Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'au Portugal, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2020...

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 10:09

La palmeraie de Skoura et la casbah d’Amerhidil .

 

 

 

Courte vidéo illustrant plus le trajet et son ambiance sur les pistes poussiéreuses de la palmeraie de Skoura, que les moments d’aquarelle : répit pour moi avant de reprendre les pinceaux … (Vidéo Alain MARC)

Nous reprenons aujourd’hui la direction de l’Atlas, où nous resterons quelques jours sur ses vallées sud où nous attendent de très belles pistes .

La première de toutes longe au nord (à son début tout au moins), la route qui va de Ouarzazate Tinerhir, et qui, avant d’arriver à la vallée des roses et au Dadès, traverse la palmeraie se Skoura .

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On découvre tout au long de la piste menant vers Skoura de splendides casbahs à l’abandon … Abandon aussi de la vie qui accompagnait ces lieux avant que le désert gagne sur la belle palmeraie entourant ces constructions de pisé il y a quelques décennies à peine ! (Photo Alain MARC )

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Il en est de même ici, quelques kilomètres plus loin . Les habitants préfèrent reconstruire en béton, plus près de la nationale, c’est plus solide, mais il faut alors penser « climatisation », ces nouvelles demeures n’assurant pas la fraîcheur des vieux murs de terre au plus fort de la chaleur … (Photo Alain MARC )

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On rencontre régulièrement sur le bord de la piste de petits monticules de terre au milieu desquels s’ouvre un puits : c’est une khettara, (foggara en arabe), un aqueduc souterrain avec regards (les puits), qui achemine, pour l'irrigation des oasis, l'eau recueillie au pied des reliefs parfois à plus d’une dizaine de kilomètres de là . (Photo Alain MARC )

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On voit bien en se penchant sur chaque puits, le canal souterrain qui achemine l’eau . Elle provient ici de l’oued Dadès très loin en amont, et c’est à grand peine qu’on préserve ce minuscule filet d’eau . Dire que j’ai connu il y a à peine deux décennies, la palmeraie de Skoura florissante, verdoyante, au milieu de jardins splendides et de chants d’oiseaux, où l’eau coulait en abondance dans les seguias ! (Photo Alain MARC ) 

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Au coeur de la palmeraie : ce qui m’intéresse particulièrement ici, c’est la très belle architecture traditionnelle de cette petite koubba, où repose un saint local . Il y en a d’autres par ici . Je ne sais quels dons profère ce Saint en particulier, mais je me recueille avec respect en dessinant, pour honorer la mémoire de ce Saint homme même si je ne le connais pas . L’aquarelle est aussi une passerelle entre les différentes cultures et leurs religions … (Aquarelle Alain MARC )

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Regardez bien cette photo prise sur la piste de Skoura, en 2004 vous ne reverrez plus cette petite mosquée telle que je l’avais photographiée là : le très ancien minaret de pisé (celui de gauche) et les vieux murs ont été abattus pour laisser place à une banale mais plus fonctionnelle mosquée de béton … Nous ne nous arrêterons donc plus ici pour peindre . (Photo Alain MARC )

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Soudain, au détour du chemin, la casbah d’Amerhidil : ses tours et ses façades révèlent immédiatement la richesse de sa décoration et la beauté de son architecture . (Photo Alain MARC )

undefined L a casbah, dessinée par Edith, au moment où le soleil commence à se rapprocher de l’horizon . (Aquarelle Edith FINET)

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Les façades plein ouest vues de la terrasse du patio : une merveille qui incite à rester ici encore quelques instants . (Photo Alain MARC )

Nous verrons dans le prochain article, combien nous avons toujours été bien reçus au ksar d’Amérhidil, combien cette casbah est belle, d’une beauté quasi mystique même, et ses habitants sympathiques et accueillants !

Une occasion pour nous de leur faire honneur dans cet article et de leur envoyer des visiteurs les plus nombreux et généreux possibles : peut-être comme nous auront-ils un vrai bonheur à peindre à l’ombre de la tonnelle dans le patio en partageant un délicieux verre de thé ?

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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 01:15

Leçon d’aquarelle rapide à l’oasis de Finnt .

 

Nous partons aujourd’hui sur de nouvelles pistes . Avec pour commencer un crochet par l’oasis de Finnt, l’occasion pour moi de mettre en ligne ma première démo commentée d’aquarelle en ligne . Si celle-ci vous intéresse (n’hésitez pas à me le dire dans vos commentaires) il y en aura d’autres cette année, avec chaque fois des champs d’application différents vous permettant de vous constituer un véritable outil de travail avant de me rejoindre peut-être un jour lors d‘un stage carnet de voyage ... (Vidéo Alain MARC, la laisser se télécharger avant de la relire)

Nous voici donc très agréablement installés à l’ombre des tamaris et des lauriers roses au bord de l’oued . Les sujets de peinture ne manquent pas et donner une impression du lieu avec juste quelques coups de crayon et 3 ou 4 couleurs, n’est pas si évident que cela quand on ne sait que choisir et par où commencer !

La vie dans une oasis paraît paradisiaque aux touristes qui n’ont souvent pas conscience du très dur labeur des autochtones .

On pourrait donc se consacrer uniquement à cette thématique (la vie locale) pour réaliser une page de carnet . Il est intéressant d’avoir ainsi un témoignage sur les mérites et l’intérêt de cette vie des palmeraies, c’est un moyen de mémoriser les choses et non de les voler, une clé pour échanger nos savoirs et connaissance, pour leur accorder l’importance qu’ils méritent et une façon particulière de les apprécier et de les écouter .

