Aquarelliste et peintre voyageur - En peinture, l'art de l'aquarelle est un mode d'expression qui va des carnets de voyages à la création de tableaux : en voici les différentes facettes inspiratrices, techniques et créatives selon Alain MARC ...
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-  Les stages "aquarelle" dans l'Hexagone sont ouverts aux débutants et aux pratiquants déjà confirmés souhaitant se perfectionner : ils ont pour but d'apporter efficacité et aisance d'expression à l'aquarelliste de terrain.
- Les stages "carnets de voyages" sont une véritable immersion dans la pratique du carnet de voyage et de l'aquarelle sur le terrain, orientés "autonomie" ils sont ouverts aux stagiaires ayant assez de pratique pour en profiter pleinement . De la Provence au Jura Oriental, du Portugal, à l'INDE DU SUD, ce sont quelques destinations où vous pourrez aller en 2016...

- Tous les stages sont différents, n'hésitez pas à m'en demander les informations par courriel (voir plus haut) .

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Alors découvrez le nouveau site d'Alain MARC :

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Extraits vidéo d'Aquarelle en Voyage :

Pour me retrouver sur HOUZZ :

Alain MARC Artiste peintre in GAGES, FR sur Houzz

 

https://alain-marc.fr/

 

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ce sont de vrais amis qui soutiennent mon travail !

 

Andalousies

«Andalousie, la Route d’Alain MARC», carnet de voyage de Pierre NAVA
Découvrez article après article en cliquant sur les vignettes ci-dessous le carnet spontané de Pierre m’accompagnant en Andalousie, et les «Petites Histoires vidéo» qu’il m’a inspirées :

La-Barca-1b-Pierre-Nava.jpg

Préambule

La Barca 2a Pierre Nava

L'étape de Peniscola

Andalousie b Pierre Nava

Sur la route de l'Andalousie...

Moulin-b Pierre-San Jose 2

Au Cabo de Gata

Bateau Pierre Isleta 3b

La Isleta del Moro

Huebro Pierre vignette

Huebro, la montagne enchantée

Pierre-Nava-Guadix-4-copie-1

Guadix, les maisons troglodytiques

Rio Fardès

Le rio Fardés

Équipiers-équipières aquarelle

 

- Vous aimeriez partager vos bons moments d'aquarelle lorsque vous partez peindre dans votre ville ou votre quartier ? - vous aimeriez aller peindre avec d'autres artistes motivés comme vous lorsque vous voyagez ?
Alors cet espace est fait pour vous uniquement si vous êtes amateurs souhaitant vous retrouver entre-vous (je réfléchis pour l'avenir à une autre rubrique possible s'adressant aux professionnels ou semi-professionnels) : - si vous êtes amateur donc,  et voulez entrer dans ce module transmettez-moi votre prénom (ou un pseudonyme et lieu de résidence) je les rajouterai ci-dessous en établissant un lien anonyme avec votre e-mail, et vous pourrez ainsi trouver des coéquipiers  (ères) de peinture plus facilement . Il suffira de cliquer dessus pour vous écrire un e-mail !


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 Christine

26 décembre 2005 1 26 /12 /décembre /2005 23:20

Aquarelle et randonnée à skis en « Grand Nord » de proximité .

Quoi de plus tentant que de quitter les pistes, pour partir à la découverte d’un paysage inviolé, entre blocs erratiques et petits burons endormis ? (photo Alain MARC)

 

Le ski nordique n’est pas le ski de fond tel que nous le pratiquons sur pistes .

S’il emprunte aux techniques modernes la gestuelle la plus connue (le skating, qui ressemble plus au patin à glace ou au roller), il conserve de la tradition les enchaînements classiques comme la foulée alternative, le pas tournant, le stackning (sorte de « relance des 2 bras avec flexion, poussée sur les bras, redressement au niveau des hanches), et se pratique surtout hors piste, en terrain non damé, non préparé pour le ski de fond …

 

 

« À la rencontre du jour naissant » : une aquarelle que j’avais réalisée dans les années 70 … (aquarelle Alain MARC)

 

Alors que la France est plongée dans un épais brouillard, c’est le moyen de locomotion que j’utilise depuis plus de quinze jours pour parcourir un « grand nord » tout proche de chez moi mais au dessus des nuages, sous un soleil et une lumière d’exception .

 

 

L’inversion de subsidence caractéristique des anticyclones d’hiver, recouvre de sa mer de nuages la vallée du Lot et le Causse Comtal, laissant le plateau d’Aubrac émerger en plein soleil … (photo Alain MARC)

Notre Grand Nord à nous, ici, c’est l’Aubrac, ce bel Aubrac longtemps ignoré qui puise directement ses racines dans les glaciers qui le recouvraient encore il y quelques milliers d’années alors que la grotte de Lascaux était déjà ornée, et que les hommes du magdalénien allaient quitter leurs abris pour passer à d’autres formes de civilisation …

L’Aubrac l’un des derniers reliefs du Massif Central avec les Cévennes avant les plaines méditerranéennes, se situe à la rencontre de trois départements : le Cantal, l’Aveyron et la Lozère .

 

Dans cette extraordinaire période géologique, une calotte glaciaire recouvrait la région sur plusieurs centaines de mètres d’épaisseur .

Il en reste, sur ce plateau basaltique en forme d’ellipse (d’une surface de plus de 650 Km² pour une altitude moyenne dépassant les 1100 m), un relief doux, souvent plat, aux sommets modestes, avec des tourbières et lacs de surcreusement venus remplacer les pingos péri-glaciaires, ces zones d’eau stockées dans les tufs transformées alors en lentilles de glace .

