l'aventure picturale - Aquarelliste et peintre voyageur
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  • : En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 12:42

Il fallait plus que du courage pour se lancer à la poursuite du Bonheur, quand on avait suivi son parcours trompeur sans imaginer où il allait nous emmener !

 

Pourtant, tout avait bien commencé, lorsque l’intrépide équipe arrive sur les lieux avec une motivation et un enthousiasme à vaincre tous les obstacles…
Mon camarade d’ Aven Noir  Daniel André écrit dans son excellent livre «Bramabiau l’étrangeté souterraine», le récit du début de cette aventure :
«Nous sommes le mercredi 27 juin 1888 au matin. Les calèches chargées du poids des hommes et du matériel entrent bruyamment dans Camprieu. Les paysans, alors occupés à couper les foins, cessent leurs travaux et se pressent autour de l'étrange caravane. Peu habitués à de telles visites, ils posent mille questions... et se gaussent de ces "messieurs de Paris" trouvant leur projet pour le moins bizarre : ce serait donc aujourd'hui ou jamais que le Bonheur des ténèbres accepterait de livrer ses secrets.»
Après les repérages de 1884 cette première tentative se révèle plus compliquée que prévu pour E. A. Martel et ses camarades, qui doivent abandonner leur exploration, arrêtés par un obstacle trop important ce jour-là (une cascade infranchissable), mais le 28 juin 1888, Blanc, Armand, Foulquier et Martel s’engagent à nouveau dans le torrent souterrain du Bonheur au milieu de blocs effondrés par une diaclase donnant accès à un labyrinthe orné de salles calcifiées, de marmites de géants, de piliers d'érosion tourbillonnaires et autres étrangetés karstiques…
E. A. Martel atteint bientôt la cote -54 m, mais que va-t-il se passer ensuite ?
Perte du Bonheur ALa Perte du Bonheur est toujours la même depuis l’époque de Martel.
Elle reste empreinte de ce mystère qui fascine les hommes à travers toutes les civilisations, fait à la fois d’attirance, de curiosité et de crainte, mais qui nous questionne par rapport à la fragilité de notre existence et nous «resitue» face à nous-mêmes.
Elle verse surtout au plus profond de notre être le souffle et la magie des forces surnaturelles qui ont suscité auprès de nos ancêtres de la préhistoire suffisamment de puissance imaginaire pour s'exprimer à travers des signes et fabriquer pour la première fois des images, laissant soudain dans l'histoire de l’humanité une mémoire volontaire et matérialisée porteuse de la projection de sa pensée, une trace produit de sa propre main et de son intelligence, une image qui «l’immortalise» et qu'elle va pouvoir donner à voir à d'autres humains à travers le temps.
C’est aussi cette sorte d’atavisme inconscient lié aux actes «sublimants» de nos ancêtres, ce rapport à une élévation de nos engagements, amenant à nous dépasser et (consciemment ou non) à laisser une empreinte de notre passage ici-bas apte résister à l'amoindrissement, perpétuant cet arrachement de l'homme à l'état de nature, qui animait aussi Martel et ses compagnons…

Bateau d'Osgood BAu milieu des cordages, échelles, bougies et lanternes, briquets à amadou, burins et pitons, le canot pliant en toile imperméable fabriqué par Osgood à Creek River aux Etats-Unis commandé spécialement par E-A Martel pour cette aventure, constitue l’arme suprême pour aller affronter ces 27 et 28 juin 1888 les eaux souterraines du Bonheur...

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:30

Vous le savez donc :  cette exposition - du 6 jusqu'au 28 septembre 2012 à l'Espace Culture de la mairie de Millau, dans le jardin jouxtant la mairie au 17 av. de la République - met en parallèle mes travaux de carnettiste au fond du gouffre de l’Aven Noir et mes peintures en rapport avec la géologie et la préhistoire (une démarche picturale déjà ancienne mais que ne connaissaient pas encore beaucoup de Millavois)…

