Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Aquarelliste et peintre voyageur
  • Aquarelliste et peintre voyageur
  • : En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
  • Contact

Me joindre, les stages, etc. :

Pour m'écrire, cliquez ici

Pour le calendrier des stages 2020 cliquez ici

Plein de nouveautés vous attendent !

(pour les tarifs et disponibilités me les demander directement en cliquant ici)

-  Les stages "aquarelle" dans l'Hexagone sont ouverts aux débutants et aux pratiquants déjà confirmés souhaitant se perfectionner : ils ont pour but d'apporter efficacité et aisance d'expression à l'aquarelliste de terrain. Nombreux sont les aquarellistes issus de mes stages ou passés s'y perfectionner depuis 4 décennies...
- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'au Portugal, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2020...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

-------------------------------------------------------------------------------------------

Vous aimez ce blog ?

Alors, découvrez le site d'Alain MARC :

width="300"

 

Et abonnez-vous à sa newsletter,

cliquez sur ce bouton :

vous y retrouverez tous les futurs articles publiés ici,

plus complets, plus documentés,

plus riches, dans le respect et

la confidentialité de vos données personnelles !

(Et n’oubliez pas de confirmer dans l'e-mail sui vous sera envoyé pour vérifier votre adresse !)

-----------------------------------------------------

Extraits vidéo d'Aquarelle en Voyage :

 

 

Recherche

Partenaires

Voici où trouver vos meilleurs

produits aquarelle

et carnets de voyages :

aquarelle-bouton-2

N'hésitez pas à les contacter

et à leur commander de ma part,

ce sont de vrais amis qui soutiennent mon travail !

 

Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 08:32

Avant de nous retrouver dans notre périple au Vietnam, voici une petite parenthèse avec l’annonce de deux intéressantes expositions et d’un concours susceptibles de vous intéresser .

… Manière de patienter encore un peu avant de nous rejoindre à Hanoi pour continuer avec notre petit groupe de peintres voyageurs un passionnant carnet de voyage !

 

 

Une affiche qui laisse envisager des personnalités très différentes !

 

 

Partager cet article

Repost0
2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 15:39

Vous êtes passionnés (es) de carnets de voyages?
- Voici donc une nouvelle exposition fort intéressante sur la route des carnets : un carnet inédit, un carnet de reportage qui vient à peine d’être édité et dont vous avez aujourd’hui la primeur avant la presse spécialisée et le grand public grâce à «www.aquarelle-en-voyage.com», son auteur n’étant personne d’autre que Bernadette CAZAL, une talentueuse amie qui ne doit pas vous être inconnue, qui nous accompagne d’ailleurs depuis un bon bout de temps maintenant dans la plupart de nos stages carnets de voyages !
Elle prouve elle aussi s’il en était besoin, avec quelle maîtrise d’expression on peut faire fructifier un talent qui s’était déjà révélé au cours des sessions formatives que j’anime, à travers lesquelles se sont liées nos amitiés, et c’est avec joie que nous avons aujourd’hui plaisir à la suivre, à la retrouver pour chaque nouvel ouvrage qu’elle nous fait partager .
Celui-ci est un voyage inédit à l'intérieur du Lycée Général et Hôtelier de Chamalières, un périple commandé à l'occasion du trentenaire de l'établissement à l'artiste qui, carnet, aquarelles et pinceaux en poche, a visité l'établissement, à la rencontre de chacun .
Livre Bernadette Cazal 2Superbe ouvrage et joli carnet de reportage, où Bernadette avec son style si particulier où la synthèse est ramenée à l’expression même de la vie nous entraîne dans son sillage à la rencontre de l’univers quotidien des lycéens et de leurs classes, dans une sorte de jubilation créative plus percutante qu’une bande dessinée !
Si vous passez par Chamalières n’hésitez pas à aller visiter son exposition qui se déroulera au Lycée du 3 au 23 octobre prochain et si vous êtes là-bas le 5 octobre vous pourrez même lui acheter son carnet en vous le faisant dédicacer dès 18 h où elle le présentera au public et à la presse .
Mais si vous ratez ce rendez-vous et allez à la Biennale les 19, 20, 21 novembre prochain vous pourrez y retrouver Bernadette et ce sera avec plaisir qu’elle vous signera cet ouvrage .
Pour ma part je serai loin cette année de cette Biennale, (vous ne m’y trouverez pas car on ne peut être partout à la fois), vous y découvrirez beaucoup de carnettistes talentueux comme d’habitude, mais commencez votre visite en allant dire bonjour à Bernadette sur son stand !
Quant à elle, fort intéressante la façon dont elle fut amenée à réaliser ce carnet et cette exposition . Elle nous en confie d’ailleurs avec beaucoup de poésie l’aventure  :
«L’exposition «Pépinière d’étoiles» présente les originaux effectués en deux coups de cuiller à pot qui ont servi à faire un carnet de voyage au lycée hôtelier de Chamalières à l’occasion de ses trente ans .
Cela a commencé par une belle histoire : quand elles ont vu mes filets de pêche à la Biennale du Carnet de voyage à Clermont-Ferrand (Bernadette avait décoré son stand avec des filets de pêche lors de la dernière Biennale), Agathe et Myriam, deux jeunes filles du lycée, ont pensé au repas qu’elles devaient préparer sur le thème de la mer le mercredi suivant…
Elles m’ont fait penser à deux belles étoiles de mer et je leur ai prêté ces filets .
Et voilà comment, en venant les récupérer, je me suis retrouvée, mon carnet, mes aquarelles, mon pinceau en poches, à visiter l’établissement, à rencontrer chacun … »
La suite vous la connaissez, c’est-ce joli petit livre et tous les originaux que vous découvrirez à l’exposition !
Livre Bernadette Cazal 1«… Chaud devant !» On s’active aux cuisines . Nos futures étoiles sont sur les charbons ardents, c’est toute leur carrière et sans doute leur vie professionnelle qui se dessine là, dès à présent .
Bernadette elle aussi dessine, elle emprunte à l’aquarelle ce «je ne sais quoi» de merveilleux qui en fait toute la puissance d’expression, et on se retrouve lycéen avec ravissement en parcourant son carnet qui nous renvoie quelques bonnes années en arrière, lorsqu’il fallait crier chacun à notre façon : «- chaud devant !»

