Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 22:34

Actes fondamentaux de la « démarche globale », 3ème partie …

 

Découvrons à présent ce que recherchent la plupart des peintres voyageurs après leur voyage dans une démarche globale (voir les articles précédents concernant ses actes fondamentaux avant et pendant le voyage) :

B) - Actes fondamentaux après le voyage :

a) Déroulement dans le temps / objectifs :

- démarche de synthèse, d’expression nouvelle prenant en compte l’expérience du voyage et ses « imprégnations » mentales dans un « produit pictural » à la fois plus épuré et plus abouti (expression « élargie » qu’elle soit formelle ou libre, abstraite, etc.) .

- mise en œuvre du travail d’atelier avec toutes ses particularités, possibilités et contraintes .

Je décolle ici des affiches déchirées de tauromachie ramenées d’Andalousie pour les réutiliser dans des toiles . Elles ont toujours de belles couleurs et une réelle valeur plastique et sentimentale . La difficulté est de ne pas les abîmer et d’en effectuer une rigoureuse sélection .

b) Action (s) mise (s) en œuvre :

- expression des émotions du voyage rétrospective par la maturation rétrospective des éléments forts et (ou) récurrents,

- exploitation des éléments matériels ramenés du voyage,

- prise de « recul » et (ou) de position par rapport au voyage avec « réappropriation » de ses éléments majeurs dans un nouvel acte créatif,

Affiches décollées, et pigments purs : éléments de base qui seront inclus dans de futures toiles …

c) Moyens matériels, comportementaux et mentaux :

- moyens matériels : exploitation de tous les moyens d’atelier et de studio, de la mise en œuvre de la dimension plastique sans limite de temps, élaborations créatives et techniques nouvelles, usage du grand format ou de subjectiles nouveaux,

- moyens comportementaux et mentaux : exploitation de la mémoire, interprétation des « imprégnations » de l’inconscient, réappropriation du voyage dans sa formulation picturale, et pour beaucoup de peintres : élargissement de sa démarche à une dimension spirituelle de l’œuvre

Le travail d’atelier est l’essentiel de l’aboutissement d’une démarche globale . Mais les notes et croquis de voyages ne sont jamais loin : on est dans une autre problématique, dans une aventure différente qui peut se résumer en trois mots : un nouveau voyage, « intérieur » celui-là .

 

Voici ce que peut « donner » une toile exploitant les affiches découpées . Technique mixte d’un format déjà intéressant puisqu’elle fait 1,20 m x 1,20 m : j’ai laissé une partie de l’original (déchirée, recomposée et recollée ) en lui conservant sa « présence »  originelle forte mais en l’orientant vers une dimension plastique « autre »  où la part picturale interpénètre la partie toujours vivante (et conservée volontairement intacte) du document de voyage . La frontière entre témoignage de voyage et langage pictural reste intentionnellement floue… (« Tarde de toros en Clahora » Technique mixte, Alain MARC)

Plus sensible dans le domaine pictural, la « mémoire » du voyage ne prend réellement son sens qu’à travers la création pure, surtout si celle-ci emprunte les chemins magiques de la « spiritualité » . Toute la démarche globale du peintre voyageur doit arriver ici, à ce but suprême qui n’est rien d’autre que la recherche véritable d’un autre cheminement . C’est celui de la peinture au sens le plus profond, celle qui donne une autre dimension à l’existence, qui « ouvre » les yeux, qui enrichit la pensée avant « d’ élargir la conscience » .

(« Torero » Technique mixte sur toile, Alain MARC)

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25 mai 2006 4 25 /05 /mai /2006 09:50

Actes fondamentaux de la « démarche globale », 2ème partie …

Poursuivant l’analyse de la « démarche globale du peintre voyageur », vous allez dans cet article après en avoir vu les actes fondamentaux avant le voyage l’aborder cette fois dans sa phase décisive, celle du voyage lui-même et tout de suite après .

B) - Actes fondamentaux pendant le voyage :

 a) Déroulement dans le temps / objectifs :

                   Chronologie : - découverte,

                                         - acquisition,

                                         - transcription .

Ces trois éléments se déroulant de façon chronologique peuvent se produire de façon quasi simultanée pour un carnettiste averti ou un peintre expérimenté …

                        Objectifs : - saisir,

                                         - témoigner,

                                         - rapporter,

Il y a quelques années à la Dent de Morcles (2980 m) dans les Alpes Vaudoises pendant les prises de notes destinée à la réalisation d’un collection d’aquarelles sur la haute montagne pour les Editions Mythra : ici comme en mer on doit préparer avec rigueur le déroulement dans le temps de son travail, celui-ci étant assujetti aux contraintes d’une course de montagne avec ses divers aléas (dangers objectifs, conditionnement climatique et météo, etc.) …

b) Action (s) mise (s) en œuvre :

                     - actions matérielles : usage du croquis et croquis aquarellé, de l’aquarelle, de l’aquarelle rehaussée, des prises de notes écrites et dessinées, relevés d’empreintes, etc. + disposer de moyens multimédias lorsque c’est possible (usage de la photographie, de la vidéo, de l’enregistrement sonore),

                     - récolte d’éléments matériels directement ou indirec-tement exploitables dans le carnet de voyage + de documentation et de contacts nouveaux noués sur place,

                      - actions mentales : écoute, éveil, adaptation, concentration, rapidité, transcription .

