Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'en Andalousie, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2024...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 00:00

Je vous mets aujourd’hui, sur la piste de ma dernière «belle aventure» picturale de l’année 2013, vous allez en découvrir quelques «images témoin», j’en résumerai l’aboutissement le prochain jour de l’an (je précise que je la menais de front - l'aventure -, en même temps que la finalisation du livre de l’Aven aux Merveilles, les stages très intenses qui ne me laissaient pas une minute de répit, divers repérages, et mille autres activités, qui, je l’espère, porteront leurs fruits à leur tour en 2014, mais cela est pour un autre jour).
Comme d’habitude dans ma peinture «peinture», tout commence par une référence à la préhistoire, à celle de l’humanité et de l’art en même temps…
Vous savez que c’est l’imaginaire et la puissance mentale et spirituelle de l’homme confronté à sa survie depuis ses origines, que j’essaie d’interroger à travers mes toiles ?
Ce «cheval magdalénien» fait partie d’un ensemble (nous dirons d’une collection), où chaque toile est en interaction avec les autres.
Souvenez vous de mes articles précédents à ce sujet, ici, et là…
Vous voyez à quel point ces questionnements «existentiels» n’aboutissent pas (pour moi), qu’à des peintures «seulement» décoratives (si non, la peinture n’a aucun sens à mes yeux, ou alors ce n’est pas de la peinture) !
Sachez également par rapport à ce genre de toile, qu’il me faut énormément de travail et de temps pour en aboutir la réalisation.
Particulièrement en élaboration technique (et pas seulement par « effets » de matière, car il s’agit véritablement là de sables, de cendres, de charges neutres de toutes sortes où la matière n’est pas suggérée, mais bien réelle), et de produits divers (liants, épaississants, fluidifiants, retardateurs, médiums, etc.), qui, en interaction avec les pigments et autres bases colorées, vont donner par l’alchimie picturale et le respect des temps d’élaboration entre les couches, une véritable «profondeur» à la peinture, avec une texture en surface à mi-chemin entre la peau, le cuir et l’écorce, entre le végétal et la roche, mais où la sensualité du toucher ne doit pas être éloignée de celle du regard.
Cela aussi participe à la «magie» de la peinture, car de toute peinture il doit se dégager de la magie (au sens «merveilleux», avec connotation positive du terme).
C’est dire les jours et les nuits que j’y ai passées en plus des autres activités (sachant que les toiles dont je vais vous parler sont plutôt …de grand format) !
Le cheval magdalénien«Cheval magdalénien», pigments naturels, charbon de bois, ocre rouge, acrylique, et sable de dolomie sur toile 97 x 130 cm
Le cheval reste un animal privilégié dans ma peinture (souvenez-vous des «Chevaux oranges dans la prairie bleue»), car il est le support de nombreux symboles. Il porte ici les stigmates de l’animal d’abord pourchassé pour sa viande, avant de devenir l’un des meilleurs amis (?) de l’homme.
J’ai voulu lui donner une sorte «d’humanité», car derrière les signes inintelligibles et les pièges ou sagaies qui le lacèrent, derrière son profil dessiné au charbon de bois sur la paroi dolomitique, se trouve dans son attitude comme la confiance en des temps pas encore venus…
- Serions-nous quelque part également, en attente d’un accomplissement pas encore survenu, dans notre monde contemporain de compétition permanente, où il faut toujours être le (la) meilleur (e) pour émerger du lot, pour être reconnu (e), aimé (e), pour exister tout simplement ?
- Alors, le monde a-t-il vraiment changé depuis la préhistoire, dans les consciences et le regard de l’être humain, ne serait-ce que sur ses frères et soeurs s’ils sont différents ?