Partager cet article

Repost0
25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 19:00

Le stage aquarelle - carnet de voyage se déroulant dans cette belle contrée de Catalogne vient de se terminer .

Nous avons eu la chance d’y vivre une semaine ensoleillée exceptionnelle côté météo, juste avant que la perturbation apportant froidure et pluie sur l’Hexagone ne touche cette région protégée .

Je vous ai déjà parlé de ce stage, unique en son genre puisqu’il se déroule de part et d’autre de la frontière séparant deux pays : la France et l’Espagne, aux intéressantes perspectives pour aller à la rencontre de la culture catalane, expression à part entière de toute l’âme d’un peuple .

 D’un seul regard dans les rues de Collioure ou en flânant sur le port : les couleurs de la Catalogne …

Une façon d’entrer en contact avec d’autres formes de perception que celles qui régissent notre quotidien, un peu comme un prolongement des vacances et de l’été, et une première incursion en Ibérie que nous approfondirons lors de notre voyage de la Route du Califat en avril - mai 2011 sur une terre et une cultures très différentes mais complémentaires, celles d’Andalousie (stage depuis longtemps complet en préinscriptions) .

 La Méditerranée est déjà un voyage, ne serait-ce que parce qu’elle est le berceau de notre civilisation . Peindre ici face à la mer est à la fois aller à la rencontre de racines mythiques ancrées dans notre imaginaire et exalter une source d’inspiration pétrie sans que nous en ayons trop conscience des récits fondateurs qui ont façonné l'imaginaire méditerranéen …

Aquarelle à CadaquèsI

ls survivent dans notre civilisation d'aujourd’hui et nous n’y pensons pas toujours dans d’aussi admirables contrées, mêlant d’une étrange façon leur mémoire ancrée dans l’arc gréco - latin et celle des autres rivages où juifs et musulmans, arabes et berbères ont toute leur place … 

Musiques en hommage à la Catalogne de tous temps aux échos de Méditerranée ...

Barque catalane

Aussi, une simple pochade comme celle-ci n’est pas qu’une petite aquarelle de plus dans notre carnet de voyage : elle est l’expression à travers les symboles qui la matérialisent (barques catalanes, architecture spécifique, végétation particulière où dominent le cyprès, les tamaris, les palmiers, etc.), de sonorités méditerranéennes et d’échos de l’Histoire plongeant notre mémoire dans tout ce qui fut à l’origine de l’identité et de toute la richesse du pays catalan .
C’est donc la suprématie de l’aquarelle sur les autres formes d’expression et de techniques illustratives du carnet de voyage que de pouvoir extraire et traduire d’une telle façon l’âme et l’esprit des êtres et des choses à partir de la réalité perçue du vécu du voyage . 
 

Un stage comme celui là ne peut laisser indifférent : il s’y passe une foule de choses, le vécu de chacun y est plus intense, on peut en revenir changé (e),  et des tas de facteurs additionnés peuvent nous en laisser des goûts très différents …
Dominique VILLARD nous avait quant à elle rejoint en amie (comme Anne-Marie MARY et Pierre NAVA, eux aussi heureux d’être là non plus en stagiaires - ils le furent pendant des années et n’ont plus rien à apprendre aujourd’hui, mais pour le simple plaisir de peindre en notre compagnie, - c’était donc une aubaine pour les autres participants de voir à travers eux ce que peut donner un cursus abouti, et pour moi une véritable richesse de pouvoir apprécier une fois de plus les vertus de l’amitié en leur compagnie …) .
Dominique est catalane, elle vit entre Collioure et Cadaquès (lorsque ses périples ne l’emmènent pas à l’autre bout du monde) : nous étions en quelque sorte ses invités, découvrant son pays en profitant des bonnes adresse qu’elle nous prodiguait avec gentillesse et discrétion, partageant avec elle ce lumineux et chaud soleil qui fait mûrir le bon raisin des vignobles du Collioure et du Bagnouls sur les coteaux en terrasses dominant la mer . Suivons-là à travers son carnet de voyage, réalisé lors de nos séances d’aquarelle, tout autour de chez elle :
 

Divers-photos-pour-articles-2 0001

«Les Armes de la Catalogne, d’or à quatre pals de gueules, sont les armes des comtes de Barcelone, devenues par la suite celles de la couronne d'Aragon : la légende veut que Charles le Chauve, qui, en 870, vient de donner à Guifred le Velu, les comtés d’Urgell et de Cerdagne, lui demande de lui prêter main-forte contre les Normands.
Dans la bataille, Guifred est atteint par une flèche. Le soir, l’empereur franc se rend dans la tente du comte catalan, allongé sur sa couche près de laquelle se trouve son bouclier, un champ d’or vierge de tout décor. Il trempe quatre doigts dans la blessure ouverte de Guifré et trace, d’un geste, les quatre barres rouges donnant ainsi à la Catalogne, ses armoiries d’or à quatre pals de gueules.
Cette légende n'est évidemment pas fondée : l'héraldique n'existe pas au temps de Charles le Chauve, et il n'y a aucune preuve que Guifred le Velu soit allé secourir le roi contre les Normands. On peut remarquer qu'une légende similaire a été utilisée en Écosse pour expliquer l'origine des armes du clan Keith, qui porte d'argent au chef palé d'or et de gueules.
Il existe plusieurs théories sur l’origine des armoiries des comtes de Barcelone, dont la première apparition datée est un sceau du comte Raymond Bérenger IV de 1159 .»
D’autres légendes et hypothèses sont proposées pour l’origine des armoiries sang et or de la Catalogne, mais celle-ci en est la plus répandue . 

Divers-photos-pour-articles-2 0002Belle double page pour ce panoramique, où la notion de synthèse en matière d’illustration permet d’éviter les pièges de la représentation formelle dans laquelle comme bien d’autres, Dominique aurait pu se perdre !

