Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'au Portugal, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2020...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 07:30

Si vous êtes plutôt du genre à vous dépenser pendant vos vacances, la transmarocaine est un raid multisports de 9 jours alliant le sport et la découverte d’un pays d’une beauté exceptionnelle.

La richesse de la nature, la diversité des sites et l'attrait pour les activités de plein air font du Maroc un lieu de vacances sportives idéal. 

Cette course d’orientation révèle le potentiel de ce beau pays en alliant les valeurs fortes de l'éco-tourisme, l'amour de la nature, respect de l'environnement et de la convivialité. L’ensemble des participants apprécieront le Maroc et ses contrastes au cours de cette manifestation sportive.

La course est conçue pour que chaque équipe choisisse le niveau de difficulté de son parcours en utilisant des balises facultatives distribuées tout au long du chemin.

Même si vous êtes dans une équipe très compétitive qui souhaite décrocher la première place,  vous profiterez de la balade tout autant que les autres. C’est le but de ce séjour. Alors, évitez de céder à la pression d'atteindre le haut du classement. Garder en tête que l’objectif de cette course est de s’amuser.

Quelles sont les participants ? L'âge moyen des participants est de 35 ans, actifs et aventureux. Vous trouverez une majorité d’hommes (70%), mais les femmes se font de plus en plus nombreuses chaque année. Les participants reviennent enchantés de raid, appréciant tout particulièrement le coté ludique et le fait que cette course soit accessible à des sportifs amateurs, le niveau de difficulté n’est pas très élevé car les organisateurs mettent l’accent sur la découverte des paysages et l'ambiance conviviale.

Comment s’y rendre ? Tout d’abord la course se situe entre Ouarzazate et Marrakech, dans le Haut Atlas. Je vous conseille de prendre un billet d’avion pas cher via les compagnies aériennes à bas prix, et réservez un hôtel afin de vous préparer une nuit avant à la course.

Alors, si vous êtes tenté, commencez à former une équipe pour le prochain raid. Explorer, donner, partager, respecter ... sont les valeurs de la Transmarocaine. Des vacances éthiques aux couleurs ocres du Maroc.

Alain MARC village-Atlas

L'un des villages typiques du Haut-Atlas qui sera traversé par la Transmarocaine en mars prochain, au milieu de paysages somptueux  : un lavis tout simple avec dessin au feutre blanc sur papier kraft, la plus efficace des façons pour traduire une réalité complexe permettant  de s'affranchir du paysage environnant, en laissant l'imagination le resituer dans sa part de rêve . Et si vous voulez en savoir plus sur la course elle-même, c'est ici qu'il faut cliquer !

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 13:16

C’est le titre d’une nouvelle catégorie d’articles que vous allez découvrir dans ce blog …

Vous avez été très nombreuses, nombreux, à parcourir mon article d’hier consacré à Yves GIROUD au Vietnam, et je tiens à vous en remercier . Lisez-moi jusqu’au bout, vous comprendrez mieux .

Il faut dire que ce que j’ai essayé de faire là est peu commun (peut-être même unique ?) dans les journaux en ligne sur Internet consacrés aux carnets de voyages : effectuer un reportage vidéo sur un carnettiste particulier et son travail au cœur de l’action dans un pays lointain !

Chose rare car difficile à réaliser, l’un des objectifs que je me suis fixés pour vous en 2011.

Dans le cas de ce reportage la tâche était d’autant plus difficile que je devais accompagner mes autres amis (es) en stage avec moi au même moment, et gérer le suivi de la mise en pratique de leur formation initiale sur le terrain sans défavoriser en rien le sérieux et la constance de mon accompagnement, de mon rôle d’animateur et maître de stage .

Gros travail :

- d’adaptation, de concentration ou d’improvisation sur place au moment du tournage des séquences, effectué avec la plus grande discrétion possible pour ne déranger ni le groupe, ni les intervenants extérieurs, ni le planning initial (je tiens d’ailleurs à remercier ici tous les participants à mes derniers voyages pour leur compréhension, leur soutien et même leur aide dans mes moments «vidéastes» !),

- d’écriture, notes et suivi script le soir toujours sur place (parfois fort tard puisque impossible à réaliser seul dans la journée) dans la tranquillité de ma chambre d’hôtel une fois la journée terminée (classement sommaire, recherche, et annotation des prises de vues + réadaptation et analyse de l’évolution des scénarios possibles, etc.) en plus de la gestion de toutes les notes et de mon travail concernant le stage en cours lui-même,

- de réalisation et post-production au retour, (même pour une petite vidéo de 5 minutes je vous assure que c’est un énorme travail pour un bonhomme tout seul depuis le dérushage, la postsynchronisation, le mixage, etc. jusqu’au montage final de la vidéo),

- d’étalonnage numérique avant finalisation (ce n’est pas du véritable étalonnage tel qu’il est réalisé au cinéma et à la télé mais certaines séquences ayant été tournées de nuit ou volontairement tournées surexposées pour être ré exploitées ultérieurement en incrustation comme la scène de la fin où Yves travaille sur le pont du bateau avec sur son carnet le paysage qui défile : hors j’y passe tout de même des heures), afin d’obtenir un équilibre chromatique et lumineux visuel de lecture sans heurts,

- enfin de finalisation, compression et mise en ligne pour que vous ayez la vidéo de la meilleure qualité possible compte tenu de mon peu de moyens …

Alors si «Un voyage, une aquarelle …» est le titre d’une nouvelle catégorie d’articles que vous allez découvrir dans ce blog, c’est d’abord pour vous remercier d’avoir été si nombreux à suivre l’article consacré à Yves et ensuite pour mettre en pratique l’une de mes résolutions vous concernant à travers ce blog en 2011 : le faire évoluer vers une dynamique qui soit plus intéressante, instructive, ludique et variée pour vous !