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 13:56

Me voici de retour !
Vous constatez comme moi que le temps passe vite, trop vite même, pour en disposer assez en ce qui me concerne, afin de vous donner énormément de nouvelles ici, en tout cas à la cadence que je souhaiterais…
Mais soyez persuadé (e) que je ne vous vous oublie pas.
Je travaille même beaucoup pour vous offrir un programme 2014 pictural, aventures, découvertes, plénitude, à la mesure des promesses faites à la fin de l’année dernière, c’est-à-dire empreint d’émerveillement du début à la fin, aussi bien dans ce blog, que partout dans les stages que j’anime, et sur les chemins de traverse que j’emprunterai pour vous et avec vous, puisque je vous les ferai partager.
Face aux AndesJ’espère qu’en 2014, vous serez celle ou celui, qui partagera avec moi ces nouveaux horizons qui vont vous surprendre (et j’espère vous combler), que je prépare depuis pas mal de temps déjà, pour vous…
L’aquarelle ci-dessus est en fait un montage de deux : la jeune femme regardant le paysage, et le paysage lui-même. Les deux motifs ont été réalisés directement au pinceau à réservoir, sans la moindre esquisse dessinée au préalable, dans des contextes différents, mais chaque fois bien sûr, en quelques minutes sur le motif, un objectif que je me fixe pour chacune, chacun d’entre vous.
Cliquez sur chaque mot en lien surligné ci-dessous, vous comprendrez qu’il faut une certaine dose d’énergie et d’enthousiasme démesuré pour y parvenir (mais j’en ai à revendre), et si je «nous» fixe des objectifs ambitieux pour 2014, c’est bien que je suis persuadé que nous allons les réussir, de votre côté, du mien, et ensemble !
- Mais ne m’en fallait-il pas pour me lancer dans l’aventure inouïe de «L’Aven aux Merveilles» qui m’a tenu en haleine pendant plus de 7 ans avec ses mille difficultés et péripéties, et vous la faire partager ensuite avec ce livre qui a été épuisé en moins de 5 semaines ?
- Ou dans celle de ces séries d’expositions tout à fait en marge du marché de l’art traditionnel, qui depuis plus de 10 ans, m’ont emmenées avec ma peinture sur toile de Hong-Kong à Wuxi et Pékin, sans autre aide que des opportunités « saisies au vol » (et énormément de travail de ma part tout de même), tout en assumant cela de front avec tout le reste ?
- Ou même, pour mener à bien depuis plusieurs décennies, la série de stages des carnets de voyages plus ou moins lointains, qui permettent à plusieurs d’entre-vous tous les ans, de découvrir un pays nouveau dans une thématique de travail toujours différente, mais complémentaire aux précédentes (je repense à nos meilleurs moments du Yunnan, Vietnam, Tibet, Birmanie, Rajasthan, Afrique du Nord, Andalousie, etc.) ?
…Et je ne parle pas du planning «habituel» de mes différentes autres activités (assez nombreuses et exigeantes, c’est assez compliqué de tout concilier, …par exemple en heures d’entraînement dans le domaine sportif), mes carnets de voyages privés, sans compter les cours dits «institutionnels» ou bien des stages d’aquarelle de l’Hexagone, qui vous emmènent en toute sérénité (et une vraie joie partagée), dans quelques-uns des plus originaux coins de notre beau pays !
C’est donc avec la même volonté de réussite et d’épanouissement, la même détermination, que, dès le prochain billet, nous partons vers de nouvelles découvertes, des moments uniques de peinture, d’aquarelle et de carnets de voyages...
Et pour commencer, vous allez très bientôt entrer avec moi, dans mon nouveau programme de stages aquarelle et carnets de voyages 2014 !

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 01:01

C’est avec Monique PETIT, qui signe ASSUNÇAO, que je termine [pour l’instant, car vous êtes très nombreuses et nombreux parmi mes ami (es) stagiaires, à vous distinguer régulièrement en exposition, concours ou réalisations notoires, et à mériter une petite «mise en avant» dans ce journal en ligne, je complèterai cela dans l’avenir croyez-moi] ce «tableau d’honneur», cette sympathique série consacrée à votre talent et à vos succès récents (quand vous avez bien voulu m'en faire part).
Monique a cette particularité de s’affirmer dans une expression reconnaissable entre toutes, avec une façon de travailler bien à elle, qui sera j’espère, reconnue un jour comme elle le mérite.
Je vous invite aujourd’hui à entrer dans l’intimité de ses aquarelles, qui nous parlent de pays ensoleillés, de déserts, de voyages lointains, d’exotisme, voyages, (pour ceux du Sahara), qu'elle a bien fait de réaliser quand elle les a faits…
Mais je voudrais surtout vous présenter (car ce sont des études de l'année), ses nus, aux sonorités multicolores, aux attitudes charpentées, aux corps si vivants qu’ils ne peuvent nous laisser indifférents, avec un « je ne sais quoi » qui évoquerait un dialogue entre Botticelli et Giovanni Bellini, entre Matisse et Klimt…
Enfin, en y regardant de plus près, on perçoit avec quelle subtilité son travail de carnettiste et d’aquarelliste nous emmène tout doucement dans l’univers de sa peinture, comme si ces travaux plus « légers », n’étaient que le prélude à un voyage encore plus enchanteur…

enfants sud algérien 2003

Carnet d'Algérie : enfants du sud Algérien

guide pa-oh

Souvenirs de Birmanie : femme Pa'o

ksar désert lybique égypte

Carnets sahariens : ksar Lybien

marocaine et son enfant 1982

Carnet du Maroc : rencontre dans la palmeraie

 

Les modèles vivants :

modeles vivants 1

Femmes sur fond rouge 1

modeles vivants 7

Musicalité

modeles vivants 2

Modèles aux couvertures

modeles vivants 4

Ombres dorées

modeles vivants 8

Les amies africaines

modeles vivants 3

Modèles opposés

Toile sans titre 1Peinture sans titre (acrylique sur toiles assemblées)

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 22:56

Voici à présent, le travail de Nicolas DÜRR, qui arrive à pas de géants à une expression très personnelle s’équilibrant entre réalisme lyrique, et description formelle très souvent empreinte de poésie.
Dans cette petite série des amis (es) stagiaires ou anciens (nes) stagiaires s’étant « illustrés (es) » au cours des derniers mois, je pense que Nicolas se situe dans la catégorie des carnettistes qui travaillent avec acharnement (sur le terrain bien sûr, comme tous les précédents (es) camarades cités (es) ici), et dont le travail ne peut qu’aboutir à des résultats édifiants, pour un «démarrage» aussi récent que le sien, dans le domaine des carnets de voyages.
Plusieurs d’entre vous connaissent d’ailleurs son travail par Internet (particulièrement à propos de ses articles et carnet sur le Canal du Midi), et ses articles publiés sur son blog (voir  ici) ou celui de « Croqueurs de nature» blog créé avec son camarde Jean-François (dont je vous reparlerai certainement un jour, car lui aussi s’est lancé dans l’aquarelle et les carnets de voyages), mais Nicolas s’est distingué cette année par l’aboutissement de plusieurs carnets, dont celui de l’Île Maurice, qui représente un très intéressant (et important) travail de terrain.
Je vous invite donc à découvrir les aquarelles et croquis de Nicolas, à le suivre avec moi ci-dessous dans quelques-uns de ses voyages récents, et à lui dire comme moi : bravo Nicolas, fais-nous encore de superbes «instantanés» des endroits que tu aimes, amène-nous avec toujours autant de créativité sur tes chemins de traverse !

