Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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-  Les stages "aquarelle" dans l'Hexagone sont ouverts aux débutants et aux pratiquants déjà confirmés souhaitant se perfectionner : ils ont pour but d'apporter efficacité et aisance d'expression à l'aquarelliste de terrain. Nombreux sont les aquarellistes issus de mes stages ou passés s'y perfectionner depuis 4 décennies...
- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'en Aragon, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2022...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 09:51

Si vous aimez comme moi l’aquarelle à la fois sensible et charpentée, avec une force d’expression dégageant une grande personnalité et si vous passez par Bordeaux dans les semaines qui viennent ne ratez pas l’exposition de Paty BECKER  au château de CENON

Paty Becker
Et  n’oubliez pas de nous retrouver très bientôt dans un prochain article avec la suite du carnet de Pierre NAVA et mes « Petites histoires vidéo » en Andalousie !

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 21:30

Je vous avais promis il y a quelques mois de ne pas vous reparler de ma peinture pour un bon moment

Mais pour vous faire patienter de la reprise d’articles plus fournis, voici ma dernière toile .

C’est une mouche évoquant celles de Messel emblématiques du miocène

Hé oui, je travaille aussi la nuit pour réaliser quelques toiles nouvelles en plus de tout le reste !

«Mouche polychrome», Acrylique, nacre, pigments et sable sur toile (Alain MARC, collection particulière)

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 22:46

Voici d’abord deux motifs d’Anne-Marie BONNEAU :

Anne-Marie cherche à voir à travers les apparences la réalité sensible du monde .

Elle le fait dans une sorte de travail «vibratoire» qui joue pour nous comme un filtre : elle va à l’essentiel de la plénitude des choses . Alors, des jeux de lumière et de couleurs, se dégage une poésie où la forme devient langage, où les surfaces sont écriture …

Il n’appartient qu’à nous de découvrir sa syntaxe et de nous enrichir de clés élargissant notre regard !

... Senteur d'épices, thé berbère : nous somme au Maroc, et c’est un univers entier qui nous saute aux yeux et au cœur ! 

Force et finesse des Dentelles de Montmirail . Au fond le Mont Ventoux, lumière crue et ombres tranchées délivrent d’autres horizons sur les chemins de la Provence …


Yves GIROUD : ce qu'il nous transmet  s’inscrit dans une approche complémentaire du monde, empreinte de force et de sensibilité !

De son regard de caricaturiste et dessinateur de presse, il conserve dans ses aquarelles, croquis et carnets de voyages, la perception incisive de l’essentiel et il épure jusqu’à la quintessence la vision des choses du monde .

Son langage de caricaturiste passe en retrait dans ses carnets de voyages, mais rien d’essentiel ne peut lui échapper, et c’est alors sur le velours des apparences qu’il nous offre comme des joyaux, le reflet infaillible de la réalité . Je vous invite à visiter son intéressant site en cliquant ici .

Comme quoi un simple tronc d’arbre ou une branche peuvent devenir corps mouvant ou aérienne délivrance telle un envol au dessus de l‘eau … (Croquis fait au bord du lac de Bret en Suisse)

Ici nous sommes en Andalousie : Yves a croqué en quelques secondes cette vache fière et racée comme les futurs taureaux de combat auxquels elle est élevée pour donner la vie …  

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 10:29

Si je vous ai jusqu’à présent réservé des cartes postales des plus beaux stages passés de l’été, j’ai cette fois envie de vous projeter dans un stage à venir, le dernier de la saison (à l'automne on reprendra le cycle des carnets de voyages lointains), qui se déroulera bientôt à partir de l’un des plus agréables endroits de la côte méditerranéenne occidentale .

De Collioure à Cadaquès la Côte Vermeille et son prolongement catalan en Espagne vous attendent peut-être du 12 au 18 septembre prochain puisqu’il reste encore deux ou trois places dans ce stage carnet de voyage qui vous emmènera sur les traces des grands peintres du fauvisme, du cubisme, du surréalisme, de la création moderne et contemporaine dans des paysages rayonnants et lumineux éclairés par le bleu du ciel plongeant dans celui de la mer .

Eux ne s’y étaient pas trompés qui ont fait la réputation de ce petit coin de paradis à cheval sur la frontière franco-espagnole : Matisse, Derain pour Collioure, Salvador Dali, Marcel Duchamp pour Cadaquès, en ne citant que ceux-là parmi tant d’autres (Picasso par exemple) qui ouvrirent le chemin …

Quand la lumière tombe toute crue sur les intenses couleurs de Collioure toutes les autres sont exaltées dans une sorte d’éblouissement qui nous projette sans contexte dans la fulgurance des flamboiements fauvistes où les barques catalanes colorées et aux voiles latines qui peuplaient les criques incurvées peintes par Matisse et Derain ressurgissent au fond de nous dans l'éclat des couleurs et les vibrations de la lumière ….

Que ne vous dirai-je pas sur Collioure cité des peintres, que l’on contemplerait sans se lasser des décennies durant, que l’on peindrait une vie entière ?

