Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Aquarelliste et peintre voyageur
  • Aquarelliste et peintre voyageur
  • : En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
  • Contact

Me joindre, les stages, etc. :

Pour m'écrire, cliquez ici

Pour le calendrier des stages 2020 cliquez ici

Plein de nouveautés vous attendent !

(pour les tarifs et disponibilités me les demander directement en cliquant ici)

-  Les stages "aquarelle" dans l'Hexagone sont ouverts aux débutants et aux pratiquants déjà confirmés souhaitant se perfectionner : ils ont pour but d'apporter efficacité et aisance d'expression à l'aquarelliste de terrain. Nombreux sont les aquarellistes issus de mes stages ou passés s'y perfectionner depuis 4 décennies...
- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'au Portugal, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2020...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

-------------------------------------------------------------------------------------------

Vous aimez ce blog ?

Alors, découvrez le site d'Alain MARC :

width="300"

 

Et abonnez-vous à sa newsletter,

cliquez sur ce bouton :

vous y retrouverez tous les futurs articles publiés ici,

plus complets, plus documentés,

plus riches, dans le respect et

la confidentialité de vos données personnelles !

(Et n’oubliez pas de confirmer dans l'e-mail sui vous sera envoyé pour vérifier votre adresse !)

-----------------------------------------------------

Extraits vidéo d'Aquarelle en Voyage :

 

 

Recherche

Partenaires

Voici où trouver vos meilleurs

produits aquarelle

et carnets de voyages :

aquarelle-bouton-2

N'hésitez pas à les contacter

et à leur commander de ma part,

ce sont de vrais amis qui soutiennent mon travail !

 

Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

23 janvier 2006 1 23 /01 /janvier /2006 11:49

 

Rétrospective année 2005, les mois d’août, septembre, octobre …

 

AOÛT

 

Le mois d’août est traditionnellement consacré à ma famille qui me voit si rarement le reste de l’année … Cela n’empêche pas la pratique des voyages (proches ou lointains), notes et carnets, croquis et aquarelles .

Petit Jo nous accompagne souvent, et partage toutes les excursions, toutes les découvertes .

Ce sont pour lui de formidables aventures et pour cet été 2005, les gorges et Grands Causses du nord des Cévennes en sont le cadre idéal . Les Gorges de la Dourbie, de la Jonte, du Tarn : pour lui d’immenses terrains de jeux !

 

Ici dans les marnes grises du lias, à la base du jurassique, petit Jo parcourt les ravines à la recherche des ammonites noires et brillantes qui sont autant de trésors, et il me montre fièrement un turbo du toarcien en me criant « viens vite, j’en ai trouvé un gisement ! »  Photo Alain MARC

 

Vue sur les gorges du Trévezel et le Causse Noir depuis le Causse Bégon au col de la Pierre Plantée où se croisent les routes descendant vers les gorges et montant vers l’Aigoual . Aquarelle Alain MARC

 Comme de nombreux jeunes garçons de son âge, petit Jo se passionne pour la vie des grands sauriens qui vivaient ici il y a 200 millions d’années . Nous traversons les causses en quête de rares traces gravées dans le sol . Il entoure de petits cailloux chacune d’elle et nous pouvons ainsi imaginer les bords de la lagune primitive et suivre le cheminement des gigantesques animaux .

 

On détermine chaque jour un passionnant jeu de pistes qui se termine le soir par le carnet de routes de la journée : petit Jo consigne nos découvertes, nous imprimons et archivons photos et croquis, et il dessine les animaux supposés grâce aux éléments statistiques relevés et aux ouvrages de référence de nos bibliothèques respectives … Photo Alain MARC

 

Il sait à présent définir sommairement quelques ichnoespèces grâce aux empreintes laissées par un même animal sur une piste, et établir des comparaisons entre les différents groupes déterminés par leurs traces de pas … Photo Alain MARC 

 Mais s’il partage avec moi des choses parfois bien sérieuses et compliquée pour un petit garçon, s’il les apprécie et s’enthousiasme, il me fait aussi participer à ses jeux favoris de l’été, et nous trouvons des compromis qui nous font apprécier les contacts humains et la nature de mille façons, tant et si bien qu’on ne voit pas les jours (et les nuits) passer .   

 

La paléontologie et la préhistoire n’occultent en rein l’histoire, et chaque occasion est bonne pour mieux connaître le pays, son patrimoine et son passé, pour apprendre et s’amuser : le voici en apprentissage du maniement de l’épée avec les chevaliers de la Compagnie de la Burle dans l’enceinte médiévale du petit village de Sainte-Enimie !

 

Je le suis jusqu’à la cime des arbres dans les trajets acrobatiques où il aime tant se lancer, tenant absolument à effectuer les parcours pour adultes, car bien sûr : les tyroliennes y sont bien plus appréciées !

 

 

Pour clôturer ces balades « sportivo-culturelles » , c’est la descente des Gorges du Tarn que nous avons choisie : idéal pour prendre toute la mesure des énormes couches géologiques du triassique jusqu’au crétacé, tout en s’amusant bien, magnifique balade aquatique au fond de l’un des plus grandioses canyons de la région .

 

Voici le fond des Gorges du Tarn avant de franchir les Détroits, entre La Malène et le Cirque des Baumes . Photo Alain MARC

 

 Se trouvant trop bien encadré entre Florent et sa mamie, c’est mon kayak qu’il vient d’emprunter pour quelques essais avant le goûter de quatre heures sur une plage de sable à l’ombre des plus hauts surplombs .  Aquarelle Alain MARC       

                                  

                        Voici quelques secondes saisies depuis le kayak au fond des Gorges du Tarn avec petit Jo qui a retrouvé sa place au milieu du canoë, mais qui ne veut surtout pas laisser sa mamie pagayer !

Si vous possédez le lecteur multimédia « Windows Média Player », vous pouvez facilement le visionner, et partager avec lui ces instants privilégiés …Attention : si vous n’avez pas l’ADSL, le temps de chargement de la vidéo dure 3 mn environ en 56 K avant de pouvoir visionner, mais si vous lisez la suite de l’article pendant ce temps il sera vite chargé .

 

SEPTEMBRE

   

Si septembre fut aussi marqué par de nombreuses activités ayant données lieu à autant de notes et croquis aquarellés, c’est le retour en Provence où je retrouvais pour une semaine de stage mes amis aquarellistes, qui retient ici mes pensées .

En automne la Provence est superbe, débarrassée en grande partie des hordes touristiques de l’été, et elle offre des paysages paisibles et poétiques fort agréables à aquareller …

 

 Aquarelle en Provence :

La chaîne des Alpilles à Eygalières appréciée d’une troupe de cavaliers, constitue la toile de fond de bien des aquarelles d’Arles jusqu’à Saint-Rémy et Eyguières ou Orgon . Photo Alain MARC

 

Je saisis rapidement sans dessin préalable ces cavaliers alors qu’ils arrivent à la petite chapelle de Saint-Sixte, faisant face au village, au bord de la vieille route d’Orgon . Aquarelle Alain MARC

Nous allons aussi peindre en Luberon, et un arrêt à Lourmarin est un passage obligé : c’est l’occasion de s’exercer à la peinture des oliviers, arbres mythiques de la Méditerranée  .

 

Lourmarin encore entouré de ses vignes, de cyprès et d’oliviers, mais … pour combien d’années, tant y sont grands la renommée et les appétits immobiliers ? Photo Alain MARC  

Un olivier tout simple mais pourtant très âgé, dont l’une des branches maîtresses (peut-être dans un orage) a été arrachée . Aquarelle Alain MARC

 

Il est un lieu attachant où nous aimons aussi aller : c’est le petit village de Vaugines (célèbre par une scène de « Jean de Florette » tournée devant son église romane), qui a le charme des anciens hameaux du pays provençal . On y retrouve la traditionnelle fontaine moussue sur la place du village, près de la mairie et d’un petit bistrot sympa où il fait bon boire un verre en profitant des derniers chauds rayons de soleil .

Nous y rencontrons souvent une charmante dame à la main verte et aux doigts de fée, qui cultive des fleurs comme celles qui égayent les foires et marchés, dans un joli jardin presque enchanté, devant un très ancien cabanon .