Extraits du carnet de voyage à Marrakech de Nicolas DÜRR :

Nicolas marrakech 1

La Koutoubia : cela vous rappelle quelque chose, je suppose, car si vous êtes allé à Marrakech, vous ne pouvez pas l'avoir ignorée ?

Nicolas Marrakech 3

Et le jardin Majorelle ? Ses bleux et ses verts sont indissociables des rouges de la ville ...rouge, justement !

Nicolas Marrakech 4

Là, un panoramique s'imposait, car aborder les ruelles de la médina en entrant dans son intimité sans se perdre au milieu de ses dédales, était la meilleure façon de la présenter !

Nicolas Marrakech 6

Vous voyez où elle est cette adorable rue si animée ? ...Moi, je la reconnais, je me demande même si ce petit âne transportant sa charge, je ne l'y ai déjà croisé !

Nicolas Marrakech 2

Et les portes et les fontaines, toujours aussi belles, dans tous les quartiers : on ne se lasse jamais de passer avec elles de l'ombre à la lumière toute la journée...

Nicolas Marrakech 5

C'est sans doute depuis les terrasses dominant la ville, qu'en plongeant son regard jusqu'à ses remparts, et bien plus loin jusqu'aux neiges de l'Atlas, on comprend combien son âme peut nous transporter dans un "ailleurs" empreint d'abord, d'intemporalité...

Nicolas Marrakech 7

Une fenêtre ou une porte qui s'ouvre, la subtile vibration d'un moucharabieh, c'est également un voyage qui commence toujours par l'étrange et bouleversante confrontation d'un mystère, quelquefois d'un secret, et de la réalité...

Nicolas Marrakech 9

Ne quittons pas Marrakech (en suivant Nicolas), sans un dernier regard comme il le fait, sur la haltière silhouette de sa grande mosquée, celle de la Koutoubia, la si bien nommée !


Extraits du carnet de voyage à l'Île Maurice de Nicolas DÜRR :

Nicolas Maurice 8

Quoi de plus beau que de rêver, d'y être déjà par la pensée, lorsqu'on surveille la montre, en regardant derrière la vite, en attendant d'embarquer ?

Nicolas Maurice 2

La vie là-bas, grouillante aussi, comme là, sur le marché si coloré de Port Louis...

Nicolas Maurice 3

Ambiance d'images empreintes d'histoire, de chaleur écrasante et d'ombres rafraîchissantes, quoi de plus paisible et poétique, lorsque fleurs éclatantes et palmes verdoyantes veulent s'en mêler ?

Nicolas Maurice 1

Passons de "l'autre côté" : on y est déjà sous les arcades, comme entre deux mondes, où là aussi, le temps s'est arrêté...

Nicolas Maurice 6

Encore une histoire d'ombre et de lumière, déjà un peu plus loin, on devine, toute proche, l'ambiance de la forêt...

Nicolas Maurice 5

La voici justement, luxuriante, riante, lumineuse, mystérieuse, bruyante de mille chants d'oiseaux, de cris d'animaux invisibles, lointains et proches à la fois, qui se cachent dans les rayures du soleil et les étages de verdure qui dessinent sur nos têtes un kaléidoscope en 3D !

Nicolas Maurice 4

Retour à Port Louis pour revenir près des rivages à l'ombre des maisons colorées, pour se projeter dans d'autres rêves,

Nicolas Maurice 7

...Qui commencent déjà dans la baie, invitant à d'autres voyages, de nouveaux départs vers d'autres contrées...




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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 10:36

J'ai aujourd'hui le plaisir de vous communiquer la très prochaine exposition qui se déroulera à la Ferme de Corcelle, chez mon amie Arlette PASCAL, plasticienne, aquarelliste, sympathique camarade stagiaire et carnettiste, mais surtout dynamique animatrice et talentueuse pédagogue de ce bel atelier bourguignon.

1 expo

Je lui laisse la parole :

"Après l’exposition "papiers bavards" en 2012, le groupe a exploré le thème de la rue.  Ce lieu de passage que nous empruntons souvent distraits ou tendus vers un but nous a semblé un espace propice à voir différemment, à observer le quotidien qu’on ne voit plus, à transformer le banal en insolite.

Travail individuel ou collectif, les approches ont été multiples :

La rue lieu de circulation, d’échange, de mouvement 

Tout ce qui constitue une rue (mais qu’est ce que c’est déjà ?), les matériaux urbains

La rue et ses travaux

La rue et ses passants, les foules, les évènements

La perspective, la diversité des rues, la signalisation, notre rue

La poésie des regards de chaussée (plaques d’égouts)

Le rythme graphique des fenêtres

Les graffitis, les traces diverses, la grisaille voire les dégradations….

