Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'au Portugal, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2020...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

20 février 2006 1 20 /02 /février /2006 10:58

Sur la route de l’Andalousie, du Levant aux rivages d’Alméria …

De Péniscola presque jusqu’à Alicante, la côte méditerranéenne n’est en cette saison qu’un immense jardin fleuri s’épanouissant dans une grande douceur !

Ne seraient ces infâmes usines, raffineries, centrales, zones industrielles, et le passage de l’abominable concentration immobilière de Bénidorm, la descente vers les plaines de Mourcia serait un enchantement .

 

 

Autoroutes plus que chargées, les kilomètres défilent ...

La traversée de toutes ces régions nous permet de constater à quel point l’essor touristiquo-économique est en train de ravager les dernières parcelles encore authentiques du littoral espagnol, combien son développement industriel, démographique et commercial bien légitime, nécessaire mais anarchique, bouleverse le paysage périurbain qui a perdu son âme autour de la quasi-totalité des grandes agglomérations .

Sur la route, falaises surplombant la mer, châteaux mauresques et amandiers en fleurs .

       Aussi, pour retrouver la beauté originelle du pays de Cervantès il faut s’enfoncer dans l’arrière pays en quête de lieux sublimes qui existent encore tels des trésors cachés . Il faut affronter le barrage des laideurs bétonnées, fumantes et polluantes, ou les patchworks blanchâtres et brillants des immenses serres agricoles, les filets et bâches plastiques emprisonnant des pans entiers de « campos » en cultures forcées . Alors seulement la récompense est là et on retrouve cette Espagne de mon enfance (la dictature en moins et la richesse en plus) qui ne se livre qu’aux véritables voyageurs, ceux qui l’ont méritée !

Orangers dans la région de Valence croulant sous les agrumes, les fruits jonchent le sol et sont succulents !

 Il en est ainsi comme en Catalogne de tout l’arrière pays Levantin : les Sierras sauvages sont les remparts et l’écrin de véritables petits paradis parfumés par ses arbres fruitiers merveilleusement fleuris en cette saison .

Notre regard se délecte sur leurs pentes de ces terrasses verdoyantes qui bénéficie en beaucoup d’endroits de l’irrigation inspirée des antiques systèmes de la « huerta de Valencia » (le jardin valencian), héritage des traditionnels moyens de répartition d’eau des pays arabes et méditerranéens . Ils sont simplement aujourd’hui très modernisés et généralement automatisés .

C’est sur l’une de ces terrasses aux effluves printanières que nous ouvrons à nouveau nos boîtes d’aquarelles et carnets de croquis . Les couleurs y sont aussi chatoyantes qu’à la surface de nos palettes dans la lumière qui inonde les jardins et les vergers . (photo Pierre NAVA)

 

La terre rouge, les arbres fruitiers fleuris, les citronniers, mandariniers et orangers : des parfums d’abondance, de printemps et de beauté à ne plus en finir . (aquarelle Alain MARC)

 

Une page très évocatrice du carnet de Yolande …(carnet de voyage Yolande GERDIL)

Nous traversons rapidement la région d’Alicante et dépassons l’incomparable palmeraie d’Elche (la plus grande d’Europe, magnifique héritage phénicien saccagé lui aussi par les promoteurs en tout genre) pour foncer vers la fournaise poussiéreuse du pays de Murcia, bientôt franchie grâce à l’aménagement (à présent terminé) de l’itinéraire d’autoroute reliant les grandes voies littorales des deux côtés méridionaux de la péninsule .

 

Ravinement d’une « rembla » dans la province d’Alméria .

 

 Les portes de la province d’Alméria, immense territoire de roches dénudées et de « remblas » désertiques sont en train elles aussi de se transformer en réservoirs à agrumes et maraîchages de toutes catégories et les légumes y poussent en abondance sous des océans de plastique blanc . De triste lambeaux de ces oriflammes sans gloire s’accrochent parfois arrachés par le vent aux nobles branchages d’oliviers séculaires miraculeusement épargnés au milieu des serres immenses …

Yolande peignant face au large extrême pointe orientale de l’Andalousie .

Ces visions surréalistes sont le prix à payer pour atteindre la pointe la plus orientale de l’Andalousie, premier grand rendez-vous pour qui veut comprendre et remonter le cours de l’histoire jusqu’à l’empreinte mauresque, point de départ de notre fascinante route du califat . 

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16 février 2006 4 16 /02 /février /2006 20:28

Sur la route de l’Andalousie, parfum de Méditerranée …

 

En route vers la Méditerranée, l’Espagne, la Catalogne …

 

 

Yolande et Pierre m’accompagnent, nous partons effectuer les derniers préparatifs du stage « carnet de voyage » que j’animerai en Andalousie au mois d’avril .

