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- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à me demander les informations sur tous ces stages par courriel (voir plus haut) .
Extraits vidéo d'Aquarelle en Voyage :
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- à 3 jours aussi dans le monde quel que soit le pays,
avec La chaîne
météo
«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :
Préambule
L'étape de Peniscola
Au Cabo de Gata
Guadix, les maisons troglodytiques
BELGIQUE
En BRABANT WALLON :
Chantal
FRANCE
En ÎLE DE FRANCE :
à PARIS :
Bernard
Blog
Fabienne
Dans les BOUCHES-DU-RHÔNE :
à Marseille :
Mirelle
Junguilin
Solange
Blog
Dans le CHER :
Sancerrois :
Elizabeth
Dans le GARD :
à NÎMES :
Annynîmes
lepeintre30@voila.fr
Blog
Nicoleagathe
En HAUTE MARNE :
Claire et
Pascal
Blog
Près de Lagny-sur-MARNE :
En SAVOIE (Combe de Savoie) :
Val de Loire (Chaumont sur Loire) :
Catherine
Dans la Loire (en Forez) :
Roger
Blog
Dans le NORD :
Joëlle
Dans le PUY DE DÔME :
à RIOM :
Maryse
Blog
En SEINE - MARITIME :
Rouen et Yvetot :
Nathalie
Blog
En SUD-LUBERON :
Avignon (Vaucluse) :
Sur la Côte d'Azur
(Nice et environs) :
Petit Nuage
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Nous voici donc revenus, décalage horaire pas encore rattrapé …
Avec près de 12500 Kms de trajet depuis le petit village de Chauk-Mi (dernière excursion avant notre retour) : 3 h de pirogue sur la rivière Lémro, une liaison par
la route - piste jusqu’à Mrauk-U puis à nouveau 5 h de bateau sur le fleuve Kaladan jusqu’à Sittwe sur le Golfe du Bengale, puis l’avion avec une escale à Thandwe avant d’arriver à Yangon, puis
nouveau vol pour Bangkok avant l’embarquement pour Roissy …
Et puis 16 h plus tard l’atterrissage à Toulouse-Blagnac et le retour à la maison « dans la foulée » au bout de 2h 30 d’autoroute et de route (avec ma
voiture enfin retrouvée), et des souvenirs plein la tête, les sacs et le carnet, un peu fatigué tout de même me voici donc à nouveau près de vous car là-bas croyez-moi nous étions toutes ces
semaines, …coupés du monde !
Chargement de nos
valises dans l’un des avions fréquemment empruntés sur les lignes intérieures birmanes pour nous rendre sur la plupart de nos étapes peinture : ce jour-là, nous étions presque seuls dans l’avion
!
- Mes impressions ?
Voyage magique, certainement le plus beau que nous ayons réalisé depuis le début des stages « carnets de voyages », en tout cas le plus merveilleux,
intéressant et authentique pays qu’il m’ait été donné de visiter, mes camarades carnettistes ne me contrediront certainement pas .
Quant aux carnets réalisés, au travail fait sur le motif, à l’esprit d’équipe, à la convivialité et à l’enthousiasme qui régnait dans le groupe ils sont au diapason
de ce voyage, n’en serait pour preuve que ces carnets dépassant pour certains les 80 pages toutes aussi réussies les unes que les autres !
Avec en prime un beau temps insolent du début à la fin, des rencontres très riches et une guide-interprète charmante, adorant son pays, appréciant le groupe qu’elle
accompagnait et les carnets de voyages au point de s’être mise à l’aquarelle et d’avoir travaillé avec nous pendant presque toutes les séances .
Je ne vais pour cet article mettre bout à bout que quelques photos seulement (il a bien fallu que je me limite !), mais elles sont je crois assez révélatrices de
notre belle aventure .
Je tiens à remercier avant de vous les laisser découvrir, toutes les participantes et participants à cette session exceptionnelle, nos guides sur le terrain en
commençant par notre amie Yin Min LWIN (deux interprètes indispensables dans certains cas, lorsque chez les minorité ethniques par exemple la langue parlée était très différente du birman), le
jeune et dynamique responsable logistique de Sittwe, et bien sûr notre responsable logistique d’ici : Arnaud GIRODON de Culture au
Coeur (je reviendrai plus tard avec des articles plus approfondis et de belles reproductions des carnets réalisés, sur les temps forts de ce superbe voyage) .