- Qu’il n’est pas un seul instant où les couleurs et la lumière soient pareilles à l’instant d’avant . Que la séduction du vieux village de pêcheurs aux maisons roses, bleues, jaunes et orangées ne se dérobe jamais à qui parcourt ses rues ruisselantes de bougainvillées, de vignes, de chèvrefeuilles, de figuiers de barbarie et de glycines . Que c’est à une véritable fête des yeux et du cœur à laquelle vous êtes sans cesse conviés . Que le charme insolent des tons vifs et décalés qui posent sur vos palettes une autre approche de la beauté font de ce petit port adossé aux contreforts pyrénéens un passage obligé de l'artiste …  

Pochade rapidement esquissée en parcourant les rues qui plongent vers le bleu intense de la mer sous le soleil éclatant de Catalogne : ici point de contrainte à utiliser en graphisme le crayon aquarelle et à renforcer son éclat par l’aquarelle la plus vive … Vite, la lumière n’attend pas !

Citation : «Parvenu là-haut, on est au cœur du ciel. Il faut regarder en bas pour voir griller Collioure . Le grand feu de lumière s'abat sur la mer plate et les pierres dressées . Les maisons crépitent . Le bleu jaillit de l'eau et éclabousse les murs, les pavés, les barques rouges, les filets roux, les briques roses . Tout est mordu de bleu même le vermillon . La maison de Mucha est au foyer du miroir, et sa terrasse est le point d'incandescence . Et dans ce point de feu une étincelle noire : l'œil du peintre . Cet œil voit .»

Extrait de la préface de René Barjavel pour «Collioure de Willy Mucha» ouvrage rare consacré à une sélection des dessins de l’artiste dont vous pourrez avec ravissement découvrir la totalité du texte et certaines reproductions des dessins en cliquant ici . Allez-y, ne vous en privez pas, cet extrait est l’un des trésors que nous offre l’Internet …comme j’aurais voulu connaître le «Collioure» de Mucha !

Là, plus rapidement encore, j’avais traité au feutre délébile et taches libres d’aquarelle les barques catalanes devant le célèbre clocher à dôme rose de l'église Notre-Dame-des-Anges, juste derrière au bord de l'eau . C’est l’une des plus célèbres «cartes postales» du village que nous aborderons aussi pendant le stage en toute simplicité, sans complexe, juste pour le bonheur d’être là et de partager, juste pour le plaisir de peindre en toute liberté …

Plus haut dans les vignes en terrasses souvent battues par la tramontane nous attendent les effluves sauvages et parfumées du massif des Albères à la nature généreuse, rayonnante, aux ceps de vigne bien enracinés dans un sol que soleil, vent, pluie ou embruns balaient depuis des siècles sinon des millénaires, suspendu dans l’espace avec pour horizon la verticalité du bleu du ciel et de la mer réunis dans un même vertige d’azur .

Nous emprunterons la route des crêtes au milieu de vignobles abrupts et rocailleux, parmi chênes-lièges, oliviers, cyprès et aloès, avec des regards d’aigles qui se jouent des frontières, étroits chemins cisaillant la montagne vers le col de Banyuls ou du côté de Port-Vendres et de la tour Madeloc . Nous aurons peut-être la chance d’y entendre les rires et les chants des vendangeurs, emportés par l’ivresse du vent jusqu’au dessus de la mer …

Vignes et oliveraies s’étagent jusqu’au fort de Saint-Elme au dessus de Collioure : c’est un bonheur que d’y aller peindre en empruntant les chemins . C’est comme un pèlerinage en hommage aux femmes et aux hommes d’ici qui ont su par leur labeur faire du paysage d’autres écrins à la beauté .

Il faut parfois céder à la fulgurance de l’instant : saisir de quelques coups de pinceau sans dessin préalable, la beauté dépouillée de quelques chênes-lièges adossés à la mer, aux troncs rouge sang dont on vient de lever l'écorce et qui vibrent comme des hématites dans la végétation gorgée de soleil … Ne pas les oublier quand on les voit !  

Ce détail des vendanges dans les coteaux du Banyuls, nous avait réunis il y a plus de dix ans autour d’une sympathique équipe de vendangeurs .

En regardant mon aquarelle j’entends encore leurs rires et leurs chants, je retrouve le parfum du raisin mêlé à l’odeur de la rocaille, je revois des moments si précieux que je ne peux les décrire .

Ils ont peut-être disparus à tout jamais et c’est la magie du carnet de voyage que de réveiller dans ma mémoire des secrets si profonds qu’aucun autre support ne peut les restituer …

Vidéo : cette année-là justement, fut la dernière pendant plus d’une décennie où j’animais ce stage si enthousiasmant : aléas de la vie et chemins différents qui m’amenèrent ailleurs sans que j’oublie ni Collioure ni Cadaquès …

J’y reviens aujourd’hui avec vous pour y retrouver l’appel des couleurs et un nouveau bonheur indicible et intense semblable c’est certain, à celui que j’y avais déjà si pleinement connu .

À Cadaquès, c’est toujours la lumière de la Méditerranée qui nous attend, et là aussi la joie de se sentir ailleurs, plus loin, comme en Andalousie tant les maisons sont blanches avec leurs grilles de fer forgé fleuries de géraniums . On ne dirait pas que les côtes françaises sont si proches .

Matisse, Picasso, Marcel Duchamp sont également venus ici . Ils y ont côtoyé Salvador Dali qui avait choisi la petite crique de Port Lligat pour y vivre auprès de sa femme Gala .

Nous séjournerons juste à côté dans un petit hôtel les pieds dans l’eau qui regarde vers le large, plus oriental encore que Cadaquès le village le plus oriental d’Espagne, s’est dire si nous serons plus proches du soleil levant !

