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Stages d'aquarelle et carnets de voyages : Pensez dès à présent à réserver vos stages 2014

- Les stages "classiques" tels ceux du  JURA ORIENTAL ambiances d'hiver , de PROVENCE, de BRETAGNE, ou du JURA ORIENTAL été sont des sessions multi-niveaux d'aquarelle traditionnelle en application aux carnets de voyages, ils vous offrent de nombreuses opportunités de travail sur le motif, très polyvalentes, se sont des stages pour tous niveaux, certains étant une véritable opportunité pour les débutants . Enfin pour profiter encore plus du bel atelier et des paysages du Jura Oriental : le stage "Réussir ses aquarelles de voyage", vous donne les clés de la maîtrise de votre carnet de voyage sur le terrain et en atelier .

Cliquer sur l'image ci-dessus,

c'est l'un des "classiques" 2014 !

- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . Ce sera vers le Maroc vers le Pérou, que vous pourrez aller en 2014...

Cliquer sur l'image ci-dessus,

ce fut l'un des carnets de voyages 2011 !

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à me demander les informations sur tous ces stages par courriel (voir plus haut) .

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«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre NavaDe Michalak ..à l'indalo

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3bLa Isleta del Moro

Huebro Pierre vignetteHuebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio FardèsLe rio Fardés

Équipiers-équipières aquarelle

 

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 Christine

16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 20:07

Déjà la rentrée depuis quelques jours, et c’est avec un grand nombre de nouveautés préparées tout au long de l’été pour vous, que j’ai le plaisir de vous retrouver !
Effectivement, je n’avais pas « disparu dans la nature » et ce blog n’était pas abandonné : au contraire, si l’été fut pour moi chargé au point de n’avoir pas eu une minute pour vous donner plus de nouvelles, c’est pour vous que je travaillais (outre les semaines de stages très intenses que j’animais), que je voyageais, expérimentais, explorais, découvrais, inventais…

Voici le début d’une série d’articles nouveaux qui j’espère, vont vous apporter de véritables moments d’évasion, de nouvelles sources d’inspiration, et des informations techniques précises au service de votre créativité.
Souvent dans la continuité des précédents billets, parfois à la découverte des derniers produits proposés par les fabricants.
Ce sera à travers le partage de petites (ou plus grandes) aventures « aquarellées », en partant du minimum de matériel et de la plus grande liberté d’exécution possible.
Ils ont pour but de rendre passionnant et inédit votre désir d’utiliser l’aquarelle légère pour enrichir vos voyages, vos randonnées, ou tout simplement vos soirées d’hiver quand vous vous évaderez encore sans bouger de chez vous tout en parcourant ce journal en ligne.
Aujourd’hui, c’est à la découverte des nouveaux bâtonnets d’aquarelle solide et des aquarelles en marqueur du fabriquant Winsor et Newton, que je vous invite : je vous emmène en randonnée VTT dans les Grands Causses pour effectuer le premier test de ces nouveaux outils.
Ils m’ont permis de réaliser en un temps record ce croquis aquarellé d’un paysage immense, rapidement terminé à l’aquarelle avec les demi godets de ma petite boite de voyage.
Concernant ce croquis aquarellé des Gorges du Tarn, il est au format A4 sur papier à grain léger (160 gr) « Paper Touch » Clairefontaine, pour un temps de réalisation  d’environ ½ h.

Les nouveaux bâtonnets et marqueurs aquarelle Winsor et Newton (1 ère partie)

Outre l’essai des bâtonnets et marqueurs aquarelle Winsor et Newton, mon objectif était de réaliser le croquis aquarellé simplifié de ce paysage complexe, en privilégiant le graphisme sur la couleur. Il s’agit d’une vue des falaises du Causse Méjean et des Gorges du Tarn depuis la corniche orientale du Causse de Sauveterre, un endroit particulièrement grandiose et sauvage dont j’ai voulu accentuer l’aspect « graphique » par les rehauts au marqueur aquarelle bleu, ce qui donne au dessin plus de nervosité et en accentue la dynamique.
Résultat : travail correspondant aux objectifs avec d’intéressants effets liés aux sticks, mais sans aspect « fusant » du feutre aquarelle, qui, immédiatement absorbé par le papier ne réagit pas à l’action ultérieure de l’eau (celui-ci présentant l’apparence avec ce type de papier d’un feutre indélébile « traditionnel »).
Ce dernier outil se comporte très différemment avec d’autres types de papier (en particulier les papiers satinés peu absorbants) ce qui en fait également un outil très polyvalent et créatif.
Quant à ces nouveaux outils Winsor et Newton, leur légèreté, leur fonctionnalité, leurs possibilités créatives sont si bien adaptées à l’exercice que je m’étais fixé, que j’ai décidé de les incorporer à mon matériel habituel de voyage, et de les emporter dans mon sac de parapente pour les essayer de façon plus élaborée lors de la prochaine sortie picturale que je vous ferai partager.
Je les ai dans le cas présent utilisés sur du papier pour feutre et peinture à l’eau tout à fait ordinaire, mais Winsor et Newton a développé 3 nouveaux blocs papier à spirale spécialement destinés à l’usage des feutres (qui doivent à mon avis bien mieux réagir sur ce papier-là, que sur celui que j’avais utilisé pour mon essai).
Voici donc leurs principales caractéristiques, en commençant aujourd’hui par les bâtonnets d’aquarelle solide (nous verrons les marqueurs aquarelle dans le prochain article) :   
        1) - Les bâtonnets d’aquarelle solide : Hydrosolubles, ce sont des bâtonnets de section carrée de 6 cm de long à l’aspect velouté, très agréables à manipuler. Ils se déclinent en 48 couleurs lumineuses formulées avec des pigments extra-fins, on y retrouve toutes celles que je conseille dans mes stages et mes cours. Les bâtonnets d’aquarelle solide offrent de nombreuses possibilités créatives et techniques.
Voici leur aspect posés à sec sur le papier (crayonnage tranche angle et surface latérale du stick, avec 3 couleurs proches des primaires (Rouge Winsor foncé, Nuance jaune de cadmium et Bleu Winsor nuance rouge), et recouverts deux à deux à sec également :

 

Les nouveaux bâtonnets et marqueurs aquarelle Winsor et Newton (1 ère partie)

Et après humidification à l’eau claire (avec pinceau à réservoir d’eau Pentel) :

Les nouveaux bâtonnets et marqueurs aquarelle Winsor et Newton (1 ère partie)

Leur premier intérêt étant de pouvoir dessiner directement avec la couleur sur le papier sec ou humide (on peut même obtenir des traits fins avec les angles de la section carrée). La gestuelle qui s’ensuit procure un sentiment de liberté tout à fait particulier, aussi agréable en extérieur qu’en atelier.
L’un des avantages qu’ils peuvent présenter dans le cadre d’une utilisation en voyage lorsqu’un séchage « normal » du papier est impossible (température élevée ou temps d’exécution trop court pour terminer son aquarelle), - ceci à condition d’avoir une entière maîtrise et connaissance du produit -, est de pouvoir terminer ultérieurement son dessin sans se soucier sur le motif des problèmes d’eau : celui-ci pourra être humidifié longtemps après sans la moindre dégradation de son travail entre-temps !


Voici un test sur papier aquarelle à grain fin (format 12 x 20 cm avec ces mêmes trois couleurs d‘essai) dans lequel je me suis servi des bâtonnets aquarelle pour réaliser les sous-couches du motif, créer des effets de matière en utilisant le grain du papier, et que j’ai terminé en rehauts à la plume et à l’aquarelle.
Il s’agit de la nuit tombante sur Nampan, un village sur pilotis en bordure du lac Inle en Birmanie. Je me suis servi d’une photo prise lors de notre stage carnet de voyage là-bas d’il y a 3 ans. Au moment où j’ai pris la photo il était tard, et nous n’avions pas eu le temps de peindre sur place cette image inoubliable d’un village paisible que la pénombre commençait d’envelopper sur fond de montagnes bleutées, entre la lumière encore bien présente dans le ciel et celle de l’eau qui le reflétait.
Seule, la grande pagode d’or,  paraissait irradier les derniers rayons du soleil déjà couché.
De la fumée s’échappant d’invisibles maisons se mélangeait à la brume du soir, et ce moment magique n’était troublé que par le passage de quelques pirogues attardées : je m’étais juré réaliser un jour l’aquarelle de cet instant…

1) - Passage à sec des bâtonnets d’aquarelle solide.

