Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'au Portugal, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2020...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 14:21

- Peut-être à un moment ou un autre, vous êtes-vous demandé ce que je pouvais bien faire pour ne rien publier dans ce blog depuis si longtemps ?

- Peut-être pensez-vous que je me repose tout simplement, ou que je suis loin, à mille lieux du clavier d'un ordinateur, ou même, plus inquiétant, que je suis malade ou qu’une grave raison m’éloigne de vous en ce moment ?

Alors vous auriez tout faux !

Il temps que je vous rassure, car il se trouve que si j’ai tout laissé tomber dans mes nombreuses activités de ces dernières semaines, c’est vraiment pour une bonne raison, (je dirai même selon mon point de vue une très belle raison) .

Permettez-moi d’entretenir le suspense jusqu’au prochain billet, mais vous, fidèles amis (es), lectrices et lecteurs réguliers de mes articles vous en aurez la primeur, car si cette raison me concerne directement elle peut aussi vous intéresser si vous pensez aller du côté de Shanghai pendant la prochaine Exposition Universelle, ou avez déjà quelques amis (es) en Asie ou de par le monde susceptibles de s’y rendre, pensez-y dès à présent !

Je n’en dis pas plus pour aujourd’hui, car vous êtes déjà en route avec moi vers l’Asie d’une autre façon, puisque c’est par un magnifique voyage, celui de Michèle Bec (alias Danae) que nous allons nous y rendre (ou y retourner pour ceux d’entre-vous qui m’ont accompagnés au Yunnan l’an dernier) .

Danae : voilà une formidable personne dont je voulais vous parler depuis longtemps !

Il me fallait une bonne raison (que vous connaîtrez bientôt) à la hauteur de sa personnalité et de son talent, de sa gentillesse et de sa sensibilité, de son écoute du monde surtout, pour vous plonger dans son «Tour d’Asie» avec un voyage fascinant réalisé il y a 30 ans, dont elle a tiré un beau carnet de route, qui a pour moi la teneur et la qualité de celui d’Alexandra David-Néel, à travers «son Tibet» .

 

Si vous avez aimé Alexandra vous aimerez Danae, car même si le décalage par rapport à notre monde actuel est considérable pour le voyage d’Alexandra, il l’est presque tout autant pour celui de Danae puisque le monde change à toute vitesse et que ce qu’elles ont vu et vécu toutes les deux chacune à leur époque ne peut plus être perçu de la même façon aujourd’hui …

Cela donne au livre de Danae une teneur particulière, une véritable saveur de voyage, de découverte, de dépaysement, d’émerveillement même qui en fait un authentique carnet de voyage, un carnet qui pourrait être le vôtre si vous aviez eu sa chance, son sens de l’initiative, et dans lequel vous vous plongerez avec ravissement car dès la première page vous y serez, vous ne verrez plus le temps passer !

Moines soufflant dans les trompes

Danae a vécu au cours de son «Tour d’Asie» des moments forts dans des lieux mythiques (et des hauts-lieux mystiques), une véritable quête d’authenticité, de vérité, de spiritualité, c’est pour cela que je n’hésite pas à établir un parallèle avec le voyage d’Alexandra David-Néel …

Ici, des moines tibétains soufflant dans les trompes nous rappellent que son voyage était aussi un voyage initiatique . (Photo de Danae)

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Avec cette fumerie d’opium elle nous fais basculer dans un tout autre univers où des mondes opposés se côtoient dans un extraordinaire paradoxe … Cependant ce n’est qu’un cliché parmi tant d’autres, poignants, émouvants, insolites, étranges, surprenants : son voyage est une suite de moments très intenses qui vous passionneront . Aux Maldives avec 30 dollars en poche pour passer 11 jours, sa rencontre avec les guérisseurs des Philippines, son parcours du Japon en stop avec des cadeaux tous les jours, et jusqu'au pied de l'Everest à 5600m avec un sherpa qu’elle avait pris pour elle toute seule … (Fumerie d’opium, photo de Danae)

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Mais le retour à l’authenticité dans son étrange questionnement nous ouvre sans cesse les yeux sur d’autres réalités tout au long de son périple : si le voyage ne cesse de nous divertir il nous renvoie à nos plus existentielles questions : le «comment» des choses ne nous apporte pas toujours les réponses du «pourquoi», mais nous ouvre d’autres pistes sur les «d’où venons-nous» et «où allons-nous» … Pendant les danses masquées, photo de Danae  .

Elle nous raconte :

«Flamme du nirvana, c'est la traduction du nom tibétain que m'a donné le grand Lama du Monastère d'Hémis au Ladakh, lorsque j'ai pris refuge dans le Bouddha» nous explique l'auteur qui, à l'âge de 42 ans, s'est lancée seule et sac au dos à travers toute l'Asie .
"C'est un moment fort de bonheur et de liberté, ce parcours du pied de l'Everest au Népal jusqu'au mont Aso au Japon, avec son lot d'émotions et d'angoisses, mais aussi ses moments de joie, de rires et de rencontres avec les habitants des dix pays parcourus ."

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L’une des pages du manuscrit de ce passionnant carnet où narration et illustrations nous révèlent l’Asie de Danae … (cliquez sur la photo ci-dessus pour vous rendre sur la page de présentation de cet ouvrage chez son éditeur)

«J’ai voulu connaître l’Asie et je suis partie, une première fois pour quatre mois, avec un ami. Nous nous sommes disputés et je me suis retrouvée seule. C’était un 19 novembre, jour de mon anniversaire et il m’a dit : «je t’offre la liberté» . Comme cadeau, c’était vraiment chouette !
C’était à Patna, le premier jour où je découvrais l’Inde avec sa foule, sa misère, sa chaleur, sa poussière.

Les morts qui passent dans la rue en cortèges, portés à bras d’hommes ; les gens étendus à même le sol dans la gare et qu’il faut enjamber ; les mendiants qui vous harcèlent autant que les mouches ; les moignons qui se tendent ; les infirmes qui se traînent sur les mains et les genoux ; les chauffeurs de rickshaw qui veulent vous installer de force dans leur véhicule et surtout les enfants aux grands yeux noirs suppliants qui s’accrochent à vous . En plus de tout cela, des milliers de paysans qui manifestaient leur mécontentement en défilant par rangées de six, hurlant, vociférant et brandissant des bâtons.

