l'aventure picturale - Aquarelliste et peintre voyageur
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  • : Aquarelliste et peintre voyageur
  • Aquarelliste et peintre voyageur
  • : En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'en Aragon, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2022...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 21:30

Je vous avais promis il y a quelques mois de ne pas vous reparler de ma peinture pour un bon moment

Mais pour vous faire patienter de la reprise d’articles plus fournis, voici ma dernière toile .

C’est une mouche évoquant celles de Messel emblématiques du miocène

Hé oui, je travaille aussi la nuit pour réaliser quelques toiles nouvelles en plus de tout le reste !

«Mouche polychrome», Acrylique, nacre, pigments et sable sur toile (Alain MARC, collection particulière)

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 11:34

L’inspiration de celle-ci me vient de l’époque où au club archéo -spéléologique albigeois, alors que j’étais encore jeune collégien, je suivais sur les traces de la préhistoire régionale un ami de mon père qui en était le président : Jean LAUTIER .

Faire partie de son équipe, même en suiveur passif et timide comme je l’étais à l’époque était pour moi un honneur et un émerveillement .

J’avais pour lui la même admiration et la même déférence que celle de mon copain Roland PÉLISSIER pour ses initiateurs à lui : Édouard-Alfred MARTEL et Louis BALSAN .

Ces hommes-là étaient pour nous des maîtres et nous les aurions suivis jusqu’au fond de la terre …

Je n’ai pas connu E.A. MARTEL, ai à peine eu l’occasion de croiser L. BALSAN, mais accompagner Jean LAUTIER et ses amis dans les méandres d’une caverne récemment inventoriée pour partager avec eux dans  l'irréelle lumière de nos lampes acétylène la découverte de griffades d’ours paléolithiques jusqu’alors inconnues mêlées à quelques tracés préhistoriques sur les parois de calcaire, était quelque chose de magique et je ne l’oublierai jamais .

Cette  indescriptible et bouleversante émotion ne me quittera plus, magnifiée d'extraordinaire façon lors d'une sortie  au fond des Gorges de l’Aveyron avec Jean LAUTIER et son équipe, lorsqu’il me montrèrent les émouvants bas-reliefs magdaléniens de la Magdelaine-des-Albis, pure merveille des origines de la sculpture en causses mineurs .

Ce jour-là nous nous arrêtâmes aussi dans un abri sous roche qui dominait l’Aveyron .

Il avait été fouillé par l’Abbé BREUIL qui avait laissé sur les parois des strates témoins où des silex enrobés de calcite brillaient encore sous la lumière diaphane du jour qui pénétrait jusqu’au fond de l’abri .

L'abri près du torrent, peinture sur toile Alain MARC

«L'abri près du torrent», Acrylique, pigments et sable sur toile 25 F (Alain MARC, collection particulière)

À travers l’ouverture béante d’accès à la grotte on entendait couler la rivière et il était facile d’imaginer l’endroit protégé par un mur de défense autant que de supposer les poutres de l’habitat rudimentaire qui étaient enchâssées dans leurs niches de blocage, taillées dans les parois .

Les étranges vibrations se dégageant du lieu projetaient dans ma tête des visions bouleversantes et je me sentais tomber à la renverse au creux des millénaires dans un Eden sauvage et dangereux où vivre était déjà un miracle et un exploit à réussir sans cesse dans une nature d’une immense beauté ...

Bien des années plus tard je revins en prospection spéléologique dans la région avec mes amis Louis et Jean PÉRIÉ, (Jean étant déjà bien engagé dans ses explorations, études et découvertes préhistoriques à ce moment-là, cliquez sur son nom ci-avant pour voir sur son blog sa dernière découverte, vous verrez c'est passionnant), mais «L’abri près du torrent» naquit dans mon esprit et dans mon cœur à ce moment-là .

Ce n’est que près de 45 ans plus tard que je le «réalisais» !

Je ne sais plus à présent qui m’a acheté cette toile que je dus vendre lors d’un salon d’art contemporain il y a quelques années à mon plus grand regret, mais je serais prêt aujourd’hui à la racheter au double de sa valeur de l’époque, car elle représente pour moi bien plus qu’une scène de pêche au pied d’un abri préhistorique près d’un torrent : elle est aussi une grande part de ma jeunesse portant en elle l’éternité de la vie ... 

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 17:10

La-piste-du-voyageur.jpg

"La piste du voyageur", acrylique sur toile, Alain MARC .

- La piste du voyageur forgerait-elle nos aptitudes au dépassement ?

Tel pourrait être le sens premier donné à cette toile que j’avais peinte il y a quelques temps qui semblerait dire que le chemin emprunté par celle ou celui qui veut aller de l’avant, sortir de sa coquille et risquer l’aventure est semé d’embûches, mais qu’il faut bien les affronter et prendre des risques pour avancer !
Le voyageur est aussi l'être humain sur le chemin de la vie .
Le voyage, en tant qu'expérience ordinaire, devient rapidement une aventure "extra - ordinaire", mais ce n’est généralement pas sans souffrances ni efforts, même si de grandes joies sont réservé à celui qui réussit à traverser là où d’autres se sont faits entraîner par le courant .
Le voyageur va de son passé à son futur par le passage du présent ; il avance en apprenant tout au long de son chemin, et le chemin qu'il trace doit ouvrir la voie à ceux qui le suivront ...