Je ne reviendrai pas aujourd’hui sur le sympathique vernissage qui s’est déroulé il y a quelques jours ni sur les premiers échos de cette exposition, mais je voulais avec ce nouveau billet (avant que le temps passe trop vite car je suis déjà engagé dans d’autres aventures), remercier chaleureusement toutes les personnes (proches et inconnues dont certaines venues de loin) présentes lors de la petite cérémonie qui en lançait le « coup d’envoi » .
Pour celles et ceux avec qui j’ai eu le plaisir de partager un « verre de l’amitié » (je ne peux pas vous citer toutes et tous, vous vous reconnaîtrez) sachez que cela m’a fait immensément plaisir de vous retrouver ou vous rencontrer en cette occasion (vous avez bien fait d’avoir suivi ce blog pour lire assez tôt l’invitation qui vous concernait) et j’étais vraiment navré que la soirée soit si courte et que je n’ai pu consacrer à chacune, chacun, le temps qu’elle (ou il) méritait vraiment, car une fois de plus c’est dans un esprit d’échange et de partage que je voyais ce petit vernissage et l’exposition qui lui est associée .
Compil-expo1Pour vous qui me lisez et ne pouviez être présent (e) ce soir-là juste quelques photos (compilation d’avant, pendant et après le vernissage) qui donnent une idée de l’atmosphère toute simple et amicale de cette fin d’après-midi .
Je n’oublie bien sûr pas dans mes remercîments l’équipe culturelle municipale de la Ville de Millau à commencer par Madame Albine Dalle Adjointe au maire et Déléguée à la culture, Monsieur François Leyge conservateur du Musée de Millau, les animatrices (et animateurs) dynamiques du Service Culture de la ville (je salue au passage Claudie Constantin-Toye et ses collègues), mon amie Katia Fersing si bien impliquée dans la mise en valeur de notre patrimoine vivant, Roland Pélissier (pour les raisons que vous savez), tous les élus ou anciens élus des communes concernées par l’Aven Noir (Nant, Revens, Lanuejols, Trèves) dont certains ont eu la gentillesse de venir en personne, les propriétaires terriens des parcelles cadastrales dans lesquelles se trouvent les réseaux du gouffre dont je parle dans mon carnet, enfin tous ces gens formidables qui ont faits le déplacement jusqu’à Millau et dont je rencontrais certains (es) pour la première fois …
Alors je vous dédie à toutes et tous (« visuellement » et symboliquement) cette toile accrochée dans l’espace central de mon exposition (par ce qu’elle veut dire bien d’autres choses que ne le laissent supposer seules les allusions au cheval mythique), «Le territoire du chaman» :
Le territoire du chaman«Le territoire du chaman», acrylique,  sable et pigments nacrés sur toile .
"Le cheval pourrait avoir eu très tôt une place symbolique de premier plan puisqu'il est l'animal le plus représenté dans l'art préhistorique . En l'absence de preuves concrètes expliquant ce choix, toutes les interprétations restent possibles, du symbole de pouvoir à l'animal chamanique (selon la théorie de Jean Clottes reprise par Marc-André Wagner). Le cheval devient aussi un ancêtre totémique, plus ou moins divinisé.
Le cheval est donc l'animal du chamanisme et des rituels initiatiques, une association qu'il doit à son instinct, sa clairvoyance, sa perception psychanalytique comme part animale et intuitive de l'homme éclairant la raison, et sa connaissance de l'Autre Monde. « Le territoire du chaman», est donc immense puisqu'il passe par d'autres états de conscience ...

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 23:12

Bien sûr il y a bien plus de toiles dans cette exposition (qui met en parallèle mes travaux de carnettiste au fond d’un gouffre et mes peintures en rapport avec la géologie et la préhistoire - rappel du lieu et dates : à partir du 6 jusqu'au 28 septembre 2012 à l'Espace Culture de la mairie de Millau, dans le jardin jouxtant la mairie au 17 av. de la République -) que celles dont je vous fais part ici …

Cette exposition constitue un ensemble qui pourra dès l'an prochain être disponible pour d'autres lieux . Les personnes ou organismes qui seraient intéressés pour la mettre à disposition de leur public peuvent dès à présent prendre contact avec moi en cliquant ici .

Mais je choisis pour vous aujourd'hui avec ces trois dernières toiles celles de ma série la plus «hermétique» de l’exposition .
Elles évoquent la lumière étrange séparant celle du grand puits d’entrée de l’Aven Noir (provoquée par les rayons obliques du soleil dans la Fosse aux Ours) de celle produite par nos lampes en limite d’obscurité où on perd tout repère visuel, où le vide et l’inconnu vous appellent et où le relief devient «creux», où les notions de volume commencent à s’inverser …
16 - Descente dans la Fosse aux Ours - détail -«Descente dans la Fosse aux Ours» aquarelle (détail), extrait du «Carnet d’exploration de l’Aven Noir», thème central de l’exposition «démarche créative autour d’un carnet d’exploration»
Là, le monde est «autre», remettant complètement en question nos perceptions de la réalité, nous plongeant dans un passage où réel et irréel se côtoient, que l’on franchit comme l’équilibriste au dessus de l’abîme…
L’ensemble des toiles de cette collection change de couleur selon la lumière et la position de celui qui les observe . C’est le fruit d’un long travail sur la réfraction de la lumière, nos perceptions visuelles et l’idée que l’on se fait sur la nature de ce que nous voyons .
Même s’il est presque impossible de les décrire je vous en fais ici part, mais ceux qui les verront réellement comprendront la question que je pose : - la réalité que nous percevons n’est-elle pas l’apparence d’une réalité toute autre ?
Le gardien des signes«Le gardien des signes», pigments naturels, acrylique et sable sur toile, variations chromatiques selon déplacement de la lumière ou du point de vue latéral de l'observateur par rapport à la toile .
Préhistoire, comme je la ressens : c'est le chaman qui garde, protège et perpétue les mystères du sanctuaire (je pense ici aux zones profondes des grottes où s'élaboraient en même temps que des pratiques dont nous ignorons tout, les premières plus belles pages de l'art)...
Signes inintelligibles II«Signes inintelligibles III», pigments naturels, acrylique et sable sur toile, variations chromatiques selon déplacement de la lumière ou du point de vue latéral de l'observateur par rapport à la toile .
Dans la pénombre des profondeurs karstiques tout devient traces et signes ...
Qu'ils soient le produit de la nature ou de l'esprit humain il faut pour les interpréter arriver à comprendre le contexte exact dans lequel ils ont été réalisés .
Quoi qu'il en soit ils restent toujours aux yeux de celui qui les découvre le sujet d'une fascination empreinte de magie ...