Peut être a-t-on délibérément oublié les voitures pour ne s’attacher qu’au lieu, espace de traversée que l’on peut consommer différemment, avec un autre regard.

On prend une rue ou on l’emprunte, on la coupe ou on la traverse, on s’y rend, on la monte, on la descend. On y reste que si l’on y vit. Nous avons seulement voulu nous y arrêter un peu, le temps de collecter des sensations et des émotions.

Pour cette exposition, les Arts Musants ont invité Chahub, artiste plasticienne à se joindre au groupe ses "rues au fil des cartes" apportent  un autre regard sur l’espace urbain et ses circulations."


Alors, si vous passez par la Saône et Loire début mars, ou vivez dans cette région, ne ratez surtout pas l'exposition "Les ArtsMusants sont… à la Rue", et si vous rencontrez Arlette, transmettez-lui toutes mes amitiés !

Ateliers de La Ferme de Corcelle

7 rue du Pont

71880 Châtenoy le Royal

ateliers.ferme.corcelle@orange.fr

www.ferme-de-corcelle.over-blog.fr

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 22:02

Nous découvrons aujourd’hui le travail d’Anne-Marie MARY, qui s’est elle aussi particulièrement distinguée au cours de l’année.

Dans cette petite "série" des amis (es) stagiaires ou anciens (nes) stagiaires s’étant «illustrés» au cours des derniers mois, Anne-Marie, tout comme Dominique VILLARD, Anny de La FOUCHARDIERE, Ling PERRELET ou Pierre NAVA, représente bien cette catégorie de carnettistes qui travaillent entièrement sur le terrain lors des carnets de voyages, avec rapidité et sûreté, et qui honore cette démarche que j’essaie de transmettre dans les stages depuis des décennies, du travail réalisé sur le motif, au «plus près» de l’action, des êtres et des choses, en allant directement à l’essentiel, en «perdant» le moins de temps possible .
Non pas que je méconsidére le travail d’atelier, loin de moi cette pensée (d’autant plus que je l’utilise moi-même régulièrement pour «étoffer» le travail de terrain et compléter le carnet de façon plus élaborée), mais tout simplement parce que le travail sur le motif apporte des joies inconnues au travail d’atelier, ne serait-ce que par les rencontres parfois magiques qui se produisent généralement lors de ce travail sur le motif.
Rencontres qui sont très différentes de celles des gens qui viennent vous voir à l’atelier ou en exposition. Sur le terrain, on est au contact de «la vraie vie», ce qui change tout !
Anne-Marie MARY, donc, peut être fière de cette aptitude (je dirai même cette facilité) qui lui permet d’aborder n’importe quel sujet avec une aisance d’expression et une rapidité exemplaires.
Cela lui a valu en septembre dernier au concours de Carnet de Croquis organisé par "Les Pinceaux de Cocagne" sur le secteur des Pays de l'Agoût, le 1er Prix pour son carnet de voyage «Pays de Lautrec» (une magnifique région dont je vous reparlerai un jour), succès d'autant plus appréciable qu'il se rajoute à un 1er prix précédent, ayant eu pour point de départ celui-là, la ville d'Albi !
Mais le talent d’Anne-Marie (découvrez sa galerie ici) ne s’arrête pas aux limites de notre région : c’est une grand voyageuse qui parcourt le monde avec de nombreuses escapades fort loin de l'Hexagone tous les ans, et c’est avec plaisir que je vous laisse découvrir ci-dessous quelques pages extraites de ses carnets de l'année.
De toi aussi je suis fier, Anne-Marie, continue sur la lancée, tant pour tes carnets que pour tes aquarelles et peintures, qui font un très beau «tout», ils te ressemblent bien !

Pays de Lautrec 2

Voici un pigeonneir typique de la région de Lautrec (ce n'est pas loin de Toulouse), extrait du carnet de voyage en Pays de Lautrec d'Anne-Marie.

Pays de Lautrec 1

Grange ou cabanon de jardin de pays de Lautrec croqué par Anne-Marie Mary.

Pays de Lautrec 3

Un de ces devants de fermes comme je les aime tant dans le Sud-Ouest : un moment paisible empreint de soleil et de douceur, rapidement saisi par Anne-Marie, en face du pigeonnier d'angle...

corée du sud019

L'une des caractéristiques du carnettiste est d'avoir un oeil que sur autre chose que ce que l'on dessine au moment ou l'opportunité de changer de motif se présente : c'est ce que fait à merveille Anne-Marie dans cette page de son récent carnet de Corée du Sud, avec ce croquis de "personnage téléphonant", plus "vrai" que la meilleure des photos !

corée du sud047

Dans cette autre page de ce carnet c'est la photo qui prend le premier plan par le biais du collage, renvoyant au dessin de l'escalier invitant à monter sous les colonades, et à "entrer" littéralement dans le dessin, ...on a envie de voir les pages suivantes !

madagascar023

Nouvelle invitation au voyage, son carnet de Madagascar : ici c'est le choix du gris évoquant le calcaire de la roche autant que la composition du motif, qui donnent tout son sens à cette image, invitant le lecteur à franchir après elle ce pont suspendu...

madagascar080

Une de ces rencontres magiques, évoquées plus haut : une petite jeune fille venue voir Anne-Marie dessiner. Approche sobre et sensible du portrait de terrain, si difficile à réussir pour en rendre l'expression sans le moindre repentir !

madagascar030

Habitat traditionnel de Madagascar, où la force du carnet est ici révélée par Anne-Marie avec des sensations faciles à percevoir (chaleur du soleil opposée à la fraîcheur des ombres et de la verdure) : facile à percevoir certes, mais pas à traduire, d'une aussi simple et "vive" façon !