1) - Passage à sec des bâtonnets d’aquarelle solide.

2) - Après humidification à l’eau claire avec les pinceau à réservoir d’eau (attention l’extrême concentration des pigments et leur vivacité à ce stade peut donner un aspect « criard » au motif, ce qui m’a amené à le délaver à grande eau pour passer à l’étape suivante).

2) - Après humidification à l’eau claire avec les pinceau à réservoir d’eau (attention l’extrême concentration des pigments et leur vivacité à ce stade peut donner un aspect « criard » au motif, ce qui m’a amené à le délaver à grande eau pour passer à l’étape suivante).

3) Après finitions par rehauts à la plume et à l’aquarelle en demi - godets.

3) Après finitions par rehauts à la plume et à l’aquarelle en demi - godets.

En conclusion :


- Outil polyvalent pour dessiner et peindre à l’eau, permet de gagner un temps fou pour ébaucher ses motifs lorsqu’on en maîtrise bien le maniement (c‘est non négligeable en carnet de voyage),
- Spécialement formulé pour être utilisé sec et ensuite mouillé, à tout moment, pour un maximum de commodité,
- Léger et fonctionnel pour un usage créatif en carnet de voyage,
- Fortement pigmenté et résistant à la lumière,
- Parfait pour une utilisation en atelier, à l'extérieur, ou même en voyage, (mais il vaut mieux privilégier des formats assez grands si on veut bien exploiter le produit et en tirer les plus intéressantes possibilités),
- Formulé à partir des mêmes pigments de qualité supérieure que les tubes et les godets d'aquarelle professionnelle (donc intéressant pour certaines retouches),
- Toutes les couleurs peuvent être mélangées avec des aquarelles traditionnelles,
- Compatible avec d'autres couleurs utilisables à sec, ainsi qu'avec l'ensemble des médiums pour aquarelle Winsor & Newton,
- Bâtonnets disponibles en 48 couleurs

NUANCIER

Les nouveaux bâtonnets et marqueurs aquarelle Winsor et Newton (1 ère partie)
Les nouveaux bâtonnets et marqueurs aquarelle Winsor et Newton (1 ère partie)
Les nouveaux bâtonnets et marqueurs aquarelle Winsor et Newton (1 ère partie)
Les nouveaux bâtonnets et marqueurs aquarelle Winsor et Newton (1 ère partie)

Si cet article vous a plu, je vous emmènerai jusqu’à un adorable village à travers une balade aérienne plutôt originale lors du prochain article, nous essaierons alors ces bâtonnets et marqueurs aquarelle dans de nouvelles conditions…

Enfin pour terminer, je vous recommande comme principal fournisseur (pensez à commander de ma part) le spécialiste de l'aquarelle (où vous trouverez mon excellente petite boite de voyage "Field Box" Winsor et Newton  : http://www.aquarelleetpinceaux.com/

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 21:32

Dans le dernier article, encore sous l’emprise fascinante des bruits de la forêt amazonienne (au fait pour celles et ceux équipés de MAC qui n'ont pu entendre ces bruits mystérieux et envoûtants, vous pouvez les télécharger et les écouter en cliquant ici), nous grimpions en haut de la canopée pour en découvrir l’univers secret.

Déjà vue d’avion, elle avait l’allure d’un océan.

Ce qui nous frappait déjà, avant de fouler le sol de l’Amazonie, c’était cette immensité de verdure dense, compacte, ondoyante, paraissant infinie.

Un vert indéfinissable, passant par toutes les nuances du céladon au Véronèse...

Un vert indéfinissable, passant par toutes les nuances du céladon au Véronèse...

Nous voici à présent sur les ponts suspendus aériens qui relient des nacelles d’observation à la cime des arbres…

Aquarelles, étude du vert et émotions dans la canopée.

Nous ne voyons pas souvent le sol trente-cinq mètres plus bas, caché par l’étagement des différentes strates végétales.

Nous sommes ailleurs, dans un autre monde, avec son organisation et sa vie propre.

Monde sauvage, exubérant, mystérieux, grouillant, fourmillant de vie, éden suspendu entre ciel et terre où insectes de toutes sortes, serpents, batraciens, oiseaux, mammifères, vivent en symbiose (parfois cruelle pour celui qui est dévoré par l'autre) dans une sorte d’harmonie qui vous happe, vous émerveille.

Nous avions déjà vu un paresseux en débarquant de notre pirogue à notre arrivée sur notre lieu de séjour, mais notre première rencontre avec les singes dans les feuillages de la canopée fut un moment inoubliable bien différent de ce qu’on peut éprouver dans un parc zoologique aussi beau et aménagé soit-il.

Cette émouvante rencontre avec la vie sauvage fit passer au second plan l’un de nos principaux objectifs picturaux : celui d’une expression de la forêt qui prenne en compte la végétation dans ses effets de couleur et de lumière les plus subtils.

Alors, avant d’entrer dans la fluctuante multitude des verts tropicaux, je n’ai pu résister au désir de dessiner ces agiles silhouettes progressant de branche en branche, presqu’indifférentes à notre présence : ils étaient là, les singes hurleurs qui terrorisaient par leur cri les nuits du Rio Madre de Dios !

Aquarelles, étude du vert et émotions dans la canopée.

Difficiles à voir au début car bien cachés dans la verdure, les grands singes roux à la voix si impressionnante paraissaient si doux, tranquilles et posés par rapport à la ribambelle des petits singes noirs qui s’agitaient autour de nos passerelles en sautant dans les branches, juste avant que nous n’apercevions le premier des singes hurleurs !

Celui-ci resta longtemps assis sur cette liane en me tournant le dos dédaigneusement…

Celui-ci resta longtemps assis sur cette liane en me tournant le dos dédaigneusement…

Je m’étais attardé pour réaliser vidéos et photos avec l’un des pisteurs qui nous accompagnait en fermant la marche, quand soudain, apparut tout près de nous, dans une trouée végétale, un beau singe roux. Il nous observait attentivement en silence et son regard croisa le mien : étrange, indéfinissable impression de ces yeux presqu’humains qui tout à coup se posaient sur moi, me laissant dans le trouble comme s’ils voulaient m’interroger sur notre présence ici, sur notre irruption dans leur espace vital. Je n’oublierai jamais ce regard étrange, mystérieux, profond, onirique, bouleversant, qui n’avait en fait, rien d’animal.

Un grand frisson me traversa qui me laissa l’étrange vision d’une toile du Douanier Rousseau, le réel devenant à son tour champ d’imaginaire, image à la frontière entre surréalisme et naïveté, réalisme et fantasme, civilisation et sauvagerie. J’y percevais la réminiscence enfantine d’une découverte des puissances primitives de la nature.

Elle était sans aucun doute incarnée dans ce flash d’un tableau du maître si longtemps décrié, parce que l’approche obsessionnelle de ses motifs de prédilection (où une jungle naïve et luxuriante s’insinue dans votre mémoire pour ne plus jamais la quitter), me sautait littéralement à la figure prouvant s’il en était besoin combien la peinture est un pont entre le réel et l’imaginaire, le visible et l’invisible, la nature primitive et l’humanité…   

Aquarelles, étude du vert et émotions dans la canopée.

Je n’ai pu traduire en aquarelle ce qui m’avait le plus bouleversé à travers cette vision (à peine eu le sentiment de vaguement m’en approcher), mais il est certain que si je n’avais essayé de le faire, cette image m’aurait poursuivi longtemps comme un message vital à transmettre dont l’action serait restée inachevée.

C’est en repensant bien plus tard à cette rencontre où le vert dominait, que je me suis rendu compte à quel point cette couleur peut exprimer dans la nature (sans seulement qu’on en prenne conscience au premier regard) le mystère, la spiritualité, une dimension de l'inexprimable, de la vie, autant que la multitude des autres couleurs qu’elle contient à travers chacune de ses nuances...

Revenons donc au décor de mon aventure, les feuillages de la canopée :

Aquarelles, étude du vert et émotions dans la canopée.

Si on les observe bien, on perçoit un nombre incroyable de nuances, influencées de surcroit par les valeurs nées des contrastes ombres / lumière et de la découpe des formes de chaque masse végétale bien identifiée.

Ce n’est donc pas seulement du simple jeu de quelques verts qu’il s’agit, mais d’une véritable isochromie, loin du camaïeu que l’on pourrait imaginer au premier regard !

