L’art transforme-t-il notre conscience du réel, et musique du désert . - Aquarelliste et peintre voyageur
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«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 16:28

L’art transforme-t-il notre conscience du réel ? … ou la musique du désert .  


La musique du désert (Music of the desert) from Frenchwatercolourist on Vimeo.

Il m’a fallu beaucoup de temps pour finaliser cette vidéo, et même si elle est réalisée avec les moyens du bord tant aux prises de vues (extraites de 10 ans de stages et repérages sur place, où je n’avais ni la place ni le temps d’emporter un pied pour stabiliser la caméra, encore moins de soigner mes plans surtout quand j’étais en charge de mes groupes qui passent avant tout), qu’au montage (où mon ordinateur poussif est au bord de l’asphyxie), je tenais cependant à ne pas en bâcler la charge symbolique, et j’espère que vous me pardonnerez ses défauts techniques, ses images bougées et le temps où vous avez attendu ce nouvel article .

De la même façon j’ai travaillé de longues heures sur l’arrangement musical, laissant une part significative (générique de fin) à la musique que m’avait laissé dans le but précisément d’illustrer le désert, mon fils Jean-Sébastien, quelques jours avant sa trop rapide disparition . Aussi c’est à lui que je la dédie en même temps que je vous l’offre …

Pour voir la vidéo laissez-là se télécharger entièrement avant de lancer la lecture, vous pouvez alors la lire en basse définition et plein écran si vous le souhaitez .

Mais pour l’avoir en haute définition ouvrez le lien «La musique du désert » (très peu de perte mais ADSL rapide conseillé : laisser également la vidéo se charger, pour la lire en toute fluidité), ici le plein écran prend toute sa valeur : cliquez sur le bouton « HD » (pour être en haute définition), puis sur le bouton « Full » du lecteur représenté par 4 petites flèches groupées en bas à droite du lecteur après le curseur de lecture et du volume audio . ("La musique du désert", vidéo d’Alain MARC)

De retour avec vous pour terminer ce beau voyage dans le Grand Sud Marocain, je vous emmène aujourd’hui jusqu’aux immensités de roches et de sable qui se dévoilent au voyageur se rendant aux ergs Chebbi et Lihoudi .

Vous savez combien il m’importe ici de vous offrir des moments que je souhaite de qualité, avec des articles authentiques, (même si leur teneur en est parfois modeste), des articles qui (en dehors des liens) ne soient pas constitués d’éléments « pêchés » dans d’autres sites ou blogs .

Quoi qu’il en soit, certains d’entre eux me demandent un énorme travail en amont, ils vous font alors attendre un peu leur parution (je suis loin de la cadence d‘un article par jour !), mais je suis très fier de vous « récompenser » à chaque fois pour votre patience et votre fidélité .

Plutôt que de développer dans ce nouvel article les particularités des Ergs Lihoudi et Chebbi, que d’en illustrer le propos par une peinture sur le motif ou par la reproduction d’aquarelles figuratives, j’ai préféré vous transmettre quelques réflexions inspirées par le désert de sable à propos de la peinture et du carnet de voyage en général, j’ai surtout souhaité vous mettre au contact de cette beauté à l’état pur qu’est le désert tel que je l’aime …

En repérages en 2006 avec Pierre et Yolande au sud de M’Hamid . Là, nous sommes ensablés et plutôt en mauvaise posture : si un sympathique berbère ne nous avait tiré de ce mauvais pas nous y serions encore ! … Comme quoi la peine que je me donne, (parfois des années à l’avance), pour aller préparer sur place et de façon novatrice mes stages « carnets de voyages » n’est pas toujours récompensée sur le moment . (Photo Alain MARC)

J’avais intitulé cet article «  Notre conscience du réel est-elle transformée par l’art ? … ou la musique du désert ? », mais c’est le sujet du bac philo qui me fait inverser cette phrase, en guise de clin d’œil à tous les enseignants de France et de Navarre .

Nous avions pris, lors de l'avant dernier article de cette série, une journée de repos à Zagora pour nous ressourcer et peindre, l’occasion pour nous de voir comment exécuter très rapidement et de façon assez libre une petite pochade à l’aquarelle apte à mémoriser un lieu, une rencontre, un moment de notre voyage .