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 08:30

Aujourd’hui, je continue de partager avec vous le succès de quelques-unes et uns d’entre-vous, qui se sont particulièrement distingués au cours de l’année.
Du talent encore (et là il en fallait pas mal), car c’est dans le cadre d’une course au large, que Dominique a réalisé son carnet, un carnet de synthèse réalisé en très peu de temps et des conditions plus que difficiles, qu’elle vous offre dans sa totalité !
Je vous le gardais pour la fin de l’année, il est le reflet d’un parcours vraiment sportif, résultat d’un travail fait autour de la course mais aussi en pleine mer, avec notes écrites, dessins, puis découpages et collages assemblés, parfois réalisé entre deux manœuvres de nuit comme de jour depuis Morlaix (belle étape) et pas mal de rafales de vent jusqu’à Guernesey, enfin retour par Perros Guirec, terminé dans la houle et les embruns...
Bravo Domi, je suis fier de toi, je constate que ce que nous avons pu voir dans l’adaptation carnettiste à toutes les conditions de travail pendant les stages, t’a vraiment servi ! 
Dominique VILLARD
Son regard s’attache à ne traduire que l’essentiel, mais dans l’apparente simplicité de ses carnets, c’est dans le vif de l’action que nous sommes plongés, avec des sensations et des émotions intraduisibles, qui, en nous sautant aux yeux et au cœur (plus encore si on feuillette rapidement le carnet après l’avoir lu une première fois), nous emportent plus loin dans l’aventure.
Ce type de carnet est l’exemple même des «carnets d’instants fugitifs recomposés», les moins faciles à réaliser car il faut tout traduire « à chaud», afin de mieux immortaliser la quintessence de l’éphémère, un peu comme ces instantanés photographiques qui disent mieux qu’un long discours toute l’intensité de la vie.
Les collages assemblés et l’ajout de coupures de journaux apportent une vision «éclatée» puis «recomposée» de ces instants d’exception, qui, mis bout à bout, redonnent tout son sens à la notion d’action et de mouvement, dans la durée…
En cliquant sur le carnet vous pouvez le mettre plein écran et avec la loupe en voir tous les détails : Carnet course au large Dominique VILLARD

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 09:40

Comme tous les ans en cette fin d’année, je partage avec vous, le succès de quelques-unes et uns d’entre-vous, qui se sont particulièrement distingués au cours de ces dernières semaines. Que celles ou ceux que j’aurais oubliés (es) me pardonnent et me renvoient textes et visuels, afin que tout le monde en profite avant Noël ?
Amis (es) stagiaires ou anciens stagiaires exclusivement (pour l’instant), qui ont bien voulu m’avertir (avec les documents voulus pour que je puisse en diffuser l’information), d’une exposition, d’une publication, ou de la réalisation d’un carnet de voyage hors du commun, ce qui prouve que le talent non seulement s’apprend mais se travaille, et que vous êtes nombreux (ses) à réussir dans votre parcours d’aquarelliste, de carnettiste, vos efforts, votre persévérance et votre travail n’ayant pas été inutiles, je vous en félicite chaleureusement.
Du talent vous en avez toutes et tous !
Quant à moi, je suis très heureux de vous avoir aidés (es) de mon mieux, soutenus (es), encouragés (es) chaque fois que ce fut possible à l’occasion d’un stage ou d’une rencontre informelle, sur nos chemins créatifs.
Découvrons à présent quelles heureuses surprises vous nous avez réservé :


Anny de La FOUCHARDIERE


Son regard à la fois profond et attentif sur le monde qui l’entoure, rend encore plus intéressant le parcours de ses carnets, la découverte de ses aquarelles.
Au 17ème Salon d'automne des peintres de l'atelier Alizarine de Poulx, près de Nîmes, les 23 et 24 novembre dernier,  elle a gagné le premier prix du Jury (le grand prix le plus convoité dans cette manifestation qui compte parmi les rencontres d’automne des plus attrayantes du Gard), voici son aquarelle primée, et le panneau qui lui était réservé :
photo1er prix du Jury de au 17ème Salon d'automne des peintres l'atelier Alizarine de POULX


photo 1Les aquarelles d’Anny de La FOUCHARDIERE au 17ème Salon d'automne des peintres l'atelier Alizarine de POULX


Anny de La FOUCHARDIERE expose en ce moment jusqu’à la fin du mois au salon de thé LA PETITE FADETTE, 34 , rue du grand couvent à NÎMES (c'est dans l'Écusson près de la coupole non loin du parking), un très bel ensemble d’aquarelles sous le titre « MÉMOIRE DU JARDIN ».
De belles images tendre et coloré de son jardin, qui illumine sa mémoire jusqu’au prochain printemps, et qu’elle nous offre avec générosité, pour nous délecter à notre tour des fleurs et des fruits de la belle saison. Une exposition à aller voir absolument !
Anny 3Une des jolies fleurs du jardin d’Anny qui donne envie de découvrir l’ensemble des aquarelles de cette superbe exposition.