Dans la petite crique baignée de soleil contre-jour sur la maison de Salvador Dali (à gauche) et tout à côté, juste derrière les barques catalanes le petit hôtel (à droite) où nous séjournerons pendant la deuxième partie du stage : un coin de paradis les pieds dans l’eau, la tête à l’ombre des pins dans les senteurs de la garrigue …

J’ai fait cette photo lors des derniers repérages à Pentecôte : la plage était déserte et l’eau était si bleue qu’on se serait crus bien loin de là sur quelque rivage des Caraïbes !

Si je dis que pour moi Cadaquès est le village Andalou le plus au nord d’Espagne, ce n’est pas seulement à cause de ses maisons blanches et de ses rues aux fenêtres grillagées ombragées de bougainvillées : c’est aussi parce que plane ici l’esprit de Federico Garcia Lorca poète du cante jondo, poète des gitans, qui y fut invité par Salvador Dali .

Je ne peux donc évoquer Cadaquès sans évoquer Federico, même si son passage y fut très bref : c’est en voyant les maisons du petit port auréolées d’or et de pourpre dans la lumières du soir lorsque décline le soleil, que je pense le plus à lui en entendant au fond de moi remonter cette bouleversante «solea» de flamenco (cliquez sur le lien, elle est très belle, empruntée au site flamencoweb, chantée par la Niña de los Peines, accompagnée par Niño Ricardo en 1927 deux ans seulement après le passage de Federico chez Salvador Dali à Cadaquès) .

Cette musique, ce chant déchirant, même si sa véritable place est indissociable de Grenade dans cette vision nocturne quasiment magique du Sacromonte au crépuscule, hante aussi pour moi l’atmosphère du petit port catalan, pour toujours liée à quelque émotion poignante que je ne saurai dire mais que je retrouve toujours à présent dans la révélation troublante et romantique de Cadaquès lorsque tombe le soir …

C’est pour cela que les deux, (Grenade et Cadaquès), par delà l’espace qui les sépare me paraissent liées dans un mystère émouvant et profond évoquant la beauté et à la fragilité des plus beaux sentiments de la vie . Un mystère en quête duquel nous serons fin avril 2011 sur la Route du Califat, lorsque le printemps éclate de mille feux dans les splendeurs de Grenade

Au fond ce sont les sauvages rochers de Cap de Creus, l’un des plus beaux endroits de la Costa Brava où nous irons peindre également : c’est la seule réserve naturelle d’Espagne qui couvre la mer et la terre en même temps et compose le plus grand secteur inhabité d'Espagne méditerranéenne !

«Crique sauvage au Cap de Creus», aquarelle : - Matisse est-il venu jusqu’ici ? Il aurait pu avec Derain y réinventer aussi bien le fauvisme tant les couleurs vous sautent aux yeux et vous racontent combien la nature nous a devancés dans la hardiesse de ses choix colorés !

Étrange hasard des choses de la vie (et de la mort…) qui unit encore Collioure à Cadaquès : le célèbre poète Espagnol Antonio Machado repose dans le cimetière de Collioure !

Il n'aura écrit qu'un seul vers à Collioure, mais qui vaut un poème en résumant une vie :  “… estos dias azules, y el sol de la infancia”, ce qui veut dire : "... ces jours bleus et le soleil de l'enfance" .

Hors, qui aime Garcia Lorca aime certainement aussi Machado, et de même qui aime Collioure aimera aussi Cadaquès …

Je vous donne rendez-vous à Collioure le 12 septembre prochain si ce stage vous tente (nous irons à Cadaquès le 15) : vous y découvrirez la lumière, les couleurs et l'atmosphère de lieux magiques dans des sites miraculeusement préservés, et vous partagerez avec moi le bonheur «d’être fauves» dans une sorte de renaissance du regard bercée par les clapots de la Méditerranée ...

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 19:56

Ce n’est pas vraiment un stage mais je rajoute ces deux journées de découverte à ces beaux souvenirs de l’été (qui n’est pas terminé et les stages de l'été non plus), car elles me ramènent tous les ans à la mi-août sur quelques-uns des plus beaux sites de mon livre consacré à l’Aveyron : «Aveyron, Carnet de routes» .

L’Aveyron, je lui ai consacré la majeure partie de mon travail de carnettiste, d’aquarelliste, été comme hiver, depuis ses «sommets aubraciens» jusqu’à ses entrailles les plus profondes, les plus mystérieuses .

Là, c’est dans deux endroits que j’aime particulièrement que nous nous sommes retrouvés à l’occasion des journées «randonnée - aquarelle» du Festival de la Randonnée Pleine Nature d’Espalion (j’en profite pour saluer toute l’équipe de ce festival et particulièrement mon copain Christian CAMPVIEL à qui l’ont doit l’initiative de mes interventions) : Flaujac, un étonnant village et petit fort civil du XVème siècle de la vallée du Lot, et Saint-Chély-d’Aubrac importante étape sur le trajet des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle .

Heureux celles et ceux qui avaient pu avoir une place dans le groupe, car bien que je ne fasse aucune publicité pour ces journées rares, elles sont toujours complètes longtemps à l’avance …

Diapositive d’une halte aquarelle pendant la randonnée qui nous ramenait à Flaujac : paysage splendide que celui dominant la vallée du Lot et le petit village fortifié, avec au loin les coulées de basalte du volcan de Roquelaure parsemées de forêts (souvenez-vous si vous remontez les annales de ce blog les moments de pur bonheur que j’y avais passés avec Ptit’Jo !) … L’occasion pour nous de travailler un vaste panoramique sur une ou deux pages .

