portraits - Aquarelliste et peintre voyageur
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  • : Aquarelliste et peintre voyageur
  • Aquarelliste et peintre voyageur
  • : En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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-  Les stages "aquarelle" dans l'Hexagone sont ouverts aux débutants et aux pratiquants déjà confirmés souhaitant se perfectionner : ils ont pour but d'apporter efficacité et aisance d'expression à l'aquarelliste de terrain. Nombreux sont les aquarellistes issus de mes stages ou passés s'y perfectionner depuis 4 décennies...
- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'en Aragon, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2022...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 20:52

Orlando Corcino poète des favelas, un vrai conte de fin d’année de Christian DAGONET et Michel MONTIGNÉ

 

Pour terminer l’année sur une note d’espoir et d’amitié comme je l’avais déjà fait l’an dernier avec Ptit Jo (qui va très bien et vous fait une grosse bise en passant), je vais vous raconter une belle et véritable histoire comme on aimerait tant en écouter !

À l’origine deux amis, deux carnettistes de talent : Christian DAGONET et Michel MONTIGNÉ . 

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« Montrozier », charmant village aveyronnais du carnet d’Aveyron de Christian DAGONET

Christian DAGONET , qui a publié cette année un joli carnet d’Aveyron aux ("REGARDS SUR L'AVEYRON" Éditions De Borée), a une grande passion, altruiste et généreuse : il est président d’une association, « Clair Logis Amérique », qui a pour but d’accueillir et former les jeunes femmes très défavorisées qui vivent dans les favelas de Salvador de Bahia au Brésil .

undefinedChristian DAGONET

Ce foyer permet d’accueillir 130 jeunes femmes, qui par le biais d’ateliers d’artisanat, (tels ceux de couture, manucure, coiffure, dessin, etc.) reprennent confiance en la vie et se réinsèrent dans la société . Elles se découvrent capables de créer, d’espérer …

undefinedScène de samba par Michel MONTILLET .

Le produit de leur art, qu’elles peuvent vendre de différentes façons, et leurs différentes formations professionnelles les valorisent et leur donnent d’autres approches humaines que celles de la drogue, de la prostitution et de la misère .

Une ouverture particulière leur est donnée par des supports aussi différents que la fête ou la spiritualité . Au Brésil tout peut être possible, et l’un n’est jamais éloigné de l’autre … 
Si vous voulez soutenir Clair Logis Amérique Latine, vous pouvez contacter directement Christian DAGONET : christian@dagonet.fr

Michel MONTIGNÉ, carnettiste depuis longtemps reconnu dans la profession autant qu’auprès du grand public, a publié de nombreux carnets de voyages vivants et colorés, généralement empreints d’embruns du vent du large et évoquant les pays lointains et ensoleillés .

Son goût pour la recherche, la remise en cause perpétuelle et les prises de risque s’épanouit de façon particulièrement féconde dans l’aquarelle et les carnets de voyages …

undefinedMichel MONTIGNE 

Un jour qu’ils peignaient ensemble, Christian a parlé de Salvador de Bahia et de son association à Michel, et les voilà partis tous les deux au Brésil . Ce fut un florilège de peinture pour nos deux artistes, débouchant sur le projet d’un livre vendu au profit de l’association .

undefinedUne rue de Salvador de Bahia par Michel MONTIGNE .

Mais ici commence une sorte de conte de fées : parcourant les favelas, voilà qu’ils découvrent un poète inconnu, défavorisé et de grand talent : Orlando Corcino .

undefinedPortrait et image des favelas de Michel MONTIGNE.

Ils décident alors de modifier le projet du livre et d’en faire une édition de poèmes d’Orlando illustrés par Michel MONTIGNE, en offrant dans cette aventure toute leur part de travail .

Une année passe : le livre est édité, puis vendu en totalité . Nos deux amis retraversent alors l’Atlantique pour offrir la moitié du fruit de la vente au poète, l’autre moitié à l’association .

undefinedUn autre artiste des rues : le jeune Joyca (Aquarelle Michel MONTIGNE)

Ce livre peut aujourd’hui être commandé à Michel MONTIGNE, car ils ont décidé de le rééditer .

Grâce à eux ce poète des favelas est à présent mieux connu et un peu d’argent est rentré dans les caisses de l’association .

Mais, me direz-vous, parle-nous d’Orlando CORCINO ?

undefinedOrlando CORCINO par Michel MONTIGNE .

« Il m'a semblé qu'il serait bon et juste de rendre hommage à travers lui au formidable gisement de talents enfouis dans les quartiers les plus défavorisés des villes du Brésil : écrivains, poètes, comédiens, musiciens, danseurs, lutteurs ... Donner ici et là-bas la parole aux voix étouffées . » Michel Montigné 

Orlando Corcino est né en 1948, il réside au Brésil à Salvador de Bahia . Fils d'une lavandière et d'un pêcheur il a eu l'existence difficile de nombre des habitants du Brésil . Pour survivre et nourrir sa nombreuse famille - six enfants - il a fait de nombreux métiers depuis celui d'aide maçon à celui d'éboueur dont il est actuellement retraité.

Il naît à la poésie lorsque une jeune fille qu'il rencontrait tous les matins en attendant le camion du travail n'est plus venue ; pour elle il a écrit son premier poème.

Avec ses mots à lui, avec les mots du peuple des favelas il va chez les uns et les autres pour un mariage ou pour les bonheurs d'un chant ou d'un partage réciter ou chanter ses poésies . Avec sincérité et authenticité il dit le quotidien d'un monde où l'amour, la magie des mots, les rêves, parfois la colère permettent de ne pas désespérer ; même quand les amours font mal ils font vivre...

Orlando Corcino est un pur témoin de la vitalité poétique des peuples des favelas ; pour cela, pour son talent de poète , il mérite d'être écouté et entendu . À travers lui c'est un peuple qui danse sur les mots .

O GRITO DO POETA

A poesia fala

A poesia diz, clama e reclama

A poesia fala

A poesia diz tudo aquilo que eu nâo posso dizer.

 

O GRITO DO POETA (LE CRI DU POÈTE) dit par mes amis Chantal et Jean PÉRIÉ , eux-mêmes grands spécialistes du Brésil .

undefinedCapoeira par Michel MONTIGNE

ASSIM É A MINHA VIDA 

Da solidâo

Eu faço verso

Da tristeza

Poesia

Da angûstia

Faço mûsica

Da dor

A poesia

Das lâgrimas

Lavo meu rosto sempre molhado

Pelas lâgrimas da alegria

As vezes do desgosto

Assim segue a minha vida

 

  ASSIM ÉA MINHA VIDA (AINSI VA MA VIE) dit par mes amis Chantal et Jean PÉRIÉ , eux-mêmes grands spécialistes du Brésil .

NO ESPAÇO VAZIO

No espaço vazo

No cantinho do seu

Coaraçâo guarde

Estas palavras

Que digo do fundo

Guarde como um diamante

Como pedra de brilhante

Estas palavras que digo

Amo você .

 

NO ESPAÇO VAZIO (DANS L'ESPACE VIDE) dit par mes amis Chantal et Jean PÉRIÉ , eux-mêmes grands spécialistes du Brésil .

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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 16:37

« Clochers de Basse Auvergne » et « Carnet d’Iroise » .

 

Je vous parle aujourd’hui de deux intéressants livres, bien différents par leur thématique, mais tout aussi attrayants l’un que l’autre …

« Clochers de Basse Auvergne » de Maryse et Marcel PIERRE

undefined La richesse des grandes époques culturelles et architecturales se lit et se déchiffre dans le visage de nos monuments religieux, et les clochers sont dans ce domaine de véritables livres à ciel ouvert … (Photo de la couverture du livre de Maryse et Marcel PIERRE) .

Voilà un ouvrage instructif et très documenté qui nous entraîne dans une superbe promenade à l’ombre des jolis clochers d’Auvergne .