«Un voyage, une aquarelle …» sera une invitation au voyage .

Donc (vous allez le voir au prochain article) un petit reportage, (généralement léger et «sans prise de tête») sur un pays, une région, une ville, ou même une particularité locale (par exemple un évènement, une province française ou étrangère) : en fait un voyage avant le voyage, avec la mise en valeur de différents liens très utiles (en bleu dans le texte) que je vous conseille de cliquer si cette invitation au voyage vous tente, car ils vous ouvrent des portes en solutions pratiques (possibilités et adresses touristiques, de transport, d’hébergement, etc.) .

«Un voyage, une aquarelle …» sera enfin illustré d’une aquarelle originale en rapport avec le reportage en question, une aquarelle spécialement mise en ligne à votre intention .

Alors à très bientôt ?

Pour vous donner «l’eau à la bouche» je vous emmène aujourd’hui à Tiznit avec cette petite aquarelle (mais sans l’article qui va avec : cela c‘est avec une destination marocaine différente à celle-ci pour la très prochaine fois, vous en aurez la surprise et la primeur si vous n’en ratez pas la parution car elle vous intéressera d'autant plus si vous êtes sportives ou sportifs …) .

Tiznit : une adorable petite ville de la côte Atlantique du grand sud marocain entourée de remparts ocres et orangés, vision magique lorsque le soleil levant lèche ses longues murailles de pisé aux premières heures de la matinée… (nous y passerons d‘ailleurs lors de notre périple en 4 x 4 d’avril prochain, au fait n'écrivez plus pour ce stage car il n‘y a plus de place !) .

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 22:55

Nous retrouvons Yves dans le marché aux fleurs de Hanoi…

Sans doute la première des questions que chaque carnettiste se pose avant de partir en voyage est celle-ci : «- mais qu’est-ce qui m’attend, et que vais-je bien dessiner dans ce voyage ?»

Comme d’habitude avec la vidéo : démarrez la lecture et arrêtez-là pour  la laisser se charger ; si elle n'est pas fluide ou se bloque mettez-vous en pose . Attendez que la barre de lecture soit totalement surlignée pour relancer la lecture . Vous y découvrirez comment ont été réalisés les croquis ci-dessous : vous accompagnerez Yves lors de son carnet de voyage  ...

 

Pour Yves la question ne se pose certainement pas car s’il ne sait pas ce qu’il va dessiner, il sait que ce sera toujours à la source de l’humain qu’il le trouvera, à la source des caractères, des différences, des personnalités individuelles ou collectives, ou de ce que la nature offre à notre regard qui nous renvoie à l’humain, aussi «sauvage» soit-elle dès l’instant où nous-mêmes (pauvres humains) y sommes inclus !

Je repense à cette silhouette et à cet arbre de la pagode Tran Quoc : - l’arbre ne nous « parle-t-il » pas autant que le personnage vu de dos ? - son tronc tourmenté, ses branches comme les doigts d’une gigantesque main levée vers le ciel, n’on-t-ils pas une « personnalité » touchant notre imagination, notre sensibilité, autant que celle du beau visage d’une personne âgée marquée par la vie ? Son histoire, au sein de cette pagode, sur le bord de ce lac séculaire pourrait nous en dire plus que les confidences de tous les religieux et de tous les fidèles s’étant abrités sous son ombrage … Carnet de voyage Yves GIROUD

Mais revenons au regard de Yves dans le marché aux fleurs : le notre serait perdu, dispersé au milieu de ce hourvari multicolore et grouillant, hésitant entre telle et telle chose au point de ne plus savoir voir, plus savoir choisir ! 

Lui, s’il est comme nous sollicité par autant de sujets aussi intéressants les un que les autres, va en dessinateur de presse aguerri  immédiatement distinguer ce qui, à la manière d’un Gustave Doré, va révéler ce qui se cache derrière le regard, l’attitude, l’apparence extérieure de l’autre .

Fier comme Artaban, mais beau comme un dieu : le pilote de notre barque, aussi à l’aise au milieu du courant qu’avec le réglage du moteur capricieux de son bateau, tandis que nous descendions les impressionnantes gorges de la rivière Chay… Carnet de voyage Yves GIROUD

Il va pouvoir avec ce mélange subtil de dessinateur empruntant à la bande dessinée la simplicité du trait, au caricaturiste son humour facétieux ou décalé (puisé à l’authenticité du sujet lui-même), au peintre oriental la synthèse de son expression, traduire ce moment de vie où derrière l’apparence du monde qui se dévoile et nous étonne, se révèle un monde autre, chargé de symboles et de signes traduisant en grande partie celui que nous voyons et croyons comprendre, celui qui n’est d’une certaine façon que le reflet de ce que le regard d'Yves nous révèle  …  

L’attente du client est la même dans le monde entier : plus empreinte d’un certains stoïcisme encore ici, lorsque se lève le jour, que le marché nocturne va se terminer et que l’on n’a presque rien vendu . Carnet de voyage Yves GIROUD

Lui attendait encore aussi, mais il est devenu vedette l’espace d’un instant pour tous ses voisins marchands, et a pu repartir chez lui avec pour une fois, un souvenir vraiment différent …  Carnet de voyage Yves GIROUD

Hanoi marché fleurs 2094

Le tri des fleurs . Carnet de voyage Yves GIROUD

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Vieil homme à Sapa . Carnet de voyage Yves GIROUD

C’était au marché de Cocly : dans sa grande simplicité la beauté était partout et Yves l’a saisie tandis qu’elle déjeunait sur un banc de bois sous une baraque bâchée … Carnet de voyage Yves GIROUD

Petite brodeuse du Centre d’Aide par le Travail de Dai Viet Covn . Carnet de voyage Yves GIROUD

Simple beauté de trois feuilles de lotus se reflétant dans l’eau : -n’on-t-elles pas une âme ? Carnet de voyage Yves GIROUD

Dans la baie d’Ha Long . Sur papier de riz, on voit par transparence la silhouette d’une femme de l’ethnie des H’Mong bariolés . Carnet de voyage Yves GIROUD       

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 17:30

J’ai attendu ce jour de l’an pour publier cet article illustrant un peu la nouvelle orientation de ce blog pour l’année entamée depuis minuit, en même temps que je vous adresse à toutes et tous mes Meilleurs Vœux de Bonne et Heureuse Année 2011 .