Un endroit singulier que ce village de Flaujac !

Je lui ai consacré une page entière dans mon livre sur l’Aveyron, car son charme discret cache un site attachant où il fait bon flâner loin des hauts lieux touristiques : on y déambule depuis son enceinte fortifiée jusqu’au bout du village bâti en prolongement, où se trouve une église romane au très beau retable du XVIIIème siècle, et où il fait bon retrouver une campagne authentique toujours rythmée par la vie des champs ...

L’une des deux portes fortifiées de l’enceinte du village de Flaujac vue de l’intérieur, que j’avais dessinée lors d’une belle journée ensoleillée d’été, comme pendant celle de notre balade … (Extrait de mon «Aveyron, Carnet de routes» paru aux Éditions du Rouergue)

Bien sur, nos promenades picturales (plus que de véritables randonnées où la marche à pied prendrait trop le pas sur l’aquarelle) nous apprennent à nous exprimer, à peindre, dessiner, mais aussi et surtout à mieux voir, à regarder ce qui se cache derrière l’apparence des choses et à le transposer à notre façon en tenant compte de ce que nous lègue l’histoire, la culture, la géographie, les arts et traditions populaires, les personnes rencontrées et mille choses qui font de nos randonnées de passionnants rendez-vous avec le bonheur tout court et pas seulement le bonheur de peindre …

En fait le groupe n’avait que l’embarras du choix tant les sujets sont intéressants à Flaujac : soit la porte que j’avais dessinée il y a 6 ou 7 ans, soit le vieux puits et sa ferronnerie ou la jolie croix bénie en 1524 par François d’ESTAING (1460-1529, évêque de Rodez et recteur du Comtat Venaissin) . La petite place forte en forme de trapèze aurait tout aussi bien pu compléter nos pages de carnet par ses mâchicoulis, sa maison à colombages, ses ferrures et vielles portes, ses façades fleuries et des tas d’autres jolis motifs …

D’ailleurs chacun a fait ses choix en fonction de ses goûts et aspirations, et sur ces quelques pages empruntées aux nombreux travaux réalisés on peut déjà voir que même sans l’apport du texte à venir qui doit les compléter, les pages réalisées sont non seulement toutes techniquement réussies mais encore fort belles !

Le lendemain c’est sur les pentes de l’Aubrac que nous avions rendez-vous : Saint-Chély se blottit au fond d’une vallée où coule la boralde du même nom que le village . Ici ce sont les villages qui donnent leur nom au torrent qui les traverse, le terme «boralde» étant spécifique des torrents descendant sur ce versant aveyronnais depuis le plateau d’Aubrac principalement autour d’Espalion (La boralde, le buron, le clapas, la draille, les lauzes, la montagne, le neck, le puech, le quine, le truc, etc. sont des mots typiquement rouergats que je vous recommande de découvrir ou redécouvrir à travers l’excellent ouvrage de mon ami Daniel CROZES dans son dernier livre «Les 1001 mots de l’Aveyron») surtout nés de l’occitan - langue à part entière, pensez aux discours de Frédéric MISTRAL toujours d’actualité pour moi -) .

Le groupe réuni sur le pont gothique traversant la boralde de Saint-Chély en pleine action pour compléter la première page de la matinée, aux motifs évocateurs de ce bel endroit symbole d’une halte de réconfort sur l’un des plus anciens itinéraires descendant de l’Aubrac .  Le pont de St-Chély-d'Aubrac

Le pont gothique des Pèlerins à Saint-Chély-d’Aubrac est un endroit bucolique et charmant où passent tous les pèlerins ayant traversé l’Aubrac qui se rendent à Saint-Jacques de Compostelle . L’un d’eux a même été très anciennement sculpté au bas de la croix de basalte érigée sur le pont …

Les pique-niques nous réunissaient dans d’intenses moments de convivialité (merci aux familles et amis des participants venus en nombre les ravitailler et les encourager, leur vin était sublime, leurs gâteaux délicieux et leur sympathie inoubliable), et nous repartions de plus belle l’après midi !

Cet après-midi-là, justement, direction les Enfrux et une petite randonnée sur l’ancienne «Via Agrippa» qui reliait Javols en Lozère à Rodez : celle-ci permet de découvrir l’authentique hameau d’Aubrac aux massives bâtisses de basalte et le vaste panorama qui l’accompagne depuis les pitons de lave du neck de Belvezet dominant la boralde de Saint-Chély jusqu’aux sommets du plateau et les horizons bleutés sur des centaines de kilomètres par-delà la vallée du Lot …  

Ma page des Enfrux terminée, avec deux des sommets de l’Aubrac et des clins d’œil à la très solide architecture qui font le charme de ce petit hameau .

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 10:11

Un stage n'est pas qu'un stage . On ne découvre pas qu’une technique créative, on découvre aussi un lieu, une région, un pays, des personnes différentes . On rencontre les gens qui y vivent, on y entre en connivence avec les autres, avec soi-même …

Dans cet article nous sommes en Jura Oriental . J’ai souvent évoqué ce lieu particulier qu’est la maison d’hôtes de La Fresse, "Chez les Colin" .

Stages d’hiver, stages d’été, je reviens depuis plusieurs décennies déjà dans ce site privilégié des crêtes du Haut Doubs … Croyez bien que si ce n’était un moment hors du temps, il y a longtemps que je m’en serais lassé !

