos lampes en limite d’obscurité où on perd tout repère visuel, où le vide et l’inconnu vous appellent et où le relief devient «creux», où les notions de volume commencent à
s’inverser … «Descente dans la Fosse aux Ours» aquarelle (détail), extrait du «Carnet
d’exploration de l’Aven Noir», thème central de l’exposition «démarche créative autour d’un carnet d’exploration» Là, le monde est «autre», remettant complètement en question nos perceptions de la réalité, nous plongeant dans un passage où réel et irréel se côtoient, que l’on
franchit comme l’équilibriste au dessus de l’abîme… L’ensemble des toiles de cette collection change de couleur selon la lumière et la position de celui qui les observe . C’est le fruit d’un long travail sur la
réfraction de la lumière, nos perceptions visuelles et l’idée que l’on se fait sur la nature de ce que nous voyons . Même s’il est presque impossible de les décrire je vous en fais ici part, mais ceux qui les verront réellement comprendront la question que je pose : - la réalité
que nous percevons n’est-elle pas l’apparence d’une réalité toute autre ? «Le gardien des signes», pigments naturels, acrylique et sable sur toile, variations chromatiques selon déplacement de la lumière ou du point de
vue latéral de l'observateur par rapport à la toile . Préhistoire, comme je la ressens : c'est le chaman qui garde, protège et perpétue les mystères du sanctuaire (je pense ici aux
zones profondes des grottes où s'élaboraient en même temps que des pratiques dont nous ignorons tout, les premières plus belles pages de l'art)... «Signes inintelligibles III», pigments naturels, acrylique et sable sur toile, variations chromatiques selon déplacement de la lumière ou du point de vue latéral de
l'observateur par rapport à la toile . Dans la pénombre des profondeurs karstiques tout devient traces et signes ... Qu'ils soient le produit de la nature ou de l'esprit humain il faut pour les interpréter arriver à comprendre le contexte exact dans lequel ils
ont été réalisés . Quoi qu'il en soit ils restent toujours aux yeux de celui qui les découvre le sujet d'une fascination empreinte de magie ...
«L’ange», pigments
naturels, acrylique et sable sur toile, variations chromatiques selon déplacement de la lumière ou du point de vue latéral de l'observateur par rapport à la toile . «Messagers invisibles, habitants des cieux, êtres de lumière et symboles de légèreté mais également du feu et du pouvoir martial,
les anges ont, de tous temps, été présents dans l’imaginaire de l’homme. Toutes les civilisations connaissent l’existence de ces esprits bénéfiques qui collaborent avec le Créateur, selon leur
rang dans la hiérarchie céleste.» - Un ange veille-t-il depuis ses origines, sur la destinée de l’Aven Noir puisqu’il vient tout récemment d’être classé pour
l’ensemble des trésors qu’il recèle par le Ministère de l’Environnement ? P.S.: la grande part de la prise en considération de ce gouffre pour son classement revient à mon camarade Roland PÉLISSIER,
(inventeur - découvreur de ses réseaux Macary - Pélissier) qui n’a eu cesse d’en mettre en valeur les richesses insoupçonnées, qu’il en soit ici remercié.
Arrêtons-nous aujourd’hui sur quelques nouvelles toiles de cette exposition(rappel du lieu et dates : à partir du 6 jusqu'au 28 septembre 2012 à l'Espace Culture de la mairie de Millau, dans le jardin jouxtant la mairie au 17 av. de la
République).
Cette exposition constitue un ensemble qui pourra dès l'an prochain être disponible pour d'autres lieux . Les personnes ou organismes qui seraient intéressés pour
la mettre à disposition de leur public peuvent dès à présent prendre contact avec moi en cliquant ici . Voici donc trois autres toiles choisies au hasard et il ne s’agit là pour deux d’entre-elles que de détails, mais vous comprendrez mieux ce qui les relie au
« carnet de l’Aven Noir » lorsque vous verrez peut-être un jour en feuilletant ce carnet dans quelle chronologie
géologique et préhistorique ce splendide gouffre se situe .. En attendant en voici les reproductions avec quelques « clés » renvoyant au carnet : « PleistocèneMarécage», pigments naturels, acrylique et sable de dolomie sur toile Le Pléistocène moyen s'achève au début du grand et long réchauffement de l'interglaciaire Riss / Würm (- 180000 à - 120000 ans
avant notre ère). Les paysages des Grands Causses ont déjà un aspect semblable à celui d’aujourd’hui et les principaux réseaux de l’Aven Noir ont leurs actuels systèmes souterrains . C’est une
grande histoire, c'est une toilede grande dimension…
« Artiodactyles et autres mammifères », pigments naturels, acrylique et sable de dolomie sur toile (détail). On pourrait attribuer la genèse du creusement initial de l'Aven Noir à l'Éocène moyen (il y a 48 millions d'années, la poche
d'argilites bariolées de la galerie des Quatre-Pierre s'étant probablement mise en place à la période suivante dès l'Oligocène). Les régions caussenardes auraient pu être plongées en ce temps-là dans un climat
tropical chaud et humide, peuplées de nouvelles espèces de mammifères qui évolueront jusqu'à celles que nous connaissons aujourd'hui ...
Page 193 du carnet (à propos de la peinture ci-dessous) : il s’agit d’un banc de roches noires, délitées et tombant en éboulis
dans la galerie qui la traverse, dont je n’ai pu déterminer l’origine mais qui me fait penser à du lignite (houille noire)
« La hutte aux lignites », pigments naturels et nacrés, acrylique et silice sur toile (détail) C'est le banc de roches noires délitées traversé par la galerie nord du "réseau classique" de l'Aven Noir qui m'a inspiré cette
toile . Cette zone de roches très sombres contrastant avec le calcaire et la calcite environnante, (allant du gris-bleu nacré au gris anthracite presque noir de vigne) est probablement constituée
de schistes bitumineux plutôt que de lignite, (des géologues plus compétents que moi, le diront un jour) .
J'ai imaginé que plus loin dans une zone affleurant à la surface dans un talweg du Trévezel des chasseurs nomades préhistoriques
auraient pu comme dans l'abri moustérien des Canalettes (situé non loin de là sur la même commune que celle où se trouve le puits d'entrée de l'Aven Noir) se servir de lignite comme combustible
de chauffage en le rajoutant au bois de leurs foyers . J'y évoque la braise des foyers, l'armature des huttes et abris de leurs campements temporaires, la fumée sombre et les fragments
de lignite ...