Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'au Portugal, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2020...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 22:20

En remontant le Nil avec Dominique VILLARD …

 
Je vous présente aujourd’hui quelques pages extraites d’un très joli carnet, spontané et vivant, qui nous emmène en Égypte au fil du fleuve bleu, à la rencontre d’une histoire fantastique, de paysages mythiques, d’un peuple passionnant et de la petite équipe du bateau …

Découvrez ce carnet en entier, en cliquant ici !













 

 

 

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 21:19
Philippe compose et interprète, Tsylia et Loïs peignent !

Je vous présente un auteur interprète et sa petite famille d’artistes : personnalités attachantes, sensibilité et poésie à fleur de peau …
Ils font partie des surprises chaleureuses et rafraîchissantes que nous permettent le web, j’aime beaucoup ce qu’ils font .

.

À propos d’aquarelle, découvrez les peintures de Tsylia (8 ans) sur musique et chanson de Philippe, son papa . Écoutez les autres morceaux qu’il a composés et interprète ici .
Quant au petit frère Loïs vous pourrez découvrir ses peintures (avec celles de sa sœur) en cliquant ici .  
 

Philippe nous dit :
« Pour ce qui est des peintures de Tsylia (ma fille) et Loïs (mon fils), pas de problème pour faire un petit article. Pour l'histoire de ces "oeuvres" voila comment tout à commencé : Tsylia avait quatre ans et m'a présenté sa première peinture. J'ai trouvé dans cette peinture ce que les adultes, à mon sens, cherchent à retrouver dans leur vie d'artiste. Tsylia peignait tout simplement "à l'instinct", sans se poser de questions. Alors, je lui ai demandé de me faire une autre peinture, puis une autre, etc. Et plutôt que de les classer, sans suite, j'ai conservé soigneusement ces réalisations. J'ai fait de même avec son frère de trois ans son cadet. Aujourd'hui leur rythme de production picturale à singulièrement baissé mais je ne doute pas qu'ils rechercheront, plus tard, à «recapter» la substantifique moelle de la créativité.
Je pense que les parents qui n'ont pas pensé à regrouper les peintures de leur(s) enfant(s) n'ont pas réalisé combien l'enfance est dépolluée de tout acquis .
Ce qui était surtout étonnant, à mes yeux de père, était que Tsylia et Loïs n'ont jamais dessiné de bonhommes comme les enfants savent les faire. Ils se sont toujours sentis à l'aise dans l'art abstrait. Un peu comme si la représentation du monde ne pouvait passer que par cette forme.
Voilà ce que je pouvais dire sur cette série de peintures qui, j'en suis certain, n'est pas terminée. Elle montrera l'évolution du trait au fil du temps.
En ce qui concerne les chansons que je mets en ligne, malheureusement, je ne trouve pas le temps d'enregistrer celles qui sont prêtes à mettre en boîte (j'en ai quelques dizaines qui dorment au fond d'un tiroir).
Je dois m'y remettre … »

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 20:20

Le carnet d’Écosse de Nicole HUBIN

 


C’est toujours pour moi un très grand plaisir de découvrir vos carnets lorsque vous m’en faites part, à plus forte raison si j’ai pu un jour vous accompagner dans l’apprentissage de votre autonomie et de votre expression !

 

Avec celui de Nicole nous partons en Écosse pour une très personnelle découverte du pays de l’eau :

 

En cliquant sur son carnet vous partirez au gré des couleurs, des lumières et des atmosphères de ce joli pays, en voyage avec elle : agréable voyage au pays de l’eau ! (vous pourrez aussi le consulter en grand format en cliquant ici)

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 09:10

Partez avec Martine CHANTEREAU au Pays Dogon


Vous souvenez-vous de notre amie Martine CHANTEREAU ?

Elle animera du 6 au 14 décembre prochain un stage « carnet de voyage » au Pays Dogon, l’un des plus beaux visages du Mali .

Diversité des cultures, des ethnies et des paysages y seront abordés à travers un itinéraire adapté pour alterner découverte, marche et dessin .

Si l’aventure vous tente découvrez détails et conditions pratiques sur le site d’Atalante : http://www.atalante.fr/fiche?18278

 

Quant à nous,  le compte à rebours pour le départ de notre carnet de voyage en Chine a commencé, nous allons vivre une autre magnifique aventure picturale et humaine à la rencontre du Yunnan intime et de ses groupes ethniques qui ont conservé l’immense richesse de leur patrimoine culturel, pendant plusieurs semaines à travers près de 6000 km de paysages des plus variés, du Tibet jusqu’à la frontière Vietnamienne (stage complet, pour les carnets de voyages à venir reportez-vous aux programmes ci-dessous) …

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 13:55

De la civilisation des Treilles à notre réalité …


       Où en suis-je déjà ?

  … Ah oui, dans l’extraordinaire grotte de la tribu des Revénols !

Envoûté par ces indigènes qui m’accueillent, sont en apparence si différents, et pourtant nous ressemblent tant . Un témoignage bouleversant d’humanité en marche . Une vaste et inexorable ascension, venue à travers eux depuis le fond des âges s’ancrer au coeur de nos entrailles, c’est bien cela que je ressens . Soudain, sans l’avoir vu arriver en face du vaste porche de roche compacte, le soleil entre dans la cavité, s’empare de l’abri, enveloppe toute chose, tout être, et je suis inondé de lumière jusqu’à l’éblouissement, je n’arrive plus à voir où je suis, je perds tout repaire, aveuglé, étourdi, balayé par un vertigineux tourbillon d’énergie qui me projette au sol .