Aquarelles, étude du vert et émotions dans la canopée.

On peut déjà remarquer avant de faire une recherche plus poussée, qu’il est très facile et rapide avec seulement deux ou trois verts différents (pourvu qu’ils s’harmonisent bien ensemble),  quelques taches de ces couleurs, le respect équilibré du blanc du papier et un rehaut de graphisme au trait noir fin, de traduite la densité de la forêt, avec une réelle intensité.

Il y a mille façon de réaliser des mélanges de couleurs en aquarelle (rompus, par glacis, en mélange humide sur le papier, etc.) mais pour cette première approche des verts, nous partons de mélange rompus (c'est à dire réalisés sur la palette avant de les poser sur le papier), ce sont les premiers mélanges à savoir faire, techniquement les plus simples aussi (j'ai bien dit sur la palette - sous-entendue propre - et non de demi-godet à demi godet !!!).

Observons à partir de 3 verts tout simples (un "n°1" et deux "n°3", voir explications paragraphes plus bas), le résultat d'un tel exercice terminé  :

Exercice-synthèse d'un graphisme simple et de trois verts appliqués à la forêt amazonienne.

Exercice-synthèse d'un graphisme simple et de trois verts appliqués à la forêt amazonienne.

Peu importe que la forme et l’emplacement des essences végétales ne soit pas ici très bien représentés par rapport à la réalité : ce qui compte en carnet de voyage c’est d’aller vite, de suggérer, de traduire globalement ce que l’on voit ou ressent en se limitant aux informations graphiques suffisantes permettant d’identifier le sujet (du moment qu’on reconnait l’essentiel, pas besoin d’en rajouter) !

C’est à la fin la suggestion des couleurs (si elles sont bien harmonisées), leur rapport au graphisme et les différences de valeurs qui vont créer « l’illusion » de la réalité.

Mais avant de parler « couleur » voyons quels outils utiliser :

  1. – Avant tout, les pinceaux de voyage : je n’en utilise que 3 (toujours les mêmes), les pinceaux à réservoir Pentel dont la pointe médium convient pour presque tous les travaux.
Aquarelles, étude du vert et émotions dans la canopée.

Il faut pour en maîtriser l’usage apprendre à s’en servir ce qui n’est pas très compliqué, j’explique cela pendant les stages, et c’est un vrai bonheur quand on sait les nettoyer tout en travaillant, les utiliser autant pour enlever du trop d’eau sur le papier que pour en apporter, effectuer des retouches ou des enlevés,  jongler avec les pointes, etc., je vous assure qu'on peut avec faire du très bon travail (format "carnet de voyage" A4 maximum s'entend) !

 Je rajoute que j’ai toujours un à deux jeux de ces pinceaux d’avance (d’autant plus qu’ils ne sont pas chers) car ils peuvent parfois se boucher ou se perdre ce qui est fort embêtant en voyage (cela permet aussi d’en avoir en rechange sous la main lorsqu’après un an ou deux d’usage intensif ils finissent par s’user, la pointe s’émoussant naturellement comme pour tout pinceau).

  1. – Un stylo feutre fin noir encre à micro pigments indélébiles pour les rehauts (dessin en fin de travail après séchage des couleurs) de type « Micron 0,3 », ou « Artline 0,2 », ou « Pilot V Ball 0,5 »
  2. - Enfin les verts, dont voici quelques secrets (étant bien entendu qu’ils sont considérés ici pour des mélanges rompus) :

A - Concernant les verts une chose est certaine,  j’en emporte toujours plusieurs en partant en voyage, adaptés chaque fois à la destination voulue.

Mais parmi eux, on retrouve systématiquement deux ou trois verts de base qui ne changent jamais de palette en palette, ce sont : l’or vert, le vert de Hooker et vert Winsor bleu, tous les trois de Winsor et Newton.

Je précise que vous pouvez directement commander (en vous recommandant d’Alain MARC, car je fais toujours remonter mes tests et essais pour améliorer sans cesse les produits) les pinceaux, palettes et tous ces verts pour les avoir dans un très rapide délai et sans perdre du temps à les chercher dans un magasin (ainsi que les autres couleurs que je recommande) chez Aquarelle et pinceaux, un petit site dynamique et familial moins puissant que certains géants du web, mais qui a des promos tout aussi intéressantes, très sympa, et qui mérite d’être encouragé car toujours à votre écoute, et surtout uniquement spécialisé dans les produits pour l’aquarelle (n’oubliez pas de le faire de ma part : plus d’attention encore sera accordée à votre commande, car les responsables du site connaissent mes mélanges de prédilection, ceux que je réussis à tous les coups, et que j’enseigne dans mes stages et cours).

B – le test des couleurs : avant tout, quand vous déballez vos couleurs, faites un nuancier en collant les étiquettes sur une feuille identique à votre papier de travail habituel en créant juste au-dessus un dégradé de la couleur que vous venez de déballer comme dans l’exemple ci-dessous :

Aquarelles, étude du vert et émotions dans la canopée.

Attention, message à l’intention de mes élèves et stagiaires : quand vous réalisez vos nuanciers adoptez les formats papier / échantillons que je vous ai indiqués en niveau 1 et disposez les échantillons sur le papier tels que les couleurs seront ensuite disposées dans la palette, c’est-à-dire dans l’ordre d’associations, complémentarités et de réussite des mélanges (voir les stages aquarelle du Jura Oriental pour le « niveau 1 » : tous les secrets permettant d’avoir des couleurs « qui chantent », splendides et lumineuses).

…Et n’oubliez pas que vous devez apprendre par cœur les couleurs que vous utilisez !

                   C – Le principe du mélange des verts, jaune + bleu :

Il se fait comme toujours en aquarelle à partir de la couleur la plus claire (selon la méthode de contrôle du mélange qui permet de n’en rater aucun – voir « niveau 1 » idem), mais il faut au préalable savoir parfaitement réussir un vert donné à partir d’un jaune et d’un bleu, c’est la base même de la connaissance des verts (que je nomme justement « bases » une fois les mélanges faits), qu’on expérimente donc en « niveau 1 » lorsqu’on étudie les variations chromatiques autour des binaires et leurs variantes en intermédiaires.

Essayons-en 2 de très simples (les résultats étant « bases vert mélanges 1 et 1A ») qui donnent des teintes différentes (nous en apprenons au moins 4 ou 5 en « niveau 1 ») applicables à une grande catégorie d’arbres (feuillus surtout) et concernant toutes leurs zones ensoleillées (côté lumière).

Aquarelles, étude du vert et émotions dans la canopée.

Ces teintes obtenues pas mélange d’un jaune et d’un bleu sont des « bases » de couleurs  auxquelles nous donnons pour les différentier un nom générique fait du chiffre 1 (symbolisant « vert de pleine lumière ») et d’une lettre majuscule choisie dans l’ordre alphabétique selon l’importance et l’usage habituel du vert obtenu. 

La maîtrise de ces « bases mélanges » correspondant aux zones éclairées des végétaux (ainsi désignées par le chiffre 1 + une lettre) n’est pas négligeable car c’est à partir de chacune d’elles que s’obtiendra par l’apport ultérieur d’une nouvelle couleur, le vert de la même essence végétale cette fois pour ses ombres (ombres propres), verts que nous désignerons par le chiffre 3 et la même lettre que la base verte de départ (soit « base vert mélange 3 » pour l’ombre de la « base vert mélange 1 », et « base vert mélange 3A » pour l’ombre de la « base vert mélange 1A », qui est le mélange gris-vert fort intéressant ci-dessous).

Aquarelles, étude du vert et émotions dans la canopée.

Le mélange personnel de la « base campanule » est l’apport ultérieur de la nouvelle couleur à rajouter aux verts « n°1 » (ceux des zones à la lumière) pour obtenir les « n°3 » (ceux de l’ombre).

La préparation de la « base campanule », très simple à réaliser, s’apprend en « niveau 1 », tout aquarelliste devrait la connaître parfaitement.

Ne croyez pas que ce soit difficile à comprendre et appliquer : c’est au contraire très facile car basé sur des procédés mnémotechniques qu’il est impossible d’oublier une fois intégrés. Les apprendre fait non seulement gagner énormément de temps sur le motif, mais donne aussi une unité au travail obtenu tout en lui conservant sa vivacité et sa richesse chromatique.

