Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental et jusqu'au Portugal, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2020...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 01:32

Causse Noir, inversion de subsidence et de rayonnement …

 

Voilà de nombreux jours où vous n’aviez aucune nouvelle … Vous deviez penser que j’étais loin de l’ordinateur ou que j’étais absorbé par quelque autre activité passionnante, ou les deux à la fois . Vous ne vous trompiez pas !

Réaliser un carnet comme celui de l’Aven Noir n’est pas seulement s’enfoncer dans les entrailles du causse, c’est aussi le regarder, l’écouter, le ressentir à fleur de peau, à fleur de roche, à fleur d’espace . C’est le percevoir au fil des saisons dans la connivence de toutes ses dimensions, c’est se mêler à sa respiration naturelle, multiple, sauvage, grandiose et secrète . Avec respect, écoute, discrétion . Avec amour .

Parce qu’aux petits matins d’hiver, dans la blanche et piquante lumière du jour qui teinte d’or et de carthame l’horizon, il est écrit des signes secrets qu’il nous appartient de déchiffrer si on veut en comprendre le message, si on veut avancer dans la découverte et la compréhension du monde souterrain qui se love et s’étire dans ses profondeurs .

Cela nécessite le même lien à la terre, le même attachement à l’emprise des hauts plateaux et à leurs verticalités, que pour ceux qui y vivent . Pour cela il faut du temps . Il faut aussi être là quand il faut . Il faut aimer le silence, la solitude, l’effort prolongé et la patiente attente dans le froid et l’improbabilité .

C’est un peu de ces temps forts que je vous fais partager aujourd’hui avec cette nouvelle page du carnet de l’Aven Noir, le début d’un suspens où les mystères de la nature vont nous révéler (y compris dans le prochain article), un ou deux de leurs plus beaux secrets …

Moins sept degrés quand nous chargeons nous sacs à dos, et coiffons nos bonnets . Il fait tout juste jour . Derrière nous, le sympathique gîte de Revens où nous avons passé la nuit s’est rendormi dans le silence du petit village caussenard . Nous avançons vers le levant .

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8 h : regard au petit jour depuis le haut du ravin de la Granarié vers la vallée de la Dourbie et le val de Nant . Ils sont tous les trois sous la brume . En cette saison, en période anticyclonique, l'air se refroidit près du sol lors des nuits claires et par effet de gravité (il est plus lourd que l’air chaud) s’accumule en fond de vallées . Sur les hauteurs, l’air est légèrement moins froid, et il se forme une couche de brouillard entre les deux (généralement sous la forme de stratus) . Cette couche d’inversion se résorbe dans la journée sous l’effet du rayonnement solaire et de la convection qu’il provoque . C’est un phénomène de toute beauté bien connu des montagnards, particulièrement lorsqu’une autre forme d’inversion de température (la subsidence), fait émerger les cimes au dessus de 1000 à 2000 m : nous avons ici sans être en haute montagne, le même type d’effet . À l’horizon, les hauteurs du Larzac vers la Couvertoirade . (Aquarelle Alain MARC)

Cette météorologie bien particulière est l’alliée des spéléologues attentifs et matinaux . Ou plutôt des spéléologues peu frileux, car ce qu’ils vont tenter de voir parmi les signes secrets que leur envoie la nature, sera d’autant plus visible que le froid sera vif . Et aussi que le temps sera clair, car il n’est pas évident de chercher une colonne de buée au milieu d’une couche de brouillard d’inversion !

- Une colonne de buée, que veux-tu dire Alain ?

Je veux dire que si quelqu’aven caché dans les broussailles, si quelque profonde fissure en falaise reliée à une grande cavité sans qu’on ait pu jusqu’à présent en déceler la présence se manifestent sous forme de « trou souffleur » (courant d’air sortant, lié à la différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur), ils vont cette fois se trahir par la colonne de buée se trouvant au dessus d’eux (parfois sur plusieurs mètres de hauteur) provoquée par la condensation de l’air de la cavité souterraine chaud et humide, au contact de l’air extérieur froid et sec .

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11 h 30 : le givre est encore bien présent sur tout l’ubac et en fond de vallée après la dissipation des brumes liées à l’inversion de température . Cependant, même si les indices de l’adret doivent avoir été repérés depuis longtemps car ils ne sont plus visibles maintenant, il est encore possible de poursuivre l’observation des pentes à l’ombre pendant quelques dizaines de minutes encore, avant que la température ambiante extérieure n’équilibre celle de l’air s’échappant des profondeurs . La différence de température entre l’ubac tout givré et l’adret chaud et ensoleillé à ce moment-là, peut être de plus de 20 ° ! (Photo Alain MARC)

C’est donc avec un regard de lynx (enfin nous essayons) que nous parcourons jusqu’après le lever du soleil, plateau, pentes et falaises, dans un large périmètre autour de l’Aven Noir, particulièrement à la verticale ou dans les environs extérieures des différents réseaux hypogés du gouffre qui nous intéresse . Cela implique que nous ayons une parfaite connaissance du terrain, et que la topographie souterraine soit bien faite afin que nos recoupements de surface soient justes . Le reste est un jeu passionnant mais qui demande une patience infinie, un jeu qui cependant peut s’avérer payant, je vous l’assure .

Ensuite, si les indices repérés sont en falaise, il faut grimper, descendre en rappel, et après un certain nombre d’acrobaties plus ou moins aériennes (c’est particulièrement le cas pour accéder aux fissures et cavités surplombantes), explorer dans les moindres détails tous ces conduits et anfractuosités pleins de promesses, souvent invisibles même quand on est à leur pied, mais qui peuvent aussi parfois hélas, nous apporter des déceptions à la hauteur de leur inaccessibilité !

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« Les deux formes de connaissance », aquarelle réalisée il y a des décennies à présent, mais que je conserve précieusement : l’inversion de subsidence y est déjà présente et symbolise cette limite qui permet de passer du « monde d’en bas » gris et froid au « monde d’en haut » lumineux et ensoleillé … (Aquarelle Alain MARC)

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Dans le soleil matinal les falaises dominant les gorges du Trévezel ont quelque chose de magique : la lumière est or et bleutée, les roches blanches, ocres et roses se marient dans une polychromie quasi enchanteresse avec les pentes et plateaux encore aux couleurs automnales . Il est vrai que ce pays de légendes et de fées porte en lui naturellement l’empreinte de la beauté … (Photo Alain MARC) 

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Pendant ce temps les repérages de surface passent par un travail méthodique et scrupuleux où aucun indice, aucune donnée ne doivent être occultés : tout se mesure avec précision à l’altitude, au mètre et au degré (et manuellement car en plusieurs endroits, le terrain est si accidenté que le GPS ne passe pas) … (Photo Alain MARC)

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Fort de toutes les informations réunies, Roland vient d’équiper le premier rappel et s’apprête à glisser le long des grandes falaises surplombantes jusqu’à une énigmatique grotte suspendue . Elle est sur le trajet d’autres indices plus probants, mais nous la visiterons au passage, à tout hasard . (Photo Alain MARC)

C’est une chance de plus qui m’est accordée de pouvoir accompagner Roland dans cette phase de ses investigations car ces lieux sont en voie de protection . C’est l'une des raisons pour lesquelles ce type d’exploration se déroule en hiver loin de toute période de reproduction ou de nidification de la faune colonisant ces parois . Mais malgré l’autorisation qui nous est accordée, nous n’accédons aux falaises qu’en plein milieu de la journée lorsque nous ne risquons pas d’y déranger les oiseaux du biotope, et excluons toute activité sur les zones où se trouvent des niches et fissures où se cachent de jour les rapaces nocturnes, comme les hiboux et chouettes, et dont certaines espèces telles le grand duc sont fragiles et rares : il nous faut absolument les protéger .

Dans le prochain article, je vous emmène dans ces verticalités : je pense que vous aurez plaisir à découvrir quelles surprises et quelles ambiances elles vont nous révéler !

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 14:54

Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand : Christine AMMOUR .

 

Nous voici sur le stand de Christine Ammour : elle est musicienne et créatrice voyageuse . Elle capte des sons, dessine et chante.

Ses voyages ne sont pas le fruit du hasard mais celui des liens qui l'attachent aux musiciens avec lesquels elle travaille depuis plusieurs années .