Soleil levant sur le causse

(détail Aquarelle Alain MARC)  


    Je me cogne violemment et suis en train de perdre conscience lorsque je perçois le chant d’un oiseau, d’une étrange pureté, sublime sensation des bruits de la nature qui pénètrent mon esprit avant même que j’ai pu rouvrir les yeux …

    Ma première réaction en les ouvrant est de détourner mon regard de cette lumière qui m’aveugle et de m’apercevoir que je suis dans mon duvet !

    Ainsi donc ce n’était qu’un rêve, et c’est bien le soleil qui m’éveille : je suis toujours dans mon abri rupestre en haut des falaises, mais je reviens d’un incroyable voyage dans le temps …


Le soleil qui m’a réveillé entrant dans ma grotte suspendue .

(Photo Alain MARC)  


    Si je vous ai fait partager cette expérience, c’est que par delà sa portée symbolique, elle démontre combien, par la force du rêve, le «voyage» est possible à chacun de nous .

    Car tout voyage commence par un rêve, par le désir de se projeter dans un «ailleurs» apte à nous nourrir d’un renouvellement de notre être qui s'affirme par la projection de notre regard sur d’autres horizons, d’autres espaces, d’autres accomplissements . Il suffit de le vouloir de tout son cœur, de toute son âme . Les chemins nouveaux sont aussi vecteurs de joie de vivre, d’enthousiasme d’entreprendre, et de capacité à transformer toute chose, toute idée, en opportunité de réussir, d’innover, de liberté d’être, d’aimer et de construire même avec des moyens très réduits, quel que soit le rêve que nous portons en nous .    Quel que soit le «voyage» auquel nous aspirons . Tout est dans la force de l’esprit et dans notre aptitude à la transmettre autour de nous, à la partager et à l’amplifier avec autrui .

 

 

Ce que je ne vous avais pas dit, c’est que la grotte traverse la falaise, et que la vue du deuxième balcon de mon «logis en plein ciel» était aussi belle que depuis le premier … (Aquarelle extraite du carnet «Aven Noir, carnet d’exploration» d’Alain MARC ) 

   C’est pour cela que vous avez été nombreux à me suivre avec autant d’enthousiasme dans cette expérience qui m’a réellement emmené plusieurs jours loin de chez moi . Pas «loin» géographiquement, certes, (à peine plus d’une heure de voiture pour le point de départ de ma «randonnée») mais loin, très loin dans le pays de l’imaginaire, du rêve et de la poésie qui font aussi partie des frontières de l’absolu .


 

La même vue, vertigineuse et infinie, depuis la «terrasse» d’accès à ma grotte . Les deux petits points au milieu des brumes sont des hirondelles de rocher qui chassaient au ras des falaises jusqu’à me frôler le visage parfois . Ici les animaux n’ont pas peur de l’homme, et si on sait se fondre dans la nature, la respecter avec humilité, entrer en connivence avec elle, se faire oublier, elle nous offre alors de sublimes et émouvants cadeaux … (Photo Alain MARC)


    Bien sur l’aquarelle, le croquis, y ont contribués, car ce sont des supports qui permettent avec peu de moyens et une certaine «facilité» de matérialiser ces éléments, aussi insaisissables qu’ils soient .

    Dans cet article, je tiens aussi à démontrer que le réel peut se décliner, se vivre et se traduire dans de nombreux niveaux de perception .

    Je vous reparlerai de la façon dont je conçois tout cela plus tard, mais pour l’instant, voici quelques «clés» sur la façon concrète dont j’ai réalisé cette expérience :

 

    - 1) le but : il était pour moi à travers des repérages destinés à compléter ma connaissance des gorges, canyons et grands causses qui entourent l’Aven Noir, d’y réaliser quelques aquarelles destinées à en illustrer les extérieurs (pour mon fameux carnet d’exploration, toutes les aquarelles publiées dans ces 2 articles en font partie), dans de véritables conditions de découverte . Car c’est en sortant des sentiers battus qu’on peut apercevoir ce qui est à la fois rare et beau .

    Il fallait donc que je sois le moins possible tributaire des routes, chemins et sentiers qui sillonnent la région . Heureusement qu’elle est restée relativement authentique, peu peuplée et suffisamment isolée pour pouvoir réussir un tel projet . La nature y est grandiose et étonnamment sauvage .

    Hors je vous assure que si vous partez en réelle autonomie depuis le fond des gorges (Jonte ou Dourbie), gravissez les quatre à cinq cent mètres de dénivelé qui le séparent du plateau, puis le traversez avec ses ravins et dépressions pour vous rendre jusqu’à ses confins face au Causse Bégon et aux pentes du Mont Aigoual, vous en aurez pour quelques jours !