Je vous ai déjà parlé (sans trop vous donner encore d’informations) de ce que je souhaite réaliser pour vous, avec vous car vous êtes de plus en plus nombreuses, nombreux, à nous accompagner (mes invités - es - et moi-même), à travers ce journal en ligne qui n’existerait pas sans vous, pour vous apporter mieux, partager davantage, offrir différemment sans jamais sacrifier à la qualité et au minimum de professionnalisme que je souhaite lui conserver même si de temps en temps (comme dans le dernier article) je m’amuse un peu dans quelques facéties avec vous .

Je reviendrai dans un très prochain article avec enthousiasme et optimisme sur les différents apports dont je veux nourrir ces pages en les rendant plus attractives, belles et enrichissantes, mais pour commencer l’année c’est un vrai plaisir que je veux vous offrir : celui de retrouver Yves GIROUD au Vietnam et de partager avec lui (et quelques autres amis - es - carnettistes qui avaient la chance d’être avec nous sur le terrain) des moments uniques, souvent magiques, trop beaux pour que nous ne vous en fassions pas profiter, vous toutes et tous, mes amis (es) qui n’aviez pu nous accompagner !

À l’image du nouvel élan que je souhaite donner à ce genre d’articles, si j’en ai soigné la vidéo (voulue plus concise, pertinente et en adéquation avec les émotions et expérience qu’elles souhaite faire passer, que vous ne trouverez qu’ici car elle n’est publiée sur aucune autre plateforme dédié, polluée par aucune forme de publicité, et par ailleurs vidéo à suivre car elle débute une petite série), je tiens surtout à remercier Yves pour son autorisation à le filmer dans le cadre de son travail de terrain, et surtout pour les originaux qu’il me permet de partager généreusement avec vous ce qui n’est guère courant de la part d’un professionnel de l’image vivant justement de la publication des images qu’il produit .

Silhouette et arbre à la pagode Tran Quoc .

Carnet de voyage Yves GIROUD

Nous partons donc avec lui dans ce voyage au Vietnam en quête de découvertes, au cœur de la multitude et à l’affût comme il aime le faire, d’une singularité du regard et de la diversité des caractères humains …

Sans doute la trop grande rapidité avec laquelle se déroule tout voyage accentue-t-elle la prégnance des êtres et des choses dans la mémoire du voyageur s’il emporte avec lui un carnet de notes, un crayon et quelques couleurs pour prolonger son voyage en l’inscrivant ailleurs que dans sa mémoires .

Passante sur le pont du Soleil levant .

Carnet de voyage Yves GIROUD

Passagère à moto .

Carnet de voyage Yves GIROUD

Dans les rues de Hanoi .

Carnet de voyage Yves GIROUD

S’il veut éterniser l’instant c’est pour sauver autrement ces minutes précieuses, rares et éphémères car même au rythme du pas (et c’est là la meilleure allure pour voyager mais qui n’est pas toujours possible) tout voyage a une fin et le carnet de voyage restera plus que tout autre document le fil conducteur entre les souvenirs s’effaçant de notre mémoire et l’intemporelle sauvegarde de pages où se lovera encore la vie libérée de son instantanéité par quelques traits et taches de couleurs .

Il travaille vite, passant rapidement d’un sujet à l’autre, d’un endroit à l’autre . Il saisit l’instant sans repentir, préférant le défaut en notes spontanées plutôt que le travail trop parfait de reprises incessantes en privilégiant le croquis qu’il n’aquarellera que s’il dispose de plus de temps ou si la couleur apporte vraiment un plus à l’authenticité du trait …

Silhouette à la pagode Tran Quoc .

Carnet de voyage Yves GIROUD

Comme d’habitude avec la vidéo : démarrez la lecture et dès qu’elle commence mettez-vous en pose . Attendez que la barre de lecture soit totalement surlignée pour relancer la lecture, et … Meilleurs Voeux de Bonne et Heureuse Année 2011 !
Nous retrouverons Yves dans d’autres articles à venir, mais nous reparlerons aussi voyage et création dans les prochaines semaines (où le carnet de voyage restera notre moteur essentiel), nous repartirons voyager, peindre, dessiner (à travers entre autres des expressions différentes, des carnets dont je vous réserve la primeur en cette fin d’année), mais surtout nous nous projetterons vers l’avenir dans un esprit renouvelé, une manière d’aborder le monde que j’aimerais vous faire partager et où vous pourriez vous aussi vous projeter .

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 17:16

Petit intermède dans notre voyage au Vietnam : j’ai voulu avec ce petit clip dessiner pour vous une aquarelle éphémère et virtuelle dans laquelle je me suis projeté pour vous souhaiter un très joyeux Noël et de très bonnes fêtes .

Vous êtes déjà nombreux (ses) à m’avoir formulé ces souhaits : je vous en remercie de tout cœur, et vous réponds dès que possible …  

Comme d’habitude avec la vidéo : démarrez la lecture et dès qu’elle commence mettez-vous en pose . Attendez que la barre de lecture soit totalement surlignée pour relancer la lecture, et … bon Noël !

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 21:51

Je me suis longuement interrogé à la reprise de mes articles dans ce blog, au sens que j’allais leur donner en ces périodes de fêtes …

Comme le voyageur qui s’interrogerait sur le sens de sa quête, sur les raisons intimes, profondes, souvent insoupçonnées qui le poussent au voyage .