On trouve sur la toile différents signes dont certains renvoient au temps  (sabliers) : il faut du temps pour comprendre, pour apprendre .

Qui lit mes articles jusqu’au bout comprendra un jour ce qui peut par l’expérience d’un autre, lui servir …
La piste du voyageur n’est pas
que bordée de roses (et encore les roses ont des épines), il faut parfois se frayer un chemin au milieu des orties, des ronces, des gravats, des fondrières, des obstacles de toutes sortes .
Car s’il est des chemins qui vous emmènent vers le succès et la gloire, d’autres vous précipitent vers votre propre anéantissement …
Est-ce par crainte des chutes et des embûches qu’il vaut mieux se replier sur soi et ne pas laisser ses toiles ou ses sculptures (lorsqu’on s’exerce à la création) mettre le bout du nez hors de leur lieu de naissance ?
D’ailleurs (les montagnards le savent bien), ce sont ceux (les chemins) qui mènent aux sommets qui côtoient les plus grands précipices .
Je crois qu’on apprend à marcher en tombant, en subissant les maux liés à ces chutes, et en même temps que la hardiesse à dépasser ses craintes, à prendre des risques, nous enseigne à travers les balbutiements du courage à avancer, à aller plus loin, à nous dépasser .
Cela nous apprend surtout à assumer nos chutes en cas de difficultés, à les comprendre, à en tirer des enseignements, des remises en question qui, entre humilité et souffrance nous prouvent que nous sommes toujours des enfants en cours d’apprentissage, que nous ne sommes jamais à l’abri des erreurs, que nous ne sommes pas non plus les seuls à se trouver un jour ou l’autre à pouvoir nous tromper, (pouvant même partager notre expérience avec du recul comme je le redis si elle peut profiter à d’autres), et que se remettre en question après une erreur de parcours n’est pas l’apanage des imbéciles (qui ne s’est jamais trompé ni fait « avoir »  dans la vie ?), mais des « voyageurs » en quête d’itinéraire, plus ou moins hardis, plus ou moins chanceux, qui doivent coûte que coûte … avancer !


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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 20:09
… De l’année 2009 !
Lisez bien cet article jusqu’au bout avant de passer à l’action, prenez le temps : je vous avais parlé de fenêtres ouvertes sur le passé où le temps se serait arrêté, où le meilleur de quelques instants de vie préservés presque au hasard parmi bien d’autres, serait sauvé pour longtemps …
Des fenêtres que vous aussi pourriez ouvrir, qui seraient à la fois espace d’intemporalité et pierres de soubassement d’un mur merveilleux parce que fondation et racines nourricières des structures à venir qui sur lui, s’édifieraient .
C’est le premier élément de ce mur que j’ai décidé de vous offrir aujourd’hui à travers quelques extrait de mes meilleurs moments d’aquarelle de l’année passée .
Des moments que nombre d’entre-vous connaissent déjà pour les avoir partagés avec moi à travers stages et voyages, et d’autres, que j'ai vécus avec autant d'enthousiasme (mais dont je n’en ai conservé que deux pour ne pas parler que de moi) où j’étais seul face au motif, crayons et pinceaux à la main .
En cliquant sur chaque petite image ci-dessous, sur chaque brique de ce mur d’aquarelles, vous ouvrirez une fenêtre qui lui est dédiée .
Mais pas n’importe quelle fenêtre : un vrai moment d’existence que vous ne trouverez nulle part ailleurs et qui est vraiment à nous !
Cette fenêtre sera chaque fois composée d’une vidéo grand format et d’une aquarelle (ou croquis aquarellé) de la même taille, très fidèle à l’original que j’ai scanné .
Attention : je n’écris pas «la meilleure aquarelle» (ou celle qui est la plus «réussie») de l’année .
Non, tout simplement l’une de celles qui m’a apporté le plus de plaisir, en fonction du contexte dans lequel je l’ai réalisée !
La plupart d’ailleurs étant des aquarelles de démonstration ou explicatives de cours, ce qui prouve que c’est loin de mon atelier et d’un travail «sacralisé» que j’ai éprouvé le plus de plaisir, vous comprendrez mieux alors pourquoi mon « concept » de l’aquarelle est assez éloigné de celui prôné en de maint endroits, à commencer par certains « salons » et l’ambiance feutrée des galeries !


