Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'en Aragon, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2022...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 17:16

Petit intermède dans notre voyage au Vietnam : j’ai voulu avec ce petit clip dessiner pour vous une aquarelle éphémère et virtuelle dans laquelle je me suis projeté pour vous souhaiter un très joyeux Noël et de très bonnes fêtes .

Vous êtes déjà nombreux (ses) à m’avoir formulé ces souhaits : je vous en remercie de tout cœur, et vous réponds dès que possible …  

Comme d’habitude avec la vidéo : démarrez la lecture et dès qu’elle commence mettez-vous en pose . Attendez que la barre de lecture soit totalement surlignée pour relancer la lecture, et … bon Noël !

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 21:51

Je me suis longuement interrogé à la reprise de mes articles dans ce blog, au sens que j’allais leur donner en ces périodes de fêtes …

Comme le voyageur qui s’interrogerait sur le sens de sa quête, sur les raisons intimes, profondes, souvent insoupçonnées qui le poussent au voyage .

Bien sur nous reparlerons voyage et création (où le carnet de voyage restera notre moteur essentiel), nous repartirons voyager, peindre, dessiner (à travers entre autres différentes expressions, différents carnets dont je vous réserve la primeur en cette fin d’année), mais surtout nous nous projetterons vers l’avenir dans un esprit renouvelé, une manière d’aborder le monde que j’aimerais vous faire partager et où vous pourriez vous aussi vous projeter .

Sans doute le point commun entre le voyageur et le créateur (fusse-t-il artiste peintre, poète ou compositeur) est de vouloir aller plus loin que l’horizon, là où notre regard seul ne peut nous porter .

Sans doute avec cette curiosité enfantine teintée d’espérance prête à s’émerveiller d’une incroyable découverte dont nous serions les seuls privilégiés et qui nous comblerait comme une réponse suprême à notre raison d’exister .

À l’image du cadeau de Noël qui n’était fait que pour nous, déposé avec tant d’amour par le mystérieux père Noël sous les aiguilles du sapin, alors que la neige tombait drue dans la lumière blafarde du petit jour et que nous n’osions défaire de ce trésor les rubans argentés retenant encore le fruit de toutes nos espérances …

Car, plus loin que le simple bonheur apporté par le voyage, plus exaltantes que les joies d’expérimenter une trace que personne d’autre que nous n’aurait pu initier à notre place, se cachent de plus profonds accomplissements qui passent par le regard et l’appréhension du monde, en apportant de possibles réponses à certains de nos désirs souvent existentiels, généralement inconscients, presque toujours informulés .

L’un de ces désirs (et ce n’est pas le moindre) est de toucher à l’essence des êtres et des choses, de se projeter en absolu dans la quintessence de l’instant en se suffisant de moyens les plus infimes et avec la dynamique d’expression la plus intense qui dégagerait à elle seule avec le moins d’artifices possible tout l’esprit du visible et de l’invisible réunis .

On rejoint sans doute là l’influence des principales philosophies picturales d’extrême orient, où le sens de la peinture est intimement lié à celui de la pensée . 

Nombreux ceux d’entre-nous qui essaient d’y parvenir …

Mais en carnet de voyage, plus encore en aquarelle et croquis de terrain cette quête est difficile, et rares sont les résultats vraiment aboutis (je dirai même «approchant  assez du but» pour toucher une toute petite part de cette sorte d’absolu) !

Il faut être bien conscient que ce n’est parfois (si on est un peu exigeant avec soi-même) qu’un exercice sur cent qui nous apportera dans ce domaine le début d’un assouvissement, mais le jeu en vaut la peine, où persévérance et travail sont largement récompensés lorsqu’on a pu commencer d’y parvenir …

Je vous invite donc avec ce premier article consacré à «l’éveil du regard» à découvrir (ou à retrouver) l’évocation de cette quête nous ramenant au Vietnam à travers l’expression de trois amis dont l’engagement en peinture, en arts graphiques ou en journalisme relève justement de ce type de recherche .

C’est aussi leur petit cadeau que de me permettre de vous offrir cet article de Noël en partage d’amitié . 

Le premier d’entre eux vous le connaissez depuis longtemps, il m’accompagne souvent lors de mes voyages picturaux, c’est Pierre NAVA .

Si je le site régulièrement ici, c’est parce que ses aquarelles visent à saisir l’instants dans leur authenticité en les «éternisant» comme en photographie l’aurait fait en son temps un Robert Doisneau .

Comme lui il guette l’anecdote, la petite histoire, avec un humanisme souvent empreint d’humour, mais aussi le moment précis où la beauté affleure à la surface du sujet et qu’il faut la saisir à la volée comme l’image d’un animal aquatique qui viendrait reprendre sa respiration …

Il est allé au Vietnam en repérages pour moi (en préparation aux stages carnets de voyages «minorités ethniques - baie d’Ha Long» 2010 - 2011) il y a deux ans déjà, et sa rencontre avec la beauté de cette terre, celle de ses habitants, celle de sa culture, ne pouvaient que l’exalter dans son inspiration .

Ceux d’entre vous qui sont déjà abonnés à ma newsletter connaissent déjà cette aquarelle de Pierre pleine de force et de sérénité : - sans doute a-t-il touché ici à cette part d’excellence qu’il ne cesse de rechercher, et dont son voyage au Vietnam (avec les merveilleuses surprises personnelles qu’il allait lui réserver), allait lui donner les clés ?

Travail à la rizière, une scène saisie dans l’instant par Pierre NAVA, où la présence de l’eau est si perceptible en étant à peine évoquée, que la chaleur moite de la rizière est presque odorante des effluves de la matinée …

«Ha Long : - quel silence ?» Un moment où le temps est suspendu, … et Pierre l’a saisi en conservant l’esprit occidental à son regard .

Je me souviens d’un petit jour où la baie s’était comme endormie . Les pains de sucre calcaires paraissaient flotter à la surface de l’eau comme d’immenses décors de papier . Seul un couple d’aigle pêcheurs troublait le miroir irréel de cette onirique vision . Il n’y était pas, mais en repensant à son aquarelle Pierre était à mes côtés !

