voyages et aquarelle - Aquarelliste et peintre voyageur
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  • : En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'en Andalousie, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2024...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 12:43

S’il est un endroit en descendant sur l’Andalousie en voiture depuis le Perthus où nous aimons faire une étape, c’est bien à Peñíscola !          

Situé à mi-chemin entre notre point de départ et le cœur de la grande province espagnole où nous nous rendons, ce petit village fortifié accroché à son rocher dominant la mer Méditerranée a gardé tout son charme malgré les horribles immeubles de bord de mer qui en défigurent la baie, faisant de lui une station balnéaire surfréquentée à la belle saison.

C’est donc toujours en dehors de cette période-là que nous nous y arrêtons avec Pierre NAVA qui va aujourd’hui avec les premières pages de son carnet de voyage, évoquer notre étape en Castellón.

Nous y arrivons généralement en fin d’après-midi lorsque nous ne nous sommes pas trop retardés en route…

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La lumière dorée qui illumine la baie de Peñíscola lorsque nous arrivons, fait un peu oublier l’outrancière «urbanización» qui défigure la presque totalité du littoral méditerranéen espagnol …

Mais ce que note Pierre en bas de sa page de carnet est significatif, «...à partir de maintenant Pierrot il te faudra faire vite si tu veux ramener quelques aquarelles !» Il est vrai que lorsque nous partons en repérages le temps est compté, il faut aller très vite pour noter un maximum de choses, parcourir de grandes distances, explorer des lieux toujours nouveaux. (Détail de l’une des pages du carnet de Pierre NAVA «Andalousie, Sur la Route d’Alain MARC»)

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Les rues blanches de la vieille cité nous donnent déjà un avant-goût des villages andalous, et on a du mal à imaginer en parcourant ses ruelles tortueuses que cette forteresse construite par les templiers au 14ème siècle est le dernier refuge de l’antipape aragonais Benoît XIII dit «pape Luna», qui s’y établit un siècle plus tard et y termina son existence face au refus de sa légitimité par les cardinaux romains et l’abandon de tous ses soutiens à la fin du schisme qui déplaçait le centre des maîtres de la chrétienté médiévale d’Avignon à Rome…

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Si le soir la baie reste illuminée longtemps, la presque île où se blottissent à l’intérieur de hautes murailles les maisons blanches du village, en grande partie orientée au levant, passe vite dans l’ombre après avoir prise les couleurs du couchant, et lorsque s’allument les lampadaires, l’ancienne cité du pape Luna se pare d’ombres mauves et bleutées avant de basculer dans la nuit.  

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C’est le moment où nous nous installons à notre bar à tapas préféré pour y déguster autour d’un bon «vino tinto de casa», «boquerones con aceitunas», «beregenas tostadas» et autres délicieuses tortillas au chorizo, et pour y retrouver ses habituels clients, la plupart supporters des grandes équipes nationales (Barcelone, Réal Madrid, Valence, Murcie, etc.), que Pierre se régale à dessiner tant ils sont captivés par le match à la télé et ne prêtent aucune attention à nos croquis de voyage…

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Ce que j’aime bien dans le travail de Pierre c’est sa manière de croquer attitudes et visages à toute vitesse, en instantanés incisifs et ressemblants, où nulle retouche, nul repentir, ne vient troubler une écriture qui en dit plus en un instant qu’un long discours sur la nature humaine…

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Dans l’attente du coup d’envoi on discute de tout et de rien, et on s’offre «copitas» sur «copitas» jusqu’au moment où tous les regards se figent dans une seule direction : celle du poste de télévision !

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Enfin c’est le début du match… Au bout de quelques minutes la tension est à son comble : le Réal Madrid a déjà marqué un but !

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Alors là, chacun est attentif à l’extrême, et on retient son souffle, partageant de temps en temps avec son voisin ou sa voisine une impression ou un trait d’humeur à propos de son équipe préférée ou de ses adversaires car il est bien évident qu‘on ne va pas en rester à un score pareil...