Cliquez donc sur les «briques» de mon petit «mur d’images» en commençant par celles du bas (car elles obéissent à une chronologie), et vous terminerez par l’image large du haut qui coiffe toutes les autres (car si elle est plus large et au dessus c’est qu’elle représente symboliquement l’aboutissement de mes projets d’aquarelliste pour l’année passée) .
En cliquant sur ces images vous lancerez l’ouverture d’une nouvelle «fenêtre» liée à chaque image cliquée : vous pourrez alors en lire le texte, regarder en détails l’aquarelle en bas, et voir dans la légende comment j’en explique le contexte de réalisation .
Vous y découvrirez alors que le bonheur de réaliser une aquarelle motivée par un voyage ou une découverte dépasse largement la magie de l’instant : il peut le précéder, se situer au cœur de l’action pour en constituer la quintessence matérialisée, ou au contraire le suivre et en être le reflet transcendé par la sélectivité de la mémoire (qu’il ne faut cependant pas laisser trop attendre sous peine de tout perdre si dans le feu de l’action on n’a rien noté) …
C’est seulement ensuite que vous pourrez passer à la vidéo pour comprendre l’ambiance dans laquelle l’aquarelle fut réalisée, ou la façon dont elle est «arrivée» (un ou deux extraits de vidéos d’ailleurs sont plus anciens que ceux tournés l’an dernier, je les ai toutefois utilisés car ils se rapportent avec précision au contexte de réalisation de l’aquarelle concernée, qui elle, représente bien l’un de mes meilleurs souvenirs des douze mois écoulés) .
Le lecteur vidéo vous le verrez, est lui-même une fenêtre ouverte dans la page où il se situe : j’ai voulu qu’en lançant le curseur de lecture vous ayez l’impression d’une véritable lucarne ouvrant sur la vie derrière votre écran (par l’architecture et les couleurs de la page de support, le calcul des formats, des rapports de contrastes et de valeurs de l’écran, etc.,  ...quand on n'a pas de « 3D » il faut bien trouver d’autres subterfuges, n’est-ce pas ?  Et suivez bien les instructions que je donne juste en dessous de chaque lecteur vidéo si vous voulez en profiter pleinement !) …
materiel-aquarelle
Ah, au fait : pour les séances d’aquarelle selon mon concept j’oubliais l’essentiel, le matériel ! … Et cela est capital si on veut comparer les méthodes et les résultats avec objectivité par rapport aux différentes approches de l’aquarelle !
Eh bien dans la plupart des cas en carnet de voyage (ou conditions difficiles), il se résume pour moi à seulement trois éléments :
- le bloc de papier aquarelle (plutôt papier grain fin ou satiné, format de A5 à A4 car il doit pouvoir tenir dans une grande poche) + pinces éventuelles pour maintenir les feuilles dans le vent,
- le pinceau à réservoir pointe fine conique (attention certaines marques font des produits qui ne valent rien), - en poche pectorale -,
- la boite à couleurs (de voyage, pliable, solide, avec les trois primaires en deux déclinaisons chacune, un or vert de W et N + un vert Winsor toujours de WN en transparents et un jaune de Naples en opaque, en demi godets, toutes  les autres couleurs pouvant se faire à partir de cette base),
- le crayon à papier (dureté graphite B à B2) très bien affûté (au cutter ou au Laguiole, - quand on fait du carnet on a un « Laguiole » mais je n’ai rien contre les couteaux suisses et autres Opinels, attention : à ranger en bagages soute pour prendre l’avion ! - ) et à plus forte raison la gomme, sont accessoires, sauf pour le croquis aquarellé !
 
Voilà donc avec cet article l’une des idées que je souhaite développer dans ce blog comme « regard croisé » entre le passé et l’avenir,  questionnement des méthodes - moyens - résultats, analyse globale entre réalité de terrain et implication de cette réalité dans notre existence, positionnement de pensée par rapport à tout ce qui se fait par ailleurs dans le monde de l’aquarelle, établissement d’une réflexion globale pouvant déboucher sur une réelle « philosophie de vie », et que je voulais vous offrir en ce début d’année !

Alors à présent régalez-vous si vous aimez, vous en avez-là pour un petit moment à tout voir, observer, analyser, et peut-être apprendre à mieux regarder, revenez-y souvent, cet article équivaut exactement à deux mois de publications si j’avais fait cela semaine après semaine, auquel cas vous n’auriez jamais eu ce «petit mur aux briques-fenêtres» que je vous offre avec plaisir pour commencer la nouvelle année, tout est une question de vision …

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 09:47

Eh bien, si j’ai mis « tout » mis de côté pendant ces dernières semaines, c’est pour me consacrer à ma peinture (reprise d‘anciennes toiles et nouvelles créations), car le temps pressait puisque je vais exposer à la prochaine grande foire d’art contemporain de Shanghai, à l’occasion de l’Exposition Universelle en mai prochain !

L’exposition Art Shanghai, ce sont des centaines d’artistes émergents ou confirmés et de galeries venant du monde entier avec de très grands noms afin de présenter au public (90000 visiteurs attendus uniquement pour cette manifestation) leurs œuvres à l’occasion de l’Exposition Universelle .

Y participer était pour moi ne plus m’éloigner de la scène internationale tout en maintenant ma cote obtenue lors des décennies passées .

Mon objectif est d’abord de rester présent dans cet immense hourvari de l’art, où nous sommes des milliers d’artistes de par le monde (certains extrêmement talentueux), où il est si dur de vivre de notre art, et où ne pas exister est disparaître …

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Six de mes toiles exposées au prochain Art Shanghai 2010, je reviendrai sur ma peinture et ces toiles dans de prochains articles …

Je vous reparlerai de ma peinture et de ces toiles lors de futurs articles, vous verrez qu’elles sont très différentes de mon travail de carnettiste et à l’opposé dans le domaine plastique de mes aquarelles .

Si donc vous allez à l’Exposition Universelle de Shanghai entre le 12 et le 16 mai prochain, ou avez des amis (es) susceptibles de s’y rendre (Français, chinois ou de tout autre nationalité), et avez (ou qui auraient) du temps à consacrer à la Foire d'Art Contemporain Art Shanghai 2010 c’est au ShanghaiMart Expo No.99 Xing Yi Road, Development Zone à Shanghai  situé près de l'aéroport de Hongqiao, un lieu qui accueille chaque année plusieurs grandes foires internationales & d'importants Salons professionels .