 

Les bouquets fleuris forment de véritables haies tout le long du jardin, jusqu’à la porte du cabanon . Photo Alain MARC

 

C’est à l’ombre d’un grand arbre que nous allons les dessiner dans la lumière des derniers rayons du soleil qui commence à décliner . Photo Alain MARC

 

Le plus difficile dans ce genre de sujet, c’est de le « laisser vivre », de lui donner une allure légère et aérée … Aquarelle Alain MARC 

 

OCTOBRE

 

 

Mis à part quelques belles randonnées picturales à la recherche des couleurs et ambiances d’automne dans les gorges de la Jonte (voir les randonnées avec Katia en cliquant ici,), un souvenir prédominant en octobre : le carnet de voyage à Marrakech .

Un lieu duquel on ne rentre jamais indifférent (écoutez l’enregistrement des sonorités de la place Jemaâ-El-Fna en cliquant ici) . C’était aussi l’occasion d’aller dessiner, peindre et écrire à Essaouira et dans l’Atlas .

Vous en trouverez un compte-rendu avec des aquarelles et d’autres photos en cliquant ici .

Je l’évoque juste par cette photo des porteurs d’eau posant pour nous devant la Koutoubia, une des séances idéales pour s’habituer au croquis aquarellés des personnages, rapide et léger . Photo Alain MARC

 

Le croquis « vite fait » . Croquis Alain MARC 

 

Passer à Marrakech sans aller faire quelques aquarelles à la Ménara, (ce pavillon qui se reflète dans beau bassin rectangulaire destiné à l’irrigation des vergers et oliveraies alentour), c’est oublier un des hauts lieux de la « capitale » du grand sud marocain . Je recommande vivement de faire cette balade le soir juste avant le couver du soleil . Photo Alain MARC

 

À cette heure tardive les touristes sont partis, il ne reste plus que quelques visiteurs locaux, et la beauté du lieu s’en dégage alors de bien plus significative façon … Aquarelle Alain MARC       

 

 

 

Partager cet article

Repost0
20 janvier 2006 5 20 /01 /janvier /2006 01:32

Rétrospective année 2005, le mois de juillet …

 

JUILLET

 

Ce mois de juillet commence par une "super découverte" !

C’est « ma » découverte, celle qui me comble de joie parce qu’elle réalise un rêve d’enfance : explorer un endroit où personne n’a jamais été .

- Alors que reste-t-il comme lieux sur terre qui n’aient jamais été explorés ? … à la surface du globe fort peu et encore très loin de chez nous, généralement extrêmement difficiles d’accès, à l’occasion d’expéditions onéreuses et complexes .

Mais pour qui veut éprouver cette joie à moindres frais, ressentir cette fièvre où l’imaginaire nous emporte dans des aventures dignes des romans de Jules Vernes, c’est sous nos pieds qu’il faut regarder .

Spéléologie et aquarelle :

Toujours dans les Grands Causses, c’était au début de la canicule . J’avais effectué toute la matinée des repérages afin de trouver des points de vues originaux pour peindre de nouvelles aquarelles …

En dessous de moi le canyon plongeait dans une étrange lumière bleutée vers la petite rivière qui l’avait creusé il y a des centaines de milliers d’années .

Au dessus les grandes falaises du Bathonien me surplombaient jusqu’à la renverse, comme si elles allaient m’écraser . La pente raide en terrasses sans un arbre ne m’offrait aucun point d’ombre pour me reposer et manger ; c’est alors que je vis un petit surplomb qui pouvait m’abriter du soleil …

 

La terrasse au dessus du vide . Photo Katia F.

Je m’y réfugiais, posais mon sac à dos, m’asseyais contre le rocher et entamais mon casse-croûte ; c’est alors qu’un courant d’air glacial se glissa dans mon dos !

En spéléo attentif, j’ai vite compris : il suffisait de le remonter pour aboutir à l’étroite fissure d’où il s’échappait .

L’anfractuosité au milieu du rocher compact était si étroite, que je pus à peine y glisser le poing ; mais les photos que je fis en aveugle, l’appareil à bout de bras jusqu’au plus profond de ce que je pouvais l’enfoncer, se révélèrent si prometteuses que je me mis à dégager des pierres obstruant le bas de l’ouverture qui disparaissait dans le sol en s’élargissant …

Pour la suite, en voici quelques photos prises avec Florent venu me donner un coup de main les jours suivants à dégager les plus gros blocs qui bouchaient la cheminée descendant dans la cavité, et partager avec moi la « première » .

Je vous raconterai peut-être un jour les circonstances incroyables et troublantes qui m'amenèrent à cette "découverte", les enchaînements de ciconstances surprenants qui l'accompagnèrent et lui donnent toujours une dimension de très grand mystère, m'amenant à des questionnements personnels bouleversants : ils me laissent l'impression que cela ne s'est pas produit dans mon existence à (ce moment là) "par hasard" (je ne vous fais part dans cet article que d'une infime partie des évènements entourant cet épisode de mon existence)  ...

Après plusieurs journées d’efforts et des dizaines de blocs dégagés je peux enfin me glisser dans la fissure . Photo Florent C.

Mais je ne suis pas au bout de mes peines ! … elle donne sur une cheminée étroite qu’il faut désobstruer à son tour, en équilibre au dessus d’un puits à la profondeur inconnue ... Photo Florent C.

 

Moins profond que prévu ! - Je descend en premier, suivi de Florent aussi excité que moi par la découverte … Photo Alain MARC

 

 La salle en bas du puits donne sur un éboulis qui descend vers les entrailles du causse . Photo Florent C.

 

 

 Dans la salle sous le puits . Aquarelle Alain MARC.

 

Balades picturales rouergates et carnet de voyage dans le haut Doubs :

Le début du mois a été pris par l’exploration de « ma » cavité souterraine et les jours se sont vite écoulés jusqu’au stage du Haut Rouergue qui a été le prétexte à de nombreuses balades sur le Causse Comtal et ses environs avec les stagiaires de la mi-juillet …

 

 Ici la peinture d’un vieux tombereau abandonné . Photo Alain MARC.

 

 

 Le Causse Comtal en été avec ses bouquets de cades, de genévriers et ses herbes jaunies par le soleil . Au fond les collines dominant la vallée du Lot et l’Aubrac à l’horizon . Aquarelle Alain MARC

 

 

 Changement de décor pour la fin du mois :  la chaleur se faisant plus accablante, je vais retrouver dans la fraîcheur des montagnes du Jura l'adorable maison d’hôtes de mon amie Christiane COLIN .

Un autre groupe de peintres m’y attend pour de belles randonnées entre forêts de sapins, lacs aux eaux transparentes et bleues, et sources bondissantes parmi les rochers .

 

En Suisse verdoyante et paisible sur le bord du lac des Taillères , à quelques kilomètres à peine de la Maison d’Hôtes de la Fresse , pendant que Christiane nous préparait de délicieux petits plats . Photo Alain MARC

 

 

 

 Voici la source du Lison, qui jaillit au grand jour après son long cheminement souterrain . Nous y avons réalisé de nombreuses aquarelles à l’ombre de ses falaises et dans la fraîcheur du sous-bois qui l’entoure comme un écrin . Aquarelle Alain MARC

 

Partager cet article

Repost0
18 janvier 2006 3 18 /01 /janvier /2006 00:51

Rétrospective année 2005, les mois de mai et juin …

 

MAI

 

Cette fois, le printemps est vraiment au rendez-vous !

La floraison sur les Grands Causses nous réserve un spectacle prodigieux, un festival de couleurs à nul autre pareil .

 

Randonnées « flore-aquarelle » :

Elles ont constitué la majeure partie du carnet du mois de mai, où je parcourais les Grands Causses à la recherche des fleurs les plus rares . C’était un voyage au coeur d’une immense palette vivante qui, de causse en causse, de canyons en gorges profondes, permettait une nouvelle approche de la région …

Même les champs cultivés se sont parés de leurs plus chatoyantes couleurs !