Pierre NAVA expose rarement mais si son travail vous intéresse vous aurez sans doute plaisir à découvrir son livre «Lectoure, souvenirs partagés» consacré à son beau village natal du Gers : vous en trouverez les références dans un article que je lui avais déjà consacré en cliquant ici . Si vous voulez lui écrire de ma part en attendant, il vous suffit de cliquer  ici .

Le second peintre et auteur auquel je fais référence dans ce billet à propos de «l’éveil du regard» à travers le Vietnam, c’est mon ami EBAN .

Pour beaucoup d’entre-vous inutile de le présenter, vous le connaissez déjà à travers ce blog, ou en l’ayant rencontré dans les nombreux salons et expositions où il a été invité .

Vous avez même peut-être certains de ces livres qui embellissent les rayons de votre bibliothèque et illuminent vos soirées de lecture .

Lui plus que nul autre pouvait nous parler du Vietnam, sa terre natale, le pays de ses racines ancestrales .

Un Vietnam magnifié tout en étant authentique et profond dont il nous offre le regard dans «Viet-Nam, À la source des souvenirs» .

«Vietnam, À la source des souvenirs» le dernier carnet de voyage de EBAN, que vous pouvez commander chez son éditeur Annie Roth Éditeur  

S’il est un artiste qui va à l’essence du monde, c’est bien lui : d’une sensibilité poétique unique, ses toiles, ses aquarelles et croquis sont une respiration .

Ses œuvres sont le produit même de cet «éveil du regard» qui ne nous offre de la réalité que ce dont la pensée a pu se nourrir, c’est-à-dire une sorte d’intériorité de la beauté .

Morleau-Ponty, dans «L’Œil et l’esprit» écrivait «… Il faut comprendre l’œil comme la fenêtre de l’âme» . EBAN nous en apporte la preuve avec en plus cette orientale perception qui fait que le voyage se continue au-dedans de chaque toile, au cœur d’une aquarelle comme de chaque croquis chacun d’eux étant un concentré de pensée .

Il dit lui-même : «L’esprit doit parler pour les choses …» .

Il est dans un voyage où l’abstraction n’est que le témoignage d’un chemin révélant d’autres réalités, où les formes du visible ne sont que des apparences, où le reflet du chemin parcouru est celui de son propre reflet .

EBAN est toujours plus loin que la vision qu’il nous donne du monde . 

Je dirai qu’il s’inscrit dans la séculaire tradition picturale des lettrés qui ont marqué l’histoire des philosophies, de la littérature et des arts visuels de son pays, tout en nous apportant sa dimension personnelle de contemporanéité .

C’est cela la baie d’Ha Long : indescriptible dans son étrange beauté .

EBAN avec cette aquarelle a tout résumé !

La pagode de Long Son à Nha Trang . Ou comment quelques taches et graphisme de couleurs peuvent nous projeter plus loin que dans la représentation d’un lieu : dans sa propre spiritualité !

Avec cette silhouette d’un personnage de la minorité Sapa, nous entrons dans l’introspection d’un regard de l’être humain sur d’autres hêtres humains .

Le début d’un dialogue, d’une communication dirai-je où le personnage n’a pas besoin de nous regarder pour nous parler : son attitude, l’absence de son regard nous en disent davantage sur son attente que le plus long des discours … 

Vous pourrez retrouver EBAN au prochain festival d’aquarelle de Brioude, et si vous voulez lui écrire de ma part en attendant, il vous suffit de cliquer  ici . 

Pour le dernier de mes invités qui a accepté de partager avec vous son «éveil du regard» à travers le Vietnam, c’est d’abord vers la Suisse que nous allons partir .

De lui aussi je vous ai déjà parlé : il s’agit de Yves GIROUD, illustrateur et dessinateur de Presse .

Avec lui nous sommes dans un tout autre registre . Aux aguets de l’actualité, habitué à croquer ses contemporains dans leurs travers et leurs singularités, toujours sur la brèche pour traduire avec humour et vivacité sa perception des acteurs de nos cités, il faisait partie de notre groupe de carnet de voyage Vietnam il y a quelques semaines à peine, en quête lui aussi de cette part d’ineffable puisé dans le réel qui peut ressourcer notre expression par la force de l’étonnement .

Démarche fondamentale complémentaire de celles de Pierre ou d’EBAN dans un registre pourtant très différent mais où se dessine (c’est le cas de le dire) le sens profond de sa démarche avec plus d’acuité et d’humanisme apportés aux acquis déjà nombreux de son travail .

Dans sa démarche carnettiste Yves va vers les gens selon son habitude et ses principes en quête de leur personnalité : là-bas il fut plus sensible à leur élégance, leur beauté, leur gentillesse, leur humanité .

Guidé par une incessante exigence il ne cessa de travailler, ayant toujours l'impression d'être en deçà de son sujet .

Percevoir ses personnages était d’abord pour lui être leur interprète, le prolongement éphémère de leur personnalité saisie de quelques coups de crayons, dans des conditions parfois tout juste exploitables .

Pour les paysages, c'est un peu différent, il allait vers le sujet en laissant son émotion personnelle s’exprimer, sans crainte de dénaturer «l'autre», dans une perception du monde plus distanciée .

C’est sa quête, son «éveil du regard» avec ses joies et ses difficultés à travers les principaux sujets qu’il a traités au Vietnam que nous allons suivre dans le prochain article, puisque j’ai eu le plaisir de le côtoyer et de le filmer sur les principaux sites où nous avons été.

Si vous voulez lui écrire de ma part en attendant, il vous suffit de cliquer  ici .

H’Mong noir en quelques traits et coups de pinceaux, sans repentir possible, c’est l’un des objectifs que Yves GIROUD s’était fixés …

Femme H’Mong bariolé portant sa hotte sur le marché de Lao Cai .

Yves Giroud Yves GIROUD en train de dessiner les rizières en terrasses tel que vous le retrouverez en vidéo dans le prochain article …  

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 22:29

Ne croyez pas que je vous laissais tomber !

Avant donc de continuer notre périple au Vietnam, petit détour par des milliers de kilomètres de là, dans un petit coin secret d’où je vous envoie cette carte postale .