 

Sur la table de la Maison d’Hôtes de La Fresse un gâteau au chocolat parmi tous les délices préparés par Christiane COLIN pour régaler ses convives stagiaires, gâtés toute la semaine comme si c’était tous les jours leur fête !  

Un endroit particulier pour se retrouver, se ressourcer, apprendre, progresser, découvrir, partager dans la convivialité et une harmonie difficiles à décrire en quelques mots par ce qu’elles relèvent d’un esprit, d’une atmosphère qui doivent tout à la maîtresse de maison qui a su créer en ces lieux les conditions idéales pour cette sorte de bonheur : Christiane COLIN (c’est elle dont il s’agit) officie aussi bien en cuisinière qu’en décoratrice ou en "botaniste gustative" (je ne sais quel qualificatif lui donner dans ce domaine), pour faire en sorte qu’un séjour aquarelle ou carnet de voyage soit une réussite chez elle .

 

Quatre petits coins de l’atelier où nous nous réfugions en cas d’orage, et où il est si agréable (orage ou pas), d’aborder dans le confort cours théoriques et exercices pratiques nous aidant à mieux aborder le travail de terrain … (Extrait de mon «Carnet du Jura Oriental»)

Nous nous intéressons chaque année aux thèmes régionaux majeurs (clochers, architecture, paysages, sapins, etc.), et même lorsque menace l’orage les sujets ne manquent pas, à commencer par les nuages qui sont ici particulièrement beaux, prétexte à étudier le comportement des pigments dans l’eau, maîtrise subtile et indispensable pour bien progresser en aquarelle …

Celui-ci se profilant à l’horizon ne laissait rien présager d’agréable pour nos sorties à venir, mais tandis que tout le monde dessinait le sien avec plus ou moins d’inquiétude, je jubilais déjà à imaginer ce que les cours d’atelier allaient apporter à chacun pour transformer en réussite, ce que nous n’aurions jamais eu le temps d’étudier sur le motif s’il avait fait un temps trop radieux tous les jours … («Démo» de cours sur le motif) 

Effectivement, la pluie tombant avec générosité nous donna des matins vaporeux aux effets de brume si intéressants sur la forêt que lorsque perçait le soleil sur les crêtes encore humides, d’éphémères et splendides tableaux s’offraient à notre regard et à nos pinceaux non plus comme une punition mais comme un cadeau : c'est cela le privilège du soleil et de la pluie mélangés en Jura Oriental !

La crête franco-Suisse se dégageant des brumes le matin en face de La Fresse : un subtil sujet de carnet que nous n’aurions jamais eu s’il avait fait beau ce jour-là, thème d’étude si passionnant que tout le monde le réussit ! («Démo» à l‘atelier en prise de vue depuis les Velux)

La pluie n’est donc ici pas un handicap mais une chance !

- Que faire d’autre s’il continue de pleuvoir ?

- Enrichir nos pages de carnet par l’architecture rurale traditionnelle, qui dans cette région si typique de la montagne franc-comtoise et de la petite République du Saugeais est caractérisée par la maison dite «du montagnon», grande bâtisse à plusieurs étages toute de bois (hangars et fenil compris) au dessus d’un soubassement aux murs de pierres, ou vivent généralement plusieurs générations de la même famille avec bétail et basse-cour, et au milieu de laquelle sont implantées une ou plusieurs cheminées monumentales nommées «tués» (ou «tuyé») traversant la totalité du bâtiment, pièces à part entière, véritables lieux de vie où est surtout fumée la charcuterie de la région de Morteau qui sèche suspendue à leurs boiseries … 

J’avais dessiné il y a quelques années ce type d’architecture à partir du joli village de Grand-Combe Châteleu, ce que nous avons également fait pendant ce dernier stage, en allant même dessiner sur place l’intérieur d’un tué ! (Extrait de mon «Carnet du Jura Oriental»)

 

La coupe du «tué» extraite de la page précédente …  

 

Et voici notre petite équipe au grand complet en train de dessiner à l’intérieur même du tué sous le regard ému et curieux du propriétaire des lieux qui nous faisait visiter son étonnante maison …

Vous voyez qu’on ne s’est pas ennuyés pendant ce nouveau stage d’été : nous étions comme loin du monde et de la foule qui traverse la France avec mille embarras et servitudes dans sa course au soleil effrénée, et nous n’avons pas vu le temps passer …

C’est l’un des charmes de ce stage d’aquarelle en Jura Oriental, et ce n’est pas le seul : des lacs merveilleux nous accueillent, des cours d’eau aux sources vives, des chamois et des chevreuils qui viennent brouter jusqu’au bord de la route pendant nos balades, des monuments historiques, des petits bouts de forêts profondes et secrètes avec le soleil qui se glisse par de longs rayons lumineux entre les troncs, et des gens délicieux qui nous font découvrir un pays qu’ils aiment et qui est le plus beau de la terre parce que c’est le leur .

Je vous invite à voyager encore à travers ce stage en allant visiter les blogs de Jean-Paul et de Plumette et en cliquant ici (si vous ne l’avez déjà fait : c’est une autre présentation des sessions des années passées sous forme de carnet de voyage avec pas mal d’aquarelles et de pages de carnet) …

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 21:36

Nous voici dans les Gorges du Tarn ...