Divers-photos-pour-articles-2 0004En arrivant sur la crête au dessus des vignes et des oliveraies qui s’étagent jusqu’au fort de Saint-Elme au dessus de Collioure, la très ancienne fortification se détache sur le bleu de la mer .
Ainsi se terminait l’excursion picturale de la «route des vignes» qui nous avait accueillie dès les premières esquisses du matin en accédant de virage en virage à un panorama de plus en plus vaste .

Divers-photos-pour-articles-2 0005

Promenade dans les rues de Collioure : tissus catalans, immortelles cueillies sur les murettes bordant des escaliers descendant vers le port, dessins d’une végétation toute méditerranéenne agrémentent les notes du cheminement au cœur de la cité des peintres éclatante de couleurs …

Divers-photos-pour-articles-2 0006

On revient toujours au port … Que ce soit à Collioure ou à Cadaquès nous étions toujours au contact des gens de la mer, et s’il ne reste plus à Collioure que des souvenirs nostalgiques liés à la pêche de l’anchois, Cadaquès vit encore au rythme des petites barques traditionnelles qui partent vers le large lorsque tombe la nuit …

Divers-photos-pour-articles-2 0007

Croquis rapidement exécuté dans la petite crique de la plage Sarenella où le ciel était en train de se voiler, mais où la température franchement estivale nous garantissait un magnifique sursis de beau temps .

Divers-photos-pour-articles-2 0008

Images de voyage : vieilles portes, ceps de vigne, pêcheurs en attente derrière un rocher, évocations végétales, collages de fleurs du pays, donnent un rythme au carnet, prouvant qu’il n’est pas besoin de beaucoup de jours disponibles pour réaliser un carnet vivant et diversifié .  

Divers-photos-pour-articles-2 0009

Indissociables de la sardane les espadrilles catalanes évoquent tout un art de vivre, Dominique ne pouvait pas les oublier dans son carnet, et dans la page suivante elle nous en confie le nom si particulier :

Divers-photos-pour-articles-2 0010

Notre voyage entre Collioure et Cadaquès se termine avec ce carnet de Dominique VILLARD et avec cette aquarelle de l'un des talentueux participants à ce stage :

Barques Cédric POCHON

Il s'agit de barques catalanes réalisées par Cédric POCHON, dont je vous invite à découvrir le carnet de voyage en cliquant ici (pensez à cliquer sur le lien "Cliquez ici si vous souhaitez afficher ce contenu" lorsque vous aurez ouvert la page Flickr de Cédric, pour en visonner le carnet) .

Je reviendrai peut-être un jour revoir ces paysages lumineux et y retrouver des amis (es) comme Dominique, Pierre ou Anne-Marie, mais je n’y amènerai plus un groupe en stage, les morsures du tourisme effréné qui détruit tout le charme de ces petits ports et le mauvais caractère de certains hôteliers en fin de saison ont eu raison de ma patience, de mon enthousiasme et de mes efforts : finie la certitude d’être reçu comme un porte-monnaie et presque avec mépris par certains restaurateurs ou de recommencer à payer 7,40 Euros un café offert à une visiteuse dans notre propre hôtel à Port Llegat, il y a des adresses où je ne vous conseille pas d’aller, à celle-là qui ne m’avait pas été conseillée par Dominique il était un temps où nous y fûmes mieux reçus !!!

Collioure la nuit

De Collioure je préfère ne garder que cette image du petit port la nuit, (lorsqu’il n’y a plus de touristes ni de restaurateurs impolis), et aussi les belles images des carnets de tous mes camarades stagiaires et amis (es) carnettistes de longue date confondus …

Cadaquès

… Et de Cadaquès ce dernier regard vers le vieux village dominant la mer qui nous projette déjà dans l’Andalousie de la Route du Califat et des villages blancs, où je sais que nous serons bien mieux reçus par les commerçants que par ceux qui déshonorent à travers leur attitude revêche et leur manque d’amabilité le légendaire accueil catalan, qu’heureusement quelques hôtels (mais il faut bien les chercher) et des personnes comme Dominique ou Anne-Marie réhabilitent de leur côté si généreusement !

 

Partager cet article

Repost0
23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 20:27

«Je suis en Chine» lui dit un petit garçon émerveillé !

C’est sans doute le plus beau des compliments qu’il lui fut possible de recevoir de la part d’un jeune visiteur s’exprimant avec toute la sincérité et la spontanéité de l’enfance, au sein d’un univers dont elle a traduit la perception née de son voyage au Yunnan par l’expression de son regard .

Dès le départ, ce regard par ses crayons et ses couleurs est devenu carnet, croquis et aquarelles …

Le voyage fut superbe, enthousiasmant, instructif, productif …

Elle a ensuite préparé son exposition, retraçant cette aventure pour la faire partager au plus grand nombre avec passion et acharnement, et son travail est aujourd’hui récompensé comme il le mérite : belle exposition, affluence des visiteurs, échos médiatiques élogieux, succès dans tous les domaines .

Expo Laurette Gevaudan 1 L’impressionnante présentation du carnet de voyage de Laurette GÉVAUDAN lors de son exposition .

Le travail réalisé est aussi important par sa technique, son expression, que par la dimension des pages et leur assemblage : sur le podium rouge le carnet entier grand ouvert aux pages accordéon dépliées, et sur les cimaises les aquarelles isolées …

Peut-être vous souvenez-vous de l’article que j’avais consacré à Laurette il y a quelques semaines ?

Voici donc avec ce nouvel article un écho du résultat obtenu : du concret, l’aboutissement d’une démarche et d’un engagement, d’un travail acharné car tout ne fut pas simple ni réalisé sur le motif, mais cependant fruit de l’implication des dessins, croquis, notes, écrits et photos de terrain, perception différente et complémentaire de celle donnée lors de l’article précédent, qui prouve (pour ceux qui en douteraient) tout ce que l’on peut réaliser lorsque le talent vient conforter la technique à partir d’un stage carnet de voyage réussi et pleinement vécu !