 


Le cours de la Dourbie, point de départ de mon voyage, tantôt calme dans les «planiols», tantôt tumultueux dans les rapides, est un idyllique havre de paix . Malheureusement, la surfréquentation touristique qui ne tient aucun compte des équilibres naturels fait fuir castors, loutres, oiseaux nicheurs des berges et autres animaux craintifs de plus en plus loin, jusqu’à les faire disparaître en de nombreux endroits . …Quand je pense aux précautions que je prends pour ne troubler aucun espace naturel, je me sens très triste et impuissant devant tant de destruction, même si je comprends le besoin bien légitime de baignades insouciantes et du camping sauvage non raisonné, inconscient de ses conséquences sur l’environnement au plus chaud de l’été … (Aquarelle extraite du carnet «Aven Noir, carnet d’exploration» d’Alain MARC )


 

Il faut dire que les gorges sont superbes et que leur cadre grandiose, leur lumière, leur parfum de senteurs sauvages méditerranéennes, leur fraîcheur en été, ont depuis toujours attiré l’homme pour y vivre et y développer ses activités … (Aquarelle directe - sans dessin préalable - extraite du carnet «Aven Noir, carnet d’exploration» d’Alain MARC )  


 

Mais les milieux naturels en sont pour moi la priorité, ils en sont même le principal trésor qu’il faut à tout prix préserver : car si certaines espèces migratrices venant des pays chauds comme le loriot continuent de se fondre à la cime de la ripisylve, d’autres tels le guêpier d’Europe ne font plus que passer pour aller nicher dans des berges plus sauvages en amont ou vers les vallées de la Jonte et du Tarn … (Aquarelle extraite du carnet «Aven Noir, carnet d’exploration» d’Alain MARC )

 


Écoutez cet enregistrement du chant des oiseaux que j’avais fait près d’un rapide de la Dourbie un matin du début de l’été, vous comprendrez combien on peut s’imaginer, en fermant les yeux et en se laissant porter par un tel environnement sonore, être dans une lointaine, très lointaine contrée !


 


Ciel étoilé et nébuleuses au dessus des gorges et du Causse Noir une nuit d’été : rêves d’infini illuminant nos yeux … (Aquarelle extraite du carnet «Aven Noir, carnet d’exploration» d’Alain MARC )

 


L’enregistrement sonore qui va avec . Je l’ai réalisé presque au même endroit que le précédent, il y a une semaine à peine, à quatre heures trente du matin… La constellation d’Orion était juste dans l’axe de la vallée, fermez encore les yeux et écoutez, vous entendrez la nuit vous envelopper de ses ailes de velours ! (C’est le chant des grillons d’Italie et de la chouette hulotte qui se mêlent à l’eau coulant sur les galets de la Dourbie) .


    - 2) la civilisation des Treilles : j’avais aussi en partant, un autre projet (toujours dans le même but d’enrichir mon carnet) : retrouver quelques grottes où le groupe néolithique des Treilles avait vécu et même déposé les sépultures de ses morts .   J’en connais déjà quelques unes, mais pas sur le secteur que je voulais visiter . (-     Peut-être un jour, dans l’Aven Noir ou ses ramifications, découvrirons-nous également des vestiges de cette civilisation ?) … Il fallait que je «m’ imprègne» de leur «mémoire» pour mieux parler d’eux et de cette éventualité !

    La civilisation des Treilles a réellement existé dans les Grands Causses du Néolithique final au Chalcolithique (ainsi nommée par différents préhistoriens, particulièrement G. Constantini qui en a étudié les principaux éléments culturels à partir de la grotte éponyme des Treilles située dans la commune aveyronnaise de Saint-Jean et Saint-Paul) .

    Quant à la tribu des «Revénols», je l’ai «nommée» ainsi car la grotte où je l’ai rencontrée dans mon rêve (c’était bien le 26 août mais sans doute …2009 avant notre ère !), se situe sur la commune de Revens, à la limite du Gard et de l’Aveyron


 


L’un des nombreux mégalithes que l’on peut attribuer au groupe des Treilles . Il y en a beaucoup sur le Causse Noir, et certains endroits à leur proximité dégagent réellement une énorme charge émotionnelle : - quel était leur rôle exact ? Je consacrerai plus tard différents articles à une civilisation apparentée (ou du même groupe ?) qui a donnée à un causse voisin une dimension complètement mystique, particulièrement troublante, mystérieuse, envoûtante, où le culte de la féminité (à travers la «déesse mère» ?) parait omniprésent … (Croquis extrait du carnet «Aven Noir, carnet d’exploration» d’Alain MARC )

 

Les spécialistes attribuent les statues menhirs du Rouergue et Grands Causses à la civilisation du groupe des Treilles . Elles sont particulièrement émouvantes et troublantes elles aussi . Allez les voir au musée Fenaille de Rodez où elles sont merveilleusement présentées : vous en serez bouleversés, d’autant plus que c’est ici la plus belles collections au monde de ce type de mégalithe ! (Croquis extrait de la page 198 du livre «Aveyron, Carnet de routes» d’Alain MARC paru aux Éditions du Rouergue)  


    - 3) Le rêve : je ne vous ai jamais parlé de mes rêves, encore moins de mes rêves «visionnaires» ou prémonitoires . Seuls quelques proches ou amis intimes savent que cela m’arrive parfois, je veux bien passer pour un rêveur, mais pas pour un … illuminé (je préfère l'être par le soleil) ! Maintenant peu importe ce qu’on pensera de moi … Cependant ils m’ont souvent permis de vivre des moments complètement magiques, grâce à l’aquarelle et au dessin qui m’ont aidés à les mémoriser et surtout à en reproduire les images les plus caractéristiques dans l’immédiateté de l’éveil (je me lève parfois la nuit pour prendre des notes et dessiner, peindre, lorsque l’un d’eux le nécessite, avant de me rendormir) . J’ai ainsi pu «visualiser» des lieux que je ne connaissais absolument pas où je me suis rendu des années plus tard, ou rencontrer des gens que je retrouvais dans d’autres rêves régulièrement .

    Il faut dire que j’ai un temps suivi certains préceptes rapportés des indiens Yaqui par Carlos Castaneda (le fameux anthropologue si logiquement controversé), indiens dont les chamans ont le pouvoir d’agir à l’intérieur du rêve lui-même, et j’ai pu constater que pour moi «ça marche», au moins partiellement, je dirai même «jusqu’à un certain point» !