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Étonnants taxis : lui, passe sans noyer le moteur ! Cela fait partie des prouesses quotidiennes des chauffeurs de taxis collectifs sur le continent africain … Si vous voulez vous amuser, installez vous près du guet d’entrée à l’oasis, et attendez les touristes intrépides voulant suivre cet exemple avec leur voiture ordinaire louée à Ouarzazate, Marrakech ou ailleurs : je vous promets que vous comprendrez vite pourquoi le dépannage local est si florissant ! (Photo Alain MARC )

Je choisis donc de traiter ce que je perçois de l’oasis à travers le paysage, sans omettre le quotidien des gens qui y vivent juste par quelques éléments du motif . En les situant à travers leurs activités dans ce décor ils ne seront pas oubliés, mais leur présence y sera discrète et respectueuse, tout en donnant un sens à cette page où l’harmonie du lieu n’est perceptible qu’à travers un savant équilibre entre la sagesse et le travail des homme et la magnificence de la nature autour du point d’eau .

D’autres font d’autres choix, ce qui compte étant que « l’essence des choses, des êtres et des lieux » s’exprime à travers les pages de chaque carnet .

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La montagne aux roches sombres domine l’oasis où toute une vie se cultive et se développe à l’ombre des palmiers . (Aquarelle Edith FINET )

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Ah les bonnes et tentantes dates ramenées par cet homme avec son petit âne aux paniers lourdement chargés ! (Aquarelle Edith FINET )

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Pierre dessine cet homme sympathique qui pose longuement pour nous après nous avoir servi le thé, une expression bien naturelle et si appréciable de l’hospitalité et de la gentillesse des habitants de ces oasis . (Croquis aquarellé Pierre Nava )

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Étonnant savoir vivre : les légendaires hospitalité et gentillesse marocaines ne sont pas usurpées . Se faire offrir le thé ainsi dans un cadre aussi enchanteur sans déroger à sa peinture, on en redemande tous les jours ! (Photo Alain MARC )

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Encore quelques croquis de Pierre qui adore dessiner les personnages, tout ce qui est humain le passionnant beaucoup plus que les paysages … (Croquis aquarellé Pierre Nava )

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L’une des pages du carnet de Yolande . (Carnet Yolande GERDIL )

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Et tandis qu’une femme s’arrête pour regarder le travail d’Edith, elle la dessine de quelques coup de crayon, son bel habit orange se détachant sur le fond de la page . (Aquarelle Edith FINET )

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L’une des pages du carnet d’Edith consacrée à l’Oasis de Finnt . (Carnet d’Edith FINET ) 

undefined Étonnant désert : des coloquintes (malheureusement très toxiques), sur le bord de la piste du retour, en plein désert ! (Photo Alain MARC )

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En dessinant vite, avec 2 ou 3 couleurs on peut sans retarder la troupe faire un petit croquis comme celui-ci . (Croquis Edith FINET )

Revenons à mon aquarelle de la vidéo :

Elle a été réalisée en 16 / 17 mn environ, (la vidéo a été montée en léger accéléré) . Les couleurs sont réduites au minimum :

2 jaunes : auréoline et jaune de Naples

2 rouges : de cadmium et alizarine cramoisie

1 bleu : outremer

2 verts : or vert WN et émeraude (pas de chez WN) ou vert Winsor (WN)

Enfin 1 terre d’ombre brûlée (tronc des palmiers et mélanges rompus divers pour assombrir - par exemple ombres grises ou brunes -)

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Le croquis aquarellé de la vidéo dont les traits de crayons sont plus visibles en réalité qu’ici à l’écran . (Photo Alain MARC )

undefinedPrincipales couleurs utilisées et leurs mélanges (tout ce qui est gris ou gris-brun se fait par mélange de ces teintes avec la terre d’ombre brûlée - petit âne, ombres personnages et des buissons au sol, etc. - )

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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 20:02
Les enfants de Tiguirt sur la piste de l’Ounila 
 

 Dernière séance de peinture sur cette piste pour aujourd’hui : Tiguirt . Nous nous arrêterons ici avant de redescendre sur Ouarzazate car d’autres pistes tout aussi intéressantes nous attendent . Si nous avions continué nous serions arrivés au milieu de paysages splendides à la bourgade de Télouet, au cœur du Haut-Atlas . Plus haut encore on rejoint le col du Tizi’n Tichka et la route de Marrakech, ce sera pour une autre fois ... (Vidéo Alain MARC - Attendre qu'elle soit chargée avant de la relire en toute fluidité)

Pendant que les chauffeurs font demi-tour, et avant que tout le paysage ne soit dans l’ombre (le soleil est déjà passé derrière l’horizon pour nous qui sommes sur le versant est de la cuvette où nous nous arrêtons), tout le monde sort rapidement ses affaires d’aquarelle et prend des notes, fait des croquis, dépose ses couleurs .

L’ombre descend sur le village en étage dans la pente . Des enfant accourent : ils sont fascinés par l’aquarelle ; ce n’est pas souvent que tes touristes dessinent . Ils en oublieraient presque de nous demander stylos et bonbons . De toute façon la seule chose que nous avons pour eux c’est un petit dessin ou le plaisir de les inviter à dessiner avec nous . Les moins hardis en profitent, certains sont carrément envahissants …

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Le très beau village de Tiguirt sans nuisance ni pollution, n’est (pour l’instant) défiguré par aucune construction trop contemporaine … (Photo Alain MARC ) 

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À peine descendus des véhicules, nous voici entourés d’une nuée d’enfants! (Photo Alain MARC ) 

undefined Chacun de nous s’installe rapidement en contrebas de la piste et entreprend (ou termine) sa page de carnet . (Photo Alain MARC ) 

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Yolande entourée de petites filles admiratives de son travail … (Photo Alain MARC )

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Le travail de Yolande, objet de la curiosité des fillettes : il situe le village au cœur de la vallée de l’Ounila et montre son étagement en terrasses en flanc de vallée, les plus hautes terrasses étant réservées aux aires de battage . (Croquis Yolande GERDIL)

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Pierre, quant à lui, dessine les enfants captivés par le travail des aquarellistes . (Croquis - aquarellé Pierre NAVA) .

undefined Ce qui m’intéresse le plus dans ce village, ce sont les terrasses de battage : je décide donc de terminer ma page en notant la façon dont elles sont disposées avec leur murette de pierre et leur piquet central autour duquel tournent ânes et mulets les jours de battage . C’est alors que je remarque une petite fille au foulard en train d’observer le dessin de Pierre : elle fera aussi partie de ma page de carnet pour cette piste de l’Ounila … (Croquis Alain MARC - Carnets du Maroc -) .