Bien sur nous reparlerons voyage et création (où le carnet de voyage restera notre moteur essentiel), nous repartirons voyager, peindre, dessiner (à travers entre autres différentes expressions, différents carnets dont je vous réserve la primeur en cette fin d’année), mais surtout nous nous projetterons vers l’avenir dans un esprit renouvelé, une manière d’aborder le monde que j’aimerais vous faire partager et où vous pourriez vous aussi vous projeter .

Sans doute le point commun entre le voyageur et le créateur (fusse-t-il artiste peintre, poète ou compositeur) est de vouloir aller plus loin que l’horizon, là où notre regard seul ne peut nous porter .

Sans doute avec cette curiosité enfantine teintée d’espérance prête à s’émerveiller d’une incroyable découverte dont nous serions les seuls privilégiés et qui nous comblerait comme une réponse suprême à notre raison d’exister .

À l’image du cadeau de Noël qui n’était fait que pour nous, déposé avec tant d’amour par le mystérieux père Noël sous les aiguilles du sapin, alors que la neige tombait drue dans la lumière blafarde du petit jour et que nous n’osions défaire de ce trésor les rubans argentés retenant encore le fruit de toutes nos espérances …

Car, plus loin que le simple bonheur apporté par le voyage, plus exaltantes que les joies d’expérimenter une trace que personne d’autre que nous n’aurait pu initier à notre place, se cachent de plus profonds accomplissements qui passent par le regard et l’appréhension du monde, en apportant de possibles réponses à certains de nos désirs souvent existentiels, généralement inconscients, presque toujours informulés .

L’un de ces désirs (et ce n’est pas le moindre) est de toucher à l’essence des êtres et des choses, de se projeter en absolu dans la quintessence de l’instant en se suffisant de moyens les plus infimes et avec la dynamique d’expression la plus intense qui dégagerait à elle seule avec le moins d’artifices possible tout l’esprit du visible et de l’invisible réunis .

On rejoint sans doute là l’influence des principales philosophies picturales d’extrême orient, où le sens de la peinture est intimement lié à celui de la pensée . 

Nombreux ceux d’entre-nous qui essaient d’y parvenir …

Mais en carnet de voyage, plus encore en aquarelle et croquis de terrain cette quête est difficile, et rares sont les résultats vraiment aboutis (je dirai même «approchant  assez du but» pour toucher une toute petite part de cette sorte d’absolu) !

Il faut être bien conscient que ce n’est parfois (si on est un peu exigeant avec soi-même) qu’un exercice sur cent qui nous apportera dans ce domaine le début d’un assouvissement, mais le jeu en vaut la peine, où persévérance et travail sont largement récompensés lorsqu’on a pu commencer d’y parvenir …

Je vous invite donc avec ce premier article consacré à «l’éveil du regard» à découvrir (ou à retrouver) l’évocation de cette quête nous ramenant au Vietnam à travers l’expression de trois amis dont l’engagement en peinture, en arts graphiques ou en journalisme relève justement de ce type de recherche .

C’est aussi leur petit cadeau que de me permettre de vous offrir cet article de Noël en partage d’amitié . 

Le premier d’entre eux vous le connaissez depuis longtemps, il m’accompagne souvent lors de mes voyages picturaux, c’est Pierre NAVA .

Si je le site régulièrement ici, c’est parce que ses aquarelles visent à saisir l’instants dans leur authenticité en les «éternisant» comme en photographie l’aurait fait en son temps un Robert Doisneau .

Comme lui il guette l’anecdote, la petite histoire, avec un humanisme souvent empreint d’humour, mais aussi le moment précis où la beauté affleure à la surface du sujet et qu’il faut la saisir à la volée comme l’image d’un animal aquatique qui viendrait reprendre sa respiration …

Il est allé au Vietnam en repérages pour moi (en préparation aux stages carnets de voyages «minorités ethniques - baie d’Ha Long» 2010 - 2011) il y a deux ans déjà, et sa rencontre avec la beauté de cette terre, celle de ses habitants, celle de sa culture, ne pouvaient que l’exalter dans son inspiration .

Ceux d’entre vous qui sont déjà abonnés à ma newsletter connaissent déjà cette aquarelle de Pierre pleine de force et de sérénité : - sans doute a-t-il touché ici à cette part d’excellence qu’il ne cesse de rechercher, et dont son voyage au Vietnam (avec les merveilleuses surprises personnelles qu’il allait lui réserver), allait lui donner les clés ?

Travail à la rizière, une scène saisie dans l’instant par Pierre NAVA, où la présence de l’eau est si perceptible en étant à peine évoquée, que la chaleur moite de la rizière est presque odorante des effluves de la matinée …

«Ha Long : - quel silence ?» Un moment où le temps est suspendu, … et Pierre l’a saisi en conservant l’esprit occidental à son regard .

Je me souviens d’un petit jour où la baie s’était comme endormie . Les pains de sucre calcaires paraissaient flotter à la surface de l’eau comme d’immenses décors de papier . Seul un couple d’aigle pêcheurs troublait le miroir irréel de cette onirique vision . Il n’y était pas, mais en repensant à son aquarelle Pierre était à mes côtés !

Pierre NAVA expose rarement mais si son travail vous intéresse vous aurez sans doute plaisir à découvrir son livre «Lectoure, souvenirs partagés» consacré à son beau village natal du Gers : vous en trouverez les références dans un article que je lui avais déjà consacré en cliquant ici . Si vous voulez lui écrire de ma part en attendant, il vous suffit de cliquer  ici .

Le second peintre et auteur auquel je fais référence dans ce billet à propos de «l’éveil du regard» à travers le Vietnam, c’est mon ami EBAN .

Pour beaucoup d’entre-vous inutile de le présenter, vous le connaissez déjà à travers ce blog, ou en l’ayant rencontré dans les nombreux salons et expositions où il a été invité .