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Ainsi va la vie dans les tascas de Peñíscola, lorsque la nuit tombe sur la morte saison de la petite station balnéaires, et qu’il y a un important match de football à la télévision…

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Le lendemain matin il est temps de repartir car près de 950 km nous attendent encore, et cette fois face à la lumière dorée du soleil levant qui illumine les fortifications de l’ancienne citée il faut que j’arrache Pierre à sa nouvelle aquarelle car nous sommes déjà en retard et c’est une grosse journée qui nous attend sur les routes d’Espagne ! 

La Petite histoire :

L’Andalousie comme les valeurs rares se gagne, se mérite : depuis mon enfance c’est toujours en longeant la Méditerranée en traversant l’Espagne, que j’y ai été, et c’est par cet itinéraire que j’y ai amené mon premier stage carnet de voyage ! 

…Très peu de voyages en avion, j’ai rarement «débarqué» directement à Séville, Grenade ou Malaga, je préfère la découverte progressive d’une culture dont la richesse se perçoit au delà d’un millier de kilomètres plus au nord, lorsque franchissant les Pyrénées les accents du pays, le soleil, les odeurs et d’infimes signes architecturaux vous projettent déjà tout éveillé dans le rêve Andalou .

Il faut que j’évoque un peu ce qui me lie depuis si longtemps à cette province et à travers elle à un superbe pays, l’Espagne :

Nous étions au lendemain de la dernière guerre mondiale. Mes parents, anciens résistants, possédaient un vignoble en gaillacois où ils accueillaient des ouvriers agricoles exilés de la guerre civile, républicains espagnols, fuyant les atrocités du franquisme.

Ceux-ci me portaient une grande affection car comme me le reprochait ma grand-mère, j’étais «toujours dans leurs pattes à les empêcher de travailler» . Je n’étais qu’un tout petit bambin mais je rêvais à travers leurs récits de leur pays que je ne connaissais pas et qui devait être si beau puis qu’ils en parlaient avec tant de passion…

C’est ainsi que j’appris les rudiments de leur langue, de leur culture, de leur histoire.

Alors que l’Espagne s’ouvrait à peine au tourisme au début des années 50, je me souviens de l’émotion qui nous étreignit mes deux sœurs et moi, au franchissement des Pyrénées pour la première fois : nous descendions vers l’Andalousie en longeant la Méditerranée, apportant aux familles des exilés bannis du franquisme des nouvelles de leurs pères, frères ou maris, en même temps qu’une partie de leur salaire…

Je me rappelle les contrôles de la Guardia Civil, de leur képi en ciré noir, de leurs motos kaki et de l’aplomb de mon père lorsqu’en leur tendant les passeports il disait «- ¡ Somos turistas, sólo hay que visitar España del Caudillo !».

Les gardes les lui rendaient avec un salut fasciste, en disant : «Bienvenidos a España y… ¡ buen viaje !», mais ils faisaient des rondes toute la nuit avec leurs motos autour de notre tente et lorsque nous nous levions le matin pour voir le soleil se lever sur la mer notre petit refuge était entouré de profondes ornières dans le sable de la plage.

Les plages étaient désertes, nous aidions les pêcheurs et leurs familles à tirer sur le rivage des filets chichement garnis d’une maigre friture et les plus grands chantiers de la «urbanización» n’étaient pas encore commencés.

Mon père peignait au passage la Méditerranée à l’aquarelle, réalisant parfois de petites huiles, il a toujours aimé les côtes espagnoles …avant qu’elles ne soient bétonnées !

Aussi, aller en Andalousie autrement qu’en descendant progressivement, en traversant les autres provinces, a toujours été une aberration pour moi : c’est comme un rite, une obligation, une nécessité !

Raison pour laquelle j’entraînais plus tard dans le sillage de ces premiers itinéraires ibériques mes proches, mes amis, mes premiers stagiaires carnettistes, puis Pierre NAVA qui venait parfois accompagner mes repérages picturaux : c’était déjà là sur les premiers arpents de terre ibérique que s'installait dans ma mémoire l’Andalousie !