Un seul d’entre eux aurait suffi à me faire peur. Et j’étais seule au milieu de tous dans une chaleur torride avec mon gros sac à dos.
C’est ainsi qu’a débuté mon grand périple en Asie !»

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Partez avec Danae à la découverte d’une Asie comme vous ne la verrez plus : cet ouvrage nous conte l'histoire extraordinaire mais vraie de l'auteur qui, par soif d'aventure et de découverte, a tout quitté pour parcourir l'Asie . Étonnant et émouvant voyage qui plus que la réalisation d’un rêve, est la plus grande expérience de sa vie …

Plongez-vous-y vite !

Vous pouvez le lui commander directement pour seulement  18 euros (frais postaux inclus) en lui envoyant votre chèque à son ordre :

Michèle Bec 14 rue du stade 29770 Plogoff .

Elle vous l’adressera en retour à l’adresse que vous lui aurez indiquée avec une dédicace personnalisée vous ne le regretterez pas, et en plus ce sera un ouvrage de référence dans votre bibliothèque !

Pour lui envoyer un e-mail, cliquez ici . 

Enfin, avant de terminer ce billet, je vous recommande d’aller visiter le blog de Danae en cliquant ici, et d’explorer ses différents articles : vous verrez que ses périples l’ont amenée bien plus loin de l’Asie, et vous y découvrirez une véritable artiste à la vivifiante fibre d’écrivain, je tenais à travers cet article à vous la faire connaître et à la saluer !

 

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Merci à Danae qui nous offre là une autre belle page de ce Tour d’Asie en prolongeant notre regard dans ses pas jusqu’au pied de l’Everest … (Dessin Michèle Bec  alias Danae)

 

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 22:45

Dynamique et enthousiaste le groupe des équipiers - équipières de Paris continue sur sa lancé, et fête le printemps avec une belle sortie de plus à son actif sous le soleil et dans la première douceur des beaux jours .

Intéressant communiqué que celui de Bernard qui nous résume cette journée, (dont j’espère qu’elle inspirera d’autres groupes avec le retour des meilleures journées de l’année) :

 

Troisième rendez vous aquarelle sur Paris


Enfin du beau temps pour notre troisième rencontre sur Paris. Nous nous sommes retrouvés derrière Notre Dame dans le square Jean XXII .
La forte fréquentation des lieux n'a pas entamé notre désir de croquer ce charmant endroit et c'est donc par petits groupes que nous nous sommes dispersés dans le square .
Le groupe est très sympathique et très convivial, les personnes qui le composent sont pour la plupart des fidèles des stages de notre ami Alain Marc, ce qui se ressent dans certaines réalisations .
Je tiens à remercier d'ailleurs certaines personnes pour les conseils et les coups de pouce, le tout dans la bonne humeur et la franche camaraderie.
Voilà pour cette troisième édition des rendez-vous parisiens, la prochaine sortie est prévue le deuxième samedi du mois de Mai, sûrement au Parc de Sceaux.
En attendant je vous invite à venir voir les photos sur mon blog

http://ber2paris.over-blog.com/

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Les toits de Notre-Dame par Isabelle, et ci-dessous 2 croquis sur le vif toujours

d'Isabelle . L'idéal pour bien s'exercer est comme elle fait : alterner les travaux

de thèmes différents en un même lieu ...

 

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 18:05

Le regard vers les sommets de l’Atlas ...

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Peut-être vous souvenez-vous de cette jolie aquarelle réalisée par mon «Ptit’Jo» dans son premier carnet de voyage à l’occasion d’une traversée du Haut-Atlas que nous avions réalisée ensemble, en rentrant de Ouarzazate sur Marrakech ?

C’était il y a déjà trois ans, et j’ai retrouvé avec nostalgie ce pur moment de bonheur : le regard d’un enfant porté sur la première grande montagne d’Afrique du Nord avec la candeur et la simplicité de cet émerveillement pour les choses du monde que nous ne devrions jamais perdre si nous voulons nous exprimer par le langage des choses de l’art, que nous soyons peintre, écrivain, musicien …

Émerveillement . Candeur du regard . Simplicité .

Le monde entier devrait être contenu dans ces trois mots si nous avons la chance de voir, d’entendre, de chercher nos propres définitions de la beauté .

Alors ce sont d’incomparables bouffées d’oxygène qui vont redonner un sens à notre traversée du quotidien en nous aidant à mieux supporter le hourvari des tristes nouvelles qui assaillent nos journaux du matin et du soir . Peut-être l’art sert-il aussi à cela ?

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Et je fouille alors dans mes cartons pour essayer de retrouver cette candeur, à travers d’anciennes aquarelles peintes au cœur de l’Atlas … Car l’Atlas est un monde à part qui est sans doute plus près de la beauté . Des aquarelles ? je n’en trouve pas . Peut-être celle-ci que j’ai déjà partagée avec vous

À cause de la lumière ? Oui, c’est cela : de la lumière .

Ptit’Jo, lui, avais su voir : il avait vu que les parois de grès tombant à pic sur le vieux hameau et le minaret de la mosquée étaient fuchsia .

Pas grenat ni lie de vin, non fuchsia parce que si je me souviens bien ce soir-là, toute la montagne était illuminée par le soleil couchant, et il y avait même au fond de son coeur une couleur qui flamboyait, qui ressemblait au bonheur, et c’était celle-là !

Jacques Majorelle lui aussi, en son temps avait su voir . L’Atlas, toujours l’Atlas . Il n’y a qu’à voir .

En ce qui concerne la beauté du monde, lorsqu’elle est perçue dans la paix, c’est à travers le regard de l’enfance qu’elle peut s’exprimer le mieux . En dans le regard de celles et ceux qui ont su conserver ou retrouver le regard de l’enfance .

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J’ai également retrouvé cette photo .

Ils s’étaient tous réunis autour de moi ces gamins d’un village perdu en bout de piste d’une profonde vallée du côté du Tizi’n Test . Il y avait des petites filles en robes rouges et fuchsia . L’émerveillement était aussi dans leurs yeux et la lumière de la haute montagne s’y reflétait .

Nous y étions arrivés tard, avec mon ami Pierre  , en roulant au hasard droit devant nous . Une impression de sublime, avec déjà à peine arrivés ici, le pincement au cœur de savoir qu’il allait falloir repartir .

Après deux ou trois aquarelles nous avons rangé nos affaires, ils ne voulaient plus nous laisser partir !

La magie .