    Alors pas étonnant que je sois aussi sensible à «la mémoire des lieux» et que je puisse me souvenir ici de certaines images de ce rêve / voyage «préhistorique», même si dans le cas des aquarelles le concernant j’ai vérifié que mes dessins soient à peu près en conformité avec les objets de fouilles exposés dans différents musées régionaux (le reste est pure imagination, sauf peut-être les tatouages ou peintures corporelles bien visibles sur certaines statues menhirs attribuées à cette civilisation) !


 


La vaste grotte hématite de mon rêve où s’abritaient temporairement des tribus du Groupe des Treilles . Une grotte voisine, plus difficile d’accès en falaise a servi de grotte sépulcrale à la phase finale du Chalcolithique, et a livré comme celle-ci d’intéressants témoignages sur la vie des homme et des femmes qui les fréquentaient . (Photo Alain MARC)

 

    - 4) les aquarelles : hormis celles dont je viens de parler, elles correspondent à ce que j’ai vu et vécu dans les Gorges de la Dourbie et sur le Causse Noir . L’abri dans la falaise, la grande grotte des «Revénols», les hautes falaises, la rivière encaissée, les oiseaux multicolores de mes aquarelles (loriot et guêpier) existent réellement . J’en dessine aussi des différents dans mon carnet d’exploration de l’Aven Noir, avec d’autres animaux superbes qui vivent dans son environnement (insectes rares, papillons, mammifères peu communs, etc.) .


 

 

 

Les papillons et fleurs rares support de rêves et de beauté : ceux du site et la flore associée seront aussi pour la plupart dans mon carnet . L’hespérie de la Houque comme l’ascalaphe ne cessent de me fasciner, quant au Sylvain azuré, qui parait triste et sombre sur le dos de ses ailes, il se pare d’un bleu profond et soyeux si on l’observe sous les reflets du soleil . La face antérieure est colorée d’un bel orange cuivré . On le trouve sur le pourtour méditerranéen et du centre de l’Europe à l’ouest de l’Asie, jusqu’en Iran, Syrie, Caucase ; avec les modifications climatiques actuelles il a tendance à remonter vers le nord . (Aquarelle extraite du carnet «Aven Noir, carnet d’exploration» d’Alain MARC)


    En conclusion, «rêvez» votre réalité en la transcendant et «réalisez» vos rêves en les projetant dans la réalité, vous verrez alors le monde changer autour de vous parce que vous serez vous-mêmes en train de vous transformer …

    Et ce n’est pas qu’utopie : pour le seul secteur de l’Aven Noir, sans l’inspiration insensée et l’opiniâtreté du découvreur de ses nouveaux réseaux (R. Pélissier pour ne pas le nommer, à l’origine des demandes de classement du site par les collectivités locales auprès des DIREN Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon), le site ne serait pas en train de se valoriser comme il est en train de le faire (lignes électriques enterrées, architecture sauvegardée, protection des espaces naturels renforcée, voies de communication améliorées, tourisme mieux encadré, etc.) …

    Voilà pour la civilisation des Treilles, et sa rencontre féerique entre rêve et réalité … 

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 23:09

… À la rencontre de la civilisation des Treilles .

 
        Des semaines que nous n’aviez aucune nouvelle : c’est que j’étais loin de tout !

        Même le téléphone a un jour fini par ne plus passer .

       Aller à la rencontre d’une civilisation lointaine, comme cela, sac au dos (qui plus est, lourdement chargé par de l’eau et des vivres pour quelques jours) avec pour seuls repaires les documents de quelques spécialistes, je savais que ce ne serait pas si simple que cela …

      Je me raccrochais dès le départ à l’espoir de ramener quelques aquarelles singulières . En voici quelques-unes extraites de mon carnet, et le récit très succinct de cette aventure .


       Je passe sur le début du voyage et l’approche dans une profonde vallée où j’étais déjà allé en repérages plusieurs fois depuis quelques années, encore plus mystérieuse quand se dissipent les brumes et que le soleil dégage les falaises et les hauts plateaux qu’elles défendent . 


 

Tout en bas, ce ne sont pas tellement les rapides qui empêchent l’explorateur d’accéder aux plus bas étages des terrasses envahies de la végétation montant à l’assaut du plateau : ce sont ces falaises surplombantes particulièrement difficiles à franchir, et il faut parfois faire de grands détours pour trouver leurs points de faiblesse ! Mais l’ambiance grandiose des gorges, le bruit de l’eau, les senteurs d’essences innombrables, les chants d’oiseaux, font oublier la fatigue et les difficultés du parcours . (Aquarelle Alain MARC)

 


 

 Les oiseaux, justement : j’en ai dessiné deux, dans leur plumage aux éclatantes couleurs, mais nombreux sont ceux aux livrées multicolores qui chantent et volent au fond de la vallée, tandis que de grands vautours aux ailes sombres comme la nuit tournoient en silence au dessus des plateaux … (Aquarelle Alain MARC)


La suite, c’est la montée vers le plateau et la recherche des indices de la civilisation des Treilles … 


 

Là-haut tout change par rapport à la vallée : paysage de steppes arides, brûlées par le soleil, mais plusieurs éléments ne trompent pas : je suis bien sur le territoire de l’un des groupes des Treilles ! (Aquarelle Alain MARC) 

 


Cependant, nulle âme qui vive . Je continue donc mon chemin droit devant, bivouaquant là où je me trouve lorsque la nuit tombe . (Photo Alain MARC) 


 

Ainsi les jours passent jusqu’à ce que j’arrive de l’autre côté du vaste plateau en bordure d’une nouvelle falaise dominant un très profond ravin . J’y découvre d’étranges vasques remplies d’eau taillées dans le rocher, mais nul passage pour descendre dans le canyon . (Photo Alain MARC)


 

Ce soir-là l’orage monte à l’horizon, le soleil va se coucher, et je dois rapidement chercher un abri pour la nuit … (Photo Alain MARC)

 

 

C’est alors que je remarque à quelques mètres en dessous du bord de la falaise, juste un peu plus loin, l’entrée d’une cavité protégée d’une murette, en vertigineux balcon au dessus du vide !