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 10:38

C’est-ce que je vous souhaite de tout cœur tandis que ce blog vit au ralenti en attendant le mois d‘octobre…

Sachez bien que je ne vous oublie pas même si peu d’articles paraissent actuellement : je travaille pour vous, pour cet automne, pour cet hiver afin que vous avez plaisir à retrouver ici l’esprit et la dynamique qui vous ont rapprochés de ce journal en ligne dès sa création il y a quelques années.

Je peux dès à présent vous dire qu’à notre retour du Tibet fin septembre vous découvrirez une série d’articles que je souhaite passionnante sur la Route du Califat en Andalousie en suivant jour après jour le carnet que Pierre Nava a réalisé ces derniers mois en ma compagnie (et celle d’autres amis - es -) sur ce périple mythique. Je profiterai de cette série d’articles pour partager avec vous des documents précieux liés aux premiers stages que j’ai eu le plaisir d’y animer et des souvenirs plus ou moins anciens dont certains seront une surprise pour vous …

En attendant les stages se succèdent avec douceur, et si je ne vous transmets que deux images de celui qui c’est déroulé dans les hautes vallées de l’Alpe (choix difficile parmi des centaines d’images, qui d’Andalousie en Bretagne, de Provence en Jura Oriental reflètent tous ces moments merveilleux qui me tiennent par intermittence éloigné de ce blog), c’est pour vous dire que rien, ni le temps qui passe si les caprices de la météo, n’arrête notre marche en avant, et que c’est aussi ce que je vous souhaite pour la suite de votre été jusqu’à ce que nous nous retrouvions avec bonheur dans un prochain billet.

nullL’été c’est aussi un temps pour retrouver le bonheur de peindre en pleine nature dans des paysages somptueux et illuminés… (Ici non loin du col du Petit Saint-Bernard dans les hautes vallées de l’Alpe)La Mazure aquarelle Alain MARC

 Dans les brumes montant de la vallée nous étions allés le lendemain matin à la rencontre de cet adorable village …

 

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 16:42

Ecrire un article et le mettre en ligne depuis certains endroits du Vietnam, n’est pas si évident que cela … Je n’avais pas eu le temps de poster celui-ci depuis Hanoï, et d’ici, depuis les montagnes du nord, c’est même compliqué!

Pourtant je voulais vous faire partager ces instants si particuliers où l’histoire nous fait de nostalgiques clins d’œil, au cœur du hourvari des grandes villes .

Ainsi en est-il du pont Long Biên anciennement nommé Paul Doumer (du nom du gouverneur général de l'Indochine, Paul Doumer, fervent amateur de transports ferroviaires) à Hanoï.

Voilà un ouvrage qui pur produit de l’Indochine Française du 19ème siècle est devenu au fil du temps l’un des monuments auxquels les Hanoïens sont le plus attachés .

Il faut dire qu’il permet de relier en franchissant le Fleuve Rouge, la capitale au Nord Vietnam, et, plus loin au Yunnan le centre et la gare de Hanoï étantt sur la rive droite du Fleuve Rouge, le pont Long Biên permettant à la voie ferrée de passer sur la rive gauche.

Pont 2Partie du pont franchissant le boulevard Au Co entre la gare de Long Bien et le Fleuve Rouge.

Avec une longueur totale de 1682 m, une hauteur de 13,5 m et une profondeur de 30 m, le pont Long Biên fut le premier pont en acier à enjamber le Fleuve Rouge. Ce pont est caractérisé par ses 19 travées basées sur des poutres en porte-à-faux et par les deux passages piétons de chaque côté de la voie ferrée centrale.

Il a été construit comme de très nombreuses structures métalliques de l’époque dans le style Eiffel en 1898, les travaux se sont achevés le 28 février 1902, le pont a été mis en service en 1903. À cette époque il était seulement accessible aux vélos, aux trains et aux piétons, les motos, très nombreuses s’étant rajoutées aujourd’hui.

La rapidité de cette construction est exceptionnelle vu l'éloignement géographique de la France, ce fut donc une véritable prouesse logistique. Il était alors l’un des quatre plus longs ponts du monde et le plus marquant en Extrême-Orient, un grand symbole de la révolution industrielle imposée en Asie.