Je ne vous dis pas encore où c’est, (les plus perspicaces d’entre-vous reconnaîtront peut-être), mais croyez bien qu’il y fait si beau, que le ciel y est si bleu et la température si douce que cela ressemble un peu au paradis …

Pourtant les plages y sont désertes et les minuscules petits ports y ont une vie paisible où il fait bon dessiner des pages de carnet sur la terrasse d’un petit restaurant, les pieds dans l’eau .

Notre petite carte postale ... (relisez-la en deuxième lecture si elle est saccadée à la première : elle en sera beaucoup plus fluide !)

Je vous reparlerai plus tard de ce petit crochet loin de l’hiver, et j’espère après être rentré pouvoir repartir avec vous sur les chemins de l’Asie …

En attendant, mon équipe cette fois très réduite, (et avec le copain Pierre)  se joint à moi pour vous envoyer toutes nos amitiés en même temps qu’un grand bol d’air pur, de ciel bleu et de palmiers qui se balancent dans la brise de mer sous un soleil éblouissant et chaud .

Restaurant-de-plageLe petit restaurant les pieds dans l’eau dont je parle plus haut, et où il fait si bon dessiner face à la mer en dégustant de délicieux poissons frais arrosés de bon vin …
Carnet Andalousie Pêcheurs à La IsletaPêcheur mettant sa barque à l’eau à côté du petit restaurant …

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 18:14

Bien sur, il y avait l’attrait de ce qu’un tel voyage peut apporter : dépaysement, rencontre, découverte, mais sans doute fallait-il être singulièrement blasé, indifférent ou insensible à toute la profondeur des êtres et des choses pour ne pas y ressentir aussi de la fascination …

Une fascination acérée autant que magnifiée par le regard, la curiosité, l’humanisme du carnettiste, plus encore s’il se doublait de la perception poétique de l’aquarelliste .

Bien sur chacun avait ses raisons de m’avoir suivi jusqu’ici . Par-delà leur aspect ludique, il en est de plus ou moins conscientes, de plus ou moins existentielles, on ne repousse pas aveuglément les murs de son existence pour y ouvrir des passages offrant d’autres horizons sans profondes nécessités d’accomplissement .

Car si le carnettiste a la chance de pouvoir vivre différemment son voyage c’est parce qu’il peut répondre à deux de ses plus vitaux besoins : inscrire dans sa réalité des images arrachées à ses rêves migratoires, (véhiculés dans toutes les civilisations depuis les origines de l’humanité à travers mythes et légendes), et représenter dans sa propre créativité la rencontre entre son imaginaire et l’authenticité du monde dans sa diversité . Mais cela n’est ni gratuit, ni facile, il faut le mériter au prix d’un certain nombre d’efforts …

Ce voyage au nord Vietnam à la rencontre des lieux mythiques et des minorités ethniques a donc tenu toutes ses promesses, et avant de vous en faire partager quelques temps forts je tiens à remercier tous ses participants non seulement pour la confiance qu’ils m’ont accordée, mais aussi pour les difficultés qu’ils ont dû surmonter pour arriver à cet accomplissement (qui se poursuivra d’ailleurs pour la plupart d’entre eux bien après leur retour) . 

La récompense de la 8ème merveille du monde au bout du chemin : la baie d’Halong nous offre ses paysages enchanteurs et nous plonge deux jours durant dans la magie d’un rêve devenu réalité …   

Encore faut-il vouloir cet élargissement, mais la pratique du carnet ouvrant cette perspective, le carnettiste devient un jour presque malgré lui ce voyageur «différent» qui ne se saisit plus de «l’ailleurs» comme d’un produit satisfaisant sa curiosité, mais comme d’un passage vers de nouvelles formes de perception, plus subtiles, plus intériorisées, plus universelles et plus humaines aussi dans la plupart des cas .

Il est comme le chat qui y voit mieux dès que tombe la nuit, visualisant ce que la plupart des autres espèces ne savent distinguer !

Hors, la premières des impressions qui se dégage pour moi de ce que nous avons vécu au Vietnam (et je ne suis pas le seul à avoir parmis nous ce sentiment), perceptible élément de nos pages de carnets, c’est parmi la multitude des sensations et des émotions nées de nos rencontres et découvertes celle d’une immense pureté, une sorte d’invisible diamant de beauté se dégageant des choses et des êtres fussent-ils dans les rizières souillés de boue jusqu’au cou .

Pureté dans l’étrange luminosité des paysages de montagnes aux plans immatériels se fondant dans la brume,

Pureté dans la silencieuse symphonie des innombrables pains de sucre surgissant de la mer dans la baie d’Halong,

Pureté dans le regard clair des paysans et des pêcheurs s’échinant pourtant à la tâche,

Pureté dans la démarche de ces femmes et de ces hommes d’un pays en chemin qui tourne le dos aux embargos et aux guerres avec une sérénité que même l’influence bouddhiste ne peut à elle seule expliquer,

Pureté dans le labeur quotidien et la vie rude des minorités ethniques chatoyantes de couleurs,

Pureté dans les yeux chargés d’espérance de tous les enfants que nous avons rencontrés,

Pureté dans le son des prières montant des temples et mêlées aux coups de maillet portés sur les gongs …

On dirait même que ce pays capable d’extraire de l’eau boueuse de ses rizières sa principale nourriture a la capacité de faire éclore de toute chose l’essence même d’une pureté indéfinissable comme celle qui se dégage du cœur d’une fleur de lotus .

C’est à travers cette quête d’une certaine beauté vietnamienne extraite des pages des carnets réalisés là-bas par celles et ceux qui m’accompagnaient autant qu’à travers quelques-unes de mes propres aquarelles et lavis que je vous invite dans les prochains articles de ce blog (même s’ils ne sont pas suivis de façon régulière car je dois repartir très prochainement sur un autre superbe parcours, pour la première fois je serai à ce moment-là loin de la biennale des carnets de voyages de Clermont-Ferrand qui se déroulera sans moi) : cependant vous nous suivrez vous aussi de billet en billet jusqu’au nord du Vietnam, et même si votre trajet sera dénué des fatigues de notre parcours, vous verrez que vous n’aurez pas été impatients aussi  longtemps pour rien !