    Sainfoin commun sur le Causse de Sauveterre . Photo Alain MARC

 

Sur le Sauveterre toujours, une constellation de bleuets . Photo Alain MARC 

 

Ce n’est pas du Colza ! … Mais des ravenelles ou de la moutarde des champs, photographiées dans une doline sur le Causse Méjean . Photo Alain MARC

 

C’est en cette saison que le Causse Rouge porte le mieux son nom … Photo Alain MARC

 

Champ fleuri sur le Causse de Séverac . Aquarelle Alain MARC

  La vesce faux-sainfoin, une méditerranéenne - montagnarde commune du plus bel effet très appréciée des papillons et des poètes, un peu moins des botanistes parce qu’ici on la trouve partout ... Photo Alain MARC

 

 

Pour qui s’intéresse à la flore, le printemps est attendu avec une grande impatience et on « monte au causse » comme on monterait au paradis !

La peinture des espèces les plus rares est parfois acrobatique, comme ici celle des grassettes et des sabots de Vénus à flanc de canyon . Photo Isabelle D.

La gentiane de Coste est l’une des plus remarquables, c’est une endémique des Causses Majeurs que l’on ne trouve qu’ici . Ce type de fleurs est très rare et protégé ; heureusement leur localisation n’est pas évidente et elles sont généralement très difficiles d’accès . Photo Isabelle D.

Nous sommes loin des Alpes ou des Pyrénées, mais la beauté des gentianes de Coste évoque pour nous les précieuses, éphémères et fragiles fleurs des hautes montagnes … Photo Isabelle D. 

 

Aquarelle en Provence :

Un avant-goût des vacances estivales vient ponctuer la fin mai avec le stage « Lumières de Provence » de printemps .

J’y retrouve mes amis (es) stagiaires pour de grandes balades à la découverte des Alpilles, du Luberon et du pays de Salon …

 

Les premières séances de peinture en plein air se déroulent traditionnellement dans le parc de la très belle abbaye St Pierre cachée dans la garrigue salonnaise . Photo Alain MARC

C’est l’occasion pour explorer et peindre ces chemins creux ignorés des touristes, qui font la beauté secrète de l’arrière pays provençal .

Ici à Eygalières, les genets en gerbes dorées sont si fournis qu’ils cachent le vieux village sur la colline, mais ce sont les genêts que nous peignons . Photo Alain MARC

Il faut prendre du recul pour voir le village : c’est un nouveau motif à rajouter à nos pages colorées ! Aquarelle Alain MARC

Sous le rocher des Baux de Provence dans les Alpilles, on retrouve les sujets favoris des peintres de la lumière .

Les rochers blancs dépassant de la garrigue ajoutent à ce paysage un « je ne sais quoi » de mythique qui nous fait penser à la Grèce antique et à l’Italie méditerranéenne représentées sur tant de tableaux classiques évoquant les fondements de notre civilisation .

Je m’étais acharné à retrouver l’amandier qu’Yves Brayer avait peint si souvent dans la plaine des Baux : je l’ai retrouvé avec bonheur et y ai amené mes amis pour des séances d’aquarelle inoubliables . Photo Alain MARC

 … Jusqu’à ce que le paysan propriétaire des lieux considère cet arbre décharné et moribond à l’émouvante beauté, inutile et gênant : il est venu le tronçonner à notre plus grand désespoir sans que nous puissions rien faire !

  

JUIN

Aquarelles de transhumance : 

 

Ce que je retiens de Juin, parmi mille activités, ce sont ces voyages de proximité où j’ai pu rencontrer et accompagner les bergers transhumants du Languedoc sur les drailles de la transhumance entre les vignes du midi et les pâturages de l’Aigoual et du Causse Noir .

Ils m’ont accueilli, accepté parmi eux, et initié, en me permettant de réaliser des croquis et aquarelles qui comptent parmi mes plus fortes émotions picturales de ces dernières années, nous en reparlerons plus tard …

Mais pour l’instant que soient une fois encore remerciés ici Daniel Sécondi et Bernard Grelier bergers transhumants, ainsi que Michel Verdier du musée des Arts et Traditions Populaires de St Jean du Gard, dont le remarquable ouvrage « Saisons de bergers en Cévennes » paru l’été dernier aux Editions Equinoxe est à posséder absolument dans sa bibliothèque (Michel est l’animateur de l’association « Une Mémoire pour Demain » qui réalise diverses actions en faveur du pastoralisme et mérite d’être soutenue et aidée) .

En plein travail sur une draille des Cévennes : peindre vite est ici une  nécessité car même si le troupeau s'étire sur plusieurs centaines de mètres, il passe très vite, il vaut mieux peindre en marchant ! Photo offerte par un photographe de Nîmes croisé en chemin .

Dans la brume de l’Espérou, les brebis épuisées par le dénivelé de la journée font une pose sous l’œil attentif du berger . Photo Alain MARC

Départ des 1200 têtes dans la brume matinale des pentes de l’Aigoual pour leur dernière journée de transhumance avant la montagne du Lingas . Photo Alain MARC

Une page de mon livre « Aveyron, Carnet de routes » consacrée aux races rustiques de la « Caussenarde des garrigues » et « Rouge du Roussillon » . Aquarelle Alain MARC

 

Arrivée d’un troupeau toujours dans la brume, à l’Espérou .  Photo Alain MARC

 

Le berger se retourne, regarde l’arrière du troupeau, il rappelle ses chiens ; la journée est encore longue et il reste bien du chemin à parcourir .

Les brebis défilent par centaines, et on presse le pas …   Croquis Alain MARC

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
15 janvier 2006 7 15 /01 /janvier /2006 18:12

Rétrospective année 2005, les mois de mars et avril …

MARS

 

Les premières fleurs du printemps pointent le bout de leur nez dans les taillis du Causse Comtal …

Après les perces-neige, ce sont les jonquilles qui ponctuent de leur éclat auréoline les fougères desséchées .

                                                                                                                         Photo Alain MARC

Les jours ont beaucoup rallongés et le soleil réchauffe les pentes à l’adret provoquant des thermiques inespérés en cette période de l’année .

Randonnée « parapente-aquarelle » :

C’est le moment que je choisis pour partir, aquarelle et parapente dans le sac à dos en randonnée picturale et aérienne non loin de chez moi .

Décollant selon les pentes et leur orientation, j’adore ces petit vols sans ambition où au gré des ascendances je vais pouvoir découvrir en suivant le relief une campagne paisible qui s’éveille doucement des froidures de l’hiver .

 

Me voici au dessus des escarpements de la bordure méridionale du Comtal …

Il y a là des rochers ruiniformes sculptés par la nature depuis les lointaines formations secondaires .

Ils constituent des ensembles de blocs où les grimpeurs locaux aiment à se retrouver pour s’entraîner au soleil dans une nature étonnamment sauvegardée .

J’y ai de merveilleux souvenirs, et c’est avec bonheur que je survole ce dédale calcaire où je vois de là haut des amitiés en forme de petits points parcourant le calcaire .

Quand Maximilien photographie son copain qui va l’élancer dans le petit surplomb, il découvre entre les branches un étrange oiseau rouge qui s’approche silencieusement … Photo Maximilien Andrieu

 

Je viens me placer au dessus d’eux, et je reste longtemps ici à planer en admirant le paysage, en observant mes amis grimpeurs, en pensant à Jean-Seb qui aimait tant cet endroit-là …   Photo Maximilien Andrieu (Maximilien et ses copains sont des grimpeurs du Lot aussi doués en escalade qu'en photo !)

Mais il est tard, et les ascendances faiblissent … Je m’aperçois alors que le soleil va se coucher et que je n‘ai pas réalisé une seule aquarelle, il est temps que je plonge vers la vallée pour aller me poser . Photo Maximilien Andrieu

 Aussitôt, je remonte jusqu’au bord du plateau peindre le contre-jour des rochers face au couchant, et retrouve mes amis photographes grimpeurs … Aquarelle Alain MARC

Carnet de voyage aquarelle dans le Grand Sud marocain :

Mars est aussi favorable à ce beau stage « carnet de voyage » que j’ai le plaisir d’organiser et d’animer dans le grand sud marocain .

Les repérages de janvier avaient été fructueux, et je retrouve tous les stagiaires à l’aéroport de Ouarzazate, pour partir peindre sur un magnifique périple en 4 x 4 .