L'ange«L’ange», pigments naturels, acrylique et sable sur toile, variations chromatiques selon déplacement de la lumière ou du point de vue latéral de l'observateur par rapport à la toile .
«Messagers invisibles, habitants des cieux, êtres de lumière et symboles de légèreté mais également du feu et du pouvoir martial, les anges ont, de tous temps, été présents dans l’imaginaire de l’homme. Toutes les civilisations connaissent l’existence de ces esprits bénéfiques qui collaborent avec le Créateur, selon leur rang dans la hiérarchie céleste.»
- Un ange veille-t-il depuis ses origines, sur la destinée de l’Aven Noir puisqu’il vient tout récemment d’être classé pour l’ensemble des trésors qu’il recèle par le Ministère de l’Environnement ?
P.S.: la grande part de la prise en considération de ce gouffre pour son classement revient à mon camarade Roland PÉLISSIER, (inventeur - découvreur de ses réseaux Macary - Pélissier) qui n’a eu cesse d’en mettre en valeur les richesses insoupçonnées, qu’il en soit ici remercié.

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 22:44

Arrêtons-nous aujourd’hui sur quelques nouvelles toiles de cette exposition (rappel du lieu et dates : à partir du 6 jusqu'au 28 septembre 2012 à l'Espace Culture de la mairie de Millau, dans le jardin jouxtant la mairie au 17 av. de la République).

Cette exposition constitue un ensemble qui pourra dès l'an prochain être disponible pour d'autres lieux . Les personnes ou organismes qui seraient intéressés pour la mettre à disposition de leur public peuvent dès à présent prendre contact avec moi en cliquant ici .
Voici donc trois autres toiles choisies au hasard et il ne s’agit là pour deux d’entre-elles que de détails, mais vous comprendrez mieux ce qui les relie au « carnet de l’Aven Noir » lorsque vous verrez peut-être un jour en feuilletant ce carnet dans quelle chronologie géologique et préhistorique ce splendide gouffre se situe ..
En attendant en voici les reproductions avec quelques « clés » renvoyant au carnet : 
Pléistocène marécage « Pleistocène Marécage », pigments naturels, acrylique et sable de dolomie sur toile
Le Pléistocène moyen s'achève au début du grand et long réchauffement de l'interglaciaire Riss / Würm (- 180000 à - 120000 ans avant notre ère). Les paysages des Grands Causses ont déjà un aspect semblable à celui d’aujourd’hui et les principaux réseaux de l’Aven Noir ont leurs actuels systèmes souterrains . C’est une grande histoire, c'est une toile de grande dimension

Artiodactyles et autres mammifères« Artiodactyles et autres mammifères », pigments naturels, acrylique et sable de dolomie sur toile (détail).
On pourrait attribuer la genèse du creusement initial de l'Aven Noir à l'Éocène moyen (il y a 48 millions d'années, la poche d'argilites bariolées de la galerie des Quatre-Pierre s'étant probablement mise en place à la période suivante dès l'Oligocène) . Les régions caussenardes auraient pu être plongées en ce temps-là dans un climat tropical chaud et humide, peuplées de nouvelles espèces de mammifères qui évolueront jusqu'à celles que nous connaissons aujourd'hui ...

Lignite page 193

Page 193 du carnet (à propos de la peinture ci-dessous) : il s’agit d’un banc de roches noires, délitées et tombant en éboulis dans la galerie qui la traverse, dont je n’ai pu déterminer l’origine mais qui me fait penser à du lignite (houille noire)

La hutte aux lignites« La hutte aux lignites », pigments naturels et nacrés, acrylique et silice sur toile (détail)
C'est le banc de roches noires délitées traversé par la galerie nord du "réseau classique" de l'Aven Noir qui m'a inspiré cette toile . Cette zone de roches très sombres contrastant avec le calcaire et la calcite environnante, (allant du gris-bleu nacré au gris anthracite presque noir de vigne) est probablement constituée de schistes bitumineux plutôt  que de lignite, (des géologues plus compétents que moi, le diront un jour) .

J'ai imaginé que plus loin dans une zone affleurant à la surface dans un talweg du Trévezel des chasseurs nomades préhistoriques auraient pu comme dans l'abri moustérien des Canalettes (situé non loin de là sur la même commune que celle où se trouve le puits d'entrée de l'Aven Noir) se servir de lignite comme combustible de chauffage en le rajoutant au bois de leurs foyers .
J'y évoque la braise des foyers, l'armature des huttes et abris de leurs campements temporaires, la fumée sombre et les fragments de lignite ... 

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 10:27

Si vous ne pouvez la visiter voici quelques toiles de cette exposition (rappel du lieu et dates : à partir du 6 jusqu'au 28 septembre 2012 à l'Espace Culture de la mairie de Millau, dans le jardin jouxtant la mairie au 17 av. de la République).

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D’elle vous savez par l’article précédent quel en est le sujet, mais je vais aujourd’hui vous emmener de l’Aven Noir à l’évocation du groupe des Treilles .
Je fais allusion à cette civilisation chalcolithique des Grands Causses (-3.300 / - 2 200 av JC) dans plusieurs des toiles qui seront exposées à Millau .
En voici donc quelques-unes (et des extraits du carnet auxquelles elles sont « liées »)…
Peut-être vous souvenez-vous de ma rencontre avec les «Revenols» ?
C’est en prospectant autour de l’Aven Noir que cette incroyable aventure m’est arrivée, (j’en explique l’épilogue dans l’article qui suivait celui de ma rencontre avec cette communauté, n’hésitez pas à y revenir)  .
En tout cas la première des toiles l’évoquant ici fait allusion aux parures à éléments de cuivre (généralement martelé à froid) où les hommes complètent l’usage d’un outillage principalement en pierre par des objets en cuivre .
Fibule

« Fragment chalcolithique », poudre de cuivre, acrylique et sable de dolomie sur toile .