Histoires de familles, rencontres, elle compose, écrit des tableaux qui s'écoutent et se regardent .

Elle parle de ses carnets : « Compositions, collectages de sons, chants traditionnels, je suis partie des sons enregistrés sur place lors de mes voyages pour construire les morceaux des albums . La voix, le chant, sont des instruments universels qui perpétuent la mémoire par voie orale » .

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Christine AMMOUR sur son stand : ses carnets se regardent, se lisent, et s’écoutent grâce au CD audio contenu dans chacun d’eux … (Photo Alain MARC )

C’est « CUBA » qu’elle présente cette année à Clermont-Ferrand .

II s'agit d'un voyage initiatique auprès de Mario Jaurégui Aspirina, soixante-quatorze ans, véritable anthologie des chants et des percussions cubaines . C'est avec lui qu'elle étudie depuis plus de dix ans la liturgie des chants Yorubas . Ce carnet visuel et musical nous plonge au cœur de Guanabacoa, le plus ancien quartier de la Havane . Cuba et ses racines africaines, ses contes, ses rites, le monde magique des divinités du panthéon Afro-cubain : Yémaya, la reine des océans, Oshun, déesse des eaux douces et de l'amour, Shango, dieu de la foudre . Cuba, île sortilège, se dévoile peu à peu au fil de ce carnet, un regard intimiste sur l'île crocodile .

Mario Jaurégui Aspirina se présente, introduction au carnet musical de Christine AMMOUR, avec un très beau morceau de musique (vous pourrez entendre la suite en écoutant le CD du carnet de Christine) …

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Issu de son carnet de voyage sur Cuba, Christine Ammour présente aussi ses tableaux sur les divinités de la liturgie afro-cubaine . Ils sont éclatants de couleurs et chargés des symboles et des sonorités qui les ont inspirés … (Peinture, avec l’aimable autorisation de Christine AMMOUR)

" Bien au-delà du soleil et des ombres porteuses de chimères, les racines s'étendent. Une famille, une maison, une île, sur le toit de la maison un chien qui aboie, une cage à oiseaux en bois, le linge qui sèche au soleil... Des coqs, des poules, des pigeons et Abukenké l'arbre protecteur. Je ferme les yeux, premier souvenir de la Havane... Arrêt sur image : comme dans un film en technicolor où roulent de belles américaines..."

 Voici un extrait du CDR inclus au carnet de Christine AMMOUR sur Cuba : c’est votre rencontre avec Mario Jaurégui ASPIRINA, musicien de 74 ans, grand maître des chants et des tambours Bâta qui chante pour vous . Tout le charme et l’envoûtement de la musique cubaine en quelques notes, en quelques mots …

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Encore une divinité de la liturgie afro-cubaine : vous découvrirez les contes, les couleurs, les symboles, les chants, les rythmes liés à chacune d'elles, à travers les peintures et les pages du carnet de Christine . (Peinture, avec l’aimable autorisation de Christine AMMOUR)

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Cette divinité est chargée de soleil . Comme les notes de musique recueillies par Christine . Un voyage dont on voudrait qu’il ne s‘arrête jamais … (Peinture, avec l’aimable autorisation de Christine AMMOUR)

Si cette rencontre vous a plue, je vous invite à visiter le site de Christine AMMOUR en cliquant ici, : vous y découvrirez ses autres carnets et pourrez les lui commander directement car ils méritent le détour . D’ailleurs, on ne se lasse pas d’écouter et réécouter les superbes enregistrements qu’ils contiennent, elle en a d’ailleurs placé de très beaux extraits sur son site . 

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 10:23

8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand : Hervé GRIMAL

 

Nous nous arrêtons aujourd’hui, sur le stand d’Hervé GRIMAL, artiste plasticien, qui vit et travaille dans le Gard près d’Uzès. Avec Laure, son épouse, il réalise des recherches en arts textiles et en arts plastiques . L’écriture est venue dans son monde pictural apporter la dimension d’un langage universel et sensible .

La création de ses livres existe depuis 1994, mais ce n’est qu’après le passage de l’an 2000, qu’il consacre uniquement ses recherches au monde livresque.

À partir de 2002, naissance d’une série de livres : « impressions de voyage » . C’est avec un carnet de notes en poche, un appareil photos, qu’il transcrit des ressentis en superposant des traces photographiques et des textes émergeant des souvenirs de ses voyages en Égypte, en Espagne autour de la peinture de Goya, Vélasquez et Le Gréco, en Inde, de Delhi à Bénarès ...

Et des lieux paradisiaques aussi, comme " Le jardin de la Noria - Un chemin d'eau " .

« Nous en avons parcouru de merveilleux jardins ... C’était en 2006 . Réaliser un livre sur « le jardin de Laure », en 2004, c’était par exemple révéler une partie de sa vie, c’était dévoiler une part de son intimité…
Cela fut à l’origine du carnet « Le jardin de Laure – Une Oasis au milieu de la garrigue écrasée par le soleil », texte et photos retouchées sur papier Vélin d’Arches, dimensions : 14 cm x 14 cm, en tirage limité . C’est un recueil de notes poétiques d’un merveilleux espace de verdure, une poésie de formes, de couleurs et de senteurs … »

Hervé GRIMAL sur son stand : le public découvre avec ravissement ce florilège d’ouvrages entièrement réalisés par ses soins en tirage limité . Livres d‘artiste sur un très beau papier dont on prend plaisir à feuilleter les pages pliées en accordéon, qui en font de véritables ouvrages d’art … (Photo Hervé GRIMAL )

Le voyage en Inde fut pour lui la concrétisation d’un rêve d’adolescent . Cela se traduisit par plusieurs ouvrages dont :

« Impressions de voyage – De Delhi à Bénarès – I - », texte et photos retouchées, sur papier Vélin d’Arches, année : 2005, dimensions : 14 x 14 cm, tirage limité .

« Impressions de voyage – De Delhi à Bénarès – II – », texte et photos retouchées, sur papier Vélin d’Arches, année : 2005, dimensions : 14 x 14 cm, tirage limité .

Ses chemins se poursuivirent sur d’autres routes . Pendant ses voyages, des notes quotidiennes, de nombreuses photos vinrent étayer ses créations, par exemple en 2003 : « Impressions de voyage – en passant par Ségovie, Madrid et Tolède… », texte et photos retouchées sur papier Vélin d’Arches, dimensions : 14 cm x 14 cm, tirage limité . Ou « Impressions de voyage – sur les traces de Pharaon », texte et photos retouchées sur papier Vélin d’Arches également, en 2002, dimensions : 14 cm x 14 cm, tirage limité idem .

Pour la qualité et l’originalité de ses créations reçoit à l’occasion de sa première participation à la 8ème Biennale des Carnets de Voyages le PRIX DE L'ECRITURE de la BIENNALE DU CARNET DE VOYAGE de CLERMONT-FERRAND 2007 .

C’est également cette année en 2007 qu’il est entré dans le Référencement du catalogue de la BNF . 

Si vous voulez rencontrer Hervé GRIMAL, je vous invite à vous rendre sur son stand au 10e SALON PAGE(S) qui a lieu en ce moment les 7 - 8 et 9 décembre courant à l’ESPACE CHARENTON à PARIS, où il présentera ses livres d’artiste .

Enfin, si vous n’êtes pas à Paris en ce moment voici ses coordonnées : Contact : Herve Grimal Mobile : 06 15 13 76 35 
Son e-mail : Herve.Grimal@wanadoo.f

Et si vous voulez le retrouver sur son site web où il présente sa démarche artistique, il vous suffit de cliquer ici .  

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« Impressions de voyage – Bénarès, un but suprême… » Texte et photos retouchées, papier : Vélin d’Arches, année : 2006, dimensions : 14 x 14 cm, tirage limité .