Laguiole, Aubrac, Nasbinals font partie des villages les plus proches des points élevés de l’Aubrac, où de nombreux cours d’eau prennent naissance .

En quelque sorte le dépaysement total à côté de chez soi !

Le plateau de l’Aubrac vu du cimetière du village du même nom, enfoui sous la neige, l'ombre du clocher de l'église et de la "Tour des Anglais" se projetant sur plusieurs centaines de mètres dans la cuvette que domine le village  . (Photo Alain MARC)

 

Notre premier rendez-vous sera pour le village qui a donné son nom à cette région, le petit hameau d’Aubrac .

Arrivée à Aubrac : à l’altitude de 1350m, les quelques maisons du village se blottissent au pied de la Tour des Anglais, vestige médiéval de la domerie fondée par des religieux vers 1120 .  (Aquarelle Alain MARC)

 

La vie s’y déroule un peu comme en dehors du temps, chaque maison recouverte de son épais manteau de neige . 

Un petit chien qui n’a pas l’air d’avoir chaud sur la place d’Aubrac… (Photo Alain MARC)

 

Petite maison à la congère, derrière l’église d’Aubrac . (aquarelle Alain MARC)

Arrivée au buron du Couderc près d’Aubrac . (Photo Alain MARC : avec pied et  retardateur !)

Finalement, c’est d’ici qu’il est le plus joli, le soleil va se coucher et j’ai juste le temps d’en réaliser une ou deux esquisses ! (Photo Alain MARC : avec pied et  retardateur !)

Le même buron quelques instants plus tard … (aquarelle Alain MARC)

Je vous reparlerai des burons, ces ancestrales et émouvantes bâtisses qui parsèment l’Aubrac : ils servaient il y a quelques années à peine de maisons d’estive pour les bergers et de caves d’affinage pour la fabrication du Laguiole (ce bon fromage, produit bovin parent du Cantal) ; ils sont aujourd’hui abandonnés, certains s’écroulent, leur protection est urgente car ils constituent une part importante du patrimoine et de la mémoire rurale de toute cette région . 

Regard vers les bois de Brameloup, qui se parent des couleurs du soir de l’autre côté du ruisseau d’Aubrac, où se trouve « Lou saltou del grel » . (aquarelle Alain MARC) 

« Lou saltou del grel » a disparu sous le neige, et à l’heure où j’y arrive, croquis et photos sont inutiles car la nuit va tomber, j’y reviendrai un autre jour (« Lou saltou del grel » c’est le nom d’une jolie cascade sur le ruisseau d’Aubrac, qui veut dire en occitan « Le petit saut du grillon » ) .

Caractère montagnard pour cette grange du hameau déjà dans l’ombre à cette heure tardive . (Photo Alain MARC)
Avant de redescendre vers la plaine et le brouillard, un dernier coup d’œil au soleil couchant qui pare la neige de chauds reflets roses et cuivrés .

Je décide que le plus vite possible je vous emmène dans une autre randonnée picturale d’hiver pour découvrir un coin peu connu d’Aubrac et pour peindre quelques burons isolés au milieu de leurs congères de neige .

Ce sera l’occasion d’expliquer quelques petits « tours de main » pour réussir vos paysages de neige .

 Soleil couchant sur la route enneigée en redescendant vers Espalion . (photo Alain MARC)

Deux ou trois croquis aquarellés dans le village, puis les skis sont vite chaussés pour une randonnée vers le plateau du Rigambal , enfin retour en contournant le nord et l’est du village par la crête du Pesquier avec aquarelle au passage du buron du Couderc l’un des plus proches du hameau .

Odeurs de feu de bois, on doit se blottir auprès des cheminées, seule un peu d’agitation devant chez Germaine me prouve que de l’aligot a dû être servi à midi avec les bonnes tartes qu’elle prépare dans son petit restaurant …J’y arrive après moult patinages, malgré mes pneus neige en bon état . C’est dans ce magnifique décor que je vous emmène pour un nouveau carnet de route pendant les derniers jours de cette fin d’année et chaque fois que possible au cours de celle qui vient .Ajoutez à cela quelques moraines (latérales et frontales), des verrous glaciaires, des roches moutonnées, striées, des blocs erratiques qui couvrent de grandes surfaces, (n’oubliez pas que le modelage péri-glaciare continue toujours), et vous aurez un décor hivernal tout à fait digne de certains endroits d’Islande ou du Groenland .Ne croyez pas que c’est si loin que cela, la dernière période glaciaire (de Würm) se terminait il y a « à peine » 10 000 ans, c’était le moment où des rennes, mammouths et autres rhinocéros laineux gambadaient encore sur le sol de nos campagnes !Il faut dire que je suis en quête de sujets immaculés et étincelants destinés à ajouter à mon carnet de route des aquarelles aussi rares que les paysages qui en constituent le décor : éphémères et changeants comme la neige qui les recouvre !

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20 décembre 2005 2 20 /12 /décembre /2005 15:21

Voyage sonore sur la place Jemaa-el-Fna à Marrakech : une minute trente-cinq de pur bonheur !