Voici en attendant un prochain article quelques temps forts de notre cheminement :

Notre bus dans un passage délicat parmi tant d’autres sur la route menant du Lodge à Sapa : nous avions des chauffeurs dont on peut dire qu’ils sont excellents !

Route de montagne au dessus de Lao Cai près de la frontière chinoise : là pas facile de se croiser, mais le plus important était de ne pas s’embourber …

Il est des lieux qui se méritent et se donner de la peine pour y parvenir fait partie des souvenirs forts d’un voyage : le marché de Can Cau est de ceux-là, où nous avons eu le plaisir de dessiner les splendides H’Mongs Bariolés aux vêtements multicolores .

Toute autre ambiance dans la baie de Halong : ici les marins hissent les voiles de notre jonque (splendide bateau que nous avions avec son équipage «pour nous tout seuls»), nous n’avions qu’à profiter pleinement de nos aquarelles et du paysage en nous laissant servir et naviguer !

Nous voici en randonnée partant découvrir la vie en forêt vietnamienne dans les environs de Luong Son  ...

Encore à pied mais pas pour longtemps cette fois : juste le temps de traverser les voies de la gare de Hanoi pour accéder à notre train de nuit en partance pour le poste frontière sino-vietnamien de Cao Lai …

Chacun travaille avec passion et acharnement pendant la descente de la rivière Chay : c’est qu’il ne faut pas perdre un instant en carnet de voyage où le travail en autonomie même pendant un stage est essentiel, car il constitue la plus grande part de ce qui deviendra l’affirmation de toutes les initiatives à la base d’une grande liberté d’expression et des choix associés .

Échelle du lieu avec l’une de nos petites barques qui assure la navette entre le pont de Cocly et Bao Nhai plusieurs kilomètres en aval en franchissant les gorges : cela donne une idée de l’immensité du paysage où la montagne plonge dans la rivière  accompagnée d'un ruissellement de luxuriante végétation .

À Binh Min, en «baie d’Halong terrestre», c’est en vélo que nous parcourons les chemins en quête de sites de peinture au milieu des rizières dans lesquelles se reflètent les hautes formations rocheuses de calcaire ressemblant à celle de la baie d’Halong maritime pourtant bien éloignée de là .

Région magnifique visitée aussi du côté de Van Long sur les petites barques de bambous des paysans de la région …

… jusque dans les grottes qui truffent le karst !

Tout cela pour des bonheurs rares : établir des passerelles par-delà nos différences en marquant notre vie de petits cailloux blancs pour retrouver notre chemin sur les vraies valeurs de l’existence .

Toujours le même bonheur, le même partage . Il faut souvent se lever tôt pour aller à sa rencontre : ici au petit jour Yves dessinant sur le marché aux fleurs de Hanoi .

Ou à Binh Lu : Nicole travaillant sous le regard étonné de quelques femmes de la minorité des H’Mong Noir …

Après presque une heure de barque : la joie des petites filles de Keng Ga dessinant sur le cahier de Cécile …

Alors, si ces premières images de notre voyage vous ont données envie d’en savoir plus et de nous accompagner dans ce pays à la légendaire beauté, je vous dis : «à très bientôt» en vous laissant en compagnie de ces deux très belles interprétations de «Bonjour Vietnam» par PHAM Quynh Anh !

 

Je dédie cet article et la chanson qui le clôture à Huyên, petite serveuse Dao du Red Dao House, excellent restaurant de Sapa .

I dedicate this article and the song that the fence Huyên, H'mong little waitress at Red Dao House, an excellent restaurant in Sapa .

 

Quant à moi, je fonce découvrir avec mon ami Dong les rues de Hanoi : c’est lui notre guide et interprète, vous le retrouverez ici lors de vos voyages avec moi . 

 Bonjour Vietnam est le titre d’une chanson de Marc LAVOINE et de Yvan Coriat, interprétée ci-dessous par PHAM Quynh Anh . 

Cette chanson est rapidement devenue l’un des symboles médiatiques forts de la communauté vietnamienne, à l’étranger comme dans le pays . Au point que les médias vietnamiens se sont fait l’écho de ce phénomène !

Marc LAVOINE raconte à propos de cette chanson :

«Ce duo-là est particulier. Je voulais le chanter avec quelqu’un qui puisse avoir le visage de l’espérance. Et je l’ai trouvé à Bruxelles. Quynh Anh est une jeune Vietnamienne qui vit ici. J’avais écrit «Bonjour Vietnam» pour elle. Mon producteur m’a suggéré son nom pour le duo. Lors de l’essai, j’ai été convaincu quand elle s’est arrêtée de chanter pour me demander ce que je voulais dire dans ce titre. Je le lui ai expliqué, elle a dit merci, a remis le casque et a fait trois prises. Elle a une voix magique.»

 

Paroles :

 

Raconte-moi ce mot étrange et difficile à prononcer
Que je porte depuis que je suis née .

Raconte-moi le vieil empire et le trait de mes yeux bridés,
Qui disent mieux que moi ce que tu n’oses dire .

Je ne sais de toi que des images de la guerre,
Un film de Coppola et des hélicoptères en colère .

Un jour, j’irai là-bas, un jour dire bonjour à ton âme
Un jour, j’irai là-bas te dire bonjour, Vietnam .

Raconte-moi ma couleur, mes cheveux, et mes petits pieds,
Qui me portent depuis que je suis née .

Raconte-moi ta maison, ta rue, raconte-moi cet inconnu,
Les marchés flottants et les sampans de bois .

Je ne connais de mon pays que des photos de la guerre,
Un film de Coppola et des hélicoptères en colère .

Un jour, j’irai là-bas, un jour dire bonjour à mon âme .
Un jour, j’irai là-bas te dire bonjour, Vietnam .

Les temples et les Bouddhas de pierre pour mes pères,
Les femmes courbées dans les rizières pour mes mères,

Dans la prière, dans la lumière, revoir mes frères,
Toucher mon âme, mes racines, ma terre .

Un jour, j’irai là-bas, un jour dire bonjour à mon âme .
Un jour, j’irai là-bas te dire bonjour, Vietnam .
Te dire bonjour, Viêt-Nam .