- Était-ce l’Atlas ? - Était-ce la lumière ? - Étaient-ce les enfants ?

Sans doute les trois .

La lumière, c’est la couleur .

Le regard, c’est celui de l’enfance .

L’Atlas, c’est le catalyseur .

Je voudrais pour terminer cet article vous offrir un autre regard sur l’Atlas . C’est celui de Francis FRENKEL .

Francis FRENKEL, même s’il est diplômé de l’École des Beaux Arts de Nantes, n’est ni peintre ni sculpteur .

Il est certainement plus que cela : il est veilleur des instants fragiles du monde absorbés par le temps .

Les photos qu’il fait, les vidéos qu’il ramène sont puisées au cœur même des êtres et des choses à la rencontre desquels il a été . Elles nous interpellent toutes .

En cela son regard est essentiel : lucidité, vérité, et émerveillement tout à la fois .

Francis est parti cet hiver au Maroc, dans le haut -Atlas et a vécu avec une ethnie de berbères qui vivent dans une vallée inaccessible et coupés du monde : les Aït Ouzighrimts .
De cette rencontre est née une vidéo documentaire et une série de photos des plus intéressantes qui soient .

Ses photos des enfants de l’Atlas sont ici .

Quant à la bande annonce du très beau film qu’il a tourné avec les Aït Ouzighrimts et que vous verrez bientôt sur vos écrans de TV, (guettons aussi sa sortie dans le commerce), je vous la laisse découvrir ci-dessous vous pouvez la mettre «plein écran» sur vos ordinateurs, vous ne le regretterez pas, sa qualité le permet largement, laissez-le bien se télécharger avant de le lire .

Au moment où je vais retrouver dans une dizaine de jours à peine quelques stagiaires privilégiés à Marrakech pour une session «carnet de voyages» qui nous emmènera justement en excursion sur les routes du Haut-Atlas, je voulais m’imprégner de ces ambiances singulières et vous les faire partager .

Je laisse enfin Francis terminer cet article en présentant son film, sa démarche et son regard sur cette ethnie si attachante, et tiens à le remercier chaleureusement pour l’autorisation qu’il m’a donnée de vous permettre cette rencontre privilégiée .

À un de ces jours, avec toute mon amitié … 

Les Aït Ouzighrimts : Bientôt sur vos écrans.... 

Ouzirimt car le « gh » se prononce »r ».
Le paradoxe du Maroc, entre Casablanca ses boutiques de luxe, ses buildings, ses activités de haute technologie, ses Centres d'Appels et, à quelques kilomètres, dans le Haut Atlas, l'ethnie des Aït Ouzighrimt qui ont conservé un mode de vie ancestral... Une communauté oubliée et inconnue...
Les Aït Ouzighrimts sont des berbères, anciens touaregs qui se sont sédentarisés dans la vallée du Mgoun, au sein de la chaîne de montagnes du Haut Atlas marocain, il y a environ trois siècles. J’ai découvert les habitants de cette vallée durant l’été 2009, période de grande activité d’agriculture et de moissons. A mon retour et après des recherches infructueuses sur cette communauté, j’ai décidé de vivre avec eux la période la plus froide et la plus austère de l’année, le mois de janvier, afin de mieux les connaître. J’ai donc monté une expédition avec le soutien de mon ami Brahim Ben Ichou, guide local indépendant. Sans sa maîtrise technique de guide de haute montagne, sans sa connaissance de cette région et de ses habitants, ce projet n’aurait pas pu voir le jour.
Les images de ce recueil racontent mes rencontres avec les Aït Ouzighrimts.
Cette communauté est totalement isolée durant les six mois dhiver, car aucune route ne permet l’accès à la vallée qu’ils occupent, malgré les promesses du gouvernement marocain.
La vallée Ouzighrimt se situe entre le col de Tizi Aït Imi - versant Bouguemez au nord - et le col d’Imi Nirkt et Tizi Aït Ahmed - versant sud, donnant sur la vallée des roses .
Durant l’hiver il est impossible de quitter cette vallée par les Gorges du Mgoun car l’eau est glaciale, souvent gelée ; ainsi, seuls les deux cols permettent la sortie lorsque les conditions climatiques sont favorables.
Quatorze villages Ouzighrimt sont construits sur les flancs de la vallée, le long de la rivière Mgoun, ce qui représente une population d’environ 2800 personnes.
Peu d’Ouzighrimts savent lire et écrire le berbère et l’arabe. Il n’y a pas d’école dans la vallée, pas de dispensaire ni de pharmacie, pas de médecin, pas d’électricité ni d’eau courante.
Il n’y a pas de sage-femme pour assurer les accouchements, les femmes expérimentées sont appelées pour assister les jeunes mamans pour la naissance de leur premier enfant. D’après le recensement de 2002, trois accouchements sur dix aboutissent au décès du nouveau -né ou de la mère. Un problème de santé qui pourrait être bénin dans les grandes villes ailleurs peut entraîner la mort dans cette vallée, surtout pendant l’hiver.
Durant tout mon séjour, les Aït Ouzighrimts n’ont cessé de réclamer du gouvernement marocain les aménagements minimums leur permettant de vivre en sécurité et dignement : une route, des maîtres d’école, un dispensaire et des médicaments, des citernes pour distribuer l’eau dans les villages
Je souhaiterais que mes images contribuent à faire entendre leurs messages et que les Aït Ouzighrimts ne soient plus des berbères oubliés.
Francis Frenkel, février 2010 .

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 09:05

Sans doute, en parcourant les 231 blogs de «ma» communauté des carnets de voyages (je reviendrai dans le courant de l’année sur cette communauté en pleine expansion et sur ses adhérents passionnés), avez-vous remarqué le très intéressant blog de Chris-Tian VIDAL ?

- Peut-être vous êtes-vous arrêtés sur son dernier reportage à la rencontre des orpailleurs du Mékong ?

Mais si Chris-Tian nous interpelle par la pertinence de ses photos et la valeur de ses commentaires, c’est qu’il porte à nos regards l’introspection d’une quête qui apporte par ses cheminements des réponses aux questionnements de nos propres itinéraires !

Il n’est qu’à remonter le cours de ses articles, comme on remonterait celui d’un fleuve asiatique ou les improbables passages dérobés d’une vaste médina …

Le suivre sur ses chemins au long cours ou ses sentiers de traverse, c’est, par-delà les images de ses lointaines évocations nous découvrir des racines dans un petit village des Corbières, c’est entendre ronronner des chats aux antiques pedigrees ou se replonger dans la simple et poétique dimension littéraire d’une œuvre comme celle de Barbara .