                   D) - Les mélanges de verts « élaborés » à partir des verts de la palette :

      - Pourquoi me direz-vous, avoir des verts tout prêts qui encombrent sa palette, puisqu’on peut les obtenir presque tous par mélange des deux primaires jaune et bleue, dans leurs différentes variantes aquarelle ?

         Tout simplement pour gagner encore plus de temps sur le motif, obtenir des nuances plus subtiles, raffinées, plus fidèles aux effets de lumière de la réalité, et mieux adaptées à votre inspiration pour la créativité !

Mais attention, il faut si on veut avoir de magnifiques résultats, bien savoir ceci :                                

  • Ne jamais utiliser pur un vert de la palette (vert du commerce « tout fait »), mais toujours le nuancer par une autre couleur ou un autre vert,
  • connaître et savoir parfaitement appliquer les mélanges de base à partir des verts et des bleus étudiés en "niveau 1",
  • ne pas s’embarrasser de verts inutiles, par exemple 6 verts différents pour les végétaux de l’Amazonie est largement suffisant, voir lesquels j’ai choisis ci-dessous :   
Mes verts dans la palette pour l'Amazonie (en demi godets).

Mes verts dans la palette pour l'Amazonie (en demi godets).

Voici enfin l’un des nombreux mélanges de verts plus subtils destinés aux ombres (série des « mélanges n°3 », il s’agit de la base verte mélange n°3D) pour terminer cette première approche des couleurs avec les verts en mélanges rompus (nous verrons les autres types de mélanges une autre fois, et n’oubliez pas de les commander de ma part à Aquarelle et pinceaux, super promos en ce moment !) :

 C’est un très beau vert pour (par exemple), réaliser les ombres des ormes et saules argentés qui se trouvent sur les rives de nombreuses rivières européennes…

C’est un très beau vert pour (par exemple), réaliser les ombres des ormes et saules argentés qui se trouvent sur les rives de nombreuses rivières européennes…

Si cette première approche des couleurs avec ces exemples de verts vous a plu, je vous propose dans de futurs articles, avec une nouvelle aventure magnifique (vraiment, vous verrez !), d'aborder la nature des bleus ?

Si oui, ce ne sera pas avant les quelques semaines que je vais à présent consacrer aux stages aquarelle d'été du Jura Oriental...

Alors en attendant, profitez bien de votre été que je vous souhaite radieux, et essayez d'appliquer sur le motif les recommandations de cet article en l'adaptant aux sujets que vous choisirez, et si ça marche bien vous me raconterez, vous me ferez part de vos essais ?

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 00:36

Cette année, j'ai voulu que la présentation de mon programme de stages aquarelle et carnets de voyages 2014, soit déjà un voyage en elle-même. Mieux que tout autre discours, j'espère qu'elle vous emmènera dans une parenthèse d'évasion et de ravissement qui vous fera oublier quelques instants votre quotidien, même si vous ne rejoignez pas l'une de mes sessions.

Mais si le coeur vous en dit, voyager en réalisant croquis et aquarelles des plus beaux paysages, de rencontres hors du commun, des meilleurs moments de son parcours, est l'un des plus grands bonheurs que je puisse partager avec vous.

C'est à l'apprentissage et au perfectionnement in situe de ce privilège que je vous invite à travers mes stages, où vous allez pouvoir à votre tour découvrir ou approfondir tous les secrets, qui changeront votre regard sur le monde.   

Pour les renseignements détaillés (fiches techniques, prix, conditions, places disponibles, etc.), écrivez à Alain MARC en cliquant ICI


C'est d'ailleurs dans un voyage singulier que je vous emmène à travers cette vidéo, pour vous présenter ce programme de stages. Pourtant, je n'ai pas été très loin pour voir les choses différemment : comme quoi, il suffit simplement de s'en donner les moyens, pour mieux saisir la beauté des êtres et des choses, et les traduire avec originalité et caractère !

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   Ambiances et paysages de neige

du 2 au 8 mars 2014

(un clic sur l'aquarelle ouvre une fenêtre annexe se rapportant à un article consacré à ce stage)  

Théverot & Brévine mars 2013

AQUARELLE appliquée aux carnets de voyages : Voici l'un des plus intéressants thèmes abordé en 2014, comment traiter paysages et ambiances de neige en atelier et sur le motif, au coeur du plus beau domaine de ski nordique de l'Hexagone en Jura Oriental, pays où l'hiver a fait de toute une région l'histoire d'une légende : elle devient féérique lorsque forêts de sapins, maisons de montagne et clochers à bulbe sont habillés de blanc ... Réservez votre stage 2014 dès à présent, il reste encore 2 ou 3 places dans ce stage !

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    Carnet de voyage découverte "PISTES DU GRAND SUD" 

MAROC du 23 au 30 avril 2014

(un clic sur l'aquarelle ouvre une fenêtre annexe se rapportant à un article consacré à ce stage)

maroc

CARNET DE VOYAGE : Stage  "niveau 2 et 3" des stages carnets de voyages A. MARC.

Superbe circuit en 4x4 au départ de Marrakech jusqu'aux immensités de l'erg Lihoudi bien au sud de Zagora, pour les amoureux d'un Maroc hors des sentiers battus, magnifique stage en pays berbère pour découvrir les émotions des grands peintres voyageurs, et ramener un carnet marqué de l’empreinte d’un univers époustouflant, composé de rencontres, de découvertes et de paysages superbes, une mémoire peuplée d’images multicolores, de parfums innombrables, de sonorités inoubliables...

Accompagnants (es) acceptés (es) réservez vite, il reste encore 2 ou 3 places dans ce stage !   

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  Lumières de Provence

du 4 au 10 mai 2014

(un clic sur l'aquarelle ouvre une fenêtre annexe se rapportant à un article consacré à ce stage)  Carte2111

AQUARELLE appliquée aux carnets de voyages : depuis un ancien domaine provençal situé près de Salon vous serez accueilli (e) pour ce stage au coeur de la Provence éternelle d'où vous rayonnerez d’Alpilles en Lubéron, vers quelques-unes des plus belles sources d'inspiration des grands maîtres de la lumière méditerranéenne.

Vous cheminerez sur leurs traces, et en retrouvant leurs thèmes préférés, ramènerez de cette semaine  des  aquarelles et pages de carnet aux couleurs des fleurs de la garrigue  au printemps.  

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  Stage carnet de voyage aquarelle

"TRÉSORS ANDINS et AMAZONIE"

PÉROU du 30 mai au 14 juin 2014 

Pérou 1

 Carnet de voyage au Pérou :  accompagnants (es) acceptés (es) , peu de places disponibles dans ce stage, conditions "niveau 3" des stages carnets de voyages A. MARC indispensable (autonomie en aquarelle et croquis rapide nécessaire, expérience préalable des carnets de voyages souhaitée), ce voyage s'inscrit dans le cycle des carnets de voyages lointains A. MARC, ce sera l'un des plus beaux stages de l'année, et après le succès de ceux d'Asie et d'Afrique, le premier en Amérique du Sud ! 

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MARINES ET PAYSAGE BRETON

du 30 juin au 4 juillet 2014

 (un clic sur l'aquarelle ouvre une fenêtre annexe se rapportant à un article consacré à ce stage)  

Ploumanach, le moulin à maréee - 3AQUARELLE appliquée au CARNET DE VOYAGE : Comment réussir vos motifs portuaires, bords de mer, bateaux, rivages, reflets, eau, vagues, rochers dans l’un des plus beaux paysages bretons...

Une session qui vous permettra de réaliser quelques-uns des plus passionnants sujets de bords de mer, stage à la thématique incontournable, faisant partie des «grands classiques» de l’aquarelle et des carnets de voyages dans l’Hexagone .

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  Stage "Donnez du punch à vos croquis et aquarelles pour vos carnet de voyage"

Jura Oriental du 27 Juillet au 2 août 2014

(un clic sur l'aquarelle ouvre une fenêtre annexe se rapportant à un article consacré à ce stage)  

Carte2030

Pratique de l'aquarelle dynamique en CARNET DE VOYAGE :

-  Comment concevoir un carnet de voyage unique, original et singulier, en privilégiant dessins et aquarelles à la réalisation rapide et efficace, en atelier et extérieur, avec révision des bases de l'aquarelle appliquées au carnet de voyage, adaptation au carnet du croquis sur le motif (personnages, animaux, etc.), et apprentissage de l'expression rapide, qui apportent d'immenses joies.