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 19:16

Petite entorse à la programmation de mes articles de fin d’année pour vous parler d’un Noël différent …

Pas n’importe quel Noël, même si tous les Noëls font briller dans notre mémoire nos yeux d’enfants : un Noël à faire étinceler dans ceux de tous ces petits qui n’ont de regard pour l’avenir que celui de l’attente d’une découverte, d’une thérapie qui leur redonnerait le bonheur d’apprécier tous ceux qui à la fin de chaque année illuminent une vie .

Bien sur il y a le Téléthon, cet immense élan qui participe à ce genre de combat .

Mais je vous parle aujourd’hui d’un autre engagement : celui d’un petit garçon de quatre ans nommé Ceyrinn, celui de sa famille et d’autres enfants atteints comme lui d’un épendymome, de leur famille et des chercheurs qui se battent pour vaincre ce fléau …

Hors nous voici arrivés à un important moment de ce combat ou un évènement médiatique, artistique et culturel peut considérablement faire avancer les choses, et voici l’affiche de cet évènement (que j'ai transposée sur fond de sapins enneigés où la lumière nait ...) :

«ANGE» veut dire «Association Nous Guérirons l’Ependymome» .

C’est l’association créée en 2009 par les parents de Ceyrinn pour réunir des fonds nécessaires au financement de la recherche, (en particulier le service du Docteur GRILL de l’Institut Gustave Roussy) et pour soutenir les parents d’enfants atteints de cette tumeur . Ils n'ont ni les moyens ni les supports du Téléthon ...

Hors cette association organise sous le marteau de Maître CORNETTE DE SAINT - CYR une magnifique vente aux enchères de tableaux contemporains qui aura lieue le samedi 11 décembre 2010 à 14 h, Salle des Fêtes de la Mairie du XVI ème arrondissement de Paris (2ème étage), et l'exposition des œuvres en vente se déroulera le vendredi 10 décembre de 10H00 à 17H00 dans cette même Salle ouverte au public .

Indication pour vous y rendre (vous y verrez d’intéressantes et superbes peintures) :

Adresse : 71 Avenue Henri Martin 75016 PARIS

Métro : Ligne 9 Station Rue de la Pompe

RER : Ligne C Station Avenue Henri Martin

Bus : n° 63 ou 52 Station Pompe, Mairie du XVI ème

Parking Mandel 2, (2 Avenue Georges Mandel)

 

Cette exposition et cette vente se dérouleront sous le haut patronage du peintre et sculpteur Zurab TSERETELI, président de l’Académie des Beaux-Arts de Russie, et elle est soutenue entre autres par la RATP qui a posé 200 affiches (du 1er décembre au 8 décembre) dans le métro parisien aux meilleurs emplacements …

 

Si vous aimez la peinture, avez envie de commencer une collection d’art ou d’enrichir la vôtre tout en soutenant une action d’intelligence et de cœur voilà une occasion rêvée de vous offrir un merveilleux Noël, car il n’est de plus merveilleux Noëls que ceux qui élargissent notre conscience tout en enrichissant notre sensibilité en apportant à notre existence la seule richesse qui nourrisse notre âme : celle d’apporter aux autres, de créer du bonheur ou de l’espoir, tout en s’offrant à soi-même l’intemporalité de l’Art !

 

Si vous voulez découvrir toutes les œuvres de cette vente (et même si vous le souhaitez, enchérir en donnant à une œuvre votre offre de départ - qui deviendra alors le prix de départ de l’enchère de cette œuvre -), ou si vous voulez soutenir l’association ANGE alors n’hésitez pas : cliquez ici !

Et si vous voulez acquérir deux de mes aquarelles grand format (ou l’une des deux) au cours de ces enchères, voici celles qui y seront à la vente : «Port Méditerranéen» Aquarelle Alain MARC 50 x 65 cm, estimation 650 Euros .

 

«Oliviers et genets aux Baux de Provence» Aquarelle Alain MARC 50 x 65 cm, estimation 650 Euros .

Je précise que le fruit de cette vente sera bien sur entièrement consacré au financement de la recherche médicale destinée à combattre l’épendymome .

En pensant à Ceyrinn, sa maman, tous ses proches et aux autres enfants atteints de cette maladie (et aussi de toute autre qui gâcherait tout regard d’enfance tourné vers l’avenir), en pensant à un Noël qui ferait naître l’Espoir, en le préparant aussi pour nous, pour vous, je vous souhaite un bon week-end et vous dis «à très bientôt» …

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 17:32

Il est probable que vous ne lisiez ici de nouveaux billets pendant plusieurs semaines …

Mais soyez sures et certains que je ne vous oublie pas .

Je travaille même pour vous, pour ce blog, pour les futurs stages, et vous aurez la primeur des nouveautés que cette activité implique pour l’avenir sans doute avant Noël .

En attendant je suis loin, et si vous voulez me retrouver un peu par pensée je vous invite à regarder Thalassa vendredi prochain 15 octobre et suivre Clément et son carnet de voyage qui vous emmènera sur quelques-uns des lieux où je passerai cette semaine, où nous serons, puisqu’un petit groupe de chanceux m’accompagne déjà !

Pierre ne nous accompagne pas cette fois, mais il avait réalisé cette belle aquarelle dans la baie d’Ha Long lors des repérages qu’il y avait faits pour moi il y a un an . Qu’elle vous projette dans un univers qui vous permette de patienter jusqu’à mon retour … 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 08:32

Avant de nous retrouver dans notre périple au Vietnam, voici une petite parenthèse avec l’annonce de deux intéressantes expositions et d’un concours susceptibles de vous intéresser .

… Manière de patienter encore un peu avant de nous rejoindre à Hanoi pour continuer avec notre petit groupe de peintres voyageurs un passionnant carnet de voyage !

 

 

Une affiche qui laisse envisager des personnalités très différentes !