Loin derrière nous le viaduc de Millau, grand symbole de l’arrivée sur le Larzac avant de plonger vers les vignes du Languedoc .

 

 Ensuite le Perthus, et un dernier regard vers le Canigou et les Pyrénées embrumées .

 

 

Le Perthus c’est la frontière, toujours émouvante parce qu’elle ouvre la porte d’une autre culture . Il faut dire qu’à partir d’ici tout est différent : la végétation, le climat, la langue qui n’est plus la même avec ce catalan ensoleillé parlé couramment depuis Perpignan  .

Passage rapide le long de la Costa-Bava hideuse, défigurée par les concentrations balnéaires du tourisme de masse ; on sont-ils les adorables villages médiévaux de l’arrière pays nommés Pals, Ullastret ou Peratallada ?

C‘est d’eux dont il faut vous souvenir si vous passez en Costa-Brava, et d’autres petits coins miraculeusement sauvegardés et connus des seuls initiés de la région de Barcelone .

Ce passage en Espagne par la route de la Catalogne et du Levant est essentiel pour qui se dirige vers l’Andalousie . L’avion est pratique certes, mais il vous prive de la dimension onirique du voyage, de l’imprégnation du pays, de sa découverte véritable à travers une approche qui se déroule comme une initiation . 

Il en est ainsi en Catalogne : en s’arrêtant sur l’aire d’autoroute de Tarragone on découvre un bel aqueduc romain qui n’a rien à envier au Pont du Gard, sinon par sa plus modeste dimension .

Ce superbe monument de calcaire blond prouve avec bien d’autres dans cette région combien elle fut colonisée, traversée par toutes les grandes civilisations méditerranéennes, ce qui favorisa les échanges d’une rive à l’autre et participa activement au développement du caractère catalan marqué par le sens du voyage associé au commerce et la finance .

 

 

 L’aqueduc romain de Tarragone par Yolande (aquarelle Yolande Gerdil)

Cela permet aussi de comprendre l’une des grandes différences entre les provinces espagnoles frontières des deux bouts des Pyrénées le Catalogne et Le Pays Basque : la première tire son identité de l’histoire la seconde de son ethnique homogénéité .

La nuit est déjà tombée quand nous arrivons à Peniscola . Ce vieux village accroché à une petite presqu’île domine la mer, c`est l’étape idéale sur la route de l’Andalousie .

 

 

 

Même si les avenue menant au village et longeant la plage sont victimes d’une urbanisation balnéaire à outrance sans le moindre caractère, la vielle citadelle sur son rocher avançant vers la Méditerranée a toujours fière allure …

Premier contact avec le caractère Ibérique : nous nous régalons d’excellentes tapas à « La Barca », petit bar très sympa de la rue Jose Antonio où nous tombons en plein pendant le match de foot retransmis à la télé « Madrid - Saragosse » décisif pour la finale de la coupe royale, un moment unique auquel je consacrerai bientôt une page spéciale tant ce premier contact avec l’âme espagnole fut haut en couleurs .

 

Il ne reste plus rien dans nos assiettes tant elles étaient bonnes, mais Yolande est déjà en train de dessiner et de peindre car le ton monte dans la salle à l’entrée des joueurs sur le terrain, et tous ces regards rivés sur la télé sont expressifs …

 

Le croquis de Yolande: match + tapas + « vino tinto » pour tous, et  l’ambiance en plus : à découvrir au retour une petite merveille d’extrait dans un prochain article des rubriques « Voyages sonores » ou « Voyages vidéo » !

 

Dernier coup d’œil à Peniscola dans la brune du matin avant de repartir plus au sud, aquarelle de Yolande Gerdil .

POUR DÉCOUVRIR LES AUTRES ARTICLES DE CETTE RUBRIQUE SI ELLE A ÉTÉ OUVERTE À PARTIR DE LA CATÉGORIE "VOYAGES ET AQUARELLE" CLIQUEZ SUR LES CHIFFRES EN BAS D'ÉCRAN (1-2-3-4-5, etc) . VOUS POURREZ AUSSI ÉCOUTER LES ENREGISTREMENTS SONORES DE CE VOYAGE EN ALLANT DANS LA RUBRIQUE "VOYAGES SONORES" OU VOIR DES VIDEOS DANS "EXTRAITS VIDEOS" (COLONNE DE GAUCHE "CATÉGORIES") !

 

 

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13 février 2006 1 13 /02 /février /2006 00:40

Peindre un igloo …  

 

Pour peindre un igloo, il faut un igloo !

Pas pour le regarder et le reproduire, mais pour le réaliser de ses mains dans la neige, sa tête, et son cœur …

Après seulement on peut le peindre les yeux fermés, on s’y voit dans une nuit étoilée tout près d’un feu de camp pour se réchauffer, nous n’avons plus besoin de modèle parce que c’est l’esprit du modèle lui-même qui nous habite .