Expo Laurette Gevaudan 2

Quand son travail est apprécié par autant de visiteurs, lorsque le grand moment que représente une exposition (ou même le simple partage de son carnet avec ses proches) est arrivé, on oublie toutes les petites ou grandes galères du voyage, les moments de doute à la limite du renoncement, et on savoure avec bonheur ces instants en se félicitant au fond de soi de son entêtement, de son travail, de sa volonté et de sa constance …

La constance justement : on ne peut progresser ni réaliser de grandes choses en arts plastiques sans cette volonté, cet acharnement même sur lesquels que je ne cesse d’insister pendant mes stages, car ce n’est pas pendant mais après qu’on en découvre les bienfaits et les fruits, pourvu naturellement qu’on ne se soit pas découragé en cours de route, surtout si je n’ai pas été derrière chacun en permanence !

Les techniques permettant en peinture (et dans toutes les disciplines artistiques) d’avancer et de passer le cap du doute, quelquefois du découragement, parfois du reniement de son propre travail, avant de percevoir ce qu’un accomplissement créatif peut apporter ne sont pas gratuites, il faut des efforts pour cela, il faut aussi se faire violence pour persévérer, surtout si on croit trop au départ que c’est très facile et qu’un bon «prof» est suffisant pour réaliser à votre place tout ce que l’expérience et la pratique seules peuvent offrir .

Il faut aussi du temps pour cela, ... et une certaine humilité .

Aquarelle Laurette Gevaudan 2Cette famille réunie autour d’un simple repas, là-bas, à des milliers de kilomètres de chez nous, ce n’est pas une image volée dans l’embrasure d’une porte : c’est le partage d’une vie semblable à la nôtre, à travers laquelle nous nous reconnaissons par la magie du carnet de voyage …

Nous avons bien du bonheur à participer à l’accomplissement de Laurette, à la féliciter, à l’encourager, comme nous en avons eu à faire de même pour Ling et Antoine, Bernadette, et tous les autres qui participèrent à ce stage en nous projetant dans un nouveau «Yunnan Intime», impérissable celui-là parce que «éternisé» par le carnet de voyage avant de favoriser par la suite des actions, expositions, évènements aussi satisfaisants pour leurs auteurs !

Alors c’est pour moi l’occasion de dire «merci» à toutes celles et ceux qui m’ont accordé leur confiance, ont économisé, ont bien voulu suivre mes conseils, m’ont accompagné jusque là-bas (ou ailleurs), malgré parfois ce doute ou ce découragement parfois perçu en cours de stage  comme une grande difficulté (que j’évoque plus haut), car c’est aussi une récompense personnelle de voir pour qui n’a pas lâché, que la réussite est au rendez-vous .

Aquarelle Laurette Gevaudan 1C’était dans les rizières de Yuanyang : nous nous étions arrêtés quelques instant pour voir ce paysan montagnard (les rizières s’étagent jusqu’en haut des montagnes sculptant de magnifiques édifices) travailler avec son buffle …

Image intemporelle saisie par Laurette et par nous tous, qui ravit encore notre mémoire et nos carnets, et dont vous ne pouvez que percevoir les vibrations intimes, à travers les couleurs et le trait : vous y ressentez la beauté de la scène, la moiteur de l’atmosphère, l’humidité de la rivière, les efforts de l’homme et de l’animal ...

Partager cet article

Repost0
21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 09:51

Si vous aimez comme moi l’aquarelle à la fois sensible et charpentée, avec une force d’expression dégageant une grande personnalité et si vous passez par Bordeaux dans les semaines qui viennent ne ratez pas l’exposition de Paty BECKER  au château de CENON

Paty Becker
Et  n’oubliez pas de nous retrouver très bientôt dans un prochain article avec la suite du carnet de Pierre NAVA et mes « Petites histoires vidéo » en Andalousie !

Partager cet article

Repost0
9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 21:30

Je vous avais promis il y a quelques mois de ne pas vous reparler de ma peinture pour un bon moment

Mais pour vous faire patienter de la reprise d’articles plus fournis, voici ma dernière toile .

C’est une mouche évoquant celles de Messel emblématiques du miocène

Hé oui, je travaille aussi la nuit pour réaliser quelques toiles nouvelles en plus de tout le reste !

«Mouche polychrome», Acrylique, nacre, pigments et sable sur toile (Alain MARC, collection particulière)

Partager cet article

Repost0
30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 22:46

Voici d’abord deux motifs d’Anne-Marie BONNEAU :

Anne-Marie cherche à voir à travers les apparences la réalité sensible du monde .

Elle le fait dans une sorte de travail «vibratoire» qui joue pour nous comme un filtre : elle va à l’essentiel de la plénitude des choses . Alors, des jeux de lumière et de couleurs, se dégage une poésie où la forme devient langage, où les surfaces sont écriture …

Il n’appartient qu’à nous de découvrir sa syntaxe et de nous enrichir de clés élargissant notre regard !

... Senteur d'épices, thé berbère : nous somme au Maroc, et c’est un univers entier qui nous saute aux yeux et au cœur ! 

Force et finesse des Dentelles de Montmirail . Au fond le Mont Ventoux, lumière crue et ombres tranchées délivrent d’autres horizons sur les chemins de la Provence …


Yves GIROUD : ce qu'il nous transmet  s’inscrit dans une approche complémentaire du monde, empreinte de force et de sensibilité !

De son regard de caricaturiste et dessinateur de presse, il conserve dans ses aquarelles, croquis et carnets de voyages, la perception incisive de l’essentiel et il épure jusqu’à la quintessence la vision des choses du monde .

Son langage de caricaturiste passe en retrait dans ses carnets de voyages, mais rien d’essentiel ne peut lui échapper, et c’est alors sur le velours des apparences qu’il nous offre comme des joyaux, le reflet infaillible de la réalité . Je vous invite à visiter son intéressant site en cliquant ici .

