Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 15:36

Aquarelles abstraites à découvrir en milieu souterrain (A) ...

 

Le causse ne nous décevra jamais !

Hier au soir, un bon copain me dit : « J’ai appris l’existence d’une grotte qui devrait t’intéresser : - on va y faire un tour ? »

Pas besoin de me le demander deux fois, surtout parce qu’il paraît qu’elle est à la fois « sportive » (puits et ressauts, petite escalade, « ramping » en laminoirs et chatières, passages en « opposition »), déjà profonde (1 ou 2 km), grande (salles de plusieurs dizaines de mètres de diamètre), et belle, très belle même, avec des draperies, des concrétions de toutes sortes, un lac souterrain et des cristaux rares comme l’aragonite .

Préparation du matériel, de l’éclairage, et d’un peu d’eau pour boire, quelques fruits secs, le matériel d’aquarelle, les appareils à photos, etc.

Nous voici à pied d’œuvre, nous sommes trois, un autre joyeux luron s’étant joint à notre petite équipée .

L’entrée de la cavité, comme souvent, ne paye pas de mine : un simple trou plus petit que la taille d’un homme dans un talweg très pentu . Mais au bout de quelques mètres le boyau s’agrandit jusqu’à ne plus permettre de distinguer les parois devant soi dans la lumière des torches … Soudain la cavité paraît s’arrêter brusquement sur une épaisse paroi qui descend jusqu’à quelques centimètres du sol : juste le passage du corps bien à plat, en rampant, la tête sur le côté .

À plat ventre dans un passage surbaissé parmi tant d’autres, celui-ci sous une forêt de stalactites très fragiles qu’il s’agit de ne surtout pas toucher pour les préserver et ne pas les briser en rampant dans la progression …

La suite n’est qu’un enchaînement de rétrécissements et d’étroitures avant d’arriver dans une vaste salle au fond de laquelle s’ouvre un large puits dont on éclaire à peine le fond malgré l’usage de nos deux torches réunies .

Je descends au fond du puits pour y entamer ma première aquarelle qui a du mal à sécher tant l’humidité y est élevée, mais je me régale car les conditions y sont idéales pour mener un travail où le papier doit justement rester humide longtemps !

Une grande stalagmite jaune, orange et ocre s’élève dans le noir du puits, comme fluorescente sous la lumière de la lampe à acétylène … (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

 

Étrange sentiment d’émotion et d’impatience mêlées …

Dans le prochain article, vous prolongerez cette aventure dans les profondeurs du causse, et vous découvrirez ce qu’apporte cette sorte d’intimité avec ce monde étrange et secret …

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3 juillet 2006 1 03 /07 /juillet /2006 15:59

Fin du parcours aquarelle - VTT .

 

Suivant le cours du Dourdou, nous arrivons enfin à l’aplomb du gros rocher de Rodelle, un village charmant perché sur la dite roche, qui pourrait être s’il n’y en avait pas tant dans le département, encore un village parmi les plus beaux de France .

Sans doute est-il trop petit pour en faire partie ?

Il domine le vallon où nous arrivons, et petit Jo préfère ne pas regarder vers le haut pour ne pas se décourager en voyant la montée qui nous attend à présent !

Heureusement qu’il y a une pose « découverte » à mi-chemin : nous voyons sur notre droite peu après avoir commencé la montée vers Rodelle, une pancarte indiquant « Grotte de Sainte Tarcisse, bout du pré, 200 m » .

Voilà une chose surprenante en ces lieux, mais ma foi, il y a déjà à l’autre extrémité de la région la grotte de Lourdes, pourquoi n’y aurait-il pas ici aussi une grotte « miraculeuse » ?

- Allons voir cela de plus près !

Il faut franchir un petit ruisseau pour s’engager dans la prairie menant à la grotte, nous allons en savoir plus dans quelques instants …

- Bizarre cette grotte ! … Et puis, comme dans de nombreuses grottes, pas d’éclairage dedans !

Après s’y être glissé avec prudence, Petit Jo y découvre faiblement éclairé par l’ouverture de l’entrée, un bénitier recueillant l’eau de la voûte : c’est l’eau aux vertus miraculeuses !

Juste à côté de la grotte est construit un minuscule sanctuaire abritant une statue de la Sainte, où nous obtenons toutes les explications : petite fille de Clotaire (premier roi de France), Ste Tarcisse est née en 525 .

Guidée par une voix divine, elle se réfugie dans cette grotte après avoir traversé toute la France, fuyant un mariage princier (un riche seigneur de Germanie bien plus âgé qu’elle) qui ne l’intéressait pas du tout .

Elle mena en ces lieux une vie angélique, et son premier miracle se produisit après sa mort à l’entrée de la ville de Rodez, lorsque l’évêque de la ville la pria intensément auprès de la dépouille d’un jeune homme qu’on emportait vers le cimetière, et qu’elle ressuscita sur le champ (enfin, sur le tour de ville de l’époque) !