C’est l’expérience que j’ai réalisée aujourd’hui avec Petit Jo .

La forêt des Palanges enneigée est superbe en cette mi-février on peut se rêver trappeur, petit frère des esquimaux …

Tout commence par un cercle tracé sur le sol . Le cercle est une figure magique où tout peut commencer . 

Je songe à Gaston Bachelard dans sa « Poétique de l’espace », à propos de la phénoménologie du rond . Il cite Van Gogh qui écrivit : « La vie est probablement ronde », et Joë Bousquet : « On lui a dit que la vie est belle . Non ! La vie est ronde . »

Petit à petit Jo entre dans le cercle qui devient spatiale rondeur, qui devient sphérique, avec une ouverture pour investir le monde et pour revenir se réfugier …

Bientôt l’igloo est terminé, chargé de symboles et de poétiques images immaculées . Il est calice à la renverse, et comme le disait si bien Jean Laroche dans l’un de ses vers « Tout calice est demeure » .

Il faut investir les lieux nés de nos rêves, pour que d’autres rêves nous portent vers de plus belles réalités . Il en est ainsi de la création artistique qui devrait toujours naître à travers nous par d’autres voies que celles de notre simple imagination, puisant ses racines jusque dans les profondeurs obscures de notre propre identité .

Acte chamanique où se lie le globe de la terre à la rondeur de l’espace, à travers cette bulle toute de blancheur .

« Je l’invente, mes mains dessinent un nuage,

Un bateau de grand ciel au dessus des forêts … »

(Pierre Seghers « Le domaine public ») .

Il est temps d’écrire sur une feuille morte dans l’éphémère fragilité de l’instant le poème de la vie dans toute son éternité . Si la pensée avait une maison l’igloo en serait la conscience, on pourrait y refaire le monde, et tout y commencer .

Référence encore à Gaston Bachelard : « … voilà qu’on se tient dans la rondeur de l’être, qu’on vit dans la rondeur de la vie comme la noix qui s’arrondit dans sa coquille . Le philosophe, le peintre, le poète et le fabuliste nous ont donné un document de phénoménologie pure . À nous maintenant de nous en servir pour apprendre le rassemblement de l'être en son centre … Encore une fois, les images de la rondeur pleine nous aident à nous rassembler sur nous-mêmes, à nous donner à nous-mêmes une première constitution, à affirmer notre être intimement, par le dedans . Car vécu du dedans, sans extériorité, l’être ne saurait être que rond . »

Petit Jo prépare ses couleurs . Nous sommes loin de l’igloo, c’est maintenant l’igloo qui l’habite . Préparer ses couleurs appartient au processus pictural dans la logique de la construction des mondes que nous devons inventer .

Retrouver la rondeur d’un lieu mémorisé et transcendé pour passer à une autre réalité : celle d’un lieu éternisé …

L’igloo est là dans la nuit étoilée . La lune, autre sphère coupée ici dans sa moitié par Petit Jo, (comme un reflet inversé de l’igloo), illumine la clairière enneigée . Un feu de bois brûle tout à côté et Petit Jo regarde la coupole céleste où il a peint les étoiles comme si elles décrivaient déjà un arc de cercle dans leur déplacement concentrique autour de l’Étoile Polaire, mais cela Petit Jo ne le sait pas . Une porte arrondie appuyée contre l’entrée laisse supposer qu’on peut s’enfermer à l’intérieur de l’igloo pour s’abriter des incertitudes de la nuit …

« Demander à l’enfant de dessiner la maison, c’est lui demander de révéler le rêve le plus profond où il veut abriter son bonheur … »

(« De Van Gog et Seurat aux dessins d’enfants », guide catalogue d’une exposition au Musée Pédagogique réalisée en 1949, article de Madame BALIF) .

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12 février 2006 7 12 /02 /février /2006 00:29

Abstraction : un début de vérité …

 

Vous l’avez peut-être remarqué, l’abstraction existe partout dans la nature !

Seulement on ne nous apprend guère à la voir, la percevoir, la ressentir .

Il en est du monde « extérieur » comme du monde « intérieur » : la sensibilité et le regard s’éduquent se cultivent .

Même chose dans le monde de l’art, et pour peu que l’on conserve un minimum de bon sens ou de logique en observateurs bien avertis, cette « éducation » est même la plus efficace des protections contre ces vessies qu’on voudrait parfois nous faire prendre pour des lanternes …

Nous en reparlerons un jour, tant l’arrogance de ceux qui se sont spécialisés dans le « rapt » de la culture (pensant détenir l’entière vérité) est grande, de certains milieux du marché à d’autres de l’Institution, s’autorisant ainsi à avoir la seule autorité pour la transmettre .

Mais aujourd’hui ce n’est pas mon propos, je me réserve la liberté de revenir sur ce débat ultérieurement .