Prise de notes et croquis réalisés pendant un fête en Bretagne : si le sujet ne peut être traité de façon élaborée, il faut le mémoriser et le terminer de mémoire si on n’a pas disposé d’assez de temps, et surtout noter très vite les éléments essentiels du visuel chromatique … (croquis aquarelle Alain MARC)

  c) Moyens matériels, comportementaux et mentaux :

                      - moyens matériels : matériels de peinture, dessin et écriture fonctionnels, légers, adaptés au projet à réaliser (palettes de campagne pliable et aux couleurs ciblées, pinceau à réservoir, porte-mines plutôt que crayons, feutres pointe fine encre diluable ou non plutôt que stylos dès qu’on aborde l’altitude, etc.), + matériels multimédias adaptés (légers, à bonne définition et solides - attention à l’étanchéité à la poussière et à l’humidité -) + sacs + matériel logistique éprouvé (et dont on a l’habitude) pour le type de démarche entreprise,

                     - moyens comportementaux et mentaux : être le plus discret possible (se « fondre » dans l’environnement), être aux aguets, écouter, observer, pressentir, être « opportuniste », savoir s’adapter, s’imprégner, « absorber », mémoriser, assimiler, acquérir, récupérer,

S’avoir s’adapter et peindre n’importe où, ici par terre au milieu de la foule dans la rue en Andalousie …

C) - Actes fondamentaux pendant et immédiatement après (tant que les imprégnations mentales sont fortes et précises) :

                     a) Déroulement dans le temps et objectifs : connaissance et analyse, restitution en expression formelle ou informelle,

                     c) Action : comprendre et objectiver,

                    d) Moyens matériels et mentaux : trier, choisir, classer, archiver, monter, coller, analyser, traduire, interpréter, assimiler, approfondir, développer, expliquer, restituer, exprimer,

Arrivée d’une cordée sur le replat d’une arête à l’Eperon Frendo dans le Massif du Mont Blanc, aquarelle aboutie réalisée à partir de croquis préparatoires, notes aquarellées et photos réalisés sur place à l’Aiguille du Midi à 3842 m (on voit à la verticale en haut de l’aquarelle à travers la brume, la vallée de Chamonix) … (Aquarelle Alain MARC)

 Détail aquarelle ci-dessus .

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21 mai 2006 7 21 /05 /mai /2006 19:30

La parenthèse des quilles de huit .

 

Je fais une parenthèse au milieu de mes articles consacrés à la « démarche globale du peintre voyageur », car ce matin en faisant mon entraînement VTT, je suis passé près du stade de quilles (oui, cela existe) du petit village de Gages le Pont, où se déroulait le championnat du district local des « quilles de huit » ...

J’ai donc fait demi-tour et ai foncé chez moi chercher mon matériel d’aquarelle de voyage et d’enregistrement vidéo pour vous faire partager ce moment tout à fait unique, dont je vous ai déjà par ailleurs livré quelques croquis dans mon livre de notes rouergates « Aveyron, Carnet de routes » .

Car qui n’est pas rouergat ne peut connaître ce sport traditionnel qui est le jeu favori de très nombreux aveyronnais .

Ils l’ont même porté au rang de philosophie tant ses adeptes les plus engagés y trouvent le reflet de toute l’âme de leur terroir .

Il faut dire que l’originalité, le pittoresque et la convivialité de cette pratique véhiculent de très nombreuses valeurs culturelles et humaines qui ne le cèdent en rien à la performance sportive !

 Animation colorée, bruit de quilles et boules de bois qui s’entrechoquent, éclats de rires et invectives : toute l’ambiance d‘une matinée de championnat de quilles de huit… (croquis aquarellés A. MARC)

Imaginez : une boule de bois (de 4 à 6 kg pour 24 à 28 cm de diamètre !) dont il faut se servir comme d’une masse pour frapper une quille tenue à bout de bras (nommée « quillou » ou « quille joueuse ») qui va s’envoler et tomber sur les huit autres avant que la boule de bois dur ne vienne à son tour tenter de faire tomber celles restées encore debout sur le sol (elles font 60 cm de haut) …

Cela demande d’autant plus de force, d’adresse, d’équilibre et de stratégie, que les joueurs (et joueuses car ces dames et demoiselles sont de plus en plus nombreuses à pratiquer ce sport) doivent reculer de plus en plus loin à chaque nouvelle frappe jusqu’à une distance de 20 m !

Ce qui vous laisse imaginer les prouesses auxquelles se livrent les quelques 3500 personnes qui jouent régulièrement aux quilles en Aveyron .

