Marrakech, au riad Saharanour .
Nous avons retrouvé la vie trépidante de Marrakech la Rouge, ses murailles pérylène, ses palmiers, ses orangers, sa médina débordante de vie et la respiration toujours aussi intense de son incontournable place Jema El Fnaâ ...
L'avion n'a pas atterri depuis 2 heures que nous sommes déjà en train de savourer les instants précieux où le jour bascule, et qu'avec la prière du soir la place prend son visage nocturne, retrouve ses groupes de musiciens, de bateleurs, et les innombrables petits restaurants de plein air surgissant d'on ne sait où, au milieu de leurs panaches de fumées de grillades . Nous mangeons ici, sur la place même au milieu de cette cohue, de ce tourbillon, où les odeurs et les sonorités se mélangent pour créer des sensations uniques, nullement comparables à tout ce que nous connaissons …

La place Jema El Fnaâ la nuit . (Photo Alain MARC)
Ptit-Jo est fatigué, et nous avons choisi pour cette première nuit de nous reposer dans un endroit précieux, au cœur de la médina, non loin de la porte Bab Doukala, au riad plein de charme de nos amis Lucile et François . Un riad est une maison traditionnelle blottie à l’intérieur de hauts murs, dont les pièces entourent généralement un ou plusieurs patios, véritables havres de verdure et de fraîcheur lorsqu’au cœur de l’été la chaleur écrase la médina . Celui de nos amis est une petite merveille, totalement restaurée dans l’esprit des jolis petits palais de la médina . On s’y sent protégé, tout en découvrant le mode de vie du voisinage .

La porte du salon donne directement sur le patio … (Photo Alain MARC)

La fontaine du riad Saharanour où bruisse un petit jet d’eau au milieu des pétales de roses … (Aquarelle Alain MARC)
La nuit est passée très vite, juste ponctuée par la prière du muezzin, venant de la mosquée toute proche . Ptit-Jo est étonné par son immersion dans cet univers si différent de ce qu’il connaissait jusqu’à présent .

Toutes ces sensations lui ont ouvert l’appétit et c’est avec ravissement qu’il savoure un copieux petit déjeuner sur la terrasse . (Photo Alain MARC)
L’architecture de la petite coupole coiffant l’angle du bâtiment l’intéresse, et nous décidons d’en réaliser une petite aquarelle . Ce sera sa première peinture dans le soleil du matin . Je décide de l’accompagner, mais sans intervenir dans son travail autrement que pour vérifier sa bonne préparation des couleurs …

Une fois sa couleur préparée, Ptit-Jo concentré apprend à se servir simultanément des 2 pinceaux couleur et « mouilleur » …

Le résultat n’est pas si mal que cela pour une première aquarelle … (Aquarelle Ptit-Jo)
Je ne le reprendrai pas aujourd’hui à propos de la faute de perspective concernant le mur à droite : il ne faut pas que les séances perdent leur aspect ludique et c’est l’un des charmes du carnet de voyage que de s’approprier des espaces de liberté où les lois du dessin peuvent parfois être transgressées .
Je lui ai simplement expliqué une fois son travail terminé que ce problème lié à notre perception visuelle serait le sujet d’une étude ultérieure, et que dans son cas le petit bout de ciel bleu occupant l’espace à droite donnait un équilibre particulier à ses masses et couleurs…

L’adresse du Riad ?
riadsaharanour@netcourrier.com
N’hésitez pas à réserver de ma part si vous voulez séjourner à Marrakech dans cet adorable riad (il sera la base d'un prochain stage carnet de voyage que j'aurai le plaisir d'animer en octobre à Marrakech et auquel vous êtes la ou le bienvenu (e) . Le riad est un centre artistique de qualité qui accueille également les stages de nombreuses et nombreux autres consoeurs et confrères animateurs - trices - de stages carnets de voyages) !