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Aquarelle en Jura Oriental

du 20 au 26 Juillet  et du

3 au 9 août 2014
(un clic sur l'aquarelle ouvre une fenêtre annexe se rapportant à un article consacré à ce stage)  

Carte3184

AQUARELLE "classique" appliquée au CARNET DE VOYAGE : deux sessions, pour ce stage pittoresque, motivant et efficace, où le lieu d'accueil reste l'un des endroits privilégiés parmi tous les lieux de séjours, car très agréable et pratique, pour profiter, quelle que soit la météo (en atelier et sur le motif), d'un apprentissage et d'un perfectionnement en douceur loin des foules estivales, dans les bucoliques et verdoyants paysages du Jura Oriental . 

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  Projets 2015 : Plusieurs stages spécifiques aux carnets de voyages où nous irons à la rencontre de peuples authentiques, et de lieux hors du commun sont en préparation pour 2015.

Les dates, destinations définitives, tarifs de voyages sont en cours d’étude, en redemander les détails ultérieurement, inscription possible par liste prioritaire de demande d'informations comme ce fut le cas du voyage au Rajasthan 2013 ou de celui du Pérou 2014.

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 13:30

Peut-être ce que je vous propose aujourd’hui est-il exceptionnel ?
En tout cas, je n’ai rien trouvé de semblable sur Internet, et j’ai veillé une nuit entière pour vous l’offrir.
Avec une aquarelle tout au bout, réalisée au soleil levant dans l’excitation de cette nuit blanche à écouter vivre la jungle péruvienne, et à l’enregistrer pour la partager avec vous et ne plus jamais l’oublier.
Avec ces moments de magie en fin d’article, vous partagerez quelques instants de notre excursion carnettiste au cœur de la forêt amazonienne du Pérou, la plus vaste du bassin de l’Amazone après celle du Brésil.
Cet article est publié en deux parties : aujourd’hui, nous découvrons le milieu dans lequel nous allons travailler, dans le prochain billet nous monterons dans la canopée afin de voir de façon plus technique quels verts j’avais emportés, et deux ou trois exemples de mélanges à connaître pour réussir ses verts.
Si je ne publie cette fois que quelques aquarelles et croquis extraits de mon carnet de voyage, c’est que mes autres pages feront un jour le sujet d’une bien plus complète publication. En attendant, c’est par certaines de mes photos prises à la volée, que je complète ce billet.
Mais avant tout, je tiens à remercier mes amis (es) stagiaires et accompagnants (es) qui ont bien voulu me suivre jusqu’ici, ce qui n’était pas une mince affaire depuis les contraintes sanitaires (vaccinations, traitements préventifs anti-maladies tropicales, etc.), jusqu’aux problèmes logistiques (à commencer par l’abandon des valises en garde-meuble à Puerto Maldonado, afin de ne pas déstabiliser la pirogue qui allait nous amener à pied d’œuvre).
Je crois même qu’un tel stage carnet de voyage n’a à ce jour jamais été réalisé, et, avec le soleil en plus pendant tout ce séjour, ce fut pour chacun une magnifique réussite.
Déjà, le Pérou en soi, avec ses temps forts, de la panaméricaine au Machu Pichu, ses rencontres fortes et inoubliables, nous avait gâtés. Dans les autres stages lointains aussi, nous avions été servis : les aventures hors sentiers battus en Tibet chinois, la rencontre avec les Mossuo du Yunnan ou les "femmes araignée" de Birmanie, le bus embourbé sur les pistes des montagnes vietnamiennes
Mais là, nous atteignons une autre dimension du carnet de voyage : l’expérience que nous allons vivre quelques jours durant, est bien différente de ce que nous connaissions !

Anaconda liquide vu d‘avion en survolant l‘Amazonie : Rio Ica, Jurua, ou Curuza ? …Et ce ne sont que des affluents de l’Amazone !

Anaconda liquide vu d‘avion en survolant l‘Amazonie : Rio Ica, Jurua, ou Curuza ? …Et ce ne sont que des affluents de l’Amazone !

Avec le Malinowski et le Tambopata, on se rapproche : ce sont des affluents du Madre de Dios. Autour, aussi dense que compacte, la forêt amazonienne.

Avec le Malinowski et le Tambopata, on se rapproche : ce sont des affluents du Madre de Dios. Autour, aussi dense que compacte, la forêt amazonienne.

Nous survolons longtemps le Malinowski avant que l’hôtesse annonce notre approche de la piste d’atterrissage…

Nous survolons longtemps le Malinowski avant que l’hôtesse annonce notre approche de la piste d’atterrissage…

On aurait dit à Puerto Maldonado, que l’avion allait se poser en pleine forêt… Mais la piste était bien là, même si les arbres n’étaient vraiment pas loin.
Et puis, ce drôle de bus « à ciel ouvert », de bois, de toile et de tôle, qui nous livrait brinquebalant à l’improbable embarcadère où se serraient les pirogues, dont celle qui nous attendait.
Le Rio Madre de Dios est déjà gigantesque ici. Il prend sa naissance au pied de la cordillère des Andes avant de devenir la branche mère du Madeira, principal affluent de l’Amazone.

Aquarelles, Amazonie, jours et nuits magiques à partager.

À l’avant de la pirogue, en longeant la rive, les nuages se reflétaient dans ses eaux boueuses couleur de Sienne brûlée, et le fort courant qui entraînait d’énormes troncs d’arbres dessinait des remous en forme d’arabesques que nous n’avions pas le temps de dessiner. J’imaginais les couleurs à mélanger pour le peindre…

Pirogues "tout transport" navigant sur le Rio Madre de Dios..

Pirogues "tout transport" navigant sur le Rio Madre de Dios..

Premiers croquis, premières émotions picturales… En carnet de voyage, on observe, on perçoit, on reçoit parfois de plein fouet les sensations, les émotions de ce qu’on dessine : quels destins que ceux de ces hommes qui nous croisent en pirogue descendant ou remontant le courant ?
- Qui sont-ils ces aventuriers, chercheurs d’or, de pétrole, exploiteurs et défricheurs de forêt ?
Ils ont repoussé depuis bien longtemps les indiens, derniers hommes libres de la forêt, jusqu’au plus profond de la province Madre de Dios, et je m’interroge sur l’intérêt de notre présence ici, l’importance de notre témoignage de carnettiste, et sur la mise en danger par l’insatiable cupidité humaine de ce réservoir de vie inestimable qu’est la forêt primitive…

Nous bénéficions sur notre pirogue de gilets de sauvetages, et je remarque avec intérêt que notre pilote en porte un aussi, ce qui contraste grandement avec les passagers locaux des rares pirogues que nous croisons…

Nous bénéficions sur notre pirogue de gilets de sauvetages, et je remarque avec intérêt que notre pilote en porte un aussi, ce qui contraste grandement avec les passagers locaux des rares pirogues que nous croisons…

L’Amazonie, j’en rêvais depuis ma jeunesse. Surtout depuis le temps où mon ami d’enfance Jean PERIE y accomplissait son devenir d’explorateur, témoin privilégié du premier contact d’hommes « civilisés » avec les indiens à plateau de la jungle amazonienne du Mato Grosso en 1969.

Ses récits fabuleux peuplaient notre imaginaire, le monde était différent, lui non plus malgré son grand respect de la vie n’avait pas encore conscience des dangers qu’on leur faisait encourir en prenant contact avec eux…

Il est devenu leur ami, je lui dédie ce billet.
À présent l'Amazonie mythe et légende, vertigineux trésor de verdure était là, autour de moi, j’y arrivais à mon tour avec mes amis (es) stagiaires par les mystérieux chemins de l’aquarelle…

J’ai tout de suite adoré ce débarcadère en pleine forêt, porte d’entrée d’un océan végétal bruissant de mille chants d’oiseaux, d’insectes et d’animaux inconnus : il allait devenir mon point d‘observation incomparable pour voir et dessiner le spectacle permanent de la vie passant ici au fil de l‘eau…

J’ai tout de suite adoré ce débarcadère en pleine forêt, porte d’entrée d’un océan végétal bruissant de mille chants d’oiseaux, d’insectes et d’animaux inconnus : il allait devenir mon point d‘observation incomparable pour voir et dessiner le spectacle permanent de la vie passant ici au fil de l‘eau…

Comme ce papillon aussi gros qu’une chauve souris, qui allait faire le premier sujet de l’une de mes pages de papillons,

Comme ce papillon aussi gros qu’une chauve souris, qui allait faire le premier sujet de l’une de mes pages de papillons,

Ou ce jeune caïman à l’affût dans une zone d’eau dormante, prêt à bondir sur sa proie…

Ou ce jeune caïman à l’affût dans une zone d’eau dormante, prêt à bondir sur sa proie…

Ces pancartes tout au long du sentier menant au Lodge étaient pour moi une véritable invitation à faire tout le contraire de ce qu’elles recommandaient : notre séjour ici allait être bien trop court pour ne pas enfreindre l’obligation de se faire accompagner d’un pisteur pour s’enfoncer dans les taillis !  …Je pensais en les voyant : "- dès que je le pourrai j’irai par moi-même vérifier si les dangers supposés sont bien réels dans la forêt".