Voici donc pêle-mêle quelques bons souvenirs parmi tant d’autres :
Avec
l’orchestre des marionnettistes et ses incroyables mélodies …
Dessin de singes du Mont Popa harcelant les pèlerins sur l’éperon rocheux au monastère du Taung Kalat, saisis dans leurs
mimiques par Yves GIROUD …
Un coucher de soleil parmi tant d’autres (ici à Mrauk-U) derrière les arbres géants, dans une ambiance de
brousse et de paradis retrouvé, à l’exotisme incontestable (nous étions loin d’imaginer que vous étiez cernés de froidure et de gel pendant ce temps-là !) …
La remontée de la rivière Lémro avec les grandes pirogues à moteur, en longeant des rivages à la bouleversante beauté où les
pagodes d’or brillaient dans la brume, tandis que les femmes au longy coloré venaient faire leur toilette et puiser l’eau à même le fleuve avec d’élégantes cruches rondes …
Enfants en charge de
leur petit frère ou soeur regardant Annie travailler sur le seuil de leur maison, dans les montagnes Shan …
Femme Akhe dessinée par Yves …
Évelyne dessinant à la pagode Kothaung de Mrauk-U…
Femmes Akha reconnaissant leur maison dans le carnet de Catherine (village de HOKYIN FOUA) …
L’une
d’entre-elles dessinée par Évelyne (leur coiffe d'argent pèse un poids incroyable et elles la portent tous les jours !) ...
Travail en mer sur le pont de notre petit bateau pendant la jonction Sittwe - embouchure du fleuve Kaladan en Golfe du Bengale pour rejoindre Mrauk-U (ici
les routes sont rares et c’est par pirogue et bateau que les gens se déplacent) …
Une partie de l’équipe au travail à l’ombre d’une des pagodes Kye Min Ka à Bagan …
Les
impressionnants tambours de «la fête du train» où nous avons assisté de façon tout à fait improvisée à une compétition sportive et populaire traditionnelle mémorable depuis la tribune d’honneur
au coeur de la manifestation (nous y fûmes accueillis comme des invités de marque : nous y étions les seuls touristes !) …
La base de la gigantesque Paya Shwedagon brillant dans la nuit de ses centaines de kilos d’or et de ses
pierres précieuses, vue depuis ma chambre d'hôtel à Yangon..
Travail
acharné sur l’une de nos pirogues pendant la traversée du lac Inle …
La
cuisine flottante et nos deux petites cuisinières pendant notre déjeuner en pirogue au milieu du lac Inle …
Séance d’aquarelle au sommet de la pagode Pya-Tha-Da à Bagan avant un coucher du soleil magique …
Interprétation audacieuse de la Paya Shwedagon de Yangon par Catherine dans son carnet de voyage (intéressante
initiative créative : elle est à saluer car il n'est pas facile de se lancer sur le motif au milieu de la foule des pèlerins dans des expressions de ce type ! Outre un résultat édifiant cela
révèle une grande aisance du carnet et un vrai bonheur de peindre)…
Séance de travail avec de jeunes moines révisant leur leçon au monastère de Shwe-Yan-Pye …
L’un des innombrables Bouddha de la pagode Kothaung par Yves, au coeur d'un extraordinaire complexe archéologique et ses millers de chefs d'oeuvres à ciel
ouvert …
En remontant la rivière Indein dans un fort contre-courant, moteur de la pirogue "à fond" (nous étions sur deux pirogues différentes) …
Me voici dessinant une «femme-araignée» de l’ethnie Chin dans le petit village de Chauk-Mi sur pilotis, au milieu des cocotiers …
La gentille dame qui a bien voulu poser pour moi et ses impressionnants
tatouages …
Chez les Chin tout le village s’est réuni autour de nous pour nous voir travailler …
Brigitte en
plein travail au milieu d’admirateurs enthousiastes dans un village en bordure de la rivière Lémro …
Nous étions à Guadix tous ces jours-ci, l’endroit (avec le quartier du Sacro Monte à Grenade) où l’empreinte qui unit l’esprit mauresque à l’âme gitane se perçoit le mieux non seulement à travers l’architecture mais aussi l’atmosphère envoûtante qui se dégage des choses et des êtres.
L’emplacement de cette très ancienne bourgade, sur les hauts plateaux constituant le socle nord de la Sierra Névada, est le point de départ idéal pour aller à la découverte d’un ensemble d'une valeur paysagère extraordinaire, où à partir d’une morphologie d'origine glaciaire des torrents se sont taillés des canyons pittoresques sur les pentes de la montagne .
C’est à contre-jour dans l’éblouissement de la lumière
frontale que les peupliers éclairés par le soleil se détachent le mieux sur les ombres de la vallée : ils deviennent alors des flammes dont la beauté soulève de véritables défis
…
Tandis que Pierre NAVA réalise une ébauche préparatoire (manière d’assouplir le poignet tout en testant les mélanges) je tente
aussi l’exercice depuis le même point de vue (ce dont je vous reparlerai une autre fois), mais Pierre n’est pas content de sa première ébauche car il trouve ne pas avoir laissé assez de blanc à
l‘emplacement des peupliers, et …
… y colle notre invitation tauromachique dessus
!
Sa version définitive plus vite réalisée que sa première pochade est également plus convaincante, on entendrait presque couler les eaux argentées du rio Fardes !
La Petite histoire et sa vidéo :
C’est celle de notre magnifique balade dans ces vallées perdues des pentes de la Sierra Névada : un ressourcement naturel dans un milieu d’une grande sérénité avant d’aller affronter la ville mythique de Grenade et ses merveilles non loin d’ici en Andalousie, sur la route du Califat .