                                  

Vous entrez dans ce voyage sonore en cliquant sur le bouton lecture si vous avez le lecteur multimédia Quick Time . Vous pouvez l'arrêter en cliquant sur le bouton d'arrêt, le relancer avec celui de lecture ; si vous n'avez pas ce lecteur cliquez sur l'aquarelle ci-dessus et attendez le téléchargement du fichier son, cela ne durera plus d'une ou deux minutes (vous pourrez même enregistrer ce fichier sur votre ordinateur pour le réécouter quand il vous plaira) Sur la place Jema-El-Fnaâ, Aquarelle Alain MARC .

Avec cet enregistrement je vous emmène sur l'un des lieux qui me fait le plus rêver au Maroc, cette fameuse place qui fascine tous les voyageurs qui la découvrent !

Toute la magie de ce lieu unique au monde, tient dans l'extraordinaire vision qui nous envahit lorsqu'en arrivant de la Koutoubia, des palais ou des souks, elle nous plonge en plein carrefour initiatique, hors du temps, à la croisée des légendes et des réalités les plus étranges qui soient à toutes les heures du jour et de la nuit ...

Je vous y emmènerai d’ailleurs un soir à la nuit tombée, mais aujourd’hui le soleil inonde déjà le parvis poussiéreux des mosquées nacarat, et les cafés commencent à se remplir dans la chaleur qui envahit l’espace .

La lumière crue inonde la foule colorée des bateleurs, conteurs, musiciens, diseuses de bonne aventure, écrivains publics accroupis à l’ombre de leur parapluie noir, porteurs d'eau, charmeurs de serpents et montreurs d'animaux, herboristes marabouts, marchands de jus d'oranges, d’épices : ils font de cet endroit l'une des plus étonnantes curiosités du Maghréb .

Plus encore, ce sont les odeurs et les sonorités innombrables, rares et envoûtantes, qui vont marquer de la plus mystérieuse façon nos souvenirs .

On entre sur la place .

Emerveillement : vraiment, le temps s’est arrêté ici .

Le claquement sec des crotales de Gnawas se mêle aux mélodies lancinantes des ghaitas et aux sourdes vibrations du bendir des charmeurs de serpents .

Les bruits de la ville se font plus lointains, un musicien chante une très ancienne mélodie en s’accompagnant de son r’bab à deux cordes, une calèche passe, un porteur d’eau s’avance en agitant une clochette de laiton …

On s’aperçoit tout à coup qu’une journée entière s’est écoulée sur le tourbillon d’images, d’odeurs, de sonorités, lorsque l’appel à la prière qui recouvre ce hourvari multicolore, se mêle à l’incandescence dorée du soleil passant derrière le grand minaret de la Koutoubia .

Le spectacle va à nouveau changer au cœur de cette véritable cour des miracles lorsqu’il disparaîtra derrière les terrasses de la médina, mais les musiciens joueront encore de plus belle avant qu’arrive l’heure pourpre où il bascule derrière l’horizon .

Alors la place sera pulvérulente de l’or qui ruissellera et s’évaporera dans la rutilance du soir . Il étincellera sur les plastrons métalliques des gerrabs aux habits multicolore bardés de leurs coupelles de cuivre et de fer blanc .

Mais en attendant, on va aller voir les acrobates d’Amizmiz édifier leur pyramides humaines ou les joutes des lutteurs qui s’affrontent en combat singulier …

Ensuite, observer une féerique métamorphose depuis la terrasse du Café de France autour d’une tasse de thé : tout en bas la place Jemaa-el-Fna va basculer dans la nuit tandis que s’allumeront les lampes à acétylène des gargotiers, et que les premières odeurs de fritures seront emportées par la brise .

De nouvelles rumeurs s’élèveront alors, en gravant dans nos mémoires ces étranges sonorités qui sont la voix de Marrakech .

Mais cela c’est pour un autre jour …

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Published by Marc-Alain - dans Voyages sonores
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19 décembre 2005 1 19 /12 /décembre /2005 18:42

Aquarelle et dédicaces .

 

 Un petit clin d’œil à toutes celles et ceux qui ont eu l’occasion de me rencontrer ou de me retrouver lors des séances de signatures et dédicaces de cette fin d’année : en librairies ou grandes surfaces, seul ou avec d’autres auteurs, médiatisées ou pas, un grand merci pour les achats de mon carnet de voyage en Aveyron offert comme cadeau de Noël ou de nouvel an : encore une aquarelle originale en dédicace de première page qui vient s’ajouter à celles du livre, sûr qu’elle sera appréciée par les heureux bénéficiaires !

Moments chaleureux et conviviaux ils laissent d’agréables souvenirs, et sont le point de départ d’une sorte de chaîne d’échange et d’amitié dont les livres sont les maillons …

Une occasion aussi de côtoyer mon ami Daniel CROZES talentueux auteur des Éditions du Rouergue qui présentait son 14ème roman, où il raconte dans « Mademoiselle Laguiole » l’histoire de Mathilde, une femme moderne de la belle époque, qui bien que vivant au fond de l’Aubrac où elle dirige l’entreprise familiale de coutellerie, va dynamiser le renouveau de son village, contribuer à la naissance de la station de skis de sa commune, et participer à l’émancipation des femmes de sa région .

 

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16 décembre 2005 5 16 /12 /décembre /2005 15:06

Quelques idées de Cadeaux, pour tout de suite, pour Noël ou plus tard…

Pour s’offrir ou offrir des cadeaux en rapport avec la peinture et les voyages, voici cinq idées pour tous les budgets qui, en ces périodes de fêtes, feront des heureux et seront autant de moyens d’évasion .

a) Un petit cadeau « gratuit » pour vous qui faites de l’informatique :

 

 XnView 1.80.3 téléchargeable sur le web .