«  Au printemps 2004, nous étions « aux Indes », il faudrait dire « en Inde », mais il est plus juste de parler des Indes tant elles sont multiples. Malgré de nombreuses lectures, une certaine préparation, en arrivant sur le sol indien, nous avons ressenti un choc très intense… » (Photo Hervé GRIMAL )

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Nous voici dans son carnet de Bénarès . L’imbrication du texte aux images qui le soulignent par leur fond, choisies pour leurs teintes subtiles et évocatrices, le montage et la superposition savante des photos en pleine page sont autant de moments de mémoire matérialisée, vivante et fragile comme des instants d’éternité … (Photo Hervé GRIMAL )

Superbe rendez-vous pour les parisiens, le Salon PAGE(S) vous permettra de découvrir une dizaine d’artistes et auteurs créateurs de grand intérêt, dont Hervé GRIMAL .

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 12:53

8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand : Martine CHANTEREAU

 

Comme je l’avais fait l’année dernière, je vous emmène aujourd’hui dans les allées de la 8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand à la rencontre de camarades exposants (tes), - la plupart sont des amies et amis depuis longtemps -, et pour commencer cette suite de coups de coeur nous rencontrons sur son stand, Martine CHANTEREAU .

Je dois tout de suite vous dire que j’aime beaucoup le travail de Martine .

Son expression est d’une grande valeur plastique et empreinte d’une profonde sensibilité . C’est une personne chaleureuse et sympathique qui traduit les rencontres et les émotions de ses voyages par une profonde immersion au cœur des couleurs de la terre et des gens . Elle s’exprime aussi bien (et avec autant de réussite) par la peinture que l’écriture .

Elle présentait à Clermont-Ferrand différents carnets (dont Éthiopie et Mali), ainsi que de superbes toiles inspirées elles aussi de ses voyages car Martine est aussi un peintre de très grand talent .

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C’est avec une immense gentillesse que Martine pose pour vous devant l’une de ses belles et grandes toiles, un superbe éclat de mémoire ramenée d’Éthiopie … (Photo Alain MARC)
 

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Encore un grand format tout à fait révélateur de son expression : formes et couleurs d’une plasticité « matiériste » très prégnante, usage syntaxique du signe par l’écrit, et renvoi en langage représentatif (le portrait) au cœur du vivant par l’évocation formelle . (Photo Alain MARC, avec l’aimable autorisation de Martine CHANTEREAU)

  

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Nous voici dans son carnet de voyage au Mali . L’utilisation d’une page de cahier d’écolier local, (ah, les objets abandonnés trouvés au cours du voyage, comme ce sont de merveilleux supports !) avec les annotions de la maîtresse, nous transporte par son sujet (« Composition de Géographie ») et le touchant dessin de Martine, non seulement dans la brousse malienne, mais plus encore dans le cœur de ce petit enfant : - ce n’est pas aussi beau que le portrait du petit garçon lui-même, cela ? (Photo Alain MARC, avec l’aimable autorisation de Martine CHANTEREAU)

Si vous voulez en savoir plus sur Martine CHANTEREAU, mieux connaître sa peinture, ses carnets de voyages, son démarche originale, (et peut-être la rejoindre un jour dans l’un de ses stages car Martine anime comme moi des stages de carnets de voyages et de peinture qui méritent le détour), enfin si vous voulez découvrir son atelier, cliquez ici, et vous serez très vite avec son site web en parenté de son intéressante expression .
 

  

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Voici une autre belle page de ce cahier d’écolier . Le dessin de Martine CHANTEREAU, sa mise en scène avec les deux bandes sépia, en font un vibrant instant de vie empreint de chaleur et de pureté, qui ne peut que laisser en nous un écho d’images émouvantes, inoubliables et poussiéreuses comme des traces de pas sur la terre d’Afrique . (Photo Alain MARC, avec l’aimable autorisation de Martine CHANTEREAU) 

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 22:47

Communauté des carnets de voyages :

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En marge de mes articles consacrés à la 8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand, (que je reprends dès demain), je lance sur Over-Blog la Communauté des carnets de voyages !

Si vous avez un blog OB en V2 qui parle de voyages, de découvertes, de dessin ou de peinture (même les voyages imaginaires ou rêvés à travers un seul texte, une seule image sont les bienvenus - et nombreux sont les textes et les images qui nous font voyager, peu importe s’ils n’ont pas de rapport direct avec le voyage pourvu qu'ils nous y emmènent ! -), si vous écrivez et décrivez vos voyages avec ces images, ces mots et ces couleurs qui ne sont que les vôtres, s’ils se prolongent dans vos photos, alors venez me rejoindre dans cette nouvelle communauté, c’est pour vous que je la crée .

Elle vivra par ce que vous lui apporterez au fur et à mesure de vos articles automatiquement rajoutés depuis vos blogs en même temps qu'ils se mettent en ligne chez vous, et vos œuvres devenues pages de carnet actif et créatif, seront le support de nos rêves et de ceux de toutes et tous les autres lectrices et lecteurs !

En retour vos blogs seront davantage visités, et nous réaliserons tous ensemble une sorte de grand carnet qui fera de nos parcelles de mémoire le lien vivant d’une grande ronde autour du monde .

Pour cela rien de plus facile : vous cliquez sur le lien de la communauté et vous arrivez sur la page de la communauté, ou bien vous allez sur la page d’accueil d’Over-Blog, vous cliquez sur "Communautés", puis en bas de la colonne de droite sur « Annuaire des communautés », et vous cherchez le mot « Art » (1ère page de cet annuaire et 8ème position en descendant vers le bas sur la colonne de gauche), cliquez dessus : dans la liste qui s’ouvre cherchez au fil des pages (numéros de pages en haut et bas d’écran), vous trouverez notre communauté «  Carnets-de-voyages » . En cliquant sur « Carnets-de-voyages », vous ouvrirez cette catégorie et pourrez inscrire votre blog en cliquant sur « Rejoindre cette communauté » . Ensuite à chacun de vos articles publiés dans votre blog, le relais en sera fait dans la communauté (si la case correspondante est cochée en bas de page dans la mise en ligne de votre article) . Mais avant que cela fonctionne et que votre blog se retrouve listé et visité dans la communauté, il vous faudra un peu de patience : le temps qui me sera nécessaire pour valider votre entrée dans cette communauté (si je suis loin d’Internet 4 jours, vous attendrez 4 jours …), mais ensuite c’est une chance de plus qui lui sera donnée !
Vous pouvez aussi intervenir directement dans la communauté en cliquant sur "Publier dans la communauté" lorsque vous êtes arrivé (e) sur sa page .

- Alors à très bientôt dans la communauté « Carnets de voyages »?

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 15:48

8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand, 1ères impressions .

Pour les organisateurs comme pour les carnettistes cette nouvelle session fut une réussite et les craintes liées au pic des grèves dans lesquelles nous étions à ce moment-là se sont avérées injustifiées : mis à part la non participation de quelques exposants piégés par cette contrainte, le public est venu très nombreux (sans doute fréquentation supérieure aux années précédentes) .

Je vais donc consacrer plusieurs articles à cette passionnante biennale, en commençant par un petit résumé en photos de mon expérience personnelle .

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Coup d’œil sur la Biennale avec l’ambiance dans les allées dès la première heure au premier jour juste après l’ouverture au public : la certitude que malgré les grèves des transports (particulièrement SNCF), cette manifestation va être très fréquentée … (Photo Alain MARC)

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Premiers visiteurs sur mon stand où on découvre mon carnet de l’Aven Noir . L’une des plus intéressantes caractéristiques de cette manifestation est la qualité des visiteurs : tous connaisseurs et passionnés ! (Photo Alain MARC)

Petit retour sur mes 4 ateliers : entre 80 et 120 personnes ont pu les suivre grâce au système d’accès aux salles préalablement établi par mes soins, qui me permettait d’accueillir en plus des personnes participant directement aux ateliers (une douzaine par atelier - les 12 premières inscrites - ), un nombre d’auditeurs libres juste limité par les capacités d’accueil de la salle et les règles de sécurité liées à cet accueil .

La chronologie des ateliers permettait aux participants les ayant suivi tous de profiter d’une véritable session de formation .