Elle me parait accessible en désescalade, et quelques minutes plus tard, je deviens le nouveau propriétaire des lieux … (Aquarelle Alain MARC)


 

La vue de mon balcon sur les falaises avoisinantes est extraordinaire ! L’ombre bleue du crépuscule monte à l’assaut des derniers lambeaux de soleil, l’orage à l’horizon ne cesse de rougeoyer, et j’installe mon bivouac pour la nuit . En préparant mon repas du soir, je savoure le confort et la sécurité de l'endroit : aucune humidité, un sol parfaitement plat, j’oublie tout le reste du monde … (Aquarelle Alain MARC)



Ma nuit est bercée par des chant de criquets ou de grillons aux mélodieuses sonorités venant du plateau et montant de la vallée . On entend régulièrement le cri de quelque chouette et plus proche, d’un hibou à la voix grave et assourdie . Le front d’orage a disparu . Je m’éveille vers 4 h 30 du matin pour regarder le ciel depuis le fond de mon duvet à travers l’entrée de mon abri : la constellation d’Orion illumine la voûte céleste juste au dessus du muret de pierres sèches : le spectacle, magnifique, est d’une immense poésie ! Je me rendors comblé par autant de beauté … (Photo Alain MARC)



Le soleil est déjà haut quand je me réveille en sursaut : ce n’est pas lui qui m’a tiré de mon sommeil, mais d’étranges bruits qui montent des falaises en dessous de mon abri . On entend des voix d’enfants et d’adultes mêlées, et une odeur de fumée arrive jusqu’à moi . Je m’habille précipitamment et décide de descendre vers eux . - Serait-ce une tribu du groupe des Treilles au dessus de laquelle j’ai dormi ? (Photo Alain MARC)

 

       C’est plusieurs heures plus tard que la réponse m’est donnée . J’ai réussi à me frayer un chemin dans l’épaisse végétation d’une ravine plus à l’est . J’ai été vers eux en n’en menant pas large sur mon sort, mais je sais que les groupes des Treilles de ce côté-ci, ne sont pas agressifs et cultivent les échanges avec les étrangers . C’est dans une vaste caverne, que je ne voyais pas depuis mon logis, que le groupe est installé .  Cette communauté élève un petit troupeau de brebis et de chèvres dans un enclos en terrasse protégé par le vaste porche de calcaire rouge dominant l’entrée …             

         Je suis bien accueilli . Les heures que je passe avec eux sont inouïes .  Il s’agit de la tribu des Revénols, l’une des plus pacifique qui soit . Ils sont de petite taille, (autour d’un mètre cinquante pour la plupart d’entre eux), semblent très robustes, la tête paraissant légèrement allongée aux chevelures tressées rousses et blondes (parfois châtain ou brunes), les femmes y sont très belles, avec de superbes parures, et leur mode de vie comme parfaitement bien organisé, les taches se répartissant entre les différents individus du groupe . Leurs peintures corporelles utilisent l’hématite et l’ocre autant que l’argile jaune et la poudre de dolomie . Je suis ébahi par leur ingéniosité : ils ont creusé et aménagé de petits bassins dans les endroits humides de la grotte pour recueillir l’eau suintant de la voûte !

        Ils excellent dans l’art des céramiques, du tissage et de la vannerie .            Leurs armes de chasse sont surtout constituées de beaux poignards de silex à dos poli, d’arcs, de flèches et de javelots aux pointes de chaille foliacées et pédonculées, et leurs haches polies de dure pierre verdâtre et noire sont solidement fixées sur des gaines de bois de cervidés . On dirait qu’ils ne disposent que de très peu d’outils, éléments de parures ou d’armes de métal plus élaborés . Ils cuisent une sorte de pain fait de céréales broyées grâce à des meules de grés, et de grandes nasses d’osier appuyées le long des parois laissent deviner que leur talent de pêcheurs ajoute du poisson à la variété de leurs menus …

          Je pourrais vous parler longtemps de la tribu des Revénols . Elle est caractéristique de la civilisation des Treilles pour laquelle je suis venu ici …      Mais je préfère vous confier les deux pages qui suivent retirées de mon carnet .

          Je reviendrai dans le prochain article sur cette étrange aventure, je vous en donnerai les clés .