Regardons plutôt cette photo :

Je l’ai prise cette semaine pendant le stage des techniques mixtes . Il n’y a pas le moindre trucage, ce n’est que le reflet de l’atelier à la surface de la vitre donnant sur les arbres de la rue, ce qui m’intéressait c’était ce dialogue entre le « dedans » et le « dehors », le net et le flou, les valeurs, les couleurs et le graphisme flottants dans un espace indéfini, celui peut-être de l'abstraction …

Tout le monde aurait pu la réaliser, elle prouve combien il faut être à l’écoute du monde et de soi-même avant d’ouvrir les ouvrages de définitions pour chercher celle du mot « abstrait » . Essayer de comprendre ce que ce mot peut exprimer, et se faire une opinion ensuite seulement …

L’abstraction était donc au cœur de notre quête, même si celle-ci passait également par des travaux plus formels .

 C’est l’une des dernières toiles de la semaine réalisée sur mes conseils par Monique ASSUNÇÂO-PETIT dans un esprit vivant et informel, empreint de lyrisme et de liberté .

 

Mais ce que nous apprîmes surtout à travers les exercices que j’avais le plaisir de proposer, c’est que le champ d’une création véritable commence aux limites de notre connaissance et de nos goûts habituels, dès l’instant où l’on est conscient de ce qui s’est fait (héritage de l’histoire de l’art), de ce qui se fait aujourd’hui, et des potentialités qu’il nous appartient d’explorer .

Cultiver ses qualités d’écoute et d’éveil, être conscient qu’on n’atteindra jamais l’Absolu : exigence certes, mais pas jusqu’à l’insatisfaction maladive et totale, terrible frein à la spontanéité, la simplicité, la liberté .

 

Toile abstraite en cours de réalisation par Rose-Marie HENRI, l’un des nombreux travaux alliant matières et ransparences dont l’énumération serait trop longue, mais dont je remercie leurs auteurs pour leur enthousiasme et leurs efforts . Que les personnes que je ne cite pas et dont je ne peux présenter ici les toiles veuillent bien me pardonner car tout était très intéressant, méritoire, valable …

Pour peindre il faut commencer par oublier sa suffisance, ses préjugés, ses certitudes .

Savoir à quoi s’attendre quand on s’engage en art : épreuves de toutes sortes à commencer par celle du doute, ténacité, volonté, travail et constance . Accepter l’échec autant que les joies de la découverte, admettre la nécessité du temps dans le processus d’accomplissement individuel, toujours se remettre en question afin d’être rompu au dépassement, savoir s’émerveiller, et cultiver l’Amour et l’enthousiasme .

Quant aux personnes prétentieuses et sans véritable ouverture d’esprit, elles ne peuvent à mes yeux pas prétendre à un véritable engagement créatif, la moitié de leur « talent » étant dès le départ inexorablement gâché par cette perte d’énergie .

Une « abstraction » de Marie-Claire GRISON qui mériterai une large étude en gros plan, tant les effets de matière y sont riches et variés .

Enfin toujours se battre : pour vérifier la justesse, l’objectivité et la valeur de nos concepts, mais aussi pour défendre nos idées dès l’instant où la somme de nos connaissances, de nos expériences, de nos capacités d’écoute et de jugement nous prouvent qu’elles sont bonnes et justes, aptes à permettre à quiconque (et pas seulement à nous-mêmes) d’avancer . Alors ne rien craindre quand bien même nous serions seuls contre tous .

Grand format sans titre de Jean-Luc LASTMANN, (fin de semaine également) dont les fort intéressantes réalisations dénotent un véritable talent, empreint de force et de vitalité …

 

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7 février 2006 2 07 /02 /février /2006 23:13

Peinture, techniques mixtes

Petit article transmis loin de chez moi, à propos du stage « Techniques mixtes acrylo-vinyliques » sur toile et panneau, que j’anime cette semaine en région parisienne, thème également d’un prochain stage du même type qui se déroulera au printemps dans la région de Gap  .

Le ksar d’Aït-Ben-Addou (revu après filtrage et modifications numériques) comme exercice théorique pour apprendre à maîtriser les différentes phases d’élaboration d’une toile vivante et colorée « collant » bien au monde des images dans lequel nous vivons en ce début de 21ème siècle …

 Le ksar d’Aït-Ben-Dou : la toile terminée par Jean-Luc LASTMANN .

 Ce stage a pour but de répondre à la question suivante :

 - Comment s'initier aux pratiques de la peinture contemporaine en découvrant des techniques actuelles aux possibilités infinies ?  

 

 Très différents des stages d'aquarelle, ces stages s'adressent aux personnes motivées par l'acquisition des techniques de base actuelles d'expression sur toile, papier ou panneau, utilisant des méthodes mixtes déjà considérées comme  classiques malgré des procédés souvent novateurs, spécifiques du travail en atelier .