Alors vous aurez envie d’en savoir plus, d’explorer son blog et d’acquérir ses principaux ouvrages : «Réminiscence et Création poétique dans l'oeuvre de Barbara», «Carnet d'Asies», et plus récemment «Marrakech, Où le mâle m'a dit : la Mort !» . Vous pourrez les commander et même les télécharger à moindre coût .

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Puisque quelques chanceux parmi vous vont bientôt m’accompagner jusqu’au pied de la Koutoubia à Marrakech (voir mon programme stages 2010), je vais, à travers les mots de l’éditeur de Chris-Tian VIDAL commencer par évoquer «Marrakech, Où le mâle m'a dit : la Mort !», titre étonnant s’il en est pour un carnet de voyage déjà autant singulier . («Au pied de la Koutoubia», Aquarelle Alain MARC)

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(cliquez sur la photo ci-dessus pour vous rendre sur la page de présentation de cet ouvrage chez son éditeur)

«2004. Après l’Asie, Chris-Tian Vidal s’envole de l’autre côté de la Méditerranée, pour Marrakech ! Marrakech, où… Chris-Tian Vidal perd sa boussole pour nous entraîner au gré d’un «carnet de déroute» vers un Maroc passé et présent. Ce récit sensuel et épidermique, en fleurs de désirs, tend à éterniser en mots l’expérience toujours limite et fertile que constitue le périple en terres inconnues .»

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Partons à présent en Chine, et écoutons ce que nous révèle son contact avec Chris-Tian VIDAL dans son ouvrage «carnets d’Asies» :

«L’histoire d’une quête devenue inévitable. Celle d’un fils de la terre, franco-espagnol, qui décide de s’envoler pour la Chine, à la rencontre de la puissance de cette humanité, à l’autre bout du monde, entre campagne et cités urbaines. Voyager et pleurer, voyager et ensuite aimer. Il rentrera de son périple fatigué, défait, enrichi, bouleversé. En plein questionnement. Car rentrer d’Asie, c’est aussi apprendre à voir… et à vivre. Nouveau résumé. Partir pour s’oublier ? Non, fuguer en Chine pour mieux se retrouver . L’Autre et l’ailleurs : prendre ces chemins de traverse pour s’apprivoiser, s’aimer et enfin aimer . Puis écrire, comme ça, de mémoire, au gré des images, des souvenirs et des impressions qui affleurent à la conscience et qui demandent à rouler sous la plume. A rebours et de manière noduleuse, l’écriture de ce court texte autobiographique de Christian Vidal déjoue les canons d’une forme littéraire classique . «Carnet d’Asie» se veut ainsi œuvre mémorielle, nécessairement psychanalytique, moyen détourné de remonter en soi, dans le passé, à ce noyau fondamental et fondateur que constituent l’enfance et ses douleurs .»

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(cliquez sur la photo ci-dessus pour vous rendre sur la page de présentation de cet ouvrage à la FNAC)

Avec «Réminiscence et Création poétique dans l'oeuvre de Barbara»,  Chris-Tian Vidal a décidé de porter à la connaissance du grand public son travail universitaire sur l'une de ses chanteuses favorites : Barbara . Ce mémoire de maîtrise a été soutenu en 1994 à l'Université de Toulouse-le Mirail . L'entreprise de l'auteur est de mettre en lumière la dimension littéraire et poétique des textes de ceux que, injustement, on considère comme appartenant à un genre littéraire mineur. Chris-Tian Vidal a eu le bonheur de rédiger cet ouvrage alors que Barbara se produisait sur scène pour la dernière fois de sa vie .

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(cliquez sur la photo ci-dessus pour vous rendre sur la page de présentation de cet ouvrage chez son éditeur)

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 15:41

Nous sommes toujours sur les hauteurs du Jura Oriental (voir l'article précédent des débuts de ce stage en cliquant ici) .

 

À la frontière franco-Suisse exactement . Je m'enthousiasme à faire découvrir à mes amies stagiaires quelques coins que j’adore, et qu’il me plait de vous offrir pour les rêves partagés au fond nos mémoires .

L’aquarelle en voyage lorsque vous venez peindre avec moi, est d’abord faite pour cela : découvrir des choses extraordinaires ou oubliées qui appartiennent au merveilleux, recherchées dans ma quête comme des trésors, et leur rendre leur part d’imaginaire ou d’intemporalité à travers cette expression !

Aussi, voudrais-je pour commencer vous parler d’une toute petite cabane abandonnée ... Mais pas n’importe quelle cabane : une cabane comme on n’en trouve plus, qui fera un jour partie de notre histoire au même titre que ce qu’évoquent ces cartes postales jaunies rappelant un passé dont nos grands-parents nous parlent parfois avec tendresse et nostalgie . Un passé proche pourtant, que nous sentons familier, étonnamment familier parce qu’il nous concerne aussi secrètement .

Ainsi en est-il de la guérite des douaniers qui tout près de La Fresse, sur la route allant vers la Suisse par Les Gras depuis Pontarlier, nous raconte l’histoire truculente et toujours mouvementée d’une époque où le grand jeu des gendarmes et des voleurs se jouait en lisière de forêt de part et d’autre de la frontière, entre douane et contrebande …

De combien de contrôles fut-elle témoin cette petite cabane au pied des sapins ? On n’imagine pas le paysage sans elle : la sentinelle de l’instant est parfois d’une mystérieuse beauté lorsque tombe le soir !

Même abandonnée elle n’a pas perdu son âme et les bêtes sauvages qui grimpent sur son toit laissent leurs traces, celles de la vie qui ne l’abandonne pas … (Photo Alain MARC)

Nous somme venus peindre la petite guérite à pied, sur la route qui glissait, comme les frontaliers d’autrefois, tandis qu’une fine neige tombait sur nos carnets à travers les branches de sapins .

La poésie du lieu était tout entière contenue dans la sublime empreinte du temps ancrée dans quelques planches et d’un toit moussu recouvert de neige battus par le vent … Saisir ce témoin de l’histoire, ce murmure des objets qui est plus qu’une présence dans le silence d’un sous-bois est l’un des plus précieux bonheurs du peintre voyageur .