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À peine ralentissons-nous que chacun se précipite pour avoir le meilleur client, le trotrot de devant étant le premier visé !
Nous ne sommes même pas arrêtés en arrivant au feu rouge, que les petits vendeurs de rues nous entourent en nous proposant leur marchandise bariolée …








Une termitière dans la végétation envahissante à quelques jetées de pierres à peine de la maison, sur ciel fauve et laiteux où les rayons du soleil lui-même ont tant de peine à percer l’harmattan : une image de l’Afrique dont j’avais toujours rêvé au point que je la croyais inaccessible, et elle est là en pleine capitale, dépassant le cadre même de toute imagination … 
Dernière randonnée sur la piste de l’Assif-El-Had . (Photo Alain MARC)
On vient de loin pour puiser l’eau à l’Assif-El-Had qui prend sa source dans la grande grotte . (Photo Alain MARC)
Nous descendons jusqu’à la grotte pour en admirer les impressionnants volumes, accompagnés d’ enfants joyeux qui crient et chantent pour en réveiller l’écho . (Photo Alain MARC)
Les petits ânes de Bernadette CAZAL .
Derniers regards aux petits villages accrochés à la montagne par Magali CHADEAU …
Celle-ci en fait partie : c’est une page du carnet de Marylène DERRIEN .
Dernier survol de la plaine du Souss … (Photo Alain MARC)
Avec le beau souvenir du sourire de nos chauffeurs : un grand merci à eux, leur compétence, leur connaissance des pistes parcourues . Sans eux nous ne serions jamais arrivés à parcourir ces 1100 km en si peu de temps tout en réalisant un carnet de voyage aussi complet, en prenant le temps de nous arrêter et de faire aussi quelques belles randonnées … (Photo Alain MARC)
Et enfin un grand merci à notre interprète et guide Hassan ESSAF, formidable professionnel qui nous a aidé à mieux aimer encore son magnifique pays . Sans lui certains échanges avec les habitants des régions traversées n’auraient pu avoir lieu le barrage de la langue étant toujours un problème dans les endroits les plus reculés . Il a su répondre à nos attentes, s’adapter à nos particularités, et surtout avec intelligence et intuition devancer nos aspirations picturales et carnettistes avec un formidable brio . (Photo Alain MARC)
Prise de notes à l’occasion d’une halte « géologique » sur le trajet . (Photo Alain MARC)
La vallée du Paradis, à l’endroit où nous avons rencontré Mina et Mbark AGENDID . (Photo Alain MARC)
La chanteuse Mina, les pieds dans l’eau de l’oued … (Photo Alain MARC)
Catherine a un magnifique modèle pour en faire une page de carnet … (Aquarelle Catherine HEREN)
Mbark AGENDID, chanteur berbère à qui je consacrerai prochainement un portrait . (Photo Alain MARC)
Le tagine de poulet au miel, aux amendes et au raisin d’Imouzzer . (Photo Alain MARC)
La Vallée du Paradis de Magali CHADEAU
L’architecture caractéristique des maisons dans cette région du Haut Atlas . (Photo Alain MARC)
Nous réalisons à cet endroit-là une séance de peinture fort instructive sur des pages de papier journal déchirées … (Page du carnet de voyage de Viviane BARBIN) .
Fin de la journée par une belle randonnée sur la piste descendant au fond de cette vallée . (Photo Alain MARC)
Émouvante perception de beauté que cette jeune femme se rendant à sa parcelle de culture dans la palmeraie . J’aimerais que cette photo lui rende hommage . Je l'ai faite en tons sépia pour retrouver l’émotion que j’éprouvais enfant en feuilletant les vieux journaux de l’Illustration entreposés dans le grenier de ma grand-mère . J’aimais tant (et j’aime toujours autant) me plonger dans cette vivante mémoire du monde pour y puiser des rêves inouïs . Je m’y projette aujourd’hui avec un immense bonheur car je retrouve en ces lieux les images tout à fait magiques de mon enfance . S’ils sont si beaux ce n’est pas parce que le monde n’a pas changé (ou si peu ici où le mot « temps » a un autre sens que chez nous), mais parce que ce type de beauté est éternel et que c’est un privilège d’en avoir conscience … (Photo Alain MARC)
La séance de peinture à l’entrée de la palmeraie, face à l’agadir (le plus ancien quartier du village) et ses vieux murs de pisée . (Photo Alain MARC)
Dromadaires traversant la route entre Tata et Igherm . (Photo Alain MARC)
Les murailles de Taroudant qui entourent la ville et apparaissent soudain comme une vision onirique . (Photo Alain MARC)
Dans le souk à Taroudant, une page du carnet de Dany Dangelser .
Rosie, elle, ébauche la porte de Bab-El-Kasbah, qui petit à petit prend forme . (Aquarelle Rose-Marie HENRY)