          En attendant je vous laisse avec ces souvenirs qui ne sont que quelques notes sur des bouts de papier, mais qui n’ont été possibles que par le plaisir de peindre pour ne rien oublier …


 

Il m’aurait fallu un carnet tout entier et beaucoup plus de temps pour tout bien noter . Mais j’ai pris ce qui me frappait le plus et était le plus à ma portée : ici quelques objets de parures et l’une de celles qui les portait ..(Croquis Alain MARC)  

 

Un autre coin de cette page avec ce qui m'a beaucoup étonné : une sorte de baudrier en lanières de cuir tressé, généralement porté par les hommes (ici c’était une jeune femme qui le portait) au devant duquel était fixé un étui contenant un objet que j‘ai pris pour un poignard, mais qui pouvait aussi être une pendeloque ou une amulette de grosse taille, je ne saurai jamais . (Croquis Alain MARC)

 

Une partie du groupe à ses occupations quotidiennes tels que je l'ai rencontré . Les enfants s’étaient cachés . Une femme un peu à l’écart serre contre elle un bébé . (Aquarelle Alain MARC)

 
 Détail de l'aquarelle précédente . (Aquarelle Alain MARC)

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 12:00
L’Alsace d’Anne Bronner

        Le dernier livre d’Anne «L’Alsace au bout de mon pinceau» vient de paraître aux Petites Vagues Éditions !


    Si vous aimez la façon très personnelle et si poétique avec laquelle Anne Bronner aborde le monde à travers ses carnets de voyages, découvrez «L’Alsace au bout de mon pinceau», son dernier livre plein de fraîcheur et de spontanéité, une très personnelle et vivante vision de l'Alsace .
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    En attendant suivez les publications de son blog, il est lui aussi charmant, plein de poésie et de créativité !

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 13:57

L’esprit «vacances» en aquarelle …

 

Il est directement lié au plaisir de peindre dont je parlais dans le dernier billet !

Accessible à toutes et tous je vous l’assure : s’il en fallait une preuve de plus je prendrais en exemple ces deux belles journées de soleil, de lumière et de ciel bleu, que nous venons de vivre en nord Aveyron .

Une parenthèse de bonheur, de complicité picturale, de découverte pour les nouveaux venus, où toutes les couleurs d’Aubrac et de Viadène réunies se sont mélangées dans nos palettes pour faire naître dans nos carnets ces instants précieux à travers lesquels le temps s’est arrêté .



À
l’endroit même où nous étions en train de «tester» le site il y a 3 jours avec Pierre : le petit groupe fait connaissance autour du premier sujet de la journée … Il va faire beau, chaud, très chaud même, l’esprit du groupe est à la gaîté, l’ambiance est donnée ! (Photo Alain MARC)


Si, si je vous l’assure : - ah, si vous aviez vu combien tout le monde se retrouvait en fin de journée sans avoir vu le temps passer !

Le but n’était pas de réaliser un chef d’œuvre, ni une de ces aquarelles dont elle va à coup sur prouver de façon incontestable et définitive votre talent, votre supériorité ou votre maîtrise en la matière (il faut de toute façon un peu plus de temps pour cela) : le but était tout simplement en apprenant à produire quelque chose «d’honorable» (c’est déjà bien de concevoir quelque chose «d’honorable»), de découvrir, de partager, et de profiter pleinement de ces précieux moments picturaux qui mis bout à bout font le bonheur des plus simples carnets de route, parce qu’ils sont en définitive bien plus beaux que les petits joyaux de mémoire illuminant ce carnet .




Qu’il (elle) soit confirmé (e) ou débutant (e) chaque participant (e) a pu réaliser d’emblée des aquarelles et croquis très intéressants : j’aurais pu les photographier tous tant j’étais content de voir les résultats obtenus, car chacune, chacun, a fait de belles choses, j’en suis vraiment très heureux .

Je reste persuadé que c’est peindre avec plaisir et bien guidé sans trop se compliquer la vie qui donne de tels résultats … Si je choisis quelques-unes des aquarelles de Thu TIET pour illustrer cet article, c’est sans doute parce qu’elle représente bien la moyenne de ce qui a été réalisé en initation, parce qu’il lui a fallu un certain courage (ne me connaissant pas) pour être venue seule de Paris spécialement pour ces deux simples journées, et puis (comme pour plusieurs autres) parce qu’elle se «jetait à l’eau de l’aquarelle» véritablement sur de tels motifs pour la première fois : son «Église de Bez-Bédène» est aussi lumineuse et gaie que l’était cette journée et pour un premier essai c’est un vrai bon résultat ! (Aquarelle Thu TIET)

 

Les joyaux de mémoire illuminant le carnet : ils sont une fête, une jubilation secrète, presque indescriptible ; le bruit du vent dans les branches, celui de l’eau sur les rochers, la cristalline sonorité de la cloche égrenant les heures du village, des cris d’enfants jouant ailleurs dans la nature, des martinets criant au dessus de nos têtes quand le soleil décline, l’odeur des chaumes, des bruyères et des fougères, celle du suint de la laine des brebis, qui monte depuis les pentes en dessous, ou plus lointaine encore mais aussi colorée dans nos narines que la robe fauve des vaches qui paissent un peu plus loin, celle d’un troupeau d’Aubrac à contre jour dans la lumière qui inonde tout …

- Et encore, si vous saviez tout ce que je n’évoque pas ?




Dans la chaleur du milieu de journée notre randonnée nous emmène jusqu’au bord du torrent, où après un convivial pique-nique chacun va pouvoir s’essayer dans la fraîcheur du sous-bois au jeu subtil de l’ombre et de la lumière jouant au dessus de l’eau … (Photo Alain MARC)


Hors, cela n’a pas de prix .

Et le bonheur de le partager ensemble encore plus .

Les vacances sont ce moment de liberté où le monde, (à travers l’univers qui nous entoure), nous est entièrement disponible .