Cet ouvrage est d’autant plus intéressant que comme nombre d’études de ce type il est rare . C’est une référence pour tous les amoureux du patrimoine, que l’on connaisse ou non cette belle région . On y découvre foule de renseignements et de détails tout au long des 384 pages, ce qui donne à cette étude la qualité d’une véritable encyclopédie à travers une approche vivante et ludique, référence à la fois utile pour le curieux à la recherche d’une information précise sur le clocher d’une paroisse et pour le passionné de patrimoine architectural . Un vrai carnet, de clocher en clocher …

Ce beau livre est disponible auprès des auteurs :  
pierremaryse@hotmail.com , c’est un cadeau à offrir et à s’offrir tout au long de l’année si on aime notre si riche patrimoine national . 

« Carnet d'Iroise – Ouessant, Molène, Sein, » de Jean-Paul Rivière .

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Carnet d'Iroise, voyage à la rencontre des îles...

Il est de ces ouvrages dont on ne sait par où commencer pour en parler, pour exprimer le sentiment perçu et même vécu à leur lecture. Intimité des lieux croisés, poésie des instants saisis, envie de partir sur les traces de l'auteur, de poser les yeux sur ces sites parcourus le temps d'un croquis, celui d'un lavis....

Carnet d'Iroise de Jean-Paul Rivière se rattache sans nul doute possible à cette famille d'ouvrages d'exception, de ceux qui vous transmettent un désir puissant de voyage, de départ, de découverte, de rencontre.

Ouessant, Sein, Molène sont autant de balades, d'univers dans lesquels nous pénétrons tel un explorateur venant de découvrir le nouveau monde.

Aquarelles et croquis agrémentés de notes prennent vie au rythme des 64 pages que comporte l'ouvrage, nous enrichissant subtilement en connaissances historiques, géographiques et actuelles sur la vie de ces îles du bout du monde.

Livre à rêver, ce recueil ravira les amateurs d'art, les découvreurs futurs de ces terres émergées ou embellira encore davantage chacun de vos souvenirs acquis en ces lieux magiques. 

« ...L'Iroise, un nom magique, évocateur des vents du large, des courants redoutables, et des naufrages meurtriers... Savoir attendre, observer, pour saisir en un instant magique, des scènes toujours semblables, mais sans cesse renouvelées... »

Une promenade en dessins et aquarelles à la découverte des îles d'Ouessant, Molène, et Sein.

Jean-Paul Rivière est né en 1956 à Auray.

Passionné par la peinture et le dessin, il aime croquer l'ambiance des ports, les vieilles pierres des villages, ou tout simplement les scènes de la vie quotidienne.

Ses croquis sont des instants de vie, captés dans cette Bretagne qu'il aime .

En complément de ce vivant carnet de voyage, des études de vieux bateaux traditionnels, touchants par leur simplicité et leur authenticité, qui meurent dans leur coin et l’indifférence, alors que ce sont eux aussi, d’intéressants et nostalgiques témoins du temps qui passe ….

Jean-Paul dit : « J'aime errer dans les cimetières de bateaux parmi les vieilles coques envahies par les herbes folles.
A l'heure où certaines municipalités souhaitent les voir disparaître du
paysage, il me semble important de ne pas les oublier . »

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Toutes ces études reflètent la passion de Jean-Paul Rivière pour ces vieux bateaux . Ils se nomment le Magouër ou le Bono, ils disparaissent et Jean-Paul les sauve de son trait de crayon sanguine …

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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 15:42
Carnets de Voyages sur ARTE et découverte par ailleurs de deux carnettistes inconnues mais d’un immense talent .

Avant tout, soyez attentifs à une émission d’ARTE qui ne peut que vous plaire : jusqu'au 4 janvier, Carnets de voyage part à la découverte d'un pays à travers le regard d'un reporter dessinateur chaque soir à 20 h 15 . Ces courts métrages de 25 à 30 minutes vous permettent d’accompagner un (e) artiste voyageur (se) sur le motif dans l’exercice de son carnet .
Ce n’est rien d’autre que ce que nous faisons tous régulièrement, mais le style de chacun est mis en avant avec beaucoup de talent par les réalisateurs . Le choix des carnettistes est assez sympathique et cette émission mérite que vous mettiez en route vos magnétoscopes . Si vous avez raté les premiers films, vous les trouverez ici , bon visionnage !
Hors celles et ceux d’entre nous qui ont la chance d’être édités et  médiatisés, de très nombreux (ses) autres carnettistes oeuvrent dans l’anonymat avec beaucoup de talent . Je vais vous présenter aujourd’hui deux jeunes femmes qui mériteraient d’être mieux connues, à travers leurs carnets sur deux villes très différentes .

Marie-Hélène PUGET et son carnet de Barcelone :

Voilà une artiste qui mériterait d’être éditée . Son carnet de Barcelone nous entraîne dans la fascination de cette ville passionnante, des quais du port au cœur des Ramblas et du Bario Chino aux chefs-d’œuvres de Gaudi . Il grouille de vie, et on entend en le feuilletant le murmure des vielles maisons de brique, le tumulte des avenues parcourues par la foule, ou les sonorités de la sardane, le dimanche matin devant la cathédrale !
Marie-Hélène PUGET possède comme nombre de carnettistes un parcours atypique : fille de la mer, marin, peintre, elle navigue en Bretagne du sud, partageant sa semaine carnets en poche entre Vannes et l’île de Sein, après huit ans de bourlingages dans l’océan Indien,  avec son carnet comme livre de bord  . C’est dire si son expérience en vaut bien d’autres, empreinte de cultures et d’acquisitions multiples …
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Danseuses de sardane . On fait plus que les voir en regardant cette page : on danse avec elles et on entend la musique, et pourtant on ne retrouve pas l’attitude typique à laquelle nous aurions pu nous attendre des mains réunies et des pas de côté … (Aquarelle Marie-Hélène PUGET )
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Marie-Hélène c’est attachée dans ce carnet à montrer le visage préservé de Barcelone sauvé des grands travaux, tels ces coins intimistes de la vieille ville où les quais, ouverture sur la mer et les grandes aventures maritimes … (Aquarelle Marie-Hélène PUGET )undefinedExplosion de couleurs et de bruits, de contrastes et de modernisme, son regard se pose sur la vie quotidienne, au hasard des avenues, des places et des rue cette belle ville   … (Aquarelle Marie-Hélène PUGET
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Rencontres avec Gaudi, avec Picasso, architectures étonnantes, parcours hors des sentiers battus dans  la  capitale  de  l’art  contemporain,  regards  vers  des  visages complices entre historique modernité et chantiers d’avenir … (Croquis Marie-Hélène PUGET)  
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Le charme de Barcelone est aussi celui de ses boutiques anciennes et désuètes, de ses balcons fleuris, des ses ruelles innombrables où Marie-Hélène se plait à déambuler et à croquer mille instants de vie qu’elle nous donne à partager avec ravissement . (Aquarelle Marie-Hélène PUGET)

Armelle VOINIER et son carnet de Dijon :