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« Les supports préparés pour carnets de voyages »  : mon premier atelier permettait à chacun de découvrir mes procédés personnels pour rendre tout support même excessivement fragile (par exemple le papier de soie, le papier journal, les fibres végétales, etc.) aquarellable, et d’excellente qualité pour accepter du dessin ou de l’écriture (crayon, stylo, plume, feutre, etc.) . L’atelier s’est terminé par la mise en œuvre d’un « carnet-fleur » prêt à l’emploi tout à fait original : chaque page était un support différent, et le carnet une fois terminé s’ouvrait comme une fleur aux innombrable pétales . On voit dans la photo ci-dessus l’un des supports préparés dans cet atelier (un fond devant recevoir un futur motif où du texte, - c’est une page de journal chinois), constituant une page du « carnet-fleur » réalisé par la suite . (Création Alain MARC) 

« Illustration libre sur support préparé » : ou comment exploiter au maximum les supports préparés avant de partir en voyage était le thème de ce 2ème atelier .
Sur cette page dont le fond est constitué de photos personnelles du voyage lui-même, assemblées, vieillies et virées au sépia (possible grâce à un logiciel nomade adapté emporté sur une clé USB et réalisé dans n’importe quel cybercafé équipé d’une imprimante sur papier de grammage moyen), l’illustration est faite à l’aquarelle et le texte au « Signo » blanc sur fond rendu indélébile grâce à l’un des procédés de l’atelier précédent .
 

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« Rapport graphisme - couleur dans la dynamique du carnet » : ou comment réussir son interprétation personnelle en donnant plus de caractère, de force et de vie aux sujets abordés par le biais d’un bon rapport graphisme - couleur . Comme pour toutes les autres techniques, la préparation bien avant le départ des procédés lors de nos futures séances sur le motif est primordiale . Ici, photo d’un nuancier test des couleurs les mieux appropriées à un support donné .

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« L’aquarelle rehaussée au service du carnet de voyage » : dernier atelier de la série, celui-ci permettait à chacun d’arriver avec un matériel des plus réduits (stylo feutre et petite boîte d’aquarelle) et dans un temps record (quelques minutes seulement) de réaliser sur le motif des sujets très vivants et colorés même sans maîtrise du dessin . De magnifiques réalisations ont été faites dans cet atelier avec des participant (es) dont certains (es) n’avaient jamais tenu un pinceau et ne savaient pas dessiner ! … («Dans le souk des teinturiers à Marrakech » motif de démonstration Alain MARC) 

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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 22:21

Spéléologie : Aven Noir, le prix d’une aquarelle …

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La presse régionale nous attendait à la sortie, à l’affût depuis quelques jours, mais nous y sommes restés un jour de plus !

Quant à vous qui lisez cet article, vous savez qu’en accord avec Roland PELISSIER, les autres membre de l’équipe et les différentes personnes concernées, vous êtes en priorité « au coeur de l’action » grâce à la réalisation de mon « carnet d’exploration » dont je vous livre régulièrement quelques pages, selon les reportages que je publie ici au fur et à mesure de son évolution . De surcroît comme les photos seront rares dans mon carnet d’aventures, le contenu de ce blog n’en est que plus précieux encore .

Pourtant, c’est à la « une » des journaux régionaux que le voile s’est levé sur le but de notre dernière expédition : tenter par un itinéraire encore inconnu d’établir une jonction entre deux réseaux, dont une galerie et un puits très prometteurs avaient été tout récemment découverts par Roland PELISSIER et l’un de ses coéquipiers (Serge CAILLAULT), afin d’essayer à plus long terme de mieux comprendre cette passionnante cavité et ses innombrables mystères .

article-midi-libre-22-nov-07.jpg

Je ne laisse pas « lisible » la copie de cet article (tout juste un extrait ci-dessous) par respect pour le journal et les droits d’auteur de Mathieu LAGOUANERE (le journaliste qui l’a écrit), mais voici l’intéressant site web du Midi-Libre, où vous pourrez entrer au cœur de l’actualité régionale : 
http://www.midilibre.com/

Quant à sa page « Abonnement en ligne » pour celles et ceux d’entre vous qui voudraient recevoir le journal par le web, elle est la suivante :

http://www.journauxdumidi.com/kiosque/midilibre.php5

C'est en nous réchauffant et en « récupérant » au petit matin autour d’un chocolat chaud dans le premier café que nous trouvons ouvert au cœur du village de Nant, après de longues journées sans lumière et quelques nuits courtes et humides dans la froidure du gouffre, que nous pouvons lire ces commentaires de presse sur nos nouvelles aventures à l’Aven Noir .

extrait-midi-libre-22-nov-07-b.jpg 

L’occasion pour moi de rajouter l’équivalent d’un chapitre presque entier à mon carnet d’exploration, et de vous faire partager une page importante de cette belle aventure, autant que mon engagement et mes efforts pour ramener du fond : des notes, des dessins ou aquarelles et des documents rares et inédits en plus d’émotions comme je n’en avais jamais eues …

On ne pourra pas dire qu’il n’y avait pas d’implication de terrain dans la réalisation de mon carnet !

Vous souvenez-vous du début de la semaine qui s’achève ?

Une dépression se creuse au large de nos côtes gasconnes en se rapprochant de l’Hexagone à grande vitesse . Flux de sud à sud-est sur le midi de la France . Avec un violent vent d’autan sur Midi-Pyrénées et de fortes précipitations au versant méditerranéen des Cévennes et Grands Causses : un temps de saison pour nos régions, idéal pour pratiquer la spéléologie quand les réseaux en cours d’exploration sont fossiles et ne risquent pas d’être noyés, mais avec un certain nombre d’incertitudes tout de même par rapport au parcours qui nous attendait .

Heureusement mon carnet est emmené dans un caisson étanche comme le reste de mon matériel d’enregistrement, les rations de nourriture et de progression, les vêtements de rechange, etc., car c’était le déluge .

vent-autan-noir.JPG

En route au petit jour pour l’Aven Noir : ce ciel c’est-ce qu’on appelle en météo « l’autan noir », … prometteur pour les heures qui s’annoncent ! (Photo Alain MARC)

Au fur et à mesure que le jour se lève, nous découvrons la rivière de la Dourbie en crue et quand nous nous engageons dans la marche d’approche des Gorges du Trévezel nous entendons gronder le torrent que nous ne voyons pas encore mais qu‘il va bien falloir franchir pour gravir la pente en face de nous …

marche-approche.JPG

Plus que quelques centaines de mètres avant le fond des gorges . Il pleut toujours . Avant de remonter la pente pour accéder à l’entrée de l’Aven Noir (qui est tout en haut de la photo au niveau des plus hautes falaises) il va falloir franchir le Trévezel qu’on entend gronder en fond de vallée … (Photo Alain MARC)

Nous avons raison de nous méfier : avant même d’être au pied de la pente à gravir pour accéder à l’entrée du gouffre, nous sommes servis !

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Le Trévezel, d’ordinaire à sec car son cours est hypogé à l’endroit où nous le traversons d’habitude, est devenu un torrent impétueux et infranchissable (le seul pont que nous pourrions emprunter est situé assez loin en amont, alternative impensable qui nous ferait perdre des heures en marche d’approche) … (Photo Alain MARC)

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La solution est trouvée par une traversée sur tyrolienne (assez acrobatique d’ailleurs), au dessus d’une zone plus profonde mais plus calme … (Photo Alain MARC)

La suite serait presque banale si la curiosité, l’excitation de la découverte et une sorte d’impatience fébrile ne se transformaient pour la remontée vers le gouffre puis à notre descente jusqu’au camp de base, en une sorte de rendez-vous avec le mystère, de veillée d’armes, de préparatifs immédiats pour la plus exaltante chasse au trésor qu’on puisse imaginer .

Mais pas que cela, bien plus que cela : le sentiment d’une immense chance de pouvoir vivre de telles aventures en plein XXI ème siècle .

Pour commencer, la confirmation d’une bonne nouvelle qui nous apporta du baume au cœur car d’excellent augure pour la suite de la journée et l’avenir de l’Aven Noir (je l’avais évoquée lors d’un article précédent sans dire de quoi il s’agissait) : des craves à bec rouge ont survécus et sont revenus, ils redonnent à l’immense Fosse aux Ours la sonorité de leurs cris innombrables !