Ce petit logiciel est une visionneuse très pratique qui reconnaît une centaine de formats, permet de retoucher sommairement les images et de les visualiser sous forme de vignettes : idéal pour classer vos photos de voyage ! (je m’en sers régulièrement, surtout quand je recherche une image dans un format inhabituel) .

 b) Trois beaux livres à avoir dans sa bibliothèque :

 

   - Dictionnaire Larousse 2006 de la cotation des artistes, (prix 35 Euros il vient juste de paraître) : une mine de renseignements sur la valeur des artistes cotés depuis le XV ème siècle à nos jours, basée sur les ventes aux enchères et le marché de l’art avec de nombreuses reproductions en couleurs . Un voyage dans la plus grande galerie d’Art accessible à tous, de Rembrandt à Picasso, de Delacroix ou Turner à Monet, Matisse, Chagall, etc. , (vous m’y trouverez en page 20 avec mes résultats en ventes publiques et la reproduction de 2 toiles très différentes de ce que vous connaissez de moi à travers ce site) .

 « Le voyageur » Alain MARC 2003 Acrylique sur toile 60 x 60 cm présentée dans le « Dictionnaire Larousse Cotation artistes 2006 » (ma peinture « informelle »  sur toile ou panneaux est la dernière étape des carnets de voyages, je vous en reparlerai bientôt) .

 - « Ces merveilleux carnets de voyages » de Farid Abdelouahad aux Éditions du Reader’s Digest (prix 45 Euros), un ouvrage passionnant sur les plus emblématiques carnets de voyages, qui nous emmène sur les traces de James Cook, Victor Hugo, Peter Beard, Eugène Delacroix, Paul Gauguin, Théodore Monod, etc. avec de fort belles reproductions .

 

 

  - Un carnet de voyage sur lequel j’ai travaillé plusieurs années avec de nombreux croquis et aquarelles pour une découverte de proximité : « Aveyron, Carnet de routes » A. MARC qui vient d’être réédité aux Éditions du Rouergue (prix 35 Euros) . Il vous emmènera dans des petits coins perdus que j’adore pour leur charme et leur authenticité, mais aussi vers des hauts lieux touristiques comme la cité de Conques ou le viaduc de Millau . Vous y rencontrerez des personnages attachants et hauts en couleurs et y découvrirez la vie quotidienne de ce Rouergue auquel je me suis attaché à décrire le fil des saisons au rythme de mes notes écrites, dessinées et picturales .

 

c) Du matériel d’artiste pour partir équipé illustrer et peindre vos propres notes de voyage ( compter 100 à 120 Euros au catalogue du Gerstaecker à commander à www.gerstaecker.fr ) .

De haut en bas et de gauche à droite :

- boîte d’aquarelle coffret compact de voyage facile à mettre dans la poche contenant 12 demi godets d’aquarelles Winsor et Newton, un pinceau fin, un réservoir d’eau et 1 éponge (on peut recomposer le choix de couleurs et je vous indiquerai plus tard mes couleurs préférées),

- 2 feutres de précision (0,25 et 0,4 mm) Pigma Micron encre noire résistant à l’eau pour les rehauts fins ou les esquisses et mises en valeur,

- 1 gomme Mars Plastic, 2 pinceaux de poche Jax-Hair voyage se repliant dans leur étui métallique + porte-mine 2,5 mm Crétacolor en métal avec mines 2B ,

- album aquarelle Scribe à spirale format marine 13 x 18 cm contenant 30 feuilles de papier aquarelle 300 g/m2 grain fin qui comporte en première couverture une fenêtre permettant de voir la première aquarelle .

d) Pour utiliser « dignement » tout ce matériel et s’offrir un formidable Noël, j’ai découvert un magnifique voyage sur www.expedia.fr pour 1860 Euros (on peut trouver moins cher mais pas avec les prestations proposées à cette période de l‘année) : un safari au KENYA, « KENYA - Safari Punda Milia » Réf. offre : 8995, à saisir tout de suite pour passer les fêtes de façon exceptionnelle, depuis Paris .

Vol + Safari avec chauffeur en mini-bus
Séjour 9 jours / 7 nuits sur place en pension sur un
itinéraire sur pistes
pour un « vrai safari » qui se termine à la plage de Mombasa en All inclusive avec un programme de séjour époustouflant !

… vous pouvez aussi m’accompagner pour peindre à l’occasion d’un stage « carnet de voyage » sur l’une des destination que j’ai programmées en 2006 (voir mon site www.AlainMarc.net ), et si toutefois la nostalgie de l’Afrique noire est trop grande en cette fin d’année, vous pourrez toujours lire début janvier « l’expédition » d’Adeline et Florent du Gahna au Togo sur leur blog (voir leur site dans les liens en colone de gauche de cette page) .

 

 e) Enfin, si vous aimez l’aquarelle, j’ai décidé d’ offrir à tout lecteur de cette page en cette fin d’année 2005 pour un prix quatre fois inférieur à leur véritable valeur (vous pouvez évaluer leur cote réelle dans le dictionnaire des cotations mentionné ci-dessus) ces quatre aquarelles pleine page originales choisies dans mon carnet de voyage en Provence !