Depuis, nombreux ont été ses miracles, particulièrement pour les maladies des yeux (à laver avec l’eau de la grotte qui n’est toujours pas polluée par les infiltrations du plateau), pour les histoires de mariages compliqués, l’heureuse délivrance des femmes en couches, et plein d’autres prodiges pouvant intéresser jeunes mères et nourrices …

Nous quittons bientôt cet endroit bucolique pour reprendre la montée vers Rodelle, le but de notre courte randonnée .

Un autre ravitaillement et la voiture du retour nous y attendent, c’était une formidable après-midi !

Au milieu des jolies maisons rouergates, fin de la Grand rue de Rodelle, qui se termine par un sentier à flancs de rocher tout parfumé de roses sauvages et de lilas d’Espagne .

J’y peins cette première aquarelle sans aucun dessin préalable, que je ne veux pas « bâcler » mais qui va être très vite réalisée de la pointe du pinceau, car je n’aime pas passer des heures sur une aquarelle, ni même chercher des effets à ne plus en finir, le produit de l’instant étant ce qui me comble le plus avec ses erreurs de séchage ou de dessin . (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

 

Celle-ci, c’est un croquis aquarellé « vite fait » lui aussi, où on voit le rocher dominant la vallée de plus loin, sur lequel s’appuient les maisons du village … (Aquarelle Alain MARC 12 x 16 cm)  

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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 14:54

En VTT, la descente vers le Dourdou .

 

Le village de Barriac, au nord du Causse Comtal en Rouergue n’est pas très éloigné de celui de Bozouls, plus à l’est, qui est situé autour d’une véritable merveille géologique .

Effectivement, ce site exceptionnel a été créé par le cours de la petite rivière du Dourdou venant du sud du causse, elle y a creusé une profonde gorge en forme de boucle autour de laquelle le village de Bozouls s’est construit .

Je suis avec petit Jo et Fred en parcours VTT .

Nous reviendrons une autre fois visiter ce curieux village, et découvrir son environnement si particulier, mais aujourd’hui ce sont les gorges un peu plus en aval qui nous intéressent dans le cadre de notre randonnée .

Au dessus, le causse est plus verdoyant qu’ailleurs, avec ses bocages séparant les prairies et les champs de blé, même si le karst y est omniprésent avec ses affleurements et ses avens comme le gouffre de Barriac tout proche .

Herbes rases et champs cultivés dans les dolines, lapiaz à nu, cades, buis et genévriers, petits chênes, murettes de pierres sèches : c’est tout le charme de notre causse, nu sous le soleil, qui exhale ses parfums de sarriette, de lavande officinale, d’origan commun … (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)

Causse vert et bleu des plantes médicinales,

Ocre et grisé aux calcaires feuilletés des marnes ancestrales,

Mémoire vivante des océans endormis en ses entrailles,

Mémoire des lagunes aux aiguilles d’oursins figées dans le lias,

Mémoire des blondes dolomies émergeant du permien,

Chant trisyllabique, répétitif et doux des huppes fasciées,

Tireli cristallin des alouettes lulu aux landes et garrigues,

Perçant piaulement des buses survolant les dolines,

Bruissement des ascalaphes soufrés aux catananches bleues,

Blanche chevelure des stipes pennées emportées par le vent,

Cliquetis de sonnailles des troupeaux,

Vous êtes dans la force des esprits de la terre,

Vous êtes dans le souffle de l’autan sur les fétuques,

Vous êtes dans la chair des stalactites ocres qui distillent le Temps,

Vous résonnez en moi comme un chant de griot,

Vous me dites l’amour des bergers pour l’argile nourricière

Ce plateau repoussant ses limites dans l’espace,

En mêlant vos racines aux clameurs de mon être,

Pour que chacun de mes pas relie mes origines

Aux sources des étoiles …

Nous sommes partis très tard et le « ravitaillement » nous attend au métier à ferrer des Escarbins : rafraîchissement et goûter sont les bienvenus pour petit Jo !

Et puis c’est la plongée vers le Dourdou sur le chemin caillouteux au pied de la falaise aux étonnantes strates qui nous livrent les secrets de leur géologique et sédimentaire histoire .

À mi-chemin des deux derniers lacets avant le Dourdou, la cascade temporaire des Escarbins (elle coule surtout par temps d’orage), se déploie à droite du chemin dans un superbe petit cirque surplombant le taillis . (Aquarelle Alain MARC 24 x 32 cm) Enfin c’est l’arrivée au pont des Prades et au moulin du même nom, qui marque l’entrée de l’itinéraire dans sa deuxième partie de parcours …

Après plusieurs chutes dans la descente, (petit Jo se relève chaque fois courageusement sans céder aux larmes malgré son genou et ses mains écorchés), il ne met vraiment pied à terre la première fois que dans le raidillon de La Pradelle, quittant le casque pour aborder un peu plus calmement cette remontée transitoire !