Nous n’étions pas là pour rien : nous saisissions de ce lieu renaissant mystérieusement sous la caresse des pinceaux, les confidences imperceptibles des hommes en uniforme qui avaient pour vocation la surveillance de nos frontières .

- Que se disaient-ils quand ils étaient de garde à la guérite de la route des Gras en surveillant la chaussée et ses environs ?

Évelyne en a sa petite idée, Françoise et les autres aussi ! Pourtant elle ne paie pas de mine la petite guérite : combien d'automobilistes passent sans même l’apercevoir… (Photo Blandine BERTHET) .

Ce que l’on sait avec certitude, c’est qu’il y avait un grand nombre de petites guérites comme celle-là réparties tout au long des routes de la frontière, dans les parages, et sur certaines autres routes secondaires en fonction de la répartition des brigades qui s’échelonnaient ainsi sur des dizaines et des dizaines de kilomètres … (Carnet d’Évelyne HUYARD) .

la cabane

Cette cabane sera l’occasion d’une série d’études incluant les principales façons de l’interpréter, d’abord sur le motif, ensuite en intérieur, et d’en dégager différentes atmosphères selon qu’elle se fond dans le paysage presque insignifiante dans la neige qui tombe, perdue dans la pénombre du sous-bois, ou plus présente, illuminée par le soleil . Une façon de préparer les exercices suivants où nous avons besoin de l’expérience des précédents pour personnaliser les différentes expressions liées à notre ressenti et à ce que nous évoque ce témoignage du passé . (Photo Alain MARC)  

la cabane

Faire passer le silence feutré qui accompagne la neige fine et continue traversant les branches de sapins, lui rendre son âme dans nos aquarelles, appartient à la chance d’un privilège, c’est presque un luxe dans le monde où nous vivons (en fait c’est peut-être cela le luxe véritable : créer des prodiges que l’argent seul ne peut acheter), c’est en tout cas un vrai bonheur que nous avons le plaisir de partager ensemble, et que vous devinerez sans aucun doute en lisant ces quelques lignes si un peu de sensibilité vous protège toujours de toutes les sortes de pauvretés nées de l’indifférence ! (Aquarelle Alain MARC)

Alors, quand vient la blanche lumière du soleil filtré par la brume avant qu’il ne projette des ombres bleutées sur la neige de la toiture et du sol, on peut ainsi par quelques couleurs de plus posées sur le papier faire chanter les grands sapins de la forêt . Gaîté soudaine de faire de la petite guérite de douanier l’objet ludique d’une belle balade qui nous replonge avec ravissement dans les joies lointaines de notre enfance, lorsque le soleil se mettait à briller sur les premières neiges de nos Noëls enchantés… Comme quoi, si on apprend à voir et à écouter ce que nous disent les êtres et les choses, avec quel plaisir peut-on les métamorphoser grâce à la magie de l’aquarelle !

Tout enfant rêvant de devenir magicien, la magie de notre démarche nous rend notre âme d’enfant, et le temps aboli nous fait tout oublier . (Aquarelle Alain MARC)

Ou même la cabane avec toute sa simplicité : dans la minuscule pièce à l’avant il y avait certainement deux chaises, une petite table qui ont disparues, le poêle indispensable en hiver (qui est toujours là sur son socle de ciment avec quelques instruments de cuisine abandonnés), et à l’arrière un petit appentis qui devait servir de chambre d’appoint avec son lit de camp pour se reposer avant de prendre la relève du copain qui montait la garde à son tour … (Aquarelle Alain MARC)

À chaque lieu son ambiance particulière : nous n’oublierons pas la grange perdue des Rochers du Cerf tout là-haut dans la splendeur de la crête frontière, où nous avons partagé de si bons moments après une randonnée dans une nature sauvage et immaculée, avant d’aller voir la Suisse et le Mont Châteleu depuis le point de vue de la ferme du papy … (Photo Alain MARC)

La grange des Rochers du Cerf . Vite faite, on se contentera du résultat ! Il gelait si fort ce jour-là, qu’il était impossible de faire des dégradés : chaque petit point de couleur sur le papier n’est rien d’autre que la trace d’un minuscule glaçon … Pourtant quel bon moment y avons-nous passé, ce bonheur-là (et les rigolades associées) on ne peut certes, jamais le connaître en été !

En général, le pinceau à réservoir conservé dans ses poches au chaud pendant la marche d’approche permet de réaliser sans trop de problèmes le ciel en première phase d’exécution . Le reste dépend très nettement de la rapidité de son travail, mais bon, à tout aquarelliste en voyage «impossible» n’est pas un mot approprié ! (Photo Blandine BERTHET)

Découvrir un lieu, des gens intéressants, vivre avec eux de bons moments de peinture, c’est s’offrir une vraie cure de jouvence, un ballon d’oxygène que peut de profanes peuvent imaginer . C’est aussi redonner du sens à sa vie, et je n’oublierai jamais ce que me disait mon père peintre, sculpteur, et que je transmets à mes enfants et petits enfants comme l’un des plus précieux enseignements qui m’aient été donnés : «… tant que tu pourras créer tu auras des raisons de vivre, et la peinture te sauvera de toutes les détresses si tu sais la partager .»

En cela, partager ce que j’aime, transmettre mon point de vue sur ma façon de pratiquer avec légèreté l’aquarelle (et la peinture en général pour ce qui est de mes travaux sur toile), marquer les différence de mes choix de pratique picturale par rapport à ce qui existe déjà, en communiquer l’approche technique, l’éthique et la philosophie en toute liberté loin des tapages médiatiques, des sélections sectaires, des inféodations intellectuelles et des affiliations de chapelles sans snobisme ni conformisme, relève d’un parcours commencé dans mon enfance (je n’avais pas encore 12 ans lorsque je réalisais mon premier carnet), et je ne me prive pas aujourd’hui de le vivre pleinement avec toutes celles et ceux qui m’accompagnent, connus (es) et inconnus (es), sur ces chemins de traverse où le mot liberté n’est jamais séparé de celui d’accomplissement …

À propos de chapelle justement, (je préfère celle-ci à celles des cercles fermés professant des doctrines artistiques discutables et s'abritant de ceux qui ont des expressions et approches différentes), nous voici à celle des Cernonniers, dans la magnifique clairière du même nom, juste sous les pistes de fond qui de Suisse en France (et vice-versa) constituent l’un des plus beaux domaines skiables nordiques de la région : nous voulons y réaliser une nouvelle aquarelle .
C’est une petite merveille cachée dans son écrin de neige et de sapins, un trésor à partager avec les gens qu’on aime et dont on sait qu’ils vont l’apprécier, le savourer, le respecter, le protéger … (Photo Alain MARC) .