 

 Aquarelle 1 : « Olivier, vigne et genêts dans les Alpilles » format 18 x 27 cm signée datée, 85 Euros avec certificat d’authenticité et frais d’envoi compris en recommadé sous enveloppe sans encadrement,

 

Aquarelle 2 : « Aigues-Mortes, le port sous les remparts » format 16 x 27 cm signée datée, 80 Euros avec certificat d’authenticité et frais d’envoi compris en recommadé sous enveloppe sans encadrement,

 

 

Aquarelle 3 : « Chapelle de Saint-Symphorien face au Luberon » format 18,5 x 26 cm signée datée, 85 Euros avec certificat d’authenticité et frais d’envoi compris en recommadé sous enveloppe sans encadrement,

 

 Aquarelle 4 : « Les marchandes de fleurs » format 20 x 26 cm signée datée, 85 Euros avec certificat d’authenticité et frais d’envoi compris  en recommadé sous enveloppe sans encadrement,

 

 

Pour me commander ces aquarelles, rien de plus simple :

1) - vous m’envoyez un mail à aquarelliste@aquarelle-en-voyage.com pour me demander si l’aquarelle que vous désirez est toujours disponible,

2) - je vous réponds si elle l’est effectivement, et si oui vous pourrez m’adresser votre paiement par chèque bancaire ou mandat postal (je vous fournirai mon adresse exacte),

3) - à réception de celui-ci je vous adresse votre aquarelle par la poste en recommandé, vous n’aurez pas les frais de port à payer, je les prends à ma charge !

  

 

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Published by Marc-Alain - dans Idées cadeaux
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12 décembre 2005 1 12 /12 /décembre /2005 23:00

Je vous ai déjà parlé de mon père, cet artiste voyageur, peintre, sculpteur, et talentueux compteur qui a tant influencé mon existence .

Ne voilà-t-il pas qu’il s’est mis dans la tête il y a quelques mois, d’exposer à nouveau malgré la maladie, la fatigue et le manque de moyens qui le clouent à la maison de retraite où son suivi médicalisé ne lui laisse que peu de possibilités pour s’exprimer .

L’an dernier, suite à son accident du début de l’été, il n’avait pu se rendre à l’exposition qui avait été organisée pour lui à Palo-Alto aux États-Unis, et sa création s’était interrompue de façon très brutale .

Avec mes frères et sœurs, (ses enfants mais aussi avec ses petits enfants), nous avons décidés de le soutenir dans ce projet un peu fou, d’une incroyable ambition vu son état de santé depuis ce moment-là …

Organiser la manifestation près de lui était la seule solution pour qu’il puisse y participer, pour au moins saluer ses amis venus au vernissage, et voir ce qu’allaient « donner » ses derniers travaux encadrés, accrochés aux murs de la salle d’exposition .

« Musiciens », l’une de sculptures colorées réalisées par Jean-Marc il y a un peu plus d’un an . Les musiciens sont installés sur le chariot, symbole de l'itinérance . Ce sont aussi des saltimbanques, ils représentent le voyage, le leur certes, mais aussi le notre lorsque nous nous projetons en eux . Ici c'est le voyage qui vient à nous à travers les vêtements, les récits,  les notes et mélodies colorées qu'ils raportent de pays lointains, qui nous enchantent et nous font rêver . Avec eux nous nous évadons le temps d'une représentation, d'un spectacle ou d'un concert . On voit en partie sur le mur en arrière une huile sur toile inspirée par les hivers cordais, quand la neige illumine les rives du Cérou, avec dans le lointain la cité médiévale de Cordes-sur-Ciel . Les saltimbanques passent parfois en hiver lorsque tout est figé, nous apportant la fête et l'exotisme d'un ailleurs qui nous réchauffe alors l'esprit et le coeur, comme nous pour nous inciter à faire nos bagages et devenir en quelques sortes nous aussi des baladins capables de faire reculer l'hiver ...

Le vernissage a donc eu lieu samedi 10 décembre dernier dans le « salon panoramique » de la maison de retraite de Cordes, où une dizaine d’aquarelles et dessins récents ainsi qu’une vingtaine de sculptures et de peintures plus anciennes étaient présentés .

Ses amis les plus proches étaient venus nombreux l’encourager et le saluer, et ce fut comme une belle fête qu’il nous offrait, comme un trophée gagné de haute lutte sur les jours les plus difficiles de sa vie .

Lui qui a rempli tant de merveilleux carnets ramenés des quatre coins du monde mais qui ne peut plus se déplacer aujourd’hui, il nous livre des personnages innombrables, énigmatiques, aux mille petits visages qui nous scrutent de leur regard profond, des scénettes bouleversantes surgies des méandres de sa mémoire comme s’il les ramenait d’un très lointain voyage .

Elle est là, la plus belle des évasions : elle nous dit que le voyage est encore possible tant qu’il existe au fond de soi la possibilité de se battre pour donner un visage à l’espérance …

- N’est-ce pas cela un beau cadeau de Noël ?

 

Personnages et animaux autour des vendanges, dessins récents de mon père, extraits d’un ensemble de motifs intimistes et émouvants .

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10 décembre 2005 6 10 /12 /décembre /2005 00:16

 

 

Rosace de la cathédrale de Rodez

Leurs carnets de voyages, ce sont les cathédrales …

Ils sont tailleurs de pierres, charpentiers, serruriers et des dizaines d’autres métiers .

Leur « Tour de France » est devenu pour beaucoup d’entre eux un « Tour d’Europe », et pour certains un « Tour du monde » .

Ils voyagent pour se perfectionner, pour se dépasser . Dans leur profession et dans leur être .

Ils participent à la restauration des plus beaux chefs-d’œuvres que l’humanité nous a transmis et à l’édification de ceux qui deviendront demain les grandes références de notre civilisation à travers la transformation et la maîtrise de la matière première qui les unit (pierre, bois, métal …) .