Démonstration sur une toile des possibilités d’expression à partir de l’un des nombreux modules .

 Ils permettent de connaître les clés pour maîtriser :

 - les effets de matières, - marouflages, - textures, - rapports acrylique/charges, - nouveaux matériaux utilisables, etc. et de réaliser des estampes contemporaines aux effets variés avec des procédés très simples …

 Effets de matière en cours d’évolution sur une toile .

 Le résultat, quoique obtenu à partir de couleurs et adjuvants acryliques est si proche des effets de la peinture à l’huile, que nombreuses sont les personnes qui n’en perçoivent pas la différence, et s’imaginent que les toiles ainsi réalisées sont le résultat d’une longue et savante maîtrise des techniques à l’huile .

Il faut dire que nous sommes ici loin des effets « criards » de la peinture acrylique utilisée sans connaissance des liants, médiums, gels, charges et autres produits lui donnant un aspect beaucoup plus élaboré, raffiné et profond que celui qui peut donner le produit de la simple couleur sortant du tube ! 

 Une toile en cours d’exécution …

 Comme la peinture acrylique et ses divers composants issus de l’industrie pétrochimique actuelle sont extrêmement solides (depuis les années quarante ils ont eu le temps d’évoluer et de s’améliorer considérablement), ont peut dire que grâce à leur nombreux avantages (temps de séchage très réduits, possibilités d’expression allant des collages aux glacis les plus subtils, extraordinaire résistance des pigments, etc.), ils sont le moyen de création adapté à la peinture actuelle : tout est possible ou presque !

 

 Explications de cours … 

 

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4 février 2006 6 04 /02 /février /2006 16:05

« Ces Merveilleux Carnets de voyages » en anglais, allemand, néerlandais …  

- Ça y est, l’excellent ouvrage de notre ami Farid Abdelouahab : « Ces Merveilleux Carnets de voyages  » (Sélection du Reader’s Digest), vient de paraître en langue anglaise, allemande et néerlandaise !

Vous trouverez dans ce livre des extraits des plus beaux carnets, (pour beaucoup inédits) choisis par les meilleurs depuis les origines de ce genre d’expression jusqu’aux plus contemporains libérés des règles académiques …

La couverture anglaise,

La couverture allemande,

… et celle des Pays-Bas .

Amis anglophones, allemands et néerlandais vous allez donc pouvoir profiter pleinement dans votre langue maternelle des textes passionnants qui accompagnent les magnifiques illustrations de ce livre .

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1 février 2006 3 01 /02 /février /2006 18:48

 

À Jean-Christophe LAFAILLE …

 

Depuis plusieurs jours, nous sommes sans nouvelles de toi …

Tu étais à plus de 7000m en chemin pour le sommet du Makâlû quand tu as disparu .

Tandis que l’espoir s’amenuise nos pensées vont vers toi porteuses de ces sentiments profonds et solidaires que ne peuvent connaître ceux qui n’ont aucune expérience de la haute montagne, et nos cœurs sont proche de Katia ton épouse, de Jeremy, du petit Tom .

Qu’est donc la connaissance purement intellectuelle à côté de l’expérience personnelle de la pratique de l’extrême dans nos chemins inexprimables ?

L’Absolu au-dessus des êtres et des choses .

Au dessus du monde d’en bas et des raisonnements simplistes qui refont l’existence en s’imaginant qu’elle se limite aux seules frontières de leurs perceptions, de leurs connaissances ou de leurs concepts …

« Au dessus des êtres et des choses » Aquarelle Alain MARC

 

Devais-je en parler ici ou garder ces phrases au fond de moi dans la grande solitude de ma propre traversée ?

La pudeur du silence n’empêche en rien la brutalité du Destin .

Mais il reste la valeur du partage de chaque forme de pensée : je crois qu’elles s’élèvent comme une prière et peuvent nous transcender .

Alors je souhaite que t’accompagnent dans cette ultime ascension les vocalises en multitude, montant vers toi des monastères au pied des grands sommets himalayens : qu’un improbable miracle puisse quelque part te retrouver .

« Le monastère » Aquarelle Alain MARC

 

Et puis tu étais le professeur de Jean-Seb à l’École Nationale de Ski et d’Alpinisme …

- Peut-être l’as-tu rejoint maintenant, et volez-vous ensemble par-dessus les sommets, dans un immense ciel tout bleu comme le rêvent les hautes cimes ?

« Voler dans un rêve bleu » : Jean-Sébastien, avait composé cette musique quelques semaines avant sa propre disparition . Je te la dédie parce qu’il l’aurait fait lui-même, sans rien trahir de sa pensée …

Et toi, Jean-Seb, pardonne-moi si je n’en publie que les premières mesures, (et encore bien filtrées), car je ne voudrais pas que quelqu’un puisse te la dérober .