Dunes à perte de vue dans l’erg Lihoudi … (Photo Alain MARC)

Tout au long de ce périple, notre attention picturale s’est portée sur la réalité du monde telle que nous la percevions, en nous posant sans cesse la question de savoir comment nous devions le traduire par l’aquarelle :

- soit avec une grande fidélité descriptive (afin que ceux qui voient notre description aillent au plus près de ce que la majorité d’entre-nous perçoit, je repense au portrait d’Ahmed) - car le voyage (découverte qui nous sort du quotidien) peut déjà en soi être considéré comme un objet créatif qui « nous ouvre le regard » et que la transcription de cette réalité dans sa compréhension nécessite une fidélité au sujet formel afin de ne pas le trahir et en rapporter la vision la plus « objective » possible permettant de l’identifier ou de l’imaginer facilement en conservant dans son authenticité cette « ouverture du regard » - ,

Kaïmas du bivouac du Fort Bou Jérif automne 2006, travail descriptif . (Aquarelle Alain MARC)

Kaïmas du campement dans l’erg Lihoudi, stage Grand sud printemps 2005, (la tente caïdale blanche était notre atelier en cas de tempête de sable) . (Photo Alain MARC)

- soit avec notre liberté d’expression et notre sensibilité créative (plus conforme à notre affect, à notre perception intuitive, à notre puissance imaginative ou à nos référents culturels et artistiques), traduisant du sujet l’interprétation que nous en avons individuellement ou la lecture que nous en percevons (par exemple avec mes différentes interprétations d’Aït-Ben-Addou).

Mon attitude face à ce dilemme a toujours été soit d’en effectuer les deux approches (si l’une ne devait pas nuire à l’autre), soit de privilégier l’approche informelle et intuitive lorsqu’il est possible de la compléter par des éléments descriptifs, soit d’utiliser une expression de synthèse qui sans trop s’éloigner du formel s’affranchit de détails ou de lourdeurs inutiles afin d’être plus proche de l’atmosphère d’un lieu, du caractère d’un personnage, de l’esprit d’une scène, de l’importance d’un moment éphémère .

Aquarelles généralement synthétisées, réalisées par les participants (tes) au stage Grand Sud Maroc 2007 . (Photo Alain MARC)

On y parvient mieux dans ce dernier cas en se mettant à « l’écoute du vivant » par une attention, (déjà Ptit’Jo avait compris l’importance de cette démarche lors de sa découverte du désert au cours de son premier voyage dans le Grand Sud), un éveil de tous les instants, et une compréhension de la lumière, des formes et des couleurs où notre éducation du regard et notre réceptivité jouent un grand rôle, mais aussi par la liberté qu’on va bien vouloir s’accorder dans l’expression, dès l’instant où nous dépassons les contraintes techniques, environnementales ou conjoncturelles (celles de la rapidité d’exécution faisant partie des difficultés à maîtriser pour une plus grande force d’expression) .

S’il n’est pas très écolo, le 4 x 4 possède au moins un immense avantage pour l’aquarelliste : il permet de peindre en servant d’abri en cas de vent de sable ! (Photo Alain MARC)

Nuit tombant sur notre campement Erg Lihoudi 2005 . (Photo Alain MARC)

« Sable soulevé par le vent devant une dune » , aquarelle de synthèse . (Aquarelle Alain MARC)

Avec ce nouvel article, nous entrons aujourd’hui dans une dimension complémentaire aux précédentes, de l’expression carnettiste : l’expression informelle, qui allant à l’essence des choses par notre intériorité, n’exclut en rien la puissance évocatrice du réel sur lequel elle repose, et lui reste fidèle dans l’esprit, sublimant même sa dimension émotionnelle .

Nous rejoignons en cela le sujet de philosophie du bac 2008 « L'art transforme-t-il notre conscience du réel ? », j’ai même été étonné de voir ce sujet apparaître au moment où cet article était presque terminé alors que la vidéo ci-dessus était en cours de finalisation !

Il faut dire que le sujet est aussi passionnant qu’on soit esthète ou artiste, simple « consommateur » d’art ou créateur soi-même, quand ce n’est pas les deux à la fois !

« Dans les vagues de sable » . Aquarelle informelle .(Aquarelle Alain MARC)

« Les œuvres d’art, qu’elles soient figuratives ou abstraites, sont des créations qui se superposent aux êtres et aux choses, sans avoir la même réalité que celle qu’on attribue au monde » : certes oui si on n’en considère que l’objet, mais leur pouvoir de véhiculer une certaine dimension de cette réalité permet d’en prendre conscience de façon différente et complémentaire, en même temps qu’elles donnent au monde une existence inaccoutumée, une qualité supérieure, le métamorphosant même parfois à l’état de merveille, le rendant quoi qu’il en soit plus intelligible .