 

 

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 15:39

Vous êtes passionnés (es) de carnets de voyages?
- Voici donc une nouvelle exposition fort intéressante sur la route des carnets : un carnet inédit, un carnet de reportage qui vient à peine d’être édité et dont vous avez aujourd’hui la primeur avant la presse spécialisée et le grand public grâce à «www.aquarelle-en-voyage.com», son auteur n’étant personne d’autre que Bernadette CAZAL, une talentueuse amie qui ne doit pas vous être inconnue, qui nous accompagne d’ailleurs depuis un bon bout de temps maintenant dans la plupart de nos stages carnets de voyages !
Elle prouve elle aussi s’il en était besoin, avec quelle maîtrise d’expression on peut faire fructifier un talent qui s’était déjà révélé au cours des sessions formatives que j’anime, à travers lesquelles se sont liées nos amitiés, et c’est avec joie que nous avons aujourd’hui plaisir à la suivre, à la retrouver pour chaque nouvel ouvrage qu’elle nous fait partager .
Celui-ci est un voyage inédit à l'intérieur du Lycée Général et Hôtelier de Chamalières, un périple commandé à l'occasion du trentenaire de l'établissement à l'artiste qui, carnet, aquarelles et pinceaux en poche, a visité l'établissement, à la rencontre de chacun .
Livre Bernadette Cazal 2Superbe ouvrage et joli carnet de reportage, où Bernadette avec son style si particulier où la synthèse est ramenée à l’expression même de la vie nous entraîne dans son sillage à la rencontre de l’univers quotidien des lycéens et de leurs classes, dans une sorte de jubilation créative plus percutante qu’une bande dessinée !
Si vous passez par Chamalières n’hésitez pas à aller visiter son exposition qui se déroulera au Lycée du 3 au 23 octobre prochain et si vous êtes là-bas le 5 octobre vous pourrez même lui acheter son carnet en vous le faisant dédicacer dès 18 h où elle le présentera au public et à la presse .
Mais si vous ratez ce rendez-vous et allez à la Biennale les 19, 20, 21 novembre prochain vous pourrez y retrouver Bernadette et ce sera avec plaisir qu’elle vous signera cet ouvrage .
Pour ma part je serai loin cette année de cette Biennale, (vous ne m’y trouverez pas car on ne peut être partout à la fois), vous y découvrirez beaucoup de carnettistes talentueux comme d’habitude, mais commencez votre visite en allant dire bonjour à Bernadette sur son stand !
Quant à elle, fort intéressante la façon dont elle fut amenée à réaliser ce carnet et cette exposition . Elle nous en confie d’ailleurs avec beaucoup de poésie l’aventure  :
«L’exposition «Pépinière d’étoiles» présente les originaux effectués en deux coups de cuiller à pot qui ont servi à faire un carnet de voyage au lycée hôtelier de Chamalières à l’occasion de ses trente ans .
Cela a commencé par une belle histoire : quand elles ont vu mes filets de pêche à la Biennale du Carnet de voyage à Clermont-Ferrand (Bernadette avait décoré son stand avec des filets de pêche lors de la dernière Biennale), Agathe et Myriam, deux jeunes filles du lycée, ont pensé au repas qu’elles devaient préparer sur le thème de la mer le mercredi suivant…
Elles m’ont fait penser à deux belles étoiles de mer et je leur ai prêté ces filets .
Et voilà comment, en venant les récupérer, je me suis retrouvée, mon carnet, mes aquarelles, mon pinceau en poches, à visiter l’établissement, à rencontrer chacun … »
La suite vous la connaissez, c’est-ce joli petit livre et tous les originaux que vous découvrirez à l’exposition !
Livre Bernadette Cazal 1«… Chaud devant !» On s’active aux cuisines . Nos futures étoiles sont sur les charbons ardents, c’est toute leur carrière et sans doute leur vie professionnelle qui se dessine là, dès à présent .
Bernadette elle aussi dessine, elle emprunte à l’aquarelle ce «je ne sais quoi» de merveilleux qui en fait toute la puissance d’expression, et on se retrouve lycéen avec ravissement en parcourant son carnet qui nous renvoie quelques bonnes années en arrière, lorsqu’il fallait crier chacun à notre façon : «- chaud devant !»

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 19:00

Le stage aquarelle - carnet de voyage se déroulant dans cette belle contrée de Catalogne vient de se terminer .

Nous avons eu la chance d’y vivre une semaine ensoleillée exceptionnelle côté météo, juste avant que la perturbation apportant froidure et pluie sur l’Hexagone ne touche cette région protégée .

Je vous ai déjà parlé de ce stage, unique en son genre puisqu’il se déroule de part et d’autre de la frontière séparant deux pays : la France et l’Espagne, aux intéressantes perspectives pour aller à la rencontre de la culture catalane, expression à part entière de toute l’âme d’un peuple .

 D’un seul regard dans les rues de Collioure ou en flânant sur le port : les couleurs de la Catalogne …

Une façon d’entrer en contact avec d’autres formes de perception que celles qui régissent notre quotidien, un peu comme un prolongement des vacances et de l’été, et une première incursion en Ibérie que nous approfondirons lors de notre voyage de la Route du Califat en avril - mai 2011 sur une terre et une cultures très différentes mais complémentaires, celles d’Andalousie (stage depuis longtemps complet en préinscriptions) .

 La Méditerranée est déjà un voyage, ne serait-ce que parce qu’elle est le berceau de notre civilisation . Peindre ici face à la mer est à la fois aller à la rencontre de racines mythiques ancrées dans notre imaginaire et exalter une source d’inspiration pétrie sans que nous en ayons trop conscience des récits fondateurs qui ont façonné l'imaginaire méditerranéen …

Aquarelle à CadaquèsI

ls survivent dans notre civilisation d'aujourd’hui et nous n’y pensons pas toujours dans d’aussi admirables contrées, mêlant d’une étrange façon leur mémoire ancrée dans l’arc gréco - latin et celle des autres rivages où juifs et musulmans, arabes et berbères ont toute leur place … 

Musiques en hommage à la Catalogne de tous temps aux échos de Méditerranée ...

Barque catalane

Aussi, une simple pochade comme celle-ci n’est pas qu’une petite aquarelle de plus dans notre carnet de voyage : elle est l’expression à travers les symboles qui la matérialisent (barques catalanes, architecture spécifique, végétation particulière où dominent le cyprès, les tamaris, les palmiers, etc.), de sonorités méditerranéennes et d’échos de l’Histoire plongeant notre mémoire dans tout ce qui fut à l’origine de l’identité et de toute la richesse du pays catalan .
C’est donc la suprématie de l’aquarelle sur les autres formes d’expression et de techniques illustratives du carnet de voyage que de pouvoir extraire et traduire d’une telle façon l’âme et l’esprit des êtres et des choses à partir de la réalité perçue du vécu du voyage . 
 