Là, nous avons franchi le col de Boutrarat, et nous redescendons vers la vallée du G’Moun au sud de l‘Atlas, étonnant serpent de verdure dans ce monde minéral . Photo Alain MARC

Notre itinéraire va nous emmener bien plus au sud, vers la vallée du Draâ et Zagora, par des pistes poussiéreuses et sublimes où chaque arrêt est prétexte à peinture, découverte, émerveillement .

Il n’est pas de lieux où nos étapes picturales ne provoquent la curiosité de toute une population, et quelquefois les gamins délaissent même l’école pour venir nous voir travailler ! Photo Alain MARC

 

Aucune minute n’est perdue pour ajouter un paysage ou un personnage à notre carnet . Aussi, c’est souvent avant le déjeuner en attendant tagines et pastillas, qu’un de nos chauffeurs prend la pose avec bonne humeur et gaîté … Photo Alain MARC

Voici Ahmed notre berbère préféré, qui a bien voulu poser avant le déjeuner .    Aquarelle Alain MARC

 

Bien au sud de Zagora, nous nous enfonçons vers le désert . Les paysages sont grandioses, lunaires parfois, et au col d’Anagam nous franchissons le dernier djebel qui nous sépare des immensités du nord-Sahara . Photo Alain MARC

Les routes traversant ces montagnes se ressemblent et nous ne peindrons pas le col d'Anagam , car nous avons déjà dessiné quelques jours plus tôt ce type de paysage en montant au col du Tizi n’Tinifift entre Ouarzazate et Zagora . "Vue des djebels depuis la route du Tizi n'Tinifift",    Aquarelle Alain MARC

 

Notre bivouac la nuit dans les dunes de l’Erg Lihoudi silence et solitude, rien que du bonheur sous les étoiles ! Photo Alain MARC

 

Au campement, c’est aujourd’hui notre guide et interprète Saïd qui pose pour nous . Il est en train de déchiffrer une ancienne tablette coranique dénichée à Zagora dans l’arrière boutique d’un brocanteur .   Photo Alain MARC

 Saïd est un garçon épatant, cultivé, compétent et serviable, dont je vous recommande vivement les services si vous partez hors des sentiers battus à la recherche de l’authenticité … Aquarelle Alain MARC

Pour terminer ce voyage dans le Grand Sud, je vous propose avec ce petit clip vidéo de vivre avec nous notre arrivée dans le bivouac au milieu des dunes de l’Herg Lihoudi ...

                                               

Si vous possédez le lecteur multimédia « Microsoft Windows Média Player », vous pouvez facilement visionner ce clip ici, en image réduite .

Attention : même si je l'ai énormément compressé pour en permettre l'accès aux personnes ne possédant pas l’ADSL, il leur faudra attendre 7 mn environ en 56 K le chargement complet de la vidéo après avoir cliqué sur le bouton de lecture, mais si elles lisent la suite de l’article pendant ce temps ce délai sera vite passé !

(Vous ne pouvez pas le lire si vous ne possédez pas le lecteur « Microsoft Windows Média Player », j'en réaliserai plus tard un, destiné aux possesseurs de Quick Times) .

 

 

AVRIL

 

Aquarelle et carnet de voyage  « Marines et Paysage Breton » :

 

Considérable changement de décor en cette fin avril !

Nous sommes sur la côte des Ajoncs et du Granit rose à l’ouest de Paimpol au nord de la Bretagne, à parcourir un littoral magnifique, en retrouvant une météo mitigée mais qui donne une allure fraîche et vivante à tous nos croquis aquarellés .

 

Une myriade d’îlots s’élance vers le large, derrière ce typique petit village . Ils nous donneront bien du fil à retordre avec la marée descendante ! Photo Alain MARC

 

Le même paysage avant que les îlots ne soient tous reliés par de vastes bancs rocheux …    Aquarelle Alain MARC

 

 Je vous recommande le petit port de Loguivy-de-la Mer en face l’Île de Bréhat : un adorable petit port comme on les aime, qui se laisse dessiner facilement ! Photo Alain MARC

 

Voilà Bréhat, justement : nous y sommes en train de peindre ce charmant moulin à marées qui connut la gloire grâce à une émission de télé qui sent bon le grand large et qui s’appelle « Thalassa » … Photo Alain MARC

 

 Le même moulin coiffé de sa toiture de chaume .      Aquarelle Alain MARC

 

 

Partager cet article

Repost0
12 janvier 2006 4 12 /01 /janvier /2006 01:58

Rérospective 2005 janvier et février

En attendant l’arrivée des premières aquarelles inspirées par le thème du mois (un soleil levant) et avant de mettre en ligne les photos de carnets de voyages qui me sont adressées, petit regard rétrospectif sur l’année 2005 : je ne voulais pas qu’elle entre dans l’oubli comme cela, sans que je puisse vous faire partager quelques-uns de ses meilleurs moments, mois après mois …

JANVIER

En repérages dans le grand sud Marocain avec Yolande et Pierre … Regard sur une petite mosquée perdue en plein cœur de l’Atlas .  (photo Alain MARC)

Plus loin, versant sud en descendant sur Ouarzate par la vallée de l’Ounila : amandiers en fleurs et mimosas sur le bord de l’oued, on retrouve le printemps . (photo Alain MARC)

Couleurs chatoyantes ; une femme sur la piste accompagne son âne chargé d’herbe fraîche …   (aquarelle Alain MARC)

Toujours plus au sud dans le lit de l’Oued Ighissi : l’Atlas est un décor somptueux à l’horizon, nous arrivons tout près de Ouarzazate ...  (photo Alain MARC)

L’oued Ighissi toujours, parsemé d’épineux bleutés ressemblant à des touffes de lavande ; nous avons déjà découvert une partie des plus beaux motifs du stage du mois de mars, nous mettons le cap vers la vallée du Dadès, puis du Drâa, et Zagora .  (aquarelle Alain MARC)

Là, nous nous sommes carrément ensablés dans les dunes de l’erg Lihoudi, à 100 km plus bas que Zagora . Au fond, l’oasis de M’ahmid .  (photo Alain MARC)

FEVRIER

 

Charmantes Cévennes : la fête du « Pétassou » bat son plein dans la bourgade de Trèves …

Il fait froid dehors, et tout le village s’est retrouvé dans la salle des fêtes pour chanter et danser avec le groupe folklorique des Cardabelles .  (photo Alain MARC)

 

Pendant ce temps, le « Pétassou » (personnage masqué vêtu de lambeaux de tissus multicolores - « pétassous » en occitan -) parcourt les rue et la campagne, allant de ferme en ferme jusqu’à fort tard dans la nuit, porter la nouvelle de la prochaine fin de l'hiver, en faisant fuir le mauvais sort de son grand balai de genêts …   (photo Alain MARC)

Je l’accompagne avec les jeunes du village dans son irréelle Odyssée, éclairé du halo de lumière des fermes isolées, au milieu de flocons de neige comme s’il traversait la voie lactée …  (aquarelle Alain MARC)

Partager cet article

Repost0
7 janvier 2006 6 07 /01 /janvier /2006 20:04

Aquarelle d’un lever de soleil …

Le soleil s’est levé ce matin comme l’arrivée de la nouvelle année, plus vite que prévu !

On l’attendait certes, comme on l’attend tous les jours, même lorsqu’il s’il se cache au dessus des nuages …

Petit matin au pied du Lévézou avec quelques maisons éclairées sur le bord de la route de la Croix du Typle . La couche de stratus qui donne des précipitations sur le massif vers le sud du Rouergue, s’arrête comme par enchantement sur la crête des Palanges qui dominent la vallée de l’Aveyron ; au dessus le ciel est tout clair .

Photo Alain MARC

 

Mais cette fois il nous a surpris par sa rapidité à jaillir de l’horizon, comme s’il était pressé de se placer bien au dessus de nos têtes !

Il ne m’a pas laissé m’installer sur mon promontoire rocheux, ni préparer ma palette, sortir mes pinceaux, et ouvrir mon bloc à aquarelles .

J’ai juste eu la possiblilité de saisir l’appareil à photos et de faire quelques clichés comme on pourchasserait à la sauvette une inaccessible célébrité entre sa limousine et la loge où elle s’est réfugiée …

Le temps de faire une petite aquarelle, et voilà qu’il avait déjà disparu derrière des altocumulus vitreux comme les yeux de certains d’entre-nous en ces lendemains de fêtes !