Un certain manque d'entretien et surtout les intenses bombardements qu'il a subis de la part des États-Unis lors de la guerre du Viêt Nam, s'ils n'ont jamais pu le détruire définitivement, mais ont considérablement endommagé sa structure.

C’est dire si l’ouvrage est l’un des plus atypiques et incontournables de la capitale vietnamienne !

Aussi le rendez-vous pictural que nous avons avec lui est-il des plus complexes : traduire son étonnante silhouette, impressionnant amas de ferraille à la fois complexe et aérien, et la resituer dans le contexte de son environnement bruyant, klaxonnant et pétaradant, puisque le boulevard qu’il enjambe avant le Fleuve Rouge, est le fidèle reflet de l’incroyable circulation urbaine de cette ville grouillante, vivante au possible, attachante comme nulle autre.  Pont 1La circulation en dessous (et « sur », puisque piétons, vélos et motos y circulent de chaque côté de la voie ferrée) le pont : une marée motorisée incessante, assourdissante, étourdissante !

 C’est donc avec une certaine incrédulité que la plupart d’entre nous s’installe sur le trottoir du boulevard d’Au Co pinceaux et aquarelles en mains, car à première vue se lancer dans la représentation d’un tel amas de ferraille au milieu d’un bruit assourdissant et de la puanteur des gaz d’échappement, n’est pas très réjouissant…

Pour ma part, si j’ai amené ici mes amis(es) aquarellistes, c’est pour une approche nouvelle de la réalité, que je veux ludique, rapide, expressive et créative, car le carnet de voyage tel que je l’entends doit être une fête chargée de symboles et d’accomplissements comme celui de  non seulement dessiner des ponts, mais aussi en créer qui relient les hommes et les femmes, tous les êtres vivants, les objets et les choses qui, parce qu’ils sont différents, font de la diversité du monde la plus grande des richesses dans le bonheur d’exister .  Pont 3Je dirai que vous êtes formidables, chères et chers amis (es) carnettistes de m’avoir suivi jusqu’ici, et d’avoir essayé avec autant de succès ma méthode synthétique, informelle et décomplexée, pour réaliser un motif à priori aussi rébarbatif !  IMGP2207Dans un hourvari de poussière, de gaz d’échappement et de bruit, un jour ordinaire sous le pont Paul Doumer de Hanoï…  Marie MoncourtoisDeux interprétations différentes au hasard du pont Long Biên selon ma « méthode » de travail par des aquarellistes ne l’ayant jamais essayée auparavant : celles de Marie et d’Elisabeth .

Elisabeth VALLEJOS

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 08:50

L’âme sévillane est-elle dans le flamenco version « sévillanas » ?
    Encore à Séville .

    Les mélodies imprègnent les squares, les places les rues …    Jusqu’aux murs blancs, ocres, jaunes, grenats, aux couleurs flamenco …
    Nous sommes dans un tourbillon, et tandis que sous le porche de la cathédrale sur fond de Giralda nous relevons des empreintes millénaires, Pierre croque version flamenca nos silhouettes sous le grand porche, absorbées par l’âme sévillane …
«Autour du maître», Croquis aquarellé Pierre NAVA
Carnet d’Andalousie 2009
 
Quant à moi je peins de mémoire ce mélange coloré de robes à volants accrochées aux murs blancs des magasins de vêtements . J’y vois les filles aux grands yeux noirs, une rose rouge piquée dans les cheveux, dansant leurs sévillanes …
En cliquant sur cette petite photo, vous allez directement sur mon blog en espagnol écouter une sélection de mes sévillanes flamencas préférées (si vous aimez, vous pouvez les mettre en fond sonore et faire autre chose)…
«Parfums de sévillanes», Aquarelle Alain MARC 13,5 x 21 cm, carnet d’Andalousie 2009,

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 15:41

Envoûtement musical à Djanet avec Jade et son ami Kova?