La mise en œuvre des conditions pour qu’une opération de cette nature soit réussie n’est pas si évidente que cela : c’est le résultat du travail constant et acharné de spécialistes tels que le responsable de notre groupe, son opiniâtreté, son obstination, le fruit de recherches aussi complexes sur le papier (à partir des données connues dans de nombreux domaines comme la géologie, la météo hypogée ou la karstologie, de tous les relevés et études effectués pendant des mois, des années, les analyses des investigations précédentes, leurs recoupements, etc.), que des efforts fournis sur le terrain (préparation logistique adaptée, organisation quasi militaire des actions, exploration des moindres anfractuosités, escalades et descentes de puits innombrables, mesures et relevés topographiques les plus précis possibles, avancée parfaitement maîtrisée tant du point de vue sécuritaire que de celui du respect et de la protection de l’environnement) …

Dans le puits qui va devenir un passage clé après des heures de progression sécurisée par un balisage adapté et les relevés topographiques correspondants : chacun à son poste avec des objectifs et un rôle bien définis, le mien se limitant à mes relevés de notes, l’enregistrement de tout ce que nous faisons, et une aide circonstanciée selon les nécessités des un ou des autres … (Photo Alain MARC)

Et puis c’est le moment inoubliable où ils ont la gentillesse de me laisser passer devant . C’est une chose très rare en exploration, particulièrement en spéléologie : offrir cette émotion à un « invité » doit être souligné comme la marque d’une grande estime, d’une franche amitié, d’une réelle confiance, ce qui prouve que les caractères les plus forts sont porteurs d’authentiques valeurs, éloignées de l’esprit critique qui pourrait animer ceux qui ne les connaissent pas .

J’en remercie très sincèrement Roland et mes camarades car ce qu’ils m’ont offert là, ce qu’ils ont donné pour mon carnet d’aventures, ce qu’ils vous ont légué à travers lui est bien plus beau, bien plus fort qu’un moment de mémoire arraché à l’inexorable marche du temps : c’est une rencontre symbolique avec la « terre mère », avec cette tutélaire déesse qui nourrit notre inconscient dans toutes les civilisations depuis l’aube de l’humanité .  

Phénomène étrange que le remplissage des micro fissures dans les profondeurs d’un gour : au fur et à mesure où l’eau envahit le socle de la vasque stalagmitique, l‘air s’échappe tout doucement bulle après bulle … (Vidéo Alain MARC)

Roland ressent exactement la même chose depuis des années, nous l'avons souvent évoqué ensemble : ce rendez-vous avec la « Grande Déesse » des mythologies nordiques, la déesse Terre, Wicca, Pachacamac du Pérou, Eko Eko des basques, Gê ou Gaia en Grèce, représente symboliquement pour nous une confrontation avec le principe de vie et d'amour qui unit toutes les formes de vie .

Si vous en avez perdu le lien intime, si cette évocation ne vous dit plus rien, vous laisse parfaitement insensibles, c’est que notre culture matérialiste et sans âme nous a coupée de nos racines les plus profondes, celles qui donnent un sens véritable à notre existence ici-bas .

Voilà à présent mon impression en entrant pour la première fois dans ces pénombres où jamais un être humain n’est venu : l’indescriptible émotion d’être en résonance avec les sources magiques qui, dès les premiers balbutiements de l’art aux temps des plus anciennes civilisations, donnèrent naissance à la Vénus de Willendorf !

pose-recuperation-en-exploration.jpg

Période de récupération pour moi sur un ressaut presque 10 heures plus tard, en attente de l’équipe de pointe partie reconnaître l’amont des nouvelles galeries, bien enveloppé dans ma couverture de survie : j’ai laissé beaucoup d’énergie dans les passages précédents, (encombré que je suis par mon équipement d’enregistrement dont les différents câbles de liaison ne cessent de s’accrocher dans les étroitures), incapable de faire la moindre aquarelle, (mais je me repose avec la ferme intention de bien me rattraper plus tard) .

Peut-être aussi le désir inconscient de rester seul, frontales éteintes dans le silence et le noir absolus, blotti à même la glaise au creux des millénaires, à retrouver par pensée dans cette parenthèse du temps, tous les êtres aimés trop vite disparus dont certains particulièrement, auraient aimés être là ... (Cette photo au retour de mes camarades est de Roland PELISSIER)

aragonite-en-buisson.JPG

Étincelants de mille éclats, ces cristaux d’aragonite aux tiges colorées paraissent tout droit sortis d’un décor de Noël : ce n’est qu’un exemple parmi d’autres des trésors féeriques qui nous attendaient dans la jonction effectuée cette semaine … (Photo Alain MARC)

Nous revenons fourbus mais émerveillés de ce voyage en dehors du temps .

Il reste de cette belle aventure la jonction réussie entre deux importantes parties du gouffre comme le prévoyait Roland, et des souvenirs plein les yeux et le cœur, dans lesquels l’incroyable beauté des nouvelles concrétions découvertes qui s’illuminent dans notre mémoire comme une vitrine de Noël .

J’y joins à votre intention cette note aquarellée dont je sais bien quel en est le prix, et dont j’espère qu’elle trouvera sa place avec le plus de bonheur possible au sein de mon carnet d’aventures dans les profondeurs de l’Aven Noir …

formations-p-doncul-es.jpg

Je choisis pour vous ces notes aquarellées décrivant des formations pédonculées d’argile, accrochées à la paroi : la beauté de leur aspect évoquant de vieux cuirs, leurs chaudes couleurs, leur superposition en cloches aux formes de noisette, de méduse ou d’amande, la ronde de cristaux d'une blancheur éclatante accrochée à leur base font de cette paroi un décor en nid d’abeilles qui n’a rien à envier aux plus beaux stucs du palais de l’Alhambra ! (Croquis aquarellé Alain MARC)

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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 17:25

L'Aveyron 2 : le retour, avec le rap hip hop de Fred Musa !

 

Me voici de retour en Aveyron après cette belle 8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand .

Je vous en reparlerai longuement et consacrerai des articles à quelques-uns (unes) de mes camarades exposants (tes) .

Pour l’instant je suis tout heureux de respirer l’air pur de ma campagne, celle qui a donné à notre cher pays tant de grand noms, des commandes de l’état jusqu’aux plus lointaines contrées du globe .

J’ai retrouvé les petits enfants de ma région, qui mènent une vie heureuse dans le droit sillage de la tradition, et qu’on rencontre souvent en costume rouergat les jours de grandes fêtes .

enfants-rouergats.jpg

Ceux-là sont mignons comme des cœurs, font les bêtises de leur âge et grandissent tout doucement . J’en parle dans mon carnet de voyage de proximité « Aveyron, Carnet de routes » paru aux Éditions du Rouergue il y a 2 ans . J’en profite en passant pour vous dire que ce tirage est épuisé et que si vous voulez vous en offrir un exemplaire pour Noël, foncez chez votre libraire pour voir s’il ne lui en resterait pas encore dans ses fonds de rayons .

aveyron.jpg

Sinon écrivez à l’éditeur afin qu’il se dépêche de le réimprimer (vous trouverez son adresse en mettant en recherche son nom sur les moteurs dédiés style Google, il est installé à Rodez) …

Mais aujourd’hui et parce que je suis content (demain c’est une nouvelle grande descente dans l’Aven Noir pour plusieurs jours), j’ai décidé de vous offrir un petit rap de ces gamins devenus grands (et tout aussi adorables, vous allez voir) : quand le rap aveyronnais se met à la mode du « comico-rap-terroir » façon Kamini ou Fatal Bazooka, voilà ce que cela donne : si vous aimez le hip-hop charcuto-hardcore complètement fou-fou et décalé vous serez servi (e) !

On aime plus ou moins la fin genre « tête de porc », mais il faut bien avouer (et pourtant je ne suis pas un inconditionnel absolu de ce genre musical) que nos adorable petits ont fait du bon boulot, (en tout cas bien prometteur) qui a au moins le mérite de sortir le rap des banlieues et de le relooker avec un grand coup de nouveauté et de fraîcheur .

- Au prochain article pour de nouvelles aventures, (sans doute retournerons-nous à la Biennale de Clermont-Ferrand) ? 