Ce qui m’a beaucoup intéressé dans le travail d’Armelle, c’est qu’elle est une dessinatrice dont l’expression reste profondément ancrée dans un classicisme parfait, (peut-être l’expression « classe » vient-elle directement de ce constat ?), un classicisme pourtant empreint de liberté, où les lignes de fuite, les valeurs hachurées, les équilibres et proportions ne sont pas des freins et des contraintes, des cages rébarbatives et sans issue, mais des traits libérateurs, des moyens d’évasion, de lumière et d’espace .
Son grand mérite est de faire vibrer l’architecture par la seule présence du trait, par la seule dimension d’ombres et de lumières pleinement apprivoisées grâce à la maîtrise du dessin, à la force des contrastes de valeurs en harmonie avec un graphisme de grande qualité .
Combien de prétendus « dessinateurs » en sont-ils aujourd’hui capables ?
Il y aurait beaucoup à dire à ce sujet, nombreux d’entre-nous pourraient aujourd’hui reprendre leurs études là où ils ne les ont ignorées (et pour cause : - quelles valeurs et enseignements transmet-on exactement de nos jours dans les grandes écoles d’art pour être en conformité avec  les préceptes de notre temps ?), et revoir des programmes abandonnés pour la plupart bien avant le début du siècle dernier !
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Nous voici au cœur de son carnet dans une promenade historique dans le vieux Dijon . C’est par la qualité du dessin qu’ici (comme dans toutes les pages de son carnet) Armelle nous initie à la beauté de l’architecture : celle-ci n’est pas relatée, elle est sublimée ! (Croquis Armelle VOINIER)
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On peut parler d’architecture et parler aussi de la vie : - l’architecture n’est-elle pas le produit d’une rencontre entre l’histoire et la vie ? … (Croquis Armelle VOINIER)
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En cela, on peut ajouter que le monument, par son décor, ses sculptures, ses ornementations, nous introduit à l’intimité d’une époque dont la perception se cache derrière l’artefact de ses apparences, et qu’il suffit de dépasser pour en entendre le cœur battre . Armelle nous en donne les clés par ses dessins et croquis, et ce vécu palpitant chargé de mystère et de beauté devient alors perceptible derrière chaque ombre, chaque trait … (Croquis Armelle VOINIER)
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Armelle VOINIER sur son stand à la 8ème Biennale de Clermont-Ferrand . On comprend tout quand on sait qu’elle est architecte diplômée de l’École d’Architecture de Nancy et de l’Université de Stuttgart . Mais son travail de carnettiste ne s’arrête pas à ces croquis très justes et épurés : peut-être un jour vous parlerai-je de ses différentes expériences de représentations tendant à les détourner de leur utilisation traditionnelle sur des supports des plus variés ? 

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 14:54

Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand : Christine AMMOUR .

 

Nous voici sur le stand de Christine Ammour : elle est musicienne et créatrice voyageuse . Elle capte des sons, dessine et chante.

Ses voyages ne sont pas le fruit du hasard mais celui des liens qui l'attachent aux musiciens avec lesquels elle travaille depuis plusieurs années .

Histoires de familles, rencontres, elle compose, écrit des tableaux qui s'écoutent et se regardent .

Elle parle de ses carnets : « Compositions, collectages de sons, chants traditionnels, je suis partie des sons enregistrés sur place lors de mes voyages pour construire les morceaux des albums . La voix, le chant, sont des instruments universels qui perpétuent la mémoire par voie orale » .

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Christine AMMOUR sur son stand : ses carnets se regardent, se lisent, et s’écoutent grâce au CD audio contenu dans chacun d’eux … (Photo Alain MARC )

C’est « CUBA » qu’elle présente cette année à Clermont-Ferrand .

II s'agit d'un voyage initiatique auprès de Mario Jaurégui Aspirina, soixante-quatorze ans, véritable anthologie des chants et des percussions cubaines . C'est avec lui qu'elle étudie depuis plus de dix ans la liturgie des chants Yorubas . Ce carnet visuel et musical nous plonge au cœur de Guanabacoa, le plus ancien quartier de la Havane . Cuba et ses racines africaines, ses contes, ses rites, le monde magique des divinités du panthéon Afro-cubain : Yémaya, la reine des océans, Oshun, déesse des eaux douces et de l'amour, Shango, dieu de la foudre . Cuba, île sortilège, se dévoile peu à peu au fil de ce carnet, un regard intimiste sur l'île crocodile .

Mario Jaurégui Aspirina se présente, introduction au carnet musical de Christine AMMOUR, avec un très beau morceau de musique (vous pourrez entendre la suite en écoutant le CD du carnet de Christine) …

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Issu de son carnet de voyage sur Cuba, Christine Ammour présente aussi ses tableaux sur les divinités de la liturgie afro-cubaine . Ils sont éclatants de couleurs et chargés des symboles et des sonorités qui les ont inspirés … (Peinture, avec l’aimable autorisation de Christine AMMOUR)

" Bien au-delà du soleil et des ombres porteuses de chimères, les racines s'étendent. Une famille, une maison, une île, sur le toit de la maison un chien qui aboie, une cage à oiseaux en bois, le linge qui sèche au soleil... Des coqs, des poules, des pigeons et Abukenké l'arbre protecteur. Je ferme les yeux, premier souvenir de la Havane... Arrêt sur image : comme dans un film en technicolor où roulent de belles américaines..."

 Voici un extrait du CDR inclus au carnet de Christine AMMOUR sur Cuba : c’est votre rencontre avec Mario Jaurégui ASPIRINA, musicien de 74 ans, grand maître des chants et des tambours Bâta qui chante pour vous . Tout le charme et l’envoûtement de la musique cubaine en quelques notes, en quelques mots …

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Encore une divinité de la liturgie afro-cubaine : vous découvrirez les contes, les couleurs, les symboles, les chants, les rythmes liés à chacune d'elles, à travers les peintures et les pages du carnet de Christine . (Peinture, avec l’aimable autorisation de Christine AMMOUR)

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Cette divinité est chargée de soleil . Comme les notes de musique recueillies par Christine . Un voyage dont on voudrait qu’il ne s‘arrête jamais … (Peinture, avec l’aimable autorisation de Christine AMMOUR)

Si cette rencontre vous a plue, je vous invite à visiter le site de Christine AMMOUR en cliquant ici, : vous y découvrirez ses autres carnets et pourrez les lui commander directement car ils méritent le détour . D’ailleurs, on ne se lasse pas d’écouter et réécouter les superbes enregistrements qu’ils contiennent, elle en a d’ailleurs placé de très beaux extraits sur son site . 

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 10:23

8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand : Hervé GRIMAL

 

Nous nous arrêtons aujourd’hui, sur le stand d’Hervé GRIMAL, artiste plasticien, qui vit et travaille dans le Gard près d’Uzès. Avec Laure, son épouse, il réalise des recherches en arts textiles et en arts plastiques . L’écriture est venue dans son monde pictural apporter la dimension d’un langage universel et sensible .

La création de ses livres existe depuis 1994, mais ce n’est qu’après le passage de l’an 2000, qu’il consacre uniquement ses recherches au monde livresque.

À partir de 2002, naissance d’une série de livres : « impressions de voyage » . C’est avec un carnet de notes en poche, un appareil photos, qu’il transcrit des ressentis en superposant des traces photographiques et des textes émergeant des souvenirs de ses voyages en Égypte, en Espagne autour de la peinture de Goya, Vélasquez et Le Gréco, en Inde, de Delhi à Bénarès ...

Et des lieux paradisiaques aussi, comme " Le jardin de la Noria - Un chemin d'eau " .

« Nous en avons parcouru de merveilleux jardins ... C’était en 2006 . Réaliser un livre sur « le jardin de Laure », en 2004, c’était par exemple révéler une partie de sa vie, c’était dévoiler une part de son intimité…
Cela fut à l’origine du carnet « Le jardin de Laure – Une Oasis au milieu de la garrigue écrasée par le soleil », texte et photos retouchées sur papier Vélin d’Arches, dimensions : 14 cm x 14 cm, en tirage limité . C’est un recueil de notes poétiques d’un merveilleux espace de verdure, une poésie de formes, de couleurs et de senteurs … »

Hervé GRIMAL sur son stand : le public découvre avec ravissement ce florilège d’ouvrages entièrement réalisés par ses soins en tirage limité . Livres d‘artiste sur un très beau papier dont on prend plaisir à feuilleter les pages pliées en accordéon, qui en font de véritables ouvrages d’art … (Photo Hervé GRIMAL )

Le voyage en Inde fut pour lui la concrétisation d’un rêve d’adolescent . Cela se traduisit par plusieurs ouvrages dont :

« Impressions de voyage – De Delhi à Bénarès – I - », texte et photos retouchées, sur papier Vélin d’Arches, année : 2005, dimensions : 14 x 14 cm, tirage limité .

« Impressions de voyage – De Delhi à Bénarès – II – », texte et photos retouchées, sur papier Vélin d’Arches, année : 2005, dimensions : 14 x 14 cm, tirage limité .