Ce que je vous présente aujourd’hui, pour notre retour à Djanet, est exceptionnel .
Non seulement parce que c’est le fruit du produit conjugué de la rencontre entre l’amitié et l’étonnant pouvoir d’Internet, mais surtout parce que c’est le reflet de talents immenses qui ne méritent qu’à être révélés !

- Vous souvenez-vous de la
"Ballade de Djanet" et du petit défi que j’avais lancé aux musiciens, comme cela, sans trop savoir ce qu’il allait en advenir par les mystères d’Internet ?


Eh bien Jade et son ami musicien Kova? (pseudonyme artistique) ont relevé ce défit et réalisé quelque chose de vraiment superbe, que je vais vous laisser découvrir .

Si kova? est un véritable musicien, rigoureux et créatif, capable comme les artistes dignes de ce nom de nous ouvrir des portes sur des univers nouveaux, il faut dire que Jade quant à elle chante vraiment bien …

Mais avant je crois utile de faire un petit rappel de mon idée de base chantée au départ «à capella» par moi-même : j’avais écrit une petite «chanson» évoquant notre périple dans le désert et avais proposé à qui en aurait le talent d’en faire «autre chose», sous-entendu «quelque chose de bien mieux» , c’est-à-dire une création à part entière .

Et cette création, elle commence par la reprise de mes paroles «à capella» toutes nues, qui, espérant au moins un bon prêt-à-porter, se découvrent soudain habillées de véritable haute couture grâce à l’obstination et à l’inspiration de nos deux musiciens, jugez par vous-mêmes :

 

 

Ensuite ce qu’ils en ont fait, recomposé et redéfini par eux-mêmes, mérite une attention toute particulière, d’autant plus que le projet était difficile à finaliser et ils ont réalisé là une superbe création que je vous laisser écouter :

 

 

 

Djanet rue principale (à droite la palmeraie, à gauche la citadelle) . Aquarelle directe, Alain MARC 2009


Alors si ce petit voyage sonore vous a plu, intéressé ou ému (e), je vous invite à présent à
visiter la page « Myspace » de Kovac? : vous y écouterez une musique qui ne peut laisser indifférent, révélatrice d’authentiques questionnements artistiques, une musique et une recherche qui méritent d’être connues, n’hésitez pas à la promouvoir autour de vous, et laissez-leur un petit mot d’encouragement .

 

Quant à moi, pour remercier Jade et Kova? de leur contribution autant que de leur talent, je redessine à leur intention cette part de mémoire contenue dans le vent, la poussière et la lumière blanche des rues de Djanet …

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 17:50

Juste encore pour vous dire que je ne vous oublie pas !

Bien sur je repondrai a vos nombreux commentaires au retour, je vous en remercie beaucoup, c'est vrai que c'est formidable de pouvoir communiquer ainsi entre deux coins du monde si eloignes ...

Ne vous etonnez pas des fautes de frappe : le clavier sur lequel je vous ecris ne comporte pas de touches d'accents, et j'ai l'impression d'etre un extraterrestre sur mon ordinateur .

Nous etions ce matin loin de tout dans un petit village aux maisons sur pilotis ou certaines femmes aiment fumer un tabac bien apre (je m'y suis essaye et je peux vous dire que j'ai cru m'intoxiquer !), dans des pipes a eau en tiges de bambous plus grosses que leur bouches et ou les bebes dorment dans d'etranges nacelles suspendues aux poutres du plafond .

Nous y avons realise de belles aquarelles entoures de gamins espiegles et curieux qui jugeaient a tour de role le rendu sur nos carnets des toitures en chaume de leurs paillotes, avec de grands eclats de rires et des sourires merveilleux .

Je vous reparlerai au retour aquarelles et photos a l'appui (cette fois je n'ai rien reussi a mettre en ligne) de ce magique instant de voyage dans un autre temps, qui faisait revivre au fond de moi les moments de mon enfance ou je decouvris la vie dans les rizieres en terrasses du Tonkin a travers les photos jaunies d'un vieille revue de l'Illustration au fond du grenier de ma grand-mere .