...Et un autre beau moment d’aquarelle partagée !
P.S. : quand Pierre dit en fin de vidéo : "...on peut faire moins bien mais pas mieux", c'est de la nature dont il parle !
La nature, la lumière, le monde réel : nos principaux grands maîtres et initiateurs !
Un grand merci tout d’abord pour vos vœux qui m’arrivent si nombreux par e-mail et courrier postal que je n’arrive plus à y répondre, ils me touchent beaucoup,
soyez-en très sincèrement remerciés !
Aujourd’hui, c’est à mon tour de vous adresser mes Meilleurs Vœux pour 2012 .
Je les espère complémentaires de ce qui se fait habituellement, même s’ils sont présentés de façon différente .
Cela ne change en rien leur intensité ni leur valeur (enfin j’espère), je vous invite à les découvrir ci-dessous (je vais essayer de mettre en ligne une version de
meilleure qualité que celle-ci dans les jours qui viennent) .
Je précise qu’il s’agit d’une vidéo destinée en priorité à mes élèves ou stagiaires et amis (- es -) dont vous faites certainement partie, mais si je vous la fais partager ici c’est que le message qu’elle contient dépasse largement le cadre des personnes directement
intéressées par mes stages et formations et celles ou ceux qui me connaissent bien .
Effectivement si j'en souhaite une portée la plus large possible c’est qu’elle évoque l’un de nos points communs essentiels : notre projection dynamique dans
l’avenir !
Adresser ses vœux à quelqu’un, c’est en lui souhaitant le meilleur s’associer à l’espoir porté par nos souhaits (communément santé, bonheur, chance, amour,
richesse, etc.), mais aussi s’inscrire dans de nouvelles résolutions .
Celles-ci sont d’autant plus complexes à prendre en cette période de l’année car le monde change si rapidement que nous ne savons pas de quoi demain sera fait
…
Beaucoup d’entre-nous ont quitté 2011 en oubliant dans les réjouissances des fêtes les évènements les plus moroses de l’année passé, mais il faut bien à présent
regarder l’avenir, et on ne peut le faire sans une certaine gravité .
Il y a là comme une contradiction : souhaiter c’est vouloir le meilleur, c’est rêver au meilleur (ce dont à quoi je vous invite dans mes vœux vidéo), mais il n’y a
de véritable décision que réaliste et bien consciente des éléments qui conditionnent notre existence .
Hors, si le souhait peut être plus ou moins objectif (rien n’empêche de souhaiter l’impossible), sa réalisation ne dépend pas que de nous : souhaiter n’est pas
réaliser !
… Il est en tout l’inverse pour la résolution : comme elle commence par une volonté celle-ci doit immédiatement se traduire par une action, car c’est par l’action
que nous pourrons faire de nos rêves des réalités .
Accomplir, modifier, réaliser, créer, transformer, avancer, se battre s’il le faut pour se frayer un chemin (et mieux se défendre si on est attaqué), c’est aussi ce
dont à quoi je vous invite dans mes vœux vidéo qui sont donc le produit de ma première action de la nouvelle année (commencée vous le verrez à la fin de l'année dernière !) .
Si vous voulez m’emboîter le pas et me suivre dans cette forme de résolution, il n'appartient qu'à vous de le faire :
Très Bonne et Heureuse Année 2012 !
Stages programmés en 2012 : réservez vite votre place
!
Pour les renseignements détaillés (fiches techniques, prix, conditions, places
disponibles, etc.), écrivez à Alain
MARC en cliquant ICI
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DE l’ARAKAN AUX PAGODES D’OR, AU CŒUR DU MYANMAR... Du 26 janvier au 11 février 2012
CARNET DE VOYAGE au Myanmar : À ce jour, le Myanmar reste une des destinations les plus mystérieuses et inconnues. Placé sous le signe de Bouddha, ce pays magique, fascinant et secret accepte de s’ouvrir au monde : peuples aimables et respectueux ; danses gracieuses, temples aux chedi dorés, étincelant au soleil, et où veille toujours Bouddha ; immenses forêts de tecks où travaillent les éléphants ; artisanat raffiné et multiple ; paysages montagnards de la frontière birmane, peuplés de tribus traditionnelles ; eaux translucides, rivages lumineux de l’océan Indien à la côte de l’Arakan... Tout cela vous attend pour un exceptionnel carnet de voyage si vous êtes autonome et avez une expérience et un niveau suffisant pour suivre ce type de stage ("niveau 3" des stages carnets de voyages A. MARC) |
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Ambiances et paysages de neige (un clic sur l'aquarelle ouvre une fenêtre annexe se rapportant à un article consacré à ce stage) Du 11 au 17 mars 2012
AQUARELLE appliquée aux carnets de voyages . Voici l'un des plus intéressants thèmes abordé en 2012 : comment traiter paysages et ambiances de neige en atelier et sur le motif, au coeur du plus beau domaine de ski nordique de l'Hexagone en Jura Oriental, pays où l'hiver a fait de toute une région l'histoire d'une légende : elle devient féérique lorsque forêts de sapins, maisons de montagne et clochers à bulbe sont habillés de blanc ... Réservez votre stage 2012 dès à présent !