 Sans les autres nous ne sommes pas grand-chose, c’est pour cela que depuis de nombreuses années je privilégie le nombre dans mes groupes quitte à aller à contre courant de ce que chacun pourrait souhaiter s’il ne connaissait la force de la dynamique de groupe ajoutée au sérieux d’une formation bien adaptée, l’enthousiasme vivifiant d’une communauté réunie autour de projets individuels qui en devenant communs  aident à mieux cibler ses objectifs tout en profitant de la variété des différentes interprétations, le support incroyable des énergie croisées que j’aime rendre positives après tant d’années de formations et de suivis, de remises en question et de travail acharné autant que passionné .

Car il n’est pas que les stages qui participent à mon expérience : après de nombreuses actions externes pour l’Inspection d’Académie à travers classes culturelles et interventions directes qui m’ont motivées pendant des années, sont venues des formations plus exigeantes que je continue toujours d’animer pour le compte d’institutions ou organismes privés dans lesquels comptent énormément les points obtenus en arts plastiques, en dessin, à cause d’examens ou de concours à passer lors de formations où ces matières sont importantes au sein de groupe souvent bien plus lourds à gérer que dans nos simples stages d’été !

Gorges du TarnNous voici dans l’un des stages qui vient de se terminer : celui des Gorges du Tarn, (parasols vivement conseillés) !
Étude d’aquarelle en face de l’incroyable village de Castelbouc et les ruines perchées de son château médiéval qui défient les lois de l’équilibre au dessus des eaux vertes, turquoises et bleues qui coulent à ses pieds …
Je reviens à ma pratique des groupes importants : cela donne avance et expérience, elles ne peuvent que vous profiter, et j’ai toujours autant de plaisir à constater session après session tout ce qu’elles apportent, le nombre de participants chez moi ne s’opposant pas à l’efficacité car ce ne sont pas des cours particuliers que je prône, mais une réelle dynamique qui doit amener plus vite à une autonomie véritable toujours empreinte de créativité, ce que favorisent naturellement les groupes motivés et solidaires !
La fontaine de la Burle cadrePuisque nous parlons d’eau, ceci est le tout premier exercice de ce stage au cœur des Gorges du Tarn : la légendaire fontaine vauclusienne de la Burle jaillissant au sein du village de Sainte-Ènimie !

Prétexte à étudier les couleurs incroyables de son eau verte et bleue, aux teintes profondes et subtiles données par les sels de cuivre provenant des profondeurs mystérieuses du causse de Sauveterre .

Castelbouc-2Nouvelle approche pour mieux comprendre le sujet, cette fois Castelbouc traité du haut des falaises depuis un balcon surplombant les ruines perchées, une façon complémentaire d’aborder le motif pour bien en saisir la réalité tout en laissant libre cours à sa personnalité …
Castelbouc cadreVoilà ce que cela donne en utilisant cette méthode
d’aquarelle rehaussée et de croquis selon l’un de mes procédés : tout en haut le château, en bas les maisons blotties sous la falaise qui dominent aussi les rives du Tarn, une manière d’aborder le sujet particulièrement adaptée à l’illustration légère pour qui veut synthétiser un sujet particulièrement chargé !

Chaque stage a son charme, sa particularité . Aucun n’est semblable à un autre et chaque session en un lieu identique change même, chaque année !

C’est-ce qui a fait revenir certains stagiaires parfois plus de dix fois dans un stage qui leur plaisait …

Sans doute n’animerai-je pas toute ma vie des stages mais pour l’instant cela me passionne, mon plus grand bonheur étant de voir les gens progresser, repartir enchantés (au sens littéral du terme même quand, d’aucuns ayant placé trop haut leurs ambitions croient n’avoir guère fait de progrès !), découvrir que la joie de peindre n’est pas toujours liée à la réalisation d’un fabuleux chef-d’œuvre mais d’une simple réalité qui contient toute l’âme d’un moment si privilégié, que l’esprit de ce que l’on a peint continue de vivre sur le papier .

 

 

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 16:36

 Marrakech : l’été commençait déjà pour nous sous les remparts de la ville rouge bien avant que le printemps ne soit fini de ce côté-ci de la Méditerranée .

C’est cette belle saison de récoltes picturales et de moissons colorées que je voudrais vous faire partager par ces quelques images glanées comme des cartes postales, pour vous qui n’avez pu nous rejoindre, qui attendiez de mes nouvelles et qui me lisez, vous qui n’avez peut-être pas eu de place si le stage auquel vous auriez aimé venir était complet au moment de votre demande, et vous aussi qui avez eu la chance d’y participer, vous toutes et tous que je n’oublie pas et à qui j’envoie ces petits signes d’amitié .