 

« Voler dans un rêve bleu » les toutes premières mesures d’une musique originale de Jean-Sébastien sur une aquarelle que j’ai titrée « Chomolungma, Tibétaine déesse mère de la terre, Sagar Matha, la Népalaise haute dans le ciel » .  

                          

(attendre 7 mn de téléchargement en 56K avant de lancer l'écoute)

 

Le mardi 31 janvier 2006, un hélicoptère a survolé le Makâlû par grand beau temps vers 7000 m pendant 3/4 d’heure en apercevant la tente de Jean-Christophe à 7600 m, sans signe de vie .
Jean-Christophe a disparu entre 7600 m et le sommet.


Communiqué de Katia Lafaille sur son site mercredi 1er février 2006 9:00

« Ce 1er février je pars pour le Népal.
Le 4 février, je vais faire une reconnaissance en hélicoptère du Makâlû (la même que celle qui a eu lieu hier le 31 janvier). Je guetterai encore les traces de mon mari dans l’immensité de l’Himalaya et lui dirai « Au revoir » au nom de son « pt’it gars » Tom… et de Jérémi.
Je récupérerai ensuite son équipement au camp de base avant de retourner sur Katmandou.

Merci de l’hommage que vous rendez à Jean-Christophe, un papa, un mari, un alpiniste exceptionnel et irremplaçable.

Katia Lafaille »

 

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31 janvier 2006 2 31 /01 /janvier /2006 22:36

Soleil levant …

Voici les premières aquarelles qui me sont parvenues sur le thème du soleil levant, « thème du mois » lancé lors d’un article que j’avais écrit sur ce sujet au début du mois de janvier (visible en cliquant ici voir en fond de page) .

Bravo et félicitations : ces soleils sont magnifiques et nous font voyager dans le temps et l’espace !

Ils nous prouvent que chaque matin est un miracle qu’il nous appartient d’apprécier avant même les premières lueurs du jour .

J’espère que d’autres motifs inspirés par ce thème viendront s’ajouter à cette galerie naissante .

En attendant, profitons de ces levers de soleil qui nous apprennent à reconsidérer sans cesse notre regard sur le monde qui nous entoure …

« Lever de soleil sur l’étang de Lascourt » (Le Claux,15400) par Bernadette GANDON, le 05/12/2005 à 8h30

 

« Soleil levant sur le massif de l’Akakous », par Monique ASSUNÇ ÂO-PETIT extrait de son Carnet de voyage dans le désert (voir rubrique « Vos carnets de voyages » en cliquant ici), Libye, le 19 novembre 2005 .

 « Rayons de soleil sur la chaîne des Alpes depuis le Léman », par Yolande GERDIL, janvier 2006 .

 « Aurore sur les Alpes » de Pierre NAVA, janvier 2006 .

 « Montagnes à contre-jour », Yolande GERDIL Lausanne janvier 2006 .

 

« Survol de l’Amazonie au lever du soleil » aquarelle extraite du carnet de voyage de Florent CARRIERE « Brésil - Bolivie », 10 juillet 2002 (on peut aller sur le blog de Florent en cliquant ici ).

 

Si ces motifs vous plaisent, si vous voulez transmettre un message à leurs auteurs, n’hésitez pas à leur laisser un commentaire en bas de page (lien « Commentaire » tout au fond de cet article) .

- Vous peignez ? - vous dessinez ? - vous réalisez des carnets de voyages ?

Alors participez à ces nouvelles rubriques, elles sont faites pour vous : elles vous permettront de montrer vos créations à un très large public (au moins 700 personnes par semaine - statistiques des visites du site au 30/01/2006) .

Conditions : pour en connaître les modalités cliquez ici et respectez-les car je ne pourrais pas publier les œuvres qui ne les respecteraient pas !

1) Pour le thème du mois ( « Un soleil levant » pour janvier et février 2006 ) :

a - respecter ce thème

b - nous faire « voyager, rêver »,

c - être totalement personnel (pas de copie) .

Vous pouvez participer à ce thème bien après son « mois de lancement » : vos œuvres viendront alors s’ajouter aux précédentes et resteront visibles en ligne le plus longtemps possible .

Que ce soit un soleil levant aquarellé à l’autre bout du monde ou fait sur le pas de votre porte, à la montagne ou au bord de la mer, dans le désert ou au cœur d’une grande ville, figuratif ou abstrait envoyez-en une photo elle sera la bienvenue et je la présenterai en ligne, mais pas n’importe comment (respectez-en bien les modalités)…

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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 23:51

Carnet de voyage de Monique ASSUNÇÂO-PETIT dans le désert LIBYEN …

 

Voici le premier des carnets de la rubrique « Vos carnets de voyages », ceux dont vous m’adressez des extraits textes, peinture et photos . C’est un carnet vivant, haut en couleurs, qui exprime bien la beauté du désert .