Chacune a choisi l’endroit qui lui convenait le mieux pour la dessiner, la peindre, la photographier, s’en délecter en quelque sorte, avec dans la tête la sonorité de quelque liturgie traversant les siècles pour se mêler au chant des oiseaux qui fêtaient la fonte des neiges et le retour du printemps ... Le souvenir de ce radieux moment lié à la magie du lieu est si inséparable du bonheur, du sentiment privilégié d’y avoir peint, que je laisse dans le secret de nos cartons les travaux réalisés, mais sachez qu’ils étaient tous empreints de toute la beauté, la simplicité et la sérénité de cette jolie chapelle . (Photo Alain MARC) .

Mais revenons dans la combe du Thévenot : voici le travail de Catherine, totalement débutante, qui se demandait même en début de semaine si elle allait tenter l’aquarelle et plutôt ne faire que de la randonnée ! Je l’ai certes aidée comme il se doit, mais avouez que pour un résultat de fin de semaine, ce n’est vraiment pas mal .

Il faut avouer que ce coin-là possède aussi un charme fou ! Un endroit un peu comme celui de la clairière des Cernonniers, en dehors du temps, tranquille à souhait, qui a une âme, une présence, l’empreinte d’une vie traditionnelle séculaire qu’il suffit de percevoir, de saisir, et par le biais de nos aquarelles, de prendre plaisir à raconter… (Photo Alain MARC) .

Françoise 1

Je crois que cette aquarelle-ci est de Françoise, on voit bien les effets de lumière dans les brumes de la forêt, on y retrouve toute l’atmosphère des paysages de neige, on ressent le froid piquant du matin, on devine le début d’une belle journée, on a envie de partir skis au pied avec boisson chaude dans le sac et casse-croûte pour la journée … Cette petite ferme francomtoise blottie en fond de vallée, Blandine, Roselyne et Évelyne l’avaient aussi fort bien réussie, je suis heureux encore une fois à travers cet article de toutes les féliciter : la magnifique matinée restera à jamais gravée dans leurs aquarelles car c’est aussi le charme de cette activité que de conserver intacte la mémoire des meilleurs moments partagés !
À
travers les deux volets de ce reportage vous avez approché ce que les participantes, Christiane COLIN (pour la partie accueil) et moi-même, avons vécu le temps d’une parenthèse à la montagne qui ne ressemble pas à toutes les vacances de neige .

Et même si je n’ai pas évoqué toutes nos sorties, le grand nombre d’exercices réalisés sur le motif et bien au chaud, les soirées au coin du feu, les échanges chaleureux qui allaient transformer ce temps-là en valeur profonde durablement ajoutée à notre existence, (en fait une expérience autre que celle d’un simple stage d’aquarelle - mais en serait-il autrement dans n’importe lequel de mes stages et carnets de voyages ? -), je pense que la preuve de la réussite de ce genre de session n’est plus à faire, et que pour celles et ceux qui douteraient encore de tenter une telle aventure dans un futur avenir (seuls, entre amis, ou en venant me rejoindre dans l’un de mes groupes), il est des évidences qui ne trompent pas : il est tout à fait possible de peindre dans la neige et la froidure de l’hiver pour faire de chaque instant d’aquarelle une véritable fête qui vient anticiper les sorties des beaux jours .

Le dernier souvenir que je voudrais vous offrir de cette magnifique semaine, c’est l’image (qu’il suffit de cliquer pour la voir en plus grand afin de bien percevoir la notion d’espace et de liberté qu’elle évoque) de ces silhouettes traversant un champ de neige sur le chemin du retour, qui ne veulent pas que se finisse la magie quand il faut bien rentrer au dernier soir, et qui voudraient empêcher le soleil de se coucher dans la nuit bleue qui approche, inondant déjà de silence les sommets irréels du Jura Oriental … (Photo Alain MARC) . Le prochain stage aquarelle «Ambiances et paysages de neige» aura lieu en févier ou mars 2011, vous pouvez vous y préinscrire dès à présent .

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 14:54

C’est le premier jour du printemps que j’ai choisi pour vous offrir ce petit reportage sur la magnifique session d’aquarelle qui nous a permis d’assister aux dernières froidures de l’hiver .

Là-haut, sur les crêtes enneigées des hauteurs sauvages et grandioses du Jura Oriental, nous étions quelques privilégiés à vivre l’une des plus belles sessions d’aquarelle de ces dernières années .

Le petit groupe en randonnée aquarelle sur la route de la très belle combe du Théverot : à gauche l’ubac enneigé qui ne dégèle pas de la journée, à droite l‘adret ensoleillé où la neige fond, et où il fait si bon s’installer pour peindre sous les chauds rayons du printemps qui pointe le bout de son nez . Au fond à droite : les rochers de la Côte du Cerf où les chamois occupent les terrasses les plus à l’abri pour profiter eux aussi des meilleures heures de la journée … (Photo Alain MARC) .

Qui aurait pu imaginer qu’elle pouvait être aussi agréable, cette semaine loin du hourvari des villes et des préoccupations quotidiennes, dans cette montagne secrète baignée de lumière et d’air pur où nous nous retrouvions dans la douce chaleur de la maison de Christiane, toute parfumée des plats délicieux qu’elle nous préparait chaque jour ?

Pour chacune des participantes à l’aventure (que je tiens à remercier chaleureusement pour leur enthousiasme et l’intérêt des travaux réalisés, …combien je regrette qu’aucun homme ne se soit joint à nous !), je dis : nous avez eu bien de la chance d’assister à ce majestueux départ de l’hiver, aux dernières bourrasques de neige accompagnées par la force de la bise, le froid piquant du matin, puis les nuages qui se dissipent, le bleu qui vient trouer la grisaille des brumes, avec en prime ces rayons de soleil qui transforment tout comme une fête, dans un véritable décor de conte de fées !

Et pour vous, chères et chers amis (es) de ce blog, je reviens sur cette semaine de blancheur et d’amitié, pour vous faire partager quelques-uns de ces moments rares, car il y a longtemps que je voulais vous donner des nouvelles, vous dire que je ne vous oubliais pas ...

Cependant nous étions dans une si agréable parenthèse que nous n’avions pas vu le temps passer !