Ces pancartes tout au long du sentier menant au Lodge étaient pour moi une véritable invitation à faire tout le contraire de ce qu’elles recommandaient : notre séjour ici allait être bien trop court pour ne pas enfreindre l’obligation de se faire accompagner d’un pisteur pour s’enfoncer dans les taillis ! …Je pensais en les voyant : "- dès que je le pourrai j’irai par moi-même vérifier si les dangers supposés sont bien réels dans la forêt".

Oiseaux emblématiques du Pérou : c’est surtout au petit jour qu’ils étaient les plus bruyants. Certains d’entre eux nichaient tout près de nos habitations, mais nous n’avons pu approcher les plus beaux, nous contentant de dessiner sans qu’ils soient le moins du monde effarouchés, les hoazins huppés qui faisaient sécher leurs plumes le matin juste au pied des pilotis de nos cabanes.

Oiseaux emblématiques du Pérou : c’est surtout au petit jour qu’ils étaient les plus bruyants. Certains d’entre eux nichaient tout près de nos habitations, mais nous n’avons pu approcher les plus beaux, nous contentant de dessiner sans qu’ils soient le moins du monde effarouchés, les hoazins huppés qui faisaient sécher leurs plumes le matin juste au pied des pilotis de nos cabanes.

Les fameux hoazins huppés posaient pour nous dès les premières lueurs du jour, paraissant atteints de léthargie tant leurs gestes étaient lents et leur attitude figée : sans doute un atavisme lié à leur très ancienne origine dans l’évolution des espèces ?

Les fameux hoazins huppés posaient pour nous dès les premières lueurs du jour, paraissant atteints de léthargie tant leurs gestes étaient lents et leur attitude figée : sans doute un atavisme lié à leur très ancienne origine dans l’évolution des espèces ?

Juste à leur pied, se réchauffant aussi au soleil, modèles parfaits si on ne s’en approchait pas trop près, les tortues de l’Amazone à taches jaunes et leurs inséparables papillons venant butiner leurs larmes en quête du sodium qu’ils ne trouvent pas dans leur habitat naturel : sujet de superbes croquis originaux et colorés !

Juste à leur pied, se réchauffant aussi au soleil, modèles parfaits si on ne s’en approchait pas trop près, les tortues de l’Amazone à taches jaunes et leurs inséparables papillons venant butiner leurs larmes en quête du sodium qu’ils ne trouvent pas dans leur habitat naturel : sujet de superbes croquis originaux et colorés !

Le coucher de soleil sur la rivière Madre de Dios.

Le coucher de soleil sur la rivière Madre de Dios.

Il paraît que les couchers de soleil sur la rivière Madre de Dios sont parmi les plus beaux d’Amazonie…
En tout cas, ils nous ont réservé des spectacles flamboyants, splendides, somptueux, irréels, envoûtants.
Ils étaient le début d’une magie qui commence avec les ultimes rougeoiements du ciel, quand le bruit du moteur des dernières pirogues navigant encore à la tombée de la nuit se mêle aux stridulations des criquets et autres insectes nocturnes.
Lorsque les crapauds se mettent à chanter, quand les premiers oiseaux de nuit se mêlent au concert…
C’est le chant de la forêt sauvage, musique aux incroyables mélodies, sonorités de débuts de création, mystérieuses, hypnotiques, parfois lancinantes, tour à tour mélodieuses et inquiétantes.
Fasciné, j’ai passé la nuit à les enregistrer, constatant qu’elles n’étaient pas les mêmes selon les heures qui s’écoulaient, convaincu que ce gigantesque poumon d’oxygène amazonien grouillant de vie est l’un des biens universels les plus précieux que la nature nous ait donné.
Qu’il nous appartient de le défendre, de le sauvegarder, de protéger ses hôtes naturels, non seulement végétaux, animaux et humains, mais dans la totalité de leur biodiversité.
Tout au long de cette veille nocturne je vous accompagne à ma façon, en vous informant verbalement des heures qui s‘écoulent dans cet enregistrement, réduisant à cinq minutes et vingt secondes ce qui fut pour moi un constant bonheur de l’ouïe et des sens (car il y avait aussi les senteurs de l’humus, celles de fleurs étranges, quelques frayeurs pour avoir enfreint les recommandations des panneaux du bord de sentier  des animaux inconnus détalant dans le noir sur mon passage)…
J’ai mixé à la fin du montage le début d’une belle chanson péruvienne dédiée à la forêt, « Musica de la selva peruana », diffusée par la radio locale Urqua Takiy, qui dit à peu près ceci (je résume) : « Je t’aime de toute mon âme, je te voue ma pure tendresse, forêt que je pardonne si tu me perds en suivant tes sentiers… »

À présent, le jour se lève sur le méandre abandonné par la rivière, une nouvelle journée va commencer.  Je vais bientôt rejoindre mes camarades pour le petit déjeuner, car aujourd’hui est une journée importante : nous allons monter dans la canopée découvrir sa biodiversité et y rencontrer (si nous avons de la chance) les colonies de singes qui s’ébattent en haut des grands arbres de la forêt…

À présent, le jour se lève sur le méandre abandonné par la rivière, une nouvelle journée va commencer. Je vais bientôt rejoindre mes camarades pour le petit déjeuner, car aujourd’hui est une journée importante : nous allons monter dans la canopée découvrir sa biodiversité et y rencontrer (si nous avons de la chance) les colonies de singes qui s’ébattent en haut des grands arbres de la forêt…

C’est le sujet du prochain billet où j’aborderai avec vous la complexité picturale des différentes masses végétales se posant en aquarelle avec le problème des verts, pour lesquels je vous donnerai quelques pistes à ne pas négliger (le début d‘une série sur les couleurs, pour peu que vous vous intéressiez à l'aquarelle, surtout en vacances, ne ratez pas les prochains articles).
En attendant, suivez-nous, on vous emmène dans la canopée...

Aquarelles, Amazonie, jours et nuits magiques à partager.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 08:48

Trop de choses à la fois à vous raconter, l'intensité du voyage, du stage, des découvertes et des enchantements liés ne le permettant pas : la cadence est si soutenue, que le temps manque pour essayer de vous donner plus de nouvelles pour l'instant.

Alors je réunis quelques photos de temps forts du voyage pris au hasard lors des trois derniers jours en les associant à quelques pages des carnets de voyages (certaines inachevées), prouvant la réussite et le plaisir des participants, pour vous faire patienter un peu sur la suite de nos aventures, car nous partons demain matin pour l'Amazonie, où une pirogue nous attend pour notre prochaine étape...

Vous n'aurez donc aucune nouvelle pendant une bonne semaine au moins, étant coupés d'Internet pour quelques jours.

Alors à bientôt, j'essaierai de faire quelques articles sur ce stage tout à fait exceptionnel à notre retour...

Sous les sommets andins...

Sous les sommets andins...

Epicerie du petit village d'Andahuylillas par Daniela

Epicerie du petit village d'Andahuylillas par Daniela

Danses traditionnelles de la jeunesse de Cuzco.

Danses traditionnelles de la jeunesse de Cuzco.

Au marché de Pisac par Michèle.

Au marché de Pisac par Michèle.

Entre les étals de ce marché...

Entre les étals de ce marché...

Le marché andin de Mercé.

Le marché andin de Mercé.

Le train des Andes à plus de 4000 m.

Le train des Andes à plus de 4000 m.

La marchande de couleurs de Laurette.

La marchande de couleurs de Laurette.

Les pierres gigantesques d'un mur du site Inca de Sacsaywaman.

Les pierres gigantesques d'un mur du site Inca de Sacsaywaman.