Ling PERRELET


C’est aussi depuis longtemps que je connais Ling…
J’apprécie beaucoup sa façon de voir le monde, et d’aller à la rencontre des êtres et des choses. Il y a une grande poésie dans son approche carnettiste des lieux où se produisent ces rencontres, dans sa manière de les traduire, et je repense souvent à Gauguin et à Matisse, quand je parcours ses carnets de voyages : j’y retrouve une délectation commune du chatoiement des couleurs lié à la pureté du trait.
Avec « Equateur 2013 » (et Galapagos), elle s’est particulièrement distinguée aux derniers rendez-Vous des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand, puisqu’elle faisait partie des nominés sélectionnés pour le prix Vulcania de la Route des Carnets 2013 !
Ling Perrelet 1Le Chimorazo émergeant de ses brumes dessiné par Ling PERRELET, extrait du carnet « Équateur 2013 ».


Ling Perrelet 2Une autre page extraite du carnet « Équateur 2013 » de Ling, où chaque motif, chaque trace de mémoire, nous entraîne dans un fabuleux voyage…


Je précise que Danny WAYGOOD faisait aussi partie des nominés pour ce même concours !
Bravo, félicitations à toutes les trois, et à très bientôt pour la suite de ces billets consacrés à la réussite de quelques-uns (es) d’entre-vous, qui m’avez suivi sur les chemins de France, d’Europe, d’Afrique du Nord, ou à l’autre bout du monde, et êtes ou avez été à l'honneur ces derniers mois, avec des créations personnelles, bien à vous…

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 23:01

- Cette très belle aventure de l’édition du livre «L’Aven aux Merveilles», qui s’achève avec la fin du tirage maintenant en cours d’épuisement de cet ouvrage (hé oui, toute l’édition est déjà presque entièrement partie !), marque-t-elle aussi la fin de l’épopée de l’Aven Noir ?
Certainement pas, comme je le disais dans une récente newsletter !
Je vous invite à cliquer sur ce lien pour aller sur le site du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, pour voir un très bel article consacré à ce classement par décret publié au Journal Officiel il y a un an déjà (mais dont je vous réservais l’information pour aujourd’hui, car je voulais vous garder le meilleur pour «l’après» publication de mon livre, une autre façon pour moi et ce ne sera pas la seule, vous verrez, de remercier celles et ceux d’entre-vous qui le possèdent déjà).
S’il n’était besoin de le dire, ce classement prouve l’intérêt majeur de cette merveille naturelle, dont on n’a pas fini d’entendre parler…
En tout cas, mon livre s’inscrit dès à présent dans un plus large mouvement, où mon témoignage de carnettiste restera comme la mémoire d’un moment d’histoire unique pour la connaissance de l’un de nos plus beaux sites naturels, et de ses principaux acteurs.
Cela rend cet ouvrage plus précieux encore, et je voulais vous remercier de vous y être intéressés, car vous avez, vous aussi, contribué en très peu de temps à en faire un livre «rare».
Il n’y a plus maintenant que les librairies qui en ont l’exclusivité, où vous pouvez vous le procurer (voir leur liste dans l'article précédent).
Agregats-d-argileVoici une aquarelle qui n’est pas dans mon livre (je ne pouvais pas y mettre toutes celles que j'avais réalisées) : il s’agit d’agrégats d’argile excavés par des écoulements verticaux de gouttes d’eau (origine des anti-stalagmites, voir le livre), qui commencent à se calcifier…
Ce livre est donc à juste titre déjà considéré par certains collectionneurs comme une référence dans la bibliophilie spéléologique illustrée, et si vous le possédez, vous pouvez vous considérer comme un (e) bibliophile privilégié (e), plus encore s’il est dédicacé, appartenant au cercle restreint des personnes dont l‘achat prendra plus de valeur encore à l’avenir, puisque je n’ai pour l’instant pas l’intention de le rééditer avant un bon moment.
Car mon projet n’avait pas au départ une logique de profit, elle s’inscrivait au contraire dans la valorisation du travail accompli, souhaitant maintenir cette édition dans l’esprit d’une réalisation d’exception (c’est aussi le choix de la structure éditoriale naissante «Carnets Choisis»).
Merci également pour vos très nombreux compliments, ils me touchent d’autant plus qu’ils gratifient les efforts engagés pour la réalisation de cet ouvrage pendant tant d’années. Je ne parle pas de ma pratique et expérience spéléologiques, où je ne suis qu’un très piètre acteur, mais de ma constance (pour ne pas dire mon obstination) dans son élaboration, sans oublier les risques bien réels pris pour mener à bien ce travail au fond du gouffre (mes vertèbres cervicale s’en souviennent encore).
Je peux vous affirmer que travailler picturalement en conditions d’exploration spéléologique n’est pas une pratique courante, dans un milieu où en général, on ne prend pas de notes «artistiques», où on a autre chose à faire que de réaliser croquis, ou aquarelles (merci à la patience de mes copains) !
Ce fut sans remonter à la surface à chaque descente pendant plusieurs jours durant, assez difficile pour moi bien qu’au sein d'une équipe soudée et expérimentée dirigée par un explorateur très compétent, c’était généralement en zones totalement inconnues, souvent hostiles et instables (je repense à certaines trémies ou passages "arrosés"), toujours techniques, où les possibilités de secours en cas de problème étaient plus qu’aléatoires (ne serait-ce que pour la traversée de «La fissure de l’espoir», pour n’évoquer que ce passage)…
Vos compliments, j’aurai certainement le plaisir de les consigner dans un futur livre d’or, mais je ne peux dès à présent résister au plaisir d’ en faire partager quelques-uns à tous (es) les amis (es) qui me suivent sur ce blog (parmi tellement d’autres, je ne peux tous les citer) :
«Quel travail, mais aussi quelle passion, quelle vivacité, quel enthousiasme.. Nous découvrons sur tes pas ce monde karstique, ce monde où je ne suis jamais allée.»
                                Jackie
«Quel fantastique carnet, quelle somme de travail et d’informations ! …Ce fut un vrai défi que de peindre dans de telles conditions, et un tel sujet. Merci encore de nous accorder ce privilège de découvrir ce patrimoine exceptionnel et d’admirer tes aquarelles dans cette œuvre si unique…»
                                Elizabeth
«Ce n’est pas la moindre des choses que celle qui consiste à nous mener au seuil de cette expérience vécue dans les profondeurs de la terre et de la conscience : une béance entr’ouverte sur le mystère de la nature, sur son origine et celle de l’humanité qui en vient…» 
                                Gilbert
«Merci encore, et félicitations pour ce livre, les efforts réalisés avec tes amis spéléologues, la présentation même du livre, qui, décrivant les ténèbres de la grotte, n'oublie pas les villages et les habitants des Grands Causses. Le récit de cette aventure surprenante pour les aquarellistes est captivant, et ...je suis très fière de toi, mon «premier» professeur d'aquarelle»