La maison de Christiane vue de l’extérieur, enfouie dans la neige avec ses bardeaux de bois qui la protègent comme un vieux refuge : un havre de paix, de quiétude et de douceur où il faut bon retrouver le feu dans la cheminée et les boissons chaudes aux arômes parfumés préparés en notre absence par la maîtresse de maison … ( Photo Chez les Colin) .

Vue de l’intérieur cette fois, juste un coup d’œil dans son assiette lorsque arrive l’heure du repas : une entrée parmi tant d’autres pour une bonne et réconfortante nourriture de montagne, qui, revue par Christiane reste délicieuse et légère, en participant au charme incontournable d’un tel séjour … ( Photo Alain MARC) .

Parlons à présent d’aquarelle si vous voulez bien .

Les sorties ont eu lieu tous les jours et par tous les temps ou presque, puisque nous avons eu la chance de bénéficier de toutes les ambiances possibles de neige, le thème du stage étant ainsi exploré dans son ensemble avec une alternance de travail sur le motif et en intérieur . Cela nous a permis de voir les principales techniques applicables à ce thème de travail, et ce ne fut pas le moindre des plaisir qu’avoir à les mettre en oeuvre sur le motif, même lorsque l’eau malgré sa préparation «anti-gel» spéciale, gelait sur le pinceau avant même d’être posée sur le papier, ou que des grumeaux de glace transformaient la palette en fragments colorés de sorbets congelés .

Sur cet ancien sentier de contrebandiers, notre première sortie en forêt à l’abri des grands sapins, (car malgré le soleil illuminant le paysage la bise soufflait fort sur les hauteurs) ce qui nous a permis d’aborder l’un des sujets de neige des plus complexes qui soient : les sous-bois enneigés … ( Aquarelle Alain MARC) .

Un moment de ma « démo », avant que je remette vite les gants car en cet instant précis il ne faisait pas chaud aux doigts ! ( Photo Blandine BERTHET) .

Quand il fait trop froid justement, il faut vite faire sa prise de notes avec quelques couleurs si possible en appoint du croquis, on refera (ou terminera) le motif au retour bien au chaud à l’intérieur . (Croquis - prise de notes Alain MARC) .

Retour sur le hameau de La Fresse dans la poudreuse profonde : nous allons nous réchauffer à la maison de Christiane qui est à droite tout au fond . ( Photo Blandine BERTHET) .

 

Un «classique» des paysages de neige : le chalet en lisière de forêt, comme on en voit tant dans les paysages de montagne … ( Aquarelle Alain MARC) .

Évelyne en plein travail face à la maison de Christiane et au hameau de La Fesse . ( Photo Alain MARC) .

Quand le temps s’est gâté, le paysage n’en était pas moins fascinant et mystérieux : Évelyne a bien saisi ce moment où les sapins et les maisons disparaissaient dans la brune et les flocons légers  ayant reblanchis les toits… ( Aquarelle Évelyne HUYARD, je cite ici son travail, car elle était la seule du groupe à avoir sur son carnet les mêmes paysages peints l’été et l’hiver ) .

Exemple type d’une petite aquarelle directe, réalisée en moins de deux minutes au spalter large de 8 coups de pinceau seulement, avec enlevés raclés pour les arbres du fond … ( Aquarelle Alain MARC) .

  

Les combes du Jura Oriental sont comme des paysages de rêve : douceurs et vallonnements entre crêts et lisières de forêts aux sapins sombres et infinis, qui se prêtent bien à la réalisation de cartouches et de panoramiques … ( Aquarelle Alain MARC) .

Le paysage depuis la combe de La Fresse, dans la magie du soir qui tombe ... ( Photo Alain MARC) .

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 00:31

Rares même ceux qui risquent d’en trouver encore car on peut bien dire que la saison est terminée …

Je ne reviendrai pas ici sur l’immense littérature mycologique, naturaliste, ou culinaire et gastronomique concernant la truffe, mais je voudrais vous faire part des intéressantes aquarelles de Jane, l’une de nos amies «équipières aquarelle» du Vaucluse (n’hésitez pas à la contacter si vous voulez aller peindre en sud Luberon), qui a eu la chance d’assister à la recherche des truffes par de grands chercheurs de cette perle noire sur les plateaux calcaires de sa région .

La trace des sangliers est souvent voisine de celle des cochons truffiers, leurs cousins domestiqués qui recherchent sur les causses sous la houlette de leurs heureux propriétaires, la pépite à l’incomparable senteur … (Aquarelle Jane TOMLINSON)

Jane aime la nature et la nature le lui rend bien .

Elle a suivi le parcours zigzagant des truies et autres cochons truffiers, « dressés » avec d’infinies précautions pour qu’ils n’abîment point le précieux Tuber melanosporum, sur la piste mystérieuse du délicieux champignon enfoui .
Je ne vous parlerai pas de ma façon personnelle de le rechercher, qui tient un peu pour le profane de la magie puisque c’est avec la baguette que sur le causse Blanc (et non dans le Vaucluse) que cela m’a été transmis, mais je peux vous assurer que Jane a bien de la chance de vivre dans le coin où elle vit, d’autant plus que sa région bénéficie de bien des avantages à commencer par le soleil, si utile l’hiver lorsque fond la gelée blanche, et que la mouche s’envole à notre approche révélant l‘endroit secret où se cache la truffe .

 

Le cochon quant à lui est plus encombrant que la baguette d’osier, mais plus efficace pour son flair, le seul inconvénient étant qu’il recherche avant tout le précieux champignon pour le manger, ce qui démontre la difficulté du dressage qui se limite souvent à être plutôt vigilant, rapide et costaud quand il en marque une, pour l'empêcher de la manger ! (Aquarelle Jane TOMLINSON)

Je crois qu’on peut rêver de truffe comme on rêve d’amour ou de poésie, c’est-à-dire du champignon parfait qui est presque une utopie, en tout cas tout un mythe, la moitié d’un songe doublé de mystère, empreint d’un imaginaire où le merveilleux devient ce que nos sens s’approprient lorsque son arôme puissant nous envahit, laissant augurer un festin d’autant plus rare que la passion de la truffe en est le fruit ...