Un stage comme celui là ne peut laisser indifférent : il s’y passe une foule de choses, le vécu de chacun y est plus intense, on peut en revenir changé (e),  et des tas de facteurs additionnés peuvent nous en laisser des goûts très différents …
Dominique VILLARD nous avait quant à elle rejoint en amie (comme Anne-Marie MARY et Pierre NAVA, eux aussi heureux d’être là non plus en stagiaires - ils le furent pendant des années et n’ont plus rien à apprendre aujourd’hui, mais pour le simple plaisir de peindre en notre compagnie, - c’était donc une aubaine pour les autres participants de voir à travers eux ce que peut donner un cursus abouti, et pour moi une véritable richesse de pouvoir apprécier une fois de plus les vertus de l’amitié en leur compagnie …) .
Dominique est catalane, elle vit entre Collioure et Cadaquès (lorsque ses périples ne l’emmènent pas à l’autre bout du monde) : nous étions en quelque sorte ses invités, découvrant son pays en profitant des bonnes adresse qu’elle nous prodiguait avec gentillesse et discrétion, partageant avec elle ce lumineux et chaud soleil qui fait mûrir le bon raisin des vignobles du Collioure et du Bagnouls sur les coteaux en terrasses dominant la mer . Suivons-là à travers son carnet de voyage, réalisé lors de nos séances d’aquarelle, tout autour de chez elle :
 

Divers-photos-pour-articles-2 0001

«Les Armes de la Catalogne, d’or à quatre pals de gueules, sont les armes des comtes de Barcelone, devenues par la suite celles de la couronne d'Aragon : la légende veut que Charles le Chauve, qui, en 870, vient de donner à Guifred le Velu, les comtés d’Urgell et de Cerdagne, lui demande de lui prêter main-forte contre les Normands.
Dans la bataille, Guifred est atteint par une flèche. Le soir, l’empereur franc se rend dans la tente du comte catalan, allongé sur sa couche près de laquelle se trouve son bouclier, un champ d’or vierge de tout décor. Il trempe quatre doigts dans la blessure ouverte de Guifré et trace, d’un geste, les quatre barres rouges donnant ainsi à la Catalogne, ses armoiries d’or à quatre pals de gueules.
Cette légende n'est évidemment pas fondée : l'héraldique n'existe pas au temps de Charles le Chauve, et il n'y a aucune preuve que Guifred le Velu soit allé secourir le roi contre les Normands. On peut remarquer qu'une légende similaire a été utilisée en Écosse pour expliquer l'origine des armes du clan Keith, qui porte d'argent au chef palé d'or et de gueules.
Il existe plusieurs théories sur l’origine des armoiries des comtes de Barcelone, dont la première apparition datée est un sceau du comte Raymond Bérenger IV de 1159 .»
D’autres légendes et hypothèses sont proposées pour l’origine des armoiries sang et or de la Catalogne, mais celle-ci en est la plus répandue . 

Divers-photos-pour-articles-2 0002Belle double page pour ce panoramique, où la notion de synthèse en matière d’illustration permet d’éviter les pièges de la représentation formelle dans laquelle comme bien d’autres, Dominique aurait pu se perdre !

Divers-photos-pour-articles-2 0004En arrivant sur la crête au dessus des vignes et des oliveraies qui s’étagent jusqu’au fort de Saint-Elme au dessus de Collioure, la très ancienne fortification se détache sur le bleu de la mer .
Ainsi se terminait l’excursion picturale de la «route des vignes» qui nous avait accueillie dès les premières esquisses du matin en accédant de virage en virage à un panorama de plus en plus vaste .

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Promenade dans les rues de Collioure : tissus catalans, immortelles cueillies sur les murettes bordant des escaliers descendant vers le port, dessins d’une végétation toute méditerranéenne agrémentent les notes du cheminement au cœur de la cité des peintres éclatante de couleurs …

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On revient toujours au port … Que ce soit à Collioure ou à Cadaquès nous étions toujours au contact des gens de la mer, et s’il ne reste plus à Collioure que des souvenirs nostalgiques liés à la pêche de l’anchois, Cadaquès vit encore au rythme des petites barques traditionnelles qui partent vers le large lorsque tombe la nuit …

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Croquis rapidement exécuté dans la petite crique de la plage Sarenella où le ciel était en train de se voiler, mais où la température franchement estivale nous garantissait un magnifique sursis de beau temps .

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Images de voyage : vieilles portes, ceps de vigne, pêcheurs en attente derrière un rocher, évocations végétales, collages de fleurs du pays, donnent un rythme au carnet, prouvant qu’il n’est pas besoin de beaucoup de jours disponibles pour réaliser un carnet vivant et diversifié .  

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Indissociables de la sardane les espadrilles catalanes évoquent tout un art de vivre, Dominique ne pouvait pas les oublier dans son carnet, et dans la page suivante elle nous en confie le nom si particulier :

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Notre voyage entre Collioure et Cadaquès se termine avec ce carnet de Dominique VILLARD et avec cette aquarelle de l'un des talentueux participants à ce stage :

Barques Cédric POCHON

Il s'agit de barques catalanes réalisées par Cédric POCHON, dont je vous invite à découvrir le carnet de voyage en cliquant ici (pensez à cliquer sur le lien "Cliquez ici si vous souhaitez afficher ce contenu" lorsque vous aurez ouvert la page Flickr de Cédric, pour en visonner le carnet) .

Je reviendrai peut-être un jour revoir ces paysages lumineux et y retrouver des amis (es) comme Dominique, Pierre ou Anne-Marie, mais je n’y amènerai plus un groupe en stage, les morsures du tourisme effréné qui détruit tout le charme de ces petits ports et le mauvais caractère de certains hôteliers en fin de saison ont eu raison de ma patience, de mon enthousiasme et de mes efforts : finie la certitude d’être reçu comme un porte-monnaie et presque avec mépris par certains restaurateurs ou de recommencer à payer 7,40 Euros un café offert à une visiteuse dans notre propre hôtel à Port Llegat, il y a des adresses où je ne vous conseille pas d’aller, à celle-là qui ne m’avait pas été conseillée par Dominique il était un temps où nous y fûmes mieux reçus !!!