Il appartient comme la prochaine rubrique « Le thème du mois » à cette partie du site que j’ai décidé de vous consacrer .

Vous pourrez voir à la fin de l’article comment y participer vous aussi . En fonction du temps dont je disposerai pour cela autant que de l’ordre d’arrivée des propositions, je mettrai en ligne vos œuvres dans ces deux rubriques (voir le lancement du thème du mois « un soleil levant » en cliquant ici) .

 

Je laisse donc Monique présenter son voyage et son carnet :

A chaque vacances, j'emporte carnets et aquarelles, c'est comme mon appareil photo à moi. Je garde tout ce matériel à portée de main même le soir et la nuit surtout dans le désert. Cette année encore, nous avons fait une petite randonnée chamelière organisée par le voyagiste "ALIBERT" auquel nous sommes fidèles du 12 au 19 novembre 2005 en LIBYE. C'était notre 2ème voyage en Libye qui est un pays au riche passé préhistorique avec de nombreux vestiges de peintures et gravures rupestres et de nombreux sites, attestant de la colonisation romaine avec des paysages magnifiques et variés.

 

Nous avons essentiellement parcouru l'erg Titersine et le Maghidet .

Au départ de GHAT à la frontière algérienne, au sud-ouest du pays, nous avons fait 1h1/2 de 4x4 pour rejoindre le samedi soir à 11h notre point de départ et les chameaux.

 

Du lundi matin jusqu'au vendredi midi, nous avons parcouru à pied des lieux exceptionnels dans un territoire d' une grande variété : erg, reg, massifs gréseux (formations de grès, pitons de toutes formes et de toutes tailles, canyons,gueltas) . Nos 7 chameaux portaient bagages et nourriture et nous bivouaquions au clair de lune en fonction des maigres pâtures pour les bêtes.

 

Comme à chaque voyage dans le désert, j'attends le lever du soleil, les pinceaux à la main, pour essayer d'immortaliser ce moment magique . Dans la journée, le rythme de la caravane et les siestes du midi me permettent de dessiner et de peindre tout ce qui m'intéresse (hélas, il me faudrait plus de temps) sans contrarier les autres participants ni l' itinéraire.

 

Il est vrai que les heures de sieste ne sont pas les meilleures heures pour la peinture mais je dois m' adapter car ce n'est pas une randonnée-aquarelle .

 

Nous fumes guidés durant ces quelques jours par un guide-poète libo-nigérien d' une grande culture qui nous a fait partagé ses connaissances du désert et des habitants . Malheureusement, notre randonnée se situant dans un endroit désertique, nous n'avons pu prendre contact avec la population : c'est dommage !

 

Nous avions aussi une équipe chamelière de 4 personnes avec un cuisinier tous touaregs qui nous ont efficacement guidés et agrémenté nos soirées autour du feu avec leurs chants envoûtants et lancinants.

Nous avons parcouru en 6 jours environ 90 Kms .

Nous avons toujours le coeur serré quand nous quittons ces lieux d' une beauté fascinante que la nature nous laisse à admirer . On espère toujours chaque année avoir encore des jambes et la santé pour revenir dans ce Sahara où il y a plus de 5000 ans vivaient des populations et leur bétail dans une nature favorable et non hostile comme maintenant.

 

L' expérience aussi de la vie simple des nomades que nous vivons pendant ces quelques jours où les vrais valeurs sont l'eau et la nourriture nous font réfléchir sur notre vie un tantinet futile d' européen toujours avide de modernisme : ce que j'aime lire les pensées et les livres du grand Sage qu' était Théodore Monod !

Nous avons terminé ce voyage le samedi par une visite du vieux GATH où dans les ruines, j'aurais pu faire plein de croquis si j' avais eu le temps. Ces ruines sont protégées par L'UNESCO et l'habitat est typique des pays du sud, ramassé avec des petites ouvertures et des terrasses, le tout en briques d'argile faites à la main et séchées au soleil, les armatures des maisons en tronc de palmier : toute une architecture pittoresque comme tu dois aussi les aimer.

 

Au détour d'une ruelle étroite, un touareg m' a interpellé en m' appelant par mon prénom, les gens de notre groupe sont restés estomaqués. C'est un des guides que nous avions dans un précédent voyage il y a 5 ans mais dans une autre région de Libye : c'est formidable, ces gens ont une mémoire phénoménale !

 

 

Si ce carnet vous a plu, si vous voulez transmettre un message à Monique, n’hésitez pas à lui laisser un commentaire au bas de cet article (lien « Commentaire » ci-dessous) .