Premiers supports décoratifs … Ces objets en cuivre martelé à froid, gravé, incisé, étaient-ils également peints ? … Si oui, avec quoi ?  - Quel était leur rôle ? -
Ils préfigurent déjà dans mon imaginaire la beauté des objets de cuivre émaillé qui firent la richesse des arts décoratifs quelques millénaires plus tard et ont plus de  beauté plastique pour moi que bien des bijoux contemporains .

Revenols-2-Parures des "Revenols", extrait de la page du carnet auxquelles les peintures de cette série peuvent être rattachées (je me suis inspiré des collections archéologiques des musées Fenaille et de Montrozier consacrées aux civilisations chalcolithiques du Rouergue et des grands causses) pour la réaliser.
Revenols urnes«Mémoire campaniforme» Acrylique, pigments et sable dolomitique sur toile.


Rares sont les archéologues, préhistoriens, qui ne se sont pas intéressés au phénomène campaniforme . «Le terme de campaniforme s’applique avant tout à une série d’objets archéologiques et principalement à un gobelet de céramique dont le profil en S, lui conférant une forme de cloche à l’envers, lui a donné son nom… C’est encore par association récurrente que d’autres objets - non céramiques - ont pu être qualifiés de campaniformes… Un autre élément de définition du Campaniforme a longtemps été donné par les contextes de découvertes de ces objets, car pendant plusieurs décennies alors que l’archéologie du Néolithique s’intéressait particulièrement au domaine funéraire, c’est bien dans des sépultures que ce mobilier spécifique a été mis au jour…» (voir contexte archéologique ici)
C’est la question de la rencontre du campaniforme lors de son expansion avec les modes culturels du groupe des Treilles que j’ai voulu évoquer dans cette toile .
RevenolsLes "Revenols" du groupe des Treilles tels que je les ai «visualisés» dans mon rêve de juillet 2010... (Extrait du carnet d’exploration)
De l'âge du bronze«De l’âge du bronze» Acrylique, pigments et poudres bronze et de marbre sur toile.


Apogée et fin de l’âge du bronze (de -2200 à - 800), fin de la civilisation des Treilles et du campaniforme, premier âge du fer …

Transition, transformation et évolution des sociétés c’est déjà le basculement de la préhistoire à l‘histoire : «…de profondes évolutions touchent tous les aspects de la société : innovations technologiques, refonte des réseaux commerciaux et intensification des échanges, apports démographiques, accroissement de la hiérarchisation sociale, basculement, à partir du VIe siècle dans l'orbite culturelle et économique du monde méditerranéen, émergence de la ville et d'une économie monétaire, mise en place de pouvoirs politiques centralisés…»
Cette toile évoque cette évolution charnière, ces basculements irréversibles perçus dans la symbolique du feu transformant le métal et fusionnant les alliages par l’alchimie rougeoyante des creusets et des forges …

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 15:46

   Nous étions partis de Yangon dans la chaude moiteur d’une nuit tropicale tandis que les fleurs blanches des tecks exhalaient leur subtil parfum sous les étoiles .
    Les éclats enchantés des pagodes d’or brillaient encore sous les ailes de l’avion lorsque nous longions le Golfe du Bengale .
     Et puis en arrivant à Roissy dans la grisaille glacée du petit matin en pleine vague de froid, dans le hourvari des tracas de la ville nous nous sommes immergés dans la foule pressée, indifférente, courant vers son travail, ses errances, son destin …
    Il y avait là des grouillements innombrables, mêlant fébrilité, agacement, servitudes ordinaires, un «je ne sais quoi» laissant deviner les préoccupations de la crise, de la campagne électorale, des motivations de toutes sortes qui croisaient leur chemin dans la fureur assourdissante des bruits de moteurs et des vapeurs d’essence devenant encore plus chères .
    J’avais hâte de retrouver mon Rouergue radieux, les Grands Causses sauvages, et la silhouette bleutée des Cévennes à l’horizon .
    Mais aussi les grandes falaises dolomitiques tombant à la renverse sur les canyons, ouvrant leurs tièdes cavernes sur la vallée avant que le vol majestueux des vautours fauves ne vienne donner le signal des premiers thermiques de la journée .
    La plus belle des grottes s’ouvre sur un balcon belvédère face au soleil levant . Pas un bruit, pas un souffle, pureté immaculée d’une nature encore intacte .
    En hiver, avant que les rayons de l’astre du jour ne réchauffent le porche gigantesque, on ressent déjà la tiédeur des profondeurs de la terre avant même de le franchir .
    Quelques jours sont passés depuis notre retour de Birmanie et je m’avance sous la roche où la lumière décline, ne devenant qu’un faible halo derrière moi au bout d’une cinquantaine de mètres …
    Je remonte la mémoire du temps .
    Je vois les petites juments magdaléniennes, les jolis chevaux aux crinières hirsutes gambader dans de vertes prairies au milieu de grands mammifères alors que finissaient de se creuser les réseaux profonds de la grotte, à l’aube de nos premières civilisations .
    Je devine un univers dénué de toute forme de pollution, lumineux, farouche et grandiose .
    Je repense à mes «Chevaux oranges dans la prairie bleue» .
    À la petite jument «magdalénienne» entrant joyeusement dans le champ de ma dernière toile restée inachevée à l’atelier . Au milieu de prairies bleues, ocres, saumon et oranges . Au cœur du soleil et de l’éclat doré des herbes sauvages .
    En avançant dans le noir je me projette à la lueur de ma frontale dans la façon dont je vais terminer cette toile …
    Soudain devant moi m’arrachant à mes songes, sur le sol humide et luisant un petit corps meurtri, inanimé, sans vie !
    C’est un grand rhinolophe, l’un de nos chiroptères des plus fragiles espèces .
    - De quoi est-il mort ?
    Sans doute dérangé dans son hibernation il a voulu se sauver et n’a pas résisté à la piqûre du froid, au stress intense ajouté à des efforts insurmontables au sortir de sa léthargie . Réveiller une chauve-souris en pleine hibernation risque fortement de la tuer (d'énergie démesurée pour voler, petit tour glacial en dehors de la caverne et absence de nourriture). Si vous découvrez une hibernante, il faut reculer tout doucement sans le moindre bruit et la laisser paisiblement dormir …
    Ma toile est terminée à présent et je peux vous le confier : la jument magdalénienne est triste …