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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 13:35

TITOUAN LAMAZOU

Au moment où paraît cet article, je suis à la 8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand …

Je sais que beaucoup d’entre-vous ne peuvent y venir (grèves de la SNCF et mauvais temps aidant), et aussi pour faire écho à plusieurs d’entre-vous qui m’ont récemment parlé de Titouan LAMAZOU, j’ai décidé de vous faire un petit « cadeau » basé sur mes recherches web, (un peu comme un cadeau de Noël avant l’heure, voir en fin d'article), tout simplement parce que j’aime moi aussi énormément Titouan, et que j’en apprécie autant le sportif, l’homme, que l'artiste et l’œuvre …

Biographie sommaire :

Titouan Lamazou est né le 11 juillet 1955 à Casablanca au MAROC .

Grand navigateur on peut dire de lui qu’il a « tout gagné » : il a été équipier d'Yvon Fauconnier, puis d'Eric Tabarly, il a battu le record du tour du monde en 109 jours en solitaire et en monocoque détenu auparavant par Olivier de Kersauzon à l’occasion du Vendée Globe de 1989-1990 sur Écureuil d'Aquitaine II, a été deuxième de la BOC Challenge 1986/87 (victorieux à Sydney), il a tenté de s’attaquer au Trophée Jules Vernes à la barre de Tag Heuer, une goélette de 43 mètres, mais des avaries incessantes qui se soldèrent par le naufrage du bateau le contraignirent à renoncer à prendre le départ …

Artiste, et écrivain, il a étudié aux Beaux-Arts d'Aix-en-Provence, élève autant en voile qu'en dessin d'Yvon Le Corre (Yvon étant l’un de mes maîtres contemporains en carnets de voyages, on lui doit des travaux remarquables et je n’ai jamais raté une occasion d’aller voir sa galerie au moment où elle existait encore dans le vieux Tréguier) .

Titouan se consacre à présent entièrement à la peinture et aux voyages .

On peut citer parmi ses oeuvres littéraires « Le Trésor de l'Atlas », (Éditions Denoël, roman, 1985) et noter dans sa bibliographie « Seuls autour du monde », Éditions Ouest France 2000, de Benoît Heimermann .

Titouan Lamazou expose en ce moment et jusqu’au 30 mars 7 Place du Trocadéro au Musée de l’Homme à Paris, (juste au-dessus du Musée de la Marine) .

« Zoé Zoé ou les femmes du monde » :

Si cet énorme travail (qui s’échelonne sur 6 ans) porte le sous-titre de «Femmes du monde», son véritable intitulé Zoé, Zoé, est le prénom de sa fille .

De chaque rencontre avec une femme est né un portrait (dessins, peintures, photos, vidéos), dont la vocation est de refléter, à travers la destinée particulière de chaque femme, l'évolution du monde tel que le perçoit Titouan .

L’exposition :
Elle bénéficie de la mise en scène d’un excellent scénographe, (évoquant la scénographie ancienne du Musée de l'Homme, mais surtout l'ambiance de l'atelier de Titouan au retour des voyages), où se côtoient dessins, peintures, photos, photomontages, collages, travaux monumentaux, ainsi que des films et un diaporama haute définition invitant à voyager au coeur de son œuvre), Titouan nous invite dans cette exposition à le suivre à la rencontre des femmes qui l’ont intéressé, ému, touché lors de ses périples autour du monde .

Voici ce qu’en dit l’excellent magazine Wart : « Ses nouvelles figures de proue sont des femmes de tous les continents dont Lamazou figure les prouesses avec acuité et tendresse .

Comme Blessing, cette jeune Nigériane croisée au nord de la Mauritanie.

… En posant pour Lamazou, Blessing - tout au moins son image - a finalement traversé la Méditerranée pour trôner dans une expo parisienne.

Et quelle expo ! Des centaines d’originaux, gouaches écarlates, photos géantes, collages, croquis… autant de visages qui illuminent l’immense Musée de l’Homme. Blessing y côtoie les fossiles de Lucy, Éthiopienne de l’aube de l’humanité, les pinceaux de Daisy, pimpante militante américaine, les fantômes de Dayu, princesse Indonésienne ou encore la poitrine sculpturale d’une poupée sexuelle américaine. Au final, près de 200 portraits constituent les escales d’un périple idéal autour d’un gynécée planétaire. Il n’y manquait qu’un membre du gouvernement. Lacune comblée lors du vernissage en grande pompe (mécénat L’Oréal oblige) avec la visite de Rama Yade . Notre féline Secrétaire d’État semblait sortie tout droit d’une gouache de Lamazou .

L’artiste n’a peut-être pas la dextérité d’un Jean Giraud dans le maniement du pinceau, sans doute n’a-t-il pas l’œil d’un Sebastião Salgado dans le cadrage photographique, ni la précision d’un Joseph Kessel dans le verbe. Il envie peut-être la justesse du coup de crayon d’un Marin-Marie . Mais Lamazou a autre chose : un peu des talents de tous ceux-là qui, cumulés, forment un talent unique et inédit. Il croque, photographie, filme, interroge. Et surtout reprend son ouvrage, peint d’après les photos qu’il projette sur des feuilles, ajuste allègrement ses couleurs, dessine sur des étoffes, cale minutieusement une multitude de photos pour créer des tableaux aux perspectives redressées. La force de l’auteur réside dans sa pugnacité. Pour nous faire partager ses rencontres et ses émotions, tous les moyens sont bons. Aucun média ne suffit à Lamazou, il les lui faut tous. Qu’on les lui laisse ! »

Au sujet des "moyens" dont il dispose, comme je me posais la question de savoir comment il arrivait à faire tout cela en même temps lors de la réponse à l’un de vos commentaires récents, j’ai aujourd’hui quelques éléments de réponse car je me suis renseigné du mieux que j’ai pu : après un travail de repérage en amont avec des associations locales et les grandes ONG, il s’est rendu sur place, avec ses appareils photo, ses pinceaux, et ses carnets dans ses bagages . Une femme caméraman et un photographe l'accompagnaient . Dans le suivi et au retour c’est de tout un « staff » dont il bénéficiait aussi (une équipe de 3 personnes - infographistes -, rien que pour le scan, l'assemblage et la retouche de ce que Titouan appelle ses "instanporels" : sortes de tableaux photo de très grand format contenant une foule de détails) .
Je n’aborde pas les moyens financiers et la puissance des outils d’édition qui l’épaulent formidablement (par exemple l’équipe Gallimard pour l’édition de son livre ou la coproduction par France 5 / Capitaine Flint, avec le soutien du CNC pour les films diffusés à la télévision) !

Aussi cette exposition ne ressemble à aucune autre, tant par sa diversité, son originalité que par son ampleur . Titouan veut faire « autre chose » et il l’a fait, on ne pourra plus aborder le carnet de voyage après lui tel qu’on le faisait auparavant après une telle prestation !

Son talent est immense, et il mérite vraiment la reconnaissance qu’il a pour tout ce qu’il a fait et qu’il réalise encore, j’en suis vraiment très heureux pour lui et c’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’écris cet article .

Je ne peux que rajouter au passage en ce qui me concerne, que je me sens tout petit et humble devant autant de talent et de réussite et plutôt découragé quand je pense que ma propre maison d’édition a du mal à me rembourser mes frais de déplacement ou de représentation, et surtout que je m’auto-finance depuis toujours sans la moindre aide pour tout ce que je fais (un grand merci à toutes celles et ceux qui en participant aux stages que j’anime me permettent ainsi de continuer de réaliser encore quelque chose en me soutenant tout simplement pour gagner ma vie - et je n’oublie pas non plus mon épouse qui travaille dur, et croit à ce que je fais - , exemple concret :  le coût de mon investissement personnel dans mon aventure de l’Aven NOIR depuis plus d'un an, en engagement physique, moral et financier aux cotés de mes coéquipiers - pas mieux lotis que moi d’ailleurs - afin qu'elle soit pour nous aussi « quelque chose d’autre » que je crois novateur et veux de qualité -, dans un domaine parallèle et différent - car on est dans des univers complètement différents de ceux de Titouan - où je souhaiterais que ce "carnet de l’Aven NOIR" renoue avec l’esprit des véritables explorations souterraines de la fin du 19ème siècle… ) !
 
Cela m'amène à me poser une question :
- mon travail dont je sais bien qu'il n'est pas "rien" (faites vôtre cette phrase car je ne pense pas qu'à moi en disant cela, mais à grand nombre de personnes qui se battent chacune de leur côté dans bien des domaines avec les mêmes préoccupations de survie pour leurs idées ou continuer leurs travaux - et j'en connais beaucoup -),  démérite-t-il parce qu'il n'est pas connu ni médiatisé ?