 

 

Nous aborderons la prochaine fois la dernière partie de ce petit trajet en photos et aquarelles, il y a de belles découvertes sur le chemin …

En attendant, si vous aimez et connaissez le riche terroir aveyronnais, je vous invite à participer au concours organisé par le magazine d’été de La Dépêche du Midi Guide 2006 vacances spécial « Aveyron » (page 91) et les Éditions du Rouergue, vous pourrez ainsi gagner mon livre « Aveyron, Carnet de routes » et bien d’autres ouvrages sur notre beau département ! 

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24 juin 2006 6 24 /06 /juin /2006 14:09

Randonnée peinture et VTT au cœur du Causse Comtal .

 

Aujourd’hui j’ai retrouvé mon petit Jo, et nous partons avec Fred en « rando VTT » et aquarelle, à la découverte d’une secrète vallée du Causse Comtal et d’un village qui, même s’il n’est pas classé parmi les plus beaux de France a beaucoup de charme perché sur son éperon de Rocher calcaire .

La randonnée n’est pas très longue (moins de 10 km) ni difficile et peut être réalisée par un petit garçon de huit ans comme le petit Jo . (Photo Alain MARC)

Carte IGN au 25000 ème : 2438 Ouest « Estaing » .

Dénivelé négatif : 195 m

Dénivelé positif : 95 m

Temps nécessaire envisageable avec un enfant : 2 à 3 heures .

Ne pas oublier une gourde d’eau pour chacun, des fruits secs et autres petits « en-cas » énergétiques . Le casque est indispensable surtout pour la descente sur le Dourdou caillouteuse et cassante .

Sujets de peinture : innombrables dont paysages, sous-bois, cours d’eau, objets ruraux traditionnels, architecture des hameaux de départ, d’arrivée et traversés .

Voici le détail du trajet surligné en vert . Il peut être continué en boucle en rejoignant Barriac par le petit village de Maymac, mais il faut rajouter 100 de dénivelé positif .

Notre point de départ se situe à la sortie du village de Barriac situé au nord du causse et connu pour son gouffre du même nom, haut lieu de la spéléologie locale . Partir par la petite route des Escarbins (hameau peu éloigné) qui permet de traverser les bocages du Causse Comtal . En arrivant aux Escarbins quitter la route à l’entrée du village pour un chemin de terre légèrement à droite, peu après l’ancien métier à ferrer : il se prolonge par un parcours caillouteux descendant directement vers le Dourdou .

Nous découvrirons avec petit Jo et Fred dans le prochain article quelques aspects de ce trajet avec les aquarelles que j’ai pu en retirer .

En attendant voici un tombereau abandonné sur le Causse Comtal : c’était une grosse charrette tirée par des boeufs qui servait à transporter des matériaux lourds et des pierres, particulièrement pour les travaux des champs et le bâtiment . On le vidait en faisant basculer son plateau qui était fixé au timon par un axe en l’inclinant vers l’arrière . (Aquarelle Alain MARC 21 x 29,7 cm)  

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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 12:24

Les plus beaux villages de l’Aveyron, … à pied, et en aquarelle .

 

Voilà un excellent petit topoguide qui vient de sortir !

Car c’est un bonheur pour l’aquarelliste, le paysagiste et le carnettiste que de découvrir un pays, une région et ses sentiers les plus secrets, ce genre d’ouvrage à la main .

« Les plus beaux villages de l’Aveyron… à pied » vient donc de paraître à l’initiative du très dynamique Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de l’Aveyron, aux presses de la Fédération Française de la Randonnée .

Il appartient à cette intéressante série de documentation pratique dans la collection « Promenade et Randonnée » que tout peintre de nature et de beaux paysages devrait avoir dans sa besace .

La couverture du topoguide avec en photo une jolie rue de Conques …

Les plus beaux villages de France sont souvent au rendez-vous des concours de peinture et autres journées de découverte picturale dont le succès va sans cesse croissant .

Chaque région, chaque département s’enorgueillit d’en posséder un ou plusieurs : - savez-vous que l’Aveyron est un des départements qui en possède le plus ?

Souvent restés à l’écart des grands axes de développement, ils ont gardé un charme incomparable, avec leur architecture miraculeusement préservée .

Je vous reparlerai dans d’autres articles de ces dix villages privilégiés dont j’ai déjà eu le privilège de « brosser le portrait » dans mon livre de croquis et aquarelle de voyage « Aveyron , Carnets de Routes » .

Mais cette fois, à la demande du CDT, c’est sous un jour nouveau que je les ai revisités apportant par de toutes petites illustrations ma contribution à cet ouvrage .