Il ne me reste plus d'invitations pour cette manifestation je ne peux donc plus vous en offrir, mais  je vous présenterai donc bientôt ces toiles et ma démarche picturale dans d'autres billets .

En partance pour animer un stage «carnet de voyage» au Maroc au moment où j’écris cet article je vous dis "à très bientôt",

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C’était avec mon interprète lors de ma première exposition à Hong Kong en 2001, l’Asie a toujours été porteuse d’accomplissement pour moi …

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 22:23

Avec nous sur le chemin des dunes, une école de Vendée .

 

De retour après un voyage magique à crayonner et peindre au cœur des dunes du Sahara, des djebels altiers, des oueds balayés de vent et de poussière, des regs sans fin aux pierres brunes ou claires, auprès d'images venues du fond des âges orner les parois de roche pour nous rappeler qu’ici la préhistoire a marquée de son empreinte la mémoire du temps et que nous ne sommes que de passage dans l‘immensité des beautés du monde …

Rencontre avec tous les possibles car le désert peut vous immerger dans un tourbillon de vie à l’incroyable intensité dans une splendeur inimaginable et en même temps il brouille les pistes et peut vous détruire .

Il vous faut toujours avoir à l’esprit que sa beauté et son immense séduction peuvent être fatales et qu’il suffit d’un seul instant d’inattention pour succomber à un mirage qui peut en vous détournant de votre chemin vous anéantir !

Savoir aussi que cette beauté est liée à l’insaisissable …

Aussi avant de partager avec vous ce stage « carnet de voyage » rempli de soleil, de chaleur et de vent, je voudrais rendre hommage à une classe qui a travaillé à partir de mes articles précédents consacrés au désert, particulièrement à celui de sa musique : il s’agit de l’école de Mortagne sur Sèvre situé dans le Haut Bocage Vendéen, dont les magnifiques réalisations honorent Julia et Marie-Paule les enseignantes qui sont à l’origine de ce si intéressant atelier d’art plastique . Ce sont donc les dessins de leurs élèves que je choisis en guise de préface à ce reportage sur notre stage à Djanet (article à venir), car leur regard plus que tout autre est empreint de la pureté et de l’innocence qui devraient préfigurer toute démarche créative, alors que dans le désert même, cette démarche doit aussi s’accompagner de vigilance si on veut qu’elle aboutisse à une accomplissante traversée …


Dunes aux ombres noires de Margo, Juliette, Valentine et Adèle

Dunes colorées d’Elise, Laura, Anaïs

Dunes (sans doute à la tombée de la nuit) de Charline, Laurine, Gwéladys

 

Dunes bleues de Léa, Julie, Stéphanie


Grandes dunes de Natalia , Mauryne, Alice


   Dunes rouges et mauves de Tom, Germain et Paul

 

Écoutez le vent mêlé à la musique … L’envoûtante musique du désert . Obsédante mélodie qui vous accompagne bien après le retour et vous replonge dans une fascination qui peut vous engloutir, vous perdre, ou vous … libérer ! (TINARIWEN Aman Iman EPK)

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 10:27

Peinture, une histoire de regard (mes deux dernières toiles) .

Beaucoup d’entre-vous ont manifesté leur surprise en découvrant ma peinture sur le mini site que j’ai réalisé dernièrement : c’est que je vous parle beaucoup d’aquarelle, de carnets de voyages, de la peinture des autres, mais presque jamais de la mienne !

 

Pourtant, c’est une véritable part de mon expression sur laquelle je travaille depuis des années, avec des questionnements qui me ramènent aux origines de notre espèce, aux premiers temps du monde, mais également aux différents états de la matière, aux manifestations de la vie dans ses formes les plus troublantes et aux liens que ces éléments entretiennent avec notre existence et notre pensée …

Alors comme je viens justement de terminer deux toiles (la dernière est à peine sèche en surface - ce sont deux techniques mixtes, acrylique et sable sur toile -), je vous les présente en « exclusivité » puisque personne avant vous ne les a encore vues :

 

« Magma aux plaques d’airain » 60 x 60 cm Alain MARC 2009 (allégorie archéologique) : ici, trois monolithes simulant un métal précieux (sans doute de cet airain dont l’âge de bronze marqua l’humanité d’une empreinte indélébile, la faisant basculer de la préhistoire à de nouvelles formes de civilisations) sont gravées de symboles liés à la fécondité et à des représentations solaires . Dans l’échelle du temps, les magmas incandescents de l’Hadéen ne datent que d’hier, et constituent la toile de fond du développement de l’implantation humaine qui se transmute comme le métal au temps des mégalithes anthropomorphes, en formes supérieures d’intelligence préfigurant nos temps contemporains … Mais ce n’est là qu’une allégorie : à chacun de trouver le sens véritable de cette toile, car par delà ses références au réel (ou à « l’illusion du réel »), il s’agit avant tout pour moi d’une quête métaphysique (peut-être même ontologique) !