Comme quoi un simple tronc d’arbre ou une branche peuvent devenir corps mouvant ou aérienne délivrance telle un envol au dessus de l‘eau … (Croquis fait au bord du lac de Bret en Suisse)

Ici nous sommes en Andalousie : Yves a croqué en quelques secondes cette vache fière et racée comme les futurs taureaux de combat auxquels elle est élevée pour donner la vie …  

Partager cet article

Repost0
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 10:29

Si je vous ai jusqu’à présent réservé des cartes postales des plus beaux stages passés de l’été, j’ai cette fois envie de vous projeter dans un stage à venir, le dernier de la saison (à l'automne on reprendra le cycle des carnets de voyages lointains), qui se déroulera bientôt à partir de l’un des plus agréables endroits de la côte méditerranéenne occidentale .

De Collioure à Cadaquès la Côte Vermeille et son prolongement catalan en Espagne vous attendent peut-être du 12 au 18 septembre prochain puisqu’il reste encore deux ou trois places dans ce stage carnet de voyage qui vous emmènera sur les traces des grands peintres du fauvisme, du cubisme, du surréalisme, de la création moderne et contemporaine dans des paysages rayonnants et lumineux éclairés par le bleu du ciel plongeant dans celui de la mer .

Eux ne s’y étaient pas trompés qui ont fait la réputation de ce petit coin de paradis à cheval sur la frontière franco-espagnole : Matisse, Derain pour Collioure, Salvador Dali, Marcel Duchamp pour Cadaquès, en ne citant que ceux-là parmi tant d’autres (Picasso par exemple) qui ouvrirent le chemin …

Quand la lumière tombe toute crue sur les intenses couleurs de Collioure toutes les autres sont exaltées dans une sorte d’éblouissement qui nous projette sans contexte dans la fulgurance des flamboiements fauvistes où les barques catalanes colorées et aux voiles latines qui peuplaient les criques incurvées peintes par Matisse et Derain ressurgissent au fond de nous dans l'éclat des couleurs et les vibrations de la lumière ….

Que ne vous dirai-je pas sur Collioure cité des peintres, que l’on contemplerait sans se lasser des décennies durant, que l’on peindrait une vie entière ?

- Qu’il n’est pas un seul instant où les couleurs et la lumière soient pareilles à l’instant d’avant . Que la séduction du vieux village de pêcheurs aux maisons roses, bleues, jaunes et orangées ne se dérobe jamais à qui parcourt ses rues ruisselantes de bougainvillées, de vignes, de chèvrefeuilles, de figuiers de barbarie et de glycines . Que c’est à une véritable fête des yeux et du cœur à laquelle vous êtes sans cesse conviés . Que le charme insolent des tons vifs et décalés qui posent sur vos palettes une autre approche de la beauté font de ce petit port adossé aux contreforts pyrénéens un passage obligé de l'artiste …  

Pochade rapidement esquissée en parcourant les rues qui plongent vers le bleu intense de la mer sous le soleil éclatant de Catalogne : ici point de contrainte à utiliser en graphisme le crayon aquarelle et à renforcer son éclat par l’aquarelle la plus vive … Vite, la lumière n’attend pas !

Citation : «Parvenu là-haut, on est au cœur du ciel. Il faut regarder en bas pour voir griller Collioure . Le grand feu de lumière s'abat sur la mer plate et les pierres dressées . Les maisons crépitent . Le bleu jaillit de l'eau et éclabousse les murs, les pavés, les barques rouges, les filets roux, les briques roses . Tout est mordu de bleu même le vermillon . La maison de Mucha est au foyer du miroir, et sa terrasse est le point d'incandescence . Et dans ce point de feu une étincelle noire : l'œil du peintre . Cet œil voit .»

Extrait de la préface de René Barjavel pour «Collioure de Willy Mucha» ouvrage rare consacré à une sélection des dessins de l’artiste dont vous pourrez avec ravissement découvrir la totalité du texte et certaines reproductions des dessins en cliquant ici . Allez-y, ne vous en privez pas, cet extrait est l’un des trésors que nous offre l’Internet …comme j’aurais voulu connaître le «Collioure» de Mucha !

Là, plus rapidement encore, j’avais traité au feutre délébile et taches libres d’aquarelle les barques catalanes devant le célèbre clocher à dôme rose de l'église Notre-Dame-des-Anges, juste derrière au bord de l'eau . C’est l’une des plus célèbres «cartes postales» du village que nous aborderons aussi pendant le stage en toute simplicité, sans complexe, juste pour le bonheur d’être là et de partager, juste pour le plaisir de peindre en toute liberté …

Plus haut dans les vignes en terrasses souvent battues par la tramontane nous attendent les effluves sauvages et parfumées du massif des Albères à la nature généreuse, rayonnante, aux ceps de vigne bien enracinés dans un sol que soleil, vent, pluie ou embruns balaient depuis des siècles sinon des millénaires, suspendu dans l’espace avec pour horizon la verticalité du bleu du ciel et de la mer réunis dans un même vertige d’azur .

Nous emprunterons la route des crêtes au milieu de vignobles abrupts et rocailleux, parmi chênes-lièges, oliviers, cyprès et aloès, avec des regards d’aigles qui se jouent des frontières, étroits chemins cisaillant la montagne vers le col de Banyuls ou du côté de Port-Vendres et de la tour Madeloc . Nous aurons peut-être la chance d’y entendre les rires et les chants des vendangeurs, emportés par l’ivresse du vent jusqu’au dessus de la mer …

Vignes et oliveraies s’étagent jusqu’au fort de Saint-Elme au dessus de Collioure : c’est un bonheur que d’y aller peindre en empruntant les chemins . C’est comme un pèlerinage en hommage aux femmes et aux hommes d’ici qui ont su par leur labeur faire du paysage d’autres écrins à la beauté .

Il faut parfois céder à la fulgurance de l’instant : saisir de quelques coups de pinceau sans dessin préalable, la beauté dépouillée de quelques chênes-lièges adossés à la mer, aux troncs rouge sang dont on vient de lever l'écorce et qui vibrent comme des hématites dans la végétation gorgée de soleil … Ne pas les oublier quand on les voit !  