Le découvrir (ou le redécouvrir) à travers notre regard de peintres, d’artistes amateurs (est amateur toute personne qui «aime» tout simplement, - donc je suis moi-même «amateur», bien sur ! -) est un luxe devenu rare pour qui a perdu le sens de cette simplicité picturale que j’aime transmettre et essaie de partager avec vous …




Parmi les exercices abordés dans le sous-bois, celui de l’aquarelle appliquée à ces jeux de lumière sur les rochers et la verdure m’a permis d’expliquer de la façon la plus simplifiée possible comment se jouer à notre tour des difficultés du motif, tout en réalisant une petite aquarelle, qui pour autant qu’elle soit objet pédagogique, n’en devait pas moins être produit de la jubilation de l’instant . Il y avait possibilité de l’interpréter de manière formelle (comme je l’ai fait) ou de bien plus libre façon, ce que j’ai également expliqué … («Rochers à contre-jour» - «Aquarelle de démo» -, Alain MARC)

 



Et voilà l’aquarelle de Thu : aussi étonnante et belle que celles du reste de la petite troupe (… on voit au fond la passerelle enjambant le torrent synthétisée à souhait pour qu’il n’en reste que la poésie) !

Elle prouve combien la réappropriation du sujet et son interprétation selon la personnalité de son auteur peuvent s’affranchir du motif de démonstration, la démonstration n’étant là que pour donner des clés et des explications techniques, pour apporter des réponses aux questionnements bien légitimes du pratiquant, son expression personnelle bénéficiant de toute la liberté à laquelle je suis si attaché, (qui n’est rien d’autre que la naissance d’un «style» d’écriture picturale, même si ce n’est que la deuxième aquarelle de ce type réalisée pour la première fois sur le motif) . (Aquarelle Thu TIET)

 

Le plaisir de peindre dans la jubilation de l’instant … Cela ne veux pas dire que vous allez peindre n’importe quoi, n’importe comment : - vous vous donnerez les moyens de faire en sorte que ce luxe soit le reflet de votre expression (donc d’une importante partie de votre être) tant dans le fond que dans la forme en connivence avec ce reflet du monde que vous aurez saisi et fait vôtre à travers ces coups de crayon, ces quelques couleurs et ce support de papier, dont on verra à la fin que c’est une véritable aquarelle (et en cela à travers nos moments communs de peinture, partager avec vous mon expérience à la fois technique et créative aura ici pris tout son sens) !




Parmi les «temps forts» de ces deux journées de randonnée aquarelle, ceux des «croix d’Orlhaguet» nous ont ouverts la connaissance d’un étonnant patrimoine où tout en nous faisant cheminer dans une campagne restée pure et authentique, nous ont permis d’illustrer nos pages de carnet de splendides croix de pierre sculptée . De granite, schiste, basalte ou grès elles ont traversées les siècle (pour la plupart datant de la fin du 15ème et du 16ème siècle), constituant une véritable richesse pour les petits bourgs d’ Orlhaguet et de Mels en Viadène où nous avons passé autant d’agréables moments … (Photo Alain MARC)

 



… Une charrette fleurie comme on en trouve tant dans nos villages : celle-ci n’allait pas nous échapper, car elle était le sujet idéal pour se défaire de la tyrannie du détail qui tue la fraîcheur de l’âme ! (Photo Alain MARC)


Ainsi, de ces deux journées 2009 de «randonnée-aquarelle» liées au Festival de la Randonnée Pleine Nature d’Espalion, il reste une magnifique gerbe de souvenirs aussi colorée que les fleurs des champs !

Pas étonnant : dans un pays qui vous permet de poser un pied aux marches de l’Auvergne, l’autre en terre rouergate avec le regard tourné vers la Méditerranée, on ne peut que le ramener dans sa besace et sur les pages de son carnet, cet esprit «vacances» de l’aquarelle !




Ici, les fleurs sont redevenues «sauvages», et la petite charrette dans le contre-jour de la fin d’après-midi nous raconte tellement d’histoires de retour des champs et de départs pour les foires d’antan, qu’on croirait entendre le souffle des bœuf qui la tiraient mêlé à des chansons joyeuses et à des rires d’enfants … («Charrette fleurie», Aquarelle Thu TIET)

 

Comme j’ai pris l’habitude de vous retrouver à travers ces quelques lignes pour continuer de vous faire part de ces bons moments, comme je vous donne ici même de temps en temps quelques «tuyaux» pour en vivre de votre côté vous-même, comme vous êtes de plus en plus nombreux (et nombreuses !) à venir me rejoindre dans les sessions que j’ai le plaisir d’animer en France et à l’étranger pour vous, je réfléchis en ce moment à vous proposer encore mieux à travers ce blog …

 

Nous verrons prochainement si «l’allègement» de la fréquence des articles que j’y publie me donne plus de disponibilité pour le projet sur lequel je travaille : si celui-ci aboutit, ce sera quelque chose !
Il devrait renforcer l’interactivité entre cet espace web et une réalité de terrain à laquelle vous pourrez mieux participer, que vous veniez me retrouver un jour ou l’autre sur le motif à l’occasion d’un stage aquarelle ou carnet de voyage, ou que vous ne puissiez pas me rejoindre, pour quelle raison que ce soit : ce sera alors moi qui de la sorte viendrai vers vous !

- Alors je vous dis «à bientôt» ?

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 22:37

Prédominance de l’aquarelle «rapide» !