De croquis en aquarelles nous ne voyons pas passer le temps !

C’est la fraîcheur plutôt vive nous tombant sur les épaules qui nous incite à ranger couleurs et pinceaux . De toute façon le paysage est à présent presque tout entier dans l’ombre et il ne nous reste plus qu’à rentrer …

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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 19:08

Aït-ben-Haddou, vers la piste de l’Ounila …  

Selon le temps dont je dispose, je vais essayer d’ajouter à cette série d’articles une courte vidéo de notre parcours comme celle-ci . Vous allez ainsi avoir l’impression de nous accompagner, mais si je ne peux tenir ma promesse ne m’en veuillez pas, car même 1 minute de vidéo résumant une demi-journée, c’est un gros, très gros travail ... (Vidéo Alain MARC)

Peut-être vous souvenez-vous de notre passage avec Ptit’Jo, au magnifique ksar d’Aït-Ben-Haddou au printemps dernier ? .

Nous y retournons aujourd’hui puisque cet extraordinaire site est situé sur l’itinéraire menant vers la piste de l’Ounila . Nous nous y arrêtons même une matinée entière car il y a ici matière à dessiner des heures et des heures .

J’ai beaucoup dessiné à Aït-ben-Haddou, (souvent de l’endroit que j’aime le plus : du bord de l’oued, lorsque le soleil se couche) mais ce matin le soleil monte droit dans le ciel et chauffe déjà de bonne heure les parcelles de luzerne, verdoyantes au pied des hautes murailles, et le bonheur de peindre et pour tous synonyme de quête de l’ombre en ce début de matinée …

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Simple croquis aquarellé de bonne heure le matin … (Aquarelle Alain MARC - Carnets du Maroc -)

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En plein midi peu d’ombre, même sous les arbres des jardins, les formes se confondent, c’est pour cela qu’il vaut mieux peindre plutôt tôt ou tard dans la journée … (Aquarelle Alain MARC - Carnets du Maroc -)

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16 h : le soleil plein ouest bascule vers l’horizon : les faces éclairées sont celles qui étaient à l‘ombre le matin . Seul le haut du village est encore tout à fait éclairé . (Croquis - aquarelle Alain MARC) .

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Enfin au moment où il va s’enfoncer sous l’horizon, tout se pare de pourpre et d’or, la vielle citadelle paraît irréelle dans la pulvérulence du soir … (Aquarelle Alain MARC - Carnets du Maroc -)

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Au pied des murailles, comme à  Taourirt hier, les ombres s’étirent et le silence reprend ses droits sur le petit village victime dans la journée de sa célébrité incompatible à ces moments-là avec le mot « sérénité »  … (Photo Alain MARC) .

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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 21:19

En route pour les pistes du Grand Sud avec Houcine …

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Je vous présente Houcine, notre guide des pistes du Grand Sud marocain qui va nous accompagner tout au long des prochains articles ... (Croquis Alain MARC)

En ces temps de frimas, je vous invite à vous réchauffer au soleil du désert et des djebels du sud de l’Atlas, d’oasis en palmeraies, de regs rocailleux en dunes innombrables .

Nous sommes toute une bande d’amis en quête de purs paysages, de rencontres vraies, de couleurs et d’images à mettre dans nos carnets .

Peut-être vous souvenez-vous du temps des repérages réalisés avec Pti’Jo ?

La traversées de l’Atlas, la descente sur Ouarzazate, puis celle vers Zagora, tout au long de la vallée du Draâ sont encore dans son premier carnet de voyage . Il conserve précieusement les photos de sa première rencontre avec le désert et ses courses folles dans les dunes de sable …

Cette fois il n’est pas de la partie quand je retrouve Houcine et mes amis carnettistes à Ouarzazate, mais Pierre et Yolande (déjà venus en ma compagnie) en Andalousie sont là avec d’autres nouvelles et nouveaux camarades .

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Nous voici repartis pour de nouvelles pages de carnet !

Ici, rien n’a changé : le ciel est aussi rougeoyant au coucher du soleil, les rues pulvérulentes dans les ruelles de Taourirt, et les palmiers se balancent toujours doucement au dessus des petits carrés de verdure longeant l’oued .

Ouarzazate fait rêver parce que qu’elle évoque cette porte ouverte vers des oueds de légendes, bordés de palmerais aussi séduisantes que des paradis, vers les immenses plateaux arides de roches ou de sable avec à l’horizon quelque montagne bleutée qui souligne l’espace … La ville elle-même est sans charme particulier mais ses habitants y sont adorables et c’est un vrai bonheur d’y avoir des amis .

Nous ne ferons que passer ici car la route nous attend, avec son mystère et ses découvertes qui nous rendent si impatients …

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Le minaret du vieux quartier de Taourirt . C’est le Ouarzazate ancien, ou plutôt le seul endroit où vous retrouverez l’ambiance d’avant la naissance de la ville garnison nommée « Ouarzazate » … (Aquarelle Alain MARC) .