En regardant la brume lecher les pentes des pains de sucre calcaires ou ce petit village se blottit, avec en dessous les rizieres etagees ou femmes, hommes et buffles s'activent au repiquage du riz, j'ai compris que les images sepia de notre enfance pouvaient un jour devenir realite, et qu'il suffisait de le vouloir de toute son ame pour retrouver aussi tout un monde de purete, un peu comme si une tendre grand-mere avait fait reculer les aiguilles du temps ...

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 22:29

Ne croyez pas que je vous laissais tomber !

Avant donc de continuer notre périple au Vietnam, petit détour par des milliers de kilomètres de là, dans un petit coin secret d’où je vous envoie cette carte postale .

Je ne vous dis pas encore où c’est, (les plus perspicaces d’entre-vous reconnaîtront peut-être), mais croyez bien qu’il y fait si beau, que le ciel y est si bleu et la température si douce que cela ressemble un peu au paradis …

Pourtant les plages y sont désertes et les minuscules petits ports y ont une vie paisible où il fait bon dessiner des pages de carnet sur la terrasse d’un petit restaurant, les pieds dans l’eau .

Notre petite carte postale ... (relisez-la en deuxième lecture si elle est saccadée à la première : elle en sera beaucoup plus fluide !)

Je vous reparlerai plus tard de ce petit crochet loin de l’hiver, et j’espère après être rentré pouvoir repartir avec vous sur les chemins de l’Asie …

En attendant, mon équipe cette fois très réduite, (et avec le copain Pierre)  se joint à moi pour vous envoyer toutes nos amitiés en même temps qu’un grand bol d’air pur, de ciel bleu et de palmiers qui se balancent dans la brise de mer sous un soleil éblouissant et chaud .

Restaurant-de-plageLe petit restaurant les pieds dans l’eau dont je parle plus haut, et où il fait si bon dessiner face à la mer en dégustant de délicieux poissons frais arrosés de bon vin …
Carnet Andalousie Pêcheurs à La IsletaPêcheur mettant sa barque à l’eau à côté du petit restaurant …

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 17:32

Il est probable que vous ne lisiez ici de nouveaux billets pendant plusieurs semaines …

Mais soyez sures et certains que je ne vous oublie pas .

Je travaille même pour vous, pour ce blog, pour les futurs stages, et vous aurez la primeur des nouveautés que cette activité implique pour l’avenir sans doute avant Noël .

En attendant je suis loin, et si vous voulez me retrouver un peu par pensée je vous invite à regarder Thalassa vendredi prochain 15 octobre et suivre Clément et son carnet de voyage qui vous emmènera sur quelques-uns des lieux où je passerai cette semaine, où nous serons, puisqu’un petit groupe de chanceux m’accompagne déjà !

Pierre ne nous accompagne pas cette fois, mais il avait réalisé cette belle aquarelle dans la baie d’Ha Long lors des repérages qu’il y avait faits pour moi il y a un an . Qu’elle vous projette dans un univers qui vous permette de patienter jusqu’à mon retour … 

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 18:04

Que fait-on, lorsqu'on est loin de ses amis et si débordé qu'on n'arrive plus à leur donner des nouvelles ?

On essaie au moins de leur dire : je ne vous oublie pas !

C'est ce que je vous dis en vous envoyant cette petite carte postale d'un joli coin de Provence trop méconnu .

... Mais je serai déjà ailleurs au moment où vous lirez cet article, et si le temps passe trop vite je reviendrai avec des tas de choses à partager qui vous prouveront que je ne vous avais pas oubliés (es) !

 

Chapelle de Saint-Blaise - Aquarelle Alain MARC -

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 18:05

Le regard vers les sommets de l’Atlas ...

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Peut-être vous souvenez-vous de cette jolie aquarelle réalisée par mon «Ptit’Jo» dans son premier carnet de voyage à l’occasion d’une traversée du Haut-Atlas que nous avions réalisée ensemble, en rentrant de Ouarzazate sur Marrakech ?