Ce détail des vendanges dans les coteaux du Banyuls, nous avait réunis il y a plus de dix ans autour d’une sympathique équipe de vendangeurs .

En regardant mon aquarelle j’entends encore leurs rires et leurs chants, je retrouve le parfum du raisin mêlé à l’odeur de la rocaille, je revois des moments si précieux que je ne peux les décrire .

Ils ont peut-être disparus à tout jamais et c’est la magie du carnet de voyage que de réveiller dans ma mémoire des secrets si profonds qu’aucun autre support ne peut les restituer …

Vidéo : cette année-là justement, fut la dernière pendant plus d’une décennie où j’animais ce stage si enthousiasmant : aléas de la vie et chemins différents qui m’amenèrent ailleurs sans que j’oublie ni Collioure ni Cadaquès …

J’y reviens aujourd’hui avec vous pour y retrouver l’appel des couleurs et un nouveau bonheur indicible et intense semblable c’est certain, à celui que j’y avais déjà si pleinement connu .

À Cadaquès, c’est toujours la lumière de la Méditerranée qui nous attend, et là aussi la joie de se sentir ailleurs, plus loin, comme en Andalousie tant les maisons sont blanches avec leurs grilles de fer forgé fleuries de géraniums . On ne dirait pas que les côtes françaises sont si proches .

Matisse, Picasso, Marcel Duchamp sont également venus ici . Ils y ont côtoyé Salvador Dali qui avait choisi la petite crique de Port Lligat pour y vivre auprès de sa femme Gala .

Nous séjournerons juste à côté dans un petit hôtel les pieds dans l’eau qui regarde vers le large, plus oriental encore que Cadaquès le village le plus oriental d’Espagne, s’est dire si nous serons plus proches du soleil levant !

Dans la petite crique baignée de soleil contre-jour sur la maison de Salvador Dali (à gauche) et tout à côté, juste derrière les barques catalanes le petit hôtel (à droite) où nous séjournerons pendant la deuxième partie du stage : un coin de paradis les pieds dans l’eau, la tête à l’ombre des pins dans les senteurs de la garrigue …

J’ai fait cette photo lors des derniers repérages à Pentecôte : la plage était déserte et l’eau était si bleue qu’on se serait crus bien loin de là sur quelque rivage des Caraïbes !

Si je dis que pour moi Cadaquès est le village Andalou le plus au nord d’Espagne, ce n’est pas seulement à cause de ses maisons blanches et de ses rues aux fenêtres grillagées ombragées de bougainvillées : c’est aussi parce que plane ici l’esprit de Federico Garcia Lorca poète du cante jondo, poète des gitans, qui y fut invité par Salvador Dali .

Je ne peux donc évoquer Cadaquès sans évoquer Federico, même si son passage y fut très bref : c’est en voyant les maisons du petit port auréolées d’or et de pourpre dans la lumières du soir lorsque décline le soleil, que je pense le plus à lui en entendant au fond de moi remonter cette bouleversante «solea» de flamenco (cliquez sur le lien, elle est très belle, empruntée au site flamencoweb, chantée par la Niña de los Peines, accompagnée par Niño Ricardo en 1927 deux ans seulement après le passage de Federico chez Salvador Dali à Cadaquès) .

Cette musique, ce chant déchirant, même si sa véritable place est indissociable de Grenade dans cette vision nocturne quasiment magique du Sacromonte au crépuscule, hante aussi pour moi l’atmosphère du petit port catalan, pour toujours liée à quelque émotion poignante que je ne saurai dire mais que je retrouve toujours à présent dans la révélation troublante et romantique de Cadaquès lorsque tombe le soir …

C’est pour cela que les deux, (Grenade et Cadaquès), par delà l’espace qui les sépare me paraissent liées dans un mystère émouvant et profond évoquant la beauté et à la fragilité des plus beaux sentiments de la vie . Un mystère en quête duquel nous serons fin avril 2011 sur la Route du Califat, lorsque le printemps éclate de mille feux dans les splendeurs de Grenade

Au fond ce sont les sauvages rochers de Cap de Creus, l’un des plus beaux endroits de la Costa Brava où nous irons peindre également : c’est la seule réserve naturelle d’Espagne qui couvre la mer et la terre en même temps et compose le plus grand secteur inhabité d'Espagne méditerranéenne !

«Crique sauvage au Cap de Creus», aquarelle : - Matisse est-il venu jusqu’ici ? Il aurait pu avec Derain y réinventer aussi bien le fauvisme tant les couleurs vous sautent aux yeux et vous racontent combien la nature nous a devancés dans la hardiesse de ses choix colorés !

Étrange hasard des choses de la vie (et de la mort…) qui unit encore Collioure à Cadaquès : le célèbre poète Espagnol Antonio Machado repose dans le cimetière de Collioure !

Il n'aura écrit qu'un seul vers à Collioure, mais qui vaut un poème en résumant une vie :  “… estos dias azules, y el sol de la infancia”, ce qui veut dire : "... ces jours bleus et le soleil de l'enfance" .

Hors, qui aime Garcia Lorca aime certainement aussi Machado, et de même qui aime Collioure aimera aussi Cadaquès …

Je vous donne rendez-vous à Collioure le 12 septembre prochain si ce stage vous tente (nous irons à Cadaquès le 15) : vous y découvrirez la lumière, les couleurs et l'atmosphère de lieux magiques dans des sites miraculeusement préservés, et vous partagerez avec moi le bonheur «d’être fauves» dans une sorte de renaissance du regard bercée par les clapots de la Méditerranée ...

Partager cet article

Repost0
15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 19:56

Ce n’est pas vraiment un stage mais je rajoute ces deux journées de découverte à ces beaux souvenirs de l’été (qui n’est pas terminé et les stages de l'été non plus), car elles me ramènent tous les ans à la mi-août sur quelques-uns des plus beaux sites de mon livre consacré à l’Aveyron : «Aveyron, Carnet de routes» .