Eh oui, c’est toujours comme cela après les meilleurs instants que nous offre la vie : on se retrouve un peu bêtes, en se disant que tout passe vraiment trop vite, qu’on ne prend même pas conscience des bons moments qui nous sont accordés, on s’en aperçoit souvent trop tard .

  Un court instant les cirrus sont devenus rose orangés, comme un rideau de scène qui s’ouvrirait !   Photo Alain MARC

 

Bien sûr je sais, je vous parle d’une chose banale, un soleil qui se lève, une année qui commence …

Pas tant que cela : celui qui s’est levé ce matin était vraiment intéressant .

Qui l’a vu ?

- Pas vous ?

Alors je vous raconte : dans une trouée, la moyenne vallée de l’Aveyron était protégée de la perturbation venant du sud, par un mini trou de foehn !

Sans doute la présence du massif du Lévézou qui faisait obstacle au mauvais temps montant des plaines du Languedoc …

Incroyable .

Le phénomène est spécifique des hautes montagnes, mais parfois dans certaines conditions particulières et de façon très localisée, il peut se produire avec des reliefs plus modestes comme ici .

« Soleil levant sur les Palanges »  Si vous voulez vraiment avoir l'impression que vous êtes en face de ce soleil levant, plissez les paupières et regardez l'aquarelle dans le flou de vos cils : plus vous y verrez flou, plus l'impression de réalisme sera grande ! ... Je vous reparlerai plus tard de ce phénomène que les peintres connaissent bien .   Aquarelle Alain MARC

De toute façon cela y ressemblait beaucoup, avec le vent d’autan qui amplifiait le réchauffement de l’air une fois qu’il avait franchi les crêtes du Levézou et de la forêt des Palanges, en plongeant sur la vallée de l’Aveyron .

J’ajouterai pour les plus météorologues d’entre-vous, que la déformation onduleuse des altocumulus s’est déroulée de façon intermittente, faible et très localisée, mais que le réchauffement adiabatique était bien là, d’environ 1°C par 100 m, puisque j’ai relevé à quelques dizaines de minutes d’intervalle après mon aquarelle et à l’abri du vent : 0,5°C au bord de l’Aveyron (à 550 m), environ - 1,6°C au col de la Croix du Type (693 m), et - 2,5°C au sommet du Puech de La Fage (875 m) .

Il y a longtemps que j’attendais ces conditions pour en noter les détails et vous en reparler …

Sur cette photo il faut savoir que le vent vient de la crête des Palanges, (de la direction où se lève le soleil ), et qu'il se réchauffe en redescendant les pentes vers nous, tout en bas de la vallée ...

Photo Alain MARC

 

Du coup, l’article rétrospectif que j’avais préparé pour dire avec vous « au revoir » à l’année 2005 prend du retard, (je ne voulais pas l’abandonner, elle, comme cela sans un adieu), et j’ai changé de sujet !

Mais un lever de soleil qui écarte les nuages pour nous saluer ça vaut bien une petite aquarelle, un article pour la partager, et au passage, ça peut vous mettre de bonne humeur pour le reste de la journée :

- ce n’est pas ce que vous croyez ?

Quand je vous dis qu’il m’a surpris, jugez avec cette petite vidéo : le Roi Soleil lui-même n’était pas aussi pressé !

                            

Attention, si vous n’avez pas l’ADSL, le temps de chargement de la vidéo dure 10 mn environ en 56 K, et si vous n’avez pas non plus le lecteur multimédia Quick Time il vous suffit de cliquer sur l’image ci-dessous et d’attendre que votre fichier soit chargé (toujours 10 mn au moins) pour voir le soleil se lever sur votre lecteur multimédia prioritaire …

                                 

 

Votre thème du mois,

ou vos carnets de voyages …

Vous allez découvrir dans ces colonnes à partir de ce mois-ci ces deux nouvelles rubriques : ce sont les vôtres !

- Vous peignez ? - vous dessinez ? - vous faites des carnets de voyages ?

Alors ces rubriques sont faites pour vous : elles vous permettront de montrer vos créations à un très large public (au moins 500 personnes par semaine - statistiques des visites du site au 9/01/2006 -) .

Conditions :

1) Pour le thème du mois :

a - respecter ce thème, b - nous faire « voyager, rêver », c - être totalement personnel (pas de copie) .

Ce mois-ci je « lance » le sujet du premier thème à travers l’article ci-dessus : c’est un « Lever de soleil » .

Que ce soit un soleil levant aquarellé à l’autre bout du monde ou fait sur le pas de votre porte, à la montagne ou au bord de la mer, dans le désert ou au cœur d’une grande ville, figuratif ou abstrait envoyez-en une photo elle sera la bienvenue et je la présenterai en ligne, mais pas n’importe comment …

Voici comment procéder : une fois votre œuvre scannée ou photographiée (attention je ne publierai pas les photos de mauvaise qualité ou mal cadrées), vous en réduisez le plus possible le format en JPG (je n’ai pas l’ADSL et je serai obligé d’éliminer les fichiers lourds) et vous me l’adressez en fichier joint à l’adresse de mon e-mail (dans ce blog ici, colonne de droite), en n’envoyant qu’une seule photo par thème .

Exemple de manipulation à faire pour le système « Windows Microsoft » : une fois la photo archivée dans son fichier, vous rouvrez ce fichier à partir du dossier « Mes documents » affiché sur le bureau (ou autres emplacements), vous cliquez sur l’image pour l’initialiser, et vous faites (colonne de gauche du gestionnaire de fichiers) : « Gestion des fichiers », >>>> « Envoyer ce fichier par courrier électronique », >>>> la fenêtre de réduction de format s’ouvre (la case « réduire la taille des images » doit être cochée), vous faites « OK », >>>> la fenêtre « Envoi d’un message » s’ouvre avec votre image en pièce jointe . Vous ajoutez mon adresse e-mail dans la partie « destinataire », et dans la partie « correspondance » vous mettez dans l’ordre :

- thème du mois (auquel doit correspondre votre image), prénom (et Mme, Melle ou Mr ou pseudonyme à la place du nom / prénom si vous voulez rester anonyme), nom, votre adresse e-mail si vous voulez qu’elle soit publiée sous la photo, le lieu et l’heure ou a été réalisée votre oeuvre (dans le cas du lever de soleil c’est le lieu et l’heure de ce soleil levant, et si vous l’avez peint d’après une photo c’est le lieu et l’heure de l’endroit où a été prise la photo) .

Attention, respectez bien cet ordre dans une seule ligne, ces renseignements étant juste copiés - collés pour le blog car je n’ai pas le temps de formater vos éléments !

2) Pour les carnets de voyages : mêmes conditions que pour le thème du mois, mais vous mettez 4 photos au lieu d’une seule, et vous rajoutez l’itinéraire du voyage et sa durée (pas de détails, ne pas dépasser 20 mots - vous pouvez mettre une petite carte de votre création dans les photos, si elle est simple, explicite et lisible, gare au format qui doit être le plus léger possible -) .

Nota : ces rubriques sont pour l’instant « expérimentales » et je ne pourrai les mettre à jour qu’en fonction du temps dont je disposerai pour cela . L’avenir seul nous dira si elles vont évoluer ou disparaître, mais en attendant à vos pinceaux, l’expérience est lancée !

 

 

 

Partager cet article

Repost0
2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 17:04

Bonne Année 2006 : émerveillez-vous !

Toujours en Aubrac : la forêt est aussi jolie que celle du « Monde de Narnia »  !… (photo Alain MARC)

Dire que je vous avais préparé une magnifique page pour le jour de l’an !

… Et puis rien, sur mon blog rien du tout ce jour-là, j’étais aux abonnés absents .

Surtout ne vous en fêtes pas (non ce n’est ni un lapsus ni une faute de frappe), je ne vous avais pour autant pas oublié, vous étiez simplement avec moi différemment .

En voici la preuve par laquelle vous en viendrez à constater comme moi que la notion du temps est relative, et bien qu’elle nous assomme tous les ans d’une année de plus il est possible comme le pensait ce cher Einstein de la considérer autrement .