Vous avez même peut-être certains de ces livres qui embellissent les rayons de votre bibliothèque et illuminent vos soirées de lecture .

Lui plus que nul autre pouvait nous parler du Vietnam, sa terre natale, le pays de ses racines ancestrales .

Un Vietnam magnifié tout en étant authentique et profond dont il nous offre le regard dans «Viet-Nam, À la source des souvenirs» .

«Vietnam, À la source des souvenirs» le dernier carnet de voyage de EBAN, que vous pouvez commander chez son éditeur Annie Roth Éditeur  

S’il est un artiste qui va à l’essence du monde, c’est bien lui : d’une sensibilité poétique unique, ses toiles, ses aquarelles et croquis sont une respiration .

Ses œuvres sont le produit même de cet «éveil du regard» qui ne nous offre de la réalité que ce dont la pensée a pu se nourrir, c’est-à-dire une sorte d’intériorité de la beauté .

Morleau-Ponty, dans «L’Œil et l’esprit» écrivait «… Il faut comprendre l’œil comme la fenêtre de l’âme» . EBAN nous en apporte la preuve avec en plus cette orientale perception qui fait que le voyage se continue au-dedans de chaque toile, au cœur d’une aquarelle comme de chaque croquis chacun d’eux étant un concentré de pensée .

Il dit lui-même : «L’esprit doit parler pour les choses …» .

Il est dans un voyage où l’abstraction n’est que le témoignage d’un chemin révélant d’autres réalités, où les formes du visible ne sont que des apparences, où le reflet du chemin parcouru est celui de son propre reflet .

EBAN est toujours plus loin que la vision qu’il nous donne du monde . 

Je dirai qu’il s’inscrit dans la séculaire tradition picturale des lettrés qui ont marqué l’histoire des philosophies, de la littérature et des arts visuels de son pays, tout en nous apportant sa dimension personnelle de contemporanéité .

C’est cela la baie d’Ha Long : indescriptible dans son étrange beauté .

EBAN avec cette aquarelle a tout résumé !

La pagode de Long Son à Nha Trang . Ou comment quelques taches et graphisme de couleurs peuvent nous projeter plus loin que dans la représentation d’un lieu : dans sa propre spiritualité !

Avec cette silhouette d’un personnage de la minorité Sapa, nous entrons dans l’introspection d’un regard de l’être humain sur d’autres hêtres humains .

Le début d’un dialogue, d’une communication dirai-je où le personnage n’a pas besoin de nous regarder pour nous parler : son attitude, l’absence de son regard nous en disent davantage sur son attente que le plus long des discours … 

Vous pourrez retrouver EBAN au prochain festival d’aquarelle de Brioude, et si vous voulez lui écrire de ma part en attendant, il vous suffit de cliquer  ici . 

Pour le dernier de mes invités qui a accepté de partager avec vous son «éveil du regard» à travers le Vietnam, c’est d’abord vers la Suisse que nous allons partir .

De lui aussi je vous ai déjà parlé : il s’agit de Yves GIROUD, illustrateur et dessinateur de Presse .

Avec lui nous sommes dans un tout autre registre . Aux aguets de l’actualité, habitué à croquer ses contemporains dans leurs travers et leurs singularités, toujours sur la brèche pour traduire avec humour et vivacité sa perception des acteurs de nos cités, il faisait partie de notre groupe de carnet de voyage Vietnam il y a quelques semaines à peine, en quête lui aussi de cette part d’ineffable puisé dans le réel qui peut ressourcer notre expression par la force de l’étonnement .

Démarche fondamentale complémentaire de celles de Pierre ou d’EBAN dans un registre pourtant très différent mais où se dessine (c’est le cas de le dire) le sens profond de sa démarche avec plus d’acuité et d’humanisme apportés aux acquis déjà nombreux de son travail .

Dans sa démarche carnettiste Yves va vers les gens selon son habitude et ses principes en quête de leur personnalité : là-bas il fut plus sensible à leur élégance, leur beauté, leur gentillesse, leur humanité .

Guidé par une incessante exigence il ne cessa de travailler, ayant toujours l'impression d'être en deçà de son sujet .

Percevoir ses personnages était d’abord pour lui être leur interprète, le prolongement éphémère de leur personnalité saisie de quelques coups de crayons, dans des conditions parfois tout juste exploitables .

Pour les paysages, c'est un peu différent, il allait vers le sujet en laissant son émotion personnelle s’exprimer, sans crainte de dénaturer «l'autre», dans une perception du monde plus distanciée .

C’est sa quête, son «éveil du regard» avec ses joies et ses difficultés à travers les principaux sujets qu’il a traités au Vietnam que nous allons suivre dans le prochain article, puisque j’ai eu le plaisir de le côtoyer et de le filmer sur les principaux sites où nous avons été.

Si vous voulez lui écrire de ma part en attendant, il vous suffit de cliquer  ici .

H’Mong noir en quelques traits et coups de pinceaux, sans repentir possible, c’est l’un des objectifs que Yves GIROUD s’était fixés …

Femme H’Mong bariolé portant sa hotte sur le marché de Lao Cai .

Yves Giroud Yves GIROUD en train de dessiner les rizières en terrasses tel que vous le retrouverez en vidéo dans le prochain article …  

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 22:29

Ne croyez pas que je vous laissais tomber !

Avant donc de continuer notre périple au Vietnam, petit détour par des milliers de kilomètres de là, dans un petit coin secret d’où je vous envoie cette carte postale .

Je ne vous dis pas encore où c’est, (les plus perspicaces d’entre-vous reconnaîtront peut-être), mais croyez bien qu’il y fait si beau, que le ciel y est si bleu et la température si douce que cela ressemble un peu au paradis …

Pourtant les plages y sont désertes et les minuscules petits ports y ont une vie paisible où il fait bon dessiner des pages de carnet sur la terrasse d’un petit restaurant, les pieds dans l’eau .