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Taourirt, est aussi l’ancienne casbah du Glaoui : chef d’oeuvre de pisé autrefois construite par le pacha de Marrakech . Sa récente restauration est remarquable, et c’est avec plaisir qu’on parcourt les anciens appartements du Glaoui autant que le vieux village fortifié . (Croquis - aquarelle Alain MARC) .

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Je prends pour vous cette photo aux derniers rayons de soleil sur les hautes murailles de la casbah : j’aime cet instant magique où Taourirt vidée de ses touristes revenus à leurs hôtels retrouve dans la lumière du couchant toute sa magnificence ! (Photo Alain MARC) .

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 20:52

Orlando Corcino poète des favelas, un vrai conte de fin d’année de Christian DAGONET et Michel MONTIGNÉ

 

Pour terminer l’année sur une note d’espoir et d’amitié comme je l’avais déjà fait l’an dernier avec Ptit Jo (qui va très bien et vous fait une grosse bise en passant), je vais vous raconter une belle et véritable histoire comme on aimerait tant en écouter !

À l’origine deux amis, deux carnettistes de talent : Christian DAGONET et Michel MONTIGNÉ . 

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« Montrozier », charmant village aveyronnais du carnet d’Aveyron de Christian DAGONET

Christian DAGONET , qui a publié cette année un joli carnet d’Aveyron aux ("REGARDS SUR L'AVEYRON" Éditions De Borée), a une grande passion, altruiste et généreuse : il est président d’une association, « Clair Logis Amérique », qui a pour but d’accueillir et former les jeunes femmes très défavorisées qui vivent dans les favelas de Salvador de Bahia au Brésil .

undefinedChristian DAGONET

Ce foyer permet d’accueillir 130 jeunes femmes, qui par le biais d’ateliers d’artisanat, (tels ceux de couture, manucure, coiffure, dessin, etc.) reprennent confiance en la vie et se réinsèrent dans la société . Elles se découvrent capables de créer, d’espérer …

undefinedScène de samba par Michel MONTILLET .

Le produit de leur art, qu’elles peuvent vendre de différentes façons, et leurs différentes formations professionnelles les valorisent et leur donnent d’autres approches humaines que celles de la drogue, de la prostitution et de la misère .

Une ouverture particulière leur est donnée par des supports aussi différents que la fête ou la spiritualité . Au Brésil tout peut être possible, et l’un n’est jamais éloigné de l’autre … 
Si vous voulez soutenir Clair Logis Amérique Latine, vous pouvez contacter directement Christian DAGONET : christian@dagonet.fr

Michel MONTIGNÉ, carnettiste depuis longtemps reconnu dans la profession autant qu’auprès du grand public, a publié de nombreux carnets de voyages vivants et colorés, généralement empreints d’embruns du vent du large et évoquant les pays lointains et ensoleillés .

Son goût pour la recherche, la remise en cause perpétuelle et les prises de risque s’épanouit de façon particulièrement féconde dans l’aquarelle et les carnets de voyages …

undefinedMichel MONTIGNE 

Un jour qu’ils peignaient ensemble, Christian a parlé de Salvador de Bahia et de son association à Michel, et les voilà partis tous les deux au Brésil . Ce fut un florilège de peinture pour nos deux artistes, débouchant sur le projet d’un livre vendu au profit de l’association .

undefinedUne rue de Salvador de Bahia par Michel MONTIGNE .

Mais ici commence une sorte de conte de fées : parcourant les favelas, voilà qu’ils découvrent un poète inconnu, défavorisé et de grand talent : Orlando Corcino .

undefinedPortrait et image des favelas de Michel MONTIGNE.

Ils décident alors de modifier le projet du livre et d’en faire une édition de poèmes d’Orlando illustrés par Michel MONTIGNE, en offrant dans cette aventure toute leur part de travail .

Une année passe : le livre est édité, puis vendu en totalité . Nos deux amis retraversent alors l’Atlantique pour offrir la moitié du fruit de la vente au poète, l’autre moitié à l’association .

undefinedUn autre artiste des rues : le jeune Joyca (Aquarelle Michel MONTIGNE)

Ce livre peut aujourd’hui être commandé à Michel MONTIGNE, car ils ont décidé de le rééditer .

Grâce à eux ce poète des favelas est à présent mieux connu et un peu d’argent est rentré dans les caisses de l’association .

Mais, me direz-vous, parle-nous d’Orlando CORCINO ?

undefinedOrlando CORCINO par Michel MONTIGNE .

« Il m'a semblé qu'il serait bon et juste de rendre hommage à travers lui au formidable gisement de talents enfouis dans les quartiers les plus défavorisés des villes du Brésil : écrivains, poètes, comédiens, musiciens, danseurs, lutteurs ... Donner ici et là-bas la parole aux voix étouffées . » Michel Montigné 

Orlando Corcino est né en 1948, il réside au Brésil à Salvador de Bahia . Fils d'une lavandière et d'un pêcheur il a eu l'existence difficile de nombre des habitants du Brésil . Pour survivre et nourrir sa nombreuse famille - six enfants - il a fait de nombreux métiers depuis celui d'aide maçon à celui d'éboueur dont il est actuellement retraité.

Il naît à la poésie lorsque une jeune fille qu'il rencontrait tous les matins en attendant le camion du travail n'est plus venue ; pour elle il a écrit son premier poème.

Avec ses mots à lui, avec les mots du peuple des favelas il va chez les uns et les autres pour un mariage ou pour les bonheurs d'un chant ou d'un partage réciter ou chanter ses poésies . Avec sincérité et authenticité il dit le quotidien d'un monde où l'amour, la magie des mots, les rêves, parfois la colère permettent de ne pas désespérer ; même quand les amours font mal ils font vivre...

Orlando Corcino est un pur témoin de la vitalité poétique des peuples des favelas ; pour cela, pour son talent de poète , il mérite d'être écouté et entendu . À travers lui c'est un peuple qui danse sur les mots .