Si vous souhaitez la contacter directement voici son adresse e-mail : mopetit2@wanadoo.fr

 

Le prochain article de cette rubrique sera un voyage au Maroc avec le carnet de voyage scrapbooking de Marisa

Pour terminer, je vous rappelle les conditions pour participer à ces nouvelles rubriques « Vos carnets de voyages » et « Votre thème du mois » .

 - Vous peignez ? - vous dessinez ? - vous réalisez des carnets de voyages ?

Alors ces rubriques sont faites pour vous : elles vous permettront de montrer vos créations à un très large public (au moins 500 personnes par semaine - statistiques des visites du site au 9/01/2006) .

Conditions : pour en connaître les modalités cliquez ici et respectez-les car je ne pourrai pas publier les œuvres qui ne les respecteraient pas !

 

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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 14:51

 

Rétrospective année 2005, les mois de novembre et décembre …

 

NOVEMBRE

 

En novembre, hormis la Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand, (voir article en cliquant ici), les principales sorties carnet de routes m’ont ramenées vers les Gorges du Tarn que je suis loin d’avoir toutes explorées !

En témoigne cette photo d’une ruine émouvante située sous le grand surplomb du Cirque des Baumes, qui était habitée (la ruine quand elle n'en était pas encore devenue une) il n’y a pas si longtemps, et qui est souvent squattée par les routards de passage, malgré la visite régulière des gendarmes …

La maison (comme les maisons voisines du même endroit et de bien des abris rocheux des gorges et Grands Causses) était semi troglodytique, et malgré une couverture traditionnelle de lauzes, elle ne craignait pas la pluie ! Photo Alain MARC

La même vue avec plus de recul, depuis le parking au bord de la route (étape appréciée des campings caristes sur leur trajet au fond des gorges) … Aquarelle Alain MARC

 

 DECEMBRE

 

Avec la neige qui est arrivée sur l’Aubrac les sujets de peinture se sont bousculés et une grande partie du mois a été consacrée à ces longues balades en skis de fond ou en raquettes, à dessiner, peindre et noter l’émotion provoquée par tous ces motifs immaculés …

Il vous suffit de cliquer sur la congère de neige recouvrant ce buron pour ouvrir les articles écrits à ce moment-là : ils vous emmèneront avec moi en promenades picturales sur ce vaste, superbe et sauvage plateau du sud du Massif Central… « Buron sous la neige », Aquarelle Alain MARC

La fin du mois est aussi celle de l’année 2005 : je repense avec nostalgie à cette soirée de fête, de liesse et d’enthousiasme, où la météo bien plus favorable que celle de cette année nous avait permis avec quelques copain libéristes, de voler jusqu’à la tombée de la nuit en attendant le gigantesque feu d’artifice qui allait clôturer l’inauguration du viaduc de Millau …

Même un an plus tard (et c’est ma façon personnelle d’en souffler la première bougie) je ne peux résister au plaisir de vous faire partager ces instants uniques qui ont précédés l’embrasement pyrotechnique du si célèbre viaduc qui est le plus haut du monde !

 

Il va se coucher, le soleil ! C’est le dernier vol de la journée, la température est toujours aussi douce, et à contre-jour on devine dans la brume les piliers gigantesques du viaduc . Photo Alain MARC

 

Cette fois la nuit tombe doucement . Les phares innombrables des voitures qui affluent illuminent la vallée du Tarn et le public commence à envahir l’aire de décollage de Brunas, point de vue idéal pour assister au spectacle en face du viaduc : d’ici on ne dirait pas qu’il est plus haut que la Tour Eiffel ! Photo Alain MARC

 

Ça y est, le feu d’artifice illumine la nuit millavoise, éclairant de gerbes multicolores toute la vallée . Le ciel se remplit d’énormes nuages rouges que le vent emmène jusque sur les crêtes du Lévézou … Photo Alain MARC

 

  

                          

Mission impossible… pour faire entrer en pleine nuit dans un petit boîtier de rien du tout un aussi gigantesque viaduc, avec un spectacle qui se déroulait sur une hauteur de six cent mètres et une longueur de plus d’un kilomètre, mais j’ai quand même essayé et voilà le résultat !

Si vous possédez le lecteur multimédia « Windows Média Player », vous pouvez facilement le visionner, et partager avec moi ces instants privilégiés …Attention : si vous n’avez pas l’ADSL, le temps de chargement de la vidéo dure 6 mn environ en 56 K (durée de votre attente avant de pouvoir cliquer sur le bouton de lecture), mais si vous lisez la suite de l’article pendant ce temps il sera vite chargé .

 Du Tarn qui serpente à ses pieds jusqu’aux étoiles de la Voie Lactée le viaduc de Millau fierté d’une ville et d’une nation toute entière, s’élève vers la première marche du palmarès technologique des grandes œuvres contemporaines du genre humain …  (bon enfin, j'en rajoute un peu !)

infographie-aquarelle Alain MARC

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