Les cartes topographiques au 25000 ème et de superbes photos illustrent aussi les pages de randonnées se déroulant dans et autour de ces villages, et mes propres petits dessins et aquarelles sont là pour porter un regard sur le détail inattendu, l’objet, la plante, la chose rare, infime et pourtant essentielle à découvrir au détour du chemin …

La « cardabelle » nom local de la carline à feuilles d’acanthe est l’emblème du Rouergue, le chardon chéri (que dis-je : adulé !) de toute une région, on en trouve en masse sur le Larzac tout autour du village templier de la Couvertoirade . (Aquarelle Alain MARC)

La particularité des plus beaux villages de l’Aveyron est bien qu’aucun ne se ressemble, qu’ils sont là à vous attendre chacun dans son écrin de verdure, de roches ou d’eau vive, et qu’on découvre à travers eux des caractères du terroir totalement différents puisque ce terroir est soumis à des influences climatiques, géographiques, architecturales et réales elles-mêmes très différentes .

L’unité dans la diversité : une chance incomparable dans notre ruralité souvent uniformisée par le passage de la polyculture variée à la monoculture à outrance .

Le Rouergue a échappé à cela Dieu merci, et le découverte de nos campagnes en témoigne .

Ce vieux brabant est abandonné dans un fossé en lisière d’un champ non loin de la bastide royale de Sauveterre, mais les paysages du Ségala où se blottit ce superbe village n’a pas changé avec ses bocages et ses châtaigneraies … (Aquarelle Alain MARC)

Parcourez ces merveilleux villages : vous serez surpris par le concentré de richesses historiques qu’ils vous réservent, la gentillesse de leurs habitants et le nombre incroyable de sites à peindre avec toutes les lumières possibles !

Ambiances uniques les couleurs bleutés du matin dans les ruelles embrumées de Brousse-le-Château en automne au bord du Tarn .

Basalte brun et oxyde rouge et anthracite des laves sombres de Roquelaure, pierres lie de vin et calcaire blond de Conques la mystique sur les chemins de Saint-Jacques …

Chaque lieu va vous enchanter, et vous ne saurez plus où poser votre chevalet, où saisir vos aquarelles .

 

 À Sainte-Eulalie coule l’eau vive qui descend du causse et se mêle à celle du Lot . On y trouve d’adorables moulins et de jolies maisons aux riches façades . (Aquarelle Alain MARC)

Un ancien verrou tout rouillé mais qui fonctionne encore : vous le découvrirez si vous cherchez bien dans la bourgade d’Estaing, un village « coup de coeur » avec son château et ses toits pentus aux ardoises grises et luisantes sous le soleil d’été . (Aquarelle Alain MARC)

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17 juin 2006 6 17 /06 /juin /2006 18:41

De « l’expérience parapente » à l’abstraction picturale …

 

Je vous avais laissé dans le dernier article au moment où j’essayais de prendre quelques photos à plusieurs centaines de mètres au dessus du sol accroché à mon parapente, vu les conditions ce n’était pas de tout repos !

J’ai relaté dans cet article ce qu’avait été cette expérience comme source d’inspiration d’une aquarelle abstraite, aux taches vives et colorées comme un feu d’artifice …

Mais revenons à mon ascension : je suis encore là-haut bien secoué par des turbulences au moment de prendre ces fameuses photos, et je n’ai pas pour l’instant l’esprit à imaginer ce que mon vol va m’inspirer comme nouvelle peinture .

La priorité est à la maîtrise de mon planeur de tissu qui me ballotte dans tous les sens en bordure de ce puissant thermique .

La nationale 88 est en train de tanguer … (photo Alain MARC)

Une fois l’appareil bien repris en main, je me remets face au vent météo et constate avec dépit en perdant l’ascendance (et pour cause, je ne veux pas partir avec elle qui se décale vers l’intérieur du plateau), que le vent vient soudain de se renforcer considérablement en changeant d’orientation .

Je suis tout simplement en train de reculer dans une dérive nord-ouest des moins recommandables ! C’est le vent d’autan qui est en train de « rentrer » en force, de se lever, certainement sur tout le midi toulousain .

Dessous, même s’ils sont vraiment minuscules, je vois tous les arbres s’agiter sous les rafales dans les haies, les bosquets et les forêts, et pas juste quelques-uns comme lorsque s’est déclenché mon ascenseur .

Hors, un aéronef c’est fait pour avancer, pas pour reculer !

Bien sûr je vole dans une masse d’air, « j’avance » par rapport à elle, mais l’ensemble me recule un peu vite à mon goût par rapport au sol :

- dois-je penser à aller me reposer ?

Après tout, il y a maintenant presque une heure et demie que je vole et il me faut gérer la situation avec le plus de sécurité possible . Je pousse sur l’accélérateur, tiens bien ma voile freinée au meilleur calage possible, et je décide même si j’ai perdu beaucoup d’altitude de faire mes 2 ou 3 photos et un petit bout de vidéo : au moins qu’il reste quelque chose de ce vol mémorable !

Elle n’a pas changé la vue vers l’est : celle-là au moins, j’ai eu le temps d’en faire plusieurs clichés ! (photo Alain MARC)

Acrobatique ! L’appareil à photos me glisse des doigts, mon pilotage « sellette » n’est pas des plus faciles, la voile part de dérapages en glissades et je me retrouve vent de dos, bien vers l’intérieur du causse, lorsque j’ai encore assez de hauteur pour repérer un champ dégagé et assez vaste pour limiter la casse « au cas où », (car les turbulences à l’approche du sol doivent pas mal tourbillonner) .