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Mystérieuse MARRKECH Du 14 au 21 avril 2012
CARNET DE VOYAGE : de la médina de Marrakech à l’Atlas et jusqu’à l’Océan un magnifique stage en pays berbère pour découvrir les émotions des grands peintres voyageurs, et ramener un carnet marqué de l’empreinte d’un univers époustouflant, composé de rencontres et de découvertes où se mêlent sortilèges, fastes et magie, une mémoire peuplée d’images multicolores, de parfums innombrables, de sonorités inoubliables... |
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Andalousie : ROMANTISME ANDALOU DE SÉVILLE À RONDA. Courant mai 2012 du 11 au 18 mai 2012
(un clic
sur l'image ouvre le "Carnet de la Route du Califat", réalisé entre amis)
CARNET DE VOYAGE en Andalousie : voici comment entrer dans un fascinant carnet de voyage avec l'un plus intéressants itinéraires du fameux "Héritage Andalous" à la fois superbe voyage, et aventure de l'esprit, qui vous emmènera de Séville à Ronda à travers des paysages époustouflants et des rencontres de caractère ... |
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Lumières de Provence (un clic sur l'aquarelle ouvre un article en rapport avec les deux stages du Jura Oriental et de Provence) AQUARELLE et initiation CARNET DE VOYAGE : depuis un ancien domaine provençal situé près de Salon vous serez accueillis pour ce stage au coeur de la Provence éternelle d'où vous rayonnerez d’Alpilles en Lubéron, vers quelques-unes des plus belles sources d'inspiration des grands maîtres de la lumière méditerranéenne. Vous cheminerez sur leurs traces, et en retrouvant leurs thèmes préférés, ramènerez de cette semaine des aquarelles et pages de carnet aux couleurs des fleurs de la garrigue au printemps . |
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DE GORGES DU TARN EN GRANDS CAUSSES" (un clic sur l'aquarelle ouvre une fenêtre annexe se rapportant à un article consacré à ce stage) AQUARELLE appliquée au CARNET DE VOYAGE : Saisir les grandes falaises colorées et les reflets du ciel sur la rivière au fond du canyon, le soleil sur les stipes au vent du causse, ou d'adorables petits villages à l'architecture préservées fait partie des plus grandes joies de ce stage, dans l'étonnante diversité picturale et la beauté sauvage d'un patrimoine naturel et humain empreint d'espaces grandioses ... |
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Stage "CONCEPTION ET PERSONNALISATION DU CARNET DE VOYAGE" Du 15 au 21 Juillet 2012
Pratique de la réalisation du CARNET DE VOYAGE : Comment concevoir un carnet de voyage unique, original et singulier, méthodes et techniques du concept à la réalisation pratique en séances atelier et extérieur. |
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Aquarelle en Jura Oriental (un clic sur l'aquarelle ouvre un article en rapport avec les deux stages du Jura Oriental et de Provence) Du 22 au 28 et du AQUARELLE et initiation CARNET DE VOYAGE : deux sessionx pour ce stage où le lieu d'accueil reste l'un des endroits privilégiés les plus agréables parmi toutes les semaines de pratique picturale pour savourer pleinement un séjour de stage, quelle que soit la météo, en atelier et sur le motif dans la douceur bucolique du Jura Oriental aux lacs innombrables et aux sources vives : découvrez alors le bonheur de peindre loin des foules estivales . |
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L'INDE DES MAHARAJAS...
fait partie des futurs stages carnets de
voyages :
n'hésitez pas à vous informer sur l'avancement de ces
projets
C'est pour compléter le cycle des stages carnets
de voyages exceptionnels initiés en Asie du sud et du sud-est depuis plusieurs années à la rencontre de cultures et civilisations
majeures que ce stage (et plusieurs autres tout aussi passionnants) est actuellement à l'étude.
Ce type de stage à cause de sa particularité "grand voyage", est réservés en priorité comme celui du Myanmar aux personnes en excellente santé, autonomes en carnet de voyage et au niveau de suivi suffisant . |
Vous avez pu remarquer si vous êtes des fidèles de ce blog que depuis plusieurs semaine je n’ai rien publié …
Mais je tiens à vous rassurer ce n’est qu’une pause au milieu des reportages que je consacre avec Pierre NAVA et son carnet, jour après jour, à notre voyage en
Andalousie .
Après Guadix nous sommes partis vers les hautes vallées de la Sierra Nevada tandis que l’automne nous offrait ses derniers feux . Je vous ramène de cette journée
deux belles pages réalisées par Pierre et une intéressante vidéo, mais vous les découvrirez dans un prochain article .
Pour l’instant c’est un très bon Noël que je tiens à vous souhaiter .