L’âpreté et le pittoresque des championnats et la passion se dégageant de ces rencontres (où les meilleurs sont classés en « excellence » et « honneur »), nous révèlent des joueurs qui méritent vraiment le qualificatif « d’élite » à la manière de sportifs de haut niveau qui restent dans ce domaine totalement modestes et anonymes …

Aussi, je tenais en passant à rendre hommage à ces ambassadrices et ambassadeurs d’une tradition où toutes et tous des poussins aux vétérans, élèvent leur sport favori au statut de phénomène culturel, pour le meilleur de leur terroir .  

                

Une minute de vidéo et vous en saurez plus sur cette étonnante pratique grâce à cette superbe et sympathique équipe de Sébazac-Concourès (du district « Comtal-Phalanges » près de Rodez) …

Si vous possédez le lecteur multimédia « Microsoft Windows Média Player », vous pouvez facilement visionner ce clip . 

 

 

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20 mai 2006 6 20 /05 /mai /2006 18:09

Actes fondamentaux de la « démarche globale », 1ère partie …

 

Comme je le proposais dans mon dernier article « Carnets de voyages et chemins créatifs », entrons dans la démarche globale du peintre voyageur, et voyons quels sont les actes fondamentaux qui le distinguent du « carnettiste » traditionnel, puisque si certains éléments leurs sont communs, d’autres viennent se rajouter pour le « peintre voyageur » qui font toute la différence, surtout au niveau « produit créatif » : le « carnet d’atelier » et la « peinture post-voyage » viennent en complément du carnet de terrain ou de voyage .

J’aborde ici la préparation  des moyens et objectifs du carnet de voyage  en conférence, avec l’approche multimédia des premières phases de mise en œuvre d’un projet … (Photo Jean PERIE)

Avant tout il convient d’analyser sa démarche selon :

- le déroulement dans le temps et les objectifs,

- le type d’action mise en œuvre,

- le « comportement » mental adapté,

 

Vous devrez donc considérer ces quatre éléments :

- avant le voyage,

- pendant,

- pendant et en partie après (à court terme),

- après (à moyen et plus long terme),

 

A) - Actes fondamentaux avant le voyage :

 

a) Déroulement dans le temps / objectifs :

- établir une bonne connivence entre destination et objectifs,

b) Action (s) mise (s) en œuvre :

- se préparer « correctement » (organisation pratique et préparation voyage, matériels nécessaires, activation relationnelle sur le terrain, préparation retour y compris si nécessité d’anticipation, préparation physique personnelle),

c) Comportement mental :

- analyse d’informations (expériences similaires extérieures, rapports de synthèse précédentes personnelles, collecte et études préparatoires, motivation personnelle, notion « d’engagement » ),

Voici donc le premier des éléments permettant de s’engager dans une démarche globale, vous constatez qu’elle est commune à celle du « carnettiste » traditionnel, mais cette phase est capitale pour bien réussir les suivantes …

Dans le prochain article vous aborderez les actes fondamentaux se déroulant pendant le voyage, (et immédiatement après), moments essentiels qui conditionnent la réussite du carnet de terrain, des prises de notes, de tous ce qui fait l’attrait du travail de voyage, son intérêt, sa fraîcheur et sa spontanéité …

La préparation de votre matériel de peinture avant le voyage est l’un des éléments essentiels de votre réussite : il doit être léger, fonctionnel, et bien que polyvalent approprié au travail que vous pensez réaliser sur le motif …

 

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17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 15:56

Carnets de voyages et chemins créatifs …

Voilà revenu le printemps . Et avec lui la redécouverte de mon pays qui est beau, lumineux, débordant de potentialités .

Il est temps que je me penche à nouveau sur lui, que je me relance dans ces textes, aquarelles et peintures de « corps à corps » avec son terroir, ses paysages, ses richesses naturelles et humaines …

Comme je le fis lors de la réalisation de mon livre « Aveyron, Carnet de routes » ou tel que je le faisais dans quelques articles déjà anciens de ce blog tels ceux relatant mes randonnées sur les vires des Gorges du Tarn et de la Jonte avec Katia, nos raids à skis ou à raquettes avec Serge et Isabelle sur les hauteurs de l’Aubrac et bien d’autres sorties solitaires ou non évoquées dans les articles rétrospectifs de l’année 2005 .

Mais il faut cette fois que j’aille plus loin dans ma démarche, mon engagement, et le produit « créatif »  que je pourrai en retirer .

« L’envers du Puy de Gudette au printemps » double page extraite d’  « Aveyron, Carnet de routes » Alain MARC - Éditions du Rouergue 2005 . Oui, il reste encore un peu de neige parfois en Aubrac au mois de mai !