                               Andrée
«Le livre est vraiment extraordinaire, c'est un très grand plaisir d'avoir cet ouvrage et d'en profiter…»
                                Cécile
«Nul doute que tes aquarelles vont me permettre de progresser et capucine et campanule m’accompagnent partout où je vais… Merci pour ton sens du partage et ta générosité.»
                                Gilles
«…Quelle merveille, c'est le cas de le dire! Quel travail, au delà de la beauté des aquarelles, l'importance du texte et la qualité de la mise en page, tout est rassemblé pour en faire une réussite. J'ignorais que tu étais aussi écrivain Alain, …c'est vraiment l'ouvrage d'une vie ou du moins d'une extraordinaire aventure.»
                                Dany
«…Il n'y a pas sur nos rayons ( plus de 11.000 entrées ) d'ouvrages qui ressemblent à ce que tu as réalisé . Même hors de nos frontières, je ne vois pas d'équivalent . Alors, on tient à te féliciter . Ce regard différent que tu portes sur le monde souterrain va faire beaucoup de bien à tous ces « spéléos » qui bouffent de la classique au kilomètre et ne savent plus prendre le temps de savourer ce merveilleux spectacle de la nature qui s'offre à nos yeux éblouis.»
                                Gérard (spéléologue et bibliophile)


Pour terminer ce billet, je dédie ces propos amicaux et enthousiastes à la cavité de l’Aven Noir, à son inventeur et à tous les acteurs de l’exploration dont je parle et dont je trace le portrait dans ce livre (y compris les pionniers), à cette région magnifique de gorges et grands causses, à ses villages authentiques, à ses habitants : ce sont eux les véritables héros de cette aventure, je n’en suis que l’humble rapporteur !

J'ai aussi une pensée de gratitude particulière envers la ville de Nant, ses élus, les propriétaires des terrains de la cavité, et l'Office du Tourisme de cette ville, qui m'ont soutenu et aidé dès le départ, pour mener à bien la réalisation de cet ouvrage.


À présent que les objectifs que je m'étais fixés pour mettre en valeur dans ce travail cette si belle région, les personnages que j'y ai rencontrés, ainsi que l'une de ses plus extraordinaires merveilles sont atteints grâce à vous, je vais pouvoir passer à la finalisation du programme de mes stages aquarelle et carnets de voyages 2014, dont je vous reparlerai bientôt...