En cette occasion et pour marquer à ma façon cette fête autant que pour vous remercier de votre fidélité j’ai décidé je vous dévoiler en exclusivité quelques pages
du carnet d’exploration de l’Aven
Noir commencé il y a plus de 6 ans et que je suis en train de terminer (différent et complémentaire de ma première maquette exposée en 2009 à la Biennale des Carnets de Voyages
de Clermont-Ferrand) .
Le carnet d’exploration tel qu’il se présente actuellement, couverture (le titre n'est pas visible sur cette photo et les
pages sont ouvertes au hasard).
À travers les extraits ci-dessous de cet ouvrage ce n’est pas seulement la fin d’une exceptionnelle aventure dont je vous fais part : c’est la fresque de ma
rencontre à travers les
saisons d’une nature et de gens magnifiques que j’ai eu le plaisir de suivre pendant toutes ces années aussi bien sous terre qu’en surface entre Grands Causses et Cévennes .
Si cet ouvrage est le premier du genre réalisé en grande partie en milieu souterrain (dans des conditions parfois très difficiles pour ce genre d’exercice en arts
graphiques : que soient une fois de plus remerciés ici pour leur patience lors de certaines séances de terrain le spéléologue Roland PÉLISSIER et toute son équipe qui m’ont permis de participer à leurs explorations), il est avant tout un témoignage susceptible d’intéresser quiconque
n’est pas spéléologue .
Parmi les thèmes que vous y découvrirez (les extraits ci-dessous à votre intention sont retirés de plus de 300 pages de croquis, dessin et aquarelles auxquels se
rajoutent quelques photos) :
- des paysages singuliers et peu connus :
Ici, un panoramique (double page) des gorges du Trévezel et
du Causse Noir vus depuis le col de la Pierre Plantée . C’est dans un talweg de ces gorges que s’ouvre l’entrée de l’Aven Noir et que se situe le point de départ de l’ouvrage .
Là, le moulin de Corp sur la Dourbie …
- Une faune et une flore d’exception (pour certaines des espèces endémiques très rares abordées dans des planches d’illustration spécifiques) :
L’orchis Aymonin par exemple est une endémique aussi fragile que belle …
Mon regard sur la vie pastorale traditionnelle avec les nombreuses pages que je lui ai consacrées :
J’ai eu le bonheur au cours de mes pérégrinations à travers le Causse Noir de partager quelques instants privilégiés avec son dernier berger transhumant : qu’il
soit aussi remercié ici pour sa gentillesse et son accueil .
… Idem sur les arts et traditions populaires :
Les fêtes, pour certaines ancestrales qui furent pour moi l’occasion de
rencontres et de croquis inoubliables (souvenez-vous du Pétassou il fait également partie de cet ouvrage !) .
… Mais aussi sur les villages environnants, leur architecture, leurs particularités, leur vie quotidienne :
Les communes en dessous desquelles se répartissent les réseaux de l’Aven Noir : petits croquis anecdotiques ou
planches plus poussées constituent l’essentiel des pages qui leur sont consacrées .
J’ai également noté dans ce carnet la plupart des données météo relevées le jours de mes sorties, indispensables à la compréhension du climat de ce pays et de son
influence sur la météorologie hypogée (par exemple les fameux « épisodes cévenols » dont la conséquence des précipitations peut être désastreuse pour toute la région) :
Météo du 17-07-2008 : le front froid descendant du nord-ouest et la dépression
« chaude » débordant du golfe du Lion nous promettent de beaux orages lorsqu’ils vont se rencontrer ! Pour ma part je me hâte de peindre l’été sur le causse avant les premiers
grondements du tonnerre …
Bien sûr la partie « aventure » avec ses chapitres de spéléologie, karstologie, biospéléologie, etc.) constitue la part la plus intéressante de ce travail
:
J’y traite de la vie quotidienne au fond du gouffre,
de l’exploration,
des merveilles découvertes tout au long de nos parcours,
… ses richesses minéralogiques, faunistiques, etc.
J’y fais le portrait des principaux membres de l’expédition, utilisant
aussi bien dans l’expression graphique les registres du formel,
… que de l’informel .
Les chapitres plus techniques ou scientifiques sont enrichis de plans, schémas topographiques, coupes, diagrammes, etc. afin de comprendre le
plus facilement possible l’importance de la découverte de cette cavité et de ses prolongements .
Mais je n’ai pas oublié les aquarellistes : plusieurs nuanciers de préparation de mes couleurs y
sont inclus …
Ce ne sont là que quelques pages extraites de mon carnet d’exploration dont je pense qu’elles donnent une idée de sa teneur générale où je souhaite qu’elle emmène
le lecteur dans un univers de beauté où le rêve est étroitement lié à la réalité .
Mais au moment où il se termine, l’exploration du gouffre quant à elle se poursuit toujours dans différentes directions et sous des dizaines de kilomètres sous
quatre communes et deux régions différentes, celles du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées .
Sous l’impulsion du découvreur des nouveaux réseaux cette merveille naturelle fait dès à présent partie des plus belles cavités de l’Hexagone découvertes ces
dernières décennies, des plus prometteuses également sur le plan scientifique .
Elle est actuellement en cours de classement par le ministère de l’Environnement, et en compétition pour son entrée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO .
Deux autres ouvrages (dont un de photographies) sont également en cours de réalisation par différents spécialistes et on devrait retrouver dans les mois qui
viennent notre cavité sur le petit écran dans une intéressante série, je vous en reparlerai le moment venu . Quant à la presse régionale autant que spécialisée, nombreux sont les articles qu’elle
y a déjà consacrés .
Vous aurez donc compris que ce n’est pas un simple trou de taupe qui constitue le principal sujet de mon ouvrage …
Par contre le plus dur reste à faire pour moi : trouver un éditeur qui veuille bien publier ce carnet !
Si vous en connaissez un il est le bienvenu dans mes contacts, et si cet ouvrage vous intéresse dans le cas où j’ouvrirais une souscription, croyez bien que vous en
serez les premiers informés .
En attendant passez un très beau Noël et une bonne fin d’année !
Si nous étions plongés dans une délicieuse nostalgie mauresques de San Jose à Huebro, sentant souffler sur nous les effluves chaudes des rémanence atlassiennes, nous remontons aujourd’hui aux secrètes racines qui unissent
depuis plus d’un demi millénaire l’esprit mauresque à l’âme gitane.
Nous avons quitté le littoral
d’Almeria, sa plaine déroutante miroitante de serres, traversé la sierra de Alhamilla et le désert de Tabernas aux accents de western pour monter vers les hauts plateaux de terres rouges qui préfigurent la Sierra Nevada, et sommes arrivés
après 145 km de route jusqu’à Guadix.
C'est l'antique Acci, l’une des plus anciennes cités d’Espagne où une tradition place le siège épiscopal de l'un des sept évangélisateurs de la Bétique, Saint
Torquat. Devenue Wadi-Asch (Ouadi-Acci) sous les Arabes, elle fut le lieu de naissance d'Ibn Tufayl, médecin et philosophe.
C’est sans doute à Guadix l’endroit d’Andalousie (avec le quartier du Sacro Monte à Grenade) où l’empreinte qui unit l’esprit
mauresque à l’âme gitane se perçoit le mieux non seulement à travers l’architecture mais aussi l’atmosphère envoûtante qui se dégage des choses et des êtres.
C’est-ce qui frappe le plus lorsque derrière les vestiges et les traces laissées par ces deux formes de cultures andalouses à travers les siècles on perçoit les
liens qui unissent les deux, particulièrement si on se penche sur les méandres de l’histoire avant même la chute du royaume nasride en 1492, certainement plus dès cette époque là,
particulièrement à partir de la révolte morisque de Grenade en 1501 et de la guerre qui a suivie dans les Alpujarras (1568 - 1570 avec son épilogue d’expulsion des maures en 1570 ou encore celui
tout aussi terrible des gitans en 1749).
Il faut tout replacer dans son contexte et on comprend combien c’est important pour notre regard et notre esprit, quand on s’enfonce dans la ville en remontant le
quartier historique par de vielles rues tortueuses jusqu’au quartier gitan des « cuevas » .
Du Mirador de la Magdalena, dans la lumière contrastée du soir, Pierre Nava saisit l’essentiel de ce qu’il faut voir ici : le
mélange perceptible dans le paysage de deux cultures qui s’interpénètrent dans une même destinée à un moment clé de l’histoire .
Observons ses choix dans l’organisation thématique de sa mise en page (double page en fait, traitée en panoramique) : à gauche,
c’est la « alcazaba », la forteresse arabe où sont venus se replier les maures, lorsque chassés de Grenade ils ont essayé de sauver les bases arrières de leur royaume. Devant nous ce
sont les tertres d’argile d’où dépassent les cheminées chaulées des « cuevas », ces maisons troglodytiques des gitans. Derrière se devinent les sommets de la Sierra Nevada, dont le
Mulhacén nous cache l’autre versant, les Alpujarras, où se réfugiaient les deux communautés dans les temps les plus durs de la répression de la « Hermandad » avant que les survivants ne
s‘immiscent à nouveau dans la vie de Guadix : son aquarelle c’est de l’histoire condensée !
Imaginer derrière les murs chargés d’histoire, les bouleversements liés au retour des catholiques en ces royaumes et califats restés musulmans pendant un quasi
millénaire, et c’est passionnant, car des convulsions historiques qui pourraient paraître absconses, se dégage un regard encore plus bouleversant sur la perception de ce qu’est aujourd’hui Guadix
et de son symbole historique dans la connexité maures - gitans.
Les cheminées chaulées surgissant des tertres troglodytiques, puis les
sommets de la Sierra Nevada, et l’évocation du Mulhacén noyé dans les derniers rayons du soleil n’évoquent-t-il pas la fin d’une bouleversante épopée ?