Ses chemins se poursuivirent sur d’autres routes . Pendant ses voyages, des notes quotidiennes, de nombreuses photos vinrent étayer ses créations, par exemple en 2003 : « Impressions de voyage – en passant par Ségovie, Madrid et Tolède… », texte et photos retouchées sur papier Vélin d’Arches, dimensions : 14 cm x 14 cm, tirage limité . Ou « Impressions de voyage – sur les traces de Pharaon », texte et photos retouchées sur papier Vélin d’Arches également, en 2002, dimensions : 14 cm x 14 cm, tirage limité idem .

Pour la qualité et l’originalité de ses créations reçoit à l’occasion de sa première participation à la 8ème Biennale des Carnets de Voyages le PRIX DE L'ECRITURE de la BIENNALE DU CARNET DE VOYAGE de CLERMONT-FERRAND 2007 .

C’est également cette année en 2007 qu’il est entré dans le Référencement du catalogue de la BNF . 

Si vous voulez rencontrer Hervé GRIMAL, je vous invite à vous rendre sur son stand au 10e SALON PAGE(S) qui a lieu en ce moment les 7 - 8 et 9 décembre courant à l’ESPACE CHARENTON à PARIS, où il présentera ses livres d’artiste .

Enfin, si vous n’êtes pas à Paris en ce moment voici ses coordonnées : Contact : Herve Grimal Mobile : 06 15 13 76 35 
Son e-mail : Herve.Grimal@wanadoo.f

Et si vous voulez le retrouver sur son site web où il présente sa démarche artistique, il vous suffit de cliquer ici .  

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« Impressions de voyage – Bénarès, un but suprême… » Texte et photos retouchées, papier : Vélin d’Arches, année : 2006, dimensions : 14 x 14 cm, tirage limité .

«  Au printemps 2004, nous étions « aux Indes », il faudrait dire « en Inde », mais il est plus juste de parler des Indes tant elles sont multiples. Malgré de nombreuses lectures, une certaine préparation, en arrivant sur le sol indien, nous avons ressenti un choc très intense… » (Photo Hervé GRIMAL )

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Nous voici dans son carnet de Bénarès . L’imbrication du texte aux images qui le soulignent par leur fond, choisies pour leurs teintes subtiles et évocatrices, le montage et la superposition savante des photos en pleine page sont autant de moments de mémoire matérialisée, vivante et fragile comme des instants d’éternité … (Photo Hervé GRIMAL )

Superbe rendez-vous pour les parisiens, le Salon PAGE(S) vous permettra de découvrir une dizaine d’artistes et auteurs créateurs de grand intérêt, dont Hervé GRIMAL .

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 12:53

8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand : Martine CHANTEREAU

 

Comme je l’avais fait l’année dernière, je vous emmène aujourd’hui dans les allées de la 8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand à la rencontre de camarades exposants (tes), - la plupart sont des amies et amis depuis longtemps -, et pour commencer cette suite de coups de coeur nous rencontrons sur son stand, Martine CHANTEREAU .

Je dois tout de suite vous dire que j’aime beaucoup le travail de Martine .

Son expression est d’une grande valeur plastique et empreinte d’une profonde sensibilité . C’est une personne chaleureuse et sympathique qui traduit les rencontres et les émotions de ses voyages par une profonde immersion au cœur des couleurs de la terre et des gens . Elle s’exprime aussi bien (et avec autant de réussite) par la peinture que l’écriture .

Elle présentait à Clermont-Ferrand différents carnets (dont Éthiopie et Mali), ainsi que de superbes toiles inspirées elles aussi de ses voyages car Martine est aussi un peintre de très grand talent .

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C’est avec une immense gentillesse que Martine pose pour vous devant l’une de ses belles et grandes toiles, un superbe éclat de mémoire ramenée d’Éthiopie … (Photo Alain MARC)
 

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Encore un grand format tout à fait révélateur de son expression : formes et couleurs d’une plasticité « matiériste » très prégnante, usage syntaxique du signe par l’écrit, et renvoi en langage représentatif (le portrait) au cœur du vivant par l’évocation formelle . (Photo Alain MARC, avec l’aimable autorisation de Martine CHANTEREAU)

  

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Nous voici dans son carnet de voyage au Mali . L’utilisation d’une page de cahier d’écolier local, (ah, les objets abandonnés trouvés au cours du voyage, comme ce sont de merveilleux supports !) avec les annotions de la maîtresse, nous transporte par son sujet (« Composition de Géographie ») et le touchant dessin de Martine, non seulement dans la brousse malienne, mais plus encore dans le cœur de ce petit enfant : - ce n’est pas aussi beau que le portrait du petit garçon lui-même, cela ? (Photo Alain MARC, avec l’aimable autorisation de Martine CHANTEREAU)

Si vous voulez en savoir plus sur Martine CHANTEREAU, mieux connaître sa peinture, ses carnets de voyages, son démarche originale, (et peut-être la rejoindre un jour dans l’un de ses stages car Martine anime comme moi des stages de carnets de voyages et de peinture qui méritent le détour), enfin si vous voulez découvrir son atelier, cliquez ici, et vous serez très vite avec son site web en parenté de son intéressante expression .
 

  

peinture-martine-chantereau-4.JPG

Voici une autre belle page de ce cahier d’écolier . Le dessin de Martine CHANTEREAU, sa mise en scène avec les deux bandes sépia, en font un vibrant instant de vie empreint de chaleur et de pureté, qui ne peut que laisser en nous un écho d’images émouvantes, inoubliables et poussiéreuses comme des traces de pas sur la terre d’Afrique . (Photo Alain MARC, avec l’aimable autorisation de Martine CHANTEREAU) 

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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 13:35

TITOUAN LAMAZOU

Au moment où paraît cet article, je suis à la 8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand …

Je sais que beaucoup d’entre-vous ne peuvent y venir (grèves de la SNCF et mauvais temps aidant), et aussi pour faire écho à plusieurs d’entre-vous qui m’ont récemment parlé de Titouan LAMAZOU, j’ai décidé de vous faire un petit « cadeau » basé sur mes recherches web, (un peu comme un cadeau de Noël avant l’heure, voir en fin d'article), tout simplement parce que j’aime moi aussi énormément Titouan, et que j’en apprécie autant le sportif, l’homme, que l'artiste et l’œuvre …

Biographie sommaire :

Titouan Lamazou est né le 11 juillet 1955 à Casablanca au MAROC .

Grand navigateur on peut dire de lui qu’il a « tout gagné » : il a été équipier d'Yvon Fauconnier, puis d'Eric Tabarly, il a battu le record du tour du monde en 109 jours en solitaire et en monocoque détenu auparavant par Olivier de Kersauzon à l’occasion du Vendée Globe de 1989-1990 sur Écureuil d'Aquitaine II, a été deuxième de la BOC Challenge 1986/87 (victorieux à Sydney), il a tenté de s’attaquer au Trophée Jules Vernes à la barre de Tag Heuer, une goélette de 43 mètres, mais des avaries incessantes qui se soldèrent par le naufrage du bateau le contraignirent à renoncer à prendre le départ …

Artiste, et écrivain, il a étudié aux Beaux-Arts d'Aix-en-Provence, élève autant en voile qu'en dessin d'Yvon Le Corre (Yvon étant l’un de mes maîtres contemporains en carnets de voyages, on lui doit des travaux remarquables et je n’ai jamais raté une occasion d’aller voir sa galerie au moment où elle existait encore dans le vieux Tréguier) .

Titouan se consacre à présent entièrement à la peinture et aux voyages .

On peut citer parmi ses oeuvres littéraires « Le Trésor de l'Atlas », (Éditions Denoël, roman, 1985) et noter dans sa bibliographie « Seuls autour du monde », Éditions Ouest France 2000, de Benoît Heimermann .

Titouan Lamazou expose en ce moment et jusqu’au 30 mars 7 Place du Trocadéro au Musée de l’Homme à Paris, (juste au-dessus du Musée de la Marine) .