C’est ce qui se produisit pour moi le jour et le lendemain de la Saint-Sylvestre, grâce à la puissance de l’émerveillement …

C’est comme un conte de Noël déplacé au jour de l’an, comme un retour dans un monde oublié depuis pas mal de temps déjà .

Mais voilà, quand un petit Jo déboule du haut de ses huit ans (appelons-le « Jo » pour protéger son anonymat), au diable réveillon et cotillons, vive un retour dans l’enfance bien plus intéressant !

Pour lui l’après-midi avait déjà bien commencé : avec sa première leçon de ski de fond sur le plateau de l’Aubrac .

Nous étions passé louer des skis dans la jolie petite station de ski de Laguiole, mais c’est loin de la foule bariolée et des remonte-pentes qu’il fit ses premières foulées dans le silence et l’immensité de la montagne balayée de brumes et de vent . (photo Alain MARC)

Il a patiemment appris ses premiers gestes nordiques, équilibre et souplesse, dosage des appuis, pas tournant, alternance de la foulée, synchronisation de la poussée, positions de montée et de descente, freinages les plus simples, techniques de relance, etc., etc.

Il est tombé de moins en moins souvent, assimilant vite, en redemandant encore alors que la nuit allait tomber …

Le soir en guise de réveillon, cette journée s’est terminée par une séance de cinéma : nous avons été voir « Le monde de Narnia » qui vient de sortir sur les écrans .

On peut plus que jamais parler de 7ème Art, car même si le coréalisateur de « Srek » peut être critiqué sur la façon dont il a adapté le conte de C.S. Lewis (la critique est facile !), Adamson a eu le mérite d’empreindre de magie cette belle histoire grâce à ses effets spéciaux magnifiques et à son immense talent de spécialiste du film d’animation .

Il y a longtemps que je n’avais été touché de la sorte par un comte merveilleux . Pas simplement parce qu’il allumait des étoiles de bonheur dans les yeux du petit Jo, mais aussi parce qu’il réveillait en moi le garçonnet que je suis resté au grand désespoir d’une bonne partie de ma famille .

Sans doute aussi parce qu’il touche à la mythologie et qu’il redonne au rêve sa part de réalité, tentative risquée dans la matérialité du monde qui nous entoure au quotidien . 

Des traces en relief ? … Par quel sortilège le monde se mettrait-il à l’envers ? (photo Alain MARC)

 

Au retour, nous avons beaucoup discuté : de la capacité à s’émerveiller, de l’importance de l’imaginaire, de celle des mythes, de leur rôle dans l’histoire des cultures et des civilisations, du rapport entre les personnages de la mythologie et le sens du voyage comme approche d’autres formes de connaissance …

Petit Jo n’est pas avare de remarques et de questions . Il admet que si les belles histoires n’existaient pas, il faudrait les inventer pour nous faire rêver, pour nous aider à échapper à la dureté de l’existence, et aux difficultés du quotidien .

Il comprend déjà que ce qui est primordial en tout cela c’est ce que nous pouvons y puiser, ce que nous allons en retenir, le sens et la force des symboles qui doivent s’en dégager . Il voit qu’il suffit de chercher pour trouver derrière les apparences d’étonnantes réalités .

En s’endormant ce soir-là entouré de minotaures effrayants, de faunes et de centaures bienveillants, il pressent bien qu’il y a deux façons de se divertir : pour oublier le temps qui passe sans se poser de questions, ou pour élargir sa conscience en nous enrichissant intérieurement, autre moyen plus accomplissant pour nous libérer de l’emprise du temps … 

Animal étrange et fantastique : est-il sculpté par le vent, ou monte-il la garde à l’entrée du territoire de la Sorcière Blanche ? (photo Alain MARC)

 

Le lendemain matin, pour envoyer ses vœux à son oncle d’Afrique, il a dessiné un skieur et un bonhomme de neige, en me disant : « - tu sais, je veux en faire un dessin animé : ce sera l’histoire d’un bonhomme de neige qui évite de se faire écraser ! »

Nous nous sommes mis à l’ordinateur . J’ai expliqué à Jo le fonctionnement du logiciel de dessin, l’enchaînement des images, leur réduction de poids et de dimension, leur compression au format GIF, etc., je vous assure qu’il a voulu se débrouiller seul .

Voilà le résultat :

"Skieur et bonhomme de neige" la première animation du petit "Jo" .

 

Nous sommes tous petits bonhommes de neige ou skieurs .

On fonce ou on contemple la vie .

On se déplace ou on voyage sur place .

Lorsqu’on est bonhomme de neige, si on rêve un peu trop la tête dans les nuages, on risque bien de se faire écraser par quelque skieur : il faut vite réagir lorsqu’on nous fonce dessus si on ne veut pas disparaître !

Et si l’on veut reprendre sa place, on vous fonce toujours dessus !

Et Jo de me poser de nouvelles questions : « - qui est le plus fort ? le skieur ou le bonhomme de neige ? - vaut-il mieux affronter ou esquiver ? - l’art de l’esquive n’est-il pas un art de combat ? » Et de conclure : « … le bonhomme de neige vivra plus longtemps s’il maîtrise l’art de l’esquive . »

C’est-ce que je vous souhaite également avec mon petit Jo en plus de tout le reste pour cette nouvelle année 2006, ... en attendant le dégel !

  

Partager cet article

Repost0
29 décembre 2005 4 29 /12 /décembre /2005 23:34

Aquarelle et randonnée en raquettes en Aubrac .

 

En montant au Puy d’Alte-Teste, on abandonne progressivement la vallée, et après la traversée du bois des Vergnes la vue se dégage sur l’horizon par-delà le sillon du Lot jusqu’au Causse Comtal et au Lévézou … (photo Isabelle D.)

Il paraît qu’il fait un temps de chien sur presque toute la France !

Raison de plus pour remonter en Aubrac où le soleil a rendez-vous avec la neige .

Je suis avec Isabelle et Serge, de bons copains .

L’objectif ? - Ils connaissent bien le secteur du Mailhebiau, et je ne me fais pas prier pour partager avec eux cette balade loin de tout, de buron en buron sur les crêtes dominant les boraldes sud du haut plateau . Je prends simplement crayons, couleurs, bloc et pinceaux dans le sac à dos .

Skis vite chaussés, quelques foulées en terrain vierge, et c’est la catastrophe : l’un de mes bâtons casse au bout de cent mètres !

… Il faut dire que la belle neige de la semaine dernière s’est transformée en glace vive, de la glace à perte de vue, et quand ce n’est pas de la glace c’est une sorte de banquise croûteuse et irrégulière pratiquement « inskiable » . Il faut déchausser et mettre les raquettes, qui sont maintenant de magnifiques outils à arpenter la montagne avec leurs crampons à pointes d’acier et leur forme adaptée à la marche soutenue en tout terrain hivernal . Je garde le bâton cassé, toujours utile et moins handicapant qu’avec les skis !

Direction le sommet d’Alte-Teste (tête haute en occitan), le plus haut point d’Aveyron à 1448m . Le paysage est prodigieusement beau, la vallée encore un peu sous la brume, et si ce n’était ce vent glacial, on resterait longtemps contemplatifs devant cet horizon bleuté et les glaçons étincelants accrochés aux branches des feuillus décharnés de la pente .

Le trajet que nous suivons permet en une quinzaine de kilomètres de traverser des lieux particulièrement sauvages et de découvrir 5 à 6 burons abandonnés . Nous ne rencontrons personne de la journée, si ce n’est deux autres randonneurs près de la ferme des Vergnes .

Aussitôt après le sommet d’Alte-Teste, c’est un univers très différent qui nous attend : balayé par les vents, le plateau s’étend à perte de vue à peine ponctué par endroits du toit de quelque buron dépassant des congères …

Le plateau de l’Aubrac vu de l’Alte-Teste : aucune proéminence ne paraît plus haute qu’une autre … (photo Alain MARC)

 

 Bientôt, nous redescendons vers le bassin du Malramont où le buron de la Pelle du Trap dort comme un vaisseau échoué … Il s’abrite au début d’une vague dépression ; j’en réalise rapidement un petit croquis aquarellé avant de rejoindre mes amis pour le casse-croûte de midi, protégés du vent derrière le mur sur une grande congère bien au sud .