Pour moi-même certes puisque j’en ressens l’impérieux besoin, mais aussi pour continuer d’écouter battre le cœur de la vie avec tous les gens qui m’aiment et que j’apprécie (ceux qui me connaissent personnellement et ceux qui ne me connaissent que virtuellement), pour mon petit Jo qui attend de moi autre choses que des igloos, et aussi pour ceux qui me détestent ou m’ignorent tout en me connaissant fort bien (cela leur donnera l’occasion de me détester ou de m’ignorer encore plus, ce qui venant de leur part me ravit de plaisir, le jugement que j’ai d’eux en étant ainsi particulièrement renforcé ) .

Un peintre n’a même pas à s’expliquer sur cela puisqu’il s’exprime en peignant, mais je le fais tout de même car ma propre démarche passe aussi par l’expression écrite tout aussi modeste qu’elle soit, bien que je sois tout à fait conscient que ma responsabilité d’artiste : je ne l’ai que par rapport à moi-même …

C’est un impérieux besoin qui vient de profond, qui submerge tout mon être, un peu comme si ce printemps qui inonde le causse de débordements parfumés et fleuris me disait : « … tu ne fais rien, tu n’avances pas, des multitudes de richesses t’entourent, des émotions intenses t’attendent, des expériences extraordinaires sont à vivre en urgence, ne perds plus une minute ! » .

- Peut-être est-ce là une certaine forme d’inspiration qui se manifeste ainsi ?

- Peut-être comme le disait René HUYGHE parce que «  L’art relevant essentiellement de perceptions qualitatives, l’artiste est plus sensible qu’un autre à tous les souffles de l’espace ambiant » ?

« Soleil se levant à travers les arbres dans les bois de Mélagues» aquarelle extraite d’ « Aveyron, Carnet de routes » Alain MARC - Éditions du Rouergue 2005 .

 

 

Même si je n’ai pas été très loin depuis la mise en ligne de ce blog, j’ai cependant beaucoup voyagé, ne laissant s’écouler plus d’une semaine sans une escapade vers des cieux connus ou inconnus .

Hors, pendant les dizaines de milliers de kilomètres que j’ai parcourus en ces quelques mois (surtout en voiture et en avion), j’ai eu le temps de réfléchir sur les tenants et aboutissants des actes fondamentaux du peintre voyageur .

J’ai pu mesurer malgré les réussites et éloges dont beaucoup de mes précédents travaux ont été l’objet, à quel point je peux avec du recul les trouver faibles, insipides, inconsistants, et médiocres . J’en conclus qu’il est temps que je me réveille, que je n’avancerai pas sans plus de qualité, d’authenticité, de rigueur !

Cette réflexion m’a pris plus de temps que les actes de peinture ou d’écriture eux-mêmes, et avant de m’engager dans une nouvelle épopée créative dont je vous ferai partager les difficultés, les aventures et peut-être les réussites (car c’est aussi un combat dont vous êtes les témoins - pour beaucoup c’est aussi le vôtre mais vous le vivez différemment -), je crois que le temps d’une mise au point s’impose comme s’il fallait toujours repartir de « bases reconsidérées » pour pouvoir s’engager correctement dans une démarche picturale globale !

« Sans titre» Technique mixte sur toile 80 x 80 cm (Alain MARC 2005) .

- Vous ai-je déjà parlé de ma peinture sur toile ? - Jamais, je crois !

Elle est pour le moment en « attente de devenir », volontairement arrêtée sur le bord des Chemins de mon existence …

La peinture c’est quelque chose de grave, d’immense, de profond … Ce n’est pas si « léger » qu’on le croit . Elle n’est possible que si la vie qui la sous-tend ressemble au miracle d’un soleil qui éclairerait votre être intérieur .

Parfois surgit la nuit .

Je vais donc en priorité dans mes prochains articles vous parler des quatre actes fondamentaux du peintre voyageur tels que je les conçois dans cette démarche globale, tels qu’ils me paraissent évidents et indispensables .

Indissociables surtout d’un véritable travail de fond, loin de tous les artifices et toutes les paillettes, des faux-semblants, facilités et influences relationnelles plus ou moins sincères (car souvent directement ou indirectement intéressées), des arrivismes, opportunismes et autres « ismes » qui polluent la scène artistique, trompent l’artiste sans repaires, et égarent le grand public qui est presque toujours complètement dérouté devant les manifestations et impasses de bien des formes d’art actuel dit « contemporain » .

J’aurai beaucoup à dire à ce sujet, celui du marché de l’art, de la critique, et sur celui de ce pauvre public qu’on infantilise s’il n’a choisi de suivre aveuglément les « ténors » qui mènent la danse, ou s’il ne s’est déjà empêtré (pour ne pas dire englué) ses chausses culturelles dans les rutilants tapis d’une certaine "intelligentsia" qui croit depuis toujours détenir l’entière vérité !

« Sans titre» Technique mixte sur toile 160 x 160 cm (Alain MARC 2000) Une toile du temps où le soleil brillait …

Mais point n’est là mon propos aujourd’hui, on va reprendre ce chemin qui du simple croquis de voyage va nous amener à la plénitude picturale, celle qui incarne l’un des plus beaux, des plus grands accomplissements de l’individualité humaine, à la fois plastique, intellectuelle et spirituelle car il n’y a pas d’art sans spiritualité (au sens « esprit » du terme - et pas forcément « religieux »  -) ni métamorphose (relire les «  Antémémoires » d’André Malraux) .