Dans les grandes dunes de Chigaga … (Photo Alain MARC)

En nous montrant que l’art nous fait prendre conscience d’une réalité supérieure à celle que nous avons l’habitude de ne plus regarder, l’évidence dans laquelle est engagé tout individu en démarche créative (aussi bien que tout voyageur - dans « démarche » il y a « marche » -), l’amène à constater (allez voir ce qu’en pensait Nietzsche) que c’est par l’art qu’on prend « conscience que la réalité est elle-même une œuvre à laquelle chacun doit participer » … Alors que dire si on est voyageur et artiste en même temps, cela, sous un aspect trivial, « nous crève les yeux » !

Notre carnet et voyage, en devenant « morceau de mémoire », rend plus réelle et intemporelle l’éphémère durée du voyage en éternisant les êtres et les choses que nous y avons rencontrés . Il rend même permanents nos souvenirs et notre propre existence à travers sa réalisation alors que nous ne sommes que poussière traversant la vie .

Peu importe sa qualité graphique ou plastique car c’est l’acte lui-même qui compte : c’est de l’acte que naît la beauté et non de la seule contemplation du monde dès l’instant où le regard s’approprie la beauté du monde pour mieux la partager ou la transcender (il y a beaucoup à dire aussi au sujet de « la beauté » - autre sujet de philo -, j’y reviendrai un autre jour) .

En croquis sur le motif avec les chameliers de l’erg Chébbi .

Ainsi, comme à travers nombre d’engagements basés sur le partage, on peut faire de sa vie une œuvre d’art .

Bien sur, si une excellente maîtrise s’ajoute à une plénitude d’expression accomplie, l’acte artistique n’en sera que plus porteur des valeurs qu’il diffuse .

Mais la première des nécessités pour comprendre l’importance de cette prise de conscience est de ne pas croire que l’art est un simple divertissement sans influence décisive sur notre conscience du monde . De ne pas croire non plus que la suffisance de notre intelligence, de nos acquis et certitudes autant de nos biens matériels peut répondre à toutes les questions de notre existence .

Être toujours à l’écoute, en éveil, toujours en aptitude d’apprentissage, avec amour pour nos semblables et humilité me parait être l’indispensable consigne de vie pour qui veut en transmettre des éléments essentiels, à plus forte raison si notre position sociale nous distingue de nos semblables par les recours ou les références qu’elle produit . Le cas du peintre voyageur n’échappe pas à cet exemple …

Se laisser absorber par la beauté des éléments, y laisser nos traces, n’est-ce pas déjà créer une œuvre éphémère qui nous englobe et dans laquelle nous sommes acteurs ? (Photo Alain MARC)

Pour qui est sensible aux milieux naturels c’est dans le désert, les forêts sauvages, en haute montagne, en haute mer, dans les profondeurs de la terre que se trouvent les réponses à ces questions .

Et le désert me direz- vous ?

- C’est en vous parlant de l’art et de notre conscience du réel que je vous ai parlé du désert .

S’il y a des mirages dans le désert, c’est parce que le réel y est différent, que notre conscience de la réalité doit y faire un apprentissage différent de la beauté .

Deux petits points dans l’océan de sable : aquarellistes lovés au creux d’une dune saisissent de bon matin les premiers rayons de soleil léchant le désert … (Photo Alain MARC)

Il n’y a rien de plus éphémère et de plus permanant qu’une dune .

Hors, non seulement les dunes se déplacent sous l’effet du vent, mais leur forme, leur couleur, évoluent sans cesse selon les conditions météo, la lumière, et la position du soleil ou de la lune …

Les dunes, ce sont un peu les nuages de la terre . Parfois dans les tempêtes de sable ils rejoignent même ceux du ciel pour aller jusqu’au cœur de l’Afrique avec le vent de l’harmattan .

C’est pour cela que je privilégie pour le désert l’expression informelle, trouvant que nulle représentation n’est assez forte pour le traduire et l’évoquer .

Petit jour sur l’Erg Chebbi : l’incroyable beauté des dunes de Merzouga . (Photo Alain MARC)

Lever de soleil dans les dunes de Chigaga … (Photo Alain MARC)

« Hamada du Drâa », la peinture informelle qui a servi de trame à la vidéo ci-dessus : encres, aquarelle et acrylique . (Technique mixte sur papier, Alain MARC)

Trouvant que seule sa musicalité est significative des beautés qu’il révèle à qui veut bien se donner la peine d’aller les chercher … Sans doute la musique et la poésie sont-elles aptes plus que la peinture à restituer l’abstraction du désert à travers les émotions et les sentiments qu’il nous procure .