Ce stage, c’est peut-être celui dont vous rêvez, dont vous rêviez si vous l’avez fait, celui dont vous vous souvenez lorsque vous reprenez vos affaires d’aquarelle pour prendre les chemins de traverse, les chemins de l’été …

 

Accord conclu avec les porteurs d’eau qui poseront pour nous place Jema-El-Fnaâ, dans la lumière pulvérulente et la chaleur déjà estivale de l’une des plus mythiques places d’Afrique …

 

Toute petite aquarelle réalisée sans dessin préalable du bout du pinceau lorsque tombait la nuit sur la place Jema-El-Fnaâ, et que les restaurants de plein air voyaient leurs premiers clients s’attabler près des braseros enveloppant le crépuscule de leurs panaches de fumée . Petite aquarelle, petite démo, mais grand bonheur de partager d’aussi beaux souvenirs, de transmettre si vite la façon de les immortaliser et d’emporter avec soi une image qui contient le souffle même de la vie à travers quelques couleurs sur un bout de papier …

 

Ici, là-bas, ailleurs, avec les programmes que je vous ai depuis longtemps préparés, les stages se suivent et sont comme une fête qui n’en finit plus, les carnets se renouvellent dans une multitude de styles, de talents et de personnalités, parce que chacune, chacun d’entre-vous porte déjà en lui cette possibilité, cet enthousiasme, cette créativité, cette flamme que depuis des décennies je ne cesse de vouloir vous communiquer …

Ce bonheur de peindre que j’exerce pour moi depuis mon enfance ne prend vraiment tout son sens depuis toutes ces années qu’à travers mon plaisir de le transmettre, de le partager .

Les clichés sont de vous si vous y étiez, de moi aussi lorsque j’y pensais, et les aquarelles sont toutes des «démos» qui servaient de base à des exercices rapidement réalisés, parce que j'aime le plaisir de peindre dans la simplicité . 

Aller le plus vite possible à l'essentiel dans un dépouillement  à la fois poétique et fidèle à la réalité sans trop se casser la tête, c'est entrer dans l'essence des choses et des êtres, c'est élargir sa conscience, c'est vivre plus près d'une certaine notion de la beauté ...

 

Ensuite il y a eu la Provence pour faire venir l’été sur ce côté-ci de la Méditerranée : des aquarelles dans les plus jolis coins des Alpilles, du Luberon, dans la garrigue à la lavande sauvage, le thym et le romarin, les petits villages, ou comme ici à l’ombre des platanes dans le grand parc ensoleillé du domaine séculaire qui nous accueillait …

 

Avec cette aquarelle rehaussée selon l’un de mes plus intéressants procédés, nous étions lors de ce stage en Provence sur les quais d’un authentique et méconnu petit port de l’étang de Berre, un petit port qui aurait certainement beaucoup inspiré Marcel PAGNOL s’il avait pu y raconter une histoire à la hauteur des couleurs de ses vieux murs et de toute la poésie que dégagent les barques de pêche et les pointus qui viennent s’y amarrer …

 

Au petit village d’Ansouis, nous ne passons que quelques instants : le temps de l’esquisser par quelques coups de pinceaux, sur fond de Lubéron plombé ce jour-là par des nuages d’orage …

 

À Lectoure avec «l’Aquarelle est dans le pré» ce sont les chauds rayons du soleil qui nous faisaient choisir l’ombre autour d’un verre pour peindre et dessiner, sous les arcades entourant les places de villages adorables dans la campagne gersoise où nous retrouvions tout cet art du bien vivre et du bien manger … Cela donnait à nos aquarelles cette gaîté si particulière des gens qui sont déjà en vacances quand les autres continuent de travailler, et si nous avons dessiné tout le charme des marchés gascons c’est pour mieux nous imprégner de la richesse de ce terroir et de toute sa beauté !

 

Mais oui, ces trois charmants palmiers sont bien à Lectoure, ils sont l’un des premiers exercices réalisés pendant ce stage, et si je les ai choisis, c’est que tout ici nous faisait penser à la Toscane, à l’Italie, avec parfois des airs d’Andalousie et de Provence mélangées sans les essences de la garrigue, mais avec bien d’autres séduisantes beautés …

 

Comme la lumière du matin par exemple : oui, une douceur et une atmosphère Toscanes ! … C’est Pierre NAVA qui m’a fait connaître cet endroit au milieu des collines de colza et des champs de blé .

Au fond, dans la brune matinale qu’évaporent les ardent rayons du soleil, Lectoure se profile en découpe bleutée d’où émerge le clocher tour de sa cathédrale, et en face de nous le petit village de Terraube se détache doucement des vapeurs montant de la vallée .

Le temps s’est arrêté dans la beauté de ce paysage immortalisé par nos aquarelles et j’attends avec impatience le renouveau de cette fraîcheur et de la chaleur mêlées pour que reviennent au fond de moi ces sensations délicieuses des matins d’été …

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 11:34

L’inspiration de celle-ci me vient de l’époque où au club archéo -spéléologique albigeois, alors que j’étais encore jeune collégien, je suivais sur les traces de la préhistoire régionale un ami de mon père qui en était le président : Jean LAUTIER .

Faire partie de son équipe, même en suiveur passif et timide comme je l’étais à l’époque était pour moi un honneur et un émerveillement .

J’avais pour lui la même admiration et la même déférence que celle de mon copain Roland PÉLISSIER pour ses initiateurs à lui : Édouard-Alfred MARTEL et Louis BALSAN .

Ces hommes-là étaient pour nous des maîtres et nous les aurions suivis jusqu’au fond de la terre …

Je n’ai pas connu E.A. MARTEL, ai à peine eu l’occasion de croiser L. BALSAN, mais accompagner Jean LAUTIER et ses amis dans les méandres d’une caverne récemment inventoriée pour partager avec eux dans  l'irréelle lumière de nos lampes acétylène la découverte de griffades d’ours paléolithiques jusqu’alors inconnues mêlées à quelques tracés préhistoriques sur les parois de calcaire, était quelque chose de magique et je ne l’oublierai jamais .