« Magma aux plaques d’airain », détail : « Une allégorie, c'est une description ou un récit qui présente en soi un sens immédiat suffisant, mais dont les éléments recèlent des valeurs symboliques qui fondent son sens second, son sens intentionnel, tout étranger au premier »  

 

La seconde toile a plus intentionnellement rapport au volcanisme, aux notions relatives du temps, de l’espace, de la naissance de la vie à la surface du globe et de l’émergence de la pensée : il s’agit également d’une allégorie, et je me fiche totalement des grands courants d’expression artistiques actuels en dehors desquels je m’inscris !

Ce qui m’intéresse c’est-ce que je peux réaliser avec du sable, des pigments, et des liants acrylo-vinyliques : créer des notions de mouvement, d’éléments flottants dans l’espace malgré leur « pesanteur »  apparente, d’objets paraissant avancer en avant du tableau (« … la profondeur est toujours neuve, et elle exige qu’on la cherche, non pas « une fois dans sa vie », mais toute une vie*), des traces de mémoire, des traces de passage, des empreintes graphiques devenues vestiges vivants d’une présence indéfinissable …

Je veux que ma peinture soit le moteur d’un véhicule qui nous emmène sur d’autres territoires .

Ici le voyage est ailleurs, dans une autre projection, mais aussi contenu tout entier à l’intérieur de celui qui rencontre le tableau, si cette « rencontre » existe vraiment !

« Le chemin des énergies » 60 x 60 cm Alain MARC 2009 (celui-ci est le plus récent, à peine assez sec pour le photographier !)

 

« Le chemin des énergies », détail . On remarque mieux en observant la toile de près que la matière est incandescence, de cette incandescence qui anime la peinture lorsque la matière par le biais des glacis, des superpositions, des patines, des scarifications et des repentirs devient matérialisation de la pensée : il est un moment où le peintre seul est apte à savoir si ce stade est atteint, car lui seul sait sous quelle forme sa pensée doit se matérialiser pour être conforme à sa réalité .

Il me faut personnellement beaucoup de temps pour réaliser une toile, car je considère cette réalisation comme une opération d’alchimie …

 

« Le chemin des énergies », détail . La notion de transformation liée au passage du temps et à l’apparition d’autres formes de réalités se retrouve souvent dans mes toiles : symboles graphiques (sabliers, outils de tamisage, instruments divers, etc.) mais aussi traces d’usure, de corrosion, d’oxydation, de superposition de traces par d’autres traces,

 

… et la perte de tout repère dans la chronologie des traces et des empreintes, car seule compte l’aventure du vivant qui se perpétue dans le souffle du temps et qui puise sa réalité dans le regard de celui qui observe la toile : la vie même est extérieure à la peinture, mais la peinture est là pour en accentuer la conscience .(« Le chemin des énergies », détail ).

 

« L’art n’est pas construction, artifice, rapport industrieux à un espace et à un monde du dehors . C’est vraiment le cri inarticulé dont parle Hermès Trismégiste, « qui semblait la voix de la lumière » . Et, une fois-là, il réveille dans la vision ordinaire des puissances dormantes un secret de préexistence .* »  * Merleau-Ponty « L’Œil et l’Esprit » 1985

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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 01:25

 

Aven Noir, rencontre avec une magnifique aventure .

 

Voilà quatre jours que vous n'aviez aucune nouvelle ...

Je ressors des ténèbres de l'Aven Noir un peu fourbu et fatigué, mais l'expérience en valait la peine .

Cette escapade souterraine a promis et même dépassé ses promesses . C'est au soutien, à la compétence et à la générosité de mes coéquipiers que je dois cette belle aventure picturale personnelle, la plus passionnante de ces dernières années .

Avec des croquis à la clé que je n'ai pas le courage de vous montrer ce soir (car il est tard et je ne pense qu'à me reposer), mais je vous les présenterai et vous ferai partager ces moments forts d'émotions, d'engagement et d'amitié dans les jours qui viennent .

Voici l'entrée de l'Aven Noir depuis le haut de l'éboulis dans la première grande salle, en contrebas du puits de départ . On se rend bien compte sans être expert du monde souterrain, du gigantisme de ce lieu, de son atmosphère envoûtante, de sa lumière magique, du mystère se dégageant de ses ténèbres . Quant à l'ambiance de la descente pendu au fil d'Ariane qui nous relie à la surface, il n'est qu'à comparer la taille de Roland en train de descendre (dans le cercle turquoise avec son sac pendu sous lui, voir agrandissement photo ci-dessous) avec les éléments environnants, pour prendre conscience de notre insignifiance devant les grandeurs du monde minéral . (Photo Alain MARC)

En médaillon l'agrandissement du détail contenu dans le cercle turquoise ci-dessus . Roland PELISSIER au descendeur . La corde est le petit trait blanc où il est accroché . En jaune 1,50 m en dessous, le kit du matériel et des vivres pour la suite de la descente . (Photo Alain MARC)

Avant tout je consacrerai comme promis un article spécial à cet explorateur hors pair qu'est Roland Pélissier, inventeur des plus récents et extraordinaires réseaux qu'il vient de découvrir dans l'Aven Noir .

Sans lui je n'aurais non seulement pas pu mener à bien ce projet, mais les kilomètres de puits et de galeries où il m'a emmené ne seraient certainement pas encore connus .