« Zoé Zoé ou les femmes du monde » :

Si cet énorme travail (qui s’échelonne sur 6 ans) porte le sous-titre de «Femmes du monde», son véritable intitulé Zoé, Zoé, est le prénom de sa fille .

De chaque rencontre avec une femme est né un portrait (dessins, peintures, photos, vidéos), dont la vocation est de refléter, à travers la destinée particulière de chaque femme, l'évolution du monde tel que le perçoit Titouan .

L’exposition :
Elle bénéficie de la mise en scène d’un excellent scénographe, (évoquant la scénographie ancienne du Musée de l'Homme, mais surtout l'ambiance de l'atelier de Titouan au retour des voyages), où se côtoient dessins, peintures, photos, photomontages, collages, travaux monumentaux, ainsi que des films et un diaporama haute définition invitant à voyager au coeur de son œuvre), Titouan nous invite dans cette exposition à le suivre à la rencontre des femmes qui l’ont intéressé, ému, touché lors de ses périples autour du monde .

Voici ce qu’en dit l’excellent magazine Wart : « Ses nouvelles figures de proue sont des femmes de tous les continents dont Lamazou figure les prouesses avec acuité et tendresse .

Comme Blessing, cette jeune Nigériane croisée au nord de la Mauritanie.

… En posant pour Lamazou, Blessing - tout au moins son image - a finalement traversé la Méditerranée pour trôner dans une expo parisienne.

Et quelle expo ! Des centaines d’originaux, gouaches écarlates, photos géantes, collages, croquis… autant de visages qui illuminent l’immense Musée de l’Homme. Blessing y côtoie les fossiles de Lucy, Éthiopienne de l’aube de l’humanité, les pinceaux de Daisy, pimpante militante américaine, les fantômes de Dayu, princesse Indonésienne ou encore la poitrine sculpturale d’une poupée sexuelle américaine. Au final, près de 200 portraits constituent les escales d’un périple idéal autour d’un gynécée planétaire. Il n’y manquait qu’un membre du gouvernement. Lacune comblée lors du vernissage en grande pompe (mécénat L’Oréal oblige) avec la visite de Rama Yade . Notre féline Secrétaire d’État semblait sortie tout droit d’une gouache de Lamazou .

L’artiste n’a peut-être pas la dextérité d’un Jean Giraud dans le maniement du pinceau, sans doute n’a-t-il pas l’œil d’un Sebastião Salgado dans le cadrage photographique, ni la précision d’un Joseph Kessel dans le verbe. Il envie peut-être la justesse du coup de crayon d’un Marin-Marie . Mais Lamazou a autre chose : un peu des talents de tous ceux-là qui, cumulés, forment un talent unique et inédit. Il croque, photographie, filme, interroge. Et surtout reprend son ouvrage, peint d’après les photos qu’il projette sur des feuilles, ajuste allègrement ses couleurs, dessine sur des étoffes, cale minutieusement une multitude de photos pour créer des tableaux aux perspectives redressées. La force de l’auteur réside dans sa pugnacité. Pour nous faire partager ses rencontres et ses émotions, tous les moyens sont bons. Aucun média ne suffit à Lamazou, il les lui faut tous. Qu’on les lui laisse ! »

Au sujet des "moyens" dont il dispose, comme je me posais la question de savoir comment il arrivait à faire tout cela en même temps lors de la réponse à l’un de vos commentaires récents, j’ai aujourd’hui quelques éléments de réponse car je me suis renseigné du mieux que j’ai pu : après un travail de repérage en amont avec des associations locales et les grandes ONG, il s’est rendu sur place, avec ses appareils photo, ses pinceaux, et ses carnets dans ses bagages . Une femme caméraman et un photographe l'accompagnaient . Dans le suivi et au retour c’est de tout un « staff » dont il bénéficiait aussi (une équipe de 3 personnes - infographistes -, rien que pour le scan, l'assemblage et la retouche de ce que Titouan appelle ses "instanporels" : sortes de tableaux photo de très grand format contenant une foule de détails) .
Je n’aborde pas les moyens financiers et la puissance des outils d’édition qui l’épaulent formidablement (par exemple l’équipe Gallimard pour l’édition de son livre ou la coproduction par France 5 / Capitaine Flint, avec le soutien du CNC pour les films diffusés à la télévision) !

Aussi cette exposition ne ressemble à aucune autre, tant par sa diversité, son originalité que par son ampleur . Titouan veut faire « autre chose » et il l’a fait, on ne pourra plus aborder le carnet de voyage après lui tel qu’on le faisait auparavant après une telle prestation !

Son talent est immense, et il mérite vraiment la reconnaissance qu’il a pour tout ce qu’il a fait et qu’il réalise encore, j’en suis vraiment très heureux pour lui et c’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’écris cet article .

Je ne peux que rajouter au passage en ce qui me concerne, que je me sens tout petit et humble devant autant de talent et de réussite et plutôt découragé quand je pense que ma propre maison d’édition a du mal à me rembourser mes frais de déplacement ou de représentation, et surtout que je m’auto-finance depuis toujours sans la moindre aide pour tout ce que je fais (un grand merci à toutes celles et ceux qui en participant aux stages que j’anime me permettent ainsi de continuer de réaliser encore quelque chose en me soutenant tout simplement pour gagner ma vie - et je n’oublie pas non plus mon épouse qui travaille dur, et croit à ce que je fais - , exemple concret :  le coût de mon investissement personnel dans mon aventure de l’Aven NOIR depuis plus d'un an, en engagement physique, moral et financier aux cotés de mes coéquipiers - pas mieux lotis que moi d’ailleurs - afin qu'elle soit pour nous aussi « quelque chose d’autre » que je crois novateur et veux de qualité -, dans un domaine parallèle et différent - car on est dans des univers complètement différents de ceux de Titouan - où je souhaiterais que ce "carnet de l’Aven NOIR" renoue avec l’esprit des véritables explorations souterraines de la fin du 19ème siècle… ) !
 
Cela m'amène à me poser une question :
- mon travail dont je sais bien qu'il n'est pas "rien" (faites vôtre cette phrase car je ne pense pas qu'à moi en disant cela, mais à grand nombre de personnes qui se battent chacune de leur côté dans bien des domaines avec les mêmes préoccupations de survie pour leurs idées ou continuer leurs travaux - et j'en connais beaucoup -),  démérite-t-il parce qu'il n'est pas connu ni médiatisé ?

Si je me permets de partager avec vous cette petite réflexion (qu'il ne faut pas interpréter par de l'amertume - car je partage moralement et avec joie le bonheur de toutes celles et ceux qui réussissent -) c'est parce qu'elle se veut positive et incisive : une fois la réponse faite, elle doit donner envie de nous remettre en question avec lucidité, se remettre plus dur au travail avec l'objectif de beaucoup s'améliorer et se battre plus fort encore pour vaincre les difficultés matérielles et aboutir, quelles épreuves que l'on ait à surmonter !
 
Enfin, pour terminer, voici mon petit « cadeau » promis aujourd’hui, je vous donne ci-dessous ces liens précieux où vous allez passer des moments merveilleux avec Titouan LAMAZOU et ses œuvres :

1) - L’interview de Titouan LAMAZOU au sujet de son exposition : Titouan nous parle de son aventure fantastique autour du monde à la rencontre des Femmes, à l'écoute de leurs histoires .

2) - Visite de l’atelier numérique de Titouan LAMA ZOU : une autre façon de retrouver toute son âme vagabonde …

3) - Présentation de l’exposition « Zoé, Zoé, Femmes du Monde » : le DVD de l’exposition .

4) - Tous les portraits vidéo des femmes du monde peintes par Titouan LAMAZOU, grâce au beau site de France 5 : « Programmes courts de 4' d'après une idée originale de Titouan Lamazou, réalisée par Marc Jampolsky, et coproduite par France 5 / Capitaine Flint, avec le soutien du CNC . Production exécutive : René Denis. Musique : Jean-François Berger et Jean-Pierre Bucolo, 2006 .
Chacun de ces petits films est le récit d'une rencontre entre Titouan Lamazou et l'une des femmes du monde. Ils racontent des parcours remarquables, des destins parfois tragiques ou simplement des instants de vie. Réalisée à partir de son travail d'artiste (dessin, peinture, photo), des séquences vidéo tournées sur place, des interviews et des textes que Titouan Lamazou a écrit, cette série emmène le téléspectateur aux quatre coins de la planète, à la rencontre de toutes les femmes... »
Une visite qui vous enchantera !