Moment crucial où la truie a repéré la truffe et qu’il va falloir du bâton et des doigts la lui dérober, nouvelle bataille entre l‘homme et le cochon dont aura décidément exploité toutes les qualités ! (Aquarelle Jane TOMLINSON)

Courage donc au dresseurs de cochons s’ils veulent se lancer dans le noble art de la recherche des truffes, car ils devront s’armer de patience et être bien conscient s’ils ne veulent pas voir leur trésor avalé par l’encombrant animal (mais me direz vous, ils pourront toujours déguster un jour du cochon truffé), qu’il leur faudra d’autres qualité que de la patience, et que les terrains où ils iront fouiller seront à la fin bien retournés, ce qui n’est pas la meilleure solution pour pérenniser l’ascomycète tant apprécié des gourmets !

Si j’avais une truie aussi douée que celle-là je ne serais pas prêt de la manger si ne n’avais ni mouches ni baguettes, mais des terrains truffiers, et je crois qu’au moins tout l’hiver elle deviendrait mon meilleur animal de compagnie ! (Aquarelle Jane TOMLINSON)

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 19:44
Je m’y serais moi-même inscrit dès à présent si mes dates de stages ne m’en bloquaient l’accès pour cette année, d’autant plus que le fondateur du raid est un ami .
Alors si vous aimez la photo, la conduite automobile (même cool) et les carnets de voyages, participez à l’aventure qui vous attend dans le 15ème Raid Paris - Cap Nord, ce sera comme si vous entriez dans une légende !
Le RAID PARIS - HELSINKI - CAP NORD est avant tout une aventure ouverte à tous . Il ne s'agit pas d'une épreuve chronométrée, mais d'un raid réservé aux voitures . Ici, contrairement à d'autres courses ou rallyes, la vitesse n'est pas l'élément moteur .
Effets de brumes
«Effets de brumes sur un fjord» . (Aquarelle, Alain MARC)
Imaginez les aquarelles que vous ramènerez !
Car ce qui est encore plus intéressant si vous êtes carnettiste, c’est que pour la première fois cette année un trophée «carnets de voyages» sera décerné sur le rallye !
Votre travail y a d’autant plus de chances d’être reconnu, que les partenaires 2010 sont Le Monde.fr + le premier quotidien finlandais + le 2ème quotidien suédois + National Géographic éditions des Pays du Nord, sans compter tous les sponsors et soutiens habituels .
L'originalité de ce raid est le classement final, établi à partir de trois critères :
- il y a tout d'abord le classique point de contrôle qui permet de vérifier le respect de l'itinéraire suggéré dans le road-book et des fourchettes horaires (2 à 3 heures) .
- Ensuite, il y a dix photos (deux par thème) à présenter tous les quinze jours environ à un jury composé de personnalités de la photographie et du journalisme.
- Enfin, il y a un reportage écrit sur un thème libre mais autre que sur le raid en lui-même .
Les organisateurs demandent aux participants avant tout d'ouvrir l'oeil, d'être curieux, inventifs et débrouillards .
Si vous avez toutes ces qualités, le raid est fait pour vous, vous pourrez alors vous projeter dans un itinéraire de 10 000 km sur les pistes du soleil de minuit, pour 660 Euros seulement d’inscription (auquel vous rajouterez comme pour tout autre rallye le budget inhérent à la course) .
raid Paris Cap Nord 1
Le splendide itinéraire du Rallye 2010 : des lieux magiques à découvrir dans une ambiance extraordinaire !
Si donc vous voulez passer un été d’exception allez vite consulter tous les détails du rallye en cliquant ici, et n’hésitez pas à contacter mon ami Philippe créateur du Raid Paris - Cap Nord de ma part, en cliquant ici .
Si vous vous y inscrivez tenez-moi au courant, je consacrerai plusieurs articles, et publierai dans ce blog des extraits de votre carnet de voyage et de votre belle aventure .
Philippe Boucher, 42 ans, est le fondateur et l'organisateur du Raid . Je vous reparlerai de lui lors d’une autre grande occasion, (dans les mois à venir), mais aujourd’hui permettez-moi de vous le présenter :
Journaliste au DAUPHINÉ LIBERÉ et animateur radio dès l'âge de 13 ans, il gravit le Mont Blanc à 15 ans afin de réaliser des liaisons depuis le sommet .
Il part seul au Pérou pour un reportage sur les Indiens d'Amazonie à 18 ans .
A 19 ans, il lance le premier RAID PARIS-CAP NORD, qui est un succès .
A l'âge de 22 ans, il devient Producteur - Présentateur de deux magazines sur FRANCE 3 Rhône - Alpes - Auvergne .
Depuis, Philippe Boucher associe son expérience d'organisateur de raids à une carrière de réalisateur - producteur de reportages. (Réalisateur de documentaires diffusés sur France Télévision et sur des chaînes étrangères dont, bien sûr, les Pays du Nord. Chef opérateur Steadycam notamment pour les News de TF1 et Ushuaïa Nature.)
Aujourd'hui, il prépare le prochain RAID PARIS-CAP NORD .
raid Paris Cap Nord 2
Retrouvez les meilleures photos des années passées du Raid et imaginez vos meilleurs clichés si vous participez en cliquant ici, pour voir la plaquette en grand, c'est .
Plaquette
Pour en savoir plus sur la partie «images» et «carnets de voyages» et voir la plaquette en grand, cliquez ici .

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 18:14
Voici donc pour lire ce weekend, le numéro de février 2010 du magazine en ligne «Art et Peinture Zoom», avec ce PDF issu du site du même nom «Art et peinture», que je n’avais pas eu le temps de vous présenter plus tôt !
Je vous laisse le découvrir et en profiter, et en attendant je prépare mes skis de fond pour le stage des paysages d’hiver dans la neige des crêtes du Jura qui aura lieu dans une semaine …
http://idata.over-blog.com/0/15/01/89/Divers-photos-pour-articles-2/magazine-art-et-peinture.jpg
Pour découvrir le numéro de février 2010 (et 4 ème numéro "d'Art et Peinture Zoom"), cliquez sur son image ci-dessus, (fichier PDF pas lourd, laissez le téléchargement se dérouler) .

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 15:59
À parcourir ce weekend, le numéro de mars 2010 du magazine en ligne «Art et Peinture Zoom», avec le PDF issu du site du même nom «Art et peinture», la suite des numéros précédents  …

magazine-art-et-peinture-d-cembre-2009.jpg

Pour découvrir le numéro de mars 2010 et (5 ème numéro "d'Art et Peinture Zoom"), cliquez sur son image ci-dessus, (vous irez directement sur le site de téléchargement de ce numéro en format PDF)

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