Il faut être un grand expert du monde souterrain, un sportif hors pair et un chercheur obstiné pour réussir une telle entreprise . Cette découverte, fruit d'années de travail et incontournable évènement dans la connaissance du karst et des systèmes géologiques des Causses Majeurs et des Cévennes vient de façon tout à fait méritoire couronner sa carrière de spéléologue de haut niveau . Lui préfèrerait un autre vocable .

Quelques puits, cheminées, diaclases et heures plus tard, Roland interrompt notre progression pour un premier ravitaillement en eau potable à une source souterraine, qui même si elle paraît noire sur la photo était d'une incroyable pureté . (Photo Alain MARC)

Peu importe, il mérite plus que légitimement de revendiquer et défendre son « oeuvre » , car j'ai perçu en l'accompagnant combien il s'agissait d'un accomplissement personnel digne de respect, puis d'une aventure humaine et collective apte à élargir la conscience que nous avons du monde à travers cet acte courageux, inspiré, fait de patience et d'obstination loin de tout battage médiatique . Acte de portée universelle touchant à des domaines aussi différents que le sport, la science et la beauté de la nature .

Je vous raconterai l'exploit que cela représente, et si dans un avenir proche mes forces autant que mon expérience personnelle me le permettent, j'essaierai de l'accompagner dans ses explorations pour témoigner à ma façon par ma plume et mes pinceaux de la fabuleuse Aventure qui continue au fond de l'Aven Noir .

Vous en serez des spectatrices et des spectateurs privilégiés !

Il ne peut y avoir de bons explorateurs sans bons coéquipiers . Jean-Louis GALERA est de ceux-là : discipliné, discret, efficace, expérimenté et fidèle en amitié . Je vous reparlerai aussi de lui plus tard . Il m'ouvre le passage en s'engageant ici dans les profondeurs du deuxième puits .

Roland, lui est près de moi pour veiller à ma sécurité . Nous descendrons et remonterons ainsi une dizaine de puits au descendeur et au jumar, avant d'arriver dans les grandes galeries en cours d'exploration . (Photo Alain MARC)

Pour moi, le but de cette « Odyssée » était une fois de plus de réaliser croquis et aquarelles en conditions engagées . À chacun sa spécialité : la mienne est la peinture, l'écriture et le carnet . (Photo Jean-Louis GALERA : ma pose peinture au camp de base souterrain)

De savoir également si je pouvais m'intégrer avec un minimum d'autonomie, de discrétion et de respect à une équipe déjà organisée qui avance en milieu souterrain dans des conditions difficiles et risquées .

Maintenant je sais que je le peux .

Alors, je pourrai témoigner .

Vous verrez quelques-uns de ces croquis et aquarelles dans les futurs articles . Mais mieux que cela : pour la période anniversaire de ce blog je vous prépare une surprise pour que vous puissiez participer à cette découverte comme si vous y étiez !  .

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17 juin 2006 6 17 /06 /juin /2006 18:41

De « l’expérience parapente » à l’abstraction picturale …

 

Je vous avais laissé dans le dernier article au moment où j’essayais de prendre quelques photos à plusieurs centaines de mètres au dessus du sol accroché à mon parapente, vu les conditions ce n’était pas de tout repos !

J’ai relaté dans cet article ce qu’avait été cette expérience comme source d’inspiration d’une aquarelle abstraite, aux taches vives et colorées comme un feu d’artifice …

Mais revenons à mon ascension : je suis encore là-haut bien secoué par des turbulences au moment de prendre ces fameuses photos, et je n’ai pas pour l’instant l’esprit à imaginer ce que mon vol va m’inspirer comme nouvelle peinture .

La priorité est à la maîtrise de mon planeur de tissu qui me ballotte dans tous les sens en bordure de ce puissant thermique .

La nationale 88 est en train de tanguer … (photo Alain MARC)

Une fois l’appareil bien repris en main, je me remets face au vent météo et constate avec dépit en perdant l’ascendance (et pour cause, je ne veux pas partir avec elle qui se décale vers l’intérieur du plateau), que le vent vient soudain de se renforcer considérablement en changeant d’orientation .

Je suis tout simplement en train de reculer dans une dérive nord-ouest des moins recommandables ! C’est le vent d’autan qui est en train de « rentrer » en force, de se lever, certainement sur tout le midi toulousain .

Dessous, même s’ils sont vraiment minuscules, je vois tous les arbres s’agiter sous les rafales dans les haies, les bosquets et les forêts, et pas juste quelques-uns comme lorsque s’est déclenché mon ascenseur .

Hors, un aéronef c’est fait pour avancer, pas pour reculer !

Bien sûr je vole dans une masse d’air, « j’avance » par rapport à elle, mais l’ensemble me recule un peu vite à mon goût par rapport au sol :

- dois-je penser à aller me reposer ?

Après tout, il y a maintenant presque une heure et demie que je vole et il me faut gérer la situation avec le plus de sécurité possible . Je pousse sur l’accélérateur, tiens bien ma voile freinée au meilleur calage possible, et je décide même si j’ai perdu beaucoup d’altitude de faire mes 2 ou 3 photos et un petit bout de vidéo : au moins qu’il reste quelque chose de ce vol mémorable !