Notre petite carte postale ... (relisez-la en deuxième lecture si elle est saccadée à la première : elle en sera beaucoup plus fluide !)

Je vous reparlerai plus tard de ce petit crochet loin de l’hiver, et j’espère après être rentré pouvoir repartir avec vous sur les chemins de l’Asie …

En attendant, mon équipe cette fois très réduite, (et avec le copain Pierre)  se joint à moi pour vous envoyer toutes nos amitiés en même temps qu’un grand bol d’air pur, de ciel bleu et de palmiers qui se balancent dans la brise de mer sous un soleil éblouissant et chaud .

Restaurant-de-plageLe petit restaurant les pieds dans l’eau dont je parle plus haut, et où il fait si bon dessiner face à la mer en dégustant de délicieux poissons frais arrosés de bon vin …
Carnet Andalousie Pêcheurs à La IsletaPêcheur mettant sa barque à l’eau à côté du petit restaurant …

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 18:14

Bien sur, il y avait l’attrait de ce qu’un tel voyage peut apporter : dépaysement, rencontre, découverte, mais sans doute fallait-il être singulièrement blasé, indifférent ou insensible à toute la profondeur des êtres et des choses pour ne pas y ressentir aussi de la fascination …

Une fascination acérée autant que magnifiée par le regard, la curiosité, l’humanisme du carnettiste, plus encore s’il se doublait de la perception poétique de l’aquarelliste .

Bien sur chacun avait ses raisons de m’avoir suivi jusqu’ici . Par-delà leur aspect ludique, il en est de plus ou moins conscientes, de plus ou moins existentielles, on ne repousse pas aveuglément les murs de son existence pour y ouvrir des passages offrant d’autres horizons sans profondes nécessités d’accomplissement .

Car si le carnettiste a la chance de pouvoir vivre différemment son voyage c’est parce qu’il peut répondre à deux de ses plus vitaux besoins : inscrire dans sa réalité des images arrachées à ses rêves migratoires, (véhiculés dans toutes les civilisations depuis les origines de l’humanité à travers mythes et légendes), et représenter dans sa propre créativité la rencontre entre son imaginaire et l’authenticité du monde dans sa diversité . Mais cela n’est ni gratuit, ni facile, il faut le mériter au prix d’un certain nombre d’efforts …

Ce voyage au nord Vietnam à la rencontre des lieux mythiques et des minorités ethniques a donc tenu toutes ses promesses, et avant de vous en faire partager quelques temps forts je tiens à remercier tous ses participants non seulement pour la confiance qu’ils m’ont accordée, mais aussi pour les difficultés qu’ils ont dû surmonter pour arriver à cet accomplissement (qui se poursuivra d’ailleurs pour la plupart d’entre eux bien après leur retour) . 

La récompense de la 8ème merveille du monde au bout du chemin : la baie d’Halong nous offre ses paysages enchanteurs et nous plonge deux jours durant dans la magie d’un rêve devenu réalité …   

Encore faut-il vouloir cet élargissement, mais la pratique du carnet ouvrant cette perspective, le carnettiste devient un jour presque malgré lui ce voyageur «différent» qui ne se saisit plus de «l’ailleurs» comme d’un produit satisfaisant sa curiosité, mais comme d’un passage vers de nouvelles formes de perception, plus subtiles, plus intériorisées, plus universelles et plus humaines aussi dans la plupart des cas .

Il est comme le chat qui y voit mieux dès que tombe la nuit, visualisant ce que la plupart des autres espèces ne savent distinguer !

Hors, la premières des impressions qui se dégage pour moi de ce que nous avons vécu au Vietnam (et je ne suis pas le seul à avoir parmis nous ce sentiment), perceptible élément de nos pages de carnets, c’est parmi la multitude des sensations et des émotions nées de nos rencontres et découvertes celle d’une immense pureté, une sorte d’invisible diamant de beauté se dégageant des choses et des êtres fussent-ils dans les rizières souillés de boue jusqu’au cou .

Pureté dans l’étrange luminosité des paysages de montagnes aux plans immatériels se fondant dans la brume,

Pureté dans la silencieuse symphonie des innombrables pains de sucre surgissant de la mer dans la baie d’Halong,

Pureté dans le regard clair des paysans et des pêcheurs s’échinant pourtant à la tâche,

Pureté dans la démarche de ces femmes et de ces hommes d’un pays en chemin qui tourne le dos aux embargos et aux guerres avec une sérénité que même l’influence bouddhiste ne peut à elle seule expliquer,

Pureté dans le labeur quotidien et la vie rude des minorités ethniques chatoyantes de couleurs,

Pureté dans les yeux chargés d’espérance de tous les enfants que nous avons rencontrés,

Pureté dans le son des prières montant des temples et mêlées aux coups de maillet portés sur les gongs …

On dirait même que ce pays capable d’extraire de l’eau boueuse de ses rizières sa principale nourriture a la capacité de faire éclore de toute chose l’essence même d’une pureté indéfinissable comme celle qui se dégage du cœur d’une fleur de lotus .

C’est à travers cette quête d’une certaine beauté vietnamienne extraite des pages des carnets réalisés là-bas par celles et ceux qui m’accompagnaient autant qu’à travers quelques-unes de mes propres aquarelles et lavis que je vous invite dans les prochains articles de ce blog (même s’ils ne sont pas suivis de façon régulière car je dois repartir très prochainement sur un autre superbe parcours, pour la première fois je serai à ce moment-là loin de la biennale des carnets de voyages de Clermont-Ferrand qui se déroulera sans moi) : cependant vous nous suivrez vous aussi de billet en billet jusqu’au nord du Vietnam, et même si votre trajet sera dénué des fatigues de notre parcours, vous verrez que vous n’aurez pas été impatients aussi  longtemps pour rien !