L'Urubanba vu des fenêtres de notre wagon...

L'Urubanba vu des fenêtres de notre wagon...

Les incroyables mines de sel de Maras.

Les incroyables mines de sel de Maras.

Le site grandiose du Machu Pichu sous le soleil.

Le site grandiose du Machu Pichu sous le soleil.

Croquis de Catherine au Machu Pichu.

Croquis de Catherine au Machu Pichu.

Touristes découvrant le Machu Pichu par Alice.

Touristes découvrant le Machu Pichu par Alice.

Fête sacrée de Torre-Chayo au village de Yucay

Fête sacrée de Torre-Chayo au village de Yucay

Dernier regard aux sommets...

Dernier regard aux sommets...

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 05:55
Sur le lac navigable et sacré le plus haut du monde...

Sur le lac navigable et sacré le plus haut du monde...

Sans aucun doute celle des Incas et de leurs descendants…

Sur le lac le plus haut du monde, vaste comme une mer intérieure, nous avons navigué et peint, d’abord accueillis par la famille Inti Killia, indiens Aymaras vivant sur les îles flottantes Uros, de roseaux, dans la plus pure tradition des Uros du lac, aujourd’hui disparus.

Moments d’une grande sérénité à l’écart de la horde touristique des autres îles les plus visitées, et en marge des poncifs véhiculés à tort (et parfois à raison) sur leur réalité actuelle.

Il serait trop long ce soir, de raconter cette journée hors du temps…

Ce lac de légende, lac navigable le plus haut du monde, n’est pas seulement connu pour ses îles flottantes de roseaux, sa dimension sacrée considérée comme le berceau de la civilisation Inca, c’est aussi un creuset de légendes qui allait nous transporter sur une île plus lointaine à une heure de Puno, au contact des indiens Quechoa de l’île de Taquilé.

Nous avons appris beaucoup de choses à Taquilé…

Nous y avons rencontré quelques-uns des descendants les plus authentiques des derniers Incas qui s’étaient réfugiés ici après la conquête espagnole.

Mais c’est pour son art textile que Taquilé est connue du grand public : celui-ci fait partie de la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, reconnu par l'Unesco en 2008.

Dans cet artisanat traditionnel, parmi de nombreuses et passionnantes particularités, le tricot est réservé aux hommes, dès leur enfance, les femmes, quant à elles s’occupant du tissage.

Nous pourrions disserter des heures sur leurs coutumes, leurs tenues vestimentaires, leur mode de vie.

Nous avons aujourd’hui repris la route pour d’autres découvertes...

Indienne Aymara près d'une embarcation traditionnelle, sur son île flottante.

Indienne Aymara près d'une embarcation traditionnelle, sur son île flottante.

En plein travail chez la famille Inti Killia qui nous a acceptés lors de notre séance d'aquarelle.

En plein travail chez la famille Inti Killia qui nous a acceptés lors de notre séance d'aquarelle.

Extrait du carnet de Laurette,

Extrait du carnet de Laurette,

...et de celui de Rose-Marie.

...et de celui de Rose-Marie.

Indiens Quechoas de l’île de Taquilé, tricotant sur fond de lac Titicaca et sommets enneigés des Andes boliviennes.

Indiens Quechoas de l’île de Taquilé, tricotant sur fond de lac Titicaca et sommets enneigés des Andes boliviennes.

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 06:35

Avant tout, un grand merci pour vos commentaires qui nous font super plaisir !

Je ne peux vous répondre encore par manque de temps, mais ce ne sera que partie remise…

Décidément, cela « bouge » beaucoup ici !

Si ce n’est le séisme que nous avons laissé à Lima et sa région (voir le journal d’hier ci-dessous), nous avons eu le plaisir de faire connaissance avec un certain nombre de volcans assez impressionnants, dont deux en activité (le dernier est entré en éruption depuis 3 jours seulement), les gens d’ici paraissant habitués à leur présence comme s’il s’agissait de vieux copains capables de grosses colères.

Il n’empêche, malgré des trajets dantesques et un manque de temps récurent, nous arrivons à dessiner et à peindre dans l’esprit si particulier des carnets de voyage de « niveau 3 », qui fait que si on n’est pas assez autonome et extrêmement rapide, on n’arrive pas à saisir les étonnantes choses et gens rencontrés sur le chemin, et on se couche plutôt frustrés en plus d’être fatigués !

Heureusement, on arrive toujours à se rattraper, et si on ne peut pas, restent les photos pour terminer au retour, solution à adopter en dernier recours, tant que les souvenirs sont encore très vivace.

Il n’empêche, pour l’instant on essaie de s’adapter à la raréfaction de l’air dans l’altiplano, les natifs de la région paraissant plus à l’aise que nous pour ne pas s’essouffler au-dessus de 4000 m d’altitude, et même si ce n’est que de l’aquarelle, l’exercice de la chose dans les montagnes Incas n’est pas encore parfaitement assimilé…

C'est le journal d'hier : panique à Lima et Callao, séisme important, etc.

C'est le journal d'hier : panique à Lima et Callao, séisme important, etc.

Aquarelle à Arequipa, sous les pentes du volcan Misti.

Aquarelle à Arequipa, sous les pentes du volcan Misti.

Double page de Rose-Marie en cours de réalisation : paysage au loin vu du même endroit.

Double page de Rose-Marie en cours de réalisation : paysage au loin vu du même endroit.

C'est le Ubinas (vu ici de l'Altiplano), qui est entré en éruption depuis 3 jours...

C'est le Ubinas (vu ici de l'Altiplano), qui est entré en éruption depuis 3 jours...

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 06:52

Depuis Lima (rassurez-vous, nous en étions déjà à plus de 600 km au moment du tremblement de terre d'avant-hier), nous voici bien au sud sur la Route des Incas, à plus de 1000 km cette fois...

Cette route suit la mythique Panaméricaine, qui longe du nord au sud le Pacifique depuis les confins de l'Alaska, jusqu'à la terre de feu. Au Pérou, rares sont les voitures qui y circulent (sinon près des villes), mais nombreux sont les camions, puisque le réseau ferré est quasi inexistant sur les immenses distances à parcourir, au pied des Andes parfois toutes proches.

Distances désertiques, minérales, à travers des paysages sauvages, parfois lunaires, splendides, toujours grandioses.

C'est par cet impressionnant et fabuleux itinéraire que commence notre voyage, la route légendaire (souvent sans parapet) des intrépides camionneurs d'Amérique du Sud capables de traverser des distances considérables en bravant mille dangers, d'où nous vous envoyons notre première carte postale du stage carnet de voyage sur la route des Incas.

Je voudrais dire que si ce type de stage n'était qu'un simple stage de formation ou d'application des carnets de voyages, ce serait déjà bien. Mais je souhaite que ce soit quelque chose de plus : une expérience de vie hors du commun, une véritable aventure individuelle et de groupe, artistique, créative, humaine, fraternelle, authentique, loin des poncifs habituels, dans laquelle chacune, chacun, puisse réaliser un véritable rêve !

Nombreuses sont déjà avec les premiers temps forts, les pages très réussies, mais de cela nous en reparlerons bientôt, dès que j'aurai 5 mn pour en photographier quelques extraits de plus...

Voyez-vous les camions, tout petits en haut de la falaise plongeant vers le Pacifique ? ...Notre route ici.

Voyez-vous les camions, tout petits en haut de la falaise plongeant vers le Pacifique ? ...Notre route ici.

Alice ne dessine pas le camion passant devant elle, mais des maisons colorées et les gens qui y vivent...

Alice ne dessine pas le camion passant devant elle, mais des maisons colorées et les gens qui y vivent...

Catherine et Rose-Marie ont quant à elles découvert le plus extraordinaire des touk-touks !

Catherine et Rose-Marie ont quant à elles découvert le plus extraordinaire des touk-touks !

Quant à moi, je vous donne déjà une idée de la suite du voyage...

Quant à moi, je vous donne déjà une idée de la suite du voyage...

C'est Modeste que je dessine, elle tisse un motif traditionnel de l'Altiplano, en laine d'alpaga.