Il faut lire avec les yeux du cœur dans le regard des pierres et des gens en sachant ce que nous cache l’apparence des choses lorsque tombe le soir et qu’on
contemple la ville qui rougeoie au couchant, paraissant si tranquille, depuis le mirador de la Magdalena ou celui de la Ermita Nueva.
- Comment déceler dans quelques notes de guitare montant jusqu’à nous, ou le regard tendre d’amoureux venus se retrouver ici au dessus des toits et des grottes la
vivante présence des âmes du passé qui ont modelé cette ville, bâti forteresse et cathédrale érigées devant nous, creusé les grottes où elles se sont réfugiées depuis des siècles, mêlant leur
sang et leur culture dans une obscure épopée ?
C’est cela même que doit rechercher et « dessiner » le carnettiste, ce qui doit apparaître derrière les couleurs blanches et ocres des pas de portes
fleuris qui resplendissent au pied des falaise d’argile ou du croquis des gens qui vivent là : l’âme toujours présente des sources de son accomplissement porteur du passé, et chargé d’avenir si
perceptible au présent pour qui veut regarder et écouter en peignant.
Une rue typique du quartier des Cuevas, avec ses entrées et fenêtres qui donnent
directement dans des pièces troglodytiques …
C’est-ce que nous essayons de faire autant Pierre que moi, chacun à sa manière, parfois inconsciemment, quand on s’approprie de quelques coups de crayon ou de
pinceau les pulsations intimes du vivant.
Je reviendrai dans de futurs articles sur la Guadix historique mais c’est de celle des gitans que je vous parle aujourd’hui : on leur doit le quartier qui porte
leur nom, vaste et admirable habitat disséminé s’élevant comme autant de termitières sur toute « la Hoya de Guadix » aux contreforts ouest à nord-ouest de la ville.
C’est dans la masse limono argileuse et d’argile schisteuse des buttes d’érosion et des cassures de terrain qu’ont été creusées les habitats troglodytiques
(appelées ici « cuevas ») par grand nombre de gitans (qui pour certaines générations y vivent toujours) depuis les heures sombres où assimilés à ce qui était considéré à l’époque comme
une « racaille judéo-morisque » et pourchassés de toutes parts, ils s’établissent, bannis du cœur des villes, surtout à partir de 1570 dans les faubourgs où ils creusent leurs
habitations.
Notre petit hôtel de plein pied dans la falaise, dessiné par Pierre …
La cheminée dépassant du sol à gauche est celle de la jolie salle à manger
troglodytique de l’hôtel.
Petit déjeuner dans la salle à manger :
nul sentiment de claustrophobie car l’endroit est charmant, gai, les murs sont blancs et jaunes, il n’y a pas la moindre humidité, (au contraire les murs sont très secs), il fait vraiment bon, et
on nous apporte une spécialité locale pour le petit déjeuner, de la « sobrasada » .
La Petite histoire :
C’est celle de ce quartier gitan, l’un des plus étonnants que je connaisse en Espagne : je l’ai vu renaître de ses ruines pendant des décennies, et suis heureux d’y
voir aujourd’hui des familles de plus en plus nombreuses l’habiter à nouveau, les services de la mairie et les instances culturelles d’Andalousie le réhabiliter. Je n’y ai rencontré que des
gitans sympathiques et ce fut toujours l’une de mes étapes favorites lors des stages carnets de voyages consacrée à la Route du califat en Andalousie de l’est.
Pour cette nuit de Noël, en rajout à l'article précédent, mon petit cadeau sous le sapin c'est un retour en Afrique ...
Pour vous, pour moi, pour le plaisir .
Non que j'ai pris l'avion ce matin (car il y a un bout de temps que je n'y ai pas été), mais parce qu'en parcourant le blog de Dominique BAUMONT, en retrouvant son regard attentif et profondément humain sur l'Afrique en cette veille de Noël, ses écrits, ceux des africains qu'il met en lumière, des proverbes sages venant de là-bas et les réflexions qu'il nous offre tout au long de ses publications, j'ai retrouvé le Noël africain que j'avais vécu dans la banlieue d'Accra il y a quelques années .
Dans ce monde tumultueux je me suis souvenu que ce Noël très simple était beau .
J'ai pensé qu'il vous ferait plaisir de le découvrir ou de le redécouvrir et de le partager avec moi .
Je voulais vous l'offrir en poème .
Alors j’ai repris mon carnet du Ghana, et j'ai cherché pour vous cette nuit de Noël vécue tout là-bas, à la limite de la brousse, dans une simple maison de quartier au bord d’une piste poussiéreuse .
Je n’avais peint qu’une seule aquarelle ce soir-là .
Cette nuit était différente des autres nuits .
Nous avions passé la journée sur une plage vivante et ensoleillée au bord du Golfe de Guinée, à découvrir le quotidien des familles de pêcheurs qui allaient et venaient sur leurs barques colorées .
Ensuite nous étions rentrés à Accra .
Sans doute parce qu’il faisait chaud .