Voici en attendant un prochain article quelques temps forts de notre cheminement :

Notre bus dans un passage délicat parmi tant d’autres sur la route menant du Lodge à Sapa : nous avions des chauffeurs dont on peut dire qu’ils sont excellents !

Route de montagne au dessus de Lao Cai près de la frontière chinoise : là pas facile de se croiser, mais le plus important était de ne pas s’embourber …

Il est des lieux qui se méritent et se donner de la peine pour y parvenir fait partie des souvenirs forts d’un voyage : le marché de Can Cau est de ceux-là, où nous avons eu le plaisir de dessiner les splendides H’Mongs Bariolés aux vêtements multicolores .

Toute autre ambiance dans la baie de Halong : ici les marins hissent les voiles de notre jonque (splendide bateau que nous avions avec son équipage «pour nous tout seuls»), nous n’avions qu’à profiter pleinement de nos aquarelles et du paysage en nous laissant servir et naviguer !

Nous voici en randonnée partant découvrir la vie en forêt vietnamienne dans les environs de Luong Son  ...

Encore à pied mais pas pour longtemps cette fois : juste le temps de traverser les voies de la gare de Hanoi pour accéder à notre train de nuit en partance pour le poste frontière sino-vietnamien de Cao Lai …

Chacun travaille avec passion et acharnement pendant la descente de la rivière Chay : c’est qu’il ne faut pas perdre un instant en carnet de voyage où le travail en autonomie même pendant un stage est essentiel, car il constitue la plus grande part de ce qui deviendra l’affirmation de toutes les initiatives à la base d’une grande liberté d’expression et des choix associés .

Échelle du lieu avec l’une de nos petites barques qui assure la navette entre le pont de Cocly et Bao Nhai plusieurs kilomètres en aval en franchissant les gorges : cela donne une idée de l’immensité du paysage où la montagne plonge dans la rivière  accompagnée d'un ruissellement de luxuriante végétation .

À Binh Min, en «baie d’Halong terrestre», c’est en vélo que nous parcourons les chemins en quête de sites de peinture au milieu des rizières dans lesquelles se reflètent les hautes formations rocheuses de calcaire ressemblant à celle de la baie d’Halong maritime pourtant bien éloignée de là .

Région magnifique visitée aussi du côté de Van Long sur les petites barques de bambous des paysans de la région …

… jusque dans les grottes qui truffent le karst !

Tout cela pour des bonheurs rares : établir des passerelles par-delà nos différences en marquant notre vie de petits cailloux blancs pour retrouver notre chemin sur les vraies valeurs de l’existence .

Toujours le même bonheur, le même partage . Il faut souvent se lever tôt pour aller à sa rencontre : ici au petit jour Yves dessinant sur le marché aux fleurs de Hanoi .

Ou à Binh Lu : Nicole travaillant sous le regard étonné de quelques femmes de la minorité des H’Mong Noir …

Après presque une heure de barque : la joie des petites filles de Keng Ga dessinant sur le cahier de Cécile …

Alors, si ces premières images de notre voyage vous ont données envie d’en savoir plus et de nous accompagner dans ce pays à la légendaire beauté, je vous dis : «à très bientôt» en vous laissant en compagnie de ces deux très belles interprétations de «Bonjour Vietnam» par PHAM Quynh Anh !

 

Je dédie cet article et la chanson qui le clôture à Huyên, petite serveuse Dao du Red Dao House, excellent restaurant de Sapa .

I dedicate this article and the song that the fence Huyên, H'mong little waitress at Red Dao House, an excellent restaurant in Sapa .

 

Quant à moi, je fonce découvrir avec mon ami Dong les rues de Hanoi : c’est lui notre guide et interprète, vous le retrouverez ici lors de vos voyages avec moi . 

 Bonjour Vietnam est le titre d’une chanson de Marc LAVOINE et de Yvan Coriat, interprétée ci-dessous par PHAM Quynh Anh . 

Cette chanson est rapidement devenue l’un des symboles médiatiques forts de la communauté vietnamienne, à l’étranger comme dans le pays . Au point que les médias vietnamiens se sont fait l’écho de ce phénomène !

Marc LAVOINE raconte à propos de cette chanson :

«Ce duo-là est particulier. Je voulais le chanter avec quelqu’un qui puisse avoir le visage de l’espérance. Et je l’ai trouvé à Bruxelles. Quynh Anh est une jeune Vietnamienne qui vit ici. J’avais écrit «Bonjour Vietnam» pour elle. Mon producteur m’a suggéré son nom pour le duo. Lors de l’essai, j’ai été convaincu quand elle s’est arrêtée de chanter pour me demander ce que je voulais dire dans ce titre. Je le lui ai expliqué, elle a dit merci, a remis le casque et a fait trois prises. Elle a une voix magique.»

 

Paroles :

 

Raconte-moi ce mot étrange et difficile à prononcer
Que je porte depuis que je suis née .

Raconte-moi le vieil empire et le trait de mes yeux bridés,
Qui disent mieux que moi ce que tu n’oses dire .

Je ne sais de toi que des images de la guerre,
Un film de Coppola et des hélicoptères en colère .

Un jour, j’irai là-bas, un jour dire bonjour à ton âme
Un jour, j’irai là-bas te dire bonjour, Vietnam .

Raconte-moi ma couleur, mes cheveux, et mes petits pieds,
Qui me portent depuis que je suis née .

Raconte-moi ta maison, ta rue, raconte-moi cet inconnu,
Les marchés flottants et les sampans de bois .

Je ne connais de mon pays que des photos de la guerre,
Un film de Coppola et des hélicoptères en colère .

Un jour, j’irai là-bas, un jour dire bonjour à mon âme .
Un jour, j’irai là-bas te dire bonjour, Vietnam .