O GRITO DO POETA

A poesia fala

A poesia diz, clama e reclama

A poesia fala

A poesia diz tudo aquilo que eu nâo posso dizer.

 

O GRITO DO POETA (LE CRI DU POÈTE) dit par mes amis Chantal et Jean PÉRIÉ , eux-mêmes grands spécialistes du Brésil .

undefinedCapoeira par Michel MONTIGNE

ASSIM É A MINHA VIDA 

Da solidâo

Eu faço verso

Da tristeza

Poesia

Da angûstia

Faço mûsica

Da dor

A poesia

Das lâgrimas

Lavo meu rosto sempre molhado

Pelas lâgrimas da alegria

As vezes do desgosto

Assim segue a minha vida

 

  ASSIM ÉA MINHA VIDA (AINSI VA MA VIE) dit par mes amis Chantal et Jean PÉRIÉ , eux-mêmes grands spécialistes du Brésil .

NO ESPAÇO VAZIO

No espaço vazo

No cantinho do seu

Coaraçâo guarde

Estas palavras

Que digo do fundo

Guarde como um diamante

Como pedra de brilhante

Estas palavras que digo

Amo você .

 

NO ESPAÇO VAZIO (DANS L'ESPACE VIDE) dit par mes amis Chantal et Jean PÉRIÉ , eux-mêmes grands spécialistes du Brésil .

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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 16:37

« Clochers de Basse Auvergne » et « Carnet d’Iroise » .

 

Je vous parle aujourd’hui de deux intéressants livres, bien différents par leur thématique, mais tout aussi attrayants l’un que l’autre …

« Clochers de Basse Auvergne » de Maryse et Marcel PIERRE

undefined La richesse des grandes époques culturelles et architecturales se lit et se déchiffre dans le visage de nos monuments religieux, et les clochers sont dans ce domaine de véritables livres à ciel ouvert … (Photo de la couverture du livre de Maryse et Marcel PIERRE) .

Voilà un ouvrage instructif et très documenté qui nous entraîne dans une superbe promenade à l’ombre des jolis clochers d’Auvergne .

Cet ouvrage est d’autant plus intéressant que comme nombre d’études de ce type il est rare . C’est une référence pour tous les amoureux du patrimoine, que l’on connaisse ou non cette belle région . On y découvre foule de renseignements et de détails tout au long des 384 pages, ce qui donne à cette étude la qualité d’une véritable encyclopédie à travers une approche vivante et ludique, référence à la fois utile pour le curieux à la recherche d’une information précise sur le clocher d’une paroisse et pour le passionné de patrimoine architectural . Un vrai carnet, de clocher en clocher …

Ce beau livre est disponible auprès des auteurs :  
pierremaryse@hotmail.com , c’est un cadeau à offrir et à s’offrir tout au long de l’année si on aime notre si riche patrimoine national . 

« Carnet d'Iroise – Ouessant, Molène, Sein, » de Jean-Paul Rivière .

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Carnet d'Iroise, voyage à la rencontre des îles...

Il est de ces ouvrages dont on ne sait par où commencer pour en parler, pour exprimer le sentiment perçu et même vécu à leur lecture. Intimité des lieux croisés, poésie des instants saisis, envie de partir sur les traces de l'auteur, de poser les yeux sur ces sites parcourus le temps d'un croquis, celui d'un lavis....

Carnet d'Iroise de Jean-Paul Rivière se rattache sans nul doute possible à cette famille d'ouvrages d'exception, de ceux qui vous transmettent un désir puissant de voyage, de départ, de découverte, de rencontre.

Ouessant, Sein, Molène sont autant de balades, d'univers dans lesquels nous pénétrons tel un explorateur venant de découvrir le nouveau monde.

Aquarelles et croquis agrémentés de notes prennent vie au rythme des 64 pages que comporte l'ouvrage, nous enrichissant subtilement en connaissances historiques, géographiques et actuelles sur la vie de ces îles du bout du monde.

Livre à rêver, ce recueil ravira les amateurs d'art, les découvreurs futurs de ces terres émergées ou embellira encore davantage chacun de vos souvenirs acquis en ces lieux magiques. 

« ...L'Iroise, un nom magique, évocateur des vents du large, des courants redoutables, et des naufrages meurtriers... Savoir attendre, observer, pour saisir en un instant magique, des scènes toujours semblables, mais sans cesse renouvelées... »

Une promenade en dessins et aquarelles à la découverte des îles d'Ouessant, Molène, et Sein.

Jean-Paul Rivière est né en 1956 à Auray.

Passionné par la peinture et le dessin, il aime croquer l'ambiance des ports, les vieilles pierres des villages, ou tout simplement les scènes de la vie quotidienne.

Ses croquis sont des instants de vie, captés dans cette Bretagne qu'il aime .

En complément de ce vivant carnet de voyage, des études de vieux bateaux traditionnels, touchants par leur simplicité et leur authenticité, qui meurent dans leur coin et l’indifférence, alors que ce sont eux aussi, d’intéressants et nostalgiques témoins du temps qui passe ….

Jean-Paul dit : « J'aime errer dans les cimetières de bateaux parmi les vieilles coques envahies par les herbes folles.
A l'heure où certaines municipalités souhaitent les voir disparaître du
paysage, il me semble important de ne pas les oublier . »

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Toutes ces études reflètent la passion de Jean-Paul Rivière pour ces vieux bateaux . Ils se nomment le Magouër ou le Bono, ils disparaissent et Jean-Paul les sauve de son trait de crayon sanguine …

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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 15:42
Carnets de Voyages sur ARTE et découverte par ailleurs de deux carnettistes inconnues mais d’un immense talent .