En progressant dans la culture de leur métier ils se transforment eux-mêmes, (tel le plomb d’une mystérieuse pierre philosophale qui deviendrait « or » une fois le but atteint), afin de transmettre à leur tour leur savoir et leur richesse intérieure aux nouveaux venus sur le chemin . Ce sont les Compagnons du Devoir, pour lesquels j’ai le privilège et l’honneur d’intervenir en dessin d’art .

 

 « Porte médiévale à Sienne »

Lavis à l’encre de Chine, exercice appartenant à l’un des modules du cours de dessin « à main levée » de la formation des Compagnons du Devoir, cette semaine à Rodez . Le lavis à l’encre de Chine (avec rehauts à la plume), beaucoup plus difficile que le lavis à l’encre délébile ne permet aucun repentir . Celui-ci a été réalisé en salle à partir d’une diapositive, mais les séances sur le motif se sont aussi succédées à l’extérieur et dans différents bâtiments en cours de restauration malgré le froid …

 

Toute la semaine nous avons travaillé sur la connaissance et l’application pratique des procédés qui doivent les amener à la recherche de l’excellence dans ce domaine également : construction juste et harmonieuse, maîtrise des différentes perspectives, étude des meilleurs rendus de la matière, de la lumière, application correcte des principaux moyens d’expression utilisables facilement en chantier ou atelier pour mettre en valeur un projet, un devis, un travail établi .

Travail sur le motif en cours de dessin dans les travées de la cathédrale : étude en perspective frontale des alignements et des écarts de construction .

Les Compagnons ne sont pas un archaïsme : ils sont au contraire à la pointe du progrès, et s’ils ont une entière connaissance des secrets de métiers venus du fond des âges, ils maîtrisent parfaitement les outils contemporains de la plus haute technologie du rayon laser à l’informatique, pourvu que ceux-ci répondent aux critères essentiels de servir une tradition qui unit l’esprit à la main, dans ce que l’être humain a conçu de meilleur pour l'épanouissement de l’individu à travers son métier .

Les valeurs qu’ils transmettent dépassent le cadre des seules valeurs professionnelles, même si celles-ci sont très poussées ; le Compagnon est un homme ou une femme (trois jeunes femmes « tailleurs de pierres » faisaient partie de notre groupe de dessin pendant cette semaine) libre, cultivé (e), équilibré (e), qui ne cesse de s’élever matériellement, socialement, moralement . Il cultive des différences qui donnent à sa communauté une éthique et une dimension spirituelle, et à chaque individu une singularité qui libèrent ses qualités et lui permettent de s’affirmer et de s’accomplir avec son caractère propre .

Dessin des élément de balustre sur le motif à la cathédrale de Rodez .

" Élément de balustre" dessin à main levée réalisé sur le motif à la cathédrale de Rodez par Antoine, aspirant tailleur de pierres .

Le « Chef d’oeuvre » existe toujours . Il est non seulement la preuve de connaissances, d’un savoir faire, d’une maîtrise et de compétences particulières, mais aussi le symbole d’un engagement de vie, qui tournée vers la paix, le travail et l’étude, va se mettre au service des autres à travers la prise en charge et la formation des jeunes générations : - n’est-il pas plus belle vocation que de transmettre un savoir, une culture, des valeurs qui sont au service de l’élévation et de l’élargissement de la conscience humaine ?

Cours de dessin en salle : étude de l’arrière d’une voussure .

Il existe à Rodez un important centre de formation des Compagnons du Devoir tourné vers l’étude des métiers de la pierre . Des jeunes et moins jeunes y passent en préparant des CAP, BEP, et de nombreuses spécialisations .

Si vous découvrez un jour sur une pierre taillée dans la visite d’un ouvrage de l’art, ou d’une cathédrale une marque de Compagnon, sachez que vous êtes en face d’une part quasi indestructible de son carnet de voyage …

J’ai appris assez jeune chez les Compagnons, beaucoup de choses essentielles : l’obligation du temps, de l’adaptabilité, de la mobilité, de la constance et de la persévérance, la patience, la ténacité, l’acceptation des épreuves, la nécessité de la connaissance, la projection dans l’objectif, le respect des valeurs élevées de la tradition, la notion de progression, l’importance d’élargir son travail à une dimension d’humanisme et de spiritualité, et surtout celle du devoir de transmettre son savoir et ses connaissances, avec conscience et responsabilité .

Ce sont là les principales nouvelles leçons d’approche globale du carnet de voyage, que tout carnettiste dans cette forme de démarche devrait adopter .

Si vous voulez en savoir davantage sur les Compagnons, il existe aujourd’hui trois associations :

L’Association Ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France http://www.compagnons-du-devoir.com/

La Fédération Compagnonnique des métiers du bâtiment http://www.compagnons.org/

L’Union Compagnonnique des Devoirs Unis http://www.lecompagnonnage.com/

 Dessin sur le motif en extérieur d’une sculpture de Denys Puech et d’éléments architecturaux, (dans le froid vif du matin, sans appui ni possibilité de s’asseoir) …

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6 décembre 2005 2 06 /12 /décembre /2005 18:14

«Porte de La Jane», Jean MARC, petite aquarelle représentant la porte d’entrée de la dernière enceinte de village de Cordes, côté Nord, en dessous l’église .

1958 : papa venait donc d’installer son atelier à Cordes-Sur-Ciel, magnifique petite cité médiévale à quelques kilomètres de la propriété familiale, (je raconterai plus tard l’extraordinaire aventure de ce déplacement qui allait changer son existence) .