Les temples et les Bouddhas de pierre pour mes pères,
Les femmes courbées dans les rizières pour mes mères,

Dans la prière, dans la lumière, revoir mes frères,
Toucher mon âme, mes racines, ma terre .

Un jour, j’irai là-bas, un jour dire bonjour à mon âme .
Un jour, j’irai là-bas te dire bonjour, Vietnam .
Te dire bonjour, Viêt-Nam .

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 19:16

Petite entorse à la programmation de mes articles de fin d’année pour vous parler d’un Noël différent …

Pas n’importe quel Noël, même si tous les Noëls font briller dans notre mémoire nos yeux d’enfants : un Noël à faire étinceler dans ceux de tous ces petits qui n’ont de regard pour l’avenir que celui de l’attente d’une découverte, d’une thérapie qui leur redonnerait le bonheur d’apprécier tous ceux qui à la fin de chaque année illuminent une vie .

Bien sur il y a le Téléthon, cet immense élan qui participe à ce genre de combat .

Mais je vous parle aujourd’hui d’un autre engagement : celui d’un petit garçon de quatre ans nommé Ceyrinn, celui de sa famille et d’autres enfants atteints comme lui d’un épendymome, de leur famille et des chercheurs qui se battent pour vaincre ce fléau …

Hors nous voici arrivés à un important moment de ce combat ou un évènement médiatique, artistique et culturel peut considérablement faire avancer les choses, et voici l’affiche de cet évènement (que j'ai transposée sur fond de sapins enneigés où la lumière nait ...) :

«ANGE» veut dire «Association Nous Guérirons l’Ependymome» .

C’est l’association créée en 2009 par les parents de Ceyrinn pour réunir des fonds nécessaires au financement de la recherche, (en particulier le service du Docteur GRILL de l’Institut Gustave Roussy) et pour soutenir les parents d’enfants atteints de cette tumeur . Ils n'ont ni les moyens ni les supports du Téléthon ...

Hors cette association organise sous le marteau de Maître CORNETTE DE SAINT - CYR une magnifique vente aux enchères de tableaux contemporains qui aura lieue le samedi 11 décembre 2010 à 14 h, Salle des Fêtes de la Mairie du XVI ème arrondissement de Paris (2ème étage), et l'exposition des œuvres en vente se déroulera le vendredi 10 décembre de 10H00 à 17H00 dans cette même Salle ouverte au public .

Indication pour vous y rendre (vous y verrez d’intéressantes et superbes peintures) :

Adresse : 71 Avenue Henri Martin 75016 PARIS

Métro : Ligne 9 Station Rue de la Pompe

RER : Ligne C Station Avenue Henri Martin

Bus : n° 63 ou 52 Station Pompe, Mairie du XVI ème

Parking Mandel 2, (2 Avenue Georges Mandel)

 

Cette exposition et cette vente se dérouleront sous le haut patronage du peintre et sculpteur Zurab TSERETELI, président de l’Académie des Beaux-Arts de Russie, et elle est soutenue entre autres par la RATP qui a posé 200 affiches (du 1er décembre au 8 décembre) dans le métro parisien aux meilleurs emplacements …

 

Si vous aimez la peinture, avez envie de commencer une collection d’art ou d’enrichir la vôtre tout en soutenant une action d’intelligence et de cœur voilà une occasion rêvée de vous offrir un merveilleux Noël, car il n’est de plus merveilleux Noëls que ceux qui élargissent notre conscience tout en enrichissant notre sensibilité en apportant à notre existence la seule richesse qui nourrisse notre âme : celle d’apporter aux autres, de créer du bonheur ou de l’espoir, tout en s’offrant à soi-même l’intemporalité de l’Art !

 

Si vous voulez découvrir toutes les œuvres de cette vente (et même si vous le souhaitez, enchérir en donnant à une œuvre votre offre de départ - qui deviendra alors le prix de départ de l’enchère de cette œuvre -), ou si vous voulez soutenir l’association ANGE alors n’hésitez pas : cliquez ici !

Et si vous voulez acquérir deux de mes aquarelles grand format (ou l’une des deux) au cours de ces enchères, voici celles qui y seront à la vente : «Port Méditerranéen» Aquarelle Alain MARC 50 x 65 cm, estimation 650 Euros .

 

«Oliviers et genets aux Baux de Provence» Aquarelle Alain MARC 50 x 65 cm, estimation 650 Euros .

Je précise que le fruit de cette vente sera bien sur entièrement consacré au financement de la recherche médicale destinée à combattre l’épendymome .

En pensant à Ceyrinn, sa maman, tous ses proches et aux autres enfants atteints de cette maladie (et aussi de toute autre qui gâcherait tout regard d’enfance tourné vers l’avenir), en pensant à un Noël qui ferait naître l’Espoir, en le préparant aussi pour nous, pour vous, je vous souhaite un bon week-end et vous dis «à très bientôt» …

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 17:32

Il est probable que vous ne lisiez ici de nouveaux billets pendant plusieurs semaines …

Mais soyez sures et certains que je ne vous oublie pas .

Je travaille même pour vous, pour ce blog, pour les futurs stages, et vous aurez la primeur des nouveautés que cette activité implique pour l’avenir sans doute avant Noël .

En attendant je suis loin, et si vous voulez me retrouver un peu par pensée je vous invite à regarder Thalassa vendredi prochain 15 octobre et suivre Clément et son carnet de voyage qui vous emmènera sur quelques-uns des lieux où je passerai cette semaine, où nous serons, puisqu’un petit groupe de chanceux m’accompagne déjà !

Pierre ne nous accompagne pas cette fois, mais il avait réalisé cette belle aquarelle dans la baie d’Ha Long lors des repérages qu’il y avait faits pour moi il y a un an . Qu’elle vous projette dans un univers qui vous permette de patienter jusqu’à mon retour … 

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