5) - Titouan LAMAZOU à la Galerie Maeght : quelques autres œuvres de Titouan …

6) - Le site officiel de Titouan LAMAZOU !

Et si vous voulez vous procurer son dernier livre (très beau cadeau), il vous en coûtera 160 € version coffret luxe 360 x 280 mm, 992 pages aux éditions Gallimard (je me contenterai en ce qui me concerne du catalogue de l’exposition, 39 €, 245 x 315 mm, et 368 pages, toujours chez Gallimard) …

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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 00:00

Coup de projecteur sur un calligraphe de grand talent : Mohamed BOUSTANE

En préambule à la 8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand qui nous fera voyager aux quatre coins du monde, et bien qu’il n’y ait pas de rapport direct, je vous propose un voyage à ma façon avec le portrait d’un artiste comme je les aime car ceux-là nous font voyager sur les chemins d’une véritable quête spirituelle, dans le souffle même de leur inspiration .

Nous irons ainsi à Marrakech la palpitante ville rouge, qui sera par la suite pour nous le point de départ d’autres périples sur cette terre du Maroc à nulle autre comparable, pour retrouver un ami, Mohamed BOUSTANE, calligraphe soufi de grande renommée .

Si vous peignez, dessinez, réalisez des carnets de voyages, et (ou) êtes en quête de beauté et d’absolu, je vous conseille de lire cet article jusqu’au bout car Mohamed est un Maître et vous trouverez dans sa démarche une grande source de réflexion et des chemins à découvrir .

Boustane ! - Un nom magnifique qui veut dire « jardin » : lieu de toutes les lumières, où fleurisses les plus parfumées de toutes les couleurs ...

Car c’est de la beauté des choses et des signes qui viennent de l’intérieur comme du monde visible que Mohamed nous entretient . Grâce à la force et à la pureté de la lettre dans la tradition comme dans la plus grande modernité de la syntaxe et de la symbolique arabe qui puise ses racines dans la nuit des temps .

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La symbolique solaire revient très souvent dans l’œuvre de Mohamed BOUSTANE entraînant avec elle sa moisson de lumière … (Peinture Mohamed BOUSTANE, mis en ligne avec son aimable autorisation, touts droits réservés)

L’empreinte mystique où se love sa calligraphie est avant tout pour cet artiste amour de la lettre dans la puissance de son intériorité .

Celle-ci est simplement là, se suffisant à elle-même . Elle n'a pas besoin de « dire » mais d' "être" . Il dit du signe qu’il renvoie à « l’Ailleurs », faisant de chaque toile un espace où tout par la force de l’esprit devient possible .

D'ailleurs BOUSTANE ne dit pas, il n’écrit pas, il émeut par la forme bien plus que par le sens !

Rachid BOUKHEIR, critique et journaliste dit de lui :
« Il peint, dessine au-delà du signifiant, dans une initiation de la trace avec ce bonheur de se sentir calligraphe . Au-delà de toute définition formelle, la calligraphie exprime chez lui d'abord un subtil équilibre, un sentiment de partage en même temps que le sentiment d'appartenir à une culture, sa culture arabo-musulmane .

Boustane concilie à merveille la liberté de création et la rigueur dans l'écriture élargissant ainsi les champs d'investigation de ses créations . Bien que son style élégant prenne le pas sur la lisibilité, sa gestuelle lui demande une grande dextérité et une forte concentration pour donner vie à chacun des signes transcrits.

Par le rythme et le développement du geste, il est sans cesse à la poursuite de l'équilibre entre le vide et le plein ; il trace des trajectoires, des courbes, des contours qui se vident et se libèrent pour devenir une calligraphie dense, dominée par le rythme avant de l'être par la méditation et la quête spirituelle . »

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On a dans la plupart de ses toiles le sentiment d’entrer dans une certaine dimension d’élévation de l’âme … Sans doute la force d’une foi qui manque à grand nombre des créateurs de notre époque ! (Peinture Mohamed BOUSTANE, mis en ligne avec son aimable autorisation, touts droits réservés)

Et encore :

«Après avoir été un moyen de communiquer un savoir, d'inculquer une culture, la calligraphie avec Boustane se fait art et ses supports se multiplient . Notre artiste voit en la calligraphie l'art de transcender les signes "signifiants" en leur donnant une forme esthétique, un mouvement, une force .

Véritable aboutissement d'une recherche à travers la matière et la forme. C'est ainsi qu'il diversifie la nature de ses supports s'interrogeant incessamment sur la notion de limite . Après tout ce qui permet de toucher à la calligraphie traditionnelle, il va aborder successivement une démarche de recherche : couleurs, matières, matériaux, formats et techniques . Et son intérêt va vite se porter vers un univers plus contemporain . Et ce sera alors la plume métallique, la branche de palmier biseauté, le coton, l'éponge, le pinceau métallique, le pinceau plat et l'automatic pen . C'est ainsi qu'il diversifie la nature de ses supports s'interrogeant incessamment sur la notion de limite . Au niveau des supports, Boustane s'aventurera sur le Canson, le Kraft, le thuya, le papier de soie, la peau brute ou tannée, a feuille dorée et enfin le papier récupéré .

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Dans celle-ci toute la préciosité des richesses de l’Orient en quintessence d’un autre ressenti : « L'œuvre fait apparaître la fonction essentielle du symbole : rétablir l'unité entre la terre et le ciel, le vide et le plein, le visible et l'invisible, l'extérieur et l'intérieur . »  (Peinture Mohamed BOUSTANE, mis en ligne avec son aimable autorisation, touts droits réservés)

Allant du plus fin au plus épais, le roseau traditionnel porte en lui-même sa propre technique, sa propre esthétique. La plume va permettre à Boustane d'aller au-delà.. S'ouvrant incessamment sur un fond difforme. C'est la revanche de la lettre et du signe sur l'uniformité de la surface. Notre artiste va repenser cette même surface. C'est ainsi que va apparaître en relief . Ajoutant à cette nouveauté un autre procédé plus récent teinté d'une certaine violence certes mais une violence douce : une fois achevée, l'œuvre est froissée, pliée ou déchirée partiellement ou totalement . Les différents éléments ainsi obtenus sont repensés, retravaillés afin que la lettre trouve, retrouve toutes ses manifestations cachées ou encore non révélées . Chaque œuvre est une vraie scène de théâtre . Dans cet univers propre à l'artiste, les signes se bousculent pour que chacun impose son propre esthétisme graphique . La lettre est comme un grain de beauté sur un corps en éclatement . Ce sont des signes - rebelles préférant le chaotique à tout ordre (pré)établi .

L'œuvre fait apparaître la fonction essentielle du symbole : rétablir l'unité entre la terre et le ciel, le vide et le plein, le visible et l'invisible, l'extérieur et l'intérieur .

Le cercle est utilisé comme forme géométrique de la base . C'est le symbole du ciel et du temps. C'est l'ordre, la tradition, la morale de la lettre fatalement bafouée ! En le transperçant, la lettre lui donne la possibilité d'une autre vie, un air plus contemporain .

Boustane est d'abord et surtout une alchimie des lettres symbolisant le désir d'expression d'une géométrie de l'âme, une géométrie vivante, des couleurs réceptives, une peinture mûre qui porte en elles - mêmes toutes les promesses fécondes de la terre et du ciel . » Article de Rachid BOUKHEIR .

Si vous êtes dans la région de Nice : Mohamed exposera à Sophia Antipolis début décembre .
... Et si vous voyagez vers les Emirats Arabes Unis il y exposera du 2 au 12 janvier prochain .

Bonne visite !