Il n’empêche, j’ai photos et vidéo, je suis impatient de voir ce qu’elles vont « donner », c’est sûr qu’on va voir qu’il y avait de la bousculade même si j’étais tout seul là-haut . … Et puis j’ai plein d’idées de peinture dans la tête !

Je vois un coin loin de tout obstacle, tout près d’un pâturage où broutent tranquillement des vaches (d’où le verbe aéronautique « se vacher » ?) . Je me remets face au vent météo, lâche l’accélérateur, me prépare à affronter gradient et turbulences, vérifie ma dérive et commence à anticiper mentalement un possible « roulé-boulé » tout en dosant mon freinage que je relâche à une dizaine de mètres du sol .

Seul le gradient est un peu fort et provoque un atterrissage vertical brutal, en quasi décrochage mais sans ces fameuses turbulences qui me rendaient si inquiet, certainement suis-je passé entre deux ?

Et là, pur bonheur, les grillons chantent, les vaches se sont approchées de la clôture de pierres sèches pour me regarder, (avec leurs yeux magnifiques les vaches d’Aubrac me font craquer), et le causse coloré d’innombrables fleurs sauvages est tout odorant d’essences de menthe et de serpolet . J’ai la gorge sèche, je suis un peu déshydraté, mais en pliant ma jolie voile rose je pense à toutes les peintures que ce « voyage » m’a inspirées …

À la différence de la première aquarelle (voir article précédent) et de ses éclaboussures spontanées, je réalise ensuite cette peinture moins « explosive », plus douce et ordonnée, où le paysage se déroule à perte de vue avec des lapiaz, prairies et champs de blés : - peut-être étais-je encore trop sous l’influence de mon vol un peu « musclé », pour la première réalisée ?

(« Vers l’horizon» aquarelle Alain MARC)

Celle-ci est plus proche de ce que je voudrais exprimer : dans les yeux de mon enthousiasme le sol est maintenant loin dessous, c’est une fête de couleurs, une écriture vivante, pleine de vent, de poésie et de gaîté … (« Regard du causse à la vallée» peinture Alain MARC)

C’est un détail de la précédente : je pense que j’en réaliserai une grande toile avec des glacis et matières à l’acrylique ou à l’huile, en atelier … (« Regard du causse à la vallée» détail peinture Alain MARC)

 20 secondes de pur bonheur, extraites de ce vol d’une heure et demie dans le ciel du Causse Comtal .

Si vous possédez le lecteur multimédia « Microsoft Windows Média Player », vous pouvez facilement visionner ce clip en cliquant sur le bouton de lecture : laisser le fichier se télécharger puis cliquez plusieurs fois sur le bouton de lecture si le clip ne démarre pas à la première fois . 

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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 00:27

Inspiration « musclée » en parapente …

Je vous avais promis dans un article récent de repartir à la découverte picturale de mon beau terroir avec énergie et originalité .

Je voulais aller plus loin dans ma démarche, mon engagement, et le « produit pictural » que je pourrais vous en rapporter .

En voici un premier exemple qui m’a donné d’immenses joies mais m’a demandé une grande dose d’énergie et d’opiniâtreté .

D’abord par le lieu où se déroule l’action : à partir du Causse Comtal, dans un endroit que je rêvais de survoler car c’est mon village que je voulais voir du ciel, et pas n’importe comment, à « la force du poignet » si j’ose dire . Car ce n’est pas en avion ni en hélicoptère que je voulais y accéder, mais par mes propres moyens : écologiques, propres, sportifs et silencieux !

Ensuite par la difficulté de l’aventure puisque le site de décollage en terrain rocheux accidenté n’a qu’un minuscule dénivelé par rapport à la vallée, qui ne permet de s’élever au dessus du plateau (et encore de quelques mètres seulement) que lorsque de très rares et excellentes conditions météo peuvent être réunies .

Enfin parce que mon plan de vol en cas de prise d'altitude ne me permettait aucune approximation par rapport à l’espace aérien que je respecte toujours scrupuleusement : juste à l’extérieur de la TMA 1 de l’aéroport de Rodez, dans la zone TMA 2 autorisée, (mais ici elles sont assez proches l’une de l’autre) …

Cette « abstraction » est le fruit de ce vol : celle-là, je m’en suis vraiment donné pour la gagner !

La campagne est magnifique ces temps-ci vue du ciel, surtout en bordure du causse : champs de blés et fleuris, terres violines, ocres et roses, verdure des forêts, bleutés des lointains, gris argenté des routes et des rochers de calcaire … (« Image d’en haut » aquarelle Alain MARC)

Résumé de l’aventure :

Grosse chaleur toute la journée comme sur la majeure partie de l’Hexagone . Je passe l’après-midi chez moi à faire du bricolage sur la terrasse tout en surveillant l’aérologie . Quelle chance d’habiter en bordure de falaise face à la vallée !