Rhinolophe bleu    Paraissant flotter entre une paroi et des ruissellements d’argile jaune qui la recouvrent partiellement, entourée de peintures rupestres, la silhouette énigmatique et bleue du grand rhinolophe en hibernation surgit d’une coulée stalagmitique comme s’il s’agissait d’une espèce disparue, d’une forme inconnue ne pouvant être associée à aucun des éléments qui l’entourent …
    Les chiroptères deviendront-ils un jour des espèces oubliées de la mémoire humaine ?
    Cette toile est un questionnement sur la fragilisation et le déclin des populations de chauve-souris, sur la possible disparition des familles les plus menacées .
    L’opposition entre l’identification d’éléments pariétaux liés à l’évocation de la préhistoire et des objets graphiques pouvant être interprétés comme des empreintes, gravures, peintures et autres traces échappant à toute géochronologie dont fait ici partie le chiroptère, induit l’intemporalité symbolique de l’animal .
    Son hibernation paraissant échapper aux notions d’espace - temps par rapport aux éléments qui l’englobent, sa couleur bleue (dématérialisant la chair sur laquelle elle se trouve, ouvrant un chemin d'infini où la réalité devient rêve) invite à passer de l'autre coté du miroir, à aller du jour à la nuit, de la conscience à l'inconscient, et nous renvoie (en nous rappelant la cécité métaphysique humaine) à une prise de conscience face aux générations futures : - pouvons-nous (comme la chauve-souris a su le faire au cours de son évolution paléontologique pour se diriger dans les dédales sans lumière) développer d’autres moyens de perception, d’autres formes de « vision » concernant la sauvegarde des équilibres naturels en milieux souterrains face aux mutations irréversibles de notre monde contemporain ?
    Une tache de lumière représentée par de petits éclats de feuille d’or et un «signe inintelligible» évoque Mallarmé, comparant le génie à une «chauve-souris éblouissante» …

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 15:17

Et si l’on pouvait éterniser l’instant, capter cette vie si éphémère, si fragile et pourtant si intense au moment où nous sommes en plein élan, en totale projection de nous mêmes comme j’essaie de le faire pour cette jument insouciante, inconsciente de toute notion de mort et d’amoindrissement, belle et pure comme tout être sauvage, sans âge, figée dans sa galopade à travers une prairie intemporelle symbole de vie toujours recommencée ?
Sans doute l’art plus que tout autre médium permet cela .

Je pense au « baiser » de Doisneau, aux pommes de Cézanne …
Il le permet en transcendant la réalité vécue, temporelle, pour en faire une réalité « éternisée », intemporelle .
N’en déplaise à certains, j’en reste à ces valeurs parce qu’elles représentent pour des moi des certitudes, des constats indépendants de toute forme de pensée qui pourrait les pervertir ou les détourner, loin, très loin de certaines élucubrations intellectuelles dont on voudrait nous faire croire qu’elles sont des lanternes comme des phares alors qu’elles n’ont à mes yeux que le nom de vessies …