De cette phase du simple croquis ou de l’aquarelle de voyage, j’ai déjà eu l’occasion de parler dans mes articles « L’aquarelle comme témoignage », « Peindre vite » ou « Esprit d’humanisme » …

Ce que nous allons voir plus précisément très bientôt, ce sont les principales marches de l’accomplissement qui emprunte le voyage pour aboutir à la peinture, à travers ses objectifs, son déroulement dans le temps, les actes ou actions qu’elles impliquent, et enfin les moyens mis en œuvre pour se concrétiser de différentes façons .

Voilà donc un premier projet en perspective, avant de se relancer à corps perdu dans les verticalités ou les profondeurs à la fois émotives, esthétiques et naturelles de ce beau pays qui englobe les Grands Causses du Haut Rouergue jusqu’aux Cévennes méditerranéennes, et là aussi je vous promets quelques surprises « de taille » …

Tout à l’heure, un loriot est venu se poser sur la plus haute branche de l’acacia au fond du jardin et il s’est mis à chanter comme on les entendait dans notre enfance .

Des années que je n’en avais revu : - serait-ce un bon présage ?  

 

 

 

 

 

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14 mai 2006 7 14 /05 /mai /2006 11:16

Habitats ruraux traditionnels .

 

Voici quelques-un de vos travaux personnels qui me sont parvenus sur le thème du moment, consacré à ces maisons de l'habitat rural, typiques et traditionnelles comme celle de mon gitan de Purullena .

Elles vous ont intéressées lors de vos voyages, ou tout simplement parce que situées tout près de chez vous elles vous paraissaient mériter la postérité d'une aquarelle ou d'un simple croquis .

Une fois encore merci de vos envoie, ils prouvent combien ce sujet est riche et passionnant, et pardon de n'avoir pu présenter en un seul article tous vos envois, je reviendrai plus tard sur ce sujet !

Pour commencer, deux motifs d'une série fort instructive réalisée en juillet 1991 par Monique ASSUNÇÂO-PETIT dont ce chalet traditionnel de la région de Bussalp dans les Alpes Suisses, une façon de respirer l'air pur des cimes dans leur grandiose environnement .

 Cette jolie petite maison fleurie, (toujours par Monique ASSUNÇÂO-PETIT ) a été peinte à Lanzarote aux Canaries : c'est une maison blanche de pêcheurs comme il en existe tant dans les petits ports de ces îles volcaniques ouverts sur l'Atlantique .

Voici une autre maison de pêcheur, celle-ci en Bretagne :cette aquarelle de 21 x 29 cm a été peinte par Jacques DUPRAT en septembre 2004 dans le golfe du Morbihan .

En octobre 2004 Rose-Marie HENRY a peint cette petite maison en terrasses et à toits plats au bord de l'Oued Asni dans l'Atlas . Les murs en pisée sont protégés d'une bordure de boue renforcée de branchages .

Encore dans l'Atlas (mais cette fois à Tamdarth dans une vallée du sud), Rose-Marie HENRY s'est cette fois intéressée à un Ksar, habitat traditionnel protégé de hautes tours regroupant plusieurs familles . Tout en haut des tours les cigognes édifient souvent leurs nids en équilibre au dessus du vide (en bas à droite), et les maigres céréales cultivées dans la vallée sont dépiquées non loin de là sur les terrasses circulaires où tournent les mulets pendant les moissons (en bas à gauche) .

Retour en Europe avec cette maison traditionnelle du Nirmont en Suisse dessinée par Yolande GERDIL sous l'aquarelle du paysage où elle se situe sur les hauteurs du Lac de Genève .

Magnifique maison des Pyrénées : c'est Joëlle qui a fait cette aquarelle dernièrement (vers 15 h au mois de mars : très belle lumière !), dans son beau pays d'Ariège région de la Barguillère près de Foix .

Pour terminer, nous partons dans les eaux bleues des lagons du Pacifique avec cette superbe page du carnet de voyage de Dominique LE MARCHAND : son très intéressant carnet réalisé il y a 1 mois à peine (j'en reparlerai) est consacré à l'archipel de Vanuatu .

 

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6 mai 2006 6 06 /05 /mai /2006 14:16

Repartant pour de nouvelles aventures, pendant au moins une semaine je ne pourrait me connecter au web !

Alors, pour vous faire patienter et vous retrouver bientôt avec un nouvel article vous présentant les magnifiques aquarelles venues enrichir votre thème du moment « Habitats ruraux traditionnels » (dont je vous remercie beaucoup pour les envois et contributions), j'ouvre la rubrique des « Produits et fournitures » qui n'avait pas encore d'articles !

Voici donc pour les aquarellistes, une solution papier originale pour réaliser leurs carnets de voyages :

Cahier cousu en véritable papier aquarelle 260 g. à bords frangés, 3 formats disponibles à partir de quelques Euros !