De temps en temps un gros thermique vient du sud secouer les arbres du jardin avec force et puissance . Le vent est parfaitement axé . Vers 17h le rythme des déclenchements se fait plus régulier et moins violent tout en restant d’une grande ampleur . Ce sont les « conditions idéales » que j’attends depuis des années !

- Peut-être cette fois vais-je pouvoir m’embarquer dans un ascenseur qui m’élèvera un peu plus haut que le bord du plateau ?

Je fonce vers le « décollage » mon parapente sur le dos . Déploiement de l’aile au sol, rapide équipement, « prévol » de contrôle, test de lever et maintien de voile en statique au sol, vérifications de son comportement dans les rafales, …je la repose, les conditions me paraissant tout de même un peu fortes, car je me fais reculer !

Accalmie qui paraît se confirmer . Je relève la voile, elle me porte presque . Stabilisation en attendant un renforcement du vent . Il ne se fait pas attendre : immédiatement « arraché » du sol, je n’ai même pas à courir dans les rochers qui sont déjà à quelques mètres au dessous de moi . J’avance assez pour me caler dans l’ascendance en bout de falaise, mais elle est petite et « sèche », je la perds vite et dois effectuer un virage pour revenir vers l’autre éperon du bord de plateau où les thermiques sont souvent au rendez-vous .

Déception : les ascendances sont ici aussi hachées et imprévisibles, me fermant régulièrement les bouts d’ailes, et je dois « batailler dur » d’un coin à l’autre de la crête pour maintenir mon aéronef et ne pas perdre le peu d’altitude si chèrement gagnée .

Vigilance, car les rochers chauffés à blanc toute la journée par le soleil provoquent dans l’aérologie leur dose d’adrénaline, je surveille surtout le « bord d’attaque » (l’avant du parapente), tenant la machine sous pression pour qu’elle ne se rabatte pas devant moi .

Déjà une ½ h que je « galère » en me faisant bien secouer, et je n’ai toujours pas assez d’altitude pour revenir simplement me poser à mon point de départ !

Soudain les arbres s’agitent juste en dessous !

(… dans le coin à gauche en bas de la photo c’est mon pied et le bout du genou droit sur lequel je m’appuie pour prendre la photo)

(photo Alain MARC)

Soudain les arbres s’agitent juste en dessous vers la vallée : cette fois c’est sur, c’est l’ascenseur à prendre ! Je glisse d’une accélération au dessus de toutes ces feuilles qui bougent, et je n’y suis même pas à la verticale que je me fais comme « arracher par les bretelles », gagnant littéralement d’un seul coup plusieurs dizaines de mètres, peut-être une centaine ! Je dose mon freinage pour ne pas subir l’embardée, me concentre, entame des petits huit qui me permettent de rester bien centré dans l’ascendance qui continue de me propulser vers le bleu du ciel .

C’est par cette petite boucle que je suis maintenu du côté droit, il y a la même de l’autre côté … (photo Alain MARC)

Depuis longtemps je vole sans instruments, ce qui me permet d’être plus sensible aux mouvements de la masse d’air et de mieux évaluer le comportement de mon matériel qui fait ainsi davantage « corps » avec moi . J’aime ce pilotage au « feeling » . Sensation de liberté, d’espace, et même plus : d’absolue beauté, car la beauté m’entoure de toutes part . Une sorte de plongée vers le haut .  

 

La zone du décollage perdue au milieu des rochers continue de s’éloigner en rétrécissant au fur et à mesure où je prends de l’altitude …

(photo Alain MARC)

Le sol lui, s’éloigne et se rétrécit . La vue se dégage faisant monter l’horizon en face vers les Gorges du Tarn et le Lévézou, de l’autre côté du massif qui en bouchait la vue avec de nouveaux villages qui apparaissent dans mon champ de vision .

Plusieurs centaines de mètres de gagnés, cette fois !

On dirait même que je pourrais toucher Rodez du doigt … Je distingue ma maison grain de riz comme sur une carte, au milieu du village qui parait tout petit, plat comme avec la main, avec toutes les routes qui en seraient des lignes de vie .

C’est une grande joie de survoler sa maison en pouvant se poser dans son jardin !

Un rêve d'enfant : pas difficile ensuite d’en tirer une petite aquarelle, car on refait son vol les yeux fermés … (photo Alain MARC)

Vigilance toujours, coups d’œil réguliers à la voile, elle est parfaite : pas un pli, pas une ride, et elle est belle sur le fond azuré du zénith comme un grand papillon rose aux ailes étalées .

- Et si je ressortais l’appareil à photos ?

Reprendre les freins d’une main, contrôler le pilotage à la sellette, essayer de photographier tout cela … et en pleine action voilà des turbulences qui me font lâcher le boîtier et reprendre en vitesse la maîtrise de l’aéronef, heureusement que je l'ai attaché au baudrier !