Rhinocéphale détailCette jument courant dans sa prairie, comme suspendue dans le temps et dans l’espace n’est que le fragment d’une assez grande toile sur laquelle je travaille depuis notre retour de Birmanie . Y sont aussi exprimés d’autres éléments (encore inachevés) dont je vous ferait part lorsqu’elle sera terminée . J’y utilise de nombreux matériaux en technique mixte, dont des feuilles d’or pur (on en voit un petit bout en bas à droite), ramenées des temples que nous avons visités et que les pèlerins là-bas utilisent pour coller sur leurs bouddhas de prédilection, témoignage de leur foi, manifestation de leur spiritualité …
Pour ma part, outre les centaines d’e-mails et de lettres (courrier postal) qui m’attendaient au retour (auxquels je n’ai pas fini de répondre : patience pour ceux qui attendent toujours…), le tri et le classement des heures de vidéo tournées pendant ce stage avant leur copie pour les participants, la rédaction de la préface urgente du futur livre d’un camarade spéléologue, la préparation des prochains stages et voyages, j’avais une envie folle de peindre, de reprendre mes spatules et pinceaux, mais aussi de me relancer à corps perdu dans mes activités physiques préférées où on est en contact intime avec l’air, l’eau, la roche, le vent, la nature, les arbres, la terre, le ciel, etc.,  car j’avais trop l’impression de ne rien faire ou plutôt de vivre au ralenti depuis des semaines, même si notre voyage était intense et mes camarades de la plus enthousiasmante des compagnies .
Alors c’est-ce que je fais en essayant de tout mener de front avec la plus «énergique» des énergies, ce qui explique qu’il me reste si peu de temps à consacrer à mes articles même si j‘utilise toutes les heures possibles de mes jours et de mes nuits (attendez juste un peu pour la suite du carnets de voyage de Pierre NAVA en Andalousie et pour la narration de nos voyages au Tibet et en Birmanie) …
Mais ce que je voudrais vous transmettre aujourd’hui (une autre façon de vous dire que je ne vous oublie pas !), c’est un petit bout de cette énergie, (je dirai même cette rage de vivre), car comme sur la toile de ma jument des prairies si elle part d’une dimension physique et bien matérielle c’est par sa dynamique propre, sa projection en dehors du temps et de l’espace qu’elle devient énergie spirituelle, et qu’elle peut ainsi servir autrui et donc vous servir également (je parle bien là de l’énergie) .
Alors n’oubliez pas : je souhaite que «pas de nouvelles» rime avec «bonnes nouvelles» et que si vous voyez peu d’articles paraître en ce moment ce n’est que pour mieux vous faire profiter plus tard de cette dynamique, de ces bouffées d’air pur et vivifiant dont je m’oxygène et me recharge abondamment .
En témoigne ce petit bout de toile qui n’est qu’un tout petit témoignage d’une vraie intense activité débordant bien au-delà du bureau ou de l’atelier, un petit bout de toile qui relève du renouveau et de l’enthousiasme dont je vous faisais les promesses il n’y a pas si longtemps lors de mes vœux de nouvelle année vidéo !

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 10:41

Ah, si vous saviez comme le temps passe vite !

- Vous le savez trop me dites-vous ?

Le temps qui passe ? …facteur essentiel et existentiel de toute la relativité du monde et de nos propres existences .

Alors essayons ensemble de le remonter par la pensée, ne serait-ce que de quelques semaines, même si j’essaie pour ma part à travers ma peinture (autant que bien d’autres activités) de le questionner jusqu’à des millénaires en arrière.

Petit clin d’œil à Dominique au passage (et à vous en même temps) :

- tu vois Domi, tu m’écrivais en commentaire à l’article précédent il y a quelques jours «…quand je rentre d'un stage avec toi, je me sens comme une égoïste profiteuse de la belle énergie que tu sais me donner, je semble oublier un temps ce pour quoi tu es fait : la peinture»

Hors pendant toutes ces semaines où je publiais si peu sur ce blog, j’essayais de ne pas trop perdre le perdre, ce temps si précieux : il y avait bien sur l’enchaînement des stages depuis celui du Jura Oriental (où nous avions profité des ultimes paysages de neige pour étudier cette passionnante thématique), la grande «virée en Andalousie» (dont je vous reparlerai prochainement), les effluves du printemps et du début de l’été en Provence et en Bretagne (qui furent très intenses pour moi autant que pour mes amis - es - stagiaires).

Je ne parle pas des repérages liés à de futurs stages mais ils se rajoutent à ce temps consacré à l’animation proprement dite de mes stages des semaines passées…

Il y a aussi eu nombre d’activités plutôt sportives liées à l’utilisation de ce temps dans un projet d’avenir où mon engagement physique passe par un entraînement quotidien chaque jour où je ne suis pas en animation stage ou en repérages (là je suis abscons mais vous découvrirez d’ici quelques mois ce que je prépare - en grande partie à votre intention - qui monopolise une bonne partie de mon énergie depuis plus d’un an déjà).

N’oubliez pas non plus (pour celles et ceux qui se souviennent de cela) que je travaille toujours sur mon «Carnet d’exploration de l’Aven Noir» qui en est à sa deux cent soixante dixième page, sera bientôt terminé, et avance en fonction des as et aléas de l’exploration du gouffre (de cela aussi je vous reparlerai plus tard)…

Mais ce que j’ai décidé de partager avec vous aujourd’hui grâce à Dominique, ce sont deux de mes dernières toiles parmi les huit qui seront accrochées aux cimaises du Presbytère de Najac (adorable village aveyronnais) lors d’une exposition collective à laquelle je participe du 13 au 23 juillet courant .

Je vous invite d’ailleurs à son vernissage le 13 juillet à 18h 30 si vous êtes dans la région, mais vous ne m’y verrez pas car je serai déjà reparti ce soir-là avec certains d’entre-vous en carnet de voyage dans les hautes vallées des Alpes !

Il n’empêche : la «belle énergie» que j’essaie de vous transmettre, cette «invulnérabilité mentale» que j’essai de me forger et de partager avec vous, je la dois en grande partie à ma projection dans les questionnements de ma peinture, source de mes réflexions liées à notre passage dans cette vie, à son insignifiance dans l’histoire du monde, à sa puérilité dans l’expansion de l’univers, mais à son importance (aussi minime soi-elle par l’action de notre pensée) dans sa participation au devenir de notre espèce !

Certains de ces questionnements picturaux - et de pensée - je les ai déjà évoqués avec vous ici, ou encore ici et , et ces toiles qui ont également occupées une partie non négligeable de mon temps ces dernières semaines n’en sont que la continuité .