Avant tout, soyez attentifs à une émission d’ARTE qui ne peut que vous plaire : jusqu'au 4 janvier, Carnets de voyage part à la découverte d'un pays à travers le regard d'un reporter dessinateur chaque soir à 20 h 15 . Ces courts métrages de 25 à 30 minutes vous permettent d’accompagner un (e) artiste voyageur (se) sur le motif dans l’exercice de son carnet .
Ce n’est rien d’autre que ce que nous faisons tous régulièrement, mais le style de chacun est mis en avant avec beaucoup de talent par les réalisateurs . Le choix des carnettistes est assez sympathique et cette émission mérite que vous mettiez en route vos magnétoscopes . Si vous avez raté les premiers films, vous les trouverez ici , bon visionnage !
Hors celles et ceux d’entre nous qui ont la chance d’être édités et  médiatisés, de très nombreux (ses) autres carnettistes oeuvrent dans l’anonymat avec beaucoup de talent . Je vais vous présenter aujourd’hui deux jeunes femmes qui mériteraient d’être mieux connues, à travers leurs carnets sur deux villes très différentes .

Marie-Hélène PUGET et son carnet de Barcelone :

Voilà une artiste qui mériterait d’être éditée . Son carnet de Barcelone nous entraîne dans la fascination de cette ville passionnante, des quais du port au cœur des Ramblas et du Bario Chino aux chefs-d’œuvres de Gaudi . Il grouille de vie, et on entend en le feuilletant le murmure des vielles maisons de brique, le tumulte des avenues parcourues par la foule, ou les sonorités de la sardane, le dimanche matin devant la cathédrale !
Marie-Hélène PUGET possède comme nombre de carnettistes un parcours atypique : fille de la mer, marin, peintre, elle navigue en Bretagne du sud, partageant sa semaine carnets en poche entre Vannes et l’île de Sein, après huit ans de bourlingages dans l’océan Indien,  avec son carnet comme livre de bord  . C’est dire si son expérience en vaut bien d’autres, empreinte de cultures et d’acquisitions multiples …
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Danseuses de sardane . On fait plus que les voir en regardant cette page : on danse avec elles et on entend la musique, et pourtant on ne retrouve pas l’attitude typique à laquelle nous aurions pu nous attendre des mains réunies et des pas de côté … (Aquarelle Marie-Hélène PUGET )
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Marie-Hélène c’est attachée dans ce carnet à montrer le visage préservé de Barcelone sauvé des grands travaux, tels ces coins intimistes de la vieille ville où les quais, ouverture sur la mer et les grandes aventures maritimes … (Aquarelle Marie-Hélène PUGET )undefinedExplosion de couleurs et de bruits, de contrastes et de modernisme, son regard se pose sur la vie quotidienne, au hasard des avenues, des places et des rue cette belle ville   … (Aquarelle Marie-Hélène PUGET
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Rencontres avec Gaudi, avec Picasso, architectures étonnantes, parcours hors des sentiers battus dans  la  capitale  de  l’art  contemporain,  regards  vers  des  visages complices entre historique modernité et chantiers d’avenir … (Croquis Marie-Hélène PUGET)  
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Le charme de Barcelone est aussi celui de ses boutiques anciennes et désuètes, de ses balcons fleuris, des ses ruelles innombrables où Marie-Hélène se plait à déambuler et à croquer mille instants de vie qu’elle nous donne à partager avec ravissement . (Aquarelle Marie-Hélène PUGET)

Armelle VOINIER et son carnet de Dijon :

Ce qui m’a beaucoup intéressé dans le travail d’Armelle, c’est qu’elle est une dessinatrice dont l’expression reste profondément ancrée dans un classicisme parfait, (peut-être l’expression « classe » vient-elle directement de ce constat ?), un classicisme pourtant empreint de liberté, où les lignes de fuite, les valeurs hachurées, les équilibres et proportions ne sont pas des freins et des contraintes, des cages rébarbatives et sans issue, mais des traits libérateurs, des moyens d’évasion, de lumière et d’espace .
Son grand mérite est de faire vibrer l’architecture par la seule présence du trait, par la seule dimension d’ombres et de lumières pleinement apprivoisées grâce à la maîtrise du dessin, à la force des contrastes de valeurs en harmonie avec un graphisme de grande qualité .
Combien de prétendus « dessinateurs » en sont-ils aujourd’hui capables ?
Il y aurait beaucoup à dire à ce sujet, nombreux d’entre-nous pourraient aujourd’hui reprendre leurs études là où ils ne les ont ignorées (et pour cause : - quelles valeurs et enseignements transmet-on exactement de nos jours dans les grandes écoles d’art pour être en conformité avec  les préceptes de notre temps ?), et revoir des programmes abandonnés pour la plupart bien avant le début du siècle dernier !
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Nous voici au cœur de son carnet dans une promenade historique dans le vieux Dijon . C’est par la qualité du dessin qu’ici (comme dans toutes les pages de son carnet) Armelle nous initie à la beauté de l’architecture : celle-ci n’est pas relatée, elle est sublimée ! (Croquis Armelle VOINIER)
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On peut parler d’architecture et parler aussi de la vie : - l’architecture n’est-elle pas le produit d’une rencontre entre l’histoire et la vie ? … (Croquis Armelle VOINIER)
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En cela, on peut ajouter que le monument, par son décor, ses sculptures, ses ornementations, nous introduit à l’intimité d’une époque dont la perception se cache derrière l’artefact de ses apparences, et qu’il suffit de dépasser pour en entendre le cœur battre . Armelle nous en donne les clés par ses dessins et croquis, et ce vécu palpitant chargé de mystère et de beauté devient alors perceptible derrière chaque ombre, chaque trait … (Croquis Armelle VOINIER)
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Armelle VOINIER sur son stand à la 8ème Biennale de Clermont-Ferrand . On comprend tout quand on sait qu’elle est architecte diplômée de l’École d’Architecture de Nancy et de l’Université de Stuttgart . Mais son travail de carnettiste ne s’arrête pas à ces croquis très justes et épurés : peut-être un jour vous parlerai-je de ses différentes expériences de représentations tendant à les détourner de leur utilisation traditionnelle sur des supports des plus variés ? 