Adorable petit hameau perché au dessus des gorges sauvages de la Selves en nord Aveyron : c’est lui que nous choisissons pour une randonnée aquarelle qui devrait démontrer une fois de plus l’intérêt d’une pratique qui pour tout aussi spontanée qu’elle soit entre au cœur des êtres et des choses sans complications particulières, sans «prise de tête» sans cette quête effrénée du «toujours plus créatif», toujours plus «recherché», toujours plus «original», toujours plus "abouti" !

Que ce soit dans le fond ou dans la forme, mon plus grand bonheur à l’heure actuelle n’est plus "l’aquarelle de tableau", celle qui trônera en multiples versions selon l’expression la plus affirmée de mon style le mieux reconnu aux cimaises d’une galerie ou à celles d’expositions renommées : tout cela il y a belle lurette que je m’en fiche !

Je ne dis pas que je n’y reviendrai pas, car dans ce domaine j’ai «déjà donné» (je regarde parfois avec amusement une petite pile de «diplômes» entassés sur une étagère de garage au même tire que de vieux contrats de galeries) …

Le clocher de Bez Bédène tout inondé de soleil avec quelques coups de pinceau et traits de stylo : un luxe rare que ne connaissent pas certains milliardaires qui auraient «tout vu et sauraient tout» parce qu’ils pourraient tout s’offrir (ils pourraient facilement se payer l‘aquarelle, mais pas forcément le plaisir de la faire ce que vont apprendre ou confirmer tous nos amis de randonnée picturale demain matin) … (Aquarelle Pierre NAVA)

 

Ce qui me comble en ce moment c’est le plaisir de peindre tout simple, tout bête, ce contact avec le monde aussi éphémère que le monde lui-même, loin des ronds de jambes et des courbettes à l’incertaine sincérité, cette odeur d’un instant qui vous pénètre les narines en même temps que les chants d’oiseaux en harmonie avec une lumière qui ne reste qu’un instant mais que j’aurai «éternisée» en même temps que mon émotion sans même y prendre garde si ce n’est qu’elle vous laisse un souvenir impérissable aussi profond que celui d’une semaine de peinture nécessaire pour terminer un «chef d’oeuvre» qui ne sera de toute façon au regard de l’histoire qu’éphémère lui aussi .


Pierre NAVA était avec moi en cette après midi de soleil et de ciel bleu pour préparer nos journées de randonnée et aquarelle de demain et après-demain, ces fameuses journées d’initiation informelles et conviviales du Festival de la randonnée Pleine nature d’Espalion dont je vous ai déjà ici même maintes fois parlé : il pense comme moi !



L’église dans son environnement, en croquis aquarellé toujours par Pierre : - elle n’est pas belle la vie ? … (Aquarelle Pierre NAVA)
 

Reste à partager ce bonheur tout simple, tout fort, tout vrai qui veut dire que peindre vite et simple est autant source de réussite que de se plonger dans une quête qui est sans fin, et qui ne débouche parfois pas toujours sur les espérances mises en elle … Je reviendrai là-dessus plus tard et croyez bien que je défendrai ce point de vue haut et fort, je sais de quoi je parle, il y a au moins 55 ans que je suis dans le bain, du côté de la palette et des pinceaux !

En attendant je vous dis « à bientôt », peignez comme bon vous semble et faites-vous plaisir, pour ma part je sais ce que nous allons partager demain .

Et si vous ne peignez pas rêvez, simplement les yeux fermés ou ouverts et soyez surs que c’est déjà faire de la peinture …

Pour ma part j’étais monté un peu plus haut au dessus du ravin où se perche le village le jour où j’avais réalisé celle-ci une après-midi de mai tout aussi ensoleillée … (Aquarelle Alain MARC extraite du livre «Aveyron, Carnet de routes», Éditions du Rouergue 2005 - 2008)

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 20:56

A WATERCOLOUR PAINTING COURSE WITH ALAIN MARC IN THE FRENCH ALPS, JULY 2009

 

... à l'intention de nos amis anglophones, ce petit résumé du dernier stage des "Hautes Vallées de l'Alpe" par Jane TOMLINSON participante au stage et artiste émérite :

I found this course on the internet and enrolled with hardly any idea of what to expect. After all, an art course with the wrong teacher, however talented an artist he may be, could well turn out to be extremely boring .

On the contrary, Alain is inspiring, witty and has the gift of all good teachers - the ability to explain and demonstrate his art succinctly, clearly and in a lively way, accessible to all .
His talent and enthusiasm jump off his brush at you .
After each demonstration, he set us to work, giving each of us individual, helpful advice on where we were going wrong, as well as plenty of praise fo our good points .

 


En plein travail face à la chapelle de Montvalezan ... (Photo Alain MARC)


Add to this a nice group of people on the course, the magnificent mountain backdrops, a wide variety of subjects to paint - village scenes, waterfalls (sounds hard ... and it is!) and even the 'Tour de France' cycle race to name just a few, and there you have a recipe for anything but boredom .

Now I know why Alain Marc's courses are invariably fully booked from one year's end to the next, and why people keep coming back.
I, for one, will definitely be putting my name down on next year's waiting list. Can't wait to begin again !



La «démo» de cette séance … (Aquarelle Alain MARC)


I found this course on the internet and enrolled with hardly any idea of what to expect. After all, an art course with the wrong teacher, however talented an artist he may be, could well turn out to be extremely boring .

On the contrary, Alain is inspiring, witty and has the gift of all good teachers - the ability to explain and demonstrate his art succinctly, clearly and in a lively way, accessible to all .
His talent and enthusiasm jump off his brush at you .
After each demonstration, he set us to work, giving each of us individual, helpful advice on where we were going wrong, as well as plenty of praise fo our good points .

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