Elles sont de plutôt grand format (pas plus toutefois que 100 x 130 cm), mais m’ont tout de même demandé pas mal de travail (ce qui m’a amené pour les terminer à temps à leur consacrer quelques nuits blanches), et je déplore simplement de ne pouvoir rester sans dormir plus de deux nuits d’affilée si non j’en aurais terminé une ou deux de plus… Chevaux oranges dans la prairie bleue«Chevaux oranges dans la prairie bleue», Acrylique et pigments sur toile : - qu’étaient, dans la perception visuelle, le quotidien autant que l’imaginaire de nos ancêtres du paléolithique, les prairies où gambadaient les hordes sauvages qu’ils pourchassaient pour survivre ? C’est l’une des questions que je me posais lorsque cette toile est «venue vers moi»…

nullAu milieu une jument comme celles qui me fascinent à Lascaux : elle porte dans ses gènes une descendance qui allait devenir «le meilleur ami de l’homme» …

nullCe «Bouquetin aux rhinocéros», (acrylique sur toile également) relève du même type de questionnement . Cette toile m’a techniquement demandé de nombreuses séances de ponçage pour faire émerger les sous-couches comme dans un travail où l’archéologie rejoint une sorte de rituel inconscient et mystérieux indissociable de mon travail…

null L’un des «rhinocéros» sous le ventre du bouquetin comme si toutes les espèces dans l'aventure de la vie étaient profondément liées (métaphore écologique ?).

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Ceci est l’un des détails d’une autre toile assez colorée que je nomme «Mémoire africaine».

C’est aussi une acrylique sur toile dont je vous reparlerai un jour, où j’ai voulu créer des sortes de «passages» dans lesquels notre regard plongerait sur les strates insondables du temps, impliquant sur les origines de notre espèce des questionnements vertigineux…

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 16:16

J'ai changé le titre de mon dernier article car de nombreux moteur d'antispam l'avaient classé en spam : si c'est le cas pour vous allez retrouver ma newsletter dans votre boîte spam et remettez-là dans les messages amis, si non vous ne recevrez plus mes newsletters !

Je reprends l'article là où il en était, et je disais :

- Ou le signifiant premier dans l’art révèle-t-il le carrefour entre la perception sensorielle, l’intention, l’inconscient, des forces et énergies immatérielles, certaines formes de mémoire collective et leur quête matérialisée par le produit pictural ?

Après avoir interrogé nos rapports avec le temps, les commencements de la vie et de ses développements dans ce que la peinture peut y puiser d’enseignements et de sources autant que de possibles réponses à nos questions existentielles, c’est l’imaginaire et la puissance intellectuelle, mentale et spirituelle de l’homme confronté à sa survie face aux forces naturelles sur lesquelles il devait s’affirmer depuis ses origines, que j’essaie d’interroger à travers l’inconnu dans mes toiles …

Car si le monde a bien changé (et il n’est pas devenu tendre et facile pour autant loin de là même si la durée de vie humaine s’est considérablement rallongée), nos fondamentales interrogations restent nécessairement les mêmes, au moins par rapport à la souffrance, à la signification de l’existence, à la mort : nous ne sommes que des grains de poussière dans l’univers …

Alors, même si la peinture n’apporte pas de réponse formelle, elle édifie une tête de proue sur laquelle nous pouvons nous pencher pour essayer de voir le fond de l’océan dans cette traversée remplie de points d’interrogation .

  En cela, faire pour moi référence à ces artistes de la préhistoire qui étaient très certainement des chamanes, à essayer de me lover dans les traces de leur art, c’est tenter de "remonter" à ces sources indéfinissables en utilisant leurs évocations, pour mieux me "connecter" au mystère de cette mémoire, de ces forces et énergies enfouies dans les arcanes d’un temps non quantifiable ...

Il n’y a donc pas de différence dans cette quête entre ses manifestations «formelles» proches d’un mimétisme d’expression et ses productions de nature informelle bien plus proche dans ses apparences plastiques de ce dont à quoi nous a habitué l’art moderne et ses débuts contemporains .

le-grand-bouquetin-peinture-alain-marc«Le grand bouquetin», Acrylique, pigments et sable sur toile 25 F (Alain MARC collection particulière)

Griffures et signes, évocations et appel aux «ressentis» perçus au fond des gouffres et des cavernes (tels ceux de l’Aven Noir, qui fait partie pour moi d’une expérience réelle de dépassement au contact d’une nature restée vierge depuis l’aube de l’humanité) font partie de cette quête ...

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«Grande toile informelle» Acrylique et sable sur toile (180 x 180 cm Alain MARC Collection particulière) .

Pas de différence donc, dans l’aventure picturale entre la toile précédente et celle-ci (jamais éloignées d’un très fort rapport à la nature) : toujours à la recherche de la mémoire enfouie d’une quête universelle, de la communication avec des entités incertaines qui me renvoient à des images mystérieuses, comme des signes ou des visions me rappelant un vécu indéfinissable …

- Suis-je seul à avoir cette impression ?

Cet entretien avec le préhistorien Michel LORBLANCHET nous donne-t-il des clés ?

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 20:10

Puisque je suppose que ma peinture vous intéresse, (enfin me semble-t-il car nous nous éloignons ici du concept de l’aquarelle), je vais un peu vous parler d’elle .

Je ne veux pas vous embêter avec cela, mais je suis sûr que vous aurez plaisir à voyager également avec moi en sa compagnie, puisqu’elle existe et que votre regard, votre pensée peuvent aussi la nourrir sur les chemins du devenir …

Car elle continue de vivre et de grandir à travers le regard de celui qui se sent concerné, interpellé ou attiré par elle .