C’était il y a déjà trois ans, et j’ai retrouvé avec nostalgie ce pur moment de bonheur : le regard d’un enfant porté sur la première grande montagne d’Afrique du Nord avec la candeur et la simplicité de cet émerveillement pour les choses du monde que nous ne devrions jamais perdre si nous voulons nous exprimer par le langage des choses de l’art, que nous soyons peintre, écrivain, musicien …

Émerveillement . Candeur du regard . Simplicité .

Le monde entier devrait être contenu dans ces trois mots si nous avons la chance de voir, d’entendre, de chercher nos propres définitions de la beauté .

Alors ce sont d’incomparables bouffées d’oxygène qui vont redonner un sens à notre traversée du quotidien en nous aidant à mieux supporter le hourvari des tristes nouvelles qui assaillent nos journaux du matin et du soir . Peut-être l’art sert-il aussi à cela ?

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Et je fouille alors dans mes cartons pour essayer de retrouver cette candeur, à travers d’anciennes aquarelles peintes au cœur de l’Atlas … Car l’Atlas est un monde à part qui est sans doute plus près de la beauté . Des aquarelles ? je n’en trouve pas . Peut-être celle-ci que j’ai déjà partagée avec vous

À cause de la lumière ? Oui, c’est cela : de la lumière .

Ptit’Jo, lui, avais su voir : il avait vu que les parois de grès tombant à pic sur le vieux hameau et le minaret de la mosquée étaient fuchsia .

Pas grenat ni lie de vin, non fuchsia parce que si je me souviens bien ce soir-là, toute la montagne était illuminée par le soleil couchant, et il y avait même au fond de son coeur une couleur qui flamboyait, qui ressemblait au bonheur, et c’était celle-là !

Jacques Majorelle lui aussi, en son temps avait su voir . L’Atlas, toujours l’Atlas . Il n’y a qu’à voir .

En ce qui concerne la beauté du monde, lorsqu’elle est perçue dans la paix, c’est à travers le regard de l’enfance qu’elle peut s’exprimer le mieux . En dans le regard de celles et ceux qui ont su conserver ou retrouver le regard de l’enfance .

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J’ai également retrouvé cette photo .

Ils s’étaient tous réunis autour de moi ces gamins d’un village perdu en bout de piste d’une profonde vallée du côté du Tizi’n Test . Il y avait des petites filles en robes rouges et fuchsia . L’émerveillement était aussi dans leurs yeux et la lumière de la haute montagne s’y reflétait .

Nous y étions arrivés tard, avec mon ami Pierre  , en roulant au hasard droit devant nous . Une impression de sublime, avec déjà à peine arrivés ici, le pincement au cœur de savoir qu’il allait falloir repartir .

Après deux ou trois aquarelles nous avons rangé nos affaires, ils ne voulaient plus nous laisser partir !

La magie .

- Était-ce l’Atlas ? - Était-ce la lumière ? - Étaient-ce les enfants ?

Sans doute les trois .

La lumière, c’est la couleur .

Le regard, c’est celui de l’enfance .

L’Atlas, c’est le catalyseur .

Je voudrais pour terminer cet article vous offrir un autre regard sur l’Atlas . C’est celui de Francis FRENKEL .

Francis FRENKEL, même s’il est diplômé de l’École des Beaux Arts de Nantes, n’est ni peintre ni sculpteur .

Il est certainement plus que cela : il est veilleur des instants fragiles du monde absorbés par le temps .

Les photos qu’il fait, les vidéos qu’il ramène sont puisées au cœur même des êtres et des choses à la rencontre desquels il a été . Elles nous interpellent toutes .

En cela son regard est essentiel : lucidité, vérité, et émerveillement tout à la fois .

Francis est parti cet hiver au Maroc, dans le haut -Atlas et a vécu avec une ethnie de berbères qui vivent dans une vallée inaccessible et coupés du monde : les Aït Ouzighrimts .
De cette rencontre est née une vidéo documentaire et une série de photos des plus intéressantes qui soient .

Ses photos des enfants de l’Atlas sont ici .