L’Aveyron, je lui ai consacré la majeure partie de mon travail de carnettiste, d’aquarelliste, été comme hiver, depuis ses «sommets aubraciens» jusqu’à ses entrailles les plus profondes, les plus mystérieuses .

Là, c’est dans deux endroits que j’aime particulièrement que nous nous sommes retrouvés à l’occasion des journées «randonnée - aquarelle» du Festival de la Randonnée Pleine Nature d’Espalion (j’en profite pour saluer toute l’équipe de ce festival et particulièrement mon copain Christian CAMPVIEL à qui l’ont doit l’initiative de mes interventions) : Flaujac, un étonnant village et petit fort civil du XVème siècle de la vallée du Lot, et Saint-Chély-d’Aubrac importante étape sur le trajet des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle .

Heureux celles et ceux qui avaient pu avoir une place dans le groupe, car bien que je ne fasse aucune publicité pour ces journées rares, elles sont toujours complètes longtemps à l’avance …

Diapositive d’une halte aquarelle pendant la randonnée qui nous ramenait à Flaujac : paysage splendide que celui dominant la vallée du Lot et le petit village fortifié, avec au loin les coulées de basalte du volcan de Roquelaure parsemées de forêts (souvenez-vous si vous remontez les annales de ce blog les moments de pur bonheur que j’y avais passés avec Ptit’Jo !) … L’occasion pour nous de travailler un vaste panoramique sur une ou deux pages .

Un endroit singulier que ce village de Flaujac !

Je lui ai consacré une page entière dans mon livre sur l’Aveyron, car son charme discret cache un site attachant où il fait bon flâner loin des hauts lieux touristiques : on y déambule depuis son enceinte fortifiée jusqu’au bout du village bâti en prolongement, où se trouve une église romane au très beau retable du XVIIIème siècle, et où il fait bon retrouver une campagne authentique toujours rythmée par la vie des champs ...

L’une des deux portes fortifiées de l’enceinte du village de Flaujac vue de l’intérieur, que j’avais dessinée lors d’une belle journée ensoleillée d’été, comme pendant celle de notre balade … (Extrait de mon «Aveyron, Carnet de routes» paru aux Éditions du Rouergue)

Bien sur, nos promenades picturales (plus que de véritables randonnées où la marche à pied prendrait trop le pas sur l’aquarelle) nous apprennent à nous exprimer, à peindre, dessiner, mais aussi et surtout à mieux voir, à regarder ce qui se cache derrière l’apparence des choses et à le transposer à notre façon en tenant compte de ce que nous lègue l’histoire, la culture, la géographie, les arts et traditions populaires, les personnes rencontrées et mille choses qui font de nos randonnées de passionnants rendez-vous avec le bonheur tout court et pas seulement le bonheur de peindre …

En fait le groupe n’avait que l’embarras du choix tant les sujets sont intéressants à Flaujac : soit la porte que j’avais dessinée il y a 6 ou 7 ans, soit le vieux puits et sa ferronnerie ou la jolie croix bénie en 1524 par François d’ESTAING (1460-1529, évêque de Rodez et recteur du Comtat Venaissin) . La petite place forte en forme de trapèze aurait tout aussi bien pu compléter nos pages de carnet par ses mâchicoulis, sa maison à colombages, ses ferrures et vielles portes, ses façades fleuries et des tas d’autres jolis motifs …

D’ailleurs chacun a fait ses choix en fonction de ses goûts et aspirations, et sur ces quelques pages empruntées aux nombreux travaux réalisés on peut déjà voir que même sans l’apport du texte à venir qui doit les compléter, les pages réalisées sont non seulement toutes techniquement réussies mais encore fort belles !

Le lendemain c’est sur les pentes de l’Aubrac que nous avions rendez-vous : Saint-Chély se blottit au fond d’une vallée où coule la boralde du même nom que le village . Ici ce sont les villages qui donnent leur nom au torrent qui les traverse, le terme «boralde» étant spécifique des torrents descendant sur ce versant aveyronnais depuis le plateau d’Aubrac principalement autour d’Espalion (La boralde, le buron, le clapas, la draille, les lauzes, la montagne, le neck, le puech, le quine, le truc, etc. sont des mots typiquement rouergats que je vous recommande de découvrir ou redécouvrir à travers l’excellent ouvrage de mon ami Daniel CROZES dans son dernier livre «Les 1001 mots de l’Aveyron») surtout nés de l’occitan - langue à part entière, pensez aux discours de Frédéric MISTRAL toujours d’actualité pour moi -) .

Le groupe réuni sur le pont gothique traversant la boralde de Saint-Chély en pleine action pour compléter la première page de la matinée, aux motifs évocateurs de ce bel endroit symbole d’une halte de réconfort sur l’un des plus anciens itinéraires descendant de l’Aubrac .  Le pont de St-Chély-d'Aubrac

Le pont gothique des Pèlerins à Saint-Chély-d’Aubrac est un endroit bucolique et charmant où passent tous les pèlerins ayant traversé l’Aubrac qui se rendent à Saint-Jacques de Compostelle . L’un d’eux a même été très anciennement sculpté au bas de la croix de basalte érigée sur le pont …

Les pique-niques nous réunissaient dans d’intenses moments de convivialité (merci aux familles et amis des participants venus en nombre les ravitailler et les encourager, leur vin était sublime, leurs gâteaux délicieux et leur sympathie inoubliable), et nous repartions de plus belle l’après midi !

Cet après-midi-là, justement, direction les Enfrux et une petite randonnée sur l’ancienne «Via Agrippa» qui reliait Javols en Lozère à Rodez : celle-ci permet de découvrir l’authentique hameau d’Aubrac aux massives bâtisses de basalte et le vaste panorama qui l’accompagne depuis les pitons de lave du neck de Belvezet dominant la boralde de Saint-Chély jusqu’aux sommets du plateau et les horizons bleutés sur des centaines de kilomètres par-delà la vallée du Lot …  

Ma page des Enfrux terminée, avec deux des sommets de l’Aubrac et des clins d’œil à la très solide architecture qui font le charme de ce petit hameau .