D’abord il m'est très difficile de parler de "ma" peinture .  Je n'aime guère le faire car cela peut paraître prétentieux hors je ne voudrais pas l'être, mais je me dis aussi que pour permettre aux autres d'ouvrir certaines portes, il faut leur donner des clés ...

Ce qui compte c’est de la produire, de la réaliser, car à travers elle c’est un cheminement intérieur qui se révèle, qui vient parfois de fort «loin» et qui peut même souvent dépasser l’acte déjà très complexe de l’accomplissement pictural …

Mais si on perçoit une partie de ce qu’il se passe à travers cette alchimie on perçoit en même temps que le monde qui nous entoure, tout aussi laid, pourri, impitoyable, ou (et) beau, riche et flamboyant qu’il soit en même temps dans ses incroyables paradoxes, n’est qu’une apparence qui nous cache un univers palpitant et secret qu’il nous appartient de chercher, peut-être de «retrouver», en tout cas d’essayer d’entrevoir de toute son âme …

poisson -peinture-alain-marc«Le poisson originel», Acrylique et sable sur toile (170 x 115 cm collection personnelle)

À l’origine la vie … Si loin dans notre mémoire collective que nous ne pouvons y remonter . Peut-être une tentative de profonde communication avec le passé nous rapprocherait-elle seulement des premiers vertébrés, des paysages inconnus de l’éocène ?

J’aimerais que mes toiles soient empreintes des espaces insondables qui m’ont inspirés, nous rendent aux sables, aux algues, à la terre, aux limons, aux cendres originels . Qu’elles nous ouvrent des portes sur les profondeurs des forces qui sous-tendent l'existence, établissant une communication nouvelle avec les mystères et les questionnements qui nous ramènent à l'éternité de la vie ...

 Donatella Micault, critique d'Art, (Association des Historiens et Critiques d'Art), a écrit à mon sujet il y a déjà près de 30 ans de cela :

«Alain Marc est le peintre de la pensée qui nous échappe .

Deux techniques picturales ont sa préférence : l'aquarelle et la peinture .

Les aquarelles sont figuratives . Elles révèlent les formes visuelles que la conscience ordinaire appréhende . Les formes sont familières . Nous sommes dans le monde du connu .

Après avoir séduit le spectateur, le peintre nous entraîne dans l'univers de ses toiles .

L'artiste s'évertue à franchir les frontières du visuel . Sa recherche, véritable marche en avant perpétuelle, puise ailleurs sa création .»

 

- Avait-elle perçu la quête (peut-être désespérée ? … mais dans le fond qui m’a tout de même délivrée d’intimes et troublantes certitudes) entreprise avec ma réflexion picturale ?  

En tout cas elle avait nettement perçu que ma peinture n’est pas spécialement faite pour séduire, éblouir, flatter .

Il s’agit plutôt pour tous les collectionneurs qui m’en ont acheté une ou plusieurs d’une sorte de "fascination intériorisée" … 

L'hipparion rouge

«L'hipparion rouge» Acrylique et sable sur toile 25 F (Collection privée en Allemagne) .

Comme sur les parois des bouleversantes cavernes explorées par mon ami Jean PÉRIÉ au cœur du Matogrosso, j’essaie de toucher par ces «réminiscences visuelles» la mémoire enfouie d’une quête universelle, d'entrer en communication avec des présences incertaines, subtiles, qui parfois se révèlent, parfois non, mais me renvoient souvent à des images mystérieuses, soit comme des signes ou des images prémonitoires, soit comme des éléments me reliant à des visions échappant à la notion du temps quantifiable : un autre, différent de celui que nous pouvons voir passer …

 
La réalisation ?

Parfois mon travail est si long et laborieux, demande tant de réflexions passant par mille doutes (non pas techniques mais de connivence avec ma quête), qu’il me faut des années pour réaliser une toile .

Parfois, c’est immédiat, foudroyant, comme si c’était un autre qui peignait .

Quelquefois je peux «peindre» sans réaliser la moindre toile .

Je la vois dans la tête comme une vision, un acte accompli . Et je peux ne jamais la réaliser car elle s’efface vite et disparaît dans l’inconnu d’où elle m’est apparue . Je me dis «la toile est terminée, elle a existé» et pourtant je ne l’avais pas commencée : elle a cependant vraiment existé pour moi .

... C'est pour cela qu'il m'est arrivé de détruire de nombreuses toiles (bien réalisées celles-là), que personne (sauf certains proches) n'a jamais vues (j'en ai tout de même conservé des photos pour ne pas être taxé de menteur) . 

D’ailleurs je peux rester dix ans sans réaliser la moindre peinture .

C’est-ce que je viens de faire …

Il me fallait des «réponses» à des questions que je me posais .

Dix ans pour les trouver et simplement, ce matin en m’éveillant, d’une incroyable clarté : je savais .

Alors je vous confie : dès la première heure, avant mes autres «chantiers» je me suis remis à peindre, à retravailler …  

Pour terminer ce premier article consacré à l’un des principaux questionnements de ma quête picturale je vous emmène avec ce beau documentaire d’Arte, dans un voyage à la fois dans l’espace, (au fond de la fosse de Messel) et dans le temps jusqu’à l’Éocène : un jour je vous reparlerai de cette conjonction entre la science, l’art et la spiritualité qui fascinait tant Jean Guitton, et qui pour clôturer cet article a ici tout à fait sa place …

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