Biographie sommaire, carrière artistique : 

Né à Casablanca en 1960, vit et travaille à Marrakech . Son activité s'étend aussi à la participation et animation d'ateliers à l'échelle nationale et à l'étranger .

1995 : Rencontre et échange artistique calligraphique

Boustane et le leader calligraphe perse : JIHA NGUIRI C.C.S.B

1996 : Emission diffusée à l'ARABIC RADIO. TV. MAMPA. RABAT

1996 : Expo. Collect. « DIALOGUE ISLAMO-CHRETIEN : FOI EN COULEURS »

C.C.ANFA. CASABLANCA

1997 : Expo. indiv . ''LIBRE DE LETTRES'' PRAGMA- CASABLANCA

1998 : Expo. collect. '' MAROC- ESPAGNE''

TRADITIONS REINVENTEES : AL MANAR- CASABLANCA

1998 : Participation / atelier : LA MAISON DE LA POESIE AU MAROC – CASABLANCA

1999 : Expo. indiv. Au : C.SOCIO-CULT .CNSS- CASABLANCA

Expo. Indiv. E.B.K Conférence Youssef Ibn Tachfine Marrakech

2000 : Expo.indiv à l'espace C.M.G – CASABLANCA

Participation à FADAE ENNASS II ''MOSAIQUE ROYALE''- CASABLANCA

Atelier calligraphie à l'association Marocaine de YOGA- CASABLANCA

2001 : Expo. Indiv. L'ARTMUR- OVERS/OISE- France

Expo. Salon Solidarité SAHEL SUD AFRIQUE OVERS/ OISE- France.

Expo. Collect. Espace théâtre Royale C.O.P7- Marrakech

Expo. Collect. Délégation ministre de la culture- Marrakech.

2002 : Expo. indiv : ESPACE PASTEUR ST-OUEN- France

2002 : Expo. A l'institut français- CASABLANCA

Expo. Au Carrefour des Arts- CASABLANCA

Expo. Peintures de Marrakech- MARSAM

Expo. ART GALLERY – MARRAKECH

Expo. LE CHEVALET- CASA

Expo. Espace OTHELLO – ESSAOUIRA

2003 : Expo. LE JACARANDA- Marrakech

Expo. Espace LE GRAND BLEU- TANGER

Expo. Congrès International LE MIEUX ETRE- CASABLANCA

Expo. Collect- BOLOGNIA Italie


EXPOSITIONS INDIVIDUELLES :

1997 - LIBRE DE LETTRES, Pragma Communication, Casablanca.

1999 - ENVOL DE LETTRES, Centre socio-culturel CNSS, Casablanca.

1999 - Conférence Youssef Ibn Tachfine, EBK, Marrakech.

2000 - Espace Crédit du Maroc Gestion, Casablanca.

2000 - Galerie l'Artmur, Auvers-sur-Oise, France.

2000 - Salon Solidarité Afrique-Sahel, Auvers-sur-Oise, France.

2001 - Maison du Quartier, St-Ouen.

2001 - Folie d'Encre, St-Ouen.

2001 - Graphigro, Paris.

2001 - Fête de la Ville, St-Denis et St-Ouen.

2002 - Galerie l'Artmur, Auvers-sur-Oise, France.

2002 - Congrès international du Mieux-Être, Casablanca.


EXPOSITIONS COLLECTIVES : 

1996 - Dialogue islamo-chrétien : Foi en couleurs, Centre culturel Anfa.

1998 - Maroc-Espagne : Traditions réinventées, Galerie Al Manar, Casablanca.

2001 - COP7, Théâtre municipal, Marrakech.

2002 - Carrefour des Arts, Casablanca.

2002 - Centre culturel français, Casablanca, pour la Maison de la poésie au Maroc.

2002 - Miniatures, Sakkayat Lalla Aouda, Marrakech

2002 : Exposition à Marrakech Arts Gallery.


PARTICIPATIONS ET MANIFESTATIONS :

1995 - Rencontre et échange avec le calligraphe perse Jiha N'Guiri au CCSB, Casablanca.

1996 - Émission de l'Arabic Radio TV.

1998 - Atelier, Maison de la poésie au Maroc, 2e édition, Casablanca.

2000 - Manifestation Fadae Ennass II, Mosaïque royale, Casablanca.

2000-2001 - Atelier, Association marocaine de yoga.

2000-2001 - Illustration de couvertures d'ouvrages, Quoba Zarqua, Marrakech.

2007 - Exposition maison du Sausset Seine St Denis en relation avec le travail des enfants sur la calligraphie .

Extrait de presse :

« Que peut-on encore attendre de l'art du calligraphe, après des siècles d'usage de cette manière de chercher l'image à travers la lettre ?

Boustane essaie de faire durer cette quête de voir dans les lettres . Pour mieux dominer les moyens de cette expression, cet Artiste plasticien s'est installé à Marrakech . Il manie les lettres arabes sur papier, peau et thuya. En célébrant la lettre au-delà de l'esthétique. Composition magistrale envoûtement du rythme de la lettre et sa répétition . « Le signe est le produit de l'interaction de toutes les civilisations ...telle est l'histoire de toutes les calligraphies » dit Boustane. « D'où le chant et la danse de mes motifs, poursuit-il : des lettres connues maïs assemblées dans des images, dans des « mots » sans signifiés ni signifiants... une rythmique qui ouvre le champ d'une infinité et représente pour moi un amour cosmique pour toute chose » .

Les lettres de Boustane n'écrivent pas un message mais une infinité d'émotions auxquelles il donne une géométrie, une architecture, dans «l'ambiance» d'un manuscrit ancien devenu talisman, traversée d'une lumière fantastique sur naturelle... haut en couleur à travers des jeux d'ombres et de lumière qui en disent long sur une complicité ancrée dans l'histoire de cette tradition . Boustane dit sa tradition, la retrace, la rénove, la recrée. Toutes les œuvres s'inscrivent ainsi dans une perspective de nouveau. Les lignes et les formes exhalent l'harmonie. Le passé est relié au présent dans un élan de créativité donnant le ton à une symphonie qui célèbre les sens en une mélodie où les frontières du temps et de l'espace s'abolissent pour que ne subsiste que la force de l'art .

Calligraphe et peintre, il est né à Casablanca et habite actuellement à Marrakech . Ses œuvres sont crées sur papier, peau et thuya. Dans une quête permanente « de voir dans les lettres » il part de la tradition, mais « la retrace, la rénove, la recrée » . 

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Calligraphie de Mohamed BOUSTANE, mise en ligne avec son aimable autorisation, touts droits réservés . 

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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 00:08

Hommage à mon père JEAN MARC .

Je vous ai peu parlé de mon père peintre et sculpteur sur fer . Pourtant son enseignement, son œuvre et sa démarche sont essentiels dans mon travail et influencent considérablement mon engagement créatif .

Il en est de même pour ma sœur Françoise, dont je vous reparlerai un jour . Ce sera une surprise, nous y reviendrons .

Mais pour aujourd’hui, c’est de l’œuvre considérable de mon père que je vais vous parler .

Je l’ai déjà évoquée l’an dernier, à l’occasion d’une petite exposition organisée pour lui à sa maison de retraite . Depuis sa santé ne s’est pas énormément améliorée, mais elle ne nécessite plus un maintient en milieu fermé alors qu'il y est toujours soumis, terrible prison qui le détruit, où sa nécessité de s’exprimer et de continuer de créer (ne serait-ce qu’avec ses pinceaux et couleurs) est brimée pour ne pas dire anéantie en même temps que sa personnalité, et nous ne savons pas comment lui permettre de retrouver un milieu ouvert car personne ne nous entend, ne prête attention à nos demandes, encore moins aux siennes qu’on feint d’ignorer dans l’entourage qui devrait au contraire l’aider, l’écouter, le soigner …

jean-marc-rossinante.jpg

La Rossinante est la sculpture par laquelle mon père se fit connaître : cette image fit le tour du monde lorsqu’en 1959 elle s’afficha sur les écrans des actualités internationales de la BBC - Fox Moviétone, puis à la une de nombreux journaux … JEAN MARC dit : « Rossinante sans son maître . J’ai voulu m’attarder sur ce serviteur supérieur, qui ne s’est jamais rebellé contre ce maître qui parfois l’oublie ou le néglige . Si elle ne relève pas la tête, c’est qu’elle a l’habitude d’obéir sans discussion . Et de continuer à aimer . C’est moins l’image de l’animal résigné que du serviteur idéal dont peu d’hommes sont capables d’égaler la conduite : de celui qui sait que le rôle de serviteur est grand . » « Rossinante »

sculpture JEAN MARC - Photo Cousin, droits de reproduction JEAN MARC .