Alors je préfère, moi qui ne suis pas un homme du désert, qui ne sais rien de l’adaptation à cet univers de rigueur et de beauté au quotidien, laisser la conclusion de cet article et de notre voyage pictural dans le Grand Sud Marocain à Fati, fille du désert, poète méconnue des grands espaces et des verdoyantes oasis qui nous écrit depuis le bord des rives du Drâa (confirmant en cela dans son poème de façon très simple par un constat d'amour né de son contact permanent avec le désert, que la réalité est elle-même une œuvre à laquelle chacun doit participer) :

«J’aime la magie des lumières du grand sud,
J’aime les caresses du souffle chaud, dans le climat aride,
J’aime la tendresse de l'aurore dans le désert,
J’aime la lune, dans ses apparitions les plus claires,
J’aime la majesté du soleil, qui prépare son coucher,
J’aime le rugissement du vent dans les rochers,
J’aime le déferlement des vagues contre les falaises,
J’aime ces regards troublants qui provoquent le malaise,
J’aime ce silence paisible lorsqu'il vient m'enlacer,
J’aime les étoiles aux yeux des enfants qui passaient,
J’aime les chants des oiseaux au petit matin,
J’aime ces fleurs épanouies, qui exhalent leurs parfums,
J’aime ces discussions surréalistes d'après minuit,
J’aime cette présence qui vient hanter mes nuits ! »

Lever de soleil sur l’erg Lihoudi . (Photo Alain MARC) 

« Vagues de sable », peinture informelle : encres, aquarelle et acrylique . (Technique mixte sur papier, Alain MARC)  

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commentaires

danae 19/03/2011 17:57



Je reste en admiration devant tant de beautés, tes photos, tes aquarelles, la musique de ton film qui est si importante pour toi, et j'ai même découvert ta voix ! Oui Fati, fille du désert,
qu'est-elle devenue ? Je te remercie pour le sublime que l'on trouve chez toi. Merci.



Alain-Marc 20/03/2011 12:06



Je suis très inquiet j'ai perdu sa trace alors qu'elle était gravement malade . depuis, plus de contact ...


AM



Noellise 24/07/2008 20:55

Quel site magnifique! Je suis peintre et, si vous me permettez, j'aimerais m'inspirer de certaines de vos photos de désert pour une série de tableaux sur ce sujet - que je viens de commencer.

Alain-Marc 25/07/2008 13:08


Mais oui, Noellise, vous pouvez, du moment que vous me le demanez si gentiment !
Cordialement,
Alain MARC


Quichottine :0059: 29/06/2008 11:20

Je trouve tes images sublimes... et les aquarelles qui les accompagnent sont magnifiques, comme toujours.Le désert... je me dis que je comprends pourquoi c'est là que Le Petit Prince devait se dérouler.Merci pour ces instants de rêve. je reviendrai, parce que tu vois, même si je ne le fais pas très souvent, par manque de temps, j'aime beaucoup ce que tu fais et la passion que tu partages avec tes visiteurs.à très bientôt...

Alain-Marc 29/06/2008 21:42


Merci Quichottine et grosses bises,
Alain MARC


Edith FINET 21/06/2008 18:08

cher AlainJe ne comprends pas pourquoi mon 1er message posté le 19 juin ne s'est pas inscrit ? Ce sont les mystères de la technique !Je disais que j'avais trouvé MAGNIFIQUE ta vidéo, tant par les images que par le texte et la musique, que j'avais revécu ces moments avec beaucoup d'émotion, les larmes aux yeux, que me suis rappelé la minute de silence que nous avions observée avec toi et les copines, sous la pleine lune, en haut des dunes. Instants inoubliables. Merci de nous avoir permis de les partager puis de les revivre en ta compagnie. BisesEdith

Alain-Marc 21/06/2008 19:52


Merci, merci mille fois Edith, ...que de bons souvenirs !
Grosses bises,
Alain MARC


antonia 21/06/2008 11:46

Cette vidéo est magnifique.Je suis très émue par la beauté et la force de cet hommage à ton fils, par l'appel du désert, par l'amour qui apparait dans chacune de tes paroles, de tes images, et dans chaque note de musique.C'est très beau.  merci.  antonia