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 21:31

Dans «écholocation», il y a «écho». Vous allez voir à la fin de la vidéo, la relation qu’il peut y avoir entre une peinture évoquant le cheminement d’une chauve-souris dans les profondeurs karstiques, et l’écho d’une incroyable découverte, annoncée dans un quotidien trouvé sur une table de restaurant.
Une nouvelle qui a complètement modifié le cours de mon existence ces huit dernières années, m’entraînant dans une véritable aventure, dont je relate l’histoire dans un carnet réalisé au jour le jour, et qui fait l’objet d’un nouveau livre, publié très prochainement…
Mais que je revienne à la petite surprise que je vous avais promise lors de mon billet précédent : c’est non seulement, la toile ci-dessous (que j’ai le plaisir de vous faire découvrir), mais aussi, celle du catalogue de l’exposition dans laquelle on a pu la voir avec 27 autres œuvres d’art contemporain (peintures et sculptures principalement), exposition qui vient de se terminer.
Pourquoi Millau me direz-vous ?
- Parce que cette charmante ville (surtout connue bien au-delà de nos frontières pour son célèbre viaduc), fut cette année, la capitale européenne de la spéléologie, à l’occasion du 8ème Euro forum de la discipline, et du cinquantenaire de sa Fédération française, un évènement scientifique, sportif, environnemental et une rencontre internationale, dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler ici.
La manifestation, organisée par les Comités Départemental Aveyron et régional Midi - Pyrénées de Spéléologie et la FFS avec le soutien de la ville de Millau, les Instances sportives au plus haut niveau et le Département de l’Aveyron, fut une magnifique réussite. Elle s’enrichit pour la première fois d’un concours d’art contemporain particulièrement intéressant, dont l’initiative revient en premier lieu au Comité Départemental de Spéléologie, dont le dynamisme n’a d’égal que l’action fructueuse et originale.
Le thème en était la chauve-souris, ce concours s’adressant à tout artiste plasticien européen confirmé et professionnel, le nombre des artistes sélectionnés étant limité à 28 correspond aux 28 fédérations européennes de spéléologie participant au congrès. On n’avait le droit de ne présenter que deux œuvres (une seule pouvant être retenue), quant au jury, il était composé de professionnels des milieux artistiques et culturels, ainsi que de représentants du monde spéléologique. Chaque œuvre devait être accompagnée d’un cartel présentant l’objectif et l’intention artistique la définissant.   
Echolocation karstique«Écholocation karstique», Acrylique et technique mixte sur toile (sable dolomitique, pigments naturels, liants acrylo - vinyliques).
Cette toile est une réflexion sur la possible «visualisation» de la perception des espaces hypogés karstiques par l’écholocation d’un chiroptère .
Cette tentative d’une «visualisation»  du monde des profondeurs à partir d’une «mémoire supposée des espaces hypogés» de l’animal, se traduit dans la conscience que nous pourrions en avoir par une vision énigmatique, mystérieuse et symbolique des milieux souterrains .
En même temps que cette «visualisation» met en valeur leur importance dans les équilibres naturels (écosystèmes, hydrogéologie, etc.) à travers les interactions endokarst - exo karst (symbolisées dans la toile par le vol et la vie de la chauve-souris à l’intérieur et à l’extérieur des cavités souterraines), ce sont les archétype de la matrice maternelle, de la caverne des mythes d'origine, de la renaissance et de l'initiation qu’elle évoque .
Quoi que très schématisé (ou traduit par signes) le chiroptère plusieurs fois présent dans la toile est le messager des énergies telluriques, des forces magiques ou «extra-naturelles», établissant un lien vivant  et extra - sensoriel (délié de toute vision «formelle») entre la terre et le ciel, le monde de l’intérieur et l’extérieur, le connu et l’inconnu, le visible et l’invisible, l’occulte et le révélé, le passé, le présent et le futur .
Comme dans le cas de la lumière inactinique utilisée pour éclairer une chambre noire afin de développer en noir et blanc, la couleur rouge du fond de la toile a pour rôle la «mise en valeur» de la «visualisation» des mondes souterrains révélés par l’écholocation de la chauve-souris .
Elle évoque également un creuset matriciel, un espace d’accomplissement allant de la naissance obstétricale aux rites de la puberté et une force de régénérescence où peut se perpétrer le mythe du Phénix (symbolisé par le signe «phi» de l’ancien mot grec «phoinix» en bas à gauche de la toile), un espace séparant les temps géologique des profondeurs karstiques de nos propres notions de durée, un espace que le seul mammifère doué du vol actif est capable de franchir depuis plus de 50 millions d’années …
Voici à présent en complément de ma "petite surprise", le catalogue de cette exposition «Rat d‘Art Volant», (manifestation d’excellent niveau, qui vous donnera une idée de sa teneur jusqu’au 29 septembre au beffroi de Millau), cliquez sur son image ci-dessous, pour l’ouvrir et le télécharger en PDF (à ne pas faire si connexion Internet lente et plugin navigateur inactif):
Affiche expo 1Parmi toutes ces œuvres celles qui ont été primées au final sont les suivantes :
Prix de la ville de Millau pour la catégorie "sculpture" décerné à Double Je pour son oeuvre "le monde allant vers"
Prix de l'office du tourisme de Millau Grands Causses pour la catégorie "œuvres picturales et apparentées" décerné à Sophie Vigneau pour son oeuvre "Envol"
Prix résultant du vote du public décernés par ordre alphabétique à:
-Alain Courtaigne pour son oeuvre "Cavernicoles"
-Anne Deltour pour son oeuvre "Echappée Belle"
-Sophie Vigneau pour son oeuvre "Envol"
Mais je reviens à ma toile : par-delà cette exposition, elle représente symboliquement bien plus qu’une sélection à un concours et une exposition de plusieurs mois.
C’est la matérialisation informelle de la fin d’une aventure qui se termine par la réalisation d’un livre, une belle histoire dont vous verrez le début dans cette vidéo, et que je développe dans le livre en cours de parution, je vous le présenterai dans le prochain article.
Cet ouvrage, un carnet de découvertes et d’exploration dont l’élaboration n’avait jamais encore abordé un tel sujet à travers dessins, croquis et aquarelles, vous emmènera tout au long des sept années où je l’ai réalisé, à la rencontre d’un patrimoine aussi riche que celui évoqué dans mon «Aveyron, carnet de routes», de personnages passionnants, de grandioses paysages, d’une nature préservée, et d’une aventure à la fois scientifique, humaine et sportive, où le mot «spéléologie» évoque aussi une réflexion sur le sens des beautés la nature et du regard des hommes qui ont pour charge de la transmettre et de la préserver.
Alors, avec la parution de ce livre, dans le prochain billet, c’est à une naissance que je vous inviterai !

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