Déjà plus d’une heure de vol ! J’ai coincé l’appareil à photos dans l'élévateur droit et j’amorce un virage au moment où je fais cette photo … (Photo Alain MARC)

Dans le prochain article une vraie surprise pour vous : je vous ferai partager la suite du voyage, avec en document inédit une petite vidéo tournée au moment où ça commençait à vraiment secouer dur tout là-haut ! Vous verrez, c’est un peu surréaliste ou plutôt genre « art vidéo contemporain » … 

 

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9 juin 2006 5 09 /06 /juin /2006 22:12

« Démarche globale du peintre voyageur», le carnet « d’atelier » .

Dans l’article précédent, j’abordais le passage du carnet de terrain au carnet d’atelier …

Entrons à présent dans la belle aventure du carnet d’atelier .

Il correspond à « l’assimilation » du voyage, et s’inscrit au milieu du processus de la démarche globale, à mi-chemin entre le carnet et les prises de notes de terrain et les créations grand format d’atelier .

L’objectif de cette phase est de restituer « l’empreinte » reçue par l’artiste de son propre voyage, avec une plus grande affirmation de son apport personnel .

Il s’agit en pratique de la reprise en atelier des travaux réalisés sur le motif, en conservant le plus de spontanéité possible, mais avec une recherche de plus grande authenticité d’expression .

Suite de mes exemples concernant la « tauromachie » : voici une page du carnet d’atelier qui reste fidèle à l’esprit du carnet de terrain . Elle reprend le travaux réalisés sur le motif, mais j’ai essayé de les épurer en leur conservant la spontanéité du trait … (aquarelle Alain MARC, détail)

Ce processus est établi autour d’une « quête de mémoire », d’un « retour vers le réel » où l’intervention des matériaux rapportés (objets, matériaux, documents, végétaux, etc. ) s’associe avec les réalisations graphiques et l’aquarelle pure (aquarelle, croquis aquarellé, aquarelle rehaussée, dessins, schémas et plans explicatifs dont une partie réalisée sur le motif sera reprise et intégrée à ce nouveau travail) .

Même chose pour ce torero l’une des figures embèmatiques de l’Andalousie … (aquarelle Alain MARC, détail)

Techniques de réalisation :

Elles utilisent dans cette nouvelle dimension plastique des méthodes de travail non applicables pendant le voyage sur le terrain : collages et marouflages longs ou complexes, charges de matières lourdes, inclusions, assemblages et applications diverses impossibles à réaliser en dehors de l’atelier .

Tout en restant dans son cadre de témoignage et d’information, le rendu s’attache à une mise en valeur du ressenti, il exprime un émotionnel qui, restitué par les effets sélectifs de la mémoire, va magnifier le voyage, lui donner sa véritable dimension esthétique, humaine, personnelle, à la fois plus poétique et onirique .

Détail d’une peinture sur collage d’articles de journaux et d’affiches, une page de plus du carnet d’Andalousie chapitre « corridas » … (peinture Alain MARC, détail)

Ce rendu passe par une « restructuration » des éléments rapportés tant au niveau des notes, croquis et peintures réalisés sur le motif, que celui de l‘écriture .

En respectant les notes prises pendant le voyage sur « l’esprit » des êtres, des choses et des lieux rencontrés, du regard porté à l’instant même de leur découverte sur les réflexions et échanges qu’ils provoquaient, il engendre une nouvelle approche réflexive .

Il se libère aussi dans le domaine de l’expression en n’étant plus dominé par le renvoi aux données extérieures, mais en affirmant le caractère unique que l’artiste imprime aux éléments qu’il emprunte, en les utilisant à ses fins propres, en les pliant à ses nécessités intérieures et personnelles .  

Le carnet d’atelier s’ouvre sur la peinture mais reste « fidèle » à l’esprit du carnet de terrain . Il n’est cependant pour un peintre exigeant jamais assez près de « l’esprit sublimé » du voyage, dont seule la peinture « à part entière » donne l’accès … (peinture Alain MARC, détail)

 

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6 juin 2006 2 06 /06 /juin /2006 22:33

« Démarche globale du peintre voyageur», du carnet de terrain à celui d'atelier ... 

Après le carnet de voyage réalisé sur le terrain (prise de notes, de documents divers, peintures, croquis et textes), entrons à présent dans la problématique du « carnet d’atelier » …

Nous avons vu dans les actes fondamentaux de la démarche globale après le voyage, combien sa « réappropriation » et son « imprégnation mentale » sont importantes pour le peintre voyageur lors de travaux réalisés ensuite en atelier .

D'où l'intérêt du carnet réalisé sur le terrain qui conditionne cette « réappropriation » du voyage et lui permet de s’affirmer dans le cadre du carnet d’atelier en lui donnant toute sa dimension .