Elle n’a pas changé la vue vers l’est : celle-là au moins, j’ai eu le temps d’en faire plusieurs clichés ! (photo Alain MARC)

Acrobatique ! L’appareil à photos me glisse des doigts, mon pilotage « sellette » n’est pas des plus faciles, la voile part de dérapages en glissades et je me retrouve vent de dos, bien vers l’intérieur du causse, lorsque j’ai encore assez de hauteur pour repérer un champ dégagé et assez vaste pour limiter la casse « au cas où », (car les turbulences à l’approche du sol doivent pas mal tourbillonner) .

Il n’empêche, j’ai photos et vidéo, je suis impatient de voir ce qu’elles vont « donner », c’est sûr qu’on va voir qu’il y avait de la bousculade même si j’étais tout seul là-haut . … Et puis j’ai plein d’idées de peinture dans la tête !

Je vois un coin loin de tout obstacle, tout près d’un pâturage où broutent tranquillement des vaches (d’où le verbe aéronautique « se vacher » ?) . Je me remets face au vent météo, lâche l’accélérateur, me prépare à affronter gradient et turbulences, vérifie ma dérive et commence à anticiper mentalement un possible « roulé-boulé » tout en dosant mon freinage que je relâche à une dizaine de mètres du sol .

Seul le gradient est un peu fort et provoque un atterrissage vertical brutal, en quasi décrochage mais sans ces fameuses turbulences qui me rendaient si inquiet, certainement suis-je passé entre deux ?

Et là, pur bonheur, les grillons chantent, les vaches se sont approchées de la clôture de pierres sèches pour me regarder, (avec leurs yeux magnifiques les vaches d’Aubrac me font craquer), et le causse coloré d’innombrables fleurs sauvages est tout odorant d’essences de menthe et de serpolet . J’ai la gorge sèche, je suis un peu déshydraté, mais en pliant ma jolie voile rose je pense à toutes les peintures que ce « voyage » m’a inspirées …

À la différence de la première aquarelle (voir article précédent) et de ses éclaboussures spontanées, je réalise ensuite cette peinture moins « explosive », plus douce et ordonnée, où le paysage se déroule à perte de vue avec des lapiaz, prairies et champs de blés : - peut-être étais-je encore trop sous l’influence de mon vol un peu « musclé », pour la première réalisée ?

(« Vers l’horizon» aquarelle Alain MARC)

Celle-ci est plus proche de ce que je voudrais exprimer : dans les yeux de mon enthousiasme le sol est maintenant loin dessous, c’est une fête de couleurs, une écriture vivante, pleine de vent, de poésie et de gaîté … (« Regard du causse à la vallée» peinture Alain MARC)

C’est un détail de la précédente : je pense que j’en réaliserai une grande toile avec des glacis et matières à l’acrylique ou à l’huile, en atelier … (« Regard du causse à la vallée» détail peinture Alain MARC)

 20 secondes de pur bonheur, extraites de ce vol d’une heure et demie dans le ciel du Causse Comtal .

Si vous possédez le lecteur multimédia « Microsoft Windows Média Player », vous pouvez facilement visionner ce clip en cliquant sur le bouton de lecture : laisser le fichier se télécharger puis cliquez plusieurs fois sur le bouton de lecture si le clip ne démarre pas à la première fois . 

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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 00:27

Inspiration « musclée » en parapente …

Je vous avais promis dans un article récent de repartir à la découverte picturale de mon beau terroir avec énergie et originalité .

Je voulais aller plus loin dans ma démarche, mon engagement, et le « produit pictural » que je pourrais vous en rapporter .

En voici un premier exemple qui m’a donné d’immenses joies mais m’a demandé une grande dose d’énergie et d’opiniâtreté .

D’abord par le lieu où se déroule l’action : à partir du Causse Comtal, dans un endroit que je rêvais de survoler car c’est mon village que je voulais voir du ciel, et pas n’importe comment, à « la force du poignet » si j’ose dire . Car ce n’est pas en avion ni en hélicoptère que je voulais y accéder, mais par mes propres moyens : écologiques, propres, sportifs et silencieux !

Ensuite par la difficulté de l’aventure puisque le site de décollage en terrain rocheux accidenté n’a qu’un minuscule dénivelé par rapport à la vallée, qui ne permet de s’élever au dessus du plateau (et encore de quelques mètres seulement) que lorsque de très rares et excellentes conditions météo peuvent être réunies .

Enfin parce que mon plan de vol en cas de prise d'altitude ne me permettait aucune approximation par rapport à l’espace aérien que je respecte toujours scrupuleusement : juste à l’extérieur de la TMA 1 de l’aéroport de Rodez, dans la zone TMA 2 autorisée, (mais ici elles sont assez proches l’une de l’autre) …

Cette « abstraction » est le fruit de ce vol : celle-là, je m’en suis vraiment donné pour la gagner !

La campagne est magnifique ces temps-ci vue du ciel, surtout en bordure du causse : champs de blés et fleuris, terres violines, ocres et roses, verdure des forêts, bleutés des lointains, gris argenté des routes et des rochers de calcaire … (« Image d’en haut » aquarelle Alain MARC)

Résumé de l’aventure :

Grosse chaleur toute la journée comme sur la majeure partie de l’Hexagone . Je passe l’après-midi chez moi à faire du bricolage sur la terrasse tout en surveillant l’aérologie . Quelle chance d’habiter en bordure de falaise face à la vallée !