«Fontaine de la Rue Chaude» Jean MARC, petite aquarelle d'une fontaine située dans une des plus agréables rues de Cordes à cause des jardins suspendus qui la dominent, côté sud.

Ce village, l’un des plus beaux de France, avait vu passer et séjourner nombre d’artistes et de penseurs célèbres de l’après guerre, et certains d’entre eux comme Yves Brayer ou Albert Camus, y revenaient encore pour se ressourcer loin des mondanités parisiennes .

Stimulé par les belles aquarelles qu’en ramenait mon père, je décidais que j’y réaliserais mon premier carnet de voyage .

Aussitôt dit, je me mis en chantier, parcourant les ruelles, interrogeant les habitants, dessinant portes fortifiées, maisons, tours et tourelles, photographiant le village sous toutes ses facettes, établissant des plans, accompagnant les archéologues qui fouillaient le fameux puits de la halle (accroché au bout d’un frêle câble d’acier qui nous descendait à plus de 100 m de profondeur), "décortiquant" les études de Charles Portal, (historien local fervent défenseur de son village et du patrimoine occitan), écrivant et illustrant à mon tour ce "Cordes revisité" au fur et à mesure de mes explorations .

Cordes est un village de légendes et de beauté où l’histoire du pays d’Oc plonge de profondes racines … Je n’avais qu’une idée en tête : en découvrir en et raconter la vie secrète qui palpitait sous les merveilleuses façades de grés rose, les pavés millénaires des ruelles, dans les patios et les souterrains de calcaire blond, et même au fond des yeux des chats noirs disparaissant dans les venelles, aussi bien qu’au cœur des gens qui y vivaient .

"Page de texte illustrée", détail d’une page de mon premier carnet de voyage : celle-ci explique l’histoire médiévale de Cordes .

Cette étonnante cité m’inspira tant et si bien, que mon ouvrage avança vite . Les semaines se suivaient sans que je les vois défiler, attendant impatiemment la fin des journées d’écoles pour me replonger dans cette « aventure » passionnante .

J’étais en train de le terminer, lorsque j’entendis à la radio qu’un concours national était lancé pour la jeunesse sous forme de « reportage écrit et dessiné sur son village ou son quartier», organisé par les animatteurs d'une émission qui me captivait et qui avait pour nom « Partons à la découverte » !

"Plan de la cité", page de mon premier carnet de voyage : celle-ci est un plan des fortifications et de la répartition des quartiers médiévaux de Cordes .

Je participais donc avec ce livre unique, illustré et manufacturé avec tant d’enthousiasme et d’amour, ce qui me valut le plaisir pour ma première réalisation de « carnettiste » d’obtenir un magnifique premier prix national, attribué par la Radio Télévision Française, (RTF en abrégé) .

J’avais appris ma deuxième leçon d’approche globale du carnet de voyage : l’âme des êtres et des choses est plus importante que l’apparence qu’ils peuvent en donner, et c’est-ce qu’un carnet de voyage devrait tendre à révéler .

 

 «Rue de la brodeuse», Jean MARC, petite aquarelle représentant la rue d'une maison voisine de celle de mon père, celle de la dernière brodeuse mécanique de Cordes .

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4 décembre 2005 7 04 /12 /décembre /2005 16:34

L’une de mes premières leçons d’enfance était donc que traduire le monde tel qu’on le voit n’est pas suffisant pour en exprimer la réalité, l’authen-ticité, et en permettre la compréhension

Je devais donc me mettre en route, m’interroger sur les problèmes de la perception, explorer des pistes multiples, m’informer sur la démarche et les moyens utilisés par ceux qui y étaient arrivés et travailler, encore travailler !

" Animaux de la basse-cour" Alain MARC, dessin des années 50 / 60, quelques-uns des exercices de mon enfance …

Sous la houlette de mon père, et encore plus celle de son copain Gérard CAPOU, professeur d’arts plastiques et talentueux artiste qui venait en renfort, travailler n’était pas de tout repos …

Avant même de savoir lire j’avais accès à la bibliothèque bien documentée de mes parents, et avec une mère littéraire et un père peintre et sculpteur, les conditions étaient toutes réunies pour entrer dans cet univers fascinant du « voyage créatif » .

De nombreux artiste passaient à la maison, et nous assistions avec mes frères et sœurs à tous ces débats qui n’en finissaient plus sur les batailles d’idées entourant l’effervescence créatrice des années 50/60 .

À sept ans, ma marraine m’acheta ma première encyclopédie pratique de dessin, et tout de suite après mon premier livre d’histoire de l’art préfacé par Georges HUISMAN alors Directeur Général des Beaux-Arts, ouvrage qui avait pour ambition « de mêler le public juvénile à la vie quotidienne de ceux qui furent les plus grands créateurs de tous les temps et de tous les pays » .

Ce livre qui marqua mon enfance, se terminait par Paul GAUGIN, et par ces phrases qui évoquaient sa fuite en pleine révolution de 1848 : « Après avoir parcouru le vaste monde, il partit pour l’océan Pacifique et s’installa dans l’île de Tahiti . C’est là qu’il peignit ses plus belles toiles . »

Ainsi donc parcourir le monde, serait très utile pour créer de fort belles toiles ?

Pourquoi des toiles et pas seulement des dessins qui raconteraient le monde ?