Faciles à assembler par 2,3,4

... en glissant un ruban au dos

Retrouvez-les dans la boutique en ligne

http://www.artmo.fr/

Cette boutique est une véritable mine d'or, carnettistes, explorez-la bien !

 

 

 

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5 mai 2006 5 05 /05 /mai /2006 14:23

À la « romeria » de San Domingo …

 

Derniers instants à Cordoue …

Aujourd’hui c’est « quartier libre » pour tout le monde, une façon de faire du tourisme, quelques achats ou flâner et se reposer en toute indépendance .

Ce n’est pas le cas pour moi qui ai encore des tas de choses à régler autant pour « boucler » dans de bonnes conditions ce stage, que pour prendre des contacts en vues des prochains voyages ici . Course contre la montre en compagnie du chauffeur du bus qui m’accompagne une partie de l’après-midi …

Ce matin en partant peindre un dernier « panoramique » du côté de la Calahora, nous avions croisé sur la route une procession magnifique, point de départ d’une « romeria » (prononcer « roméria ») dans la campagne environnante .  

Groupe de cavaliers en route pour la « romeria » dans les avenues de Cordoue . Photo Alain MARC

Une « romeria » est une fête religieuse, généralement précédée d’une procession, qui est dédiée à un Saint important de la région, sur le lieu d’un sanctuaire (souvent un ermitage) consacré à ce Saint et aux pouvoirs qui lui sont attribués . Chaque « romeria » a sa particularité, son caractère propre, et donne lieu à un office religieux (avec bénédictions diverses liées à la vie du terroir) suivi d’agapes en plein air où on se retrouve en famille et entre amis . C’est surtout une fête communautaire et rurale où la plupart des participants se connaissent et où on partage des valeurs semblables liées à la tradition, à la famille et aux particularités locales . C’est aussi en soirée (et plus tard dans la nuit) l’occasion de s’adonner à la musique et à la danse autour des sévillanes et du flamenco (et au bon vin j‘allais oublier) .

En les croisant on s’était rués sur les fenêtres du bus : ils avaient fière allure tous ces cavaliers endimanchés et les chariots décorés de fleurs et remplis d’andalouses superbes qui constituaient le cortège !

Ce chariot réalisé par une confrérie (comme tous les autres tirés ici par des tracteurs) évoque par son décor fleuri le riche passé de Cordoue, . Pour les chars réalisés en cette occasion, le mélange des genres fait se côtoyer exquise beauté et mauvais goût, mais on oublie vite les fausses notes en admirant les andalouses en robes traditionnelles qui s’y installent en chantant pour effectuer les quelques kilomètres de pèlerinage …

 On retrouve dans les « romerias » les profondes racines qui comme dans le flamenco et la tauromachie lient l’Andalousie à ses origines où se mêlent dans une fascinante alliance, profane et sacré, mouvement et immobilité, ombre et lumière, ferveur populaire et démonstrations d’individuelles singularités .

L’après-midi est fort avancé lorsque rentrant d’un rendez-vous, j’apprends de mon chauffeur de taxi le lieu où se déroule la « romeria » dont nous avons croisés une partie de la procession le matin même . Aussitôt je lui demande de m’y emmener, ce qu’il exécute sur le champ . L’ermitage n’est qu’à une dizaine de kilomètres de Cordoue, et c’est une grande joie pour moi de me mêler à tous ces gens dont le plus naturel du monde paraît être la culture de la joie de vivre, de la bonne humeur et de l’hospitalité . J’y serais encore si toute chose n’avait une fin et que je doive rejoindre nom groupe pour la soirée de flamenco au « Cardenal » .

Mais je garde de cette fin de stage le souvenir émouvant de ces dernières heures passées en Andalousie …

Devant l’entrée de l’ermitage de San Domingo un petit andalou et sa sœur arrivés à cheval comme la grande majorité des pèlerins . Photo Alain MARC

C’est fou comme la culture du cheval, des taureaux, du flamenco, et l’élégance qui les caractérise marque dès leur plus jeune âge les petits andalous ! Pour notre jeune cavalier : chemise blanche, pantalons et bottes « campesinos » et « cordobès » le superbe chapeau de Cordoue à bords plats . Pour sa sœur cadette : une nouvelle robe « flamenca » car chaque année une toilette nouvelle doit être portée en cette occasion . 

 

Andalousie, couple à cheval

J'ai retrouvé ce soir-là les si beaux couples à cheval comme celui que j'avais dessiné il y a des années déjà, si fiers sur son pur-sang andalou . Vêtus pour elle de la traditionnelle « robe flamenca » qui moulait son buste, sa taille et ses hanches pour s’évaser en de multiples volants retombant sur les flancs de son cheval, et lui gilet de feute gris et "cordobès" incliné ...