Rappel de définition du carnet « de terrain » :

Réalisé sur le motif, il est le témoignage direct du voyage, se nourrit des rencontres et découvertes de l’instant, rapporte l’immersion de son auteur dans l’univers qu’il découvre, traverse, explore .

Il est fait du rapports des premières écoutes et des premiers échanges, regards et réflexions .

Il est constitué de notes graphiques, dessinées, peintes et écrites, ainsi que de textes et d’illustrations plus élaborés qui sont fonction de la disponibilité, des possibilités du moment, autant que du rythme et de la nature du voyage .

Les techniques utilisées sont des procédés de voyage faciles à transporter et exécuter, ils vont du dessin pur à l’aquarelle, avec quelques collages qui restent dans un domaine plus décoratif, ou de mise en valeur, que purement créatif .

À ce carnet de terrain se rajoute selon possibilités de l’instant des prises photo, vidéo et son .

L'attention que nous devons donc lui accorder au cœur de l’action (« in situe ») est par conséquent capitale pour la suite du processus .

Pour continuer mon exemple à propos du volet  « tauromachie », voici une aquarelle de « terrain » où je me suis efforcé de ne traduire que l’ambiance globale du « ruedo », (la partie centrale des arènes où se déroule le coeur de l’action), en la traitant directement, sans dessin, à larges coups de pinceau … (aquarelle Alain MARC, détail)

Avec le carnet d’atelier commence une démarche plus « créative », qu’elle soit basée sur une expression figurative ou largement informelle (abstraite, synthétique ou matiériste libre), car elle porte en germe une dimension plastique plus affirmée, que je considère parfois comme un support « d’étude » pour de futures toiles ou autres réalisations de grand format .

Une sorte de « creuset à gestation picturale » en quelque sorte !

Parce que le carnet de voyage est une introduction à la peinture, et la peinture un prolongement du carnet de voyage ...

Entre les deux il y a dans une démarche globale le « carnet d’atelier », produit de l’acte créatif qui amorce la « transfiguration » du voyage comme je le précisais dans l’article précédent .

Nous définirons donc la prochaine fois le carnet « d’atelier » et ce qui le singularise par rapport au carnet « de terrain » .

Voici le détail d’une page du « carnet d’atelier », concernant le travail transposé du « ruedo » (à opposer à l’aquarelle précédente) : j’y utilise le sable ramené des arènes même, et les taches et couleurs se rapportant à l’action nous projettent dans une autre dimension, plus informelle celle-ci … (peinture Alain MARC, détail)

Mais le carnet d’atelier ne se limite pas à une approche informelle de la réalité dans ses manifestations de mémoire : il peut nous ramener par le jeu des rapports d’écriture, de graphisme et de peinture à sa perception fidèle tout en étant plus poétique ou même onirique, qui prolonge le voyage différemment dans les méandres de la pensée … (peinture Alain MARC, détail)

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3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 23:36

« Démarche globale du peintre voyageur», conclusions .

 

Nous avons vu quels sont les actes fondamentaux du peintre voyageur dans une démarche globale (avant le voyage, pendant, et après), nous pouvons à présent en tirer un certain nombre de conclusion :

1) Le facteur temps : il est essentiel pour rendre à chacun des actes leur dimension véritable, pour permettre au voyage d’être « productif », pour mer mettre une « maturation » de qualité à son produit pictural .

2) La notion de progression dans les objectifs : autant que dans les actes et moyens mis en œuvre où tout est « lié » et en interférences, l’acte pictural final étant le plus personnel .

3) Beaucoup de voyageurs s’arrêtent à la seconde des 4 phases de la démarche, d’autres ne s’attachent à développer que la dernière les précédentes ne servant qu’à stimuler celle-ci …

Les réalisations « catégorielles » (carnets scientifiques, intimes, d’exploration, etc.) ne s’inscrivent pas dans une démarche globale s’il n’y a pas de création « post voyage » s’appuyant sur l’essence même de ce voyage .

Cas particulier : le « carnet de vie et d’expression spontanée» qui intègre une part importante d’expression personnelle mais qui ne peut être assimilé à une démarche globale car cette expression ne se développe qu’au fur et à mesure de la création du carnet et non ultérieurement et sous une forme différente .

Il n’y a pas un « après » du carnet de terrain ; le travail créatif réalisé au jour le jour reste « prisonnier » de sa propre condition de réalisation .

Hors, si le carnet rend « intemporelle » la mémoire du voyage, la peinture réalisée ultérieurement « l’éternise » en le projetant dans une dimension qui le « transfigure » (mot cher à Malraux autant qu’à René Huyghe ceux qui en connaissent leur pensée me comprendront) …

 Dans l’article précédent j’avais pris comme exemple mon travail en rapport avec les voyages en Andalousie, volet  « tauromachie » . Si je m’étais arrêté à ces notes, croquis et aquarelles réalisés sur le motif au cours des corridas je ne serais pas dans une démarche globale de « peintre voyageur » mais bien dans une démarche classique de « carnettiste » … (croquis et aquarelles Alain MARC)

 

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