C'est Modeste que je dessine, elle tisse un motif traditionnel de l'Altiplano, en laine d'alpaga.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 17:56

Je voudrais vous dire, depuis tous ces endroits qui nous accueillent en plein déroulement de stages, combien le monde et beau, combien est grand le bonheur de le peindre, d’en témoigner, de nous fondre en lui à travers croquis et aquarelles des carnets de voyages…
Car je crois toujours [et plus encore maintenant avec l’expérience des années passées à emmener avec moi amis (es) et stagiaires aux quatre coins du monde ou tout près de chez soi] que c’est un privilège singulier, une chance véritable, que de pouvoir ainsi tout oublier loin des soucis quotidiens et des servitudes de la vie, à s’offrir de telles parenthèses, et puis ensuite, pouvoir les partager avec vous.
Les semaines à parcourir le temps et l’espace des deux côtés de la Méditerranée s’enchaînent vite (trop vite depuis les paysages enneigés du Jura où nous étions il y a si peu de temps encore), mais si elles nous paraissent défiler aussi vite c’est certainement qu’elles ressemblent à un rêve, un rêve éveillé dont je vous relate quelques moments parmi d’autres, que vous vivrez à votre tour à travers nos images et les mots partagés.
Bien sûr, les quelques privilégiés (es) ayant pu avoir une place, ayant réussi à venir, savent bien qu’il est dans chaque session (parce que les souvenirs ne se limitent pas aux aléas possibles du voyage) des beautés qui se méritent, des rencontres d’exception qui valent la peine de l’effort et du recul nécessaire pour bien comprendre ce qu’il doit rester d’important dans une telle aventure.
Je reviendrai vers vous dès que possible pour relater les principaux évènements qui s’accumulent jour après jour en faisant de ces moments des instants magiques, où simple croquis et notes hâtives deviennent "
véritable création" loin des hourvaris du monde citadin et de ses illusions, création de terrain simple et sans artifices, bien plus précieuse à mes yeux que les plaisirs éphémères de sa possible reconnaissance dans une quelconque exposition.
Pour aujourd’hui, je vous livre quelques-unes de nos "traces", relevées par des amis (es) photographes participants (es), que je vous laisse savourer en attendant plus de nouvelles qui vous raconteront comment nous avons fait pour ajouter des pages aux pages, dans la couleur et la lumière qui s’ouvraient sur notre chemin…

Du Haut-Atlas aux confins du désert, c’est un Maroc méconnu et magnifique qui vous attend sur la route des casbahs, en quête d’éternelles et toujours émouvantes scènes orientalistes qui séduisirent tant de peintres voyageurs… Je vous y retrouverai bientôt, en vous faisant partager picturalement notre beau voyage !

Du Haut-Atlas aux confins du désert, c’est un Maroc méconnu et magnifique qui vous attend sur la route des casbahs, en quête d’éternelles et toujours émouvantes scènes orientalistes qui séduisirent tant de peintres voyageurs… Je vous y retrouverai bientôt, en vous faisant partager picturalement notre beau voyage !

Un extrait du travail du premier jour : déjà, les réalisations sur le motif de l’ensemble du groupe sont le reflet d’une réussite née de l’enthousiasme et de l’exaltation des rencontres avec les lieux et les personnages hors du commun que nous allions croiser jusqu’au bout du stage sur notre chemin.

Un extrait du travail du premier jour : déjà, les réalisations sur le motif de l’ensemble du groupe sont le reflet d’une réussite née de l’enthousiasme et de l’exaltation des rencontres avec les lieux et les personnages hors du commun que nous allions croiser jusqu’au bout du stage sur notre chemin.

Là, c’est sur fond de soleil couchant dans l’immensité dunaire du désert, que j’esquisse ce paysage de sable qui allait nous bercer jusqu’au lendemain, de sa nuit somptueuse et étoilée.

Là, c’est sur fond de soleil couchant dans l’immensité dunaire du désert, que j’esquisse ce paysage de sable qui allait nous bercer jusqu’au lendemain, de sa nuit somptueuse et étoilée.

Deux jours plus tôt, dans les ruines saisissantes de la casbah du Glaoui à Telouet, je terminais en vitesse cette page avant de descendre avec tout le groupe, vers la vallée du Draâ.

Deux jours plus tôt, dans les ruines saisissantes de la casbah du Glaoui à Telouet, je terminais en vitesse cette page avant de descendre avec tout le groupe, vers la vallée du Draâ.

Et avant, celle de l’Ounila, de son merveilleux canyon aux argiles rouges à gypse Triassiques, avec ses ruines à ighrems et ksours troglodytiques ressemblant à des « Cliff Palace » saisissants et insolites, perdus bien loin de Mesa Verde et des Amérindiens Anasazis, remplacés ici par des tribus amazigh implantées en ces lieux sans doute bien avant l’avènement des Almoravides…

Et avant, celle de l’Ounila, de son merveilleux canyon aux argiles rouges à gypse Triassiques, avec ses ruines à ighrems et ksours troglodytiques ressemblant à des « Cliff Palace » saisissants et insolites, perdus bien loin de Mesa Verde et des Amérindiens Anasazis, remplacés ici par des tribus amazigh implantées en ces lieux sans doute bien avant l’avènement des Almoravides…

Ambiance totalement différente dans les senteurs de la garrigue : j’aime insuffler ce goût des compréhensions picturales de la lumière au milieu des pins, des oliviers et des genets, sous un soleil tout aussi généreux que celui du Maroc !

Ambiance totalement différente dans les senteurs de la garrigue : j’aime insuffler ce goût des compréhensions picturales de la lumière au milieu des pins, des oliviers et des genets, sous un soleil tout aussi généreux que celui du Maroc !

Oliviers et genets justement : un exercice que chaque participant a réussi !

Oliviers et genets justement : un exercice que chaque participant a réussi !

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 18:32
Très belle photo de Pilippe BOYER, prise lors du stage du Grand Sud 2014 dans l'oasis de Fint, où l'on voit nettement en contre-jour sur les rochers à gauche, les tentes de notre campement.

Très belle photo de Pilippe BOYER, prise lors du stage du Grand Sud 2014 dans l'oasis de Fint, où l'on voit nettement en contre-jour sur les rochers à gauche, les tentes de notre campement.

Au moment où notre avion s'envole vers le Pérou pour un nouveau carnet de voyage que je vous ferai partager bientôt (plusieurs autres articles vous attendent avant comme promis dans les posts précédents), je constate que cette "démo" d'aquarelle que j'avais publiée en janvier 2008 (qui a été déjà vue plus de 100000 fois toutes plateformes confondues dont 31 445 vues rien que sur Youtube), ne s'était pas affichée correctement sur cette page, quand je l'avais republiée !

Je vous la retranscris donc avec plaisir, puisque nous avons fait une étape cette année encore à l'oasis de Fint il y a quelques semaines à peine, lors du dernier stage du Grand Sud marocain en 4 x 4 (voir article précédent )

La vidéo de l'Oasis de Fint, de meilleure qualité sur Vimeo que sur Youtube, l'une des nombreuses vidéos que je vous fais régulièrement partager...

En attendant mon retour ici avec un détour par ma peinture (qui vous rappellera "la Nuit des musées") et la découverte de nouveaux articles nous emmenant directement dans les mystères de la couleur, je vous recopie une deuxième fois les fiches techniques accompagnant cette "démo" carnettiste de l'oasis de Fint, croquis - aquarelle réalisé en 16 / 17 mn environ, (la vidéo a été montée en léger accéléré) .

Les couleurs sont réduites au minimum (je vous recommande vivement le site "Aquarelle et Pinceaux" pour commander vos couleurs : c'est une petite entreprise familiale qu'il faut aider, animée par des passionnés qui pratiquent eux-même l'aquarelle, n'hésitez pas à leur écrire de ma part, vous y trouverez en particulier le fameux pinceau à réservoir d'eau dont je me sers en carnet de voyage) :

2 jaunes : auréoline et jaune de Naples

2 rouges : de cadmium et alizarine cramoisie

1 bleu : outremer

2 verts : or vert WN et émeraude (pas de chez WN) ou vert Winsor (WN)

Enfin 1 terre d’ombre brûlée (tronc des palmiers et mélanges rompus divers pour assombrir - par exemple ombres grises ou brunes -)

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Le croquis aquarellé de la vidéo dont les traits de crayons sont plus visibles en réalité qu’ici à l’écran . (Photo Alain MARC )

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Principales couleurs utilisées et leurs mélanges (tout ce qui est gris ou gris-brun se fait par mélange de ces teintes avec la terre d’ombre brûlée - petit âne, ombres personnages et des buissons au sol, etc. - )

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