Si je me permets de partager avec vous cette petite réflexion (qu'il ne faut pas interpréter par de l'amertume - car je partage moralement et avec joie le bonheur de toutes celles et ceux qui réussissent -) c'est parce qu'elle se veut positive et incisive : une fois la réponse faite, elle doit donner envie de nous remettre en question avec lucidité, se remettre plus dur au travail avec l'objectif de beaucoup s'améliorer et se battre plus fort encore pour vaincre les difficultés matérielles et aboutir, quelles épreuves que l'on ait à surmonter !
 
Enfin, pour terminer, voici mon petit « cadeau » promis aujourd’hui, je vous donne ci-dessous ces liens précieux où vous allez passer des moments merveilleux avec Titouan LAMAZOU et ses œuvres :

1) - L’interview de Titouan LAMAZOU au sujet de son exposition : Titouan nous parle de son aventure fantastique autour du monde à la rencontre des Femmes, à l'écoute de leurs histoires .

2) - Visite de l’atelier numérique de Titouan LAMA ZOU : une autre façon de retrouver toute son âme vagabonde …

3) - Présentation de l’exposition « Zoé, Zoé, Femmes du Monde » : le DVD de l’exposition .

4) - Tous les portraits vidéo des femmes du monde peintes par Titouan LAMAZOU, grâce au beau site de France 5 : « Programmes courts de 4' d'après une idée originale de Titouan Lamazou, réalisée par Marc Jampolsky, et coproduite par France 5 / Capitaine Flint, avec le soutien du CNC . Production exécutive : René Denis. Musique : Jean-François Berger et Jean-Pierre Bucolo, 2006 .
Chacun de ces petits films est le récit d'une rencontre entre Titouan Lamazou et l'une des femmes du monde. Ils racontent des parcours remarquables, des destins parfois tragiques ou simplement des instants de vie. Réalisée à partir de son travail d'artiste (dessin, peinture, photo), des séquences vidéo tournées sur place, des interviews et des textes que Titouan Lamazou a écrit, cette série emmène le téléspectateur aux quatre coins de la planète, à la rencontre de toutes les femmes... »
Une visite qui vous enchantera !

5) - Titouan LAMAZOU à la Galerie Maeght : quelques autres œuvres de Titouan …

6) - Le site officiel de Titouan LAMAZOU !

Et si vous voulez vous procurer son dernier livre (très beau cadeau), il vous en coûtera 160 € version coffret luxe 360 x 280 mm, 992 pages aux éditions Gallimard (je me contenterai en ce qui me concerne du catalogue de l’exposition, 39 €, 245 x 315 mm, et 368 pages, toujours chez Gallimard) …

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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 00:00

Coup de projecteur sur un calligraphe de grand talent : Mohamed BOUSTANE

En préambule à la 8ème Biennale des Carnets de Voyages de Clermont-Ferrand qui nous fera voyager aux quatre coins du monde, et bien qu’il n’y ait pas de rapport direct, je vous propose un voyage à ma façon avec le portrait d’un artiste comme je les aime car ceux-là nous font voyager sur les chemins d’une véritable quête spirituelle, dans le souffle même de leur inspiration .

Nous irons ainsi à Marrakech la palpitante ville rouge, qui sera par la suite pour nous le point de départ d’autres périples sur cette terre du Maroc à nulle autre comparable, pour retrouver un ami, Mohamed BOUSTANE, calligraphe soufi de grande renommée .

Si vous peignez, dessinez, réalisez des carnets de voyages, et (ou) êtes en quête de beauté et d’absolu, je vous conseille de lire cet article jusqu’au bout car Mohamed est un Maître et vous trouverez dans sa démarche une grande source de réflexion et des chemins à découvrir .

Boustane ! - Un nom magnifique qui veut dire « jardin » : lieu de toutes les lumières, où fleurisses les plus parfumées de toutes les couleurs ...

Car c’est de la beauté des choses et des signes qui viennent de l’intérieur comme du monde visible que Mohamed nous entretient . Grâce à la force et à la pureté de la lettre dans la tradition comme dans la plus grande modernité de la syntaxe et de la symbolique arabe qui puise ses racines dans la nuit des temps .

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La symbolique solaire revient très souvent dans l’œuvre de Mohamed BOUSTANE entraînant avec elle sa moisson de lumière … (Peinture Mohamed BOUSTANE, mis en ligne avec son aimable autorisation, touts droits réservés)

L’empreinte mystique où se love sa calligraphie est avant tout pour cet artiste amour de la lettre dans la puissance de son intériorité .

Celle-ci est simplement là, se suffisant à elle-même . Elle n'a pas besoin de « dire » mais d' "être" . Il dit du signe qu’il renvoie à « l’Ailleurs », faisant de chaque toile un espace où tout par la force de l’esprit devient possible .

D'ailleurs BOUSTANE ne dit pas, il n’écrit pas, il émeut par la forme bien plus que par le sens !

Rachid BOUKHEIR, critique et journaliste dit de lui :
« Il peint, dessine au-delà du signifiant, dans une initiation de la trace avec ce bonheur de se sentir calligraphe . Au-delà de toute définition formelle, la calligraphie exprime chez lui d'abord un subtil équilibre, un sentiment de partage en même temps que le sentiment d'appartenir à une culture, sa culture arabo-musulmane .

Boustane concilie à merveille la liberté de création et la rigueur dans l'écriture élargissant ainsi les champs d'investigation de ses créations . Bien que son style élégant prenne le pas sur la lisibilité, sa gestuelle lui demande une grande dextérité et une forte concentration pour donner vie à chacun des signes transcrits.

Par le rythme et le développement du geste, il est sans cesse à la poursuite de l'équilibre entre le vide et le plein ; il trace des trajectoires, des courbes, des contours qui se vident et se libèrent pour devenir une calligraphie dense, dominée par le rythme avant de l'être par la méditation et la quête spirituelle . »

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On a dans la plupart de ses toiles le sentiment d’entrer dans une certaine dimension d’élévation de l’âme … Sans doute la force d’une foi qui manque à grand nombre des créateurs de notre époque ! (Peinture Mohamed BOUSTANE, mis en ligne avec son aimable autorisation, touts droits réservés)

Et encore :

«Après avoir été un moyen de communiquer un savoir, d'inculquer une culture, la calligraphie avec Boustane se fait art et ses supports se multiplient . Notre artiste voit en la calligraphie l'art de transcender les signes "signifiants" en leur donnant une forme esthétique, un mouvement, une force .

Véritable aboutissement d'une recherche à travers la matière et la forme. C'est ainsi qu'il diversifie la nature de ses supports s'interrogeant incessamment sur la notion de limite . Après tout ce qui permet de toucher à la calligraphie traditionnelle, il va aborder successivement une démarche de recherche : couleurs, matières, matériaux, formats et techniques . Et son intérêt va vite se porter vers un univers plus contemporain . Et ce sera alors la plume métallique, la branche de palmier biseauté, le coton, l'éponge, le pinceau métallique, le pinceau plat et l'automatic pen . C'est ainsi qu'il diversifie la nature de ses supports s'interrogeant incessamment sur la notion de limite . Au niveau des supports, Boustane s'aventurera sur le Canson, le Kraft, le thuya, le papier de soie, la peau brute ou tannée, a feuille dorée et enfin le papier récupéré .

boustane-calligraphie--2.jpg

Dans celle-ci toute la préciosité des richesses de l’Orient en quintessence d’un autre ressenti : « L'œuvre fait apparaître la fonction essentielle du symbole : rétablir l'unité entre la terre et le ciel, le vide et le plein, le visible et l'invisible, l'extérieur et l'intérieur . »  (Peinture Mohamed BOUSTANE, mis en ligne avec son aimable autorisation, touts droits réservés)

Allant du plus fin au plus épais, le roseau traditionnel porte en lui-même sa propre technique, sa propre esthétique. La plume va permettre à Boustane d'aller au-delà.. S'ouvrant incessamment sur un fond difforme. C'est la revanche de la lettre et du signe sur l'uniformité de la surface. Notre artiste va repenser cette même surface. C'est ainsi que va apparaître en relief . Ajoutant à cette nouveauté un autre procédé plus récent teinté d'une certaine violence certes mais une violence douce : une fois achevée, l'œuvre est froissée, pliée ou déchirée partiellement ou totalement . Les différents éléments ainsi obtenus sont repensés, retravaillés afin que la lettre trouve, retrouve toutes ses manifestations cachées ou encore non révélées . Chaque œuvre est une vraie scène de théâtre . Dans cet univers propre à l'artiste, les signes se bousculent pour que chacun impose son propre esthétisme graphique . La lettre est comme un grain de beauté sur un corps en éclatement . Ce sont des signes - rebelles préférant le chaotique à tout ordre (pré)établi .