Alain-Marc 21/06/2008 17:40


Merci Antonia, ce que tu fais est également magnifique et je suis très heureux de te connaître ...
Je te fais une grosse bise,
Alain MARC


Adil 21/06/2008 02:09

Bonsoir Alain-Marc;Grave question que tu poses là!!Merci pour cet excellent article qui a fait boujer en moi des sables mouvants.Je ne sais pas si je devrais te rassurer ou de me rassurer moi-même en disant  que lorsque on se trouve dans un milieu étrange nôtre réaction apparait aussi étrange!!Le sable du desert est un milieu étrange; à la fois gazeux,liquide et solide!!Pourtant une dune (tas de sable) obeit à une logique interne qui la rende capable d'avancer tout en gardant sa propre forme.Et dans leur déplacement,les dunes ont aussi des interractions complexes qui les rendent chantantes.Perception réelle qui ne peut qu'avoir des traductions dans nôtre imaginaire et conscience.Dans cette relation entre le desert et nous,entre nous et nôtre propre conscience,un voile s'nterpose;Il est  léger,presque transparent,pour l'artiste et le poète et épais pour le commun des hommes.On regarde en croyant voir,on écoute en croyant entendre et on s'étudie en croyant lire le fond de nos coeurs.Dans la vision des choses et de nous même,on efface les différences inutiles à l'homme et on accentue les ressemblances qui lui sont utiles.Ainsi,qu'il soit peinture,poésie ou musique;l'art n'a d'autre objet  que d'écarter les symboles pratiquement utiles,les généralitées conventionnellement et socialement acceptées,enfin tout ce qui nous masque la réalité pour nous mettre face à face avec la réalité elle même.Je ne me rappelle pas qui avait dit que "le réalisme est dans l'oeuvre,quand l'idéalisme est dans l'âme,et que c'est à force d'idféalité seulement qu'on reprend contact avec la réalité".Amitiées. 

Alain-Marc 21/06/2008 12:39


Bonjour Adil,

Tes propos vont tout à fait dans le sens d'un intéressante réflexion sur le rapport de l'art à la réalité, et sont autant "d'eau apportée au moulin de ce sujet de philo", je t'en remercie, d'autant
plus que ce que tu dis est clairement exprimé .
Figure-toi que tes propos rejoignent un projet que je n'ai pas encore fait mais que je commence à préparer pour la fin d'année ou l'an prochain et pour lequel je suis en train d'établir la
documentation globale destinée à appuyer mon argumentation, (car les articles que j'écris dans l'esprit de cette dernière publication, ne sont que les prototypes d'articles futurs qui seront bien
plus intéressants et vivants j'espère que les précédents), et, retirée de cette documentation, je t'indique ici 3 sites très documentés sur le chant des dunes (copie - colle les liens suivants dans
ton navigateur web, et il te faut aussi le lecteur multimédia de Quick Time à jour), car ce sont des thèmes que je me réserve pour le futur :
http://www.lps.ens.fr/~douady/SongofDunesIndex.html
http://www.lps.ens.fr/~hersen/data_html_french/chants.html
http://www-archives.script.univ-paris-diderot.fr/physique/PhyExpDoc/projets_/sites_01_02_2/chant_dunes/page1.html
D'ailleurs comme ce dernier article sur la "musique du désert" a touché beaucoup d'entre-vous, je vais vous donner en guise de prolongement et de conclusion de cette première approche du désert, un
avant-goût de ce que seront certaines des futures mises en ligne dont je fais ici le projet, (et que j'évoque juste un peu plus haut) avec un ajout à cette dernière page "L'art transforme-t-il
notre conscience du réel, et la musique du désert" le plus vite possible ...
Je ferai sans doute souvent référence dans les futures séries à venir à des philosophes, des chercheurs et des penseurs tels que Jean GUITTON, Igor et Grichka  BOGDANOV, BERGSON (en un certain
sens), etc., pour lesquels l'ancien conflit du croyant et du savant est complètement dépassé, l'immatérialité même d'une transcendance devenant l'un des objets possibles de la physique . Nous
chercherons ainsi nos propres repaires pour essayer de resituer notre place d'humains dans l'univers par la valeur de la pensée, et essayerons par un regard plus sensible sur les choses et les
êtres d'élargir notre conscience et d'enrichir notre sensibilité où l'art sera le principal moteur ...
Cela rejoindra pour celles et ceux qui connaissent ma recherche picturale (pas mon expression habituelle "aquarelle" ou "carnet de voyage" qui est très différente mais s'y rapporte tout de même)
mes questionnements fondamentaux sur la "spiritualité de la matière", et leur rappellera certainement les charges de sable et le rôle qu'il joue de façon primordiale dans ces toiles-là !
... à plus Adil, bien amicalement,
Alain MARC


plumette 20/06/2008 09:16

Toujurs le même grand et magnifique voyage, a suite d'une aventure qui atteint ici une autre dimension tout à l'émotion qu'elle dégage. On arrive tout simplement au sommet de l'art du voyage.A couper le souffle !Bien à  toi