Le buron de la Pelle du Trap vu du nord-ouest pendant que je le dessine à cent mètres de là ; au fond derrière, le début de la forêt de Cazalès . (photo Isabelle D.)

Le projet de voir tous ces « masucs » (le nom occitan des burons), les dessiner et enchaîner dans la foulée l’Alte-Teste et le Mailhebiau, ne nous laisse guère de temps et nous rejoignons rapidement le buron suivant : c’est le buron du Trap Haut, tout talqué de neige lui aussi, qui a fière allure dans sa blanche solitude .

Les deux parties qui constituent un buron : « l’ habitat-fromagerie » des buronniers, et la porcherie .  (photo Isabelle D.)

 La porcherie est presque aussi grande que la bâtisse qui abritait l’habitat des bergers et la fromagerie . C’était une économie très structurée qui fonctionnait il y a peu de temps encore ici pendant toute l’estive : les bergers vivaient en autarcie tout l’été, chacun assurait sa besogne dans le respect de la tradition pour participer à la gestion des troupeaux et à la fabrication du fromage de Laguiole . Les petit groupe était hiérarchisé de la même façon dans tous les « masucs » et du responsable fromager (le « cantalès ») jusqu’au garçon à tout faire (le « roul »), petit moussaillon de cet étrange équipage, tout le monde s’affairait dans la montagne loin de l’agitation des villes et des migrations touristiques de la belle saison .  La porcherie permettait d’écouler le petit lait de la fruitière, le buron était généralement bâti près d’une source où se trouvait l’abreuvoir, et l’ensemble possède peu ou pas de fenêtres, le bâti solidement ancré dans le sol paraissant encore plus massif avec ses murs de basalte et granit, et sa toiture de lourdes lauses d’ardoise .

Là, je vais abandonner, car l’eau gèle au fur et à mesure où elle sort du réservoir du pinceau malgré l’alcool rajouté et le fait que je le range régulièrement dans la poche intérieure de mon parka ; il faut dire qu’il doit faire entre moins dix et moins quinze !  (photo Serge D.)

C’est quand elle est là qu’il faut profiter de la neige pour la peindre : c’est l’une des raisons qui me font aimer la neige, nous verrons dans de futurs articles comment réussir ce type de sujet …

Et puis, loin des tracas de la circulation routière, rien n’est plus beau, plus simple, plus pur …

J’y retrouve cette virginité si émouvante des sources, des torrents de montagne, de la lumière immaculée d’un ciel matinal, avant que le soleil ne se lève et qu’il est plus transparent encore depuis le sommet des montagnes !

 

Esquisse sur le motif des deux burons du Trap avec les crêtes du Bois du Cau que nous avions à gauche en montant à Alte-Teste .  (aquarelle Alain MARC)

En descendant vers le « masuc » de la Rozière Basse, la croûte neigeuse devient plus tourmentée, elle est comme un océan figé où le buron que nous laissons derrière nous paraît disparaître comme un esquif à la dérive …   (photo Alain MARC)

 

Le buron de la Rozière basse avec son énorme congère, vu de l’ouest .  (aquarelle Alain MARC)

Le même vu du nord : comme il a dû résister ce petit arbre à deux troncs, pour tenir encore debout malgré les tourmentes et les hivers successifs autant que la brûlure des étés d’altitude !  (aquarelle Alain MARC)

 

Tout autour, on retrouve ce « Grand Nord » de chez nous comme nous aimons le partager entre amis : tel une désertique banquise, avec sa vie secrète (un lièvre est passé par-là il n’y a pas très longtemps), et son impression d’immensité !   (photo Alain MARC)

Ensuite, c’est la traversée de la plaine de la Rode qui mène à la forêt de Cazalès . En cette saison, le GR 6 qui fait le tour de l’Aubrac n’est plus qu’un vague souvenir pour randonneurs d’été …

Mais il peut aussi être pratiqué en hiver à skis ou raquettes à condition de bien connaître son itinéraire, d’être prudent et solidement équipé, de s’être bien organisé pour ses étapes et de respecter son horaire : alors on peut découvrir des croix comme celle de la Rode dans leur simple et bouleversante beauté .

Elles sont de basalte ou de granit, et paraissent surgir du fond des âges, portant avec elles la mémoire d’un mégalithisme perdu autant que l’affirmation farouche à témoigner de la foi jusque dans les lieux les plus déshérités !

La croix de la Rode, au milieu de nulle part …  (photo Alain MARC)

Montée vers la forêt des Cazalès .  (photo Isabelle D.)

Sortie de la même forêt …  (photo Isabelle D.)

C’est la montée vers les pentes du Mailhebiau, où se rejoignent les reflets de la glace, et les rayons du soleil .  (photo Alain MARC)

Au somment du Mailhebiau, la neige a été soufflée par la tourmente .

Seuls à traverser la glace : les piquets des clôtures de pâturage, qui ont à présent une allure polaire totalement inconnue des randonneurs de la belle saison …  (photo Alain MARC)

Partager cet article

Repost0
26 décembre 2005 1 26 /12 /décembre /2005 23:20

Aquarelle et randonnée à skis en « Grand Nord » de proximité .

Quoi de plus tentant que de quitter les pistes, pour partir à la découverte d’un paysage inviolé, entre blocs erratiques et petits burons endormis ? (photo Alain MARC)

 

Le ski nordique n’est pas le ski de fond tel que nous le pratiquons sur pistes .

S’il emprunte aux techniques modernes la gestuelle la plus connue (le skating, qui ressemble plus au patin à glace ou au roller), il conserve de la tradition les enchaînements classiques comme la foulée alternative, le pas tournant, le stackning (sorte de « relance des 2 bras avec flexion, poussée sur les bras, redressement au niveau des hanches), et se pratique surtout hors piste, en terrain non damé, non préparé pour le ski de fond …

 

 

« À la rencontre du jour naissant » : une aquarelle que j’avais réalisée dans les années 70 … (aquarelle Alain MARC)

 

Alors que la France est plongée dans un épais brouillard, c’est le moyen de locomotion que j’utilise depuis plus de quinze jours pour parcourir un « grand nord » tout proche de chez moi mais au dessus des nuages, sous un soleil et une lumière d’exception .

 

 

L’inversion de subsidence caractéristique des anticyclones d’hiver, recouvre de sa mer de nuages la vallée du Lot et le Causse Comtal, laissant le plateau d’Aubrac émerger en plein soleil … (photo Alain MARC)

Notre Grand Nord à nous, ici, c’est l’Aubrac, ce bel Aubrac longtemps ignoré qui puise directement ses racines dans les glaciers qui le recouvraient encore il y quelques milliers d’années alors que la grotte de Lascaux était déjà ornée, et que les hommes du magdalénien allaient quitter leurs abris pour passer à d’autres formes de civilisation …

L’Aubrac l’un des derniers reliefs du Massif Central avec les Cévennes avant les plaines méditerranéennes, se situe à la rencontre de trois départements : le Cantal, l’Aveyron et la Lozère .

 

Dans cette extraordinaire période géologique, une calotte glaciaire recouvrait la région sur plusieurs centaines de mètres d’épaisseur .

Il en reste, sur ce plateau basaltique en forme d’ellipse (d’une surface de plus de 650 Km² pour une altitude moyenne dépassant les 1100 m), un relief doux, souvent plat, aux sommets modestes, avec des tourbières et lacs de surcreusement venus remplacer les pingos péri-glaciaires, ces zones d’eau stockées dans les tufs transformées alors en lentilles de glace .

Laguiole, Aubrac, Nasbinals font partie des villages les plus proches des points élevés de l’Aubrac, où de nombreux cours d’eau prennent naissance .

En quelque sorte le dépaysement total à côté de chez soi !

Le plateau de l’Aubrac vu du cimetière du village du même nom, enfoui sous la neige, l'ombre du clocher de l'église et de la "Tour des Anglais" se projetant sur plusieurs centaines de mètres dans la cuvette que domine le village  . (Photo Alain MARC)

 

Notre premier rendez-vous sera pour le village qui a donné son nom à cette région, le petit hameau d’Aubrac .