De temps en temps un gros thermique vient du sud secouer les arbres du jardin avec force et puissance . Le vent est parfaitement axé . Vers 17h le rythme des déclenchements se fait plus régulier et moins violent tout en restant d’une grande ampleur . Ce sont les « conditions idéales » que j’attends depuis des années !

- Peut-être cette fois vais-je pouvoir m’embarquer dans un ascenseur qui m’élèvera un peu plus haut que le bord du plateau ?

Je fonce vers le « décollage » mon parapente sur le dos . Déploiement de l’aile au sol, rapide équipement, « prévol » de contrôle, test de lever et maintien de voile en statique au sol, vérifications de son comportement dans les rafales, …je la repose, les conditions me paraissant tout de même un peu fortes, car je me fais reculer !

Accalmie qui paraît se confirmer . Je relève la voile, elle me porte presque . Stabilisation en attendant un renforcement du vent . Il ne se fait pas attendre : immédiatement « arraché » du sol, je n’ai même pas à courir dans les rochers qui sont déjà à quelques mètres au dessous de moi . J’avance assez pour me caler dans l’ascendance en bout de falaise, mais elle est petite et « sèche », je la perds vite et dois effectuer un virage pour revenir vers l’autre éperon du bord de plateau où les thermiques sont souvent au rendez-vous .

Déception : les ascendances sont ici aussi hachées et imprévisibles, me fermant régulièrement les bouts d’ailes, et je dois « batailler dur » d’un coin à l’autre de la crête pour maintenir mon aéronef et ne pas perdre le peu d’altitude si chèrement gagnée .

Vigilance, car les rochers chauffés à blanc toute la journée par le soleil provoquent dans l’aérologie leur dose d’adrénaline, je surveille surtout le « bord d’attaque » (l’avant du parapente), tenant la machine sous pression pour qu’elle ne se rabatte pas devant moi .

Déjà une ½ h que je « galère » en me faisant bien secouer, et je n’ai toujours pas assez d’altitude pour revenir simplement me poser à mon point de départ !

Soudain les arbres s’agitent juste en dessous !

(… dans le coin à gauche en bas de la photo c’est mon pied et le bout du genou droit sur lequel je m’appuie pour prendre la photo)

(photo Alain MARC)

Soudain les arbres s’agitent juste en dessous vers la vallée : cette fois c’est sur, c’est l’ascenseur à prendre ! Je glisse d’une accélération au dessus de toutes ces feuilles qui bougent, et je n’y suis même pas à la verticale que je me fais comme « arracher par les bretelles », gagnant littéralement d’un seul coup plusieurs dizaines de mètres, peut-être une centaine ! Je dose mon freinage pour ne pas subir l’embardée, me concentre, entame des petits huit qui me permettent de rester bien centré dans l’ascendance qui continue de me propulser vers le bleu du ciel .

C’est par cette petite boucle que je suis maintenu du côté droit, il y a la même de l’autre côté … (photo Alain MARC)

Depuis longtemps je vole sans instruments, ce qui me permet d’être plus sensible aux mouvements de la masse d’air et de mieux évaluer le comportement de mon matériel qui fait ainsi davantage « corps » avec moi . J’aime ce pilotage au « feeling » . Sensation de liberté, d’espace, et même plus : d’absolue beauté, car la beauté m’entoure de toutes part . Une sorte de plongée vers le haut .  

 

La zone du décollage perdue au milieu des rochers continue de s’éloigner en rétrécissant au fur et à mesure où je prends de l’altitude …

(photo Alain MARC)

Le sol lui, s’éloigne et se rétrécit . La vue se dégage faisant monter l’horizon en face vers les Gorges du Tarn et le Lévézou, de l’autre côté du massif qui en bouchait la vue avec de nouveaux villages qui apparaissent dans mon champ de vision .

Plusieurs centaines de mètres de gagnés, cette fois !

On dirait même que je pourrais toucher Rodez du doigt … Je distingue ma maison grain de riz comme sur une carte, au milieu du village qui parait tout petit, plat comme avec la main, avec toutes les routes qui en seraient des lignes de vie .

C’est une grande joie de survoler sa maison en pouvant se poser dans son jardin !

Un rêve d'enfant : pas difficile ensuite d’en tirer une petite aquarelle, car on refait son vol les yeux fermés … (photo Alain MARC)

Vigilance toujours, coups d’œil réguliers à la voile, elle est parfaite : pas un pli, pas une ride, et elle est belle sur le fond azuré du zénith comme un grand papillon rose aux ailes étalées .

- Et si je ressortais l’appareil à photos ?

Reprendre les freins d’une main, contrôler le pilotage à la sellette, essayer de photographier tout cela … et en pleine action voilà des turbulences qui me font lâcher le boîtier et reprendre en vitesse la maîtrise de l’aéronef, heureusement que je l'ai attaché au baudrier !

Déjà plus d’une heure de vol ! J’ai coincé l’appareil à photos dans l'élévateur droit et j’amorce un virage au moment où je fais cette photo … (Photo Alain MARC)

Dans le prochain article une vraie surprise pour vous : je vous ferai partager la suite du voyage, avec en document inédit une petite vidéo tournée au moment où ça commençait à vraiment secouer dur tout là-haut ! Vous verrez, c’est un peu surréaliste ou plutôt genre « art vidéo contemporain » … 

 

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