Pourtant son expression fut si grande, son talent si affirmé il y a peu de temps encore, qu’il était un exemple d’accomplissement créatif pour nombre de nos contemporains .

On peut noter à travers la reconnaissance que lui ont accordé critiques et médias, des temps forts comme l’hommage que lui firent de nombreux Salons et rencontres internationales dont il a été l’invité d’honneur, celui que lui donna l’Institut de la Vie, la société des « Arts Sciences et Lettres », etc., entre les reportages de la presse dans des journaux et revues de pays très divers et de télévisions de tous horizons (américaine, japonaise, anglaise, française - particulièrement avec les « radioscopies » et film de Jacques CHANCEL -) …

Alors, un peu comme nous l’avions fait l’an dernier, nous lui avons dédié une sorte de mini rétrospective chez lui, dans la petite galerie familiale de Cordes-sur-Ciel, au Planol, à l’occasion des fêtes de Toussaint . Si vous passez par cette jolie cité médiévale d’ici le 7 novembre, n’hésitez pas à visiter cette exposition qui est ouverte de 14 à 18 h : vous ne reverrez sans doute pas autant de peintures et sculptures de JEAN MARC réunies en un même lieu d’ici un bon moment .

Venu brièvement hier au soir à l’occasion d’un vernissage tout à fait confidentiel retrouver famille et amis réunis autour d’une partie représentative du travail de toute sa vie (il peut quitter le milieu fermé seulement en notre compagnie et avait pu venir à "son" exposition), JEAN MARC a connu quelques minutes de bonheur et d’évasion et a pu renouer avec sa famille la plus ancrée dans son existence : celle de ses personnages de métal, nés du fer et du feu au foyer de sa forge, avec toute l’âme du monde figée à jamais dans leurs yeux .

jean-marc-sculptures.jpg

Sous quelques-unes de ses toiles et aquarelles, au premier plan, un « Clown au miroir » : ils sont incarnés avec tendresse, ces « petits », ces « pauvrets » sur lesquels se penche JEAN MARC . Ils ont souvent l’air heureux, malgré parfois leur détresse ou leur désespoir . Ce sont des clowns ou des baladins . Mais aussi des artisans, des ouvriers, des paysans . Des musiciens, des saltimbanques, des vagabonds, ou des animaux singuliers et attachants …

Ils ressemblent à des personnages de Peynet, et nous emmènent dans un monde de rêve et de poésie, où les pétales des fleurs, les rayons du soleil et les étoiles constellent leur univers . Les miroirs, par delà l’image qu’ils leur renvoient, leur ouvrent aussi les portes de tous les rêves et de toutes les espoirs du monde . Photo Alain MARC .

Car les personnages de JEAN MARC, humains ou animaux confondus, appartiennent tous à la Comédie humaine, ils sont simples, humbles, parfois comiques, parfois broyés par la vie . Ils nous plongent tous dans la symbolique de son œuvre, sa philosophie, sa morale, sa foi .

Une œuvre forte et empreinte d’humanité, inscrite dans une démarche identique à celle de très nombreux auteurs classiques : dénoncer les travers de l’homme pour les exorciser en le libérant .

C’est dans la profondeur des regards qui donnent au morceau d’acier une âme poignante, à l’exactitude du geste, la spontanéité des attitudes, l’authenticité des expressions, la vérité des mains, que nous entrons dans la vie intérieure des sujets : une vie à fleur de peau qui ne peut nous laisser indifférents car ces sujets nous ressemblent étrangement, et leur vie est un peu la notre comme elle fut celle du peintre, sculpteur, compteur, poète et forgeron d’art JEAN MARC .

jean-marc-homme-qui-chante.jpg

Le visage de cet « Homme qui chante » est celui d’un cœur pur, celui d’un être qui s’encourage (et nous encourage) avec sa propre chanson car il sait qu’il ne peut rien attendre de personne . Alors, son salut à travers son chant vient de lui, il l’illumine, et des profondeurs ténébreuses où son insignifiance le maintenait, il devient grand, beau et fort, mais surtout il se donne et nous apporte un bien très simple, précieux et pourtant trop fugace, qui ressemble au bonheur ! « L’homme qui chante » sculpture JEAN MARC - Photo Alain MARC .

Je vous reparlerai plus tard de mon père et de son œuvre car ce ne sont pas des centaines de créations qui sont sorties de son esprit, de son cœur et de ses mains, mais des milliers, à travers sculptures, peintures, illustrations, objets utilitaires ou décoratifs, un travail colossal et d’une grande qualité artistique que nous aimerions bien mes frères et sœurs inventorier, car beaucoup sont parties aux quatre coins du monde sans que nous sachions seulement qu'elles existaient .

Aussi je profite de cet article pour lancer un appel : si vous connaissez des créations de mon père, si vous en possédez une ou plusieurs, ou si vous pouvez nous mettre en relation avec des personnes qui en connaissent ou connaissent des histoires, anecdotes ou moments de sa vie, écrivez-moi, je vous en serai profondément reconnaissant et vous participerez ainsi à la sauvegarde de l’oeuvre de toute une vie, un fruit précieux et de grande valeur que nous ne voulons pas voir cheminer vers l’oubli .

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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 22:07

Le groupe de musique amazighe IMAZZALEN …

Je ne voudrais pas que nous quittions Essaouira sans rendre hommage au groupe de musique amazighe IMAZZALEN, un sympathique groupe de la région d’Agadir, juste un peu plus au sud sur la même côte Atlantique .

Depuis longtemps je leur avais promis de leur consacrer un article …

Leur dynamisme et leur foi, leur créativité autant que leur fidélité à la culture et à l’identité Amazighe, leur enthousiasme et leur gentillesse, en feront j’espère un groupe parmi les plus grands, en tout cas ils le méritent .

Évocation d’ IMAZZALEN. (Aquarelle Alain MARC)

Si je parle d’eux aujourd’hui, c’est qu’ils représentent pour moi le lien entre la culture musicale du nord de l’Atlas et celle de la plaine du Sous, évoquant déjà les immensités du grand sud, porteuses de sonorités multiples et variées, qui, comme une invitation à aller vers le désert, nous rapprochent d’une Afrique millénaire et profonde dont nous avons déjà eu un aperçu avec la musique des Gnawas ...

Demain, avec Ptit-Jo, nous traverserons l’Atlas pour justement nous rendre plus au sud, à Ouarzazate, aux portes du désert .

- Comment ne pas y rêver déjà en écoutant cette musique nouvelle et pourtant nourrie d’une immense tradition ?

Aussi je vous laisse découvrir ce groupe en visionnant ce clip enregistré à la Foire Internationale d’Aït Melloul .

On remarque parmi les instruments de musique la présence du "sentir" guembri dédiés aux basses (à gauche), mais ils utilisent aussi les « Krakebs »,  les tbals (tambours) dont tams-tams (au centre), tagenzas (ou bendir c'est à dire tambour à mains tendu sur cadre, à droite et à gauche des tams-tams )  et de nombreux autres instruments que vous pouvez découvrir en cliquant ici .

Enfin, si vous voulez faire mieux connaissance avec ces sympathiques jeunes musiciens, je vous invite à visiter leur site en cliquant sur le lien que je mets ici .

Surtout n’hésitez pas à leur laisser un petit commentaire en bas ce cet article et sur leur site, cela leur fera plaisir et les encouragera, eux aussi méritent d’être aidés !

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