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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 12:28
Causse Noir, des fissures en falaises au tichodrome échelette …

Thich Nhat Hanh a dit : « En nous établissant dans l’instant présent, nous pouvons voir toutes les beautés et les merveilles qui nous entourent. Nous pouvons être heureux simplement en étant conscients de ce qui est sous nos yeux » .
Nous voici dans les grandes fissures du bathonien en quête de ces hypothétiques passages qui doivent nous amener dans un « ailleurs » proche et inaccessible à la fois : une possible communication avec le secret parcours d’un gouffre suspendu dans le temps, développant son histoire au creux des millénaires dans l’indicible vacarme de l’aventure du vivant .
Le soleil illumine les immenses dalles de calcaire qui réfléchissent la lumière sur les parois d’ombres ocres, roses, brunes, bleutées, jusqu’à rendre irréel le flamboiement des porches du vertiges suspendus au dessus du vide, tels des balcons de l’impossible pour assister au mariage de la roche et du ciel, dans cette fête où la notion d’espace prend une autre dimension …
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Deuxième longueur d’escalade à la base d’une grande fissure s’ouvrant dans la paroi : le pied de la roche paraît tout proche et pourtant cette sensation si particulière d’ouvrir une porte sur une autre dimension où le monde n’est plus qu’un concept de bipèdes plongeant à la renverse dans les brumes pâles de la vallée, nous donne cette impression d’invincibilité que connaissent bien les grimpeurs, une fois passées les bien légitimes frousses des premiers apprentissages de hauteur… (Photo Alain MARC)
Nous faisons notre cette phrase de Thich Nhat Hanh .  Ce n’est pas difficile ici : une fois de plus, la magie des lieux nous emporte à la frontière d’un univers « autre » où nous savons que tout est possible, et que nous pouvons à tout instant franchir le limites du temps pour entrer en correspondance avec l’âme des choses, leurs intimes secrets, comme si à nous, pauvres et si éphémères humains, quelque sublime parcelle d’infini pouvait nous être révélée …
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En haut de la fissure, on plonge à l’envers du décor : c’est presque l’intérieur de la falaise, celui où la lumière se métamorphose, se réfracte et se réfléchit en échos multicolores au diapason de la calcification, des brillances et des matités de la roche . (Photo Alain MARC)
À cette rencontre de l’air et de la roche, du vertical et de l’horizontal, du compact et du spatial, s’établit la dialectique du dehors et du dedans, de l’ouvert et du fermé . Elle prend un sens nouveau avec les jeux de lumière et les couleurs minérales qui lui sont associées . La spatialité même de l’atmosphère, vecteur d’un éclairage si particulier ici, confère à cette quête d’inconnu la qualité d’un voyage dans d’étranges et poétiques vibrations . À travers cette notion de « dedans » et de « dehors » tout se dessine comme si nous percevions soudain l’écho des résonances subtiles d’un « en deçà » où nous ne sommes que simples et fragiles spectateurs, mais témoins d’un tel spectacle qu’il nous transcende tout de même, par ce qu’il nous offre le murmure de toutes les primitivités du monde .  C’est comme si elles s’étaient endormies ici au creux des formes et des couleurs …
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L’entrée d’une autre caverne suspendue . Les ronces et figuiers sauvages ont envahis l’entrée, et un fois de plus l’exploration du site ne donne rien sur le plan purement spéléologique . Cependant, si nos recherches s’avèrent sans résultats dans cette part d’exploration, elles nous révèlent des secrets d’une autre valeur : celle des couleurs magiques de la roche empreinte d’oxyde oranges bleutés et ocres, juste perceptibles en ce moment de l’année et à cette heure-ci de la journée, grâce à la disposition très particulière du soleil dans le ciel et à la façon dont ses rayons sont renvoyés par le calcaire des falaises alentour …
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Les couleurs de ce calcaire sont authentiques, je ne les ai pas modifiées ! J’en tire une première étude, dans une sorte de dialogue d’entrée avec l’esprit de la nature, à travers les vibrations des couleurs du rocher … Mais je n’en suis pas satisfait : ce travail n’est qu’une pâle copie de la réalité . Ce n’est qu’une apparence, elle ne contient pas assez « le vrai » : traduire l’essence des choses n’est pas les copier . On les copie pour mieux les décrire si on veut les expliquer, mais ce n’est pas traduire l’indicible que de ne pas dépasser la frontière du visible . (Photo et aquarelle Alain MARC)
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Il faut mieux regarder d’où vient la lumière, ressentir à même le corps les formes et le grain du rocher, se blottir pour percevoir ce langage des traces de l’usure des temps par millénaires interposés, mêlés dans cette expérience à la plus fugaces des clartés …
Une expérience silencieuse et intime pour provoquer les images . Chacun a sa façon de travailler . Ce que je sais, c’est qu’il faut s’imprégner et se nourrir davantage des choses vraies au moment où elle « sont », sans les laisser échapper . Alors viennent les images chargées de l’étrange bruissement des parcours libérés, du soleil, (même en semi obscurité), on peut à présent entrer dans la « force » de la réalité et porter nos images à la frontière même de ce qu’on peut exprimer .   (Photo Roland PÉLISSIER)
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Là je suis plus près du « vrai » . Écrire et peindre un carnet n’est pas seulement dessiner, observer, relater . Ce n’est pas simplement décrire . C’est aussi entrer en connivence avec l’âme des êtres et des choses lorsque cette chance nous en est donnée . C’est les partager, les vivre en intériorité, c’est nous dépasser quand on va à notre tour les donner, afin que leur essence à travers notre personnalité en soit si possible traduite non seulement dans leurs apparences, mais aussi dans leur intime réalité . (Aquarelle Alain MARC)
La soirée se prolonge de falaises en rochers . En bas, le cours du Trévezel scintille au soleil, et il y a comme des nuages de poudre dorée qui dissolvent les pentes du Bégon plus loin, là-bas vers la Dourbie .
Nous faisons une drôle d’équipe : lui absorbé par ses recherches, le souci d’un travail de qualité, moi pris par mes réflexions poétiques, picturales, variées, et aussi le souci de ne rien laisser échapper de ces trésors si fragiles que beaucoup sont même incapables de soupçonner : les joyaux d’autres perceptions et d’autres expressions de ce que certains nomment la beauté, mais que je crois plus proche de différentes essences de la réalité .
Pourtant je suis très prudent, concentré sur ce que je fais en escalade, attentif si c’est nécessaire pour l’assurer, comme il l’est plus encore, lui, pour me sécuriser .
Bientôt nous dominons de monolithiques et colossales aiguilles dominant la vallée, quand je vois un étrange oiseau tel un répétitif éclair rose vif, arpenter la plus élancées des aiguilles, juste en dessous de nous en pleine paroi ensoleillée !
Il grimpe de coté, s’envole et se repose d’un vol hésitant et saccadé, se retourne et virevolte, avance comme un crabe d’aspérités en aspérités, fouillant de son long bec fin et recourbé la moindre des petites fissures à la recherche d’insectes, araignées et autres invertébrés . Arpentant le calcaire, il ouvre régulièrement ses ailes par saccades, et il est bien difficile de le repérer tant il se confond avec la roche quand il les a refermées . C’est un tichodrome échelette . À peine ai-je le temps de prendre des notes, d’essayer de bien l’observer, de faire en vitesse un petit bout de vidéo au maximum de ce que mon appareil photo peut donner, qu’il plonge vers la vallée dans un joli vol aux éclats de carmin, de papillon désordonné !
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Totalement invisible sur l’immense aiguille ensoleillée (il a juste la taille d’un petit merle), s’il ne bougeait des ailes, de loin, même avec les jumelles se serait bien difficile de le repérer ! (Photo Alain MARC)
 