Alain-Marc 20/06/2008 16:25


Oh, tu me fais trop de compliments Plumette !
Car tu vois, je suis plus que jamais conscient des lacunes et progrès à accomplir, et comme je le dis à Cocole, je vois surtout le chemin à faire pour arrviver à ce que je voudrais ...
Mais comme je suis opiniâtre, je continuerai d'améliorer tout cela et un jour on se régalera encore plus tous ensemble !
Grosses bises et à +,
Alain MARC


cocole 20/06/2008 08:55

bonjourtu ne ponds pas un article par jour mais avec leur contenu ce serait impossible ! il faut bien de longs jours pour mettre tout cela au point, ta peinture informelle est vraiment magnifique, et je crois qu'elle correspond bien à la limite que je donne au non figuratif.ces tableaux sont bien plus figuratifs qu'une photo, ils possèdent l'émotion et presque l'expression des sens.je reviendrai voir tout cela à tête reposée, même la vidéo, dont la musique mérite toute notre attention, je reviendrai la voir et l'entendre quand j'aurai de longues minutes devant moi.je t'embrasse, bonne journée et merci pour le souffle du désert dans mon bureau.

Alain-Marc 20/06/2008 16:14


Merci à toi Cocole, je suis content si je suis arrivé à me rapprocher un peu plus de ce que je voudrais être "de la qualité" !
Mais le chemin est long pour y parvenir, et je suis très conscient de toutes les lacunes de mes productions et des efforts que j'ai toujours à fournir pour faire du travail correct, en tout cas de
bien meilleur niveau .
... Quant à l'excellence ce n'est pas encore pour demain, mais bon, à ce niveau là il faut avoir un matériel et des moyens que je n'ai pas !
En attendant encore merci pour les encouragements et grosses bises,
Alain MARC


Elizabeth 19/06/2008 22:02

Moi aussi, je suis sans voix. Beauté visuelle, intellectuelle, émotion... Un article à lire et écouter, et à relire et réécouter pour s'en imprégner pleinement. Un vrai cadeau! merci Alain pour toute cette richesse partagée, porte-toi bien et bises

Alain-Marc 19/06/2008 22:39


Merci à toi Elizabeth,
C'est vrai qu'il ne m'était pas simple de faire le choix de la mise en ligne de cet article car il demande à être lu petit bout par petit bout, il y a des paragraphes qui ne sont pas évidents à
suivre et sur lesquels on peut réfléchir ...
Heureusement la vidéo peut délasser un peu, et comme je l'ai réalisée pour être vue en plein écran et bonne définition, cela peut être plus divertissant en fin de compte !
Grosses bises, à +,
Alain MARC


Odette 19/06/2008 20:42

Une merveille de plus à ajouter aux pages que tu nous destines! C'est un régal de voir, de lire, d'écouter la musique des dessins, des couleurs et des mots : tout est en harmonie..., les amoureux du désert comprennent ton langage, l'élève que je reste apprécie tes conseils.

Alain-Marc 19/06/2008 21:02


En plus tu as été de l'un des ces voyages !  ... tu as reconnu lequel sur les photos et vidéos ?
Grosses bises, Odette, on a tellement de super souvenirs !
Alain MARC


Edith 19/06/2008 20:26

Alain-Marc 19/06/2008 21:00


Comment interprèterons-nous ton silence Edith ?
Je pense que c'est un silence d'amitié ...
Grosses bises,
Alain MARC


pascale boulon 19/06/2008 19:53

ton texte me donne une telle émotion,je suis sans voix,j'écoute le silence du désert,tes mots ouvrent mon coeurje t'embrasse pascale

Alain-Marc 19/06/2008 20:23


Merci Pascale, je suis très touché .
C'est que ce texte n'est pas qu'un "texte", mais une quête d'absolu où je retrouve aussi dans le silence du désert, la beauté des êtres que j'ai perdus ...
Avec toutes mes amitiés,
Alain MARC