De nombreuses questions se bousculaient dans ma tête …

 

« Portail de L’Horloge », Jean MARC, petite aquarelle représentant une des portes d’entrée les plus typiques du village de Cordes, où mon père venait de s’installer .

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29 novembre 2005 2 29 /11 /novembre /2005 23:25

Je n’avais pas cinq ans, mon père m’apprenait à observer, à écouter, à traduire ce que je voyais, ce que je ressentais, en essayant de comprendre ce qu’il définissait comme une vérité : celle qui se cache sous l’apparence des choses, et que la correspondance du dessin à son caractère le plus marqué, allait révéler à ceux qui le verraient .

Revenons à cette rentrée : en ce temps-là les niveaux étaient mêlés, et on « occupait » les plus petits pendant que les grands apprenaient .

Je fus donc assigné à partager une table avec mes nouveaux petits camarades de rentrée .

"Le départ dans la vie" Alain MARC, aquarelle 9 x 12 cm, années 60 / 70

Ce départ, comme je l'imaginais idyllique ! J’ignorais qu’un arc-en-ciel n’est pas toujours synonyme de beau temps …

La maîtresse distribua crayons de couleurs et cahiers et dit : attendez, je m’occupe des grands et nous allons colorier des canards, des poules et des lapins …

Voulant « bien faire », je me lançais aussitôt dans une grande fresque de poules, de lapins et de canards, remplissant la page du début du cahier avec tout ce que je connaissais des races animales que nous avions à la maison, jouant sur les différences anatomiques, choisissant des poses et des formats variés .

Quand la maîtresse revint auprès de nous, elle portait dans ses mains des tampons de caoutchouc et un magnifique support encreur . Il y avait le tampon de la poule, du lapin et du canard . Elle « tamponna » les cahiers des élèves avant moi, et lorsqu’elle arriva à ma hauteur entra dans une colère effroyable, me traitant d’indiscipliné, de séditieux, d’inepte à l’éducation .

Elle s’empara du cahier dont elle arracha la page qu’elle déchira aussitôt …

Je revins à la maison en larmes, n’osant montrer à mon père cette basse-cour calibrée aux contours d’encre bleue, que je trouvais hideuse et sans vie, sans caractère, sans âme, et dont franchement j’avais honte . Je ne comprenais pas comment un adulte en qui on devait avoir totalement confiance pouvait imposer des images aussi fades, laides, et stéréotypées .

Je venais d’apprendre ma première leçon d’approche globale : traduire le monde tel qu’on le voit n’est pas suffisant pour en traduire la réalité, l’authenticité, et en permettre la compréhension !

 "Les caprices du vent" Alain MARC, aquarelle 9 x 12 cm, années 60 / 70

Il a fallu ensuite composer avec le vent …

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27 novembre 2005 7 27 /11 /novembre /2005 22:14

Du carnet de voyage à la dimension picturale, une histoire qui commence dans l'enfance ...

C’est en fait tout un concept, toute une démarche, que je vais exposer à présent : on peut la résumer en un seul mot : globale .

Elle n’est en rien révolutionnaire, fort ancienne même, il suffit juste de l’adapter au monde qui est le notre pour qu’elle devienne très « contemporaine » .

Lorsque j’ai choisi qu’elle soit la mienne, plutôt par atavisme (mon père peintre et sculpteur produisait des carnets depuis sa plus tendre enfance et mon grand-père maternel tenait le sien dans les tranchées de Verdun lors de la grande guerre qui lui coûta la vie), plutôt par fatalisme (ne sachant faire grand-chose d’autre), je pratiquais déjà cette approche « globale » sans le savoir, un peu comme Monsieur Jourdain sa prose …

Du plus loin que je me souvienne elle était « dictée » par les conseils de mon père, et je me revois dans mes plus chers souvenirs d’enfance assis sur ses genoux, appuyé à la table de la ferme familiale devant la fenêtre grande ouverte au dessus d’un cahier de dessin, un crayon à papier dans la main .

"Ma mère" JEAN MARC, 1937 Huile sur bois 39,5 x 31 cm .  Mon père n'avait 13 ans quand il réalisa ce portrait de ma grand-mère ...

Le monde, le vaste monde était là tout proche, avec ses extraordinaires découvertes, ses mystères et son immensité que j’imaginais incommensurables parce que l’infini commençait au fond du jardin, juste derrière la fenêtre .

Papa me répétait : mais regardes donc, tu n’as rien regardé !

- il est comment le coq perché sur la brouette ?

- et le canard qui est passé : tu as vu, comment tu lui as fait le bec ?

La douce brise de cette fin de journée laissait entrer dans la pièce ouverte sur ce merveilleux ailleurs l’odeur des roses de la pergola, et l’on entendait l’angélus monter de l’église du village depuis l’horizon, tout là-bas à quelques kilomètres de là .

"Alain, 1952" JEAN MARC, 1952 Huile sur toile 38 x 61 cm . J'avais 5 ans à peine, et de grandes boucles blondes ...

Nous étions à la fin de l’été, au moment où un évènement considérable allait bouleverser ma vie de petit enfant : la rentrée scolaire toute proche, ma première rentrée, dont j’ignorais combien elle allait également devenir en ce mois de septembre (sans que j’en sois conscient), mon premier combat pour l’authenticité de l’expression ….

"Le colporteur d'étoiles"

Alain MARC, aquarelle 9 x 12 cm, années 50 ou 60 .

Je ne me souviens plus de la période à laquelle j'avais peint cette aquarelle .

Ce que je sais c'est que je voulais être "colporteur d'étoiles" ...

 

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