L'œuvre fait apparaître la fonction essentielle du symbole : rétablir l'unité entre la terre et le ciel, le vide et le plein, le visible et l'invisible, l'extérieur et l'intérieur .

Le cercle est utilisé comme forme géométrique de la base . C'est le symbole du ciel et du temps. C'est l'ordre, la tradition, la morale de la lettre fatalement bafouée ! En le transperçant, la lettre lui donne la possibilité d'une autre vie, un air plus contemporain .

Boustane est d'abord et surtout une alchimie des lettres symbolisant le désir d'expression d'une géométrie de l'âme, une géométrie vivante, des couleurs réceptives, une peinture mûre qui porte en elles - mêmes toutes les promesses fécondes de la terre et du ciel . » Article de Rachid BOUKHEIR .

Si vous êtes dans la région de Nice : Mohamed exposera à Sophia Antipolis début décembre .
... Et si vous voyagez vers les Emirats Arabes Unis il y exposera du 2 au 12 janvier prochain .

Bonne visite !

Biographie sommaire, carrière artistique : 

Né à Casablanca en 1960, vit et travaille à Marrakech . Son activité s'étend aussi à la participation et animation d'ateliers à l'échelle nationale et à l'étranger .

1995 : Rencontre et échange artistique calligraphique

Boustane et le leader calligraphe perse : JIHA NGUIRI C.C.S.B

1996 : Emission diffusée à l'ARABIC RADIO. TV. MAMPA. RABAT

1996 : Expo. Collect. « DIALOGUE ISLAMO-CHRETIEN : FOI EN COULEURS »

C.C.ANFA. CASABLANCA

1997 : Expo. indiv . ''LIBRE DE LETTRES'' PRAGMA- CASABLANCA

1998 : Expo. collect. '' MAROC- ESPAGNE''

TRADITIONS REINVENTEES : AL MANAR- CASABLANCA

1998 : Participation / atelier : LA MAISON DE LA POESIE AU MAROC – CASABLANCA

1999 : Expo. indiv. Au : C.SOCIO-CULT .CNSS- CASABLANCA

Expo. Indiv. E.B.K Conférence Youssef Ibn Tachfine Marrakech

2000 : Expo.indiv à l'espace C.M.G – CASABLANCA

Participation à FADAE ENNASS II ''MOSAIQUE ROYALE''- CASABLANCA

Atelier calligraphie à l'association Marocaine de YOGA- CASABLANCA

2001 : Expo. Indiv. L'ARTMUR- OVERS/OISE- France

Expo. Salon Solidarité SAHEL SUD AFRIQUE OVERS/ OISE- France.

Expo. Collect. Espace théâtre Royale C.O.P7- Marrakech

Expo. Collect. Délégation ministre de la culture- Marrakech.

2002 : Expo. indiv : ESPACE PASTEUR ST-OUEN- France

2002 : Expo. A l'institut français- CASABLANCA

Expo. Au Carrefour des Arts- CASABLANCA

Expo. Peintures de Marrakech- MARSAM

Expo. ART GALLERY – MARRAKECH

Expo. LE CHEVALET- CASA

Expo. Espace OTHELLO – ESSAOUIRA

2003 : Expo. LE JACARANDA- Marrakech

Expo. Espace LE GRAND BLEU- TANGER

Expo. Congrès International LE MIEUX ETRE- CASABLANCA

Expo. Collect- BOLOGNIA Italie


EXPOSITIONS INDIVIDUELLES :

1997 - LIBRE DE LETTRES, Pragma Communication, Casablanca.

1999 - ENVOL DE LETTRES, Centre socio-culturel CNSS, Casablanca.

1999 - Conférence Youssef Ibn Tachfine, EBK, Marrakech.

2000 - Espace Crédit du Maroc Gestion, Casablanca.

2000 - Galerie l'Artmur, Auvers-sur-Oise, France.

2000 - Salon Solidarité Afrique-Sahel, Auvers-sur-Oise, France.

2001 - Maison du Quartier, St-Ouen.

2001 - Folie d'Encre, St-Ouen.

2001 - Graphigro, Paris.

2001 - Fête de la Ville, St-Denis et St-Ouen.

2002 - Galerie l'Artmur, Auvers-sur-Oise, France.

2002 - Congrès international du Mieux-Être, Casablanca.


EXPOSITIONS COLLECTIVES : 

1996 - Dialogue islamo-chrétien : Foi en couleurs, Centre culturel Anfa.

1998 - Maroc-Espagne : Traditions réinventées, Galerie Al Manar, Casablanca.

2001 - COP7, Théâtre municipal, Marrakech.

2002 - Carrefour des Arts, Casablanca.

2002 - Centre culturel français, Casablanca, pour la Maison de la poésie au Maroc.

2002 - Miniatures, Sakkayat Lalla Aouda, Marrakech

2002 : Exposition à Marrakech Arts Gallery.


PARTICIPATIONS ET MANIFESTATIONS :

1995 - Rencontre et échange avec le calligraphe perse Jiha N'Guiri au CCSB, Casablanca.

1996 - Émission de l'Arabic Radio TV.

1998 - Atelier, Maison de la poésie au Maroc, 2e édition, Casablanca.

2000 - Manifestation Fadae Ennass II, Mosaïque royale, Casablanca.

2000-2001 - Atelier, Association marocaine de yoga.

2000-2001 - Illustration de couvertures d'ouvrages, Quoba Zarqua, Marrakech.

2007 - Exposition maison du Sausset Seine St Denis en relation avec le travail des enfants sur la calligraphie .

Extrait de presse :

« Que peut-on encore attendre de l'art du calligraphe, après des siècles d'usage de cette manière de chercher l'image à travers la lettre ?

Boustane essaie de faire durer cette quête de voir dans les lettres . Pour mieux dominer les moyens de cette expression, cet Artiste plasticien s'est installé à Marrakech . Il manie les lettres arabes sur papier, peau et thuya. En célébrant la lettre au-delà de l'esthétique. Composition magistrale envoûtement du rythme de la lettre et sa répétition . « Le signe est le produit de l'interaction de toutes les civilisations ...telle est l'histoire de toutes les calligraphies » dit Boustane. « D'où le chant et la danse de mes motifs, poursuit-il : des lettres connues maïs assemblées dans des images, dans des « mots » sans signifiés ni signifiants... une rythmique qui ouvre le champ d'une infinité et représente pour moi un amour cosmique pour toute chose » .

Les lettres de Boustane n'écrivent pas un message mais une infinité d'émotions auxquelles il donne une géométrie, une architecture, dans «l'ambiance» d'un manuscrit ancien devenu talisman, traversée d'une lumière fantastique sur naturelle... haut en couleur à travers des jeux d'ombres et de lumière qui en disent long sur une complicité ancrée dans l'histoire de cette tradition . Boustane dit sa tradition, la retrace, la rénove, la recrée. Toutes les œuvres s'inscrivent ainsi dans une perspective de nouveau. Les lignes et les formes exhalent l'harmonie. Le passé est relié au présent dans un élan de créativité donnant le ton à une symphonie qui célèbre les sens en une mélodie où les frontières du temps et de l'espace s'abolissent pour que ne subsiste que la force de l'art .

Calligraphe et peintre, il est né à Casablanca et habite actuellement à Marrakech . Ses œuvres sont crées sur papier, peau et thuya. Dans une quête permanente « de voir dans les lettres » il part de la tradition, mais « la retrace, la rénove, la recrée » . 

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Calligraphie de Mohamed BOUSTANE, mise en ligne avec son aimable autorisation, touts droits réservés . 

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