Partager cet article

Repost0
11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 10:11

Un stage n'est pas qu'un stage . On ne découvre pas qu’une technique créative, on découvre aussi un lieu, une région, un pays, des personnes différentes . On rencontre les gens qui y vivent, on y entre en connivence avec les autres, avec soi-même …

Dans cet article nous sommes en Jura Oriental . J’ai souvent évoqué ce lieu particulier qu’est la maison d’hôtes de La Fresse, "Chez les Colin" .

Stages d’hiver, stages d’été, je reviens depuis plusieurs décennies déjà dans ce site privilégié des crêtes du Haut Doubs … Croyez bien que si ce n’était un moment hors du temps, il y a longtemps que je m’en serais lassé !

 

Sur la table de la Maison d’Hôtes de La Fresse un gâteau au chocolat parmi tous les délices préparés par Christiane COLIN pour régaler ses convives stagiaires, gâtés toute la semaine comme si c’était tous les jours leur fête !  

Un endroit particulier pour se retrouver, se ressourcer, apprendre, progresser, découvrir, partager dans la convivialité et une harmonie difficiles à décrire en quelques mots par ce qu’elles relèvent d’un esprit, d’une atmosphère qui doivent tout à la maîtresse de maison qui a su créer en ces lieux les conditions idéales pour cette sorte de bonheur : Christiane COLIN (c’est elle dont il s’agit) officie aussi bien en cuisinière qu’en décoratrice ou en "botaniste gustative" (je ne sais quel qualificatif lui donner dans ce domaine), pour faire en sorte qu’un séjour aquarelle ou carnet de voyage soit une réussite chez elle .

 

Quatre petits coins de l’atelier où nous nous réfugions en cas d’orage, et où il est si agréable (orage ou pas), d’aborder dans le confort cours théoriques et exercices pratiques nous aidant à mieux aborder le travail de terrain … (Extrait de mon «Carnet du Jura Oriental»)

Nous nous intéressons chaque année aux thèmes régionaux majeurs (clochers, architecture, paysages, sapins, etc.), et même lorsque menace l’orage les sujets ne manquent pas, à commencer par les nuages qui sont ici particulièrement beaux, prétexte à étudier le comportement des pigments dans l’eau, maîtrise subtile et indispensable pour bien progresser en aquarelle …

Celui-ci se profilant à l’horizon ne laissait rien présager d’agréable pour nos sorties à venir, mais tandis que tout le monde dessinait le sien avec plus ou moins d’inquiétude, je jubilais déjà à imaginer ce que les cours d’atelier allaient apporter à chacun pour transformer en réussite, ce que nous n’aurions jamais eu le temps d’étudier sur le motif s’il avait fait un temps trop radieux tous les jours … («Démo» de cours sur le motif) 

Effectivement, la pluie tombant avec générosité nous donna des matins vaporeux aux effets de brume si intéressants sur la forêt que lorsque perçait le soleil sur les crêtes encore humides, d’éphémères et splendides tableaux s’offraient à notre regard et à nos pinceaux non plus comme une punition mais comme un cadeau : c'est cela le privilège du soleil et de la pluie mélangés en Jura Oriental !

La crête franco-Suisse se dégageant des brumes le matin en face de La Fresse : un subtil sujet de carnet que nous n’aurions jamais eu s’il avait fait beau ce jour-là, thème d’étude si passionnant que tout le monde le réussit ! («Démo» à l‘atelier en prise de vue depuis les Velux)

La pluie n’est donc ici pas un handicap mais une chance !

- Que faire d’autre s’il continue de pleuvoir ?

- Enrichir nos pages de carnet par l’architecture rurale traditionnelle, qui dans cette région si typique de la montagne franc-comtoise et de la petite République du Saugeais est caractérisée par la maison dite «du montagnon», grande bâtisse à plusieurs étages toute de bois (hangars et fenil compris) au dessus d’un soubassement aux murs de pierres, ou vivent généralement plusieurs générations de la même famille avec bétail et basse-cour, et au milieu de laquelle sont implantées une ou plusieurs cheminées monumentales nommées «tués» (ou «tuyé») traversant la totalité du bâtiment, pièces à part entière, véritables lieux de vie où est surtout fumée la charcuterie de la région de Morteau qui sèche suspendue à leurs boiseries … 

J’avais dessiné il y a quelques années ce type d’architecture à partir du joli village de Grand-Combe Châteleu, ce que nous avons également fait pendant ce dernier stage, en allant même dessiner sur place l’intérieur d’un tué ! (Extrait de mon «Carnet du Jura Oriental»)

 

La coupe du «tué» extraite de la page précédente …  

 

Et voici notre petite équipe au grand complet en train de dessiner à l’intérieur même du tué sous le regard ému et curieux du propriétaire des lieux qui nous faisait visiter son étonnante maison …

Vous voyez qu’on ne s’est pas ennuyés pendant ce nouveau stage d’été : nous étions comme loin du monde et de la foule qui traverse la France avec mille embarras et servitudes dans sa course au soleil effrénée, et nous n’avons pas vu le temps passer …

C’est l’un des charmes de ce stage d’aquarelle en Jura Oriental, et ce n’est pas le seul : des lacs merveilleux nous accueillent, des cours d’eau aux sources vives, des chamois et des chevreuils qui viennent brouter jusqu’au bord de la route pendant nos balades, des monuments historiques, des petits bouts de forêts profondes et secrètes avec le soleil qui se glisse par de longs rayons lumineux entre les troncs, et des gens délicieux qui nous font découvrir un pays qu’ils aiment et qui est le plus beau de la terre parce que c’est le leur .

Je vous invite à voyager encore à travers ce stage en allant visiter les blogs de Jean-Paul et de Plumette et en cliquant ici (si vous ne l’avez déjà fait : c’est une autre présentation des sessions des années passées sous forme de carnet de voyage avec pas mal d’aquarelles et de pages de carnet) …

Partager cet article

Repost0