 

 

 

 

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2 mai 2006 2 02 /05 /mai /2006 18:07

Flamenco de Grenade à Cordoue …

 

Aujourd’hui Katia nous a rejoint, et après la journée de peinture, les longs moments passés à dessiner dans l’Alhambra, une fois les séances d’aquarelle terminées, tout le monde est plus ou moins épuisé lorsque nous rentrons à l’hôtel …

Rares seront ce soir les « survivants » à pouvoir goûter les soirées nocturnes de Grenade, et tout le monde sait bien qu’ici la soirée ne commence guère avant minuit ou 1 h du matin .

Le groupe s’est dispersé, beaucoup dorment déjà du sommeil du juste, quand un groupe très réduit de six d’entre-nous à peine, déambule à ces heures tardives dans les rues de la basse ville, en quête de ce moment privilégié que nous a promis Katia au sous-sol d’une tasca obscure du côté de la Calle de Elvira : du flamenco vivant, populaire, estudiantin et authentique, loin de toute présence touristique .

Photo Alain MARC

 Quand nous arrivons à la tasca, au fond d’une impasse plutôt lugubre, nous tombons sur une porte close : il est « trop tôt » (il n’est que minuit et demi) et nous devons aller boire un verre ailleurs en attendant que l’établissement ouvre ses portes !

Enfin la patience finissant par payer nous sommes les premiers clients à y pénétrer un peu plus de demi-heure plus tard … Je précise que ce n’est pas un « tablao » (lieu de représentation et spectacle traditionnel où l’entrée est payante et où des artistes se produisent devant un public venu spécialement pour cela, souvent des touristes d’ailleurs) .

Non, il s’agit ici d’un simple bar, ouvert aux jeunes et moins jeunes qui en connaissent l’existence, un coin fréquenté uniquement par des habitués (beaucoup d’étudiants) où on vient boire un verre, refaire le monde, parler de tout et de rien tout en écoutant de la musique (si on veut bien se donner la peine d’apporter soi-même ses propres instruments pourvu que ce soient des guitares et des percussions) . Il faut du temps pour « préparer » individus et instruments … Pour qui veut entrer en communion avec le flamenco la patience est de mise .

Enfin sur le coup de deux heures du matin c’est la magie de l’instant : on s’empare des guitares, on marque le rythme sur un coin de table, on tape dans ses mains . L’un d’eux s’est mis à chanter . Cela vient du fond des siècles, du fond du corps, des méandres de la mémoire . Un frisson parcourt l’assistance . Un, puis deux, puis trois jeunes, garçons et filles, se lèvent et se mettent à danser .

Toute petite image du groupe des musiciens : il fait presque noir dans la cave voûtée, le rythme est déjà là depuis de longues minutes quand l’un d’eux se met à chanter, ce n’est que le début de la nuit …

 Vous entrez dans ce voyage sonore si vous avez le lecteur multimédia Quick Time, vous pouvez l'arrêter en cliquant sur le bouton d'arrêt, le relancer avec celui de lecture (cliquez plusieurs fois sur le bouton de lecture et d'arrêt si la lecture ne démarre pas immédiatement) ; si vous n'avez pas ce lecteur cliquez sur l'image et attendez le téléchargement du fichier son, cela ne durera plus d'une ou deux minutes (vous pourrez même enregistrer ce fichier sur votre ordinateur pour le réécouter quand il vous plaira) . Taille du fichier : 864 Ko .

Émotion, émerveillement : ils dansent comme des dieux, rythment leurs pas par des claquements de talons . Leurs corps souples s’entrelacent sans jamais se toucher dans une chorégraphie séculaire où je retrouve un gestuel de passes de capéador et de figures sévillanes à l’envoûtante sensualité .

« La tradition n’est pas prête de se perdre avec des jeunes comme ceux-là et nous avons beaucoup de chance d’en être témoins » pensions-nous en quittant les lieux quelques instants plus tard .

Car il fallait bien rentrer, ne pas trop se fatiguer pour être en forme le lendemain matin, de longues journées de peinture et de trajet nous attendant sur la route de Cordoue …

Photo Alain MARC

Cordoue une semaine plus tard : retrouvailles avec le flamenco .

Le lieu est complètement différent et le groupe d’aquarellistes presque au complet car j’ai organisé pour lui (avec la complicité du chauffeur de notre bus qui est d’origine andalouse et que je connais depuis longtemps) une soirée « tablao » . J’ai déjà dit ce qu’est un « tablao », sorte de café-concert où se produit le spectacle du flamenco, qui s’il n’a pas toujours le mérite de l’authenticité a au moins celui de rendre cet art accessible au plus grand nombre . Depuis la fin du dix-huitième siècle où les premiers tablaos s’ouvrent dans le quartier de Tirana à Séville, ces établissements se sont multipliés à travers l’Espagne, particulièrement en Andalousie . Ne me demandez pas dans lequel vous allez pouvoir entendre du « vrai » flamenco, le « vrai » flamenco n’existe pas, et c’est une grosse faute de prétention et d’imbécillité que de poser ce genre de question, surtout si vous la posez à un andalou qui vous prendra aussitôt pour un ignare ou même un idiot de touriste qui ne comprendra jamais rien à l’âme andalouse . La seule chose que je puisse vous certifier c’est que certains « tablaos » sont meilleurs que d’autres, et que si vous avez de la chance le soir où vous y allez, vous pouvez y trouver « le chant », c’est-à-dire la flamme qui précède souvent le fameux « duende » qui vous transcende comme il peut vous faire pleurer . … Mais comme je crois l’avoir déjà dit ceci peut se produire n’importe où, pas besoin de « tablao » pour cela .