Étrangement chaud .
Nous avions dîné en famille en pensant aux Noêls de chez nous .
Les palmes des cocotiers se froissaient aux souffles brûlants descendants du Sahara .
Se mêlant dans l’obscurité au velours argenté des feuilles de bananier .
Dessinant de leur silhouette mouvante d’étranges arabesques végétales en guirlandes sombres et mystérieuses sur l’horizon .
Avec des insectes qui bourdonnaient dans les broussailles indigo .
La lune était rousse et poussiéreuse, entourée de nuages d’harmattan .
Décors somptueux qui montaient en volutes .
Aux franges cuivrées jusqu’à d’incroyables altitudes .
Les chauve-souris .
D’immenses chauve-souris volaient toutes dans la même direction .
Vers le nord-ouest .
Silencieusement .
Avec des battements d’ailes souples et soyeux .
Silhouettes sombres traversant la nuit .
Silencieusement .
Elles passaient et passaient encore .
Comme des songes vivants .
Apportant leur magie au paysage irréel .
Nous avions fêté Noël autour de lampes à pétrole et de vacillantes bougies .
Après, j’étais sorti regarder la lune .
Je voulais enregistrer pour vous la musique envoûtante et monocorde des criquets .
Et puis dans la direction des grandes termittières se dressant derrière la maison, de ferventes mélopées .
Une invisible église était là sans doute au bout de la rue .
Ou dans des quartiers voisins pour nous inconnus .
Et soudain cette nuit de Noël c’est transformée en magie .
En nuit poésie .
En nuit de prodiges .
Simple et bouleversante à la fois .
Je glissais dans l'air avec les chauves-souris .
Je volais par-dessus les déserts, les forêts, les savanes .
Le son des tam-tams .
Le chant des enfants.
La mélopée des prières .
Les coeurs venant de l'église .
La stridulation des criquets .
J’entendais en même temps craquer et se fondre de glaciaires banquises à des milliers de kilomètres de là .
Perçant la nuit blafarde le cri rauque de quelque animal sauvage .
La voix requiert la nécessité existentielle du poème .
Le poème était là : les voix de Noël parvenaient jusqu'à moi .
Les bruits de cette nuit révélaient le souffle, la respiration, la dimension métaphysique du sacré .
Avec en plus cette indéfinissable aspiration vers une originelle pureté indissociable des terres africaines .
Nous faisant ressentir sous la plante des pieds l’argile mère .
L’argile féconde, source même de toute métamorphose .
C’est alors que les esprits oubliés d’une séculaire mémoire dansèrent sous mes yeux .
Envahissant ma pensée de leur puissance incantatoire .
Nourrissant leurs échos des mille visages du continent absolu .
Territoires d’intemporalité .
Le son des djembés .
Des balafons .
Des coras .
L’Afrique .
Afrique des griots .
Masques innombrables .
Afrique des grands arbres .
Fauves des hautes herbes .
Afrique des fleuves gigantesques .
Enfants au visage graine de néré .
Pays multicolores comme des boubous aux marchés de villages .
Je vous ressens à l’intérieur de ma chair,
Dans une empreinte au regard d’ébène
Qui exorcise le présent dans son éternité .
Pour vous dans ce clip le mixage des sonorités enregistrées sur place et des images que j'en ai retirées . Tout commence par des dissonances étranges, mais soyez attentifs : bientôt l'incantation s'organise dans la ferveur des prières et chants collectifs et du son des tambours . Les criquets accompagnent en rythme de leur stridulation ...
Les bruits de cette nuit de Noël, mais aussi de diverses plages sonores captées ici et là à ce moment-là …
Les images sont un mélange d’éléments extraits de ma page du carnet du Ghana et de mes peintures sur toile inspirées par l’Afrique .
En cliquant sur le curseur de lecture vous pourrez associer les images aux sons .
Si le clip ne démarre pas immédiatement attendez qu'il se charge dans le lecteur et recliquez lorsque la barre verte sera bien avancée . S'il est haché par le téléchargement attendez qu'il soit totalement chargé avant de le relire correctement .
Je pense à toutes celles et ceux qui dans nos sociétés nanties seront seuls ce soir .
Aux enfants qui n'auront pas de cadeau de Noël .
À celles et ceux qui n'appartiennent pas aux sociétés nanties .
Aux êtres qui souffrent, où qu'ils soient .
À celles et ceux qui ne savent pas la chance qu'ils ont d'être nantis, en bonne santé, en vie .
À celles et ceux qui n'entendront jamais chanter les criquets ni des chants de Noël cette nuit-là, qu'elle soit africaine ou pas .
Qui n'entendront jamais rien .
Et à vous qui possèdez le bonheur de savoir les symboles véhiculés par ce jour différent je vous dédie cet article, je le dédie à Dominique BAUMONT et à son blog qui témoigne des valeurs essentielles données par l'Afrique dans ce qu'elle a de plus profond .
Passez toutes et tous un beau Noël fait de paix et d'espérance !
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