 
Pardon pour la mauvaise qualité de la vidéo, c’est vraiment flou et je bouge beaucoup (j’étais au maximum du zoom numérique ce qui est très loin d’être parfait), mais regardez bien : il est tout petit sur le rocher et ce n’est que lorsqu’il bouge qu’on voit où il est . Mais on comprend au moins sa manière de chasser, et puis c’est le beau souvenir d’un oiseau assez rare, qui ce soir-là, quelque part, nous ressemblait ! (Vidéo Alain MARC)
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C'est la dernière image de la vidéo, on voit bien en bas de l’image à droite son corps clair et ses ailes déployées rouge carmin, plonger vers la vallée avant que je ne puisse plus le cadrer . (Photo extraite de la vidéo ci-dessus)
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Voici le tichodrome échelette tel que je l’ai redessiné à partir des observations réalisées et d’autres documents : je suis là dans une démarche totalement descriptive, bien différente de l’expérience évoquée plus haut . Dans un tel travail on se doit d’être fidèle à ce qu’on a vu et noté, afin d’informer et d’expliquer le mieux possible dans un esprit didactique et descriptif . (Croquis et aquarelle Alain MARC) .
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Enfin, juste pour « information » et pour clôturer cet article parce que je trouve ces couleurs assez gaies : ce sont quelques couleurs et les premiers mélanges d’étude pour la peinture des fissures des grandes falaises que nous avions explorées …

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25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 09:46
Mandalas de Noël :  Meilleurs Voeux 2008 !

Que ces mandalas, que j’ai terminés pour vous en cette nuit de Noël à partir de photos de gouttes d’eau tombant des concrétions les plus rares de l‘Aven Noir, et de photos de cristaux d’aragonite dans ses secrètes profondeurs vous apportent joie et bonheur en ce jour particulier !

Merci pour tous vos vœux et vos gentils messages, je les ai voulus comme des étoiles d’espoir et des cristaux de neige mêlés, afin de vous apporter joie et bonheur sur tous vos chemins …
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Celui-ci est une méditation sur la transformation : l’eau traverse et transforme la roche dans l’alchimie des profondeurs pour faire d’une matière dure et compacte un univers rare et précieux qui reflète le cosmos . - Que chaque jour qui passe, vous apporte cette lumière apte à vous embellir comme la goutte d’eau apporte au creux de la pierre toute la mémoire du ciel et des nuages !
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Celui-ci est le mandala des cristaux précieux : - que par ce que vous êtes et apportez aux autres, votre existence soit forte et éclairée !
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Mandala de la chance et des étoiles d’espoir : - que celui-ci vous guide au travers de la vie et qu’en le regardant il vous permette de discerner en vous ces étoiles d’espoir qui scintillent pour vous montrer le chemin, comme au plus profond du gouffre des cristaux purs tels des joyaux brillent sur les parois et les voûtes nous montrant le chemin de l’eau …
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Mandala de la paix : - que la paix vous habite en tout lieu et toute circonstance . Que des mots tels qu’amour, liberté, fraternité, justice, harmonie, partage, épanouissement et prospérité reprennent leur sens dans l’humanité, et que les plus incontournables obstacles se résorbent comme dans les labyrinthes et les enclaves du karst qui laissent la source jaillir au pied du rocher …
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Celui-ci les réunit un peu tous : - que la force et la joie vous habitent, et que toutes les étoiles de vie vous montrent le meilleur chemin !

Demain nous continuons l’exploration des falaises et des rochers …

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