Photo Alain MARC

 Il n’empêche ce n’est pas une raison pour bouder les « tablaos » car d’excellents artistes s’y produisent souvent, et vous pourrez comme les puristes y apprécier toutes les nuances du flamenco . Et si vous aimez vraiment le flamenco, je vous dirigerai vers l’un des festivals de chant organisé dans toute l’Andalousie surtout en cette période festive de l’année : vous y entendrez des artistes de grande renommée comme de simples paysans qui s’y produiront avec foi et authenticité .

 J’ai donc choisi en ce qui nous concerne le « Tablao Cardenal » 10 rue Torrijos, face à la mosquée cathédrale de Cordoue, je vous recommande cette adresse .

Cet établissement a le mérite de produire des artistes reconnus internationalement, qui ont souvent gagné des prix importants et ont un réel prestige . De la « soléa » (tronc commun du « cante ») au « cante jondo » (forme la plus épurée du flamenco), des seguidillas (danses empreinte de fièvre et de douleur proche des origines) aux sévillanes (expressions plus « légères » empreintes de moins de gravité), les thèmes de travail étaient innombrables pour notre groupe, arrivé aquarelles, carnets et pinceaux à la main …

Parmi les nombreuses aquarelles et croquis réalisés sur le motif, en voici deux de Marianne SCHNEITDER qui traduisent bien l’ambiance de cette belle soirée … 

Fougue et sensualité, grâce et défit, racines de l’âme gitane, cri libérateur, affranchissement de toutes les gangues de la vie, le réel se transfigure à travers le gestuel et la musique qui nous emportent vers un « ailleurs » où le temps comme en peinture, est aboli …

(croquis Marianne SCHNEITDER) 

À la guitare Alberto LUCENA (prix national de guitare) et son accompagnateur, une troupe de chanteurs et danseuses venant ce soir-là de Grenade, une petite idée de notre soirée au « CARDENAL » … Je ne donne que ce très court extrait d’enregistrement pour respecter le droit des interprètes qui ont eu la gentillesse de nous dédier ce morceau, ne ratez surtout pas le CARDENAL pour voir le spectacle si vous passez par Cordoue !

 Vous entrez dans ce voyage sonore si vous avez le lecteur multimédia Quick Time, vous pouvez l'arrêter en cliquant sur le bouton d'arrêt, le relancer avec celui de lecture (cliquez plusieurs fois sur le bouton de lecture et d'arrêt si la lecture ne démarre pas immédiatement) ; si vous n'avez pas ce lecteur cliquez sur l'image et attendez le téléchargement du fichier son, cela ne durera plus d'une ou deux minutes (vous pourrez même enregistrer ce fichier sur votre ordinateur pour le réécouter quand il vous plaira) . Taille du fichier : 487 Ko . 

Enfin, si le flamenco vous passionne et que l’Andalousie vous manque, voici un lien fort intéressant qui, bien que ce soit un site commercial est une mine d’informations, un beau magasin de CD, DVD et objets de flamenco . Donc si vous avez un cadeau à faire à un amoureux de l’Espagne vous devriez y trouver votre bonheur : http://www.flamenco-world.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 avril 2006 7 23 /04 /avril /2006 17:51

Un stage très intense …

 

Je pensais arriver à inclure quelques incursions en cybercafés pour rapporter notre voyage, le stage et ses découvertes, ses enthousiasmes et péripéties sur le webIl n’en est rien car comme d’habitude la prise en charge du groupe, le suivi des séances de peinture, croquis et aquarelle, les analyses et synthèses, l’accompagnement de chacun, ne me laissent aucun répit !Pourtant il se passe tant de choses !

Je n’ai pour l’instant que quelques instants à consacrer à ce petit article ; alors je vous transmets ces  simples photos prises au hasard parmi des centaines d’autres qui vous donnent une idée du déroulement de notre voyage …

 

Soleil éclatant à San-José pour nos séances d’Andalousie méditerranéenne : nous sommes seuls sur des kilomètres de côte magnifique et sauvage ! Devant des musiciens jouent et chantent du flamenco pendant que nous les dessinons … Au fond la Sierra Névada et l’Alhambra : nous sommes sous le soleil de Grenade … Dans les Cordillères sub-Bétiques de l’Andalousie : un vieux château maure et son village blanc, de la lumière plein les pinceaux !  Dernières retouches sur une aquarelle dans la cour des orangers de la mosquée cathédrale à Cordoue ...

 

 

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