Arrivée à Aubrac : à l’altitude de 1350m, les quelques maisons du village se blottissent au pied de la Tour des Anglais, vestige médiéval de la domerie fondée par des religieux vers 1120 .  (Aquarelle Alain MARC)

 

La vie s’y déroule un peu comme en dehors du temps, chaque maison recouverte de son épais manteau de neige . 

Un petit chien qui n’a pas l’air d’avoir chaud sur la place d’Aubrac… (Photo Alain MARC)

 

Petite maison à la congère, derrière l’église d’Aubrac . (aquarelle Alain MARC)

Arrivée au buron du Couderc près d’Aubrac . (Photo Alain MARC : avec pied et  retardateur !)

Finalement, c’est d’ici qu’il est le plus joli, le soleil va se coucher et j’ai juste le temps d’en réaliser une ou deux esquisses ! (Photo Alain MARC : avec pied et  retardateur !)

Le même buron quelques instants plus tard … (aquarelle Alain MARC)

Je vous reparlerai des burons, ces ancestrales et émouvantes bâtisses qui parsèment l’Aubrac : ils servaient il y a quelques années à peine de maisons d’estive pour les bergers et de caves d’affinage pour la fabrication du Laguiole (ce bon fromage, produit bovin parent du Cantal) ; ils sont aujourd’hui abandonnés, certains s’écroulent, leur protection est urgente car ils constituent une part importante du patrimoine et de la mémoire rurale de toute cette région . 

Regard vers les bois de Brameloup, qui se parent des couleurs du soir de l’autre côté du ruisseau d’Aubrac, où se trouve « Lou saltou del grel » . (aquarelle Alain MARC) 

« Lou saltou del grel » a disparu sous le neige, et à l’heure où j’y arrive, croquis et photos sont inutiles car la nuit va tomber, j’y reviendrai un autre jour (« Lou saltou del grel » c’est le nom d’une jolie cascade sur le ruisseau d’Aubrac, qui veut dire en occitan « Le petit saut du grillon » ) .

Caractère montagnard pour cette grange du hameau déjà dans l’ombre à cette heure tardive . (Photo Alain MARC)
Avant de redescendre vers la plaine et le brouillard, un dernier coup d’œil au soleil couchant qui pare la neige de chauds reflets roses et cuivrés .

Je décide que le plus vite possible je vous emmène dans une autre randonnée picturale d’hiver pour découvrir un coin peu connu d’Aubrac et pour peindre quelques burons isolés au milieu de leurs congères de neige .

Ce sera l’occasion d’expliquer quelques petits « tours de main » pour réussir vos paysages de neige .

 Soleil couchant sur la route enneigée en redescendant vers Espalion . (photo Alain MARC)

Deux ou trois croquis aquarellés dans le village, puis les skis sont vite chaussés pour une randonnée vers le plateau du Rigambal , enfin retour en contournant le nord et l’est du village par la crête du Pesquier avec aquarelle au passage du buron du Couderc l’un des plus proches du hameau .

Odeurs de feu de bois, on doit se blottir auprès des cheminées, seule un peu d’agitation devant chez Germaine me prouve que de l’aligot a dû être servi à midi avec les bonnes tartes qu’elle prépare dans son petit restaurant …J’y arrive après moult patinages, malgré mes pneus neige en bon état .C’est dans ce magnifique décor que je vous emmène pour un nouveau carnet de route pendant les derniers jours de cette fin d’année et chaque fois que possible au cours de celle qui vient .Ajoutez à cela quelques moraines (latérales et frontales), des verrous glaciaires, des roches moutonnées, striées, des blocs erratiques qui couvrent de grandes surfaces, (n’oubliez pas que le modelage péri-glaciare continue toujours), et vous aurez un décor hivernal tout à fait digne de certains endroits d’Islande ou du Groenland .Ne croyez pas que c’est si loin que cela, la dernière période glaciaire (de Würm) se terminait il y a « à peine » 10 000 ans, c’était le moment où des rennes, mammouths et autres rhinocéros laineux gambadaient encore sur le sol de nos campagnes !Il faut dire que je suis en quête de sujets immaculés et étincelants destinés à ajouter à mon carnet de route des aquarelles aussi rares que les paysages qui en constituent le décor : éphémères et changeants comme la neige qui les recouvre !

Partager cet article

Repost0
20 décembre 2005 2 20 /12 /décembre /2005 15:21

Voyage sonore sur la place Jemaa-el-Fna à Marrakech : une minute trente-cinq de pur bonheur !

                                  

Vous entrez dans ce voyage sonore en cliquant sur le bouton lecture si vous avez le lecteur multimédia Quick Time . Vous pouvez l'arrêter en cliquant sur le bouton d'arrêt, le relancer avec celui de lecture ; si vous n'avez pas ce lecteur cliquez sur l'aquarelle ci-dessus et attendez le téléchargement du fichier son, cela ne durera plus d'une ou deux minutes (vous pourrez même enregistrer ce fichier sur votre ordinateur pour le réécouter quand il vous plaira) Sur la place Jema-El-Fnaâ, Aquarelle Alain MARC .

Avec cet enregistrement je vous emmène sur l'un des lieux qui me fait le plus rêver au Maroc, cette fameuse place qui fascine tous les voyageurs qui la découvrent !

Toute la magie de ce lieu unique au monde, tient dans l'extraordinaire vision qui nous envahit lorsqu'en arrivant de la Koutoubia, des palais ou des souks, elle nous plonge en plein carrefour initiatique, hors du temps, à la croisée des légendes et des réalités les plus étranges qui soient à toutes les heures du jour et de la nuit ...

Je vous y emmènerai d’ailleurs un soir à la nuit tombée, mais aujourd’hui le soleil inonde déjà le parvis poussiéreux des mosquées nacarat, et les cafés commencent à se remplir dans la chaleur qui envahit l’espace .

La lumière crue inonde la foule colorée des bateleurs, conteurs, musiciens, diseuses de bonne aventure, écrivains publics accroupis à l’ombre de leur parapluie noir, porteurs d'eau, charmeurs de serpents et montreurs d'animaux, herboristes marabouts, marchands de jus d'oranges, d’épices : ils font de cet endroit l'une des plus étonnantes curiosités du Maghréb .

Plus encore, ce sont les odeurs et les sonorités innombrables, rares et envoûtantes, qui vont marquer de la plus mystérieuse façon nos souvenirs .

On entre sur la place .

Emerveillement : vraiment, le temps s’est arrêté ici .

Le claquement sec des crotales de Gnawas se mêle aux mélodies lancinantes des ghaitas et aux sourdes vibrations du bendir des charmeurs de serpents .

Les bruits de la ville se font plus lointains, un musicien chante une très ancienne mélodie en s’accompagnant de son r’bab à deux cordes, une calèche passe, un porteur d’eau s’avance en agitant une clochette de laiton …

On s’aperçoit tout à coup qu’une journée entière s’est écoulée sur le tourbillon d’images, d’odeurs, de sonorités, lorsque l’appel à la prière qui recouvre ce hourvari multicolore, se mêle à l’incandescence dorée du soleil passant derrière le grand minaret de la Koutoubia .

Le spectacle va à nouveau changer au cœur de cette véritable cour des miracles lorsqu’il disparaîtra derrière les terrasses de la médina, mais les musiciens joueront encore de plus belle avant qu’arrive l’heure pourpre où il bascule derrière l’horizon .

Alors la place sera pulvérulente de l’or qui ruissellera et s’évaporera dans la rutilance du soir . Il étincellera sur les plastrons métalliques des gerrabs aux habits multicolore bardés de leurs coupelles de cuivre et de fer blanc .

Mais en attendant, on va aller voir les acrobates d’Amizmiz édifier leur pyramides humaines ou les joutes des lutteurs qui s’affrontent en combat singulier …

Ensuite, observer une féerique métamorphose depuis la terrasse du Café de France autour d’une tasse de thé : tout en bas la place Jemaa-el-Fna va basculer dans la nuit tandis que s’allumeront les lampes à acétylène des gargotiers, et que les premières odeurs de fritures seront emportées par la brise .

De nouvelles rumeurs s’élèveront alors, en gravant dans nos mémoires ces étranges sonorités qui sont la voix de Marrakech .

Mais cela c’est pour un autre jour …

Partager cet article

Repost0