Quant à la bande annonce du très beau film qu’il a tourné avec les Aït Ouzighrimts et que vous verrez bientôt sur vos écrans de TV, (guettons aussi sa sortie dans le commerce), je vous la laisse découvrir ci-dessous vous pouvez la mettre «plein écran» sur vos ordinateurs, vous ne le regretterez pas, sa qualité le permet largement, laissez-le bien se télécharger avant de le lire .

Au moment où je vais retrouver dans une dizaine de jours à peine quelques stagiaires privilégiés à Marrakech pour une session «carnet de voyages» qui nous emmènera justement en excursion sur les routes du Haut-Atlas, je voulais m’imprégner de ces ambiances singulières et vous les faire partager .

Je laisse enfin Francis terminer cet article en présentant son film, sa démarche et son regard sur cette ethnie si attachante, et tiens à le remercier chaleureusement pour l’autorisation qu’il m’a donnée de vous permettre cette rencontre privilégiée .

À un de ces jours, avec toute mon amitié … 

Les Aït Ouzighrimts : Bientôt sur vos écrans.... 

Ouzirimt car le « gh » se prononce »r ».
Le paradoxe du Maroc, entre Casablanca ses boutiques de luxe, ses buildings, ses activités de haute technologie, ses Centres d'Appels et, à quelques kilomètres, dans le Haut Atlas, l'ethnie des Aït Ouzighrimt qui ont conservé un mode de vie ancestral... Une communauté oubliée et inconnue...
Les Aït Ouzighrimts sont des berbères, anciens touaregs qui se sont sédentarisés dans la vallée du Mgoun, au sein de la chaîne de montagnes du Haut Atlas marocain, il y a environ trois siècles. J’ai découvert les habitants de cette vallée durant l’été 2009, période de grande activité d’agriculture et de moissons. A mon retour et après des recherches infructueuses sur cette communauté, j’ai décidé de vivre avec eux la période la plus froide et la plus austère de l’année, le mois de janvier, afin de mieux les connaître. J’ai donc monté une expédition avec le soutien de mon ami Brahim Ben Ichou, guide local indépendant. Sans sa maîtrise technique de guide de haute montagne, sans sa connaissance de cette région et de ses habitants, ce projet n’aurait pas pu voir le jour.
Les images de ce recueil racontent mes rencontres avec les Aït Ouzighrimts.
Cette communauté est totalement isolée durant les six mois dhiver, car aucune route ne permet l’accès à la vallée qu’ils occupent, malgré les promesses du gouvernement marocain.
La vallée Ouzighrimt se situe entre le col de Tizi Aït Imi - versant Bouguemez au nord - et le col d’Imi Nirkt et Tizi Aït Ahmed - versant sud, donnant sur la vallée des roses .
Durant l’hiver il est impossible de quitter cette vallée par les Gorges du Mgoun car l’eau est glaciale, souvent gelée ; ainsi, seuls les deux cols permettent la sortie lorsque les conditions climatiques sont favorables.
Quatorze villages Ouzighrimt sont construits sur les flancs de la vallée, le long de la rivière Mgoun, ce qui représente une population d’environ 2800 personnes.
Peu d’Ouzighrimts savent lire et écrire le berbère et l’arabe. Il n’y a pas d’école dans la vallée, pas de dispensaire ni de pharmacie, pas de médecin, pas d’électricité ni d’eau courante.
Il n’y a pas de sage-femme pour assurer les accouchements, les femmes expérimentées sont appelées pour assister les jeunes mamans pour la naissance de leur premier enfant. D’après le recensement de 2002, trois accouchements sur dix aboutissent au décès du nouveau -né ou de la mère. Un problème de santé qui pourrait être bénin dans les grandes villes ailleurs peut entraîner la mort dans cette vallée, surtout pendant l’hiver.
Durant tout mon séjour, les Aït Ouzighrimts n’ont cessé de réclamer du gouvernement marocain les aménagements minimums leur permettant de vivre en sécurité et dignement : une route, des maîtres d’école, un dispensaire et des médicaments, des citernes pour distribuer l’eau dans les villages
Je souhaiterais que mes images contribuent à faire entendre leurs messages et que les Aït Ouzighrimts ne soient plus des berbères oubliés.
Francis Frenkel, février 2010 .

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