Collioure la nuit

De Collioure je préfère ne garder que cette image du petit port la nuit, (lorsqu’il n’y a plus de touristes ni de restaurateurs impolis), et aussi les belles images des carnets de tous mes camarades stagiaires et amis (es) carnettistes de longue date confondus …

Cadaquès

… Et de Cadaquès ce dernier regard vers le vieux village dominant la mer qui nous projette déjà dans l’Andalousie de la Route du Califat et des villages blancs, où je sais que nous serons bien mieux reçus par les commerçants que par ceux qui déshonorent à travers leur attitude revêche et leur manque d’amabilité le légendaire accueil catalan, qu’heureusement quelques hôtels (mais il faut bien les chercher) et des personnes comme Dominique ou Anne-Marie réhabilitent de leur côté si généreusement !

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 20:27

«Je suis en Chine» lui dit un petit garçon émerveillé !

C’est sans doute le plus beau des compliments qu’il lui fut possible de recevoir de la part d’un jeune visiteur s’exprimant avec toute la sincérité et la spontanéité de l’enfance, au sein d’un univers dont elle a traduit la perception née de son voyage au Yunnan par l’expression de son regard .

Dès le départ, ce regard par ses crayons et ses couleurs est devenu carnet, croquis et aquarelles …

Le voyage fut superbe, enthousiasmant, instructif, productif …

Elle a ensuite préparé son exposition, retraçant cette aventure pour la faire partager au plus grand nombre avec passion et acharnement, et son travail est aujourd’hui récompensé comme il le mérite : belle exposition, affluence des visiteurs, échos médiatiques élogieux, succès dans tous les domaines .

Expo Laurette Gevaudan 1 L’impressionnante présentation du carnet de voyage de Laurette GÉVAUDAN lors de son exposition .

Le travail réalisé est aussi important par sa technique, son expression, que par la dimension des pages et leur assemblage : sur le podium rouge le carnet entier grand ouvert aux pages accordéon dépliées, et sur les cimaises les aquarelles isolées …

Peut-être vous souvenez-vous de l’article que j’avais consacré à Laurette il y a quelques semaines ?

Voici donc avec ce nouvel article un écho du résultat obtenu : du concret, l’aboutissement d’une démarche et d’un engagement, d’un travail acharné car tout ne fut pas simple ni réalisé sur le motif, mais cependant fruit de l’implication des dessins, croquis, notes, écrits et photos de terrain, perception différente et complémentaire de celle donnée lors de l’article précédent, qui prouve (pour ceux qui en douteraient) tout ce que l’on peut réaliser lorsque le talent vient conforter la technique à partir d’un stage carnet de voyage réussi et pleinement vécu !

Expo Laurette Gevaudan 2

Quand son travail est apprécié par autant de visiteurs, lorsque le grand moment que représente une exposition (ou même le simple partage de son carnet avec ses proches) est arrivé, on oublie toutes les petites ou grandes galères du voyage, les moments de doute à la limite du renoncement, et on savoure avec bonheur ces instants en se félicitant au fond de soi de son entêtement, de son travail, de sa volonté et de sa constance …

La constance justement : on ne peut progresser ni réaliser de grandes choses en arts plastiques sans cette volonté, cet acharnement même sur lesquels que je ne cesse d’insister pendant mes stages, car ce n’est pas pendant mais après qu’on en découvre les bienfaits et les fruits, pourvu naturellement qu’on ne se soit pas découragé en cours de route, surtout si je n’ai pas été derrière chacun en permanence !

Les techniques permettant en peinture (et dans toutes les disciplines artistiques) d’avancer et de passer le cap du doute, quelquefois du découragement, parfois du reniement de son propre travail, avant de percevoir ce qu’un accomplissement créatif peut apporter ne sont pas gratuites, il faut des efforts pour cela, il faut aussi se faire violence pour persévérer, surtout si on croit trop au départ que c’est très facile et qu’un bon «prof» est suffisant pour réaliser à votre place tout ce que l’expérience et la pratique seules peuvent offrir .

Il faut aussi du temps pour cela, ... et une certaine humilité .

Aquarelle Laurette Gevaudan 2Cette famille réunie autour d’un simple repas, là-bas, à des milliers de kilomètres de chez nous, ce n’est pas une image volée dans l’embrasure d’une porte : c’est le partage d’une vie semblable à la nôtre, à travers laquelle nous nous reconnaissons par la magie du carnet de voyage …

Nous avons bien du bonheur à participer à l’accomplissement de Laurette, à la féliciter, à l’encourager, comme nous en avons eu à faire de même pour Ling et Antoine, Bernadette, et tous les autres qui participèrent à ce stage en nous projetant dans un nouveau «Yunnan Intime», impérissable celui-là parce que «éternisé» par le carnet de voyage avant de favoriser par la suite des actions, expositions, évènements aussi satisfaisants pour leurs auteurs !

Alors c’est pour moi l’occasion de dire «merci» à toutes celles et ceux qui m’ont accordé leur confiance, ont économisé, ont bien voulu suivre mes conseils, m’ont accompagné jusque là-bas (ou ailleurs), malgré parfois ce doute ou ce découragement parfois perçu en cours de stage  comme une grande difficulté (que j’évoque plus haut), car c’est aussi une récompense personnelle de voir pour qui n’a pas lâché, que la réussite est au rendez-vous .

Aquarelle Laurette Gevaudan 1C’était dans les rizières de Yuanyang : nous nous étions arrêtés quelques instant pour voir ce paysan montagnard (les rizières s’étagent jusqu’en haut des montagnes sculptant de magnifiques édifices) travailler avec son buffle …

Image intemporelle saisie par Laurette et par nous tous, qui ravit encore notre mémoire et nos carnets, et dont vous ne pouvez que percevoir les vibrations intimes, à travers les couleurs et le trait : vous y ressentez la beauté de la scène, la moiteur de l’atmosphère, l’humidité de la rivière, les efforts de l’homme et de l’animal ...

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