Cette  indescriptible et bouleversante émotion ne me quittera plus, magnifiée d'extraordinaire façon lors d'une sortie  au fond des Gorges de l’Aveyron avec Jean LAUTIER et son équipe, lorsqu’il me montrèrent les émouvants bas-reliefs magdaléniens de la Magdelaine-des-Albis, pure merveille des origines de la sculpture en causses mineurs .

Ce jour-là nous nous arrêtâmes aussi dans un abri sous roche qui dominait l’Aveyron .

Il avait été fouillé par l’Abbé BREUIL qui avait laissé sur les parois des strates témoins où des silex enrobés de calcite brillaient encore sous la lumière diaphane du jour qui pénétrait jusqu’au fond de l’abri .

L'abri près du torrent, peinture sur toile Alain MARC

«L'abri près du torrent», Acrylique, pigments et sable sur toile 25 F (Alain MARC, collection particulière)

À travers l’ouverture béante d’accès à la grotte on entendait couler la rivière et il était facile d’imaginer l’endroit protégé par un mur de défense autant que de supposer les poutres de l’habitat rudimentaire qui étaient enchâssées dans leurs niches de blocage, taillées dans les parois .

Les étranges vibrations se dégageant du lieu projetaient dans ma tête des visions bouleversantes et je me sentais tomber à la renverse au creux des millénaires dans un Eden sauvage et dangereux où vivre était déjà un miracle et un exploit à réussir sans cesse dans une nature d’une immense beauté ...

Bien des années plus tard je revins en prospection spéléologique dans la région avec mes amis Louis et Jean PÉRIÉ, (Jean étant déjà bien engagé dans ses explorations, études et découvertes préhistoriques à ce moment-là, cliquez sur son nom ci-avant pour voir sur son blog sa dernière découverte, vous verrez c'est passionnant), mais «L’abri près du torrent» naquit dans mon esprit et dans mon cœur à ce moment-là .

Ce n’est que près de 45 ans plus tard que je le «réalisais» !

Je ne sais plus à présent qui m’a acheté cette toile que je dus vendre lors d’un salon d’art contemporain il y a quelques années à mon plus grand regret, mais je serais prêt aujourd’hui à la racheter au double de sa valeur de l’époque, car elle représente pour moi bien plus qu’une scène de pêche au pied d’un abri préhistorique près d’un torrent : elle est aussi une grande part de ma jeunesse portant en elle l’éternité de la vie ... 

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 17:10

La-piste-du-voyageur.jpg

"La piste du voyageur", acrylique sur toile, Alain MARC .

- La piste du voyageur forgerait-elle nos aptitudes au dépassement ?

Tel pourrait être le sens premier donné à cette toile que j’avais peinte il y a quelques temps qui semblerait dire que le chemin emprunté par celle ou celui qui veut aller de l’avant, sortir de sa coquille et risquer l’aventure est semé d’embûches, mais qu’il faut bien les affronter et prendre des risques pour avancer !
Le voyageur est aussi l'être humain sur le chemin de la vie .
Le voyage, en tant qu'expérience ordinaire, devient rapidement une aventure "extra - ordinaire", mais ce n’est généralement pas sans souffrances ni efforts, même si de grandes joies sont réservé à celui qui réussit à traverser là où d’autres se sont faits entraîner par le courant .
Le voyageur va de son passé à son futur par le passage du présent ; il avance en apprenant tout au long de son chemin, et le chemin qu'il trace doit ouvrir la voie à ceux qui le suivront ...

On trouve sur la toile différents signes dont certains renvoient au temps  (sabliers) : il faut du temps pour comprendre, pour apprendre .

Qui lit mes articles jusqu’au bout comprendra un jour ce qui peut par l’expérience d’un autre, lui servir …
La piste du voyageur n’est pas
que bordée de roses (et encore les roses ont des épines), il faut parfois se frayer un chemin au milieu des orties, des ronces, des gravats, des fondrières, des obstacles de toutes sortes .
Car s’il est des chemins qui vous emmènent vers le succès et la gloire, d’autres vous précipitent vers votre propre anéantissement …
Est-ce par crainte des chutes et des embûches qu’il vaut mieux se replier sur soi et ne pas laisser ses toiles ou ses sculptures (lorsqu’on s’exerce à la création) mettre le bout du nez hors de leur lieu de naissance ?
D’ailleurs (les montagnards le savent bien), ce sont ceux (les chemins) qui mènent aux sommets qui côtoient les plus grands précipices .
Je crois qu’on apprend à marcher en tombant, en subissant les maux liés à ces chutes, et en même temps que la hardiesse à dépasser ses craintes, à prendre des risques, nous enseigne à travers les balbutiements du courage à avancer, à aller plus loin, à nous dépasser .
Cela nous apprend surtout à assumer nos chutes en cas de difficultés, à les comprendre, à en tirer des enseignements, des remises en question qui, entre humilité et souffrance nous prouvent que nous sommes toujours des enfants en cours d’apprentissage, que nous ne sommes jamais à l’abri des erreurs, que nous ne sommes pas non plus les seuls à se trouver un jour ou l’autre à pouvoir nous tromper, (pouvant même partager notre expérience avec du recul comme je le redis si elle peut profiter à d’autres), et que se remettre en question après une erreur de parcours n’est pas l’apanage des imbéciles (qui ne s’est jamais trompé ni fait « avoir »  dans la vie ?), mais des « voyageurs » en quête d’itinéraire, plus ou moins hardis, plus ou moins chanceux, qui doivent coûte que coûte … avancer !


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